Un chouette éditorial de Mr Bohler dans cerveau et psycho du mois de septembre avec le titre « t’es matrixé, ou quoi ? ». Ça ouvre une réflexion sur les hallucinations.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Vous connaissez le karaté au K.O., la forme que Sosai Oyama a créée. J’adore l’histoire de ce style, j’adore le génie d’Oyama et l’objectif qu’il avait en tête dans cette forme si particulière du combat.
Je m’interrogeais sur les raisons pour lesquelles le karaté au K.O. a généré autant de courants similaires. En effet, à l’exception de Takashi Azuma en 1981 et de Hideyuki Ashihara en 1980 — le premier ayant introduit une vision plus complète du combat incluant les frappes au visage, et le second ayant structuré une approche novatrice centrée sur le principe du Sabaki —, la plupart des autres écoles, telles que le Seido Karate de Tadashi Nakamura ou l’Oyama Karate des frères Oyama, ainsi que l’Enshin kaikan de Joko Ninomiya, s’apparentent à des copies conformes du modèle de l’IKO (International Karate Organization).
Il semble que ce ne soit pas le karaté d’Oyama en tant que tel, le Kyokushin, qui ait posé problème, mais l’homme, Masutatsu Oyama. Sosai fonctionnait comme un daimyo ; il dirigeait sa structure selon sa vision autocratique, ce qui engendrait de fréquents conflits. Pour rappel, des figures comme Tadashi Nakamura ou Shigeru Oyama durent « arranger » les résultats des combattants japonais lors des premiers championnats du monde en officiant comme arbitres. Takashi Azuma a également connu de vives tensions en raison de son insistance à intégrer le travail des percussions au visage, indispensable à sa vision, tout comme Hideyuki Ashihara, qui dirigeait le dojo le plus important et surpassait qualitativement le Hombu dojo.
Aujourd’hui, si toutes ces écoles ressemblent si fortement au Kyokushin originel, c’est parce que le système s’avère performant avec pour objectif le renforcement du corps et de l’esprit. Il constitue une base solide qui peut être complétée ou réinterprétée ; de la culture à la technique, la méthode demeure pleinement valide. Comme le veut l’analogie historique, à la mort du daimyo, nul ne devint rōnin : chacun chercha à s’ériger en seigneur.
Martial Reflections of an Hypnofighter #617: Genealogy and Fractures of Kyokushin: Heritage, Politics, and the Evolution of Full-Contact Karate
You are familiar with knockout karate, the style created by Sosai Oyama. I love the history of this style, I love Oyama’s genius, and the objective he had in mind within this very particular form of combat.
I was wondering why knockout karate spawned so many similar currents. Apart from Takashi Azuma in 1981 and Hideyuki Ashihara in 1980—the former introducing a more complete combat vision with facial strikes, and the latter structuring a radically different approach centered on the Sabaki method—most other schools, such as Tadashi Nakamura’s Seido Karate, the Oyama brothers’ Oyama Karate, and Joko Ninomiya’s Enshinkan, function essentially as carbon copies of the IKO model.
It appears that it was not Oyama’s karate—Kyokushin itself—that posed a problem, but rather the man, Masutatsu Oyama. Sosai operated like a daimyo; he ran his structure according to his own autocratic will, which frequently led to conflict. For the record, figures like Tadashi Nakamura and Shigeru Oyama had to « fix » outcomes for Japanese fighters during the early world championships while serving as referees. Takashi Azuma experienced severe friction due to his insistence on incorporating facial striking, which he deemed necessary, just as Hideyuki Ashihara headed the most prominent dojo, one that notably surpassed the Hombu in operational strength.
Today, if all these schools still strongly resemble Kyokushin, it is because the system is fundamentally sound, with the objective of strengthening both body and mind. It provides a baseline that can be complemented or reworked; from culture to technique, the methodology remains entirely valid. As the historical analogy suggests, upon the death of the daimyo, no one became a rōnin; everyone sought to become a lord themselves.
Un outil basique et pourtant tellement efficace sur de très nombreuses problématiques personnelles ou clients.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Si j’aime la façon de voir de l’Aïkido et de O’Sensei Ueshiba, selon laquelle nous sommes un tout (ce qui fait écho, d’ailleurs, à la vidéo et au sentiment d’unité inhérent à certains états), j’ai l’impression au quotidien, que ce soit dans les échanges avec autrui, d’un point de vue professionnel ou personnel, que nous nous retrouvons davantage en compétition.
Je retire mon biais de voir tout comme un combat, mais je rebondis sur cette idée que tout semble vendu comme un défi (challenge), où l’on doit bien se classer pour être valorisé et reconnu (ces fameuses transactions pour nos unités de reconnaissance ou strokes). Lorsque l’on cherche à créer une collaboration ou quand les choses semblent équilibrées entre les parties, il arrive assez souvent que, si la tension de montrer qui fait le mieux ne se manifeste pas en interne, elle surgisse de la rencontre avec l’extérieur.
Et j’entends — et suggère même au quotidien — que nous n’avons pas à porter une attention démesurée à ce que les autres (les systèmes extérieurs) pensent ou imposent ; la réalité est que nous avons de fortes chances de devoir entrer en compétition, pour à minima prouver un niveau ou prendre une place.
Dans le monde professionnel, il n’y a pas de choix : il y a la concurrence interne ou externe et, même dans des professions « publiques » dédiées au bien commun, il y a toujours des individus pour grimper les échelons et imposer l’obligation de surpasser ou de l’emporter sur n’importe quel sujet…
Comment pourrions-nous, sans illusion, atténuer l’esprit de compétition et développer l’esprit de cohésion ?
Reflections by Pank / Snapshot No. 622: Beyond Combat: Reconciling the Competitive Imperative with the Aspiration for Cohesion
While I appreciate Aikido’s and O’Sensei Ueshiba’s perspective that we are a whole (which echoes, incidentally, the video and the sense of unity experienced in certain states), I feel that in daily life—whether in interactions with others, from a professional or a personal standpoint—we increasingly find ourselves in competition.
Setting aside my bias of viewing everything as a struggle, I build upon the notion that everything seems marketed as a challenge where one must rank well to be valued and recognized (those famous transactions for our units of recognition, or strokes). When we seek to create collaboration or when things appear balanced between parties, it quite often happens that if the internal tension to prove who performs best is absent, it is encountered from the outside.
And I hear—and even suggest in everyday life—that we do not need to pay special attention to what others (external systems) think or impose; the reality is that we stand a strong chance of having to enter into competition, at the very least to prove a competency level or secure a position.
In the professional world, there is no choice: internal or external competition exists, and even within « public » professions dedicated to the common good, there are always individuals who will climb the ranks and impose the necessity of outperforming or winning on any given theme…
How might we, without illusion, diminish the spirit of competition and foster the spirit of cohesion?
On parle d’auto hypnose et de peut être quelques bases qu’on peut repenser.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Nous avons en France une façon d’aborder les combattants de façon assez extrême : soit nous les encensons parce qu’ils gagnent de gros combats, voire qu’ils sont dans des séries de victoires incroyables, soit, à la moindre défaite, nous leur crachons dessus. Nous avons parfois du mal avec des combattants qui ont autant de défaites que de victoires.
Nous sommes basés sur le résultat plus que sur l’effort qui a été mis en place par le combattant. Que les gars donnent tout dans une cage ou un ring importe peu. Là-dessus, nous avons le côté très américain de la culture de la victoire, alors qu’historiquement la France arrive à valoriser des batailles et des défaites pour en faire un récit motivant.
Les Nippons, comme je vous le disais, ont cette idée que même leurs « héros », à l’instar de Kazushi Sakuraba, vont souvent être mis en face de combattants qu’ils n’ont presque aucune chance de vaincre, ou ils vont soutenir des combattants qui ont des statistiques parfois négatives parce qu’ils prennent en compte l’énergie et la détermination du combattant.
Le résultat est moins valorisé que le chemin. Il pourrait être bien en France de revenir à cette façon de voir les choses, de valoriser celui et celle qui ose, qui met en place tout ce qu’il peut pour gagner, qu’importe son résultat, prenant conscience aussi d’une chose : même avec tous les efforts, parfois… ça ne passe pas.
Martial Reflections of an Hypnofighter #616: The Culture of Effort Versus the Relentless Tyranny of Results: Rethinking Defeat in Combat Sports
In France, we have a rather extreme way of approaching fighters: either we praise them because they win major bouts—even maintaining incredible winning streaks—or, at the slightest defeat, we tear them down. We sometimes struggle to accept fighters who hold an even win-loss record.
Our focus leans heavily toward the final outcome rather than the effort invested by the athlete. Whether fighters give everything inside a cage or a ring matters very little to critics. In this regard, we display elements of the heavily Americanized culture of victory, even though historically, France possesses a capacity to elevate famous battles and defeats into motivating narratives.
The Japanese, as I mentioned previously, embrace the notion that even their « heroes »—such as Kazushi Sakuraba—are frequently matched against opponents they have almost no chance of defeating. Alternatively, fans support fighters with negative statistics because they account for the athlete’s raw energy and determination.
The journey is valued more than the ultimate result. It might be beneficial in France to return to this perspective: to validate those who dare, who deploy every possible resource to win regardless of the outcome, while realizing a fundamental truth—that even with maximum effort, sometimes… it just isn’t enough.
On parle d’auto hypnose et de peut être quelques bases qu’on peut repenser.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Nous avons la chance en France, dans nos différentes fédérations, d’avoir accès à des stages et séminaires avec des grands de nos disciplines pour des prix souvent dérisoires comparés à ce que l’on peut connaître dans les arts martiaux « privés » comme aux USA, avec des tarifs allant jusqu’à 200 dollars par mois pour s’entraîner en Jiu-Jitsu (il y a aussi de nombreux avantages en salle privée).
Il est donc possible pour n’importe quel professeur de continuer à progresser techniquement avec d’autres enseignements que celui de son sensei, ce qui ouvre l’esprit et la pratique. Cela permet également de suivre des formations pour apprendre à enseigner à différents publics ou dans divers domaines, qu’il s’agisse de la compétition ou de la santé.
En général, nous restons dans le microcosme de nos dojos, confinés dans nos modes de réflexion, d’enseignement et avec nos élèves. Je ne crois pas qu’il faille forcément diversifier pour diversifier, mais plutôt chercher ce qui peut nous sembler plus juste, adapté et même efficace pour ceux qui viennent apprendre avec nous au quotidien.
Il n’y a pas que les coups de pieds ou de poings, les projections et les clés qui doivent être peaufinés, mais aussi les domaines entourant nos pratiques, tant pour le développement de chaque enseignant que, surtout, pour les élèves qui en retireront un bénéfice direct dans leur pratique et bien sûr leur progression.
Martial Reflections of an Hypnofighter #615: Continuing to Learn
In France, within our various federations, we are fortunate to have access to workshops and seminars with masters of our disciplines for prices that are often negligible compared to what is found in « private » martial arts systems, such as in the United States, where training in Jiu-Jitsu can cost up to 200 dollars per month (though private academies also offer numerous advantages).
It is therefore entirely feasible for any instructor to continue advancing technically through teachings outside their own sensei’s lineage, thereby broadening both their mindset and practice. Furthermore, instructors can pursue specialized training to teach diverse demographics or explore distinct domains, whether competitive performance or health applications.
Typically, we tend to remain within the microcosm of our own dojos, confined to our established patterns of thought and instruction alongside our students. I do not believe in diversifying merely for the sake of diversification, but rather in identifying what proves most accurate, adaptable, and ultimately effective for those who come to learn from us daily.
It is not merely strikes, kicks, projections, and joint locks that require refinement, but also the ancillary domains surrounding our practices—beneficial for the individual instructor and, most importantly, for the students, who will harvest the rewards in both their progression and overall mastery.
On papote avec Lee Pascoe de différents sujets au delà de la Méthode Silva dont elle a été directrice en France pendant plusieurs décennies.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank