Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #531 : La place de la force dans le Ju-Jitsu – L’enseignement de la technique

Très souvent dans le Ju-Jitsu, et dans la philosophie issue du Judo de Jigoro Kano, nous gardons à l’esprit ce principe : « quand quelqu’un te pousse, tire ; quand quelqu’un te tire, pousse ». Kano s’est entraîné au Tenjin Shin’yo-ryu, une école où l’on retrouve déjà les concepts fondateurs du Judo, notamment dans sa philosophie.

Maroteaux Shihan avait écrit un ouvrage sur le Ju-Jitsu dans les années 70, et j’y trouve une réflexion particulièrement intéressante : dans les arts martiaux, la force existe bel et bien, mais elle ne devient un obstacle que lorsqu’elle compense une mauvaise technique. Pour reprendre sa pensée : dans la pratique du Ju-Jitsu, il n’est pas recommandé d’user de sa force brute, non pas parce que la force est abhorrée, mais parce qu’elle doit être transcendée. À compétence technique égale, le plus vigoureux l’emportera naturellement.

Cependant, la force devient nuisible lorsque l’on possède une mauvaise technique : elle raidit le corps, crée des contraintes inutiles et entrave la liberté de mouvement. Cette rigidité peut alors s’opposer à celui qui l’emploie, l’empêchant d’offrir une réponse adaptée et le plaçant dans des postures dangereuses. En admettant l’importance cruciale de la force, il faut comprendre que sans direction correcte, elle devient une faille. Utiliser « la force de l’adversaire », c’est en réalité saisir l’opportunité offerte par sa mauvaise gestion biomécanique, son erreur de rythme ou son orientation défaillante.

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Martial Reflections of an Hypnofighter #531: The Place of Strength in Ju-Jitsu – The Teaching of Technique

In Ju-Jitsu, following the philosophy of Jigoro Kano’s Judo, we often live by the principle: « when pushed, pull; when pulled, push. » Kano trained in Tenjin Shin’yo-ryu, an ancestral school where the core concepts of Judo were already present.

Maroteaux Shihan wrote a book on Ju-Jitsu in the 1970s, featuring a thought I find vital: in martial arts, strength exists, but it shouldn’t be a substitute for poor technique. In Ju-Jitsu, raw strength isn’t « forbidden, » but it must be refined. If two fighters have identical technical skills, the stronger one will naturally win.

However, strength becomes a liability when technique is lacking: it stiffens the body and restricts movement. This rigidity works against the user, preventing a fluid response and leading to dangerous positions. While acknowledging the extreme importance of strength, without correct direction, it creates openings. To « use the opponent’s strength » is to exploit their poor biomechanics, timing errors, or misdirection.

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Pank Hypnosophie #1279 / Faire avec ce que l’on est #7 : Comment gérez vous le refus ?

Le refus n’est pas toujours une chose que nous acceptons facilement. S’il faut faire avec nos réactions, il est utile de savoir comment on peut réagir et le prendre en compte quand nous allons faire une action ou une demande.

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Réflexions de Pank / Instantané n°534 : Retrouver l’Envie : Défis et Solutions Après 50 Ans

Au fil de mes consultations avec des couples et des individus, je constate de plus en plus fréquemment qu’à partir de la cinquantaine, de nombreuses personnes éprouvent des difficultés à concevoir une ambition de vie précise, des désirs, et, de manière plus fondamentale, à donner un sens à leur existence. Le départ des enfants et la perspective de la retraite peuvent contribuer à ce sentiment de fin de cycle, voire de fin de vie.

Bien que l’on puisse imaginer une certaine tranquillité s’installer à cette étape, la réalité que je rencontre en cabinet est souvent bien différente. Un stress s’installe, lié à la prise de conscience d’un manque d’envie, d’une routine oppressante et d’une absence de stimulation, même face à l’inconnu.

Pourtant, il est possible de cultiver le désir. Un travail quotidien peut être entrepris pour raviver cette sensation qui, des décennies auparavant, motivait, stimulait et permettait de grandir.

Pour ce faire, il est utile de s’accorder des moments de méditation ou d’autohypnose. En revivant mentalement des moments de désir intense pour un emploi, une relation, une victoire, une découverte ou un voyage, on peut inviter son subconscient à réactiver sa capacité à désirer. En y ajoutant des suggestions claires et en visualisant la satisfaction de ce désir, on s’ouvre à de nouvelles perspectives et à une vie plus épanouie.

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Pank’s Reflections / Instant n°534 : Rekindling Desire: Challenges and Solutions After 50

Through my work with couples and individuals, I increasingly find that from the age of fifty, many people experience difficulties in conceiving a clear life ambition, desires, and, most fundamentally, in finding meaning in their existence. The departure of children and the prospect of retirement can contribute to this feeling of an end of a cycle, even an end of life.

Although one might imagine a certain tranquility settling in at this stage, the reality I encounter in my practice is often very different. Stress settles in, linked to the awareness of a lack of desire, an oppressive routine, and an absence of stimulation, even in the face of the unknown.

However, it is possible to cultivate desire. Daily work can be undertaken to rekindle this feeling that, decades before, motivated, stimulated, and allowed for growth.

To do this, it is useful to grant oneself moments of meditation or self-hypnosis. By mentally reliving moments of intense desire for a job, a relationship, a victory, a discovery, or a trip, one can invite their subconscious to reactivate its capacity to desire. By adding clear suggestions and visualizing the satisfaction of this desire, one opens up to new perspectives and a more fulfilling life.

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La Méthode Silva : étude du Système #323 /Podcast #148 avec Lee : La méthode pour le Business #10

On commence un nouvel arc en revenant la façon d’utiliser la méthode Silva dans le monde du Business.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #530 :  L’Art de Durer : Au-delà de l’Ego et du Cumul de Blessures

Il est impressionnant de constater à quel point nombre de pratiquants présents sur les tatamis depuis des décennies n’ont plus les capacités physiques pour réellement prendre plaisir à leur discipline. En tout cas, la plupart du temps, ils doivent cesser les combats ou les jeux d’opposition parce que leur corps n’est plus apte à y répondre.

Le constat est assez simple : beaucoup s’entraînent jeunes de façon complètement pulsionnelle, l’ego étant particulièrement présent. Les traumatismes se cumulent, mais la vitesse de réparation du corps donne l’illusion que « ça va », que « ça ira bien demain » et que l’on peut continuer de cette manière. Pour avoir vu des centaines de personnes arrêter la pratique à cause de blessures alors qu’elles avaient choisi une voie sportive, on se rend compte que l’attention portée au corps est essentielle.

J’ai eu la chance de faire un stage de litchrone quand j’étais encore jeune karatéka, et le sifu m’avait dit : « Entraîne-toi dur jusqu’à 35 ans, et à partir de la trentaine, commence déjà à inclure un travail interne. » Le travail interne peut être, bien sûr, n’importe quel style chinois, mais cela peut être un travail de respiration, de méditation, de visualisation, etc. Cette façon de percevoir l’évolution martiale a été particulièrement intéressante pour moi, car c’est réellement l’idée que j’ai suivie, et j’ai la chance d’avoir un corps qui n’est pas trop blessé.

De plus, prendre en compte l’envie de durer dans la discipline est certainement l’élément essentiel. Beaucoup veulent simplement être reconnus dans un sport ou une discipline avec des titres, mais pas forcément en faire toute leur vie. C’est juste une activité sportive comme une autre. Quand on sait que l’on veut, jusqu’à son dernier jour si possible, être sur un tatami, un ring ou autre, les choses changent. On est prêt à laisser notre ego de côté pour se dire : « Cette fois, j’abandonne, je laisse, ou je vais y aller beaucoup plus calmement pour pouvoir, demain, les jours qui suivent et jusqu’à la fin de ma vie, continuer à monter sur ce tatami. 

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Martial Reflections of an Hypnofighter #530:  The Art of Longevity: Beyond Ego and Cumulative Injuries

It is astonishing to see how many practitioners who have been on the mat for decades no longer possess the physical capacity to truly enjoy their discipline. In any case, most of the time, they have to stop sparring or opposition games because their bodies are no longer capable of responding to the challenge.

The observation is simple enough: many young people train in a completely impulsive way, driven in large part by ego. Traumas accumulate, but the speed of the body’s recovery gives the illusion that “it’s okay,” that “it will be fine tomorrow,” and that you can keep training this way. Having seen hundreds of people quit their practice due to injuries after choosing a sporting path, one realizes that paying attention to the body is essential.

I had the opportunity to take a litchrone workshop when I was still a young karateka, and the sifu told me: “Train hard until you are 35, and starting in your thirties, begin incorporating internal work.” Internal work can be any Chinese style, of course, but it can also be breathing work, meditation, visualization, etc. This perspective on martial evolution was particularly interesting for me, as it’s the path I truly followed, and I’m fortunate to have a body that is not overly injured.

Furthermore, taking into account the desire for longevity in the discipline is undoubtedly the essential element. Many just want recognition in a sport or a discipline with titles, not necessarily making it a lifelong pursuit. It’s just a sporting activity like any other. When you know you want to be on a mat, in a ring, or whatever, until your last day if possible, things change. You’re ready to put your ego aside to say: “This time, I’ll yield, I’ll stop, or I’ll go much slower so that I can continue to get on this mat tomorrow, in the days to come, and for the rest of my life.”

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La Méthode Silva : étude du Système #322 /Podcast #148 avec Lee : La méthode pour le Business #9

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Réflexions de Pank / Instantané n°533 : La Subjectivité du Respect

Il m’est difficile de saisir la notion absolue ou universelle que l’on place derrière le mot « respect ». Naturellement, je ne pense pas être respectueux. Autrement dit, j’ai du mal à percevoir rapidement les différents cadres imposés par un système, et je peux très vite déraper sur les plans sémantique, intellectuel ou comportemental.

Pourtant, une fois le cadre posé et le fonctionnement du système compris, j’arrive très facilement à me plier aux comportements attendus. Avec les êtres humains, il est toujours complexe de capter ce qu’est leur propre définition du respect. Certaines personnes ont des codes radicalement différents des miens ou des vôtres.

Dans nos interactions sociales, c’est peut-être pour cette raison que nous créons peu d’intimité avec autrui : nous restons dans le formel. Un formel qui n’entre même pas dans une notion de respect profond, mais qui, comme le mot l’indique, se limite à une « forme » potentiellement acceptable pour tous.

On peut d’ailleurs l’observer : beaucoup de personnes vont facilement tutoyer, quand d’autres y verront un manque de respect. La façon d’arriver, la prosodie, la tenue vestimentaire, la posture ou le regard… tous ces points peuvent éveiller chez certains un sentiment d’irrespect.

Peut-être avez-vous vous-même des attentes spécifiques envers vos interlocuteurs ? Prenons l’exemple simple du retard : celui qui estime qu’il faut être en avance jugera irrespectueux d’arriver pile à l’heure, tandis que celui qui exige la ponctualité prendra mal deux ou trois minutes de retard. Puisque le respect est une variable, comment savoir alors comment respecter ?

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Pank’s Reflections / Instant n°533 : The Subjectivity of Respect

It is difficult for me to understand the absolute or universal meaning people attach to the word « respect. » I naturally tend to think of myself as disrespectful. By that, I mean I struggle to quickly grasp the various frameworks proposed by a system, and I can easily slip up semantically, intellectually, or behaviorally.

However, once the framework is established and I understand how a system operates, I find it very easy to conform to expected behaviors. With human beings, it is always difficult to capture their specific definition of respect. Some people have codes that are different from mine or yours.

In social interactions, this might be why we create so little intimacy with others: we stick to formality. A formality that doesn’t even reach the level of deep respect but, as the word suggests, remains a « form » that is potentially acceptable to everyone.

We can observe this everywhere: many people will use informal address (tutoiement) easily, while others consider it a lack of respect. The way one arrives, their prosody, their dress code, their posture, or how they look at you—all these points can trigger a feeling of being disrespected in some.

Perhaps you have specific expectations of the people you interact with? Take the simple example of lateness: someone who believes you should be early will find it disrespectful if you arrive exactly on time, while those who expect punctuality will take offense at a two or three-minute delay. Since respect is a variable, how can we truly know how to show it?

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Pank Hypnosophie #1278 : Est ce que le RESPECT est le même pour tout le monde ?

La sémantique est quelque chose de vraiment complexe, parce que nous pensons que nous y mettons les mêmes codes, hors pour respecter le respect, il est important de comprendre le cadre de ce que chacun met derrière le respect.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #529 :  Le Ju-Jitsu aux Olympiades : Une Fausse Bonne Idée ?

J’ai lu un article dans lequel Roger Gracie mettait en avant le fait que l’intégration du jiu-jitsu aux Jeux Olympiques serait une mauvaise chose. Je suis plutôt d’accord avec lui. Je pense que le judo, tout comme la lutte, a perdu de sa saveur et de son efficacité martiale en se plongeant totalement dans le sport amateur olympique.

Ce n’est pas un « vrai » problème en soi ; c’est très bien que le judo soit ce qu’il est aujourd’hui. Il y a des pratiquants partout dans le monde et c’est une discipline de grande qualité. Cependant, pour beaucoup, et certainement pour la nouvelle génération, le jiu-jitsu était un système qui devait nous permettre de remporter des combats contre d’autres styles, et potentiellement de nous aider dans la rue. L’objectif d’efficacité était d’aboutir à la soumission de notre adversaire.

Aujourd’hui, nous le voyons avec l’IBJJF (International Brazilian Jiu-Jitsu Federation), il y a beaucoup de combats qui finissent sans la moindre soumission. Statistiquement, chez les ceintures noires, beaucoup gagnent via des avantages. Si l’on continue à développer la facette sportive du jiu-jitsu à travers les Olympiades, nous allons perdre de plus en plus la logique de fin de combat par soumission.

C’est exactement ce qui s’est passé pour la lutte. Avant la forme olympique que l’on connaît aujourd’hui, il y avait, dans les années 1930, le Catch Wrestling. Les pratiquants de l’époque utilisaient ce qu’ils appelaient des « hooks », c’est-à-dire des soumissions. Seulement, pour les Jeux Olympiques, cela a été jugé trop violent et présentait des risques de blessures importants. Si à l’époque cela pouvait être géré, imaginez aujourd’hui : la moindre grosse blessure serait relayée et amplifiée par les médias et les réseaux sociaux.

De plus, pour que le sport soit télévisuel, le temps de combat devrait être limité. Les règles de points devraient certainement changer pour que les spectateurs puissent comprendre ce qui se passe au sol. Le jiu-jitsu évolue sportivement, mais a-t-il réellement besoin d’aller aux Jeux Olympiques ? Je ne pense pas. Maintenir ce que l’on fait aujourd’hui, et éventuellement, comme le font certaines organisations, retourner vers une forme plus martiale, est à mes yeux une meilleure chose.

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Martial Reflections of an Hypnofighter #529:  Jiu-Jitsu at the Olympics: A False Good Idea?

I read an article where Roger Gracie highlighted that bringing Jiu-Jitsu to the Olympics would be a bad thing. I tend to agree with him. I believe that Judo, much like wrestling, lost some of its flavor and martial effectiveness by fully immersing itself in amateur Olympic sport.

This isn’t a « real » problem per se; it’s great that Judo is what it is today. There are practitioners all over the world, and it is a high-quality discipline. However, for many, and certainly for the new generation, Jiu-Jitsu was a system meant to allow us to win fights against other styles, and potentially help us in the street. The goal of effectiveness was to achieve the submission of our opponent.

Today, we see it with the IBJJF (International Brazilian Jiu-Jitsu Federation): many fights end without a single submission. Statistically, among black belts, many win via advantages. If we continue to develop the sporting facet of Jiu-Jitsu through the Olympics, we will increasingly lose the logic of ending a fight via submission.

This is exactly what happened to wrestling. Before the Olympic form we know today, there was, back in the 1930s, Catch Wrestling. Practitioners of that era used what they called « hooks, » which are submissions. However, for the Olympic Games, this was deemed too violent and posed significant risks of injury. While this might have been manageable back then, imagine today: the slightest serious injury would be relayed and amplified by the media and social networks.

Furthermore, for the sport to be television-friendly, fight times would have to be limited. Point rules would certainly have to change so that spectators could understand what is happening on the ground. Jiu-Jitsu is evolving as a sport, but does it really need to go to the Olympics? I don’t think so. Maintaining what we do today, and possibly, as some organizations are doing, returning to a more martial form, is a better path in my view.

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Pank Hypnosophie #1277 / Faire avec ce que l’on est #6 : Devenir Gestionnaire De soi

Faire avec, c’est accepter que nous soyons ce que nous sommes avec nos forces et limites. Accepter que ces limites, ces ombres, ces patterns un peu complexes de nous, prennent le dessus. Il n’y a pas à s’en vouloir, juste à faire avec.

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