Réflexions martiales d’un Hypnofighter #614 : Au-delà des grades : La déconstruction du respect hiérarchique et la sociologie des structures martiales

Texte corrigé : Je ne suis pas une personne qui respecte les « autres ». L’individu quel qu’il soit, peu importe son titre et, pour nous dans les arts martiaux, son grade, n’a pas à obtenir de respect de facto. Je respecte par contre les cadres, et les règles qui y sont liés, donc le principe des senpai (et indirectement des grades, mais pas celui qui le porte automatiquement).

Pourquoi ? Parce que nous ne pouvons juger — je sais que ce mot n’est pas vraiment apprécié — qu’aux comportements et, dans notre monde, à ce qu’ils partagent en technique ou en combat. Du coup, il y a des personnes peu gradées que je respecte bien plus que des champions ou des shihan (à partir du 5e dan dans les arts japonais).

De plus, nous l’avons vu dans tous les styles, du karaté au BJJ : il y a les trahisons, les ruptures abruptes, voire une certaine fourberie qui peut se mettre en place dans de nombreuses écoles. Rappelez-vous du départ des grands de chez Carlson Gracie pour créer la BTT. Ce qui est fou, c’est que maintenant que Carlson est mort, ses anciens élèves, « créontes » si on reprend un mot du Maître, prennent leur ceinture coral en ne cessant de valoriser qu’ils sont des ceintures noires de Carlson, qu’il était génial, etc. Du respect à tout va envers un homme qu’ils ont salement abandonné.

Les arts martiaux qui prônent énormément le respect cherchent souvent plus la soumission à l’autorité que le respect, et beaucoup de pratiquants qui montrent un excès de respect sont parfois ceux qui vont facilement planter un couteau dans le dos de ceux qui les ont formés.

Je reste sur l’idée que le respect se gagne, mais il doit aussi se nourrir, parce qu’il peut diminuer ou à nouveau disparaître ; ce n’est pas un grade ou une position qui maintiendra un rapport juste et sincère entre les individus.

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 Martial Reflections of an Hypnofighter #614: Beyond Ranks: The Deconstruction of Hierarchical Respect and the Sociology of Martial Structures

I am not someone who respects « others » blindly. An individual, whoever they may be, regardless of their title and—in our world of martial arts—their rank, is not inherently entitled to respect de facto. However, I respect frameworks and their associated rules, such as the principle of senpai (and indirectly ranks, though not necessarily the person wearing them automatically).

Why? Because we can only judge—I know this word is not particularly favored—based on behaviors and, in our discipline, what individuals share in technique or combat. Consequently, there are lower-ranked individuals whom I respect far more than champions or shihans (5th dan and above in Japanese arts).

Furthermore, as we have witnessed across all styles, from karate to BJJ, betrayals, abrupt breakups, and a certain degree of duplicity can emerge in many schools. Remember the departure of top practitioners from Carlson Gracie to establish BTT. What is astonishing is that now that Carlson has passed away, his former students— »creontes, » to borrow the Master’s term—receive their coral belts while continuously boasting about being Carlson’s black belts, how great he was, etc. Endless praise for a man they shabbily abandoned.

Martial arts schools that heavily preach respect often seek submission to authority rather than genuine respect, and many practitioners who display excessive deference are frequently the ones most likely to stab those who trained them in the back.

I maintain the view that respect must be earned, but it must also be nourished, because it can diminish or disappear entirely. No rank or position alone can sustain a fair and sincere relationship between individuals.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #610 : La Convergence des Formes en Grappling : Comment la Réglementation Façonne l’Évolution des Disciplines

On papotait hier avec Kenji sur le Jiujitsu, le Catch Wrestling et la Luta Livre, et on parlait de l’intelligence de l’IBJJF et de sa réglementation. Si vous aimez le Judo, la Luta, le Jiujitsu ou le Catch, vous pouvez facilement voir que les combats dans les années 1950 se ressemblaient quand même énormément.

C’était plus rugueux que ce que l’on voit aujourd’hui, mais pas forcément plus efficace. Quand on regarde du Judo old school ou du Catch Wrestling de la même période, à part le kimono, c’est assez semblable. Déjà dans les défis BJJ vs Luta Livre en Vale Tudo à la fin des années 1980, on avait l’impression que les formes de combat étaient déjà assez proches ; c’est le règlement Vale Tudo qui influence cette forme.

Aujourd’hui, pour ceux qui veulent faire du grappling, on aura une forme plus Jiujitsu que Luta, Judo ou Catch. Le règlement sportif fait la discipline. De plus, Carlos Gracie Jr., tout comme Jigoro Kano, voulait une universalisation de sa discipline et, tout comme Kano, le règlement a retiré les techniques « rugueuses », ce qu’on appelle souvent « bourrines », et bien sûr dangereuses.

Du coup, qu’importe que l’on voie un samboïste ou un jiujitsuka à l’ADCC, on va voir des formes de corps communes et un standard qui est celui que tous les grapplers pratiquent aujourd’hui. Les formes « non évoluées », comme le Catch qui reste avec ses règles de Wigan ou pareil avec le Shoot Wrestling, sont juste des styles mineurs, parce qu’il y a trop peu de pratiquants et une incapacité à faire ce que le Judo ou le Jiujitsu a fait : optimiser sa forme sportive pour « tous ».

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Martial Reflections of an Hypnofighter #610: Morphological Convergence in Grappling: How Regulation Shapes Combat Sports

We were chatting with Kenji yesterday about Jiu-Jitsu, Catch Wrestling, and Luta Livre, discussing the intelligence of IBJJF regulations. If you love Judo, Luta, Jiu-Jitsu, or Catch, it is easy to see that fights in the 1950s actually looked remarkably similar.

It was rougher than what we see today, but not necessarily more effective. When looking at old-school Judo or Catch Wrestling from the same period, apart from the kimono, they are quite comparable. Already during the BJJ vs. Luta Livre Vale Tudo challenges in the late 1980s, the fighting forms felt quite close; it is the Vale Tudo ruleset that shapes this form.

Today, for those wanting to practice grappling, the resulting shape is much closer to Jiu-Jitsu than to Luta, Judo, or Catch. The sports regulation creates the discipline. Furthermore, Carlos Jr., much like Jigoro Kano, sought the universalization of his discipline; just like Kano, regulations removed « rough » techniques—often referred to as brute or « bourrine » moves—and, of course, dangerous ones.

As a result, whether we see a Sambo practitioner or a Jiu-Jitsu practitioner at the ADCC, we observe common body shapes and a standard practiced by all modern grapplers. « Unevolved » forms like Catch, which remains tied to its Wigan rules, or Shoot Wrestling, are merely minor styles due to a lack of practitioners and an inability to achieve what Judo or Jiu-Jitsu accomplished: optimizing their sporting form for « everyone. »

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #524 : Le sol en Jiu-Jitsu Brésilien, une construction historique ?

Hier, lors d’un live, on m’a fait une remarque totalement justifiée concernant le combat au sol en Jiu-Jitsu. Les Gracie, dans leur marketing (et heureusement pour nous qu’ils l’ont fait), ont vendu l’idée qu’ils avaient modifié le Jiu-Jitsu enseigné par Conde Koma (en réalité transmis par Donato Pires) pour en faire un style spécifiquement spécialisé au sol.

Cependant, nous avons des traces du Jiu-Jitsu au Brésil dès 1904. En 1909, des articles de journaux décrivaient déjà le Jiu-Jitsu (pas celui des Gracie, puisque Maeda n’est arrivé qu’en 1914). Ils soulignaient que le Jiu-Jitsu se différenciait de la Luta Livre (alias Catch Wrestling) par le fait que le combat au sol y était très développé, notamment sur le dos.

C’est normal. Comme nous l’avons vu, le style de Kano de l’époque ne considérait pas le tombé comme une fin de randori (entraînement). Il est utile de se souvenir que le Jiu-Jitsu de la famille Gracie, qu’ils ont vendu comme un système supérieur, était principalement axé sur la self-defense.

Les frères Gracie ont compris l’importance du sol pour deux raisons : d’une part, parce qu’ils n’étaient pas aussi bons debout que les Japonais ou les lutteurs, et d’autre part, parce que les formats de combat de l’époque visaient la soumission, avec des rounds plus ou moins longs. Le travail au sol a été peaufiné, même si aujourd’hui on sait que le Jiu-Jitsu/Judo de la même époque formait aussi des spécialistes au sol. C’est sans même parler de l’école Kosen qui, comme les Gracie, manquant de niveau en Tachiwaza (debout), s’est spécialisée au sol.

Une dernière chose : le Jiu-Jitsu de la première partie du 20e siècle ne ressemble en rien à ce qu’on pratique aujourd’hui à l’IBJJF, à l’ADCC ou au WNO. C’était un style qui se développait, alors qu’aujourd’hui, il se peaufine.

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Martial Reflections of an Hypnofighter #524: Ground Fighting in Brazilian Jiu-Jitsu, a Historical Construction?

Yesterday, during a live stream, I received a perfectly justified remark regarding ground fighting in Jiu-Jitsu. The Gracies, in their marketing (and luckily for us they did), sold the idea that they had modified the Jiu-Jitsu taught by Conde Koma (actually passed down by Donato Pires) to turn it into a style specifically specialized for the ground.

However, we have traces of Jiu-Jitsu in Brazil as early as 1904. In 1909, newspaper articles were already describing Jiu-Jitsu (not the Gracies’ version, as Maeda didn’t arrive until 1914). They highlighted that Jiu-Jitsu differed from Luta Livre (aka Catch Wrestling) in that ground fighting was highly developed, particularly when fighting on one’s back.

This is normal. As we have seen, Kano’s style at the time did not consider a pin (tombé) to be the end of a randori (training). It is helpful to remember that the Gracie family’s Jiu-Jitsu, which they sold as a superior system, was primarily focused on self-defense.

The Gracie brothers understood the importance of the ground for two reasons: firstly, because they were not as good standing up as the Japanese or the wrestlers, and secondly, because the fight formats of the time aimed for submission, with rounds of varying lengths. The ground work was refined, even though we now know that Jiu-Jitsu/Judo from the same era also produced specialists on the ground. This is without even mentioning the Kosen school which, like the Gracies, lacking level in Tachiwaza (standing), specialized in the ground.

One last thing: Jiu-Jitsu from the first half of the 20th century looks nothing like what is practiced today in the IBJJF, ADCC, or WNO. It was a style that was developing, whereas today, it is being refined.

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Réflexions de Pank / Instantané #512 : Quand le sport dérape

En ce moment, dans le monde du Jiu-Jitsu Brésilien aux USA, et vous le constaterez certainement dans d’autres pays, il y a un scandale de type #metoo. Une légende du BJJ, André Galvão, est accusé de multiples faits concernant de jeunes femmes de son académie. Il y a quelques années, nous avions Lloyd Irvin ou Dela Riva qui étaient impliqués dans le même type d’histoire, sans oublier les instructeurs de chez Cyborg qui se sont enfuis au Brésil pour éviter les conséquences de leurs actes.

On pourrait se dire que l’esprit brésilien, qui sexualise facilement les relations, ajouté au dopage à forte testostérone, peut facilement entraîner des comportements problématiques voire mener à des agressions. Seulement, nous ne devons pas juste regarder aux USA, car en France, au sein de la Fédération de Judo, il y a eu de nombreuses histoires de professeurs qui ont fait la même chose.

Mais il n’y a pas que dans les arts martiaux ; la gymnastique ou la natation ont aussi ce même type de problème. Les entraîneurs ou coachs, qui sont souvent vus comme des figures d’autorité, avec lesquels les jeunes partagent leurs rêves mais aussi leurs douleurs, peuvent facilement ne plus faire la distinction entre la posture et la personne derrière.

De l’autre côté, le fait d’être une figure d’autorité, reconnue et respectée, donne une sorte de pouvoir et peut déclencher des comportements de prédateurs et de toute-puissance. Le sport d’élite est encore plus touché parce que les liens entraîneurs-athlètes sont uniques, pouvant brouiller les cadres et les récits des situations.

Ce que nous rappelle le cas ATOS (l’académie de Galvão) aux USA doit aussi nous redonner une dose de prudence et de surveillance sur ce qui se passe dans le monde du sport.

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Pank’s Reflections / Snapshot #512: When Sports Go Astray

Currently, in the world of Brazilian Jiu-Jitsu in the USA, and you will certainly see it in other countries, there is a #metoo type scandal. A BJJ legend, André Galvão, is accused of multiple offenses concerning young women from his academy. A few years ago, we had Lloyd Irvin or Dela Riva involved in the same type of story, not to mention the instructors from Cyborg who fled to Brazil to avoid the consequences of their actions.

One might think that the Brazilian mindset, which easily sexualizes relationships, combined with high-testosterone doping, can easily lead to problematic behaviors and even aggression. However, we should not just look at the USA, because in France, within the Judo Federation, there have been numerous stories of teachers who have done the same thing.

But it’s not just in martial arts; gymnastics or swimming also have this same type of problem. Coaches, who are often seen as authority figures, with whom young people share their dreams but also their pains, can easily lose the distinction between the role and the person behind it.

On the other hand, being a recognized and respected authority figure grants a kind of power and can trigger predatory and omnipotent behaviors. Elite sports are even more affected because the coach-athlete bonds are unique, which can blur the boundaries and narratives of situations.

What the ATOS case (Galvão’s academy) in the USA reminds us should also bring back a dose of caution and vigilance regarding what is happening in the world of sports.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #490 : Les origines sociales et les luttes

Saviez-vous que la Luta Livre Esportiva a longtemps été considérée comme la lutte des quartiers pauvres ? Cette image de « pauvreté » était même indirectement renforcée par le dédain qu’avaient les Gracie pour les clés de cheville, qu’ils associaient à une pratique jugée inférieure.

Si Carlos Gracie avait une stratégie commerciale visant clairement les classes aisées au Brésil, Carlson fut le « traître » qui enseigna au « peuple ». La Luta Livre et le Catch as Catch Can Wrestling (CACC) sont, quant à eux, structurellement issus des classes populaires.

Si l’on vend souvent le Jiu-Jitsu comme l’art des samouraïs – une classe privilégiée du Japon féodal –, le CACC britannique (notamment celui de Wigan qui influencera la Luta Livre) est issu des milieux ouvriers et surtout miniers. Le Catch Wrestling au Royaume-Uni était potentiellement un moyen (bien que rare) de gagner de l’argent et ainsi d’éviter la mine.

Et nous savons aujourd’hui à quel point il est difficile de vivre des arts martiaux, même avec de nombreuses salles et des diplômes. Alors, imaginez au début du 20e siècle ! Les Catcheurs (CACC) et les Lutadors avaient une perception différente de l’investissement dans leur pratique ; leur sport de combat était une porte de sortie potentielle face à des conditions de vie difficiles.

Même si le JJB a mis en avant des champions issus des favelas, comme Tererê, ou grâce au travail effectué par des académies comme celle de Cicero Costa, nous pouvons comprendre que jusqu’aux années 2000, le Jiu-Jitsu n’était pas pour tous, malgré ce que Carlos Gracie Jr a cherché à développer plus tard avec Gracie Barra.

Aujourd’hui, les choses changent. Même si, comme aime le répéter Cyrille Diabaté, il est souvent plus courant de rencontrer des jeunes issus des classes populaires dans les sports de combat de contact, tout le monde peut désormais entrer et se développer dans le monde martial. Le Grappling en général est aujourd’hui plus ouvert, même si l’argent peut encore rester un facteur limitant pour la participation aux compétitions de haut niveau.

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 Martial Reflections of an Hypnofighter #490: Social Origins and Grappling

Did you know that Luta Livre Esportiva was long considered the wrestling style of impoverished neighborhoods? This notion of « poverty » was even indirectly reinforced by the Gracie family’s disdain for ankle locks, which they associated with practices they deemed inferior.

While Carlos Gracie had a commercial strategy clearly targeting the wealthy classes in Brazil, Carlson was the « traitor » who taught the « people. » Luta Livre and Catch as Catch Can Wrestling (CACC) are, for their part, structurally derived from the working classes.

While Jiu-Jitsu is often marketed as the art of the samurai—a privileged class in feudal Japan—British CACC (particularly the Wigan style that would influence Luta Livre) originated in working-class and especially mining environments. Catch Wrestling in the UK was potentially a way (albeit a rare one) to earn money and thus avoid the mines.

We know today how difficult it is to make a living from martial arts, even with countless gyms and certifications. So, imagine the situation at the beginning of the 20th century! Catch wrestlers (CACC) and Lutadors had a different perception of investment in their practice; their combat sport was a potential gateway out of difficult living conditions.

Even though BJJ has highlighted champions from the favelas, such as Tererê, or through the work done by academies like Cicero Costa’s, we can understand that until the 2000s, Jiu-Jitsu was not for everyone, despite what Carlos Gracie Jr later sought to develop with Gracie Barra.

Today, things are changing. Even if, as Cyrille Diabaté likes to repeat, it is often more common to encounter young people from working-class backgrounds in full-contact combat sports, everyone can now enter and develop themselves in the martial world. Grappling in general is more open today, although money can still remain a limiting factor for participation in high-level competitions.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #448 : Une Nouvelle Génération de Masters

Il est amusant de constater que le circuit de compétition IBJJF Masters n’est plus la suite d’une « carrière » adulte, mais bel et bien un cheminement sportif à part entière. Des pratiquants qui ont commencé à plus de 30-35 ans et qui, à l’inverse de ce que l’on voit dans tous les sports de combat qui visent les enfants pour créer des athlètes, se développent dans une optique adulte.

C’est une chose assez rare. On a souvent la vision des sports pour les jeunes et, même si je pense que les grands athlètes seront, à de rares exceptions, des jeunes, notre BJJ sportif arrive à faire vivre une expérience de sportifs avec un investissement très important de la part de personnes adultes qui ont un job, une famille, et puis ce hobby qui, pour certains, devient une obsession.

Si une chose est aussi marquante, c’est que, sur le territoire américain, les Masters, à 80% minimum, sont dopés. On pourrait se dire que c’est stupide, comme je le faisais remarquer, surtout pour les pratiquants qui ont commencé jeune. Les masters sont les « joueurs du dimanche », c’est l’après-période de compétition. Mais pas pour cette nouvelle génération de plus de 30-35 ans.

C’est parfois une étape qui leur permet de se rattraper dans le sport parce que peut-être des responsabilités plus jeunes ne leur ont pas permis de vivre ces expériences de « sport sérieux ».

Du coup, il y a deux types de compétiteurs : les masters qui ont commencé à ces tranches d’âge, déterminés et moins usés que les masters qui le sont devenus en passant par le monde compétitif parfois depuis l’enfance. Deux générations du même âge mais avec des états d’esprit très différents : l’un veut performer comme l’autre l’a souhaité plus jeune, et qui aime à continuer le jeu de la compétition, alors que pour lui cette période « sportive de compétition » est passée.

Pour les « jeunes » masters, par contre, ils sont et vivent comme des athlètes proches du haut niveau avec des objectifs pris très au sérieux.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #448: A New Generation of Masters

It’s amusing to note that the IBJJF Masters competition circuit is no longer a continuation of an adult « career » but rather their athletic journey. Practitioners who started at over 30-35 years old and who, unlike what we see in all combat sports that target children to create athletes, develop with an adult perspective.

This is quite rare. We often have a vision of sports for young people, and even if I think that, with rare exceptions, great athletes will be young, our competitive BJJ manages to offer an athletic experience with a very significant investment from adults who have a job, a family, and then this hobby which, for some, becomes an obsession.

One equally striking thing is that in the US, at least 80% of Masters competitors are doped. One might think it’s stupid, as I used to point out, especially for practitioners who started young. Masters are the « Sunday players »; it’s the post-competition period. But not for this new generation over 30-35 years old.

Sometimes it’s a stage that allows them to catch up in sports because perhaps younger responsibilities didn’t allow them to live these experiences of « serious sport. »

Consequently, there are two types of competitors: Masters who started at these age brackets, determined and less worn out than Masters who became so by moving through the competitive world, sometimes since childhood. Two generations of the same age but with very different mindsets: one wants to perform as the other wished when younger, and who loves to continue the game of competition, whereas for him this « competitive sports » period has passed.

For the « young » Masters, however, they are and live like near high-level athletes with very serious objectives.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #447 : Le Retour au Réel des Compétitions IBJJF

Avec un titre pareil, on part mal. Dans les compétitions IBJJF, en ceinture noire Master, tout a changé depuis les quatorze ans que je les fréquente. Ce qui fut tellement décrié, diminué, voire complètement humilié par des phrases classiques comme : « Tu as gagné, mais c’est en Master 1-2-3-4-5, ce n’est pas un vrai titre. Ce n’est pas un vrai niveau. » Pire encore : ce ne sont désormais que les Master 1, voire les Master 2, que l’on commence à peine à considérer.

Je ne vous cache pas que ce sont bizarrement les personnes dans la catégorie Adulte (l’âge précédant le Master) qui, la plupart du temps, n’ont pas eu de titre du Grand Chelem (Mondes, Pans, Europe, Brésil), et qui maintenant qu’elles sont en Master 1 ou 2, estiment que là où elles ne gagnent pas non plus, les compétiteurs sont « chauds »…

S’il est vrai que les catégories Masters sont désormais de plus en plus fournies à tous les âges, les athlètes qui montent sur le podium font partie de l’élite de l’expression sportive de notre Jiu-Jitsu Brésilien (BJJ), dans leurs catégories d’âge et de poids. Aujourd’hui, nous avons des champions de l’ADCC qui combattent en Master 2 et qui se disent très fiers de leurs deux ou trois combats (comme JT Torres), ou un multiple champion du monde comme Paulo Miyao qui valorise son titre aux Pans en mode « neuvième fois vainqueur de l’épreuve », sans devoir préciser Master ou non.

Il y a trop de commentaires et de façons de penser qui sont complètement hors-sol, avec des « et si », des tas d’histoires, et un manque de considération, que ce soit de jeunes qui, avec justesse, ne comprennent pas l’influence du temps et de l’âge, ou de plus âgés qui sont incroyables dans un dojo, tellement forts, mais dont on ne voit ni la tête ni les résultats à l’international. Par contre, ceux-là nous parlent de leurs 25 victoires aux Opens CFJJB, qui ne sont que de notre niveau national (merci à la CFJJB de faire progresser notre discipline).

Le Grand Chelem IBJJF est le summum de notre discipline, que ce soit en Gi ou en No-Gi. Alors, quand un combattant ceinture noire est sur le podium, quelle que soit sa catégorie d’âge, il est l’Élite de notre Jiu-Jitsu Sportif.

Aussi fort que l’on puisse être au dojo ou dans les circuits mineurs, la seule chose qui restera dans la réalité sportive sera le classement et la médaille. Qu’importe les « et si » et les hypothèses, ce sont les faits, pas les mots.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #447: The Return to the Reality of IBJJF Competitions

With a title like that, we’re off to a bad start. In IBJJF competitions, specifically in the Master Black Belt divisions, everything has changed over the fourteen years I’ve been doing them. What was so often criticized, diminished, or even completely humiliated with classic phrases like: « You won, but it’s in Master 1-2-3-4-5, it’s not a real title. It’s not a real level. » Worse still: now, it’s only Master 1, or maybe Master 2, that people are barely starting to consider.

I won’t hide from you that it’s strangely the people in the Adult category (the age before Master) who, most of the time, haven’t won a Grand Slam title (Worlds, Pans, Euros, Brazilian Nationals), and who now that they are in Master 1 or 2, reckon that even there, where they still aren’t winning, the competitors are « tough »…

While it is true that the Master divisions are now increasingly stacked across all ages, the athletes who make it onto the podium are part of the elite of the sporting expression of our Brazilian Jiu-Jitsu (BJJ), within their age and weight categories. Today, we have ADCC champions who compete in Master 2 and say they are very proud of their two or three fights (like JT Torres), or a multiple World Champion like Paulo Miyao who highlights his Pan title as « ninth-time winner of the event, » without needing to specify Master or not.

There are too many comments and ways of thinking that are completely out of touch with reality, involving « what ifs » and endless stories, and a lack of consideration, whether from young people who rightly don’t grasp the influence of time and age, or from older individuals who are incredible in the dojo, so strong, but whose faces or international results we never see. Yet, those same people talk to us about their 25 victories in CFJJB Opens, which are only at our national level (thank you to the CFJJB for promoting our discipline).

The IBJJF Grand Slam is the pinnacle of our discipline, whether Gi or No-Gi. So, when a Black Belt competitor is on the podium, regardless of their age category, they are the Elite of our Sporting Jiu-Jitsu.

No matter how strong one may be in the dojo or in minor circuits, the only thing that will remain in sporting reality is the ranking and the medal. Forget the « what ifs » and the hypotheses; it’s about facts, not words.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #443 : L’analogie martiale, entre mimétisme et projection

Je ne sais pas si, comme moi, vous en avez assez de voir des vidéos montées avec des experts martiaux et un message ou une voix off qui fait une analogie avec ce qu’est être un homme/une femme de valeur, qui compare des situations à du leadership, etc.

Il y a une vidéo que j’ai vue dans des tas de montages, avec des « blabla » complètement en projection de la part des auteurs, concernant des jeunes à une compétition de l’IBJJF qui, après avoir gagné, font venir tous les participants sur la première marche du podium. Et là, vous avez tous les fantasmes de ce que sera un champion, un homme de valeur, un futur leader…

Mais quand on pratique, quand on a fait des compétitions, en BJJ ou ailleurs, cette façon de faire est extrêmement classique. Même dans ma catégorie de « gros », on arrive à le faire. Mais comme l’image plaît, comme on ne s’intéresse pas au contexte, on prend des pratiquants et on fait ce que notre monde ne cesse de dupliquer : des narratifs.

Alors que si l’on regarde simplement d’un point de vue psychosocial, au vu de l’âge des jeunes jiujitsutero, ils sont simplement dans le mimétisme. Oui, une reproduction de ce que l’on voit chez de très très nombreux champions à tous les niveaux dans les compétitions de Jiu-Jitsu Brésilien.

Nous allons avoir des phrases de Jun Fan (Bruce Lee) ou d’autres pratiquants, parfois réellement d’eux, parfois complètement à côté, qui, sonnant bien dans des présentations, sont reprises sans comprendre, ou sans simplement savoir pour quelle raison ils ont pu sortir cela. Bien sûr, ce que je dis sur nos disciplines se retrouve dans tous les domaines…

C’est peut-être que l’effort et la sincérité des pratiquants, souvent dans une grande douleur, ne me semblent pas respectés si l’on ne prend pas garde à ce qui donne la situation ou les mots à un moment T…

Et comme dit Kenshiro… « Tu ne le sais pas, mais tu es déjà mort. »

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #443: The Use of Martial Arts as an Analogy

I don’t know if, like me, there are times when you get fed up with seeing videos edited with martial experts and a message or voiceover that gives us an analogy about what it means to be a man/woman of value, comparing situations to leadership, etc.

There is one video I’ve seen in tons of edits, with completely projected « blah blah » from the authors, concerning kids at an IBJJF competition who, after winning, bring all the participants onto the first step of the podium. And there, you get all the fantasies of what a champion, a person of value, a future leader will be…

But when you train, when you’ve competed, in BJJ or elsewhere, this way of doing things is extremely classic. Even in my « heavyweight » category, we manage to do it. But since the image is appealing, since we don’t care about the context, we take practitioners and do what our world constantly duplicates: narratives.

Whereas if we simply look at it from a psychosocial point of view, given the age of the young jiujitsuteros, they are simply engaging in mimicry. Yes, a reproduction of what is seen from a great many champions at all levels in Brazilian Jiu-Jitsu competitions.

We’re going to see quotes from Jun Fan (Bruce Lee) or other practitioners, sometimes genuinely theirs, sometimes completely off-topic, which, sounding good in presentations, are repeated without understanding, or simply knowing why they might have said it. Of course, what I say about our disciplines can be found in all fields…

Perhaps the effort and sincerity of the practitioners, often in great pain, do not seem respected if we do not pay attention to what gives rise to the situation or the words at a specific moment…

And as Kenshiro says… « You don’t know it, but you are already dead. »

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #442 : À la Quête des Titres

S’il y a une raison pour laquelle beaucoup de pratiquants de Jiu-Jitsu Brésilien (JJB) souhaitent décrocher un titre majeur en catégorie Adulte ceinture noire, c’est pour assurer leur avenir. Si pour beaucoup de pratiquants être champion est un défi qui occupe chaque instant de leur vie, au-delà de la notion d’être le meilleur à un moment donné (T), il est utile de prendre en compte le passeport professionnel que cela représente.

Depuis que le JJB est devenu populaire, il y a eu une grande migration des Brésiliens vers les États-Unis pour ouvrir des académies, suite à une explosion de la demande pour apprendre cette discipline après l’UFC 1 et 2. Aujourd’hui, une grande majorité des pays ont leurs experts locaux qui, pour beaucoup, n’ont pas à rougir des Brésiliens.

En France, avec le passif du Judo, nous avons aujourd’hui des professeurs et des fédérations qui structurent et partagent des enseignements de qualité. Alors, comment se démarquer ? Même s’il peut encore y avoir une saveur exotique, comme ce fut longtemps le cas avec les experts japonais de passage, quel est le différenciateur ?

Il se pourrait que ce soit le palmarès. Quand un Koga arrive ou quand aux US, les frères Mendes ouvrent une académie, il y a du monde. Quand la Danaher Death Squad s’est séparée, pourquoi la B-Team et New Wave ont autant attiré de pratiquants ? Parce qu’elles étaient considérées comme les académies les plus compétitives en No-Gi.

Les titres, malheureusement, ne font pas tout, surtout en France. Je me souviens que même un champion comme Julien Lorcy avait proposé il y a des années une superbe salle de boxe anglaise qui, malheureusement, n’avait pas fonctionné à ce moment-là. Combien de grands champions, malgré les investisseurs, ne parviennent pas à donner des cours ou à maintenir leurs académies parce qu’ils sont encore trop compétiteurs et que leur quête ne semble pas terminée, alors que leur niveau n’est plus celui d’antan ?

Un titre est certes la preuve d’un travail, mais c’est, pour beaucoup, une tentative d’assurer une vie autour de sa passion. Souvent, cela ne suffit pas, ni en France ni ailleurs. Même Christophe Lemaitre, notre champion d’athlétisme, s’est reconverti en éducateur sportif fitness pour continuer à prendre plaisir dans le sport, mais pour le moment, à l’écart de sa discipline initiale.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #442: The Quest for Titles

If there is one reason why many Brazilian Jiu-Jitsu (BJJ) practitioners want to win a major Adult Black Belt title, it is for their future. While for many, being a champion is a challenge that occupies every moment of their life, beyond the notion of being the best at a given time (T), it is useful to consider the professional passport that it provides.

Since BJJ became popular, there has been a great migration of Brazilians to the USA to open academies, following an explosion in demand to learn the discipline after UFC 1 and 2. Today, a large majority of countries have their local experts who, for many, are just as good as the Brazilians.

In France, with the background of Judo, we now have quality instructors and federations who structure and share high-level teaching. So, how to stand out? Even if there may still be an exotic flavour, as was the case for a long time with visiting Japanese experts, what is the differentiator?

It could be the track record. When a Koga visits or when the Mendes brothers open an academy in the US, people flock to it. When the Danaher Death Squad broke up, why did B-Team and New Wave attract so many practitioners? Because they were considered the most competitive No-Gi academies.

Titles, unfortunately, are not everything, especially in France. I remember that even a champion like Julien Lorcy had years ago offered a superb English boxing gym which, unfortunately, did not succeed at that time. How many great champions, despite investors, fail to teach classes or maintain their academies because they are still too competitive and their quest seems unfinished, even though their level is no longer what it once was?

A title is certainly proof of hard work, but for many, it is an attempt to secure a livelihood around their passion. Often, this is not enough, neither in France nor elsewhere. Even Christophe Lemaitre, our track and field champion, retrained as a fitness sports educator to continue enjoying sports, but for the moment, away from his initial discipline.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #426 : Inviter un plus gradé

J’ai vu ce matin sur un réseau social que Rayron Gracie avait fait une vidéo sur les invitations lancées par les ceintures les moins gradées à l’intention des plus gradées. Il y a quelques semaines, j’avais écouté le point de vue d’un ami, Olivier Millier, sur le sujet. Nous savons que c’est une question qui reste sans réponse universelle.

Pour ma part, les moins gradés peuvent inviter les ceintures noires, à l’exception des jeunes ceintures blanches. Avec le temps, je me suis aperçu que ceux qui blessent le plus restent les moins gradés. C’est « normal » dans le sens où ils se mettent la pression en combattant un gradé ; ils veulent montrer leurs compétences, mais en même temps, ils n’ont pas la conscience de tous les éléments, comme certains angles.

Ce qui fait qu’ils vont exploser, parfois ne pas taper quand le gradé les tient en soumission, et vont tenter de donner leur vie. C’est là que l’on va se retrouver avec des réponses de débutant, c’est-à-dire assez « sales » et en mode survie, où il est possible qu’ils se mettent dans une posture encore pire que celle où ils étaient quelques instants plus tôt.

Quant au gradé, il fait attention à ce qui se passe sans mettre une grosse pression pour que le débutant puisse s’exprimer. Mais du coup, une attention se porte à la fois sur son propre jeu et sur les réponses confuses de son jeune opposant, ce qui entraîne parfois des percussions, des arcades qui s’ouvrent, des bleus au visage ou diverses contusions.

Avec le temps, j’ai décidé que les ceintures blanches ne pouvaient pas inviter les ceintures noires, mais devaient faire leurs gammes pendant quelque temps avec des grades similaires ou des ceintures bleues. C’est peut-être frustrant pour eux, mais je préfère éviter des blessures absurdes qui mettraient les moteurs de l’académie de côté. En effet, tout le groupe perdrait les compétences et l’expérience des gradés s’ils étaient blessés.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,
Pank
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Hypnofighter Martial Reflections #426: Inviting a Higher Belt

This morning, I saw on a social network that Rayron Gracie had made a video about invitations from lower-belt practitioners to higher-belt ones. A few weeks ago, I had listened to a friend, Olivier Millier, and his point of view on the subject, and we know that this is a question that remains without a common answer.

For my part, lower-belt practitioners can invite black belts, with the exception of young white belts. Over time, I’ve noticed that those who cause the most injuries are still the lower-belt practitioners. It’s « normal » in the sense that they put pressure on themselves when fighting a higher belt; they want to show their skills, but at the same time, they are not aware of all the elements, such as certain angles.

This means that they will explode, sometimes not tapping when the higher belt holds them in a submission, and will try to fight with all their might. That’s when we’ll find ourselves with beginner-level responses, which are quite « sloppy » and in survival mode, where it’s possible for them to get into an even worse position than the one they were in just a few moments earlier.

As for the higher belt, they are careful about what is happening without putting a lot of pressure, so that the beginner can express themselves. But as a result, they have to pay attention both to their own game and to the confusing responses of their young opponent, which sometimes leads to impacts, split eyebrows, bruises on the face, or various contusions.

Over time, I decided that white belts could not invite black belts but had to practice for a while with similar grades or blue belts. This may be frustrating for them, but I prefer to avoid absurd injuries that would put the academy’s engines out of action. Indeed, the whole group would lose the skills and experience of the higher belts if they were injured.

Take what is good and right for you.
Be One,
Pank
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