
S’il y a une chose que je n’aime pas dans le MMA actuel, ce sont les combats organisés pour protéger les combattants ou pour les faire progresser artificiellement face à des adversaires qui ne servent souvent qu’à gonfler leur palmarès.
Il y avait une organisation qui avait certes plein de défauts, mais qui cherchait toujours à éprouver le combattant, et elle n’hésitait pas à sacrifier ses propres héros. Le Pride a brisé des carrières. On peut penser à celle de Sakuraba comme à celle de Yoshida qui, bien que Japonais, ont été érigés en « légendes » en battant les Gracie ou lors de combats dantesques, tout en étant parallèlement livrés à de véritables exécutions publiques… et ce, à plusieurs reprises.
Si les Européens et les Américains ont un fétiche pour les combattants affichant zéro défaite, les Japonais recherchent des combattants animés par la mentalité de tout sacrifier sur l’autel de la voie du guerrier (Bushido). Attention, cela est fait parce que c’est la demande des spectateurs, ou plus précisément des consommateurs.
« Saku » a été détruit à trois reprises avec une violence qui s’apparentait à de l’acharnement de la part des organisateurs, comme si le style du Japonais pouvait miraculeusement s’adapter à un style qui en était pourtant le némésis absolu.
Et c’est là que nous retrouvons un paradoxe : à côté des freak shows ou des combats truqués, l’organisation pouvait — à l’instar de l’UFC aujourd’hui — mettre en avant des combattants qui n’avaient pas le niveau requis pour le sommet (comme Takeda), tout en acceptant de torturer et de briser un symbole, un pratiquant qui permettait pourtant aux arts martiaux nippons de relever la tête face à l’hégémonie brésilienne et américaine de l’époque.
Sans aller jusqu’à de telles extrémités, qu’il serait appréciable que l’UFC nous propose des combats ajustés aux niveaux réels, et moins d’affrontements calibrés pour faire accumuler de l’expérience à des stars désignées par les médias sociaux et le business potentiel.
Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/
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Reflections of an Hypnofighter #592: The Paradox of Pride FC: Between Warrior Sacrifice and Market Logic
If there is one thing I dislike about contemporary MMA, it is the matchmaking designed to protect fighters or artificially build them up against opponents who serve no other purpose than to pad their records.
There was once an organization that, despite its many flaws, constantly sought to test the ultimate fighter, never hesitating to sacrifice its own heroes. Pride FC destroyed careers. One can easily point to Sakuraba or Yoshida who, despite being Japanese, were elevated to the status of « legends » by defeating the Gracies or participating in titanic battles, while simultaneously being subjected to genuine public executions… on multiple occasions.
While Europeans and Americans obsess over undefeated records, Japanese audiences demand fighters possessing a mindset ready to sacrifice everything on the altar of the warrior’s path (Bushido). Mind you, this occurred because it aligned with the expectations of the spectators, or more accurately, the consumers.
« Saku » was brutally defeated three times with a severity that felt like organizational cruelty, as if the Japanese fighter’s style could miraculously adapt to a system that was its absolute nemesis.
And herein lies the paradox: alongside freak shows or fixed fights, they could—much like the UFC today—promote fighters who lacked the required elite level (such as Takeda), while simultaneously allowing the torture and destruction of an icon; a practitioner who nevertheless enabled Japanese martial arts to stand tall against the Brazilian and American hegemony of that era.
Without reverting to such extremes, it would be refreshing if the UFC provided matchups accurately tailored to competitive skill levels, rather than matchmaking designed to build experience for stars manufactured by social media and commercial potential.
Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/



