Prendre sa place est personnel, c’est aussi un moyen de s’adapter, tout en s’autorisant que les autres soient étonnés voire critiques. L’essentiel est de vous trouver à l’aise dans vos pensées et comportements dans la vie.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Je lisais ce matin un article sur Epstein et ses conséquences. Le journaliste qualifie l’individu de monstre. Je me suis dit qu’il est le reflet de chacun d’entre nous. L’ombre de beaucoup, le monstre en nous qui, avec du pouvoir, du narcissisme et de l’impunité, peut resurgir sans moralité.
Nous le savons, même des personnes qui prêchent et qui décident de se tourner vers un Dieu se retrouvent dans des affaires obscures. Le monstre est en nous, dans notre nature humaine. Nous le savons avec l’expérience de Milgram ou l’effet Lucifer. Nous ne sommes pas intrinsèquement bons, et quand il y a des opportunités, des possibilités où il n’y aura probablement pas de conséquences, nous nous autorisons certaines actions.
Certes, vous me direz que vous, vous ne feriez rien à des jeunes, ou que vous avez une droiture. Seulement, nous tous, humains que nous sommes, avons des faiblesses. C’est d’ailleurs la force des manipulateurs que de trouver ce qui nous met dans un état pulsionnel, dans un monde de désir dans lequel notre cerveau se met en mode avion.
Que ce soit le pouvoir, l’argent, le sexe, la reconnaissance, l’amour, etc. Combien ont vendu leur moralité pour des gains divers ? Et attention, ne les regardons pas avec un mépris simpliste, regardons nos propres ombres, nos vices. Posons-nous la question : si nous n’avions aucune limite, que nous pouvions tout faire pendant des décennies, jusqu’où irions-nous ?
Ne vous mentez pas, personne ne lira dans votre esprit. Allez chercher en vous : est-ce que vous voleriez ce qui appartient à d’autres ? Est-ce que vous vous vengeriez d’une personne ? Est-ce que vous imposeriez quelque chose à ceux qui vous ont méprisé ?
Quotidiennement en cabinet, on touche les ombres, et elles sont ce qu’elles sont : dures, sans cœur, pulsionnelles et destructrices. Mais elles ne sont pas maîtresses à bord. La question est : que se passe-t-il quand on laisse l’ombre à la lumière du quotidien ?
Pank’s Reflections / Snapshot #516: The Monster Within Us
This morning I was reading an article about Epstein and its consequences. The journalist calls the individual a monster. I thought that he is a reflection of each of us. The shadow of many, the monster within us that, with power, narcissism, and impunity, can resurface without morality.
We know it, even people who preach and who decide to turn to God find themselves involved in obscure affairs. The monster is within us, in our human nature. We know this from the Milgram experiment or the Lucifer effect. We are not inherently good, and when there are opportunities, possibilities where there will likely be no consequences, we allow ourselves certain actions.
Certainly, you will tell me that you, you would not do anything to young people, or that you have integrity. However, all of us, being human, have weaknesses. This is precisely the strength of manipulators, to find what puts us in a pulsional state, in a world of desire in which our brain goes into airplane mode.
Whether it’s power, money, sex, recognition, love, etc. How many have sold their morality for various gains? And beware, let’s not look at them with simplistic contempt; let’s look at our own shadows, our vices. Let’s ask ourselves: if we had no limits, if we could do anything for decades, how far would we go?
Don’t lie to yourself, no one will read your mind. Look deep inside: would you steal what belongs to others? Would you take revenge on someone? Would you impose something on those who have scorned you?
Daily in therapy, we touch upon these shadows, and they are what they are: hard, heartless, impulsive, and destructive. But they are not in charge. The question is: what happens when we expose the shadow to the light of everyday life?
Parfois la psychothérapie et l’hypnothérapie peuvent ne pas être suffisantes pour avancer sur ses problématiques psychiques. La médication si elle ne doit pas être automatique et de premier recourt, peut vraiment aider. Je vous lis un article sur le sujet paris le 11 fev 2026 dans le journal Aujourd’hui.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Je suis sûr que vous avez déjà entendu parler de Waldemar si vous vous intéressez à l’héritage Gracie. Waldemar était un élève des frères Gracie et plutôt bon ; il a aidé Carlson à préparer ses combats. Il a commencé à représenter l’académie Gracie pour divers combats, mais il semble qu’un doute soit apparu concernant un organisateur qui truquait les matchs (courant dans les sports de combat, les combats réels ne stimulent pas l’intérêt, cf. le catch professionnel).
Cependant, Santana est assez pauvre et cela ne le dérange pas tant qu’il gagne de l’argent. Après avoir été renvoyé par les Gracie, il défia Hélio qui ne cessait de dire qu’il était mauvais. Après une décision concernant les conditions de combat – en Gi, sous la forme du vale tudo et sans limite de temps – Hélio fut balayé par Waldemar dans un match qui dura plus de 3 heures.
Les combats longs étaient fréquents à l’époque au Brésil, mais il ne s’y passait pas grand-chose. Santana était dans la garde d’Hélio qu’il ne parvenait pas à passer, mais il ne cessait de lui asséner des coups de tête au corps et au visage. Le match se termina après s’être relevé et un gros coup de pied au visage d’Hélio.
Santana a mis à mal le discours Gracie, et Hélio a été beaucoup critiqué par George et la famille en général. Son orgueil de combattant de 42 ans a fait passer le Jiu-Jitsu pour un système où le plus fort pouvait vaincre, alors qu’il était officiellement peu technique. Et cette fois, il n’avait pas l’excuse de ne pas combattre en kimono. Pour les journalistes, les deux protagonistes n’étaient pas des combattants, mais des bagarreurs.
Santana fut un grand combattant des années cinquante. Il a ensuite combattu Carlson et d’autres bons combattants, mais il a été mis de côté par l’influence et la politique Gracie.
Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank.
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Martial Reflections of a Hypnofighter #510: Waldemar Santana vs. Hélio Gracie
I’m sure you’ve heard of Waldemar if you’re interested in the « Gracie Legacy. » Waldemar was a student of the Gracie brothers and quite good; he helped Carlson prepare for his fights. He began representing the Gracie academy for various fights, but it seems that doubts arose about an organizer who was fixing matches (common in combat sports; real fights don’t always stimulate interest, cf. professional wrestling).
However, Santana was quite poor and didn’t mind as long as he earned money. After being fired by the Gracies, he challenged Hélio, who constantly claimed he was no good. After a decision on the fight conditions – in Gi, in a vale tudo format, and with no time limit – Hélio was swept aside by Waldemar in a match that lasted over 3 hours.
Long fights were common in Brazil at the time, but not much happened. Santana was in Hélio’s guard, which he couldn’t pass, but he repeatedly delivered headbutts to the body and face. The match ended after they stood up and Hélio received a big kick to the face.
Santana undermined the Gracie narrative, and Hélio was heavily criticized by George and the family in general. His pride as a 42-year-old fighter made Jiu-Jitsu appear as a system where the stronger person could win, even though it was officially not very technical. And this time, he didn’t have the excuse of not fighting in a kimono. For journalists, the two protagonists were not fighters but brawlers.
Santana was a great fighter in the 1950s. He later fought Carlson and other good fighters, but he was sidelined by Gracie influence and politics.
Take what is good and right for you. Be One, Pank.
Nous pouvons facilement devenir sauveur dans nos professions mais cela peut facilement dériver. A nous de rester attentif à nos postures et maintenir des relations dans un cadre professionnel défini.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Il est difficile de s’adapter dans un monde plus ou moins vaste dans lequel nous évoluons. Comme je vous le partageais dans la vidéo du jour, une des choses qui peut être la plus utile à développer pour vivre mieux, c’est notre capacité d’adaptation. Plus nous nous adaptons à des pensées, des comportements ou des situations, plus nous allons pouvoir évoluer avec légèreté dans ces différentes phases de la vie.
Comme je le précisais, cela demande de l’effort, et c’est là où beaucoup d’entre nous n’ont plus ou pas envie de faire d’effort. Il y a souvent une période qui a pu donner l’illusion que ce que nous avions acquis culturellement, socialement ou idéologiquement était adapté aux situations que nous vivions.
Et puis les codes ont évolué à cause de mouvements ou de technologies, et nous nous sommes retrouvés à utiliser des mots, des comportements qui, jusqu’à présent, nous apportaient du confort, qui ne faisaient plus effet. Nous nous sommes retrouvés à nous dire que nous passions à côté de choses, puis sur certains éléments la « norme » devenait différente, voire opposée à ce que nous avions acquis avec parfois difficulté.
Bien sûr, il a fallu s’adapter, mais parfois au prix d’efforts pour éviter de se faire rejeter ou insulter d’être en fait obsolète vis-à-vis d’un système qui avance. C’est aussi pour cette raison que nous nous sentons mieux dans des « communautés » de personnes qui ont les mêmes codes que nous. Du coup, nous ne voulons plus de cet ici et maintenant, mais d’un retour vers ce qui nous semblait être la façon de penser et de vivre optimum pour NOUS, qui est désormais passée et enterrée.
Nous devenons interloqués par le présent, ses morales et autres comportements, et nous ne faisons plus d’effort d’adaptation, pour finir par penser « c’était mieux avant », alors que nous étions juste mieux adaptés à cette période…
Pank’s Reflections / Snapshot #515: I’m a Reactionary
It’s difficult to adapt in the more or less vast world in which we evolve. As I shared with you in today’s video, one of the most useful things to develop for a better life is our capacity for adaptation. The more we adapt to thoughts, behaviors, or situations, the more we will be able to evolve lightly through these different phases of life.
As I pointed out, this requires effort, and that’s where many of us no longer want to make the effort. There is often a period that may have given the illusion that what we had acquired culturally, socially, or ideologically was adapted to the situations we were experiencing.
And then codes evolved due to movements or technologies, and we found ourselves using words and behaviors that, until then, had brought us comfort, but no longer had any effect. We found ourselves thinking that we were missing out on things, and then on certain elements, the « norm » became different, even opposed to what we had sometimes with difficulty acquired.
Of course, we had to adapt, but sometimes at the cost of effort to avoid being rejected or insulted for being, in fact, obsolete in relation to a system that is moving forward. It is also for this reason that we feel better in « communities » of people who share the same codes as us. As a result, we no longer want this here and now, but a return to what seemed to us to be the optimal way of thinking and living for US, which is now past and buried.
We become perplexed by the present, its morals and other behaviors, and we no longer make an effort to adapt, ending up thinking « it was better before, » when in fact we were just better adapted to that period…
Il peut être parfois complexe de développer notre compétence d’adaptation. Pourtant dans le quotidien, plus nous faisons l’effort de nous adapter aux situations plus nous développons des aptitudes qui nous apporteront à moyen termes des bénéfices dans le quotidien.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Nous pourrions nous dire que nous vivons une époque où le sport est accessible à tous (surtout en France grâce aux associations) et que toutes les populations peuvent facilement se retrouver dans des clubs pour pratiquer. Pourtant, nous avons des rappels constants qui ne sont que des rappels, car avant les remous de situations comme celles impliquant ATOS ou CHECKMAT, il y avait déjà des problèmes et cela continuera certainement après.
Les femmes ne peuvent pas toujours pratiquer toutes les disciplines ou le faire dans des conditions qui peuvent parfois être nauséabondes. Entre les hommes qui pensent qu’il y a une opportunité, ceux qui les objectivent, et ceux qui, à l’inverse, les voient comme impures ou intouchables, nous nous retrouvons face à une difficulté subie qui ne devrait pas exister, mais qui est bien réelle.
Les arts martiaux, et je le répète souvent dans mes publications, sont ouverts à TOUS. Si je suis très uniforme et que nous ne nous distinguons pas, c’est aussi pour que, pendant le temps de la pratique, nous ne nous retrouvions pas dans un monde de différences (qui a ses avantages et ses inconvénients) mais dans un monde commun, avec des codes et des règles qui, pour la session, sont « universels » aux pratiquants.
La neutralité est recherchée. C’est peut-être pour cette raison que, dans le dojo, je n’apprécie pas la mise en avant de pratiquants, notamment les compétiteurs ou les personnes qui veulent sortir du lot. C’est précisément cette conformité, transitoire et volontaire, qui fait que, dans ce cadre, hommes et femmes peuvent se sentir en territoire connu et dans un effort commun.
Voir l’autre comme un pratiquant, quelles que soient ses caractéristiques, juste comme un co-apprenant, qui parfois deviendra un adversaire, un némésis, un acolyte ou simplement une personne de plus que l’on croise sur le tatami. Faire en sorte que les femmes puissent se retrouver facilement dans l’académie, autant par l’attitude des disciples que par celle des professeurs, est essentiel pour faire avancer nos disciplines.
Martial Reflections of an Hypnofighter #509: Making the Practice Space Neutral and Uniform
We might tell ourselves that we are in an era where sport is accessible to everyone (especially in France thanks to associations) and that all populations can easily find themselves in clubs to practice. And then we have reminders that are just reminders, because before the turmoil of situations like ATOS or CHECKMAT, problems already existed, and they will certainly continue afterwards.
Women cannot necessarily practice all disciplines or do so under conditions that can sometimes be nauseating. Between men who think there’s a chance, those who objectify them, and those who, conversely, see them as impure or untouchable, we find ourselves facing a endured difficulty that shouldn’t exist but is real.
Martial arts, and I often repeat it in my posts, are open to ALL. If I am very uniform and we don’t distinguish ourselves, it’s also so that during practice, we don’t find ourselves in a world of differences (which has its pros and cons) but in a common world, with codes and rules that, for the session, are « universal » to practitioners.
Neutrality is sought. Perhaps this is why, in the dojo, I don’t like the highlighting of practitioners, especially competitors or people who want to stand out. It is precisely this transient and voluntary conformity that allows both men and women to feel in familiar territory and in a common effort within this framework.
Seeing the other as a practitioner, regardless of their characteristics, just as a co-learner, who sometimes will become an opponent, a nemesis, an acolyte, or just another person one crosses on the tatami. Ensuring that women can easily find themselves in the academy, both through the attitude of the disciples and that of the instructors, is essential to advance our disciplines.
Ces JO vont mettre en avant des athlètes incroyables. Mais en général ce n’est pas ceux qui ont le plus travaillés qui vont gagner, c’est ceux qui vont cumuler travail, don et chance au moment des épreuves.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
En ce moment, on ne peut pas échapper à l’affaire Epstein. Et j’avoue que ce n’est pas vraiment le nombre de personnes impliquées qui me pose le plus problème. Sachant que nous avions tous l’intuition, en tant que citoyens, qu’il y a bien sûr des personnes d’un certain niveau social qui n’hésitent pas à outrepasser les rapports moraux pour faire et obtenir ce qu’elles veulent. Ce qu’elles veulent sont en général des éléments pulsionnels qu’elles n’arrivent pas à maîtriser : une volonté de prise de pouvoir, une notion de se prendre pour intouchables, capables de tout, et surtout de faire ce qu’elles veulent quand elles veulent.
Ce qui me dérange le plus dans toute cette affaire, et surtout dans sa médiatisation, dans le fait de proposer tous ces dossiers, ces fichiers qui vont très certainement intéresser énormément de monde, c’est qu’on ne prend pas en compte les personnes qui ont été victimes de ces prédateurs. Si je reprends ce que je vous partageais il y a deux jours sur le fait qu’on n’utilise pas forcément les bons mots, qu’on aime à utiliser le mot « harcèlement » quand on peut facilement parler de « violence » ou « d’agression », en parlant de l’affaire Epstein, nous ne sommes pas en train de mettre en avant les agressions. Le mot « affaire » donne une idée juridique, une histoire, alors que derrière, ce sont des milliers d’agressions sur des personnes qui ont été des victimes, des personnes qui vivent depuis des années, voire des décennies, avec des souffrances, avec en plus une sensation que personne ne peut les écouter. Parce que ce qu’elles ont vécu peut être difficile à croire. Comme je vous le disais, nous avons tous une intuition qu’il se passe sur certains aspects des choses que nous n’imaginons que peu.
Alors, quand une victime de ces agressions va en parler, on peut avoir rapidement l’impression qu’elle est folle. On peut se dire que c’est une histoire. Et on a beau avoir développé, au travers de #MeToo, un ensemble d’attention pour les victimes, certaines choses semblent encore délicates à accepter. Et c’est certainement parce que là encore, la morale de la plupart des gens, même s’il y a bien sûr une volonté plus juste, plus positive, admettre que des personnes sont amorales amènerait une remise en question inconsciente de ce qu’ils pensent être bon, mauvais, possible et/ou impossible. J’espère que nous allons passer à autre chose que parler des coupables comme un « drama » agréable, amusant et stimulant pour les médias, et que nous allons nous poser sur les différentes victimes et voir ce qui sera un jour fait pour elles si quelque chose est initié.
Pank’s Reflections / Snapshot #514: The Epstein Affair
Right now, there’s no escaping the Epstein affair. And I admit that it’s not really the number of people involved that bothers me most. Knowing that we all had an intuition, as citizens, that there are, of course, people of a certain social standing who don’t hesitate to overstep moral boundaries to do and get what they want. What they want are generally impulsive elements they can’t control: a desire for power, a notion of considering themselves untouchable, capable of anything, and above all, doing what they want when they want.
What bothers me most in this whole affair, and especially in its media coverage, in the fact of releasing all these files and documents that will certainly interest a lot of people, is that we are not considering the victims of these predators. If I refer to what I shared with you two days ago about not necessarily using the right words, that we like to use the word « harassment » when we can easily talk about « violence » or « aggression, » when discussing the Epstein affair, we are not highlighting the aggressions. The word « affair » gives a legal idea, a story, whereas behind it, there are thousands of aggressions against people who have been victims, people who have been living for years, even decades, with suffering, and furthermore, a feeling that no one can listen to them. Because what they have experienced can be difficult to believe. As I told you, we all have an intuition that things happen in certain aspects that we barely imagine.
So, when a victim of these aggressions talks about it, one can quickly get the impression that she is crazy. One might think it’s just a story. And despite the development, through #MeToo, of a collective attention for victims, some things still seem delicate to accept. And this is certainly because, once again, the morality of most people, even if there is certainly a fairer, more positive will, admitting that people are amoral would lead to an unconscious questioning of what they consider good, bad, possible, and/or impossible. I hope that we will move on from talking about the culprits as a pleasant, amusing, and stimulating « drama » for the media, and that we will focus on the various victims and see what will eventually be done for them if anything is initiated.