Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
« Toujours plus », c’est vraiment un programme qui semble faire partie de nous, l’humanité, et qu’il est presque stupide de ne pas vouloir avancer encore et toujours. Comme si les nomades que nous avons pu être devaient juste continuer à avancer, même si les terres que nous croisons peuvent nous convenir pour nous poser et juste profiter de ce qui est, avec ses plus et ses moins.
Et c’est peut-être notre idée quasiment absolutiste qui demande sans cesse de répondre à une permanence et une « perfection » fantasmée qui fait que nous ne prenons pas la satisfaction de l’instant comme durable. Notre capacité à nous habituer à tout, et donc de ne plus rien remarquer comme bien, est destructrice parce que nous allons vers encore plus.
Par contre, si le moindre élément ne va pas, nous sommes en guerre pour améliorer voire tout détruire et nous remettre en marche. Oui, c’est l’évolution, mais à se demander si cette avancée infinie satisfera un jour, ou si, comme régulièrement je vous le partage, nous devons nous imposer une culture de la satisfaction ou, au minimum, une conscience que ce que nous avons peut être largement suffisant.
Oui, il y a des comparaisons sans cesse, mais comparez dans ce cas à ce qui était vécu à d’autres ères de la civilisation humaine et vous ne pourrez que vous dire que ce que vous avez aujourd’hui est bien suffisant pour être satisfait.
Pank’s Reflections / Snapshot No. 644: The Illusion of « Always More »: From Evolutionary Drive to a Culture of Contentment
« Always more » appears to be an intrinsic cognitive and behavioral program within humanity, to the point where halting continuous advancement is often perceived as irrational. It is as though our nomadic ancestors were bound to relentless movement, even when encountering environments fully capable of sustaining them—where they might otherwise have settled and appreciated reality with its inherent advantages and drawbacks.
Perhaps it is our near-absolutist pursuit of a persistent, idealized perfection that prevents us from experiencing present satisfaction as a durable state. Our tendency toward complete psychological habituation—whereby favorable conditions are no longer consciously appreciated—becomes counterproductive, propelling us into an endless drive for accumulation.
Conversely, when even a minor variable fails to align with expectations, a drive emerges to reform, optimize, or dismantle the existing structure to resume forward progression. While this mechanism underpins human evolutionary adaptation, it raises the fundamental question of whether infinite progress can ever yield psychological fulfillment. Alternatively, as frequently proposed, there may be a necessity to cultivate a deliberate framework of contentment, or at least a conscious awareness that present resources are fundamentally sufficient.
While social and temporal comparisons remain pervasive, contextualizing present conditions against historical epochs reveals that current resources are more than adequate for sustained satisfaction.
Il n’est pas si naturel que cela de s’intéresser à d’autres systèmes ou écoles que la nôtre. Cela fait des décennies que je vais dans des stages, que j’étudie différentes écoles et différents styles, et je me rends souvent compte, pendant les échanges avec les pratiquants, que ce sont la plupart du temps des personnes qui n’ont quasiment jamais vu d’autres façons de faire que celle de leur dojo ou, au mieux, celle des instructeurs que leur académie fait venir pour un stage spécifique.
Il y a également par la suite une sorte d’entre-soi, le fait de rester avec des senpai ou des sensei que l’on connaît depuis des années sans plus jamais aller découvrir des façons de faire parfois assez contraires à nos pratiques.
L’esprit MMA, dans ma façon de voir les choses, consiste à aller dans les autres systèmes et à apprendre d’eux ; il y a des choses qui plaisent, d’autres moins. J’ai toujours trouvé génial que des sensei comme Minoru Mochizuki aient eu autant de pratiques différentes, avec un cumul de hauts grades dans beaucoup des champs d’apprentissage qu’ils avaient initiés. Que ce soit en judo, aikido, karaté ou iaï, il a eu une véritable quête.
Aujourd’hui, nous avons tout à disposition au travers des stages. Cela ne nous rendra évidemment pas bons dans le style après une seule session, mais nous pourrons les répéter si cela nous plaît, ce qui nous donne a minima la possibilité d’ouvrir les yeux sur des façons d’aborder les choses et de sortir de nos croyances sur ce qu’est une méthode de combat.
Il y a en plus des pratiquants particulièrement bons dans ce qu’ils proposent, qui gardent un esprit combattant prêt à mettre de l’opposition pour démontrer leurs principes. C’est toujours une nouvelle porte qui peut nous permettre de nous ouvrir à une nouvelle réflexion dans nos pratiques.
Martial Reflections of an Hypnofighter #638: Openness to External Systems: Overcoming Martial Dogmatism Through Interdisciplinary Practice
It is not as natural as it might seem to take an interest in systems or schools other than one’s own. For decades, I have been attending seminars and studying various styles and schools, and during discussions with practitioners, I frequently observe that most have rarely experienced approaches outside their home dojo—or, at best, beyond the guest instructors brought in by their own academy.
Furthermore, a form of insular self-containment often develops: staying exclusively with familiar senpai or sensei for years, without exploring methods that may fundamentally contradict one’s own practices.
The core mindset of MMA, as I perceive it, lies in stepping into other systems to learn from them—extracting elements that resonate while setting aside those that do not. I have always found it remarkable that master figures such as Minoru Mochizuki engaged in such diverse practices, achieving high ranks across numerous disciplines he pursued. Whether in Judo, Aikido, Karate, or Iaido, his trajectory reflected a genuine lifelong quest.
Today, opportunities are readily accessible through seminars. While a single workshop will not yield mastery in a new style, it offers a foundation to build upon if pursued further. Above all, it provides a crucial opportunity to broaden one’s perspective on combat methodologies and challenge ingrained assumptions about fighting systems.
Moreover, one encounters exceptional practitioners who maintain an authentic combat spirit, willing to apply real resistance to demonstrate their core principles. This constantly opens new avenues for critical reflection within our own practice.
Chercher les mots qui déclenchent des états positifs est une quête que l’on peut souvent mettre de côté sans s’en rendre compte.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Pour faire suite à la dernière réflexion, il est certain que si nous agissons, nous allons prendre de l’expérience et nous créer une histoire ; mais il y a aussi une forte chance que ce que nous allons initier ne fonctionne pas. Parfois, on se dit qu’on aurait dû plus préparer. C’est vrai, on aurait pu, mais on peut passer sa vie à préparer et à parler, tandis que le potentiel que rien ne soit fait se démultiplie.
Donnez-vous une limite de préparation et agissez. Dans le sport d’opposition, on le ressent : ce moment où on commence à bien voir ce que nous avons à faire, mais où le corps ne suit pas. Il est pris dans la pensée qui donne de bonnes indications, mais qui n’est pas suivie assez rapidement par l’action.
Du coup, soit on ne se lance pas et on perd, soit on y va, mais nous ne sommes plus dans le bon temps. Donc nous allons risquer de ne pas réussir ou, plus intéressant mais crevant, devoir serrer les dents et tenter que ce que nous avions préparé passe.
Diminuez vos préparations. Il y aura toujours plus d’étapes à rajouter, comme pour se dire que l’idée que ça peut réussir est plus sympa que de le vivre ou de se rendre compte que nous étions partis dans le monde des idées, particulièrement loin du monde matériel.
Osez la matérialité, le dur. Respectez la pensée, mais ne vous y soumettez pas sans cesse, même si c’est ce que nos sociétés ont tant valorisé. Parfois, être moins « intelligent » et plus pratique vous fera souvent tomber et encaisser des échecs, mais vous aurez des tas d’expériences et de compétences pour vous adapter et arriver, bon gré mal gré, à destination…
Pank’s Reflections / Snapshot No. 643: The Illusion of Preparation: Bridging the Gap Between Conceptualization and Action
Following up on the previous reflection, it is certain that by taking action, we gain experience and shape our own story; however, there is also a high probability that what we initiate will fail. At times, we reflect that we should have prepared more. That may be true—we could have—yet one can spend a lifetime preparing and deliberating while the likelihood of execution diminishing to zero.
Set a strict limit on preparation and act. In combat sports, one distinctly experiences that precise moment when the cognitive understanding of what needs to be done is clear, yet the physical body fails to keep pace. It becomes trapped in thought—a thought that offers valid insights, yet lacks the execution speed required for immediate kinetic response.
Consequently, we either hesitate and forfeit, or we commit outside the optimal window of opportunity. The latter choice risks failure or, more interestingly—though physically exhausting—forces us to grit our teeth and attempt to execute what was planned despite the lag.
Reduce your preparation phases. There will always be additional steps to add, as if the mere mental representation of success were more comforting than experiencing reality itself, or realizing how far we have strayed into the realm of abstract ideas at the expense of physical materiality.
Dare to engage with materiality, with the tangible raw effort. Respect cognition, but do not remain perpetually subordinate to it, despite society’s heavy overvaluation of abstract intellect. Occasionally, being less « intellectual » and more pragmatic will lead to frequent falls and setbacks; nevertheless, it will forge a wealth of experiential knowledge and adaptive skills that will ultimately, one way or another, bring you to your destination.
Act… Be prepared to fall, and keep moving forward…
La gestion du stress est un élément clef du monde de l’hypnose mais peut être pas comme on peut le diffuser.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Comme je vous le partageais dans mon dernier article, il est étonnant de voir au Japon — une nation considérée comme le berceau de nombreux styles puissants de sports de combat tels que le karaté au KO, le Kudo, le judo, le kickboxing et ses variantes du catch wrestling avec le SAW et le Combat Wrestling, ou encore du MMA avec le Shooto, le Wajyutsu ou le Pancrase — que l’on n’ait pas valorisé ces combattants cherchant le KO pour représenter le pays, mais qu’on ait plutôt choisi des athlètes plus ou moins formés au combat pour le faire.
Ce n’est pas une notion propre au XXIᵉ siècle : Rikidōzan avait fait dégénérer un combat contre Kimura, et Inoki avait affronté Ali dans un style mixte. À chaque fois, il s’agissait de pro wrestlers. Pour les fans du Pride, des combattants incroyables comme Alexander Otsuka ou Kiyoshi Tamura ont été envoyés pour représenter la discipline et ont subi de nombreux revers.
Mais celui que l’on connaît le mieux reste Sakuraba, qui représentait la quintessence du pro wrestling. Pourquoi n’avoir pas plutôt considéré un karatéka, un kickboxeur, voire un judoka (nous avons eu à cette période Akira Shoji, Yoshihiro Akiyama ou le grand Hidehiko Yoshida) pour représenter les arts martiaux japonais ?
Est-ce parce que, comme nous le voyons aujourd’hui bien trop souvent, les styles dits « traditionnels » ont eu peur de faire pâle figure et de se faire battre selon des règles qui ne sont pas les leurs ? Quand on voit que des champions Kyokushin de l’IKO ne peuvent pas participer à d’autres organisations sans subir de blâme, ou que la Fédération japonaise de judo a banni Ishii, champion olympique, pour s’être lancé dans le MMA ?
Est-ce que les styles reconnus préfèrent laisser les gens du spectacle prendre la place en tant que « meilleurs » avec un regard de mépris, en se disant : « Eux, ce sont des showmen, ils sont faibles et il est normal qu’ils perdent en MMA. Si nous, nous en avions le droit… » ?
En tout cas, les pro wrestlers des années 1990-2000 ont créé de grandes écoles de MMA et des organisations qui ont permis à des champions d’éclore et à des milliers de pratiquants d’exercer des styles complets.
Martial Reflections of a Hypnofighter #637: Why Pro Wrestlers Were Considered Stronger Than Knockout-Oriented Combat Athletes
As I shared with you in my previous article, it is striking that Japan—a nation widely regarded as the cradle of numerous formidable combat styles such as full-contact Karate, Kudo, Judo, Kickboxing, along with catch wrestling derivatives like SAW and Combat Wrestling, as well as MMA precursors like Shooto, Wajyutsu, or Pancrase—did not prioritize its knockout-seeking fighters to represent the country, choosing instead more or less cross-trained athletes for this role.
This phenomenon is by no means unique to the 21st century: Rikidōzan famously engaged in a legitimate shoot-style bout against Kimura, and Antonio Inoki fought Muhammad Ali in a hybrid rules match. In each instance, pro wrestlers took center stage. For fans of the Pride Fighting Championships, exceptional competitors like Alexander Otsuka or Kiyoshi Tamura were sent to represent the discipline, only to suffer numerous setbacks.
However, the most renowned among them remains Kazushi Sakuraba, who embodied the absolute pinnacle of pro wrestling. Why was there no equivalent push to have a karateka, a kickboxer, or even a judoka (despite having figures like Akira Shoji, Yoshihiro Akiyama, or the legendary Hidehiko Yoshida during that era) represent Japanese martial arts?
Could it be that, as we observe all too frequently today, « traditional » disciplines feared losing face and being defeated under rulesets outside their own? Consider how Kyokushin IKO champions face reprimands for competing in outside promotions, or how the All Japan Judo Federation effectively ousted Olympic champion Satoshi Ishii when he transitioned to MMA.
Do established traditional styles prefer to let entertainers take the spotlight as the « top fighters » while looking down on them, rationalizing: « They are merely showmen, so it is natural they lose in MMA; if only we were allowed to compete… »?
Regardless of the motive, the pro wrestlers of the 1990s and 2000s established major MMA academies and promotions that cultivated world-class champions and enabled thousands of practitioners to train in complete, integrated fighting styles.
La gestion du stress est un élément clef du monde de l’hypnose mais peut être pas comme on peut le diffuser.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Notre société pense trop, surtout la nôtre qui est complètement « apaisée » et encore dans une certaine sérénité financière. Nous sommes capables de faire des thèses énormes sur Reddit ou sur les différents réseaux sociaux. Nous sommes dans un monde qui intellectualise tout, comme si c’était la seule façon d’agir et, en tout cas, celle qui est la plus juste.
Pourtant, on le sait, on peut cogiter autant que l’on veut, on peut faire des projections incroyables, mais à moins d’être dans un centre de recherche, si on ne met jamais en action nos logiques, nous n’allons pas avancer des masses.
Penser un peu, agir, repenser et réagir, cela nous ferait certainement beaucoup plus de bien. Cela éviterait un monde virtualisé dans nos têtes autant que dans nos téléphones. Nous sommes capables d’agir, mais nous l’avons mis de côté parce que tout semble venir en quelques clics, quelques échanges avec un bot.
Si nous ne créons plus de mouvements, si nous ne mettons plus en place des actes, nous pourrons avoir ce que j’entends tellement en consultation : regretter et avoir cette sensation d’être passé à côté de quelque chose. Et si l’on peut passer à côté de bien des choses quand on loupe ce que l’on initie, on a au moins une expérience, alors que si l’on passe à côté de tant de choses parce qu’on l’a intellectualisé, les souvenirs de ne rien faire d’autre que d’y penser risquent de piquer…
Pank’s Reflections / Instantaneous No. 642: Act and Act Again
Our society overthinks, particularly ours, which remains thoroughly comfortable and financially secure. We are capable of writing elaborate dissertations on Reddit or across various social media platforms. We live in an hyper-intellectualized world, operating under the assumption that conceptual analysis is the sole and most legitimate form of engagement.
Yet, as we well know, no matter how much we ponder or generate elaborate projections, unless one works within a formal research institution, failing to translate logic into action yields minimal real-world progress.
A cycle of moderate reflection, execution, re-evaluation, and subsequent action would be far more beneficial. This approach would mitigate the risk of living in a virtualized existence, bounded within our minds and smartphones. We possess the capacity for action, yet we have set it aside because instant gratification appears reachable within a few clicks or conversational exchanges with an AI bot.
By ceasing to initiate movement and execute concrete acts, we court a pervasive outcome frequently observed in clinical consultation: regret and the poignant sense of a missed life. While failing in an attempt still provides valuable experiential learning, forfeiting opportunities purely through over-intellectualization leaves behind a bitter memory of passive contemplation…