
Dans nos interactions, nous avons facilement des idées sur les solutions que les autres peuvent mettre en place, par connaissance du sujet, par recul ou parfois par intuition. Nous proposons et disséminons ces idées comme des possibilités, des options qui pourraient peut-être aider ou faire avancer notre interlocuteur.
Si nous pouvons facilement nous dire que c’est une démarche constructive, il y a un moment où nous pouvons nous interroger afin de savoir si notre simple conseil n’est pas une directive ou, comme on aime à le partager en hypnose conversationnelle, une suggestion cachée.
Et comment pourrions-nous nous en rendre compte ? Simplement quand nous observons que l’autre ne suit pas ou n’écoute pas ce que nous lui conseillons. Si ce que nous offrons est une option, nous savons par nature qu’elle peut ne pas être prise en compte. Si nous estimons que l’autre devrait « suivre » notre conseil, nous entrons dans une démarche de prise de pouvoir.
Personne n’a de comptes à nous rendre sur nos conseils ; il y a des probabilités de réussite tout comme il y a des possibilités d’échec. Se sentir frustré, agacé et à la limite de la colère parce que l’autre ne prend pas en compte ce que l’on dit va donc plus loin qu’une aide à la résolution : c’est une imposition d’une vérité sur ce qui est vrai et juste, et une sorte de mépris sur l’incapacité de l’autre à trouver ce qu’il faut faire.
Quand nous conseillons, restons simplement une source potentielle d’idées, comme le Net, les IA, les autres amis ou les bouquins. L’autre fait ses expériences et valide ou invalide ce qui est proposé avec ce qu’il est, et non ce que nous souhaiterions qu’il soit ou qu’il fasse…
Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog
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Pank’s Reflections / Snapshot n°582 : From Advice to Injunction: Power Dynamics and Psychological Postures in Human Interaction
In our interactions, we readily formulate solutions for others to implement, driven by expertise, perspective, or intuition. We propose and disseminate these ideas as possibilities—options that might assist or propel our interlocutor forward.
While we often conceptualize this as a constructive endeavor, a pivotal moment arises where we must question whether our mere advice functions as a directive or, as conceptualized in conversational hypnosis, a covert suggestion.
How might we detect this? Simply by observing our reaction when the other individual fails to follow or listen to our counsel. If what we offer is genuinely an option, we inherently accept that it may be disregarded. Conversely, if we believe the other party should follow our advice, we shift toward a dynamic of power acquisition.
No one is accountable to us regarding the advice we provide; there exist probabilities of success just as there are possibilities of failure. Feeling frustrated, annoyed, or bordering on anger because our words are ignored transcends altruistic problem-solving. It constitutes the imposition of a subjective truth as absolute reality, accompanied by a latent contempt for the other’s perceived inability to discern the correct path.
When offering counsel, we must remain a mere potential resource for ideas—akin to the internet, artificial intelligence, friends, or literature. The individual undergoes their own experiences, validating or invalidating what is proposed based on who they fundamentally are, rather than who we wish them to be or what we desire them to do.
Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog



