Réflexions martiales d’un Hypnofighter #620 : Syndrome de l’imposteur sur le tatami : déconstruire le mythe de la ceinture noire

Cela peut sembler contre-intuitif, mais dans le jiu-jitsu, plus je rencontre et discute avec des ceintures noires, plus je m’aperçois que beaucoup se dénigrent et se trouvent toujours mauvais ou, a minima, pas assez bons.

C’est certainement à cause de la comparaison avec des compétiteurs ou des pratiquants qui sont vraiment hors du commun. Pour avoir tourné avec énormément de ceintures noires au fil des années, pour des pratiquants lambda comme moi et la majorité des pratiquants, le niveau est assez homogène.

On peut toujours dire que X ou Y ne mérite pas sa ceinture, mais c’est tout aussi vrai à la bleue qu’à la noire. Nous ne savons pas vraiment à quoi nous attendre avec les grades. Pour ma génération, nous nous sommes comparés aux Brésiliens quand personne en Europe n’était au-dessus de la ceinture violette.

À croire que nous gardons un traumatisme et que nous avons imaginé un niveau qui n’existe que dans nos têtes ou chez de rares athlètes. Ce manque de confiance dans leur niveau impacte leur jeu lorsqu’ils pratiquent, comme s’ils ne devaient cesser de s’en vouloir de ne pas réussir à placer telle ou telle technique sur un adversaire.

Mais être ceinture noire, ce n’est pas battre tout le monde ; ce n’est pas être invincible. C’est davantage un recul sur notre discipline, une histoire technique mais aussi personnelle, un partage, un jeu, une performance par moments, et des moments de doute, comme cela a toujours été le cas au cours de notre progression.

Il faut avoir confiance dans le fait que des personnes nous ont considérés comme aptes à la porter, et que nous pouvons l’accepter pour simplement continuer à progresser de façon réaliste.

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Martial Reflections of an Hypnofighter #620: Imposter Syndrome on the Mat: Deconstructing the Myth of the Black Belt

It may seem counterintuitive, but in Jiu-Jitsu, the more I meet and converse with black belts, the more I realize that many self-deprecate and consistently perceive themselves as inadequate, or at least not good enough.

This phenomenon is undoubtedly fueled by comparisons to elite competitors or extraordinary practitioners. Having sparred with numerous black belts over the years, I observe that for average practitioners—like myself and the majority of practitioners—the skill level remains relatively homogeneous.

One could always argue that a specific individual does not deserve their belt rank, but this assertion holds as true for a blue belt as it does for a black belt. We lack a clear consensus on what rank expectation should entail. For my generation, we referenced ourselves against Brazilian athletes at a time when virtually no one in Europe held a rank above purple belt.

It appears we retain a lingering trauma, having idealized a performance standard that exists solely in our minds or among a rare elite of athletes. This cognitive lack of self-efficacy negatively impacts their performance during practice, creating a cognitive load where practitioners continuously blame themselves for failing to execute a specific technique on an opponent.

However, holding a black belt does not imply defeating every opponent, nor does it denote invincibility. It represents a broader psychological perspective on our discipline—an integration of technical and personal history, shared knowledge, playfulness, contextual performance, and transient periods of self-doubt, consistent with long-term skill acquisition.

One must trust that qualified instructors deemed us fit to bear this rank, allowing us to accept it and realistically pursue continuous progression.

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Pank Hypnose #1406: Peut on simplifier l’hypnose pour atteindre une communication hypnotique fluide?

Une question intéressante et une mise en application compliquée.

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#protocole #transe #hypnotherapie #autohypnose #hypnose

Réflexions de Pank / Instantané n° 625 : Au-delà du dogme du positivisme : Réévaluer l’impact et la fonction de la formulation négative

Je sais que nous sommes complètement conditionnés à penser qu’il faut absolument utiliser les mots positifs et éviter les orientations négatives — officiellement parce que le cerveau ne comprend pas la négation, alors qu’il met surtout plus de temps à la traiter.

Cette vision nous vient du New Thought, avec en toile de fond l’idée que nos croyances ou nos pensées construisent notre réalité. Seulement, c’est une simplification des choses ; pire encore, nous savons qu’avoir un état d’esprit positif ou négatif face à la maladie ne change rien au mal qui nous ronge.

De plus, il existe aussi la force du négatif : cette capacité à être plus ouvert et plus prudent, précisément pour éviter que le pire ne survienne. Dire à un joueur d’échecs de ne pas observer ce qui pourrait le faire damer, ou à un investisseur de ne pas regarder ce qu’il pourrait perdre, est absurde.

Le négatif ou le positif, nous pourrions dire que nous les « chargeons » d’une intention ou d’un sens qui est propre à chacun. C’est vrai que nous pourrions nous dire que les gens positifs ont une meilleure vie et que les négatifs ne cessent de se plaindre, mais en réalité, n’est-ce pas parce que leur vie est difficile qu’ils s’expriment de manière négative, et inversement ?

Cherchons plutôt à comprendre ce qu’il y a derrière le mot pour déterminer si, pour une personne, il est aidant/facilitant ou limitant, plutôt que positif ou négatif.

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Reflections by Pank / Snapshot No. 625: Beyond the Positivity Dogma: Re-evaluating the Impact and Function of Negative Language

I am aware that we are fully conditioned to believe that we must exclusively use positive language and avoid negative orientations—officially because the brain supposedly does not process negation, whereas, in reality, it simply requires more time to process it.

This perspective stems from the New Thought movement, underpinned by the premise that our beliefs and thoughts construct our reality. However, this constitutes an oversimplification. Furthermore, empirical evidence demonstrates that maintaining a positive or negative mindset during an illness has no bearing on the underlying pathology itself.

Additionally, there is intrinsic value in negativity: the capacity to maintain heightened vigilance and prudence specifically to prevent adverse outcomes. Advising a chess player to ignore threats to their pieces, or an investor to overlook potential losses, is nonsensical.

Both negativity and positivity are invested with an intention or meaning unique to the individual. While it may appear that optimistic individuals experience better lives whereas pessimistic individuals complain continuously, could this correlation exist because a difficult life prompts negative expression, rather than the reverse?

Rather than categorizing language as strictly positive or negative, we should aim to understand the underlying construct to determine whether it serves a facilitating or limiting function for the individual.

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Pank Hypnose #1405 : La motivation, un outil intense pour démarrer mais rarement présent pour finir.

On pourrait croire qu’être motivé est un élément clef dans le processus pour atteindre son objectif et pourtant ce n’est pas toujours le cas.

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#motivation #discipline #hypnotherapie #autohypnose #hypnose

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #619 :Ontologie du combat : De la touche au KO dans les arts martiaux et sports d’opposition

Hier, j’écoutais une autre interview de Shihan Pierre Blot, un élève de Kase Sensei. Il revient notamment sur l’importance du combat en karaté. Cela va dans le sens de la philosophie de Sosai Oyama et du Kyokushin, sauf que pour moi, qui ai fait à la fois du karaté dit traditionnel et du karaté au KO, ma question va être : sous quelle forme ?

Du coup, je me disais que la forme traditionnelle sans KO pourrait être un parallèle avec les assauts de la Savate/BF (assauts et combats). Une façon de boxer aux points et à la touche. L’autre facette, les combats, où l’on cherche le KO.

Mais mon esprit a du mal avec un combat qui ne cherche pas le KO et/ou la soumission. Je reviens à mon adolescence quand je suis allé combattre avec les copains de la BF et que j’ai découvert les crochets dans ma mâchoire (pendant quelques jours…) quand je suis allé poser des questions à mes senseis sur le fait de savoir pourquoi nous ne portions pas plus les coups (bon, hormis sensei Pascal qui, lui, ne cherchait qu’à me mettre KO…). J’imagine que, comme moi, vous avez entendu un discours du type : « Si tu arrives à contrôler ta frappe à 1 cm du nez du partenaire, tu peux traverser l’opposant quand il faut… »

Alors, si je pense au karaté et au format traditionnel, même des années 70-90 quand on était sur du ippon shobu, soit à mains nues soit avec les petits gants blancs… le KO, même au corps, restait assez rare. Alors, est-ce un combat ou juste un jeu d’opposition ? Ma question est plus générale en réalité : qu’est-ce que le combat ? Parce que pour certains, le football est un combat… pour moi, ce sont des gars qui tombent pour rien, mais le rugby, je le vois comme un sport de combat…

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Martial Reflections of an Hypnofighter #619: Ontology of Combat: From Light-Contact to Knockout in Martial Arts and Oppositional Sports

Yesterday, I was listening to another interview with Shihan Pierre Blot, a student of Kase Sensei. He notably discussed the importance of sparring (kumite) in Karate. This aligns with the philosophy of Sosai Oyama and Kyokushin, except that for me—having practiced both so-called traditional karate and full-contact/knockout karate—the question arises: in what form?

Thus, I considered that traditional light-contact sparring could draw a parallel with French Boxing (Savate) assauts versus combats—a way of boxing for points and touch. On the other side lie full-contact bouts, where one actively seeks a knockout.

However, my mindset struggles with a fight that does not aim for a knockout and/or submission. I reflect back to my adolescence, when I went to spar with friends practicing Savate and discovered hooks to my jaw (which lingered for a few days…). When I questioned my instructors on why we did not deliver full-impact strikes (aside from Sensei Pascal, whose sole objective was indeed to knock me out…), I imagine that, like me, you have heard statements along the lines of: « If you can control your strike one centimeter from your partner’s nose, you can penetrate through the opponent when necessary… »

So, when reflecting on karate and its traditional formats—even those of the 1970s–1990s under ippon shobu rules, whether bare-knuckle or using thin white gloves—a knockout, even to the body, remained quite rare. Is it truly a fight, or merely an oppositional game? My question is fundamentally broader: what constitutes combat? While some view soccer as a fight—where I mostly see players collapsing over nothing—I genuinely view rugby as a combat sport…

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Pank Hypnose #1404 : Mettre fin à l’accompagnement /côté du praticien et du client

Mettre fin à un accompagnement, c’est normal, chacun à sa façon de faire.

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#accompagnement #findethérapie #hypnotherapie #autohypnose #hypnose

Réflexions de Pank / Instantané n° 624 : L’Analyse Historique des Disciplines : Entre Héritage, Évolution et Pragmatisme

Hier, je discutais avec un ami et nous parlions de l’importance de la recherche historique dans la démarche d’apprentissage et de la nécessité d’affiner nos connaissances actuelles. En hypnose ou dans les arts martiaux, remonter aux origines est pour moi une forme de respect envers ceux qui ont élaboré ces systèmes de pensée, mais cela offre aussi la possibilité de mieux comprendre ce que nous appliquons parfois instinctivement au quotidien.

Lors d’une discussion avec Lee, nous échangeions par exemple sur la manière dont la PNL (Programmation Neuro-Linguistique) a pu s’insérer dans les modèles plus actuels d’accompagnement ou de coaching. C’est comme si l’identité spécifique de la discipline et son histoire s’étaient évaporées pour s’intégrer dans de nouvelles approches.

En réétudiant l’histoire, qu’il s’agisse de la discipline ou de ses techniques, nous pouvons mieux comprendre la façon dont elles ont été conçues et pourquoi l’usage que nous en faisons aujourd’hui ne correspond pas toujours aux objectifs vertueux pour lesquels elles ont été créées.

Nous pouvons ainsi mieux analyser pourquoi certains aspects restent efficaces aujourd’hui et pourquoi d’autres n’ont plus d’intérêt. L’évolution des connaissances a simplement permis de substituer les faits aux croyances, ouvrant des alternatives qui viennent à la fois désagréger l’héritage et, paradoxalement, le faire vivre sous de nouvelles formes.

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Reflections by Pank / Snapshot No. 624:  Historical Analysis of Disciplines: Balancing Heritage, Evolution, and Pragmatism

Yesterday, during a discussion with a friend, we reflected on the significance of historical research within the learning process and its role in refining contemporary knowledge. Whether in hypnosis or martial arts, tracing a discipline back to its origins constitutes a mark of respect toward the pioneers of these conceptual systems. Furthermore, it provides valuable insights into practices we often apply intuitively in our daily lives.

In a conversation with Lee, we discussed how Neuro-Linguistic Programming (NLP) has been integrated into modern coaching and therapeutic frameworks. It appears as though the specific identity and historical narrative of the discipline have faded, blending seamlessly into contemporary methodologies.

By re-examining the history of both the disciplines and their underlying techniques, we can better understand their original design and discern why current applications may diverge from their foundational objectives.

This historical perspective allows us to evaluate why certain components retain their efficacy today while others have become obsolete. Advances in empirical understanding have shifted the paradigm from belief-based assumptions to evidence-based facts, thereby opening alternative avenues that simultaneously deconstruct traditional heritage and paradoxically sustain it through new iterations.

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Papotage avec Lee Pascoe #26 : un peu de Pnl – Programmation Neuro Linguistique #2

On papote avec Lee Pascoe de différents sujets au delà de la Méthode Silva dont elle a été directrice en France pendant plusieurs décennies.

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#laméthodesilva #hypnose #pnl #nlp #EMDR #EFT #Hypnothérapie #Hypnosis

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #618 : La vision de rentrée en arts martiaux : La liberté par le cadre et l’apprentissage coopératif

J’aime la rentrée parce que c’est un moment de reprise et une possibilité de mettre en place différentes orientations qui ne seront sûrement pas perceptibles pour les élèves, mais qui ont le mérite de stimuler le professeur que je suis. Chaque année, je teste des choses, que ce soit dans mon enseignement ou parfois dans le format de mes cours.

Il est difficile de trouver ce qui peut être le mieux pour l’apprentissage des élèves. Il y a aussi tous les retours des saisons passées qui donnent une idée de ce qui peut être amélioré : des façons d’aborder un système technique, une façon de s’adapter dans certains cas. Pour moi, le dojo est un lieu de recherche et de dépassement de certains blocages.

L’idée de libération avec le paradoxe d’un cadre très militaire. Je reste pour le moment dans l’idée que c’est dans un cadre et dans des limites que, paradoxalement, nous pouvons nous libérer. Et le dojo est exactement cela : nous n’avons pas forcément de « droits » classiques comme dans les autres blocs de notre vie, et pourtant, parce que tout le monde suit les mêmes règles, il y a une tranquillité de pratique.

Cette saison, j’aimerais ajouter un principe de conseil entre partenaires à la fin des sparrings, mais le souci c’est que c’est aussi une porte pour perdre sa focalisation et prendre plus de temps que ce que je compte octroyer à cet exercice. Un randori doit donner des retours de la part du partenaire (qui est là pour nous faire progresser comme pour avancer lui-même). Sur la minute pour changer et se remettre en tenue, je voudrais 30 secondes pour un échange afin de donner 1 ou 2 points à améliorer de la part de son partenaire.

L’entraide, la vision commune est un point qui me semble être un levier de progression qui peut changer beaucoup dans l’apprentissage des apprenants.

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Martial Reflections of an Hypnofighter #618: Seasonal Vision in Martial Arts: Liberation Through Structure and Peer Learning

I enjoy the start of the new season because it represents a time of resumption and an opportunity to implement various directions. Although these changes will likely go unnoticed by the students, they serve to stimulate the instructor in me. Each year, I experiment with new elements, whether in my instructional methodology or in the formatting of my classes.

Determining the optimal approach for student learning remains challenging. Constructive feedback from past seasons provides valuable insights into potential areas for improvement, such as alternative methods for introducing technical systems or strategies for adapting to specific contexts. To me, the dojo is a locus for empirical research and overcoming psychological or physical hurdles.

There exists a paradoxical concept of liberation within a highly structured, quasi-military framework. I maintain the view that true freedom is attainable precisely within defined parameters and boundaries. The dojo exemplifies this: while practitioners do not retain conventional civil rights as in other domains of life, the shared adherence to uniform rules fosters a serene and secure environment for practice.

This season, I intend to introduce a peer-feedback mechanism immediately following sparring sessions. However, the potential drawback lies in the risk of losing focus and exceeding the allocated time frame. A randori should yield immediate constructive feedback from one’s partner—who acts as a mutual agent of progression. Within the one-minute transition period reserved for resetting equipment, I aim to dedicate 30 seconds to a focused exchange, allowing partners to provide one or two actionable recommendations.

Mutual assistance and a shared vision constitute powerful levers of progression that can significantly transform the learning trajectory of students.

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Papotage avec Lee Pascoe #25 : un peu de Pnl – Programmation Neuro Linguistique #1

On papote avec Lee Pascoe de différents sujets au delà de la Méthode Silva dont elle a été directrice en France pendant plusieurs décennies.

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