
Je l’ai souvent partagé : j’ai la sensation que notre société française est orientée vers le centre mental. D’ailleurs, nous assistons depuis quelques années à une critique du centre instinctif. Si nous pouvons voir et lire des arguments sur le fait que, rationnellement, nous devrions davantage prendre en compte les émotions, ce n’est pas le cas pour le corps.
Dans un monde qui se numérise, où tout passe de plus en plus par la tête et de moins en moins par le corps, une distance se crée avec ce qui est pulsionnel, ce qui est en lien avec le soma. Même les critères corporels actuels se résument à des statistiques de poids, de taille ou à d’autres éléments pensés pour « optimiser ».
Le retour au corps par les jeunes générations est difficile. Regardez ce qui se passe avec ces pandémies de solitude, cette incapacité à aller au contact physique avec les autres. Sans parler de la sexualité qui a été tellement intellectualisée, tellement codée, que beaucoup préfèrent ne pas plonger dans le sujet, de peur de passer pour un pervers, un obsédé ou un individu problématique.
L’explosion de la pornographie est d’ailleurs la mise en place mentale du sexe : un développement du fantasme sans aller à la rencontre de l’autre, sans les sons, les souffles, les caresses et le reste ; juste soi avec soi…
Ce que je partageais hier avec la team HnO, c’est qu’il y a un risque majeur : le retour au corps, en tant que réponse à l’hyper-numérisation de la vie, risque de se faire de façon excessive, voire violente, faisant voler en éclat ce que le mental aura eu tant de mal à imposer… Nous restons des animaux…
Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog
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Pank’s Reflections / Snapshot n°584 : Societal Cerebralization and the Somatic Crisis: The Risks of Hyper-Digitalization
I have often shared this observation: I sense that contemporary French society is heavily oriented toward the cognitive and mental center. Furthermore, we have witnessed a systemic critique of the instinctive center over the past few years. While literature and intellectual arguments suggest that we should rationally incorporate emotions into our worldview, this consideration does not extend to the physical body.
In an increasingly digitalized world, where experiences are mediated through abstract cognition rather than physical embodiment, a profound alienation occurs between the individual and their instinctual, somatic drives. Even modern bodily standards have been reduced to quantifiable metrics—such as weight, height, and biometric data—strictly designed for « optimization. »
For the younger generations, reclaiming the body proves arduous. This is evident in the current epidemics of loneliness and the widespread incapacity to engage in genuine physical contact. Human sexuality has become so thoroughly intellectualized and rigidly codified that many individuals choose to disengage from it entirely, fearing they might be perceived as deviant, obsessed, or problematic.
The exponential rise of pornography consumption illustrates this mentalization of sexuality: it fosters the development of abstract fantasies detached from interpersonal encounters. It lacks the authentic auditory stimuli, breath, tactile touch, and shared presence of an interactive experience, leaving the individual in a state of solipsistic isolation.
As I discussed yesterday with the HnO team, there is a substantial risk that the somatic resurgence—acting as a counter-reaction to the hyper-digitalization of existence—may manifest through excessive or violent means. This potential paradigm shift could violently disrupt the very structures that the cognitive framework has meticulously labored to establish. Ultimately, we remain biological animals.
Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog



