Papotage avec Lee Pascoe #21 : Thérapie des parties, expression de ses parties, ressources

On papote avec Lee Pascoe de différents sujets au delà de la Méthode Silva dont elle a été directrice en France pendant plusieurs décennies.

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#laméthodesilva #hypnose #pnl #nlp #EMDR #EFT #Hypnothérapie #Hypnosis

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #608 : La fierté de ne pas chuter

Dans le cadre du Dojo d’été, il est intéressant d’aller s’entraîner (« tourner ») avec les judoka et de constater que les intentions diffèrent entre ceux qui cherchent à marquer des points (« mettre des boîtes »), ceux qui sont en préparation et ceux qui pratiquent en loisir. En tant qu’observateur extérieur, je suis étonné par deux phénomènes.

Le premier est la fierté de ne pas chuter, quoi qu’il arrive, ou tout du moins de ne pas chuter sur le dos. Le second concerne les dangers potentiels inhérents à certaines défenses dans un contexte de grappling plus général. Bien entendu, c’est le principe même du Judo Sportif et son but est de ne pas concéder de points. De même, en BJJ (Jiu-Jitsu Brésilien) sportif, bien que de nombreuses attaques de type heel hook soient disponibles, le règlement les interdit, si bien que les pratiquants n’y prêtent pas attention.

Ce besoin, lié à la nature sportive de la discipline, de ne pas chuter amplifie l’esprit de compétition. Cela s’éloigne considérablement du principe fondateur d’entraide et de prospérité mutuelle (Jita Kyoei), ou de l’apprentissage du lâcher-prise nécessaire pour être un uke qui permet le succès de son partenaire dans une notion de randori. Ce que j’observe, ce sont des affrontements (« matchs »), avec une intention de ne pas prendre de points et de remporter chaque échange face aux différents partenaires.

Cette attitude, que je comprends, me dérange pourtant, tout comme en Jiu-Jitsu, lorsque les pratiquants veulent à tout prix soumettre ou dominer alors qu’il s’agit de randoris. Ce sont des moments pour progresser, oser de nouvelles approches tactiques, ce qui est très différent des matchs d’entraînement en mode kumite, où le seul but est de terminer l’affrontement en gagnant, dans une mentalité de compétition.

Tomber sur le ventre, voire être projeté et marquer un ippon, puis se retrouver dans une situation martialement injuste, exposant au danger de la part de l’ancien uke, est certes un conditionnement, mais éveille en moi une interrogation : « Pourquoi es-tu si fier ? Tu es potentiellement en danger. »

Il est fort probable que ma vision, orientée vers le MMA, biaise mon jugement. De même, en BJJ, je peux m’agacer de certaines postures qui ne se défendent pas suffisamment contre les frappes potentielles. Il reste amusant de voir à quel point nous sommes conditionnés par nos visions martiales.

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Martial Reflections of an Hypnofighter #608: The Pride of Not Falling

As part of the Summer Dojo, it is interesting to train (« tourner ») with judoka and observe that intentions differ between those looking to score points (« mettre des boîtes »), those preparing for competition, and those practicing for leisure. As an outside observer, I am astonished by two phenomena.

The first is the pride of not falling, no matter what, or at least not falling on one’s back. The second concerns the potential dangers inherent in certain defenses within a more general grappling context. Of course, this is the very essence of Sport Judo, and its goal is not to concede points. Similarly, in Sport BJJ (Brazilian Jiu-Jitsu), although many heel hook attacks are available, the rules prohibit them, so practitioners pay no attention to them.

This need, linked to the sport’s nature, of not falling amplifies the competitive spirit. This is far removed from the founding principle of mutual aid and prosperity (Jita Kyoei), or learning to let go in order to be an uke who enables one’s partner’s success in the concept of randori. What I observe are bouts (« matchs »), with the intention of not taking points and winning each exchange against different partners.

This attitude, which I understand, nevertheless bothers me, just as in Jiu-Jitsu, when practitioners want to submit or dominate at all costs even though it is still randori. These are moments to progress, to dare new tactical approaches, which is very different from training matches in kumite mode, where the only goal is to finish the confrontation by winning, in a competitive mindset.

Falling onto the stomach, or even being thrown and scoring an ippon, and finding oneself in a martially unjust situation, exposing oneself to danger from the former uke, is certainly conditioning, but it awakens in me a question: « Why are you so proud? You are potentially in danger. »

It is highly probable that my MMA-oriented vision biases my judgment. Similarly, in BJJ, I can get annoyed with certain postures that do not defend sufficiently against potential strikes. It remains amusing to see how conditioned we are by our martial visions.

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HnO Hypnosophie #1390 : Self Talk et actions, un chemin possible pour changer d’état et avancer

Il est parfois mis de côté le fait que nous sommes des énormes speakers intérieur qui ne cessent de balancer des idées ou suggestions, et par conséquent impacter nos états.

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Réflexions de Pank / Instantané n°612 : L’Individuation face au déterminisme culturel : une dialectique complexe

C’est une question délicate que celle de l’autonomie ou de l’indépendance de chacun d’entre nous. Sachons que nous sommes en quelque sorte « programmés » par nos familles et nos cultures. Nous savons que parfois il est essentiel, pour l’équilibre psychique de certains individus, de prendre une distance avec le cadre éducatif et culturel originel.

Sans parler de la difficulté de sortir de l’influence et des suggestions quasi hypnotiques de nos environnements, pourrions-nous nous-mêmes devenir les initiateurs, les architectes de nos propres vies ?

Bien sûr, il ne s’agit pas de fantasme ou d’idéalisation ; il est certain que nous sommes le produit de notre nature et de notre culture. Mais il arrive un moment où nous pouvons aussi décider de celles que nous souhaiterions suivre. Sauf que le pouvoir des suggestions et la réactivation d’ancrages, comme ceux de la famille ou des religions, peuvent facilement créer un conflit entre ce qui est attendu par un système et ce qui est désiré par une individualité.

Si, peut-être, il ne faut pas abandonner totalement ses cultures, il y a peut-être lieu de remettre en question ce que l’on veut suivre ou respecter dans sa vie.

Interroger nos cultures familiales, religieuses, philosophiques ou même liées à notre pays est une chose qui peut nous aider dans notre processus d’individuation et notre connaissance de soi.

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Pank’s Reflections / Snapshot No. 612:  Individuation versus Cultural Determinism: A Complex Dialectic

The question of autonomy or independence for each of us is a delicate one. We must acknowledge that we are, in a sense, « programmed » by our families and cultures. We know that sometimes it is essential, for the psychic equilibrium of certain individuals, to distance themselves from their educational and cultural framework.

Not to mention the difficulty of breaking free from the influence and quasi-hypnotic suggestions of our environments, could we ourselves become the initiators, the architects of our own « lives »?

Of course, this is not about fantasy or idealization; it is certain that we are our nature and culture. But there comes a time when we can also decide which ones we wish to follow. Except that the power of suggestions and the reactivation of anchors, such as those of family or religions, can easily create a conflict between what is expected by a system and what is desired by an individual.

While, perhaps, one should not abandon one’s cultures entirely, there may be room for questioning what one wants to follow or respect in one’s life.

Interrogating our familial, religious, philosophical, or even national cultures is something that can help us in our process of individuation and self-knowledge.

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HnO Hypnosophie #1389 : La fidélité familiale, un poids que beaucoup d’adultes subissent

Il est surprenant de voir à quel point une culture familiale peut être un élément bloquant dans la vie d’un adulte surtout quand il y a des relations qui s’intoxifient avec le temps.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #607 : De la constance à la plasticité : Vers une discipline martiale adaptative sans rigidité neuro-comportementale

Nous aimons, dans les arts martiaux, valoriser la discipline — cette capacité qui nous rend notamment particulièrement autonomes. La discipline va bien sûr au-delà des règles de notre dojo : elle consiste à instaurer une habitude visant à nous aider à maintenir ou à dépasser nos routines du quotidien.

Pour moi, l’origine de la constance remonte à un article de Shihan Tokitsu qui évoquait l’intérêt de s’entraîner un peu tous les jours plutôt que de valoriser des entraînements très longs quatre fois par semaine. Il y a néanmoins un paradoxe assez amusant à prendre en compte : celui de ne pas devenir rigide sous prétexte de régularité et de constance.

Notre discipline doit nous permettre une alternance si le besoin s’en fait sentir — pouvoir ne pas faire mordicus ce que nous avons mis en place comme routine, sans que cela ne crée la moindre gêne.

Car nous le savons, pour ceux qui ont des schémas récurrents (patterns), il est parfois difficile de ne pas répondre à ce que nous avons décidé d’accomplir quotidiennement. C’est une habitude, un modèle automatisé. Dès lors, ce n’est plus tout à fait l’intention initiale de la discipline, mais une simple habitude subie.

Un jeu pourrait être de se sentir libre de vivre sa discipline, et donc libre de ne pas exécuter par moments ce qui était inscrit comme un « devoir » internalisé. Une souplesse dans sa propre discipline, sans tension à travers cette idée, pourrait constituer un niveau supplémentaire dans nos disciplines du quotidien.

Reformer la discipline comme une force ou une aptitude, et non comme un trouble compulsif…

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Reflections of an Hypnofighter #605 : From Consistency to Plasticity: Toward Adaptive Martial Discipline Free from Neuro-Behavioral Rigidity

In martial arts, we readily emphasize discipline—a capacity that renders us particularly autonomous. Discipline naturally extends beyond the rules of the dojo: it involves establishing a habit intended to help us sustain or transcend daily routines.

For me, the origin of consistency traces back to an article by Shihan Tokitsu discussing the benefit of training a little every day rather than focusing on exhaustive sessions four times a week. Nevertheless, a rather intriguing paradox emerges: avoiding rigidity under the guise of regularity and persistence.

Our discipline ought to grant us adaptability when the need arises—the freedom to forgo rigid adherence to established routines without incurring psychological friction.

As those familiar with automated behavioral patterns know, refraining from daily prescribed actions can prove challenging. At that stage, it transforms into an automated script. Consequently, it diverges from the core intent of true discipline, becoming merely an unyielding habit.

A fruitful exercise consists of feeling free to embody one’s discipline, thereby remaining free to intentionally bypass what was internalized as a rigid obligation. Incorporating fluidity into one’s discipline, devoid of cognitive tension, represents a higher order of mastery in daily practice.

Reframing discipline as an empowering capacity rather than a compulsive mechanism…

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HnO Hypnosophie #1388 : L’ici et maintenant, le seul moment où l’on peut avoir confiance

Nous ne pouvons pas être sur de ce qui sera fait plus tard mais juste de ce qui est fait dans un ici et maintenant.

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Réflexions de Pank / Instantané n°611 : L’Illusion du Libre Arbitre et la Conscience Émergente 

Toujours dans la suite de la capsule ou de la réflexion précédente, on peut jouer avec cette idée dont les philosophes parlent tant depuis toujours : vivons-nous de manière consciente ou ne sommes-nous qu’un automate dans nos vies, dotés d’une conscience de ce qui se passe mais que nous ne maîtrisons pas vraiment, et que nous biaisons pour nous dire que nous sommes plus acteurs que nous ne le sommes vraiment ?

Je suis de ceux qui pensent que nous n’avons que peu ou pas de réel choix. J’aime jouer avec cette idée que le cerveau a déjà pris des décisions avant même que j’aie la conscience que je décide ; que, quoi que nous voulions faire, notre génétique, notre environnement et une multitude de paramètres nous orientent dans nos façons de parler, de penser ou d’agir.

Nous cherchons à prendre conscience de nous-mêmes, et pourtant, dans cette même initiative, nous pouvons nous mentir, nous biaiser, nous éviter ou halluciner. Cela ne laisse que peu de latitude pour trouver une place à ce que l’on pense être.

Et si avoir conscience, ne serait-ce qu’un peu plus, ne relevait que de la décision a posteriori ? C’est-à-dire que nous ne deviendrions qu’un observateur de nos actions et non un initiateur ?

Enfin bon, j’ai conscience d’écrire ce texte, mais il y a de fortes chances que ce soit une expression plus subconsciente qui le fasse ou l’exprime.

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Pank’s Reflections / Snapshot No. 611: The Illusion of Free Will and Emerging Consciousness 

Following up on the previous reflection, we can explore an idea that philosophers have debated for centuries: do we live consciously, or are we mere automatons in our own lives—endowed with an awareness of events we do not truly control, yet biasing our perception to convince ourselves that we possess more agency than we actually do?

I tend to believe that we have little to no real choice. I find it compelling to consider the notion that the brain has already reached a decision before we consciously register having made it. Whatever we may desire to do, our genetics, our environment, and a multitude of other variables shape the way we speak, think, and act.

We strive to attain self-awareness, yet within that very endeavor, we remain capable of self-deception, cognitive bias, avoidance, and hallucination. This leaves minimal room to establish what we conceive ourselves to be.

What if becoming conscious—even slightly more so—is merely a post-hoc realization? What if we are rendered mere observers of our actions rather than their initiators?

In any case, I am conscious of writing these words, but there is a strong likelihood that this expression stems from a more subconscious dynamic.

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HnO Hypnosophie #1387 : La puissance de nos hallucinations du quotidien

Pour reprendre une suite à la vidéo d’il y a deux jours, nous pouvons nous focaliser sur ces hallucinations que nous vivons tous hors des sessions d’hypnose et qui peuvent changer nos perceptions de ce que nous vivons « consciemment » au quotidien.

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Réflexions de Pank / Instantané n° 621 :La désorganisation volontaire des schémas cognitifs : synergie entre approches psychédéliques, hypnose et neuroplasticité

Dans la capsule du jour, on a pu voir que certains psychédéliques peuvent induire une désorganisation d’un point de vue neurologique, ce qui peut sortir certaines personnes atteintes de pathologies psychiques d’un état dans lequel elles ne cessaient de vivre depuis parfois des années.

Dans la logique du « faire avec », et de cette idée que l’accompagnement et le bien-être peuvent venir de la recomposition de nos matériaux plus que des changements que très souvent nous attendons de l’extérieur, cette quête de la désorganisation, cette rupture de certains patterns et l’hypothèse d’une nouvelle composition, offrent parfois cet apaisement.

Dans un travail en autohypnose et dans une expérimentation, il peut être intéressant de ne pas plonger dans notre transe avec une vision de rationalisation, mais néanmoins de garder son conscient présent. Nous pourrions aller en quête de cette désorganisation volontaire, et surtout d’une expression de cette dernière pour voir avec la suggestion initiale où elle nous entraîne, même si cela n’a pas de « sens ».

L’objectif ne serait pas de revenir dans un chaos intérieur qui pourrait être compliqué à gérer dans la journée, mais, une fois que nous avons bien secoué, de laisser le lead du conscient pour comprendre et diriger les liens qui se font.

L’expérience peut être difficile pour les personnes en hypercontrôle, mais présente une dimension intéressante, sans trop la pousser, pour les autres.

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Reflections by Pank / Snapshot No. 621:  Voluntary Disruption of Cognitive Patterns: Synergy Between Psychedelic Approaches, Hypnosis, and Neuroplasticity

In today’s capsule, we saw that certain psychedelics can induce neurological disorganization, which can pull certain individuals suffering from psychiatric pathologies out of a state in which they had been trapped for years.

In line with the logic of « working with what is »—and the idea that accompaniment and well-being stem from the recomposition of our existing materials rather than external changes we so often wait for—this pursuit of disorganization, this disruption of specific patterns, and the hypothesis of a novel recomposition sometimes offer profound appeasement.

In self-hypnosis work and experimentation, it can be interesting not to plunge into trance with a purely rationalizing vision, while still keeping the conscious mind present. We could embark on a quest for this voluntary disorganization, and above all, express it to observe—alongside the initial suggestion—where it leads us, even if it makes « no sense. »

The objective would not be to plunge back into an internal chaos that might prove difficult to manage throughout the day, but rather, once things have been thoroughly shaken up, to let the conscious mind take the lead in understanding and directing the emerging connections.

The experience may prove difficult for individuals prone to hyper-control, yet it offers an interesting dimension, without pushing it too far, for others.

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