Réflexions martiales d’un Hypnofighter #615 : Continuer à apprendre

Nous avons la chance en France, dans nos différentes fédérations, d’avoir accès à des stages et séminaires avec des grands de nos disciplines pour des prix souvent dérisoires comparés à ce que l’on peut connaître dans les arts martiaux « privés » comme aux USA, avec des tarifs allant jusqu’à 200 dollars par mois pour s’entraîner en Jiu-Jitsu (il y a aussi de nombreux avantages en salle privée).

Il est donc possible pour n’importe quel professeur de continuer à progresser techniquement avec d’autres enseignements que celui de son sensei, ce qui ouvre l’esprit et la pratique. Cela permet également de suivre des formations pour apprendre à enseigner à différents publics ou dans divers domaines, qu’il s’agisse de la compétition ou de la santé.

En général, nous restons dans le microcosme de nos dojos, confinés dans nos modes de réflexion, d’enseignement et avec nos élèves. Je ne crois pas qu’il faille forcément diversifier pour diversifier, mais plutôt chercher ce qui peut nous sembler plus juste, adapté et même efficace pour ceux qui viennent apprendre avec nous au quotidien.

Il n’y a pas que les coups de pieds ou de poings, les projections et les clés qui doivent être peaufinés, mais aussi les domaines entourant nos pratiques, tant pour le développement de chaque enseignant que, surtout, pour les élèves qui en retireront un bénéfice direct dans leur pratique et bien sûr leur progression.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/

Martial Reflections of an Hypnofighter #615: Continuing to Learn

In France, within our various federations, we are fortunate to have access to workshops and seminars with masters of our disciplines for prices that are often negligible compared to what is found in « private » martial arts systems, such as in the United States, where training in Jiu-Jitsu can cost up to 200 dollars per month (though private academies also offer numerous advantages).

It is therefore entirely feasible for any instructor to continue advancing technically through teachings outside their own sensei’s lineage, thereby broadening both their mindset and practice. Furthermore, instructors can pursue specialized training to teach diverse demographics or explore distinct domains, whether competitive performance or health applications.

Typically, we tend to remain within the microcosm of our own dojos, confined to our established patterns of thought and instruction alongside our students. I do not believe in diversifying merely for the sake of diversification, but rather in identifying what proves most accurate, adaptable, and ultimately effective for those who come to learn from us daily.

It is not merely strikes, kicks, projections, and joint locks that require refinement, but also the ancillary domains surrounding our practices—beneficial for the individual instructor and, most importantly, for the students, who will harvest the rewards in both their progression and overall mastery.

Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #611 : Quand faut-il donner des conseils ?

Quand nous nous entraînons dans des environnements tels que des stages ou le dojo d’été, nous croisons des tas de pratiquants, parfois de styles différents du nôtre, comme le judo ou le jiu-jitsu, mais à la fédération de karaté, on peut aussi bien côtoyer un karatéka qu’un spécialiste de viet vo dao. Nous ne connaissons pas leur niveau : la ceinture noire en judo ne donne pas d’indication spécifique, et nous le savons, ce n’est pas le nombre de dans qui est significatif du niveau.

J’ai pour habitude d’arborer toujours une ceinture blanche, ce qui me place dans une position où, parfois, mon partenaire me donne plein de conseils, que j’aime beaucoup écouter, quel que soit son niveau. Je pars en effet du principe qu’il existe une foultitude de facettes et de modes de compréhension des choses.

En revanche, j’évite de trop le faire, surtout avec les ceintures noires ou équivalents, qui me regardent, voient ma ceinture et, assez rarement, s’ouvrent au moindre échange.

Dès lors se pose la question : quand sommes-nous réellement dans cette entraide et cette prospérité mutuelle ? Je vous avais déjà fait la remarque au sujet des randoris, mais nous sommes ici dans une phase différente, celle de la technique, de l’apprentissage ou de l’amélioration des compétences. Tout ce que le uke peut partager comme idée est alors bon à prendre.

Seulement, beaucoup n’accepteraient pas une remarque émanant d’un uke qu’ils n’estiment pas à leur hauteur. C’est dommage, car d’après ce que je constate chez les plus grands de nos disciplines, ils sont les premiers à collecter des données auprès de n’importe qui pour progresser…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/


Martial Reflections of an Hypnofighter #611: When Should Advice Be Given?

When we train in environments such as seminars or a summer dojo, we encounter a wide variety of practitioners, sometimes from styles different from our own, such as judo or jiu-jitsu; within the karate federation itself, one might just as easily meet a karateka as a specialist in Viet Vo Dao. We do not know their actual skill level—a black belt in judo does not provide specific indications, and as we well know, the number of dan grades is not a definitive measure of proficiency.

I am accustomed to always wearing a white belt, which puts me in a position where my partner frequently offers me plenty of advice. I thoroughly enjoy listening to it, regardless of their level, because I operate on the principle that there is a multitude of facets and modes of understanding things.

Conversely, I tend to avoid doing the same, especially with black belts or their equivalents, who look at me, notice my belt, and rather rarely open themselves up to any exchange.

This raises the question: when are we truly participating in mutual aid and prosperity? I have previously remarked on this regarding randoris, but here we are in a different phase—one of technique, learning, or skill enhancement. Everything that the uke can share as an insight deserves consideration.

Yet, many people would not accept a remark from an uke whom they do not deem to be at their level. It is a pity because, from what I observe among the masters of our disciplines, they are the very first to gather data from anyone who can offer it in order to advance…

Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #611 : La transmission

Hier, j’ai croisé au dojo Anne Toupet, une super pratiquante 3e dan et championne d’Europe Master. On est allés manger un bout avec deux de ses élèves, et j’ai trouvé ce moment vraiment beau. Les jeunes qui ont commencé cette saison ont un vrai lien avec Anne. Ils sont respectueux et fiers de leur professeur.

Elle me racontait sa victoire aux championnats d’Europe, avec un détail qui montre à quel point elle est investie dans le partage et la transmission de son jiu-jitsu : celui où elle a pu se dire : « C’est bon, je suis exactement dans ce que je montre au dojo, et ça passe. »

L’image est géniale, non ? La compétition est plus ou moins égotique en fonction de sa période de vie et de sa personnalité, mais là, la compétition devient un cours, une validation, un don de confiance dans ce qui est travaillé quotidiennement au dojo.

Cette intention de prendre son savoir et son temps pour l’offrir à ces jeunes, c’est ce que je trouve puissant chez Anne, mais aussi chez tous ces professeurs de jiu-jitsu, de tous les arts martiaux et plus généralement de sport, qui, même parfois encore compétiteurs, ne pensent plus seulement à leur victoire, mais à ce que cela peut apporter pour les générations qui arrivent.

Bravo à tous ceux qui transmettent !

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/

— 

Martial Reflections of an Hypnofighter #611: Transmission

Yesterday, I met Anne Toupet at the dojo, an exceptional 3rd-degree practitioner and Master European Champion. We went to grab a bite to eat with two of her students, and I found the moment truly beautiful. The youngsters who started this season share a genuine bond with Anne. They are respectful and proud of their teacher.

She told me about her victory at the Europeans, highlighting a detail that shows just how invested she is in sharing and transmitting her jiu-jitsu: the moment she thought to herself, « All right, I am performing exactly what I teach in the dojo, and it works. »

The imagery is brilliant, isn’t it? Competition can be more or less ego-driven depending on one’s stage in life and personality, but in this case, competition transforms into a lesson, a validation, a gift of confidence in what is practiced daily in the dojo.

This intention to take one’s knowledge and time to offer it to these youngsters is what I find so powerful in Anne, as well as in all these jiu-jitsu instructors, martial artists, and sports coaches generally, who—even when they are still active competitors—no longer think solely of their own victory, but of what it can bring to the incoming generations.

Kudos to all those who pass on their knowledge!

Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/

Réflexions sur l’enseignement martial d’un hypnofighter #157 : Les lacunes de notre pédagogie

De nombreux passionnés, après des décennies dédiées aux arts martiaux, ont embrassé le rôle d’instructeur ou de professeur. Bien que les fédérations proposent des formations et des diplômes pour apprendre à enseigner, exceller en tant que professeur reste un défi.

L’efficacité d’un enseignant fluctue ; il arrive que nous traversions des périodes moins brillantes. Souvent, nous peinons à nous détacher des méthodes éprouvées durant notre propre formation, persistant à enseigner selon des approches désuètes par attachement à la tradition martiale.

Avec le temps, cette rigidité peut s’avérer problématique, surtout pour les pratiquants loisirs. Il est crucial de remettre en question les anciennes méthodes et de s’informer sur les avancées scientifiques en matière d’entraînement sportif.

Nos personnalités et notre vision des arts martiaux peuvent également limiter nos élèves. Certains peuvent se sentir mal à l’aise avec la culture du dojo ou l’approche de l’enseignant, ne trouvant pas leur place.

L’enseignement ne saurait être uniforme ; notre personnalité influence inévitablement l’ambiance de notre école. Comme lors d’une rencontre, fréquenter un dojo révèle ses qualités et ses défauts. En tant qu’enseignants, nous devons être attentifs aux retours et réactions, sachant que le rôle de l’expert ne confère pas seulement le pouvoir de transmettre des connaissances, mais aussi celui de comprendre et d’ajuster notre enseignement aux besoins des élèves.

Observer et comprendre les attentes des élèves, répondre à leurs besoins et personnaliser les séances pour favoriser la progression et le plaisir de tous est essentiel.

Nous sommes imparfaits, sujets à l’erreur, mais l’essentiel est de partager notre passion pour les arts martiaux, en espérant que nos élèves poursuivent leur chemin avec ou sans nous.

#enseignement #professeur #sensei #artsMartiaux #culture #lacunes

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

https://www.passioncombat.net

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #82 : Carlos Gracie, le Kano Brésilien

Je m’égare peut-être un peu en comparant Carlos à Jigoro, mais il est indéniable que tous les deux étaient des génies de la pédagogie et du marketing à leur manière. Carlos, en particulier, a joué un rôle majeur dans la structuration du Jiu-Jitsu et la création d’un véritable style de vie associé. Entre la Gracie Diet et les comportements qu’il attendait de ses élèves en dehors du dojo, il a façonné une approche holistique de la discipline.

Il convient de rappeler que Carlos était l’élève direct de Maeda, un disciple du Kodokan et du célèbre Kano Jiu-Jitsu, qui est officiellement devenu le Judo en 1925. Lorsque Maeda est arrivé au Brésil pour diverses raisons, il a proposé une méthode de combat qu’il appelait encore Jiu-Jitsu, mais qu’il avait modifiée pour s’adapter aux exigences du Prizefighting.

Carlos est donc l’un des frères Gracie qui a acquis des compétences auprès de ce professeur, et après avoir lui-même testé sa méthode contre d’autres styles, il s’est principalement orienté vers l’enseignement et la diffusion de leur méthode de Jiu-Jitsu. Avec l’aide de Hélio, cette discipline a réussi à se faire reconnaître grâce à l’introduction des Vale Tudo (combats où tout est permis). 

Carlos, issu d’une famille aisée, avait une compréhension profonde des rouages de la communication et a mis en lumière sa discipline. Il était capable d’organiser des tournois de Vale Tudo qui étaient relayés dans des journaux tels que le Globo. C’était l’équivalent des gros titres dans des journaux de renom en France, comme Le Monde ou Le Figaro.

Carlos avait une vision globale à travers le Jiu-Jitsu. Il a mis en place des exercices et des techniques visant à développer des compétences applicables dans la vie quotidienne. Il a également mis l’accent sur la self-défense, ce qui différait de l’approche de Maeda.

Malheureusement, Carlos est souvent oublié, et c’est Hélio qui est généralement mis en avant, voire même considéré comme le fondateur de ce style de Jiu-Jitsu. Cependant, il n’était pas le cerveau de la famille. En revanche, il était un praticien exceptionnel qui a affiné les techniques pour les adapter à son propre gabarit.

Le fils de Carlos, Carlos Jr (le père avait 21 enfants), a également révolutionné le Jiu-Jitsu en le développant du point de vue sportif, un peu à l’image de ce que Kano a fait pour l’intégration du Judo aux Jeux Olympiques. Il a réussi à faire du Jiu-Jitsu ce que nous connaissons aujourd’hui, avec la CFJJ devenue l’IBJJF.

Carlos Sr aurait pu être témoin de la victoire de son Jiu-Jitsu lors de l’UFC 1, un événement qui a propulsé cette discipline vers de nouveaux sommets. Sans le travail considérable de Carlos, jamais nous n’aurions vu cette discipline s’étendre au-delà du Brésil et s’affirmer comme un art de combat efficace dans le monde de la compétition interstyle.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous, 

Be one

Pank 

#CarlosGracie #Heritage #Technique #légende #Maitre #Jiujitsu #GracieJiujitsu #HelioGracie #MMA #Règles #compétitions #IBJJF #Kano

Hypnosophie 733 : Enseignement ou formation, un format à différencier.

Depuis Crépuscule de l’Hypnose, je suis toujours dans cette observation et réflexion que nous payons pour des enseignements plus que pour des formations.

Crépuscule de l’Hypnose : https://drive.google.com/file/d/0B3KNU6lWioUCOHZHRVFRdmlXcnc/view?usp=sharing&resourcekey=0-vRvkPX5lCacfovK34qc7SA

Testez, observez et concluez par vous mêmes.
Les potentiels sont en vous.
La connaissance est Partage
Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous
Be One
Pank

Toutes vidéos HnO répertoriées ici : https://bit.ly/2UHyREj
Inscription Newsletter : http://eepurl.com/b-n7vn

Sites :
https://www.mp3hypnosegratuit.com
https://www.pankhypnose.com/
https://www.hnohypnose.com/

Mail : pankhno@gmail.com
Page FB : https://www.facebook.com/hnohypnose/
Chaîne Youtube : https://www.youtube.com/c/HypeNOse

FormationHypnose #Pédagogie #hypnose #hypnotherapie #autohypnose #questiosophie #hypnosophie #coaching #hnohypnose #Experience #flexibilité #Psychologie