
Pendant huit semaines, nous avons effectué nos sessions à 100 % en randoris : trois en Jiu-jitsu, trois en Luta Livre et un avec des frappes, sur des rounds de dix minutes. Combattre pour gagner, c’est bien en compétition ou pour se défendre dans la rue ; par contre, au quotidien au dojo, ces échanges sont des exercices.
Le but n’est pas spécialement de « remporter » un match sur une clé ou un étranglement, mais de réussir à aller là où l’on a décidé. Je préfère un pratiquant qui tente son thème pendant les dix minutes et qui va se faire soumettre, qu’un autre qui ne cherche que les opportunités pour soumettre.
Trop souvent, le randori éveille cette dynamique égotique et peut nous faire oublier pourquoi nous tournons, ce que nous voulons tester et ce qui doit peut-être être remis en question quand on repasse en technique.
Cependant, si l’idée est bonne, l’application l’est moins. Soit, en tant que professeur, on impose des thèmes, mais le problème c’est qu’ils ne correspondent peut-être pas au pratiquant ; soit on les laisse décider dans le combat, mais ils peuvent se sentir perdre et donc passer sur une autre orientation qui laissera le thème dans de lointains souvenirs.
L’idée est de pouvoir travailler avec des partenaires ayant un niveau un peu plus bas — pas trop bas, sinon les réponses ne seront pas réalistes — et de tenter jusqu’à ce que ça fonctionne, puis ensuite sur des personnes de notre niveau, etc.
Travailler en thème de façon personnelle, et non comme un exercice imposé par un professeur, est un vrai moyen de progresser rapidement et de mieux connaître ses forces et ses faiblesses.
Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/
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Reflections of an Hypnofighter #604 : Optimizing Motor Learning in Martial Arts: Theme-Based Pedagogical Objectives in Randori
For eight weeks, we conducted our sessions at 100% randori: three in Jiu-jitsu, three in Luta Livre, and one incorporating strikes, utilizing ten-minute rounds. Fighting to win is appropriate for competition or self-defense; however, during daily dojo practice, these exchanges serve as training exercises.
The specific goal is not merely to « win » a match via a joint lock or choke, but to successfully achieve a predetermined objective. I have a preference for a practitioner who attempts their chosen theme throughout the ten minutes, even if it leads to being submitted, over one who only seeks opportunities for a submission.
All too often, randori awakens an egoic dynamic, causing us to forget our purpose for rolling, what we intend to test, and what may need to be reassessed when returning to technical drilling.
However, while the concept is sound, its application is challenging. If a teacher imposes themes, they might not align with the individual practitioner’s needs; if left to decide during the fight, practitioners may perceive themselves as losing and abandon their objective for immediate tactical gratification.
The strategy involves working with slightly lower-level partners—though not so low that reactions become unrealistic—and repeatedly attempting the theme until success is achieved, then progressing to partners of similar skill levels, and so forth.
Engaging in personalized, self-directed theme work, rather than executing a teacher-imposed exercise, represents a significant means of accelerating progress and gaining a deeper understanding of one’s own strengths and weaknesses.
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