
Je suis confronté à une injonction contradictoire concernant les croyances, tiraillé entre les récits issus du New Thought, avec lesquels j’ai grandi et structuré ma vision du monde depuis l’adolescence, et les faits (mes faits subjectivement vécus) qui contredisent ou confirment ces mêmes croyances.
Nous savons de mieux en mieux reconnaître, ou à minima avoir conscience de nos biais ; nous sommes donc conscients que nous évoluons dans une démarche de validation de nos croyances ou de la situation pour maintenir une certaine « cohérence ». Comme si une croyance était, par nature, intrinsèquement juste.
Le plus amusant dans cette histoire est de se demander si tout est filtré par nos croyances : qu’est-ce qui est le plus réel ? Car même mes sens peuvent être « programmés » par mes croyances. Ai-je accès à des expériences qui seraient, ne serait-ce que partiellement, objectives ?
Je prends le parti, pour le moment, en arrangeant une compréhension personnelle de Spinoza — en la considérant elle-même comme une croyance — que l’essentiel n’est pas que nous « mentions » (dans le sens où nous ne sommes pas dans une vérité qui devrait être purement objective). Ce que nous considérons comme vrai, même si c’est totalement faux, était juste pour nos sens et nos pensées au moment où nous l’avons exprimé.
L’essentiel est de conscientiser, un jour, que ce n’est pas « juste », mais cela n’enlève rien à la persistance de certaines croyances. Nous les abordons alors avec plus de légèreté, car nous y adhérons en sachant qu’elles ne sont pas « vraies » ; ainsi, d’une certaine façon, nous gagnons en objectivité.
Bref, les croyances sont à la fois géniales et la pire des galères pour mon esprit. Ou peut-être n’est-ce qu’une croyance mal orientée…
Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog
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Reflections by Pank / Snapshot n°601: The Struggle of Beliefs.
I am currently facing a contradictory injunction regarding beliefs, torn between the narratives rooted in New Thought—which shaped my worldview since adolescence—and the facts (my subjectively experienced facts) that contradict or confirm these beliefs.
We are increasingly capable of recognizing, or at the very least being conscious of, our biases. We are aware that we are engaged in a process of validation of our beliefs or specific situations to maintain a certain « coherence, » as if a belief were inherently « correct. »
The most intriguing aspect of this issue is questioning whether everything is filtered through our beliefs; what, then, is the most « real » thing? Even our senses can be « programmed » by our beliefs. Do I have access to experiences that are even remotely objective?
For now, by arranging a personal interpretation of Spinoza—while acknowledging it as a belief in itself—I posit that the core issue is not that we are « lying » (in the sense of failing to reach a purely objective truth). What we believe to be true, even if entirely false, was nonetheless accurate to our senses and thoughts at the moment of expression.
The essential step is to eventually realize that such beliefs are not « true, » yet this does not eliminate the persistence of certain convictions. We then embrace them with more lightness, knowing they are not objective facts; in a sense, we achieve a higher degree of objectivity.
In short, beliefs are both brilliant and a total nightmare for my mind. Or perhaps that is merely a poorly oriented belief…
Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog




