Un rappel de ce qui est parfois difficile à admettre, intégrer ces parties de nous qui prennent le lead, en ayant conscience que c’est quand même nous.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Quand nous nous entraînons dans des environnements tels que des stages ou le dojo d’été, nous croisons des tas de pratiquants, parfois de styles différents du nôtre, comme le judo ou le jiu-jitsu, mais à la fédération de karaté, on peut aussi bien côtoyer un karatéka qu’un spécialiste de viet vo dao. Nous ne connaissons pas leur niveau : la ceinture noire en judo ne donne pas d’indication spécifique, et nous le savons, ce n’est pas le nombre de dans qui est significatif du niveau.
J’ai pour habitude d’arborer toujours une ceinture blanche, ce qui me place dans une position où, parfois, mon partenaire me donne plein de conseils, que j’aime beaucoup écouter, quel que soit son niveau. Je pars en effet du principe qu’il existe une foultitude de facettes et de modes de compréhension des choses.
En revanche, j’évite de trop le faire, surtout avec les ceintures noires ou équivalents, qui me regardent, voient ma ceinture et, assez rarement, s’ouvrent au moindre échange.
Dès lors se pose la question : quand sommes-nous réellement dans cette entraide et cette prospérité mutuelle ? Je vous avais déjà fait la remarque au sujet des randoris, mais nous sommes ici dans une phase différente, celle de la technique, de l’apprentissage ou de l’amélioration des compétences. Tout ce que le uke peut partager comme idée est alors bon à prendre.
Seulement, beaucoup n’accepteraient pas une remarque émanant d’un uke qu’ils n’estiment pas à leur hauteur. C’est dommage, car d’après ce que je constate chez les plus grands de nos disciplines, ils sont les premiers à collecter des données auprès de n’importe qui pour progresser…
— Martial Reflections of an Hypnofighter #611: When Should Advice Be Given?
When we train in environments such as seminars or a summer dojo, we encounter a wide variety of practitioners, sometimes from styles different from our own, such as judo or jiu-jitsu; within the karate federation itself, one might just as easily meet a karateka as a specialist in Viet Vo Dao. We do not know their actual skill level—a black belt in judo does not provide specific indications, and as we well know, the number of dan grades is not a definitive measure of proficiency.
I am accustomed to always wearing a white belt, which puts me in a position where my partner frequently offers me plenty of advice. I thoroughly enjoy listening to it, regardless of their level, because I operate on the principle that there is a multitude of facets and modes of understanding things.
Conversely, I tend to avoid doing the same, especially with black belts or their equivalents, who look at me, notice my belt, and rather rarely open themselves up to any exchange.
This raises the question: when are we truly participating in mutual aid and prosperity? I have previously remarked on this regarding randoris, but here we are in a different phase—one of technique, learning, or skill enhancement. Everything that the uke can share as an insight deserves consideration.
Yet, many people would not accept a remark from an uke whom they do not deem to be at their level. It is a pity because, from what I observe among the masters of our disciplines, they are the very first to gather data from anyone who can offer it in order to advance…
Ce qui est parfois compliqué en hypnose, c’est de se rendre compte que ce que nous pensions avoir programmé correctement, lors de nombreuses sessions d’auto-hypnose, ne fonctionne pas. Il y a cette sensation que quelque chose ne va pas, alors que, sur le papier, nous avons effectué les différentes étapes que nos écoles nous ont enseignées.
Outre le fait que tout n’est pas possible, malgré ce que ces mêmes écoles disent, nous nous retrouvons souvent à rester focalisés (et je vous rappelle que ce focus est un critère de la transe) sur les choses qui ne devraient pas arriver ou que nous voulons particulièrement éviter.
Ce que partage Gil Boyne à ce sujet est plutôt intéressant : il parle de programmes auto-réalisateurs et nous explique que des peurs, comme celles du rejet, de l’échec ou de la critique, entraînent des processus cognitifs et des comportements qui ont de fortes chances de faire advenir ce que nous craignons.
Il y a une bonne chose à prendre et une hypothèse : ce sur quoi nous nous focalisons peut nous mettre en mouvement pour l’obtenir, que ce soit en bien ou en mal. Certes, ce n’est pas l’unique facteur qui détermine les conséquences, mais cela rappelle une spécificité de la suggestion dans le cadre d’une transe.
Reflections by Pank / Snapshot No. 616: Dynamics of Self-Fulfilling Programs in Hypnosis: A Critical Analysis of Cognitive Focus
A recurring challenge in hypnosis is realizing that what we believed was correctly programmed through numerous self-hypnosis sessions fails to materialize. There is a persistent feeling that something is amiss, despite having meticulously followed the steps prescribed by our training institutions.
Beyond the fact that not everything is achievable—contrary to the promises often made by these schools—we frequently find ourselves fixated (and it is worth remembering that such focus is a core criterion of trance) on outcomes that should not occur or that we particularly wish to avoid.
Gil Boyne’s insights on this matter are highly relevant; he refers to « self-fulfilling programs » and explains that fears—such as the fear of rejection, failure, or criticism—trigger cognitive processes and behaviors that significantly increase the probability of manifesting exactly what we fear.
There is a valuable takeaway and a hypothesis here: our focus can mobilize us to achieve an outcome, whether positive or negative. While this is certainly not the sole factor determining consequences, it highlights a specific attribute of suggestion within the context of a trance state.
Un aspect assez sympa qui permet parfois de comprendre pourquoi ce qui nous fait peur devient ce que l’on vit.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
J’écoutais une nouvelle sur France Inter concernant Patrick Bruel et ses fans interviewés à la suite d’annulations de concerts. La réaction de ces derniers relevait d’une défense inconditionnelle de l’artiste, appuyée par des arguments dénués de toute rationalité.
Il s’agit d’une transe semblable à celles que nous pouvons tous traverser : l’empathie et le sens critique s’effacent pour ne laisser place qu’à l’hypnotiseur — en l’occurrence, M. Bruel — et à ses suggestions, c’est-à-dire ses communiqués. Nous pourrions qualifier ce phénomène d’hypnose indirecte. L’opérateur ne transmet pas toujours la suggestion de manière directe, mais il demeure l’élément inducteur qui déclenche l’état de transe, exploitant la subjectivité et la suggestibilité d’un public conditionné depuis des décennies par sa présence, sa voix et sa musique.
De façon générale, les fans — un constat extrapolable à l’ensemble des « followers » très investis auprès d’un streamer, d’un influenceur ou d’un youtubeur — demeurent sous l’emprise « hypnotique » de leur star. C’est un paramètre essentiel à prendre en compte en vue des prochaines échéances électorales ou politiques : vous entendrez, verrez et adhérerez peut-être à des discours émanant de militants ou de partisans qui ne pourront être contestés, précisément en raison de cet état de transe.
Le plus singulier reste que, à l’instar de l’hypnose de spectacle, une fois les élections terminées et la transe dissipée, l’hypnotiseur politique pourra faire émerger le public de cet état et démontrer que tout ce qui a été affirmé n’existait finalement que dans l’esprit de ses suiveurs.
Reflections by Pank / Snapshot No. 626: From Concerts to the Ballot Box: The Mechanics of Collective Trance and Suggestion Among Fans
I was listening to a news segment on France Inter regarding Patrick Bruel, where fans were interviewed following concert cancellations. The responses of the audience were overwhelmingly in defense of the artist, relying on arguments that lacked any rationality.
This represents a state of trance similar to those we all experience: empathy and critical attention vanish, leaving only the hypnotist—in this case, Mr. Bruel—and his suggestions, namely his public statements. We could describe this as a form of indirect hypnosis. The hypnotic operator rarely delivers suggestions directly, yet remains the inductive catalyst that triggers the trance state, leveraging the subjective and highly suggestible mindset of individuals conditioned over decades by his presence, voice, and music.
More broadly, fans—a phenomenon applicable to highly devoted « followers » of streamers, influencers, or YouTubers—remain under the « hypnotic » influence of their icons. This dynamic is crucial to consider regarding upcoming presidential or general political elections: you will hear, witness, and perhaps even subscribe to ideas originating from party supporters that cannot be reasoned against, precisely because of this trance state.
Yet, most remarkably, much like stage hypnosis, once the elections are over and the trance dissipates, the political hypnotist can bring the public out of their altered state, revealing that everything conveyed existed merely within the minds of the followers.
Take what is good and right for you. Be One, Pank.
Hier, j’ai croisé au dojo Anne Toupet, une super pratiquante 3e dan et championne d’Europe Master. On est allés manger un bout avec deux de ses élèves, et j’ai trouvé ce moment vraiment beau. Les jeunes qui ont commencé cette saison ont un vrai lien avec Anne. Ils sont respectueux et fiers de leur professeur.
Elle me racontait sa victoire aux championnats d’Europe, avec un détail qui montre à quel point elle est investie dans le partage et la transmission de son jiu-jitsu : celui où elle a pu se dire : « C’est bon, je suis exactement dans ce que je montre au dojo, et ça passe. »
L’image est géniale, non ? La compétition est plus ou moins égotique en fonction de sa période de vie et de sa personnalité, mais là, la compétition devient un cours, une validation, un don de confiance dans ce qui est travaillé quotidiennement au dojo.
Cette intention de prendre son savoir et son temps pour l’offrir à ces jeunes, c’est ce que je trouve puissant chez Anne, mais aussi chez tous ces professeurs de jiu-jitsu, de tous les arts martiaux et plus généralement de sport, qui, même parfois encore compétiteurs, ne pensent plus seulement à leur victoire, mais à ce que cela peut apporter pour les générations qui arrivent.
Martial Reflections of an Hypnofighter #611: Transmission
Yesterday, I met Anne Toupet at the dojo, an exceptional 3rd-degree practitioner and Master European Champion. We went to grab a bite to eat with two of her students, and I found the moment truly beautiful. The youngsters who started this season share a genuine bond with Anne. They are respectful and proud of their teacher.
She told me about her victory at the Europeans, highlighting a detail that shows just how invested she is in sharing and transmitting her jiu-jitsu: the moment she thought to herself, « All right, I am performing exactly what I teach in the dojo, and it works. »
The imagery is brilliant, isn’t it? Competition can be more or less ego-driven depending on one’s stage in life and personality, but in this case, competition transforms into a lesson, a validation, a gift of confidence in what is practiced daily in the dojo.
This intention to take one’s knowledge and time to offer it to these youngsters is what I find so powerful in Anne, as well as in all these jiu-jitsu instructors, martial artists, and sports coaches generally, who—even when they are still active competitors—no longer think solely of their own victory, but of what it can bring to the incoming generations.
La reconnaissance est à la fois nécessaire et en même temps ce besoin diminue souvent .. enfin ça semble aussi varier en fonction de notre rapport avec l’ego.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
C’est étonnant de voir que beaucoup de personnes n’aiment pas l’idée de ne pas apprécier certaines personnes dans leur vie. Non, nous ne pouvons pas toujours choisir qui nous entoure, et il y a cette idée de civisme qui permet assez facilement de rester poli sans que cela nous engage trop dans une relation.
Oui, vous avez le droit de ne pas aimer les personnes autour de vous. On pourrait rebondir sur les logiques thérapeutiques qui mettent en avant un effet miroir, une chose à travailler chez soi. Mais pourquoi ? Quel but, si simplement on n’aime pas, que ce soit l’autre ou cette partie de soi ?
Comme je vous le partage souvent avec les parties, nous ne sommes pas obligés d’accepter toutes nos facettes, on négocie avec et on pourrait reprendre cette idée : nous sommes civiques pour vivre sans tension, mais nous n’irons pas plus loin.
Retirez-vous cette idée que vous choisissez vos environnements ; vous ne choisissez que très peu en réalité, vous ne décidez pas du caractère de vos propres enfants. Vous subissez des gens qui sont dans votre vie, et vous ne pouvez pas dire à tout le monde qu’ils vous saoulent, vous allez juste faire avec.
L’important est peut-être d’admettre à votre personne que vous n’aimez pas certaines personnes et que cela ne changera rien à votre vie, vous prenez juste conscience que vous n’irez jamais loin avec elles.
Reflections by Pank / Snapshot No. 615: The Right to Indifference: Deconstructing Relational Injunctions
It is surprising to see how many people dislike the idea of not appreciating certain individuals in their lives. No, we cannot always choose who surrounds us, and there is this idea of civility that quite easily allows us to remain polite without committing us too deeply to a relationship.
Yes, you have the right to dislike the people around you. One could bounce back on therapeutic logics that highlight a mirror effect, something to work on within oneself. But why? To what end, if simply one does not like it, whether it is the other person or that part of oneself?
As I often share with you regarding parts work, we are not forced to accept all our facets; we negotiate with them, and we could take up this idea: we are civil to live without tension, but we will not go any further.
Rid yourself of the idea that you choose your environments; in reality, you choose very little, and you do not decide the character of your own children. You endure people who are in your life, and you cannot tell everyone that they bug you; you simply make do with it.
The important thing is perhaps to admit to yourself that you do not like certain people and that this will change nothing in your life; you merely realize that you will never go far with them.
Gil Boyne a une vision intéressante sur le « ne pas essayer », dans nos travaux d’hypnose et d’auto hypnose. Une précision qui peut aider beaucoup de monde.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank