
Depuis des décennies et l’essor du développement personnel, nous nous retrouvons engagés dans une démarche qui consiste à vérifier régulièrement notre self-talk, à faire le bilan de notre journée, et à tenter de comprendre tel ou tel comportement ou pensée.
Comme si nous étions sous un scanner constant. D’ailleurs, cela a pu donner ce que nous connaissons aujourd’hui avec tous nos téléphones ou montres connectées qui ne cessent de nous fournir des statistiques, comme si nous devions sans cesse entrer dans des cases ou, plus encore, nous améliorer.
Quand on a un objectif, il est normal de suivre ses progressions ou de voir si l’on parvient à améliorer des aspects qui nous intéressent. Mais quand nous sommes simplement dans nos vies, à chercher le plus de satisfaction et à avancer vers ce qui nous semble bon, est-ce que ces auto-vérifications constantes ne peuvent pas devenir une sorte de dictature du « mieux », de l’éveil ou de l’élévation de soi qui n’ont en réalité que peu de sens ?
Est-ce que nous ne sommes pas en train de nous enfermer dans une sorte de challenge constant avec nous-mêmes, cette fameuse idée qu’il faille toujours progresser ? Mais pourquoi ? Dans quel but, vis-à-vis de quel challenge intérieur ?
À force de toujours chercher à être « mieux », aurons-nous un jour la simple satisfaction d’être ?
Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog
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Pank’s Reflections / Snapshot #589: When will we stop scanning ourselves?
For decades, with the rise of personal development, we have found ourselves engaged in a process of regularly auditing our self-talk, reviewing our days, and attempting to dissect every behavior or thought.
It is as if we were under a constant scanner. Indeed, this has culminated in what we see today with our phones and smartwatches, which incessantly provide statistics, as if we were perpetually required to fit into boxes or, even more, to optimize ourselves.
When one has a specific goal, it is normal to track progress or assess whether one is improving areas of interest. However, when we are simply living our lives, seeking fulfillment and moving toward what feels right, could these constant self-checks not become a form of « dictatorship of the better »—a pursuit of awakening or self-elevation that, in reality, holds little meaning?
Are we not trapping ourselves in a state of perpetual self-competition? This pervasive idea that one must always progress—but why? To what end, and against what internal challenge?
By constantly striving to be « better, » will we ever attain the simple satisfaction of being?
Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog



