On papote avec Lee Pascoe de différents sujets au delà de la Méthode Silva dont elle a été directrice en France pendant plusieurs décennies.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Texte corrigé : Je ne suis pas une personne qui respecte les « autres ». L’individu quel qu’il soit, peu importe son titre et, pour nous dans les arts martiaux, son grade, n’a pas à obtenir de respect de facto. Je respecte par contre les cadres, et les règles qui y sont liés, donc le principe des senpai (et indirectement des grades, mais pas celui qui le porte automatiquement).
Pourquoi ? Parce que nous ne pouvons juger — je sais que ce mot n’est pas vraiment apprécié — qu’aux comportements et, dans notre monde, à ce qu’ils partagent en technique ou en combat. Du coup, il y a des personnes peu gradées que je respecte bien plus que des champions ou des shihan (à partir du 5e dan dans les arts japonais).
De plus, nous l’avons vu dans tous les styles, du karaté au BJJ : il y a les trahisons, les ruptures abruptes, voire une certaine fourberie qui peut se mettre en place dans de nombreuses écoles. Rappelez-vous du départ des grands de chez Carlson Gracie pour créer la BTT. Ce qui est fou, c’est que maintenant que Carlson est mort, ses anciens élèves, « créontes » si on reprend un mot du Maître, prennent leur ceinture coral en ne cessant de valoriser qu’ils sont des ceintures noires de Carlson, qu’il était génial, etc. Du respect à tout va envers un homme qu’ils ont salement abandonné.
Les arts martiaux qui prônent énormément le respect cherchent souvent plus la soumission à l’autorité que le respect, et beaucoup de pratiquants qui montrent un excès de respect sont parfois ceux qui vont facilement planter un couteau dans le dos de ceux qui les ont formés.
Je reste sur l’idée que le respect se gagne, mais il doit aussi se nourrir, parce qu’il peut diminuer ou à nouveau disparaître ; ce n’est pas un grade ou une position qui maintiendra un rapport juste et sincère entre les individus.
Martial Reflections of an Hypnofighter #614: Beyond Ranks: The Deconstruction of Hierarchical Respect and the Sociology of Martial Structures
I am not someone who respects « others » blindly. An individual, whoever they may be, regardless of their title and—in our world of martial arts—their rank, is not inherently entitled to respect de facto. However, I respect frameworks and their associated rules, such as the principle of senpai (and indirectly ranks, though not necessarily the person wearing them automatically).
Why? Because we can only judge—I know this word is not particularly favored—based on behaviors and, in our discipline, what individuals share in technique or combat. Consequently, there are lower-ranked individuals whom I respect far more than champions or shihans (5th dan and above in Japanese arts).
Furthermore, as we have witnessed across all styles, from karate to BJJ, betrayals, abrupt breakups, and a certain degree of duplicity can emerge in many schools. Remember the departure of top practitioners from Carlson Gracie to establish BTT. What is astonishing is that now that Carlson has passed away, his former students— »creontes, » to borrow the Master’s term—receive their coral belts while continuously boasting about being Carlson’s black belts, how great he was, etc. Endless praise for a man they shabbily abandoned.
Martial arts schools that heavily preach respect often seek submission to authority rather than genuine respect, and many practitioners who display excessive deference are frequently the ones most likely to stab those who trained them in the back.
I maintain the view that respect must be earned, but it must also be nourished, because it can diminish or disappear entirely. No rank or position alone can sustain a fair and sincere relationship between individuals.
Le respect est vraiment a géométrie variable et l’idée de respecter un individu ou une idée n’est pas à mes yeux, juste.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Je me souviens que quand je lisais des ouvrages comme ceux de Lommer, un auteur à la fois psychiatre et occultiste, il proposait plein d’exercices assez ennuyeux pour développer des compétences de magiste. Et parmi l’un d’entre eux, il y avait un exercice qui était de faire tomber au sol une poignée de riz (de mémoire) et de le ramasser grain par grain sans qu’il y ait en nous de l’impatience ou des états qui nous troublent.
Dernièrement, j’ai recommencé ce type d’exercice, que je trouve particulièrement intéressant pour notre période de vie qui parfois nous défocalise avec un monde rempli d’informations, de stimulations et d’états un peu électriques. Nous avons tendance à nous laisser aller plus rapidement dans nos excès, et nous pouvons souvent manquer d’équilibre.
Ces pratiques nous ramènent à nous centrer dans un ici et maintenant, à maintenir un effort qui n’est pas que celui de ramasser le riz ou de faire des choses sans intérêt premier et répétitif ; il nous permet d’endurer avec un état d’esprit que nous cherchons à stabiliser. Cela nous dissocie de notre environnement ultra-stimulant et nous ramène à prendre plaisir à cette sensation entre ennui et présence, qui nous ramène à percevoir la vie en nous, dans une simplicité, sans attente et sans retour, juste être…
Reflections by Pank / Snapshot No. 619: The Art of Presence: Relearning Boredom to Tame Digital Tumult
I remember when I used to read works by authors like Lommer, a psychiatrist and occultist who proposed various rather tedious exercises to develop magus skills. Among them was an exercise consisting of dropping a handful of rice (if memory serves) on the floor and picking it up grain by grain without feeling any impatience or states of disturbance within ourselves.
Lately, I have started doing this type of exercise again. I find it particularly relevant for our current period of life, which sometimes defocuses us with a world full of information, stimulations, and somewhat electric states. We tend to give in more quickly to our excesses and often lack balance.
These practices bring us back to centering ourselves in the « here and now, » maintaining an effort that goes beyond merely picking up rice or performing repetitive tasks without primary interest; it allows us to endure with a mindset we seek to stabilize. This dissociates us from our ultra-stimulating environment and brings us back to finding pleasure in that sensation between boredom and presence—bringing us back to perceiving life within ourselves, in simplicity, without expectation or return, simply being…
Je m’interrogeais à savoir pourquoi aujourd’hui une personne irait voir un hypno.
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Je parlais avec des sensei de karaté et, à part les Kyokushin ou les entraîneurs de karaté sportif, leur vision du karaté est plus une discipline de vie, une possibilité de prendre soin d’eux physiquement comme psychiquement. Le combat est secondaire, voire complètement absent pour certains d’entre eux.
Ils vont préparer et répéter des kihon ou des kata pour s’améliorer, pour rendre les mouvements plus fluides, pour se les accaparer et les exprimer avec ce qu’ils sont. C’est vrai que c’est assez étonnant que, parmi les milliers de techniques que nous pouvons trouver dans le karaté et ses kihon, la grande majorité soient inexistantes dans son expression de combat, que ce soit dans un style au K.O. ou à la touche.
Par contre, on peut voir que nombre de ces techniques assouplissent, dynamisent, s’ouvrent sur des angles et permettent une mobilité. Le karaté, sur bien des aspects, est moins une discipline de combat qu’une gymnastique pour se sentir bien pour longtemps. Et là-dessus, à chaque fois que je fais du karaté d’Okinawa, je trouve que cette forme d’origine est encore plus marquée sur l’importance de prendre soin de soi au travers de sa pratique, ce que les Japonais ont beaucoup moins.
La force du karaté par rapport au jiu-jitsu c’est que nous pouvons nous entraîner quotidiennement seul et dans toutes les situations, ce qui est plus difficile dans un système qui se fait toujours en binôme. Pour une hygiène de vie, faire trente minutes de karaté tous les jours, comme le font les pratiquants de tai-chi ou d’autres styles internes, est une façon de prendre soin de soi.
Martial Reflections of an Hypnofighter #613: Karate as a Longevity Gymnastics Practice Rather Than a Combat Sport
I was talking with karate sensei, and apart from Kyokushin or sports karate coaches, their vision of karate is more as a lifestyle discipline—an opportunity to care for oneself both physically and psychologically. Combat is secondary, or even completely absent for some of them.
They prepare and repeat kihon or kata to improve, to make movements more fluid, to internalize them, and to express them through who they are. It is quite striking that among the thousands of techniques found in karate and its kihon, the vast majority are nonexistent in its combat expression, whether in full-contact or point-fighting styles.
On the other hand, we can see that many of these techniques increase flexibility, energize the body, open up new angles, and enhance mobility. In many aspects, karate is less a combat discipline than a form of gymnastics designed for long-term well-being. And whenever I practice Okinawan karate, I find that this original form places an even stronger emphasis on self-care through practice, something much less prominent in mainland Japan.
The strength of karate compared to jiu-jitsu is that we can train daily, alone, and in any situation—which is more difficult in a system that always requires a partner. For a healthy lifestyle, doing thirty minutes of karate every day, much like practitioners of tai chi or other internal styles do, is a powerful way to take care of one’s health.
Nous pourrions valoriser nos disciplines, seulement il peut être amusant de s’interroger pour savoir si nous ne sommes pas en plein TOC.
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Il est intéressant d’analyser les formulations proposées dans le cadre de la motivation, qu’il s’agisse de coaching, d’échanges ou de discours. Une idée récurrente consiste à affirmer que la vie, ou tout autre concept impalpable, attend ou n’attend pas notre succès.
Comme s’il existait une loi, un but ou une mission que la vie, l’univers ou la réussite auraient « déposés » sous forme de fiche de poste, et que nous devions remplir tous ces critères pour obtenir un retour. Le paradoxe réside dans l’affirmation selon laquelle la vie nous donne — ou que nous allons prendre à la vie — quelque chose, en se basant uniquement sur notre super-pouvoir, notre super-discipline ou notre super-mindset, alors que l’on espère, en parallèle, que cet élément (la vie, l’univers) daignera nous offrir la réussite.
Il existe une forme de mépris envers les personnes qui ne suivent pas de « morning routine », sous prétexte que « la vie ne les attend pas » et qu’elles manquent de discipline. Or, cette même discipline repose sur une attente presque naïve que le monde récompensera l’effort fourni, comme s’il existait une loi ou une formule magique.
Pourtant, la vie n’a pas de conscience, tout comme l’univers ; elle ne distribue ni bons ni mauvais points. Ce type de motivation demeure ancré dans une vision de « bon élève » attendant la note du professeur. Cette posture, bien loin de celle des prétendus « alphas », ressemble davantage à celle d’enfants attendant la validation de leurs parents.
Reflections by Pank / Snapshot No. 618: Life and the elements of your daily life wait for no one.
It is interesting to analyze the formulations used in motivational contexts, whether in coaching, professional exchanges, or public speaking. A recurring notion is the idea that life, or any other intangible concept, either waits or does not wait for our success.
It is as if there were a law, a goal, or a mission that life, the universe, or success had « deposited » in the form of a job description, and we are expected to fulfill all these criteria to receive a return. The paradox lies in claiming that life gives to us—or that we go out and take from life—based solely on our « superpowers, » « super-discipline, » or « super-mindset, » while simultaneously assuming that it is up to the whims of an external entity (life, the universe) to grant us success.
There is a sense of contempt directed toward those who do not follow a « morning routine, » based on the rationale that « life does not wait for them » and that they lack sufficient discipline. Yet, this very discipline is underpinned by a somewhat naive expectation that the world will reward the effort provided, as if a universal law or a key formula were at play.
However, life possesses no consciousness, much like the universe; it does not distribute rewards or penalties. This type of motivation remains rooted in a « model student » mentality, waiting for the teacher’s grade. This posture, far from that of the self-proclaimed « alpha males, » resembles that of children waiting for parental validation.
On reste sur cette idée New thought, ma croyance construit ma réalité. Les faits n’apportent pas vraiment de validation, même si se construire des croyances positives peuvent apporter du bon.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Dans les vestiaires, j’entendais des pratiquants parler d’un individu qui cherche à tourner avec tout le monde pour… les blesser. Ce qui est intéressant, c’est qu’il semble cibler des personnes qui brillent en compétition. Est-ce pour faciliter ses tableaux ?
Ce phénomène n’est pas nouveau, et je suis sûr que vous connaissez des individus qui cherchent tellement à « dominer » le combat qu’ils sont prêts à vous blesser volontairement. Chose qui, par contre, peut devenir amusant quand ils font face à des personnes d’un tel niveau qu’elles les contiennent, les contrôlent et, pour les plus dures, les détruisent.
Vous avez peut-être vu ce gars, Charlie Zelenoff, qui lançait des « défis » à des boxeurs et les frappait sans même que le combat ne débute officiellement. Son idée était de s’attribuer de fausses victoires jusqu’à ce qu’il se fasse corriger durement.
La question que je me pose est de savoir ce que l’éducateur, le professeur ou le sensei doit faire face à ce type de pratiquant : le recadrer ou le virer ? À mes yeux, dans les systèmes de préhension, il existe une idée sacrée : celle de la confiance. Quand on tape (signal d’abandon), c’est un acte crucial, car un partenaire détient le pouvoir de briser un membre, d’endormir ou de tuer… s’il n’écoute pas le signal.
Il y a toujours des individus déséquilibrés. Avoir conscience de l’existence de ce type de pratiquant est essentiel pour protéger les autres, tenter de recadrer les comportements du mieux possible, et espérer ainsi éviter les dérives problématiques.
Martial Reflections of an Hypnofighter #612: The Sanctuary of the Tatami Facing Predators: Ethics, Safety, and the Management of Toxic Behaviors in Combat Sports
In the locker room, I overheard practitioners talking about a guy who tries to roll with everyone just to… injure them. Interestingly, it seems he targets individuals who excel in competition. Is this to clear his brackets?
This is nothing new, and I am sure you know individuals who are so desperate to « dominate » a fight that they are willing to purposefully hurt you. On the other hand, this can become quite amusing when they face individuals of such a caliber that they contain them, control them, and, in the case of the toughest ones, utterly dismantle them.
You may have seen that guy, Charlie Zelenoff, who issued « challenges » to boxers and hit them before the bout had even officially begun. His goal was to flaunt his victories until he was severely corrected.
The question I ask myself is: what should the instructor, coach, or sensei do when confronted with this type of practitioner? Reorient them or expel them? In my view, within grappling systems, there is a sacred concept: trust. When you tap out, it is a matter of paramount importance; a partner has the power to break a limb, put you to sleep, or kill you… if they fail to respect the signal.
There are always unbalanced individuals out there. Being aware of the existence of this type of practitioner is essential to protect others, attempt to steer behaviors as effectively as possible, and hopefully prevent problematic conduct.