Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #566 : La Réinvention des Arts Martiaux : Généalogie Transnationale, Légitimation Sportive et Identités Nationales

Je taquine, et je pense que les passionnés de taekwondo ne verront pas de suite le lien. Cependant, même si on aime à dire que le style majeur coréen vient du taekkyon, la réalité est qu’il est principalement issu du karaté shotokan et que les élèves coréens de Funakoshi ont mis en place le taekwondo ou le tang soo do.

Ce qui est amusant, c’est qu’ils ont développé leur propre histoire et leur formalisme de compétition, qui a constitué le véritable différenciateur vis-à-vis de la discipline nippone d’origine. Certains poomsae sont des copier-coller des katas du shotokan, et cela ne pose aucun problème, car les arts martiaux sont, par essence, des réinterprétations de ce qui existe déjà.

Pour rappel, le tote à la base du karate signifiait à l’origine « la main de Chine », avant que l’idéogramme ne soit modifié pour devenir « la main vide », par un léger élan de nationalisme au passage.

Le Brazilian Jiu-Jitsu (BJJ) des Gracie reste du Kano Jiu-Jitsu, la base du judo, et les Japonais ou Mitsuyo Maéda (souvent associé à tort ou confondu avec Donato Pires dans les récits de transition) pratiquaient cette forme nippone. Par contre, grâce aux combats interstyles (judo, jiu-jitsu, lutte et catch wrestling), les Gracie ont développé une forme légèrement différente de la variante plus olympique que nous connaissons du judo. Néanmoins, le Kosen judo et les experts du ne-waza pratiquaient exactement les mêmes techniques.

Les Coréens avaient besoin d’un style fort et, qu’importe l’origine, leurs écoles, à l’inverse des Japonais avec le karaté, ont été assez unies et cohérentes pour faire de leur discipline un sport olympique incontestable.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #566: The Reinvention of Martial Arts: Transnational Genealogy, Athletic Legitimation, and National Identities

I am teasing, and I suspect that Taekwondo enthusiasts might not immediately see the connection. However, even though it is popular to claim that the major Korean style originates from Taekkyon, the historical reality is that it stems primarily from Shotokan Karate, and that Funakoshi’s Korean students established Taekwondo or Tang Soo Do.

What is intriguing is how they constructed their own narrative and competition format, which served as the true differentiator from the original Japanese discipline. Some poomsae are direct replicas of Shotokan katas, which is by no means problematic, as martial arts are fundamentally reinterpretations of pre-existing systems.

As a reminder, Tote, the precursor to Karate, originally translated to « Chinese hand » before the ideogram was modified to mean « empty hand »—a shift driven, incidentally, by a touch of nationalism.

Similarly, the Gracie family’s Brazilian Jiu-Jitsu (BJJ) remains rooted in Kano Jiu-Jitsu, the foundational basis of Judo; Japanese practitioners and pioneers like Mitsuyo Maeda practiced this Japanese form. Conversely, through interstyle bouts involving Judo, Jiu-Jitsu, wrestling, and catch wrestling, the Gracies developed a framework distinct from the more Olympic-focused variant of Judo we observe today. Nevertheless, Kosen Judo practitioners and ne-waza (ground fighting) experts utilized the exact same techniques.

The Koreans required a powerful, unifying style. Regardless of its lineage, their schools—unlike the fragmented Japanese Karate factions—demonstrated sufficient cohesion to elevate their discipline into an indisputable Olympic sport.

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Questiosophie, Cadre et Posture #93 : Avoir conscience des cadres pour éviter de subir ses postures.

On est dans un système social qui se met de plus en plus à valoriser les individualités et donc ses postures sans prendre en compte les cadres. Seulement si sur le papier c’est sympa, la réalité psycho social, de la non prise en compte des systèmes nous entrainera à être dans une réactance et plus une liberté …

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Réflexions de Pank / Instantané n°569 : Les limites du déterminisme psychologique face à la maladie : Au-delà du mythe du « Mindset » absolu

Si j’aime le travail et les efforts que nous pouvons faire sur nous-mêmes dans toutes les conditions de notre vie, je sature des discours de beaucoup de praticiens ou d’adeptes qui attribuent un pouvoir démesuré à l’état d’esprit qu’il faudrait adopter pour « guérir » de pathologies diverses.

Notre désir de puissance est tellement important que nous nous retrouvons face à des discours qui érigent des exceptions en généralités. Ces derniers s’appuient sur des expériences subjectives pour asséner une vérité qui, en réalité, ne se vérifie pas statistiquement.

Combien de personnes atteintes de maladies lourdes — qui étaient pourtant des personnes « saines » selon ces mêmes critères, qui travaillaient sur elles-mêmes et réunissaient toutes les conditions pour être en bonne santé — meurent parfois jeunes ou dans des conditions horribles ? Pourtant, elles avaient une confiance absolue en leur mindset et dans les différentes techniques qu’elles maîtrisaient, sans parler des groupes qui les soutenaient par des prières ou d’autres biais.

Si je pense que c’est un vrai plus que d’être accompagné, aimé et dans des conditions mentales positives, ce n’est qu’un facteur favorisant dans la guérison, mais pas la condition unique. Parce qu’inversement, j’ai vu des personnes suicidaires ou dépressives guérir de maladies lourdes alors qu’elles ne souhaitaient que la mort.

Nous sommes tellement habitués à ce besoin de croire en quelque chose que nous accordons une considération exclusive à des facteurs secondaires pour ne pas voir des faits souvent plus abrupts.

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Reflections by Pank / Instantaneous No. 569:  The Limits of Psychological Determinism in Illness: Beyond the Myth of the Absolute « Mindset »

While I value the personal work and effort we can invest in ourselves across all circumstances of life, I am weary of the discourse propagated by many practitioners or advocates who attribute a disproportionate power to the mental state required to « heal » from various pathologies.

Our will to power is so profound that we are constantly confronted with narratives that mistake exceptions for the rule. These arguments rely on subjective life experiences to establish a truth that, in reality, fails to hold up statistically.

How many individuals suffering from severe illnesses—who were otherwise considered « healthy » by these very standards, who actively worked on themselves, and possessed every asset for well-being—end up dying young or under horrific conditions? Yet, they maintained absolute confidence in their mindset and the various techniques they mastered, to say nothing of the groups supporting them through prayers or alternative means.

While I firmly believe that being accompanied, loved, and maintaining a positive mental state is a genuine asset, it is merely one contributing factor in the healing process, not the definitive condition. Conversely, I have witnessed suicidal or clinically depressed individuals recover from severe pathologies despite desiring nothing but death.

Our need to believe in something is so pervasive that we grant full weight to secondary factors simply to avoid facing harsher, more abrupt realities.

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Pank Hypnosophie #1334 : Prendre en compte les systèmes dans sa quête de développement personnel.

C’est un problème que de penser que le développement personnel peut gérer nos vies, sans prendre en compte qu’une grosse partie des évènements de la vie ne sont pas créés par notre modeste personne, mais par les systèmes où nous évoluons.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #565 : La Stagnation Martiale : Entre Charge Mentale, Doute et Résilience du Pratiquant

L’entraînement ne permet pas toujours de progresser ; il y a des moments difficiles lorsque nous stagnons sur des paliers ou quand, autour des entraînements, les choses sont complexes.

Si vous avez beaucoup de travail, que vous rencontrez des problèmes d’alimentation ou de sommeil, ou que votre quotidien est tendu, il est normal que les compétences secondaires, comme l’entraînement au dojo, soient limitées. En général, on a l’impression que c’est injuste, parce que « rien ne va », même dans cet espace d’expression qu’est la salle.

Pire encore, il se peut que ce cumul de paramètres négatifs mène à une blessure légère qui remet en question la décision même de s’entraîner. C’est ce moment où l’on s’interroge à nouveau : pourquoi vais-je m’entraîner ? Est-ce pour savoir me défendre ? Est-ce pour la santé ? Est-ce pour la compétition ? Ou peut-être pour le lien social ?

C’est dans ces phases de stagnation que nous nous questionnons, parce que les bénéfices inconscients dont nous profitions pendant des années semblent ne plus avoir de sens. Cette immobilité n’est pas que physique : l’esprit lui-même doute, parfois même refuse.

Je me souviens de mon premier sensei, Alain Baron, qui me disait : « Ne te demande pas si tu vas aller t’entraîner, prends juste ton sac et viens au dojo. » Il a raison. À quoi bon cogiter ? Il faut juste s’ajuster à ce que nous sommes en ce moment et se focaliser sur une seule petite chose, entraînement après entraînement, pas à pas… comme aux premiers jours à l’académie.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #565:  Martial Stagnation: Mental Overload, Cognitive Doubt, and Practitioner Resilience

Physical training does not systematically guarantee progression; there are critical phases when practitioners hit plateaus, or when external variables surrounding training sessions become highly complex.

When subjected to a heavy professional workload, nutritional disruptions, sleep deprivation, or acute daily stressors, it is scientifically predictable that secondary performance metrics—such as dojo training—will be compromised. Practitioners frequently perceive this as an injustice, experiencing a sense of global failure (« nothing is going right ») even within the expressive sanctuary of the training hall.

Furthermore, the cumulative impact of these adverse variables can precipitate minor injuries, triggering a profound re-evaluation of the decision to train. This pivotal moment forces a reassessment of core motivations: Is it for self-defense? Physical health? Athletic competition? Or perhaps social connectivity?

It is precisely during these periods of stagnation that existential questioning arises, as the subconscious benefits accumulated over years suddenly appear to lose their validity. This immobility is not merely somatic; the mind itself succumbs to doubt, occasionally manifesting as active resistance.

I recall my first sensei, Alain Baron, telling me: « Do not ask yourself whether you are going to train; just grab your bag and come to the dojo. » His axiom holds true. What is the utility of overthinking? One must simply adjust to their current psychophysiological state and focus on a single micro-objective, session after session, step by step… precisely like the initial days at the academy.

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Pank Hypnosophie #1333 : La libération émotionnelle, une stratégie intense.

Faire vivre une libération émotionnelle, n’est pas souvent une stratégie sélectionnée par les praticiens, alors que si cette abréaction est intense, elle est souvent un moment marquant dans nos accompagnements.

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Réflexions de Pank / Instantané n°568 : De l’illusion de toute-puissance à la normalisation de l’hypnose : l’usure de l’effet « magique »

Quand on commence l’hypnose et plus encore l’autohypnose, certainement parce que nous avons vécu une session avec un effet « waouh » ou peut-être parce que nous avons vu des personnes qui nous semblent particulièrement en maîtrise avec l’utilisation de ce système, nous pouvons facilement penser que c’est une sorte de super-pouvoir.

Un peu comme si les héros des films ou des séries, ceux qui ont un petit plus, n’étaient plus aussi loin de nous. Nous parvenons à changer des patterns, à voir de nouvelles façons de penser et, si nous sommes opérateurs, nous voyons en rue ou en scène des comportements incroyables en un claquement de doigts.

Assez rapidement, on peut tout tester sur les possibilités du système, sur nous ou sur les autres. Et puis avec le temps, la toute-puissance illusoire que nous donnait la discipline devient même anodine. Soit parce que la pratique s’est ralentie, soit parce que les sessions « magiques » en accompagnement sont rares.

Nous connaissons des centaines de personnes qui n’en pratiquent plus, alors qu’elles ont été dans la découverte d’un pouvoir… ce qui me fait dire que même si l’on se mettait à voler ou à arrêter le temps, au fond, ce serait normal au bout d’un moment. Même les bénéfices que cela nous apporterait ne seraient plus considérés ; ils deviendraient juste des options possibles et souvent mises de côté…

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Reflections by Pank / Instantaneous No. 568: From the Illusion of Omnipotence to the Normalization of Hypnosis: The Erosion of the « Magic » Effect

When discovering hypnosis, and perhaps even more so self-hypnosis—certainly because we have experienced a session with a « wow effect, » or perhaps because we have observed individuals who appear particularly proficient in using this system—we can easily come to believe it is a kind of superpower.

It is as if the heroes from movies or television series, those endowed with something extra, were no longer so far removed from us. We succeed in altering behavioral patterns, adopting new ways of thinking, and, if we operate as practitioners, we witness incredible behaviors on the street or on stage at the snap of a finger.

Very quickly, one may feel compelled to test all the possibilities of the system, whether on oneself or on others. Yet, over time, the illusory omnipotence that the discipline seemed to confer becomes utterly commonplace. This occurs either because one’s practice has slowed down, or because truly « magical » accompaniment sessions remain rare.

We know hundreds of individuals who no longer practice, despite having once felt they discovered a power… This leads me to believe that even if we were to begin flying or stopping time, it would ultimately feel normal after a while. Even the benefits such abilities would provide would no longer be valued; they would merely become accessible options, often left aside…

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Hypnose et Manipulation Mentale #82 : L’Hypnose pour être manipulatoire, admettons le… #2

Pour continuer sur la facette manipulatoire de l’hypnose et comme je le disais précédemment, si on ne fait pas admettre que l’hypnose peut manipuler, nous risquons d’autoriser des comportements problématiques.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #564 : La culture du flux : Pourquoi la production technique doit supplanter la rétention au dojo

L’importance de produire du jeu peut parfois sembler étrange dans un combat, plutôt que de chercher constamment le chaos ou la soumission. Le problème que l’on rencontre notamment en grappling, c’est qu’il est assez facile de « pourrir » le jeu.

C’est-à-dire que les opposants entrent dans une phase de rétention. Je sais bien que c’est une stratégie très actuelle, notamment en compétition. Comme les combats sont longs et qu’il faut les enchaîner, la rétention permet de fatiguer, voire d’épuiser l’adversaire pour éventuellement construire un contre ou imposer une offensive. Le souci, c’est que le dojo n’est pas la compétition. Au quotidien, nos entraînements doivent être basés sur la production afin d’être capables de mettre en place des stratégies, des tactiques ou les séries techniques que nous sommes en train de travailler.

Il est essentiel que nous soyons actifs, sinon nous allons naturellement nous figer et ne plus offrir d’opportunités, ni à notre adversaire, ni à nous-mêmes. De plus, dans les phases où nous serons dominés, nous deviendrons complètement passifs. Or, une personne passive dans un combat va, à un moment ou un autre, subir le mauvais coup ou la mauvaise posture qui la mettra encore plus en difficulté.

L’idée est d’être le plus offensif possible, ou en tout cas actif, voire proactif, pour offrir de la résistance et poser des problèmes à la personne qui s’oppose à nous. Même si le partenaire est plus fort, l’objectif d’un randori n’est pas de gagner ou de soumettre ; l’idée est constamment de chercher à s’améliorer ou à éprouver un système de jeu que l’on a en tête.

Si ce dernier ne fonctionne pas, ce n’est pas grave : cela nous permet de collecter de la data à court ou moyen terme pour pouvoir corriger le tir et tenter de le replacer dans d’autres randoris. Tout bloquer amène à un comportement qui, bien que compréhensible, s’avère un peu trop égotique et empêche très souvent la structuration d’un système de jeu à court et moyen terme.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #564:  The Flow Culture: Why Technical Production Must Supersede Retention in the Dojo

The emphasis on generating volume and active gameplay in a match can sometimes appear counterintuitive, especially when contrasted with the immediate pursuit of chaos or submission. A recurring issue in grappling sports is how easily a match can be stalled.

Opponents frequently enter a phase of strict retention. While this remains a prevalent strategy in modern competition—where lengthy matches and cumulative rounds necessitate fatiguing or exhausting the opponent to engineer a counter-attack—the dojo environment operates under a fundamentally different paradigm. Daily training must prioritize active production to successfully develop strategies, tactics, or the specific technical sequences currently under study.

Maintaining activity is essential; otherwise, practitioners naturally freeze, eliminating developmental opportunities for both their opponent and themselves. Furthermore, during disadvantageous phases, this inertia breeds complete passivity. In a combat scenario, a passive individual will inevitably succumb to an adverse strike or an unfavorable posture, compounding their defensive deficit.

The objective is to remain highly offensive, or at the very least active and proactive, thereby presenting continuous resistance and strategic dilemmas to the opponent. Even when facing a superior partner, the goal of randori is not to secure a win or a submission. Instead, it is to consistently seek self-improvement or to stress-test a specific tactical framework.

If this framework fails, the outcome is still highly valuable: it provides empirical data that can be analyzed in the short to medium term, allowing the practitioner to adjust and re-apply the system in subsequent sparring sessions. Choosing to block everything and stall is a reaction that, while psychologically understandable, stems from ego and systematically obstructs the structured development of a long-term game plan.

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Pank Hypnosophie #1332 : Être prêt à Grinder (mettre et subir la pression) dans son accompagnement

Il y a dans les sports de combat et par extension dans ce que je nomme le MMA de l’hypnose cet idée que nous allons devoir mettre et subir de la pression dans la confrontation. Cette état d’esprit donne des résultats et valide une chose incroyable. Nous sommes anti fragile et nous pouvons faire avec beaucoup de choses.

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