Nous avons parfois à cause de nos cultures et systèmes tendance à vouloir idéaliser nos vies, nos comportements, nos relations ou tout ce que nous mettons en place dans la vie. Pourtant être dans cette quête est pour tellement de personnes un étaux qui les brisent.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Je vous avais déjà partagé l’idée que je ne crois plus du tout à la notion « le savoir, c’est le pouvoir » de Bacon. L’ère de la connaissance et, potentiellement, du savoir absolu est là grâce à un module comme notre téléphone.
Ce cumul de données, de connaissances infinies, d’algorithmes qui ne te permettent pas de chercher le plus juste mais simplement une vérité qui te convient, qui flatte tes croyances et tes valeurs, entraîne donc une disponibilité des informations.
Le partage, dans les médias sociaux, d’expériences, de conclusions ou de processus, entraîne nombre d’entre nous à adhérer et à reproduire des fonctionnements qui ne sont peut-être pas « bons ».
Ce « trop » a un effet que je ne cesse de constater dans des sessions : une attente idéalisée de tout. Et le pire pour le moment à mes yeux, c’est l’attente idéalisée des parents vis-à-vis des enfants. Parce qu’ils ont lu, étudié ou suivi des spécialistes d’une éducation (qu’importe laquelle) et surtout qu’ils ont acheté les résultats possibles, ils sont dans une sorte de certitude qui met une pression totale sur les épaules des gamins.
De vouloir bien faire, de répondre à des attentes parfois excessives, ils vivent jusqu’à des âges maintenant adultes dans une vision elle-même idéalisée de ce que devrait être la vie, qui inconsciemment les bloque et, outre l’économie qui joue, empêche une autonomisation.
À trop imposer un savoir non maîtrisé, nous handicapons les personnes avec qui nous avançons dans chaque domaine de nos vies.
Pank’s Reflections / Snapshot n°581 : The Illusion of Omniscience: How Cognitive Overload and the Idealization of Knowledge Impede Autonomy
I have previously shared with you the idea that I no longer subscribe to Bacon’s notion that « knowledge is power. » The era of information and, potentially, absolute knowledge is now accessible through a device as ubiquitous as our smartphones.
This accumulation of infinite data and knowledge, driven by algorithms that do not guide you toward the most objective truth but rather toward a customized reality that flatters your preconceptions and values, results in an unprecedented availability of information.
The dissemination of personal experiences, conclusions, or methodologies across social media platforms prompts many of us to internalize and replicate behavioral models that may not inherently be constructive.
This cognitive surplus generates an effect I consistently observe during clinical sessions: an idealized expectation toward all facets of existence. Currently, the most critical manifestation of this phenomenon appears to be the idealized expectations parents project onto their children. Because they have read, researched, or followed experts in a specific educational paradigm (regardless of the school of thought) and, crucially, because they have mentally invested in the promised outcomes, they operate under a dogmatic certainty that exerts overwhelming psychological pressure on their children.
Striving to perform flawlessly and to meet these sometimes excessive standards, these individuals develop and carry into adulthood an idealized vision of what life ought to be. This worldview unconsciously paralyzes them and, alongside socioeconomic factors, severely impedes their path toward autonomy.
By overly imposing an unmastered body of knowledge, we ultimately incapacitate the individuals we accompany in every dimension of our lives.
En ce moment, je relis un manga un peu dark qui se nomme Shamo, édité sous le titre Coq de Combat en France. Je me souviens, quand j’avais lu pour la première fois cette histoire sombre et violente, avoir trouvé que les auteurs avaient une vision très brute du karaté Kyokushin (ou, par analogie, du Seidokaikan, l’école d’Ishii qui a fondé le K-1).
Sur certaines planches, ils montrent un karaté de survie avec des frappes aux parties, des tentatives pour crever les yeux ou des percussions dans le cou pour traumatiser ou tuer. Voir l’application du shuto de façon réaliste est une chose intéressante.
Je m’explique : quand nous travaillons nos karatés, peu importe l’école, mais plus encore dans un modèle sportif à la touche ou au KO, les techniques utilisées sont bien maigres : coups de pied circulaires en majorité, directs, voire shita tsuki. À cause de cela, 85 % des techniques que nous étudions en kihon ou en kata disparaissent.
Pire encore, pour avoir assisté à de nombreux stages où l’on pratique des bunkai, l’utilisation de certaines techniques comme le shuto (tranchant de la main), le tetsui (marteau de la main) ou même l’ippon ken (coup de poing à une phalange) semble relever d’une intellectualisation plutôt que d’une réalité martiale.
Pourtant, sans même parler de self-defense, mais ne serait-ce qu’en jyu kumite, lorsque l’on tente ces techniques au corps à corps dans l’esprit d’un kumite ouvert type MMA, certaines peuvent s’avérer d’une réelle efficacité. À titre d’exemple, depuis des années en compétition de MMA ou en sparring, je place des koken (coup avec le dessus du poignet) en guise d’uppercut ; même si l’impact ne met pas KO, il déstructure la garde de plus d’un adversaire.
Pour en revenir à ce manga, j’ai trouvé que l’application martiale en mode « survivre coûte que coûte » grâce à son karaté est belle, même si cela entraîne une violence sans limites…
— Martial Reflections of an Hypnofighter #577 : From Kata to Live Combat: The Sports-Driven Atrophy of Martial Techniques through the Lens of Shamo
I am currently rereading a rather dark manga called Shamo, published under the title Coq de Combat in France. I recall that upon my first reading of this grim and violent narrative, I felt the authors possessed a highly raw vision of Kyokushin karate (or, by analogy, Seidokaikan, the school founded by Ishii, the creator of K-1).
Within the panels, they depict a survival-oriented karate featuring groin strikes, eye-gouging attempts, or percussions to the neck designed to traumatize or kill. Observing a realistic application of the shuto is particularly compelling.
To elaborate: when we practice our karate—regardless of the specific school, but most notably within competitive frameworks governed by point-scoring or KOs—the deployed technical repertoire becomes severely restricted. It consists predominantly of roundhouse kicks, straight punches, and occasionally shita tsuki. Consequently, approximately 85% of the techniques studied in kihon or kata vanish.
Furthermore, having attended numerous seminars focusing on bunkai, the application of certain techniques such as the shuto (knife-hand), tetsui (hammer-fist), or even ippon ken (single-knuckle strike) frequently appears to be an intellectualization rather than a functional martial reality.
Yet, without even considering self-defense, but focusing strictly on jyu kumite—when attempting these techniques in close-quarters exchanges within an open-rules MMA-style kumite—some can yield genuine efficacy. For instance, for years in MMA competitions and sparring sessions, I have successfully landed koken (wrist-joint strikes) as uppercuts. Even if the impact does not result in a knockout, it effectively disrupts the guard of many opponents.
Returning to the manga, I found that the martial application rooted in a « survival at all costs » ethos through one’s karate is profound, even if it precipitates boundless violence…
Nous sommes souvent fermés dans un schéma qui n’apporte pas de paix pour beaucoup, dans un système compétitif comme le notre, celui de vouloir montrer de la puissance pour sortir d’un sentiment d’infériorité inconscient.
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Il est complexe, lorsque nous sommes dans un marasme intellectuel, physique ou émotionnel, de structurer nos pensées. Comme je vous le partageais dans la vidéo sur De Bono, la notion de thérapie des parties ou simplement le questionnement des parties est une alternative qui nous offre une vision possiblement en méta.
Si nous prenons en compte les différents modèles de personnalité, que ce soit les Big Five, le Process Com, le MBTI ou l’ennéagramme, il est possible que nous ayons une certaine facilité à entrer dans une démarche à plusieurs points de vue, même si ceux-ci resteront stéréotypés vis-à-vis de la compréhension et des interactions que nous aurons eues avec des personnes présentant le type de personnalité que nous sélectionnons.
Nous pouvons alors nous mettre dans d’autres costumes ou d’autres places. On peut aussi y ajouter une sorte de marelle, ou plus simplement d’ancrages spatiaux, pour parvenir à prendre également physiquement un emplacement et une perception différents du problème.
Aujourd’hui, nous pouvons avoir, inconsciemment, une inflexibilité dans nos postures physiques et mentales parce que nous sommes toujours dans les mêmes localisations, avec nos ordinateurs portables qui nous ramènent aux mêmes stimuli. Nous avons la possibilité de créer des échanges internes pleins de nuances afin de trouver des chemins qui pourraient, à tous niveaux, nous apporter ce que nous désirons.
Pank’s Reflections / Snapshot n°580 : Cognitive Plurality and Spatial Anchoring: Toward Dynamic Management of Internal States
It is challenging to structure our thoughts when we find ourselves in an intellectual, physical, or emotional slump. As I shared in my video on De Bono, the concept of « parts therapy » or simply the interrogation of these parts offers an alternative that provides us with a potentially meta-perspective.
If we consider various personality models—such as the Big Five, Process Communication Model, MBTI, or the Enneagram—we may find it relatively easy to adopt a multi-perspectival approach. However, these perspectives remain stereotyped, informed by our past understanding and interactions with individuals possessing the personality types we select.
We can step into different « costumes » or positions. Furthermore, we can incorporate a form of « hopscotch » or, more simply, spatial anchors, to physically assume a location and perception different from the problem at hand.
Currently, we may unconsciously suffer from an inflexibility in our physical and mental postures because we remain in the same locations, with our laptops tethering us to the same stimuli. We have the potential to cultivate internal dialogues filled with nuance, allowing us to find pathways that could, on every level, provide us with what we desire.
Combien de parents de la Gen Z et maintenant Alpha, sont en mode toxique quand les jeunes sont pré adultes ? Comment à être dans un mode drone et contrôlant, voire décidant, ils sont aussi des responsables du mal être psychique du futur adulte.
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Saviez-vous que le judo a, en quelque sorte, tué un autre judo ? Lorsque Jigoro Kano a fondé le Kodokan Judo, il a choisi volontairement de retirer les techniques les plus dangereuses du jujitsu. Il estimait en effet que, tant sur le plan technique que moral, les anciens styles de jujitsu n’avaient plus leur place au sein de l’ère Meiji. Son intention était de développer un système éducatif et martial d’abord destiné aux Japonais, avant de le déployer à l’échelle internationale.
Dans cette transition cruciale entre l’époque féodale et la modernité, l’intégration du concept de dô (la Voie) est devenue l’élément déterminant pour affirmer la modernité et la supériorité institutionnelle du style de Jigoro Kano.
Pourtant, le mot « judo » lui-même existait bien avant le Kodokan, comme Kano le mentionne d’ailleurs dans ses propres écrits. Ce terme n’est pas une création de son cru. Il existait un style antérieur nommé le Jikishin-ryû Judo (que l’on retrouve également sous le nom de Jikishin-ryû). Ce système était principalement basé sur les techniques de frappe (atemi-waza) et comportait quelques projections. La philosophie de cette école reposait sur l’idée que le système devait s’adapter, guidé par des maximes telles que : « Le cœur et le corps sont la racine de toute technique. Suivre la voie de la bienveillance, de la modération et de la droiture naturelle, c’est cela le judo. »
Pour les maîtres du Jikishin-ryû, tout comme pour Kano par la suite, le combat réel n’était qu’un support à l’accomplissement de soi. Cependant, avec l’avènement et l’institutionnalisation du Kodokan au début du XXe siècle, le Jikishin-ryû a progressivement disparu. Le mot « judo » est devenu définitivement synonyme du formalisme imposé par le Kodokan. En raison de l’influence hégémonique de cette nouvelle organisation dans la région d’origine du Jikishin-ryû, le nombre de ses pratiquants s’est éteint. Aujourd’hui, seules quelques rares personnes tentent de faire survivre ce système technique ancestral, son expertise des atemi, et sa vision singulière du combat axée sur ce qu’ils nomment « l’immobilité dynamique ».
Martial Reflections of an Hypnofighter #576 : The Evolution of Judo: From Jigoro Kano’s Meiji Transition to the Obsolescence of Jikishin-ryû
Did you know that judo, in a sense, supplanted another form of judo? When Jigoro Kano founded Kodokan Judo, he deliberately chose to eliminate the most hazardous techniques from traditional jujitsu. He believed that, both technically and morally, the ancient schools of jujitsu no longer had a place within the modernizing Meiji era. His ultimate intention was to develop a comprehensive martial and educational system tailored first for the Japanese people, and subsequently expanded globally.
During this pivotal transition from a feudal society to a modern nation-state, the integration of the concept of dô (the Way) became the defining element used to demonstrate the modernity and institutional superiority of Kano’s methodology.
Yet, the term « judo » itself existed long before the Kodokan, as Kano explicitly acknowledged in his own writings. The word was not Kano’s creation. There was a precursor lineage known as Jikishin-ryû Judo (also referred to simply as Jikishin-ryû). This specific framework was primarily built upon striking methodologies (atemi-waza) combined with a select number of throwing techniques. The philosophy of this school dictated that the system must remain adaptable, sustaining core principles such as: « The heart and the body are the root of all technique. Following the path of benevolence, moderation, and natural righteousness—that is judo. »
For the masters of Jikishin-ryû, much like for Kano later on, actual combat was merely a vehicle for self-cultivation. However, with the rise and institutionalization of the Kodokan at the turn of the 20th century, Jikishin-ryû gradually faded into obscurity. The word « judo » became exclusively associated with the standardized formalism of the Kodokan. Due to the overwhelming domestic influence of Kano’s institution in the native region of Jikishin-ryû, active practitioners eventually vanished. Today, only a handful of individuals attempt to preserve this ancestral technical system, its specific expertise in atemi, and its unique perspective on combat centered around what they term « dynamic immobility. » Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/
De Bono nous a proposé une façon de développer une pensée latérale pour trouver des solutions ou prendre conscience différemment les choses qui se passent. L’utiliser comme un thérapie des parties en auto hypnose est assez simple à mettre en place, et peut vous apporter une nouvelle cartographie de vos problématiques.
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Je pense, comme beaucoup, à la question suivante : comment se fait-il que nos dirigeants, ou de façon générale, que les décisions prises dans différents groupes semblent aussi stupides ? Ou, a minima, nous n’avons pas les bonnes informations pour savoir pourquoi on décide telle ou telle chose. En ce moment, je relis Jigoro Kano, le fondateur du judo, et il parle d’optimisation des forces et d’aller vers ce qui est optimum.
Ce que nous observons aujourd’hui, c’est que l’on a l’impression que ce qui est proposé, que ce soit par des politiques, des économistes ou même des personnes se réclamant de la morale, n’est pas forcément ce qu’il y a de plus cohérent, logique ou optimum. J’en parlais il y a quelques jours au dojo avec un ami qui me disait que, pour lui, le plus cohérent serait d’élire des IA. Celles-ci chercheraient logiquement et analytiquement à optimiser différentes choses, sans prendre en compte, bien sûr, l’ensemble des biais que nous avons, et parfois même sans prendre en compte la morale qui nous serait propre. Sachant que, pour ma part, je ne crois pas à une morale universelle ; les valeurs de chacun seront toujours, d’une façon ou d’une autre, mises à mal dans des contextes sociaux.
Il s’agirait de chercher à optimiser, non pas dans une vision capitalistique, mais d’utiliser réellement les forces intellectuelles, physiques, financières et spirituelles pour orienter des nations ou des groupes de personnes vers ce qu’il y a de plus juste. Pour que chacun, en tout cas, puisse se sentir gagnant. Oui, il y a encore cette notion consistant à se dire qu’il ne peut y avoir d’équité parfaite, ce qui est vrai. Mais tout comme dans une négociation, il n’y a pas besoin d’avoir du 50/50 s’il peut y avoir une satisfaction de tout un chacun avec une utilisation optimale des différents éléments que nous avons. Sans que tout le monde ait la même quantité, mais celle qui lui convient pour grandir, évoluer et avancer.
Aller vers cette recherche de l’utilisation des forces, quelles qu’elles soient, vers l’optimum, est l’élément le plus intéressant à garder en tête au quotidien. Ce qui, paradoxalement, est peut-être le moins énergivore.
Pank’s Reflections / Snapshot n°579 : The Optimization of Forces: From Jigoro Kano’s Philosophy to AI Governance
I think, like many, about the following question: how is it that our leaders, or more generally, the decisions made in various groups, seem so foolish? Or, at the very least, we lack the proper information to understand why a particular decision is made. Currently, I am rereading Jigoro Kano, the founder of judo, and he speaks of the optimization of forces and moving towards what is optimal.
What we observe today is the impression that what is proposed—whether by politicians, economists, or even moralists—is not necessarily the most coherent, logical, or optimal. I was discussing this a few days ago at the dojo with a friend who told me that, for him, the most coherent approach would be to elect AIs. These would logically and analytically seek to optimize various parameters, without accounting for, of course, the myriad biases we possess, and sometimes even without considering our human morality. Knowing that, for my part, I do not believe in a universal morality; individual values will always, in one way or another, be compromised in social contexts.
The goal would be to seek optimization, not through a capitalistic lens, but by genuinely utilizing intellectual, physical, financial, and spiritual forces to guide nations or groups of people towards what is most just. So that everyone, at the very least, can feel like a winner. Admittedly, there remains the notion that perfect equity cannot exist, which is true. But much like in a negotiation, there is no need for a strict 50/50 split if there can be mutual satisfaction for everyone through an optimal use of the various elements at our disposal. This does not mean everyone receives the same quantity, but rather the amount that suits them to grow, evolve, and progress.
Moving towards this pursuit of the utilization of forces, whatever they may be, towards the optimum, is the most interesting element to keep in mind on a daily basis. Which, paradoxically, is perhaps the least energy-consuming.
En ce moment, je suis dans ma réflexion autour des états. Pour l’instant, je ne sais pas comment on peut changer les états sans une rupture de pattern.
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