Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #586 : Le jour où le Sambo a battu le Judo en terre japonaise

Saviez-vous que le Sambo est venu vaincre une future légende du judo sur son propre territoire et selon ses propres règles ? Nous sommes peu avant les premiers Jeux Olympiques où le judo allait être représenté, ceux de Tokyo en 1964. Le Japon vit dans l’hégémonie de son école mais, pour la première fois, celle-ci va vaciller face à une école russe qui a compris dès cette période (à l’instar des Gracie trente ans plus tard au Brésil) la faiblesse des Nippons en Ne Waza (travail au sol).

Isao Okano, futur champion olympique en 1964 et champion du monde en 1965, va se faire pulvériser par le maître Boris Mishchenko. Il n’aura pas fallu plus de trente secondes : une forme de Sutemi avec tirage de garde de la part du Russe, enchaînée avec un Juji-Gatame (clé de bras en croix), pour remettre en question le monde du judo.

Plus encore, les Russes ont eu dès le début une vision bien plus polyvalente que le judo de l’époque, et pour ce match, le système de Kano a fait preuve d’orgueil. Attention toutefois, les Russes avaient préparé leurs samboïstes dès 1962 en affrontant des champions d’Europe de judo. Ils ont adapté et étudié ce style (dont le Sambo est également en partie originaire). En 1964, les Russes décrochent quatre médailles de bronze.

Trois olympiades plus tard, ils gagnent de l’or. Ce fameux Juji-Gatame a agi comme un électrochoc. Si nous savons que cette technique fait partie du patrimoine du judo, ce chemin vers la victoire était alors délaissé. Apparemment, ce sont les Russes qui ont réintroduit l’usage intensif des clés de bras en compétition, par opposition aux étranglements ou aux simples contrôles.

Pour finir sur l’immense influence du Sambo sur le Judo, rappelons que les règles ont été modifiées en 2009, interdisant précisément les attaques directes aux jambes, issues de la lutte…

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Martial Reflections of an Hypnofighter #586: The Day Sambo Defeated Judo on Japanese Soil

Did you know that Sambo once defeated a future Judo legend on his own home turf and under his own rules? The event took place shortly before the 1964 Tokyo Olympic Games, where Judo was to make its historical debut. Japan maintained an absolute hegemony over the sport; however, for the first time, this dominance faltered against a Soviet school that had already identified a critical vulnerability in Ne Waza (groundwork)—anticipating the strategic insights of the Gracie family in Brazil thirty years later.

Isao Okano, who would go on to become the 1964 Olympic champion and the 1965 world champion, was decisively defeated by Master Boris Mishchenko. It took a mere thirty seconds: the Russian executed a Sutemi (sacrifice throw) variant transitioning into a guard pull, immediately followed by a Juji-Gatame (cross armlock), fundamentally challenging the established Judo paradigm.

Furthermore, the Soviets possessed a far more versatile tactical framework than contemporary Judokas, exposing a certain hubris within Jigoro Kano’s system during this encounter. This success was no accident; the Soviets rigorously prepared their Sambo practitioners as early as 1962 by competing against European Judo champions. They meticulously analyzed and adapted to the style, which had historically contributed to Sambo’s own genesis. Consequently, the Soviet team captured four bronze medals at the 1964 Olympics.

Three Olympiads later, they secured Olympic gold. The iconic Juji-Gatame submission served as a systemic wake-up call. Although technically part of Judo’s original repertoire, this specific pathway to victory had been largely neglected. Historical evidence suggests it was the Soviet practitioners who revitalized the systematic application of armlocks in international competition, shifting the meta away from simple pins or strangles.

To illustrate the profound, enduring influence of Sambo on competitive Judo, one need only look at the 2009 regulatory changes, which strictly banned leg grabs and wrestling-style takedowns…

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La Méthode Silva : étude du Système #337 /Podcast #156 avec Lee : Le parcours Hypnose de Lee #9

Une interview avec Lee, comme elle vient de terminer son dernier stage d’hypnovision , je voulais qu’on revienne sur sa rencontre avec ce système.

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Réflexions de Pank / Instantané n°589 : Quand allons-nous arrêter de nous scanner ?

Depuis des décennies et l’essor du développement personnel, nous nous retrouvons engagés dans une démarche qui consiste à vérifier régulièrement notre self-talk, à faire le bilan de notre journée, et à tenter de comprendre tel ou tel comportement ou pensée.

Comme si nous étions sous un scanner constant. D’ailleurs, cela a pu donner ce que nous connaissons aujourd’hui avec tous nos téléphones ou montres connectées qui ne cessent de nous fournir des statistiques, comme si nous devions sans cesse entrer dans des cases ou, plus encore, nous améliorer.

Quand on a un objectif, il est normal de suivre ses progressions ou de voir si l’on parvient à améliorer des aspects qui nous intéressent. Mais quand nous sommes simplement dans nos vies, à chercher le plus de satisfaction et à avancer vers ce qui nous semble bon, est-ce que ces auto-vérifications constantes ne peuvent pas devenir une sorte de dictature du « mieux », de l’éveil ou de l’élévation de soi qui n’ont en réalité que peu de sens ?

Est-ce que nous ne sommes pas en train de nous enfermer dans une sorte de challenge constant avec nous-mêmes, cette fameuse idée qu’il faille toujours progresser ? Mais pourquoi ? Dans quel but, vis-à-vis de quel challenge intérieur ?

À force de toujours chercher à être « mieux », aurons-nous un jour la simple satisfaction d’être ?

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Pank’s Reflections / Snapshot #589: When will we stop scanning ourselves?

For decades, with the rise of personal development, we have found ourselves engaged in a process of regularly auditing our self-talk, reviewing our days, and attempting to dissect every behavior or thought.

It is as if we were under a constant scanner. Indeed, this has culminated in what we see today with our phones and smartwatches, which incessantly provide statistics, as if we were perpetually required to fit into boxes or, even more, to optimize ourselves.

When one has a specific goal, it is normal to track progress or assess whether one is improving areas of interest. However, when we are simply living our lives, seeking fulfillment and moving toward what feels right, could these constant self-checks not become a form of « dictatorship of the better »—a pursuit of awakening or self-elevation that, in reality, holds little meaning?

Are we not trapping ourselves in a state of perpetual self-competition? This pervasive idea that one must always progress—but why? To what end, and against what internal challenge?

By constantly striving to be « better, » will we ever attain the simple satisfaction of being?

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Pank Hypnosophie #1360 : Nous ne pouvons pas être « nous » quand on veut socialiser.

Quand nous cherchons à entrer dans les groupes ou communautés depuis notre enfance, nous devons nous soumettre à des codes, des règles et des comportements.
Notre société individualiste à peut être poussé un peu trop loin, le droit d’être soi, sans prendre en compte que les systèmes se fout de visions personnelles mais attend un minimum d’adaptation.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #585 : Réévaluation du triptyque Shin-Gi-Tai

Pour tout budoka, le concept de Shin-Gi-Tai (esprit, technique, corps) est une notion fondamentale. Traditionnellement, les arts martiaux placent l’esprit (Shin) au sommet de la hiérarchie, valorisant la force de caractère, la résilience et l’abnégation. Vient ensuite la technique (Gi), outil indispensable devant être perfectionné, et enfin le corps (Tai). Paradoxalement, bien que le corps soit le véhicule du combat dans le Budo, il est parfois relégué au second plan, un peu comme dans certaines philosophies occidentales où la chair est perçue comme une forme d’imperfection.

En étudiant les écrits de Aso Sensei (SAW – Submission Arts Wrestling) et de Azuma Sensei (Kudo – Karaté Daido Juku), je retiens un échange particulièrement pertinent qui rejoint ma pratique en hypnose. Bien que la culture populaire du « New Thought » nous vende l’idée que l’esprit est omnipotent, la réalité biologique impose une priorité au corps.

Vous pouvez méditer et « éveiller votre âme » autant que vous le souhaitez ; si votre corps est défaillant, votre journée — et plus encore votre entraînement — sera une épreuve. À l’inverse, si votre corps est robuste, vous pourrez faire face aux situations, même dans un état mental altéré. Ces deux experts orientent donc vers une approche inversée : Tai (le corps, véhicule selon la pensée bouddhiste) d’abord, Gi (la technique) ensuite, et enfin Shin (l’esprit) pour parfaire l’ensemble.

Un recadrage salutaire et une véritable invitation à la réflexion. 

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Martial Reflections of a Hypnofighter #585: Re-evaluating the Shin-Gi-Tai Triptych

For every budoka, the concept of Shin-Gi-Tai (spirit, technique, body) is a fundamental notion. Traditionally, martial arts place the spirit (Shin) at the top of the hierarchy, valuing character strength, resilience, and self-denial. Next comes technique (Gi), an essential tool that must be refined, and finally the body (Tai). Paradoxically, although the body is the vehicle for combat in Budo, it is sometimes relegated to the background, much like in certain Western philosophies where the flesh is perceived as a form of imperfection.

By studying the works of Aso Sensei (SAW – Submission Arts Wrestling) and Azuma Sensei (Kudo – Karaté Daido Juku), I find a particularly relevant exchange that aligns with my practice in hypnosis. Although the « New Thought » movement often markets the idea that the mind is omnipotent, biological reality dictates that the body must be the priority.

You may meditate and « awaken your soul » as much as you want; if your body is in shambles, your day—and even more so your training—will be a struggle. Conversely, if your body is robust, you will be able to manage situations, even in an altered mental state. These two experts suggest an inverted approach: Tai (the body, the vehicle, as Buddhists describe it) first, then Gi (technique), and finally Shin (spirit) to complete the whole.

A necessary reframing and a true invitation to reflection. 

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Pank Hypnosophie #1359 : Comment nos interactions peuvent changer nos postures en quelques instants

Nous savons que nous sommes facilement dans des états, des postures voire des transes qui peuvent facilement changer en quelques secondes et plusieurs fois dans des interactions. Nous pouvons par exemple passer de victime à bourreau puis sauveur en 30 secondes.

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Réflexions de Pank / Instantané n°588 : Le parallèle entre l’hypnose et le New Thought.

Dans mon exploration de l’hyper-positivité et des diktats de la pensée positive, je lis un paquet d’articles et d’ouvrages sur le New Thought de Quimby qui, tout comme l’hypnose, est issu du mesmérisme.

Les hypnotistes comme Braid et Quimby ont bien compris une chose clé : c’est l’imagination et la croyance qui peuvent modifier beaucoup de choses, notamment des conséquences physiques et psychologiques issues des contextes psychosociaux.

Si en France nous avions mis en avant l’hypnose comme discipline fonctionnelle pour les « hystéries », aux États-Unis, ils nommaient cela « l’invalidisme » (neurasthénie), qui présentait des symptômes assez proches.

Le travail thérapeutique de Quimby produisait donc les mêmes effets que l’hypnose, permettant, en quelques instants ou au bout d’un faible nombre de sessions, d’obtenir des résultats spectaculaires.

Ma question actuelle est de savoir si, au fond, nous, hypnotistes, ne sommes pas aussi particulièrement influencés par le New Thought. À la place de la « divinisation intérieure » de Quimby, nous avons l’inconscient « tout-puissant », avec une porte de sortie en cas d’échec : chez Quimby, il s’agissait de l’incapacité à co-créer de nouvelles croyances (ce que nous retrouvons d’ailleurs dans la notion de « croyance limitante ») ; pour nous, c’est une « résistance de l’inconscient » qui empêche le mieux-être.

Comme nous pratiquons une hypnose d’influence anglo-saxonne, que ce soit via Erickson ou Elman, il est peut-être intéressant de voir à quel point le New Thought ne s’est pas insidieusement installé dans l’hypnose moderne.

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Reflections by Pank / Snapshot #588: The Parallel Between Hypnosis and New Thought.

In my exploration of hyper-positivity and the dictates of positive thinking, I have been reading numerous articles and works on Phineas Quimby’s New Thought, which, much like hypnosis, stems from Mesmerism.

Hypnotists such as Braid and Quimby grasped a key principle: imagination and belief can alter various phenomena, particularly physical and psychological consequences derived from psychosocial contexts.

While in France, hypnosis was promoted as a functional discipline for « hysteria, » in the United States, a similar condition was termed « invalidism » (neurasthenia), characterized by comparable symptoms.

Quimby’s therapeutic work yielded outcomes identical to hypnosis, allowing for spectacular results within a few moments or a minimal number of sessions.

My current inquiry is whether we, as hypnotists, are not profoundly influenced by New Thought. Instead of Quimby’s « inner divinity, » we posit an « all-powerful unconscious, » with an exit strategy for failure: for Quimby, it was the inability to co-create new beliefs (a concept we now identify as « limiting beliefs »); for us, it is a « resistance of the unconscious » that hinders well-being.

Since we operate within the framework of Anglo-Saxon hypnosis, whether through Erickson or Elman, it is perhaps revealing to examine the extent to which New Thought has become embedded within modern hypnosis.

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Pank Hypnosophie #1358 : Conscientiser ce que les autres nous déclenchent et faire avec

Nous ne nous rendons pas toujours compte mais il arrive souvent que nous répondions en mode automatique à des problématiques externes, celles des autres, et que nous ne voyons pas que le soucis est notre et pas celui de l’autre.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #584 : L’Épreuve de l’Épuisement : Évaluation Physique et Cognitive lors des Passages de Grade en Arts Martiaux de Préhension et Mixtes

Les combats pour pousser à bout. Samedi, nous avons eu un passage de grade de ceinture noire en Jiu-Jitsu Brésilien et en Luta Livre. Par habitude, je veux que les nouvelles ceintures noires puissent faire des combats pendant une heure et demie avec des partenaires qui sont frais, pour qu’ils puissent aller jusqu’au bout de leurs limites.

J’ai réparti l’épreuve en trois styles de combat : celui en kimono, celui en Luta Livre et en MMA. Je finis par le MMA parce que je considère que le pratiquant, le lutador, doit être apte à gérer des frappes. 

De plus, j’autorise le KO au corps, dans les jambes, au foie ; en tout cas, d’une façon ou d’une autre, il s’agit de mettre en stress maximum et surtout en échec le combattant.

L’avantage de cette méthode est que nous pouvons nous rendre compte à quel point, à certains moments, nous devons avoir des réponses plus instinctives. Dans le cadre des combats finaux, nous pouvons voir si la ceinture noire va maintenir des positions pour, a minima, éviter le KO, les blessures, voire la soumission. 

Combattre jusqu’au bout de ses forces est également, pour nos styles, une manière de se souvenir de ce moment comme un acte symbolique, nous rappelant qu’importe le grade que nous portons, nous pouvons toujours nous faire battre, voire tomber KO, par des partenaires parfois bien moins gradés que nous.

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Martial Reflections of an Hypnofighter #584 : The Ordeal of Exhaustion: Physical and Cognitive Assessment During Grappling and Mixed Martial Arts Belt Gradings

The bouts designed to push one to the breaking point. This Saturday, we held a black belt grading test in Brazilian Jiu-Jitsu and Luta Livre. As a standard practice, I require new black belts to spar for an hour and a half against fresh partners, ensuring they are pushed to the absolute edge of their physiological limits.

I divided the examination into three combat modalities: Gi (kimono), Luta Livre (No-Gi), and MMA. I conclude with MMA because I firmly believe that the practitioner—the lutador—must be capable of managing strikes. Furthermore,

 I permit bodily knockouts (KO)—targeting the torso, the legs, and the liver. The primary objective is, in one way or another, to subject the fighter to maximum stress and, most importantly, to induce a state of failure.

The core advantage of this methodology is that it highlights the critical necessity for instinctive motor responses under severe duress. During these final rounds, we can observe whether the black belt can maintain structural positional control to, at the very least, prevent a KO, avoid severe injury, or defend against submission. 

Fighting to the point of total exhaustion serves, within our disciplines, as a symbolic milestone. It acts as a humbling reminder that regardless of the rank we hold, we are always susceptible to being defeated, or even knocked out, by partners who may hold significantly lower ranks than our own.

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Pank Hypnosophie #1357 : L’état d’esprit et les pensées ne modifient pas la biologie de la maladie

Je reviens toujours, en me focalisant sur l’influence du New Thought, sur cette idée admise mais fausse comme quoi l’esprit va modifier la biologie de la maladie.

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