Réflexions martiales d’un Hypnofighter #616 :La culture de l’effort face à l’implacable tyrannie du résultat : repenser la défaite dans les sports de combat

Nous avons en France une façon d’aborder les combattants de façon assez extrême : soit nous les encensons parce qu’ils gagnent de gros combats, voire qu’ils sont dans des séries de victoires incroyables, soit, à la moindre défaite, nous leur crachons dessus. Nous avons parfois du mal avec des combattants qui ont autant de défaites que de victoires.

Nous sommes basés sur le résultat plus que sur l’effort qui a été mis en place par le combattant. Que les gars donnent tout dans une cage ou un ring importe peu. Là-dessus, nous avons le côté très américain de la culture de la victoire, alors qu’historiquement la France arrive à valoriser des batailles et des défaites pour en faire un récit motivant.

Les Nippons, comme je vous le disais, ont cette idée que même leurs « héros », à l’instar de Kazushi Sakuraba, vont souvent être mis en face de combattants qu’ils n’ont presque aucune chance de vaincre, ou ils vont soutenir des combattants qui ont des statistiques parfois négatives parce qu’ils prennent en compte l’énergie et la détermination du combattant.

Le résultat est moins valorisé que le chemin. Il pourrait être bien en France de revenir à cette façon de voir les choses, de valoriser celui et celle qui ose, qui met en place tout ce qu’il peut pour gagner, qu’importe son résultat, prenant conscience aussi d’une chose : même avec tous les efforts, parfois… ça ne passe pas.

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Martial Reflections of an Hypnofighter #616:  The Culture of Effort Versus the Relentless Tyranny of Results: Rethinking Defeat in Combat Sports

In France, we have a rather extreme way of approaching fighters: either we praise them because they win major bouts—even maintaining incredible winning streaks—or, at the slightest defeat, we tear them down. We sometimes struggle to accept fighters who hold an even win-loss record.

Our focus leans heavily toward the final outcome rather than the effort invested by the athlete. Whether fighters give everything inside a cage or a ring matters very little to critics. In this regard, we display elements of the heavily Americanized culture of victory, even though historically, France possesses a capacity to elevate famous battles and defeats into motivating narratives.

The Japanese, as I mentioned previously, embrace the notion that even their « heroes »—such as Kazushi Sakuraba—are frequently matched against opponents they have almost no chance of defeating. Alternatively, fans support fighters with negative statistics because they account for the athlete’s raw energy and determination.

The journey is valued more than the ultimate result. It might be beneficial in France to return to this perspective: to validate those who dare, who deploy every possible resource to win regardless of the outcome, while realizing a fundamental truth—that even with maximum effort, sometimes… it just isn’t enough.

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Réflexions de Pank / Instantané n° 619 : L’art de la présence : réapprendre l’ennui pour apprivoiser le tumulte numérique

Je me souviens que quand je lisais des ouvrages comme ceux de Lommer, un auteur à la fois psychiatre et occultiste, il proposait plein d’exercices assez ennuyeux pour développer des compétences de magiste. Et parmi l’un d’entre eux, il y avait un exercice qui était de faire tomber au sol une poignée de riz (de mémoire) et de le ramasser grain par grain sans qu’il y ait en nous de l’impatience ou des états qui nous troublent.

Dernièrement, j’ai recommencé ce type d’exercice, que je trouve particulièrement intéressant pour notre période de vie qui parfois nous défocalise avec un monde rempli d’informations, de stimulations et d’états un peu électriques. Nous avons tendance à nous laisser aller plus rapidement dans nos excès, et nous pouvons souvent manquer d’équilibre.

Ces pratiques nous ramènent à nous centrer dans un ici et maintenant, à maintenir un effort qui n’est pas que celui de ramasser le riz ou de faire des choses sans intérêt premier et répétitif ; il nous permet d’endurer avec un état d’esprit que nous cherchons à stabiliser. Cela nous dissocie de notre environnement ultra-stimulant et nous ramène à prendre plaisir à cette sensation entre ennui et présence, qui nous ramène à percevoir la vie en nous, dans une simplicité, sans attente et sans retour, juste être…

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Reflections by Pank / Snapshot No. 619: The Art of Presence: Relearning Boredom to Tame Digital Tumult

I remember when I used to read works by authors like Lommer, a psychiatrist and occultist who proposed various rather tedious exercises to develop magus skills. Among them was an exercise consisting of dropping a handful of rice (if memory serves) on the floor and picking it up grain by grain without feeling any impatience or states of disturbance within ourselves.

Lately, I have started doing this type of exercise again. I find it particularly relevant for our current period of life, which sometimes defocuses us with a world full of information, stimulations, and somewhat electric states. We tend to give in more quickly to our excesses and often lack balance.

These practices bring us back to centering ourselves in the « here and now, » maintaining an effort that goes beyond merely picking up rice or performing repetitive tasks without primary interest; it allows us to endure with a mindset we seek to stabilize. This dissociates us from our ultra-stimulating environment and brings us back to finding pleasure in that sensation between boredom and presence—bringing us back to perceiving life within ourselves, in simplicity, without expectation or return, simply being…

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Réflexions de Pank / Instantané n° 618 : La vie et les éléments de votre quotidien n’attendent rien.

Il est intéressant d’analyser les formulations proposées dans le cadre de la motivation, qu’il s’agisse de coaching, d’échanges ou de discours. Une idée récurrente consiste à affirmer que la vie, ou tout autre concept impalpable, attend ou n’attend pas notre succès.

Comme s’il existait une loi, un but ou une mission que la vie, l’univers ou la réussite auraient « déposés » sous forme de fiche de poste, et que nous devions remplir tous ces critères pour obtenir un retour. Le paradoxe réside dans l’affirmation selon laquelle la vie nous donne — ou que nous allons prendre à la vie — quelque chose, en se basant uniquement sur notre super-pouvoir, notre super-discipline ou notre super-mindset, alors que l’on espère, en parallèle, que cet élément (la vie, l’univers) daignera nous offrir la réussite.

Il existe une forme de mépris envers les personnes qui ne suivent pas de « morning routine », sous prétexte que « la vie ne les attend pas » et qu’elles manquent de discipline. Or, cette même discipline repose sur une attente presque naïve que le monde récompensera l’effort fourni, comme s’il existait une loi ou une formule magique.

Pourtant, la vie n’a pas de conscience, tout comme l’univers ; elle ne distribue ni bons ni mauvais points. Ce type de motivation demeure ancré dans une vision de « bon élève » attendant la note du professeur. Cette posture, bien loin de celle des prétendus « alphas », ressemble davantage à celle d’enfants attendant la validation de leurs parents.

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Reflections by Pank / Snapshot No. 618: Life and the elements of your daily life wait for no one.

It is interesting to analyze the formulations used in motivational contexts, whether in coaching, professional exchanges, or public speaking. A recurring notion is the idea that life, or any other intangible concept, either waits or does not wait for our success.

It is as if there were a law, a goal, or a mission that life, the universe, or success had « deposited » in the form of a job description, and we are expected to fulfill all these criteria to receive a return. The paradox lies in claiming that life gives to us—or that we go out and take from life—based solely on our « superpowers, » « super-discipline, » or « super-mindset, » while simultaneously assuming that it is up to the whims of an external entity (life, the universe) to grant us success.

There is a sense of contempt directed toward those who do not follow a « morning routine, » based on the rationale that « life does not wait for them » and that they lack sufficient discipline. Yet, this very discipline is underpinned by a somewhat naive expectation that the world will reward the effort provided, as if a universal law or a key formula were at play.

However, life possesses no consciousness, much like the universe; it does not distribute rewards or penalties. This type of motivation remains rooted in a « model student » mentality, waiting for the teacher’s grade. This posture, far from that of the self-proclaimed « alpha males, » resembles that of children waiting for parental validation.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #535  : La Réalité de la Blessure en Combat de Rue : Au-delà du Mythe de l’Intouchabilité

La blessure en combat est un sujet complexe. La plupart du temps, on part du postulat que si l’on doit se défendre dans un cadre urbain, notre panel technique et notre gestion psychologique devraient nous éviter assez rapidement de prendre un mauvais coup ou d’être méchamment blessé. Cependant, qu’en est-il réellement ?

Un des points que les sports de combat enseignent bien, parfois malgré eux, c’est de continuer un round ou un match bien que l’on soit blessé. En self-défense, il est assez peu intuitif d’admettre que l’on puisse être touché. Pourtant, nous ne connaissons ni le nombre d’opposants, ni comment nous allons réagir face à ce stress intense. De plus, cette inconnue du combat nous pousse à vouloir sortir rapidement de ce rituel d’opposition.

Cela donne un avantage perceptif de se dire : « Je frappe, je cours. » Mais cette vision ne prend pas en compte un des éléments les plus courants dans le combat : on s’en prend une, deux, voire beaucoup plus. Je ne parle pas d’absorber un coup de couteau (ce qui relève de vidéos utopiques), mais de frappes diverses qui peuvent être prises et acceptées. Ces frappes peuvent briser quelque chose sans nous mettre K.O., ou nous endolorir suffisamment pour nous bloquer.

On voit bien pendant des matchs, quand il y a des coups durs, certains reculent, se mettent en « tortue », puis font « bonhomme ». Des styles comme le karaté Kyokushinkai ont énormément misé sur l’encaisse, même si, comme on dit, « on n’encaisse pas la tête ». Le fait d’avoir un travail spécifique, et surtout un processus d’habituation, permet de se dire que l’on peut accepter certaines frappes pour donner la sienne, sans tomber immédiatement. Vivre un combat avec une douleur, voire une blessure, est une expérience spécifique qu’il est peut-être utile de rappeler et d’entraîner.

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Martial Reflections of an Hypnofighter #535   The Reality of Injury in Street Combat: Beyond the Myth of Untouchability

Injury in combat is a complex subject. Most of the time, we start from the premise that if we must defend ourselves in an urban setting, our technical skills and psychological management should prevent us from taking a bad hit or being severely injured quite quickly. However, what is the reality?

One of the points that combat sports teach well, sometimes despite themselves, is to continue a round or a match even though one is injured. In self-defense, it is quite unintuitive to admit that we might be hit. Yet, we know neither the number of opponents nor how we will react in the face of this intense stress. Moreover, this unknown factor in combat pushes us to want to exit this oppositional ritual quickly.

This gives a perceptual advantage to saying to oneself: « I hit, I run. » But this vision does not take into account one of the most common elements in combat: we take one, two, or even many more hits. I am not talking about absorbing a knife wound (which belongs to utopian videos), but about various strikes that can be taken and accepted. These strikes might break something without knocking us out, or make us sore enough to freeze us.

We see this during matches; when hard hits land, some back up, turtle up, and then « man up. » Styles like Kyokushinkai karate have focused heavily on conditionning and absorbing hits, even if, as they say, « you don’t condition the head. » Having specific work, and especially an habituation process, allows one to say that we can accept certain strikes to land our own, without falling immediately. Experiencing a fight with pain, or even an injury, is a specific condition that it is perhaps useful to recall and to train for.

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Réflexions de Pank / Instantané #495 : Pourquoi continuer quand ça ne marche pas encore ?

Nous savons qu’il est souvent défini que la bêtise consiste à répéter une action similaire en attendant des résultats différents. Et pourtant, la constance et la répétition peuvent éroder les éléments les plus solides. Nous savons qu’en réalité, nous ne répétons pas exactement la même chose, simplement parce que nous ne sommes pas des machines et parce que notre subconscient va chercher une façon d’adapter la stratégie initiale.

Même si, par définition, les « bourrins » ne sont pas les plus malins dans la vision populaire, ils ont au moins la qualité de ne pas abandonner facilement. Certes, la subtilité n’est pas de mise et il est vrai que cette façon de répéter continuellement peut causer des dégâts, plus que la finesse d’une action juste. Mais l’important n’est-il pas l’obtention du résultat attendu ?

Si quelque chose n’est pas fonctionnel, c’est assez souvent parce que nous ne sommes pas assez experts dans ce que nous appliquons. Nous le voyons dans le sport : il y a des spécialistes d’un style complètement alternatif, voire controversé, et pourtant ils gagnent. Mieux encore, ils peuvent changer l’histoire d’un sport, comme Fosbury.

Ceux qui creusent peuvent certes ne jamais trouver de diamant, mais ils ont des milliers de chances en plus que ceux qui leur diront que ce qu’ils font ne sert à rien. Nous ne sommes pas tous des stratèges, des chanceux ou des surdoués, mais pour une grande majorité, nous pouvons faire des efforts et agir quotidiennement sans lâcher l’affaire. Nous verrons alors que ce qui semblait infranchissable commence à céder à nos répétitions, comme cette goutte continue qui finit par creuser la pierre la plus dure.

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Pank’s Reflections / Snapshot #495: Why Continue When It’s Not Working Yet?

We know it is often defined that stupidity consists of repeating a similar action expecting different results. And yet, constancy and repetition can erode the most solid elements. We know that in reality, we are not repeating exactly the same thing, simply because we are not machines and because our subconscious will seek a way to adapt the initial strategy.

even if, by definition, « brutes » are not considered the smartest in the popular vision, they at least have the quality of not giving up easily. Admittedly, subtlety is not the order of the day, and it is true that this way of repeating continuously can cause damage, more than the finesse of a precise action. But isn’t the important thing obtaining the expected result?

If something is not functional, it is quite often because we are not expert enough in what we are applying. We see this in sports: there are specialists in a completely alternative, even controversial style, and yet they win. Better still, they can change the history of a sport, like Fosbury.

Those who dig may certainly never find a diamond, but they have thousands more chances than those who tell them that what they are doing is useless. We are not all strategists, lucky, or gifted, but for a vast majority, we can make efforts and act daily without letting go. We will then see that what seemed insurmountable begins to yield to our repetitions, like that continuous drop that eventually hollows out the hardest stone.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #482 : Encaisser quitte à se blesser

Dans le combat ou dans les actions de self-défense, l’idée générale est d’esquiver, de bloquer et de faire en sorte de ne pas en ressortir dans un état lamentable. Il y a cependant des exceptions, que ce soit en boxe ou en MMA, où certains combattants agressifs perdent des années de vie avec un style qui rentre dans toutes les actions. Cela fait malheureusement la joie des spectateurs qui objectivent les combattants.

Même si l’idée initiale (d’éviter les coups) est juste. Je ne parle même pas du cas des armes où l’encaissement est un pari sur la vie, surtout face à une lame, un bâton, une barre de fer, etc. Je vais néanmoins ajouter un « mais ».

Je me souviens de professeurs philippins dire avec une belle sincérité que si vous n’avez pas de lame et que vous n’avez plus de moyen de fuir, il faudra peut-être accepter de perdre votre main ou votre bras pour « éventuellement » jouer sur une opportunité… qui serait vraiment minime.

Il est contre-intuitif de faire du renforcement aux frappes, et il est impossible de renforcer sa tête. Des écoles comme le Karaté d’Okinawa, le Kyokushin et certains styles chinois ont des méthodes progressives pour être capable de prendre des coups en diminuant la possibilité de blessure et de KO.

Il ne faut pas croire qu’en situation de stress, tous nos automatismes nous amèneront à finir le conflit sans entrer dans le combat. Pour rappel, la self-défense est un « non-combat » ; elle ne cherche pas l’opposition mais la destruction de la structure agressive pour éviter la phase d’affrontement. Et même dans ces quelques secondes, il se peut qu’une droite, un coup de tête, une griffure ou autre vienne perturber nos actions. Si la douleur n’est pas gérée, elle peut nous mettre en situation d’échec.

Le renforcement n’est pas juste musculaire. C’est bien d’avoir des muscles, mais si l’on ne sait pas absorber ou continuer à combattre avec le nez en sang, la mâchoire en vrac ou les côtes douloureuses (entre autres), les muscles ne serviront pas de bouclier utile. Dans ma pratique, je dis à mes élèves : vous allez vous faire couper, peut-être vous faire « exploser ». Il faudra serrer les dents et « espérer » ne pas tomber KO pour aller au clinch puis au sol (en 1 contre 1 sans arme, bien sûr).

Préparer les apprenants à ces douleurs particulières, mentalement et de la façon la plus progressive possible à l’encaissement, est important dans tous les styles qui veulent préparer à la défense personnelle ou à l’opposition. Sans oublier que c’est quand même vraiment mieux d’esquiver.

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Martial Reflections of an Hypnofighter #482: Absorbing hits even if it means getting injured

In combat or self-defense actions, the general idea is to dodge, block, and ensure you don’t emerge in a pitiful state. There are exceptions, however, whether in boxing or MMA, where certain aggressive fighters lose years of their lives with a style that engages in every action. This unfortunately delights spectators who objectify the fighters.

Even if the initial idea (of avoiding hits) is correct. I am not even talking about situations involving weapons, where « absorbing » is a gamble with your life, especially when facing a blade, a stick, an iron bar, etc. Nevertheless, I am going to add a « but ».

I remember Filipino teachers saying with beautiful sincerity that if you don’t have a blade and you no longer have a way to flee, you might have to accept losing your hand or your arm to « possibly » play on an opportunity… which would be truly minimal.

It is counter-intuitive to condition oneself for strikes, and it is impossible to strengthen one’s head. Schools like Okinawan Karate, Kyokushin, and certain Chinese styles have progressive methods to be capable of taking hits while decreasing the possibility of injury and KO.

We must not believe that under stress, all our automatisms will lead us to end the conflict without entering into combat. As a reminder, self-defense is « non-combat »; it does not seek opposition but the destruction of the aggressive structure to avoid the confrontation phase. And even in those few seconds, a right hand, a headbutt, a scratch, or something else might disrupt our actions. If the pain is not managed, it can put us in a situation of failure.

Conditioning is not just muscular. It’s good to have muscles, but if you don’t know how to absorb or continue fighting with a bloody nose, a messed-up jaw, or painful ribs (among other things), muscles will not serve as a useful shield. In my practice, I tell my students: you are going to get cut, maybe get « smashed ». You will have to grit your teeth and « hope » not to get knocked out so you can get to the clinch and then to the ground (in 1 vs 1 without weapons, of course).

Preparing learners for these particular pains mentally, and in the most progressive way possible for absorption, is important in all styles that want to prepare for personal defense or opposition. Without forgetting that it is still much better to dodge.

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Réflexions de Pank / Instantané #483 : Le doute dans les décisions

Nous ne contrôlons pas le futur et nous ne savons pas ce que nous allons créer suite à une décision. Parfois une décision anodine, d’autre fois une décision mûrement réfléchie. Et pourtant, nous sommes dans le doute, comme si ce que nous allons choisir allait nous faire entrer dans un monde inconnu qui nous stresse.

Nous nous retrouvons souvent dans ces situations et il est parfois difficile de se rationaliser, simplement parce que nous sommes dans une anticipation, domaine où l’esprit humain est particulièrement mauvais. Nous créons des tas de scénarios qui ne nous rassurent pas voire nous desservent.

Pourtant, quand ce futur devient le présent, même si nous sommes sous pression que les choses ne se passent pas du tout comme attendu, en bien ou en mal, nous « gérons ». Là encore, pas forcément de la façon la plus juste, mais nous avons une flexibilité cognitive et comportementale qui nous permet très souvent d’absorber, parfois après un petit choc qui peut nous désorienter.

Nous sommes des êtres assez bons pour trouver des solutions, et c’est parfois sur cet aspect de nous que nous devrions porter notre confiance quand on doute. Nous n’allons peut-être pas prendre les meilleures décisions et ça peut changer ou compliquer sa vie, mais nous sommes pleins de ressources quant à détecter les portes de sortie.

Et puis surtout, nous ne sommes pas seuls. Quand nous ne savons plus, quand nous manquons de compétences, il y a des personnes qui, elles, sont douées voire spécialisées dans le sujet qui nous pose problème, et prendre conseil avec des personnes solides offre des options que nous n’avions pas la capacité de capter, afin de nous diriger vers des possibilités que nous allons mettre en place.

Ayez confiance en vos expériences et parfois si vraiment vous ne le sentez pas, ne le faites pas, peu importe ce qui peut être potentiellement perdu…

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Doubt in Decisions

We do not control the future and we do not know what we will create as a result of a decision. Sometimes an insignificant one, other times a carefully considered one. And yet, we are in doubt, as if what we are about to choose will make us enter an unknown world that stresses us.

We often find ourselves in these situations and it is sometimes difficult to rationalize, simply because we are in anticipation, a field where the human mind is particularly bad. We create many scenarios that do not reassure us, or even harm us.

However, when this future becomes the present, even if we are under pressure that things do not turn out at all as expected, for better or for worse, we « manage. » Again, not necessarily in the fairest way, but we have cognitive and behavioral flexibility that very often allows us to absorb, sometimes after a small shock that can disorient us.

We are beings quite good at finding solutions, and it is sometimes on this aspect of ourselves that we should place our trust when in doubt. We may not make the best decisions and that can change or complicate our lives, but we are full of resources when it comes to detecting exits.

And above all, we are not alone. When we no longer know what to do, when we lack skills, there are people who are gifted or even specialized in the subject that poses a problem for us, and seeking advice from solid people offers options that we were not able to grasp, in order to guide us towards possibilities that we will implement.

Trust your experiences and sometimes, if you really don’t feel it, don’t do it, no matter what might potentially be lost…

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Réflexions de Pank / Instantané #475 : Effort vs Bonheur

Oui, j’oppose l’effort et le bonheur… Vous le savez, je pense que si nous devons développer une compétence, c’est l’effort. C’est-à-dire faire des actions internes ou externes qui nous demandent de l’énergie, du temps, et la plupart du temps sans plaisir immédiat, mais ne garantissant pas non plus une satisfaction à moyen ou long terme. La satisfaction est, à mes yeux, aussi un effort à fournir.

Quand j’oppose les efforts au bonheur, c’est parce qu’entre les Gen Z qui nous partagent quotidiennement leur « best life » avec le maximum de liberté qu’ils décident de prendre, et les études sur cette même génération vis-à-vis des dépressions et autres maladies psychiques, ainsi que les clients en cabinet, je constate que le mode faussement épicurien (il faut relire ce bel auteur pour éviter de croire que cela consiste à se vautrer dans le plaisir) n’apporte pas la promesse du début.

Au moins, avec l’effort, on sait d’entrée que notre état d’âme, notre santé ou notre niveau d’énergie ne sont pas des jauges à écouter. Il faudra agir, peu importe comment nous nous sentons ou où nous vivons. L’effort ne répond pas aux critères d’écoute de soi, juste à des cahiers des charges (https://youtu.be/qVP381FxqNw).

Et ne vous faites pas des films de héros : le pire, c’est que c’est douloureux, ennuyeux, répétitif et le niveau de satisfaction est bas. Il y a de fortes chances que nous ne voyions même pas de résultats convenables ; pire, rien de ce que nous allons obtenir ne pourra représenter les efforts que nous faisons, chaque jour et à chaque instant.

La quête du bonheur, c’est surfait, et factuellement on le voit avec notre monde actuel : les gens ne sont pas heureux. Alors tentez de faire des efforts partout : au boulot, avec les autres, dans vos relations romantiques ou amicales, dans vos activités quotidiennes. Au moins, vous pourrez juste gagner un : « J’ai donné mon max »… Pas fou, plutôt frugal, mais avec un poids que personne ne pourra jamais comprendre.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank.

Pank’s Reflections / Snapshot #475: Effort vs. Happiness

Yes, I oppose effort and happiness… You know that I believe if we must develop one skill, it is effort. That is to say, taking internal or external actions that require energy and time from us, mostly without immediate pleasure, and without guaranteeing satisfaction in the medium or long term either. Satisfaction is, in my eyes, also an effort to be made.

When I contrast effort with happiness, it is because between the Gen Zers who share their « best lives » daily with the maximum freedom they decide to take, and the studies on this same generation regarding depression and other mental illnesses, as well as clients in my practice, I observe that the falsely Epicurean mode (one must reread this beautiful author to avoid believing it consists of wallowing in pleasure) does not deliver on its initial promise.

At least with effort, we know from the start that our state of mind, our health, or our energy level are not gauges to be listened to. We will have to act regardless of how we feel or where we live. Effort does not respond to the criteria of listening to oneself, only to specifications (https://youtu.be/qVP381FxqNw).

And don’t picture yourself as a hero in a movie; the worst part is that it is painful, boring, repetitive, and the satisfaction level is low. There is a strong chance that we won’t even see decent results; worse, nothing we obtain will ever represent the efforts we make, every day and at every moment.

The quest for happiness is overrated, and factually we see it with our current world: people are not happy. So try to make efforts everywhere: at work, with others, in your romantic or friendly relationships, in your daily activities. At the very least, you might just earn a: « I gave my max »… Not wild, rather frugal, but with a weight that no one else will ever understand.

Take what is good and right for you. Be One, Pank.

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #450 : Devenir une Bactérie Martiale

J’entendais dire que, malheureusement, les bactéries sont devenues de plus en plus résistantes aux antibiotiques au cours des cinq dernières années, et de manière menaçante. En conclusion, la stratégie des bactéries est digne des meilleurs pratiquants de Jiu-Jitsu ou de systèmes de combat. L’adaptation est clé, surtout lorsque l’on a été maintes fois soumis.

Nous devenons tous plus résistants grâce à la pratique que nous accumulons : nous encaissons mieux les frappes (à l’exception de notre tête), nous ne nous fracturons plus à chaque chute, et nous parvenons à trouver des dynamiques pour sortir des soumissions. Nous avons cherché des réponses, à la fois consciemment et inconsciemment, afin de ne plus nous autodétruire.

Nous le savons, l’humain est ce qu’il est aujourd’hui grâce à sa capacité d’adaptation. Parfois, la quête de force peut donner l’impression que seule la puissance brute est efficace (ce qui reste souvent le cas ; essayez de vous entraîner avec les meilleurs de vos disciplines, ils ont TOUS une force d’ours).

Cependant, la force peut emprunter d’autres chemins. Cette faculté à subir sans disparaître, pour petit à petit trouver des solutions, à endurer pour commencer à prendre le dessus, ou comme le partage Adler, à accepter le sentiment d’infériorité pour construire une compensation dans un domaine, puis une conscience d’une autre infériorité à compenser, nous permet un développement personnel à la fois physique et psychologique.

Parvenir à vivre ces combats d’entraînement en ne cherchant pas à gagner, mais à comprendre comment ne pas perdre, peut changer la dynamique d’apprentissage. Cela rejoint ce que partageait Mestre Saulo Ribeiro qui considérait que, de ceinture blanche à bleue, il fallait chercher à apprendre à ne pas trop se faire soumettre, même pas à se défendre, juste à devenir RÉSISTANT, antibio-martial-résistant.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of an Hypnofighter #450: Becoming a Martial Bacterium

I’ve heard that, unfortunately, bacteria have become increasingly and threateningly resistant to antibiotics over the last five years. In conclusion, the strategy of bacteria is worthy of the best Jiu-Jitsu practitioners or combat system experts. Adaptation is key, especially when one has been submitted many times.

We all become more resistant through the practice we accumulate: we withstand strikes better (except for our heads), we no longer break with every fall, and we manage to find dynamics to escape submissions. We have sought answers, both consciously and unconsciously, so as not to destroy ourselves anymore.

We know that humans are what they are today thanks to their capacity for adaptation. Sometimes, the pursuit of strength can give the impression that only raw power works (which is often still the case; try training with the tops of your disciplines, they ALL have the strength of a bear).

However, strength can take other paths. This ability to endure without disappearing, to gradually find solutions, to persevere to start taking the lead, or as Adler shared, to accept the feeling of inferiority to build compensation in one area, then an awareness of another inferiority to compensate, allows for our personal development, both physically and psychologically.

Managing to experience these training fights not by trying to win, but by understanding how not to lose, can change the learning dynamic. This echoes what Mestre Saulo Ribeiro shared, who believed that from white to blue belt, one should seek to learn not to be submitted too much, not even to defend, but just to become RESISTANT, antibiotic-martial-resistant.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #439 : Prendre l’entraînement avec plaisir

Il peut être difficile, dans les sports de combat, d’accepter de se faire littéralement « écraser » et de recevoir parfois des frappes lourdes, tout en considérant ces moments comme agréables. L’idée de souffrir non pas à cause de nos propres efforts, comme cela peut arriver en musculation ou en course à pied, mais à cause de l’autre, est souvent un frein.

L’opposition en contact est un élément inconnu qui peut transformer notre entraînement en un plaisir ou un enfer. Il est essentiel d’apprendre à connaître les partenaires que nous avons dans nos dojos ou salles afin de savoir avec qui nous sommes compatibles et d’éviter ceux qui ne le sont pas.

Il n’est pas toujours possible d’avoir les partenaires de sparring que l’on souhaite, simplement parce que le professeur a décidé quels binômes allaient travailler ensemble. Mais lorsque c’est possible, apprendre à connaître l’autre, même s’il est beaucoup plus fort que nous et va nous « mettre minable », n’est pas un problème.

Parce qu’avec ces personnes, il y a un feeling et surtout, malgré la difficulté de nos sports et les pressions que l’on subit, on prend du plaisir, on s’amuse, on tente des choses. Même le fait de se faire toucher ou de se prendre des clés devient amusant.

L’autre n’exagère pas ses percussions, de même que les soumissions ne sont pas appliquées dans le but de casser. Et de notre côté, on peut taper ou demander à l’autre de diminuer l’intensité si nécessaire. C’est un travail à deux, une discipline en commun, une ambiance qui, malgré les difficultés, donne l’envie de revenir.

Sentir que ce qui est pratiqué dans cette difficulté extrême reste un simple jeu, une distraction, un moyen de se rendre un peu plus heureux dans un quotidien qui nous met souvent moins sous pression ou en danger, mais qui n’a pas cette saveur unique que celle des arts martiaux.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #439: Taking Pleasure in Training

In contact sports, it can be difficult to accept being literally « crushed » and sometimes taking heavy blows, all while seeing these moments as enjoyable. The idea of suffering not from our own efforts, as can happen in weightlifting or running, but because of another person, is often a barrier.

Contact opposition is an unknown element that can turn our training into a pleasure or a hell. It’s essential to get to know the partners we have in our dojos or gyms to find out who we are compatible with and to avoid those who are not.

It’s not always possible to have the sparring partners we want, simply because the professor has decided which pairs will work together. But when it is possible, getting to know the other person, even if they are much stronger than us and will « humiliate » us, is not a problem.

Because with these people, there is a connection and, above all, despite the difficulty of our sports and the pressures we undergo, we find pleasure, we have fun, and we try new things. Even getting hit or put in a joint lock becomes enjoyable.

The other person does not exaggerate their strikes, just as submissions are not applied with the intent to break something. And on our side, we can tap out or ask the other to decrease the intensity if needed. It’s a two-person effort, a shared discipline, an atmosphere that, despite the difficulties, makes you want to come back.

To feel that what is practiced in this extreme difficulty remains a simple game, a distraction, a way to make ourselves a little happier in a daily life that often puts us under less pressure or danger, but which lacks the unique flavor of combat arts.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank