Pour ceux et celles qui veulent faire leur stimul’été 2026 ou/et échanger sur le nouveau programme audio / Artisans du Mieux Être (AME ) qui sort lundi pour deux semaines.
Vous pouvez rejoindre la communauté HAP hypnose, et choisir les groupes qui vous intéressent, il se peut que dans les semaines à venir je mette aussi le projet du Cercle dessus.
Pour ceux qui viennent pour le stimul’été, partagez votre projet en vidéo ou un texte sur votre projet, et n’hésitez pas d’échanger et les autres de conseiller ou motiver.
Quand j’écoute les podcasts des différents pratiquants de toutes les disciplines martiales — et bien sûr, parce qu’il est important pour l’auditeur de connaître les origines de l’interviewé — je constate que nous avons souvent un retour vers le passé : la jeunesse, les victoires, les compétitions.
Certes, il est important de connaître les origines, je suis moi-même obsédé par de nombreux sujets historiques. Seulement, un sentiment de malaise m’envahit souvent, comme s’il y avait une dépendance à l’histoire du pratiquant plutôt qu’à ce qu’il est aujourd’hui. Il existe une représentation constante de ce qu’il a été (champion, voyageur, découvreur, créateur), mais celle-ci semble en rupture avec ce qui est le plus important : ce qu’il est dans cet ici et maintenant.
Il y a une sensation de « bug » dans la temporalité : des pratiquants qui, quelle que soit leur discipline, ne vivent leurs combats pleinement qu’en étant dans l’instant présent. Pourquoi alors ne pas offrir cette possibilité du « maintenant » ? Non pas une actualité pour l’athlète, mais une photographie de ce que la personne pense à cet instant T.
Comme on l’avait peut-être dans Karaté Bushido ou Black Belt, qui permettaient une vision figée, mais qui, en réalité, ne concernait que cet échange, ce moment, cette maturité de l’instant. Qu’il est beau de lire des textes d’il y a 30 ans et de voir que, dans une autre interview, la pensée n’est plus la même.
Le combat, l’entraînement, les chemins de vie auront teinté de multiples couleurs ce qui semblait, à un moment T, être juste… Savoir ce que le budoka est, et moins ce qu’il fut.
Reflections of an Hypnofighter #595: : : The Anachronism of the Athlete: Beyond the Past, the Present Moment
When listening to podcasts featuring practitioners from various martial disciplines—and acknowledging that it is, of course, important for the audience to understand the interviewee’s origins—I often notice a persistent regression into the past: youth, victories, and past competitions.
While acknowledging one’s origins is important—I am personally obsessed with such historical subjects—I often experience a sense of unease. It feels as if there is a fixation on the practitioner’s history rather than who they are today. There is a prevalent depiction of what they once were—champion, traveler, explorer, creator—that seems to exist in tension with what matters most: their essence in the here and now.
There is a feeling of a « temporal glitch » with practitioners who, regardless of their discipline, only experience combat fully when they are immersed in the present moment. Why, then, not offer the possibility of the « now »? Not as mere news for the athlete, but as a snapshot of what the person is thinking at that specific moment in time.
As we perhaps saw in Karaté Bushido or Black Belt, which provided a frozen vision that, in reality, only concerned that exchange, that moment, that maturity of the present. How beautiful it is to read texts from 30 years ago and realize that, in subsequent interviews, the underlying philosophy has evolved.
Combat, training, and the paths of life will have colored with many hues what once seemed, at a given time, to be « right. » Knowing what the budoka is, rather than what they once were, is the true endeavor.
Nous avons cette habitude en hypnose de dire qu’il ne faut créer d’objectif vers ce que nous ne voulons plus, mais ce que nous voulons. Seulement, ce n’est peut être pas toujours la chose à mettre en place, et pour avoir de meilleur résultat, pourquoi ne pas ouvrir vers ce que l’on ne veut plus ?
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Prendre attention aux autres est une injonction récurrente : « mettez-vous à la place de l’autre ». Bien que cette démarche demeure largement projective, l’observation active permet, à minima, de tisser un lien. À cet instant précis, nous construisons une attention réelle ; nous déployons un effort intentionnel vers autrui.
Toutefois, la réception de cette attention varie, et une approche maladroite peut nuire à l’interaction. Lors d’une récente expérience, j’ai observé une dame âgée établissant spontanément le contact avec les personnes alentour. Durant l’attente en caisse, elle est parvenue à capter l’attention de deux individus grâce à des stratégies inconscientes efficaces.
Cependant, arrivée devant le caissier, la dynamique s’est inversée. Elle n’a pas perçu, dès la salutation, que l’employé était manifestement éprouvé. Sa tentative de prise d’information s’est transformée en une intrusion dans une sphère de proximité non sollicitée. Malgré les réponses sèches de l’interlocuteur, elle persistait à chercher des failles pour s’immiscer. Si elle maîtrise habituellement les schémas comportementaux associés à son âge — comme solliciter l’aide d’autrui — son attitude a ici basculé vers une forme d’agressivité. Prendre attention à l’autre, c’est aussi savoir, avec justesse, quand il convient de s’effacer.
Il arrive que, sous couvert de démontrer une empathie pour la difficulté d’un interlocuteur, nous posions des questions intrusives. Pourtant, si le « contact » n’est pas établi, l’« hameçon » ne permet aucune connexion ; il devient alors nécessaire de cesser toute action.
Comme toujours, nous devons accepter, dans toute interaction, autant le « oui » que le « non », et accueillir ce dernier avec la même sérénité.
Pank’s Reflections / Snapshot #599 : The Art of Otherness: Navigating Empathetic Attention and Social Boundary
The imperative to « put yourself in someone else’s shoes » is a common social directive. While this approach remains largely projective, active observation can, at a minimum, foster a connection. In such moments, we construct attention; we exert an intentional effort toward the other.
However, the reception of this attention is variable, and poorly executed approaches may hinder interaction. Recently, I observed an elderly woman proactively establishing contact with those around her. While waiting in a checkout line, she successfully engaged two individuals using unconscious, yet effective, behavioral strategies.
Yet, upon reaching the cashier, the dynamic shifted. She failed to perceive from the initial greeting that the employee was clearly distressed. Her attempt at rapport-building manifested as an intrusion into an uninvited sphere of proximity. Despite the cashier’s terse responses, she persisted in seeking entry points to continue the exchange. While she is usually adept at utilizing patterns associated with her age—such as requesting assistance—in this instance, the behavior became aggressive. Attending to others also requires the discernment to know when to withdraw.
We often believe that asking questions demonstrates empathy for our interlocutor’s struggles. However, if the psychological contact is not established, the « hook » will fail to engage, and one must cease the action.
As always, we must accept both the « yes » and the « no » in any interaction, and receive both with equal serenity.
Je reprends ce qui c’est passé il y a quelques semaines en France avec un jeune qui se surnomme Clavicular, qui souhaitait séduire des Françaises; Et tout à été un fiasco, parce que les « règles absolues » qu’il vend à ses viewers sont fausses et manquent d’adaptation.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Dans les sports d’opposition, et plus particulièrement de combat, il est intéressant de noter que nous sommes limités dans les réponses aux situations proposées. Si, en boxe, les actions se déroulent en une fraction de seconde, dans des styles comme le BJJ ou la Luta Livre, nous ne sommes pas soumis au même timing.
Nous disposons d’un peu plus de temps : même en plein mouvement, un renversement ou un passage de garde, bien que rapide, est séquencé, ce qui nous permet d’anticiper son aboutissement. Cela nous offre un temps de perception sur le déroulement futur de l’action et la possibilité d’y apporter une réponse physique adaptée.
Plus on pratique, plus on identifie la réponse de l’adversaire ou la direction de son initiative. L’angle, le mouvement, ainsi que les appuis nécessaires à la réalisation d’une technique deviennent lisibles. Comme de nombreux facteurs entrent en jeu — au-delà de la technique pure, tels que l’athlétisme, la vitesse de réaction et l’intention de l’opposant —, chacun priorisera, au sein d’une dynamique similaire, des éléments comme le grip, la pression, la mobilité ou la recherche de soumission.
Le combat étant un dialogue, on saisit rapidement les intentions et le style de nos opposants, ce qui nous permet d’affiner notre lecture de leurs attaques ou de leurs défenses, nous fournissant ainsi les données nécessaires pour anticiper leurs actions durant les randoris.
Plus nous développons cette capacité de projection, plus nous pouvons modifier de quelques degrés un angle ou la position d’une main, voire, au niveau supérieur, tendre des pièges pour faciliter la réponse sur laquelle nous misons.
Anticiper est un moment où nous pouvons vraiment avoir l’impression de percevoir au-delà de ce qui n’a pas encore été initié… mais aussi, souvent, de se tromper.
Reflections of an Hypnofighter #594: : The Art of Anticipation in Combat Sports: Between Sequential Analysis and Tactical Intuition
In combat sports, it is noteworthy that we are limited in our responses to the situations presented. While in boxing, actions unfold in a fraction of a second, in styles such as BJJ and Luta Livre, we are not governed by the same timing.
We have a bit more time; even during movement, a sweep or a guard pass, however fast, is sequenced, allowing us to anticipate its outcome. This affords us a window of perception regarding how the action will unfold and the opportunity to provide an adapted physical response.
The more one practices, the more one identifies the opponent’s response or the trajectory of their initiative. The angle, the movement, and the leverage points required for a technique to succeed become readable. Since many factors are at play—beyond pure technique, such as athleticism, reaction speed, and the opponent’s intent—each practitioner will prioritize elements like grips, pressure, mobility, or submission hunting within a similar dynamic.
Combat being a dialogue, we quickly grasp the intentions and style of our opponents. This allows us to refine our understanding of how they will attack or defend, providing us with data to anticipate their actions during randori.
The more we develop this predictive capacity, the more we can adjust an angle or a hand position by a few degrees, or, at a higher level, set traps to facilitate the specific response we are banking on.
Anticipation is a moment where we may truly feel as though we are perceiving beyond what has not yet been initiated… but also, often, we may be mistaken.
On papote avec Lee Pascoe de différents sujets au delà de la Méthode Silva dont elle a été directrice en France pendant plusieurs décennies.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Nous sommes parfois prompts à railler ceux qui semblent s’activer sans produire de résultats immédiats. Si nous apprécions tous l’anecdote de l’expert qui, par un unique coup de marteau précis, justifie des honoraires élevés par des décennies d’expérience, force est de constater que nous sommes rarement, nous-mêmes, ces spécialistes accomplis.
Et même en le devenant, n’avons-nous pas dû répéter inlassablement des actions, des gestes et des processus ? Ne devons-nous pas, par nécessité, nous engager dans des actions qui, parfois, paraissent vaines, improductives, voire erronées ?
La force de ceux qui « brassent de l’air » — au sens où leur dépense énergétique semble disproportionnée par rapport au résultat apparent — réside dans leur engagement actif. Ils tentent, apprennent, progressent. Il est fort probable qu’en persévérant ainsi, ils finissent par surpasser ceux qui les observent avec condescendance.
L’action pure est parfois moins valorisée que la réflexion stratégique visant à optimiser l’effort. Toutefois, si la théorie ne rencontre pas la réalité du terrain ou si le processus de mise en œuvre échoue, c’est invariablement vers l’exécutant (« do-er ») que l’on se tourne pour corriger la situation.
Oser tester et agir, même sans optimisation initiale, permet de cumuler une expérience empirique, de réguler son énergie et de cultiver une adaptabilité essentielle pour atténuer le stress face aux imprévus.
Pank’s Reflections / Snapshot #598 : The Art of Imperfect Action: Why « Going Through the Motions » is the Engine of Expertise
We are sometimes quick to mock those who appear to be active without producing immediate, tangible results. While we all enjoy the anecdote of the expert who justifies exorbitant fees for a single, precise hammer strike based on decades of experience, we must admit that we are rarely such accomplished specialists ourselves.
Even if we were, did we not have to repeat actions, movements, and processes tirelessly to reach that level? Are we not required, by necessity, to engage in actions that may occasionally seem vain, unproductive, or even incorrect?
The strength of those who are « going through the motions »—in the sense that their energy expenditure seems disproportionate to their apparent output—lies in their active engagement. They try, they learn, they progress. It is highly probable that by persevering in this manner, they will eventually surpass those who view them with condescension.
Pure action is sometimes perceived as less valuable than strategic thinking aimed at optimizing effort. However, if theory fails to meet the reality of the field, or if the implementation process falls short of expectations, it is invariably the « doer » who is called upon to rectify the situation.
Daring to test and act, even without initial optimization, allows for the accumulation of empirical experience, the regulation of one’s energy, and the cultivation of an adaptability that is essential for mitigating stress in the face of uncertainty.
On papote avec Lee Pascoe de différents sujets au delà de la Méthode Silva dont elle a été directrice en France pendant plusieurs décennies.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Le fondateur du judo, Jigoro Kano, précisait dans ses écrits que, pour lui, « les authentiques pratiquants de judo ne peuvent être des saltimbanques ». Il faisait référence au fait que des membres du Kodokan avaient participé à des tournées — notamment aux États-Unis, contre des lutteurs et des boxeurs professionnels — afin de démontrer une supposée supériorité technique. Le problème, pour Kano, est que l’affrontement entre pratiquants de différentes disciplines ne correspond pas à l’esprit qu’il souhaitait insuffler au judo. Cette pratique était donc problématique ; nous savons historiquement, notamment avec Mitsuyo Maeda, qu’il fut exclu du Kodokan pour avoir combattu dans des styles mixtes afin de prouver la force du judo et, surtout, de gagner de l’argent.
Voici la pensée de Kano à ce sujet : « Si des professionnels du spectacle devaient y participer, des droits d’entrée devraient être perçus ; et si elle prenait ainsi la forme d’un sport-spectacle, ce serait en totale violation de l’esprit du Judo Kodokan. » Je ressens le besoin d’aborder ce sujet, car je suis convaincu que beaucoup n’ont pas prêté suffisamment attention à cette dérive et se sont involontairement laissés prendre au piège. Nous voyons donc que Kano n’aurait probablement pas apprécié que des judokas participent au MMA. Nous l’avons d’ailleurs constaté à l’époque avec des pratiquants comme Maeda, qui ont été exclus. Il est amusant de constater qu’aujourd’hui, au prix de certaines places pour assister à des Grands Prix professionnalisés de la discipline, l’esprit de Kano n’est peut-être plus respecté comme on aurait pu l’espérer.
Reflections of an Hypnofighter #593: The Ethics of Judo Faced with the Temptation of Spectacle: A Historical Perspective on the Kodokan
The founder of Judo, Jigoro Kano, stated in his writings that, to him, « authentic judo practitioners cannot be acrobats/showmen. » He was referring to the fact that members of the Kodokan had participated in tours—notably in the United States, against professional wrestlers and boxers—in order to demonstrate a supposed technical superiority. The problem, for Kano, was that confrontation between practitioners of different disciplines did not align with the spirit he intended to instill in Judo. This practice was therefore problematic; we know historically, particularly in the case of Mitsuyo Maeda, that he was expelled from the Kodokan for engaging in mixed-style fights to prove the efficacy of Judo and, crucially, to earn money.
Here is Kano’s thought on the matter: « If professional entertainers were to participate, entrance fees would have to be charged; and if it thus took the form of a spectator sport, it would be a total violation of the spirit of the Kodokan Judo. » I feel compelled to address this subject, as I am convinced that many have not paid sufficient attention to this drift and have inadvertently fallen into the trap. It is clear that Kano would likely not have approved of judokas participating in MMA. We observed this at the time with practitioners like Maeda, who were expelled. It is ironic to note that today, given the price of tickets for professionalized Judo Grand Prix events, Kano’s original spirit may no longer be upheld as one might have hoped.