Réflexions martiales d’un Hypnofighter #622 : Les Menkyo : Réflexions sur la Validation des Compétences Internes et la Légitimité Martiale

Je ne vais pas revenir en détail sur les Menkyo, ces certificats délivrés au Japon avant que nous ne passions à un système de grades avec les dan (encore que certaines écoles pratiquent encore les deux), mais revenir sur des aspects que je trouve intéressants. Je relis les chroniques martiales de Maître Henry Plée, et ses premiers articles portent sur ce sujet.

Il met en avant les Menkyo et les phases Renshi (maîtrise externe), Kyōshi (maîtrise interne) et Hanshi (maîtrise unifiée, interne et externe). Je trouve cette façon de reconnaître la connaissance bien faite et, en même temps, terriblement subjective lorsque nous abordons les compétences internes.

Il est difficile d’évaluer et de savoir ce qu’il est possible de « valider » dans l’interne : si c’est un ressenti, c’est impossible ; si c’est une connaissance, on pourrait facilement valoriser un centre mental plutôt qu’un centre émotionnel ou corporel. Est-ce une façon d’aborder et de transmettre une technique ? Les moins communicants — voire 90 % des anciens des arts martiaux nippons — étaient proches du vide sur le plan pédagogique.

Il y a parfois ce feeling avec certains professeurs où l’on « sent » qu’ils ont compris quelque chose. On peut le capter dans les styles nippons comme dans les arts martiaux modernes : il y a une sorte de niveau technique et physique, mais aussi quelque chose qui va au-delà. On peut même dire qu’ils ont compris « quelque chose », seulement, parfois, ils ne savent pas eux-mêmes comment le définir ou le partager.

C’est difficile de valider un pratiquant d’une école sur ces seuls critères. Cependant, je trouve que cela nous fait aussi réaliser que les maîtres aux 30 hauts grades que l’on voit pulluler sur le Net — mettons, par l’absurde, qu’ils soient vraiment bons dans tous leurs systèmes — doivent manquer de cette maîtrise de la forme plus interne, moins voyante, et qui donne pourtant tout son sens à une discipline.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #622: The Menkyo System and Internal Mastery

I will not dwell at length on the Menkyo—the traditional certification framework granted in Japan prior to the adoption of the modern dan ranking system (though certain traditional schools still maintain both)—but rather revisit a few aspects I find particularly compelling. While re-reading the martial chronicles of Master Henry Plée, I noted that his initial articles specifically address this subject.

He highlights the Menkyo alongside the titles of Renshi (external mastery), Kyōshi (internal mastery), and Hanshi (unified internal and external mastery). While I consider this framework for recognizing expertise to be well-structured, it remains deeply subjective once applied to internal competencies.

It is notoriously difficult to evaluate or establish standardized validation criteria for internal attributes. If it pertains to subjective perception (ressenti), empirical verification becomes impossible. If it refers to knowledge, one might easily overvalue cognitive comprehension over emotional or somatic integration. Furthermore, does it reflect a methodology of instruction? Historically, many traditional Japanese martial arts experts demonstrated minimal pedagogical proficiency.

Yet, one occasionally encounters an intuitive perception with certain instructors—a sense that they have integrated a fundamental truth. This phenomenon can be observed in both traditional Japanese disciplines and modern combat sports: beyond raw physical and technical proficiency lies an implicit understanding that transcends conventional execution, even if the practitioner lacks the explicit meta-cognition to articulate or systematically transmit it.

Validating a practitioner within a traditional lineage based strictly on these abstract dimensions presents significant epistemological challenges. Nevertheless, this perspective underscores a critical limitation in contemporary martial arts culture: individuals claiming dozens of high-ranking certifications—even assuming, for the sake of argument, genuine technical competence across all declared systems—likely lack the subtle, internal dimension of mastery that remains largely unobservable yet fundamentally defines the essence of a discipline.

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HnO PnL #204 : La division entre la PNL « commerciale » et la PnL « recherche »

Je reviens un peu sur les origines et surtout la division des fondateurs et développeur de la méthode PnL .

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Réflexions de Pank / Instantané n° 627 : Si j’avais envie…

J’écoutais des combattants avant une grosse échéance qui rebalançaient sur certains échecs de leur carrière. Il y a une sémantique particulière que j’entends autant en salle d’entraînement qu’en consultation :

« Si j’avais vraiment eu envie, j’aurais pu… gagner, obtenir ce que je veux, avancer, changer des éléments de ma vie. »

Pourtant, factuellement, nous pouvons constater qu’au moment où il fallait éprouver cette envie, se trouver dans cet état, ce n’était pas le cas. Nous savons que la vision rétrospective n’est qu’une rationalisation.

Se dire avec sincérité que nous n’avions pas tant envie que cela permet parfois de remettre en question des objectifs que nous nous étions vendus de manière un peu immature — tel un enfant qui veut absolument une chose, mais qui, trois heures plus tard, ne sait plus pourquoi il a fait sa crise.

Une envie devrait idéalement évoluer en un désir, puis en un objectif travaillé avec rationalité, en harmonie avec sa dimension émotionnelle et son incarnation physique. Ce n’est ni une simple pulsion, ni une simple motivation. De plus, lorsque nous fixons des échéances ou que nous avons des obligations, la question n’est plus de savoir si l’on a envie : l’envie n’a plus à être un critère. Il faut faire, vivre, agir et accepter ce que l’on réalise, plutôt que de se raconter des histoires qui ne changeront rien et qui, surtout, n’autoriseront ni une nouvelle prise d’initiative ni un ajustement des objectifs.

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Pank’s Reflections / Instantaneous No. 627: If I really wanted to…

I was listening to fighters prior to a major competition referencing past failures in their careers. There is a specific semantics that I hear as frequently in the training hall as in clinical consultations:

« If I had really wanted to, I could have… won, achieved my goals, moved forward, changed aspects of my life. »

Yet, factually, we can simply observe that when it was necessary to be in that state of drive, it was not present. We know that retrospective perspective is merely a rationalization.

Acknowledging with absolute sincerity that we did not want it that much can serve to challenge goals we sold to ourselves, sometimes rather prematurely—much like a child who throws a tantrum for something, yet three hours later no longer understands the reason for the outburst.

An inclination should ideally develop into a desire, and subsequently into a goal structured rationally while accounting for emotional alignment and physical execution. It is neither a mere impulse nor simple motivation. Furthermore, when facing deadlines or obligations, whether one « feels like it » becomes irrelevant; it is no longer a factor to consider. One must execute, experience, act, and accept the effort, rather than crafting narratives that change nothing and ultimately impede new initiatives and goal recalibrations.

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Pank Hypnose #1410 : Laisser le temps aux suggestions à se placer dans le subconscient.

Nous sommes parfois un peu hâtif quand à l’attente des résultats de l’hypnose. Une suggestion peut mettre un sacré moment pour petit à petit faire sa place en nous.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #621 : Du stéréotype à la performance : La physique et la neurobiologie des combattants à forte corpulence

Dans le milieu des arts martiaux, la représentation collective du combattant repose souvent sur un athlète musclé, sec, parfaitement équilibré et maître d’un idéal d’ascétisme. L’émergence de combattants gros mais aux performances d’élite remet directement en question nos représentations du sport de haut niveau. Un exemple marquant est celui de la judokate française Léa Fontaine.

Souvent caractérisée par sa forte corpulence, elle subit des jugements similaires à ceux adressés à Seif-Eddine Houmine en Jiu-Jitsu Brésilien (IBJJF), perçu à travers le prisme de sa masse. Mark Hunt en K-1 et MMA, tout comme Eric Esch en boxe anglaise (titré à l’IBA), illustrent cette même réalité. Les réticences du public face à ces gabarits s’expliquent par des facteurs culturels, mais également par des mécanismes neurobiologiques.

Cependant, toute caractéristique atypique ou marquée suscite la critique : c’est un biais classique face à la différence. Plusieurs cultures valorisent pourtant la corpulence et les structures athlétiques imposantes. La masse corporelle élevée offre des avantages biomécaniques réels en sport, en particulier dans les disciplines de préhension et de contact, comme le sumo, le rugby ou le football américain.

Léa Fontaine ne se réduit pas à son gabarit : elle maîtrise les principes fondamentaux du judo, applique un système d’attaque structuré et exploite l’ensemble de ses caractéristiques physiques. La quête de performance réside dans l’optimisation de son propre potentiel. Face aux critiques fondées sur des critères esthétiques restrictifs, qu’on ne changera pas, l’attitude constructive consiste à soutenir ces athlètes d’exception pour leur niveau technique stratosphérique.

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Martial Reflections of an Hypnofighter #621 : From Stereotypes to Performance: The Physics and Neurobiology of High-BMI Combat Sports Athletes

In martial arts, the public imagination typically envisages lean, muscular, and symmetrical athletes adhering to an idealized physical standard. Consequently, elite combat sports athletes with high body mass challenge conventional perceptions of elite performance. A prominent example is French judoka Léa Fontaine.

Frequently evaluated through the lens of her size, she faces social biases similar to those experienced by Seif-Eddine Houmine in the IBJJF circuit. Historical precedents such as Mark Hunt in K-1/MMA and Eric Esch in professional boxing (IBA titleholder) further demonstrate this dynamic. Public resistance to high-BMI athletes stems from both cultural conditioning and underlying neurobiological mechanisms.

Nevertheless, deviation from normative aesthetics routinely triggers social criticism. Conversely, various cultures historically associate substantial body mass with physical prowess. In combat and contact sports—including sumo, rugby, and American football—elevated mass provides explicit mechanical and strategic advantages.

Fontaine’s success relies on technical proficiency, aggressive tactical initiation, and biomechanical leverage optimization. Self-actualization in athletics requires leveraging individual physical attributes. Rather than adhering to subjective aesthetic biases, athletic evaluation should focus on high-level performance and technical mastery demonstrated by elite competitors.

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Pank Hypnose #1408 : Le monde ne répond pas à notre moral ou nos croyances positives / New Thought

On peut facilement croire que nos croyances et notre moral influence les résultats du monde. Alors que .. c’est pas vraiment le cas.

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Pank Hypnose #1407: On se la joue collectif même quand on pense n’être qu’individualiste ?

Une réflexion sur le besoin du groupe dans le quotidien.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #620 : Syndrome de l’imposteur sur le tatami : déconstruire le mythe de la ceinture noire

Cela peut sembler contre-intuitif, mais dans le jiu-jitsu, plus je rencontre et discute avec des ceintures noires, plus je m’aperçois que beaucoup se dénigrent et se trouvent toujours mauvais ou, a minima, pas assez bons.

C’est certainement à cause de la comparaison avec des compétiteurs ou des pratiquants qui sont vraiment hors du commun. Pour avoir tourné avec énormément de ceintures noires au fil des années, pour des pratiquants lambda comme moi et la majorité des pratiquants, le niveau est assez homogène.

On peut toujours dire que X ou Y ne mérite pas sa ceinture, mais c’est tout aussi vrai à la bleue qu’à la noire. Nous ne savons pas vraiment à quoi nous attendre avec les grades. Pour ma génération, nous nous sommes comparés aux Brésiliens quand personne en Europe n’était au-dessus de la ceinture violette.

À croire que nous gardons un traumatisme et que nous avons imaginé un niveau qui n’existe que dans nos têtes ou chez de rares athlètes. Ce manque de confiance dans leur niveau impacte leur jeu lorsqu’ils pratiquent, comme s’ils ne devaient cesser de s’en vouloir de ne pas réussir à placer telle ou telle technique sur un adversaire.

Mais être ceinture noire, ce n’est pas battre tout le monde ; ce n’est pas être invincible. C’est davantage un recul sur notre discipline, une histoire technique mais aussi personnelle, un partage, un jeu, une performance par moments, et des moments de doute, comme cela a toujours été le cas au cours de notre progression.

Il faut avoir confiance dans le fait que des personnes nous ont considérés comme aptes à la porter, et que nous pouvons l’accepter pour simplement continuer à progresser de façon réaliste.

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Martial Reflections of an Hypnofighter #620: Imposter Syndrome on the Mat: Deconstructing the Myth of the Black Belt

It may seem counterintuitive, but in Jiu-Jitsu, the more I meet and converse with black belts, the more I realize that many self-deprecate and consistently perceive themselves as inadequate, or at least not good enough.

This phenomenon is undoubtedly fueled by comparisons to elite competitors or extraordinary practitioners. Having sparred with numerous black belts over the years, I observe that for average practitioners—like myself and the majority of practitioners—the skill level remains relatively homogeneous.

One could always argue that a specific individual does not deserve their belt rank, but this assertion holds as true for a blue belt as it does for a black belt. We lack a clear consensus on what rank expectation should entail. For my generation, we referenced ourselves against Brazilian athletes at a time when virtually no one in Europe held a rank above purple belt.

It appears we retain a lingering trauma, having idealized a performance standard that exists solely in our minds or among a rare elite of athletes. This cognitive lack of self-efficacy negatively impacts their performance during practice, creating a cognitive load where practitioners continuously blame themselves for failing to execute a specific technique on an opponent.

However, holding a black belt does not imply defeating every opponent, nor does it denote invincibility. It represents a broader psychological perspective on our discipline—an integration of technical and personal history, shared knowledge, playfulness, contextual performance, and transient periods of self-doubt, consistent with long-term skill acquisition.

One must trust that qualified instructors deemed us fit to bear this rank, allowing us to accept it and realistically pursue continuous progression.

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Pank Hypnose #1406: Peut on simplifier l’hypnose pour atteindre une communication hypnotique fluide?

Une question intéressante et une mise en application compliquée.

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Réflexions de Pank / Instantané n° 625 : Au-delà du dogme du positivisme : Réévaluer l’impact et la fonction de la formulation négative

Je sais que nous sommes complètement conditionnés à penser qu’il faut absolument utiliser les mots positifs et éviter les orientations négatives — officiellement parce que le cerveau ne comprend pas la négation, alors qu’il met surtout plus de temps à la traiter.

Cette vision nous vient du New Thought, avec en toile de fond l’idée que nos croyances ou nos pensées construisent notre réalité. Seulement, c’est une simplification des choses ; pire encore, nous savons qu’avoir un état d’esprit positif ou négatif face à la maladie ne change rien au mal qui nous ronge.

De plus, il existe aussi la force du négatif : cette capacité à être plus ouvert et plus prudent, précisément pour éviter que le pire ne survienne. Dire à un joueur d’échecs de ne pas observer ce qui pourrait le faire damer, ou à un investisseur de ne pas regarder ce qu’il pourrait perdre, est absurde.

Le négatif ou le positif, nous pourrions dire que nous les « chargeons » d’une intention ou d’un sens qui est propre à chacun. C’est vrai que nous pourrions nous dire que les gens positifs ont une meilleure vie et que les négatifs ne cessent de se plaindre, mais en réalité, n’est-ce pas parce que leur vie est difficile qu’ils s’expriment de manière négative, et inversement ?

Cherchons plutôt à comprendre ce qu’il y a derrière le mot pour déterminer si, pour une personne, il est aidant/facilitant ou limitant, plutôt que positif ou négatif.

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Reflections by Pank / Snapshot No. 625: Beyond the Positivity Dogma: Re-evaluating the Impact and Function of Negative Language

I am aware that we are fully conditioned to believe that we must exclusively use positive language and avoid negative orientations—officially because the brain supposedly does not process negation, whereas, in reality, it simply requires more time to process it.

This perspective stems from the New Thought movement, underpinned by the premise that our beliefs and thoughts construct our reality. However, this constitutes an oversimplification. Furthermore, empirical evidence demonstrates that maintaining a positive or negative mindset during an illness has no bearing on the underlying pathology itself.

Additionally, there is intrinsic value in negativity: the capacity to maintain heightened vigilance and prudence specifically to prevent adverse outcomes. Advising a chess player to ignore threats to their pieces, or an investor to overlook potential losses, is nonsensical.

Both negativity and positivity are invested with an intention or meaning unique to the individual. While it may appear that optimistic individuals experience better lives whereas pessimistic individuals complain continuously, could this correlation exist because a difficult life prompts negative expression, rather than the reverse?

Rather than categorizing language as strictly positive or negative, we should aim to understand the underlying construct to determine whether it serves a facilitating or limiting function for the individual.

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