Hypnose et Manipulation / “Anatomie d’une Prédation” / Part 3

L'auteur souligne les distinctions fondamentales entre l'hypnose de spectacle, de rue et thérapeutique, insistant sur le fait que les phénomènes observés et les objectifs poursuivis diffèrent considérablement. Contrairement aux cadres ludiques de la scène et de la rue, l'hypnose thérapeutique répond à des besoins de résolution de problèmes et de guérison. L'analyse met en lumière le danger d'une utilisation détournée de l'hypnose, comme dans le cas de Monsieur Miller, qui manipule les techniques hypnotiques hors de tout cadre éthique pour parvenir à ses fins.

Livre Anatomie d’une prédation de Alice Augustin et Cécile Ollivier / Page 157

Autrices : “Il y a beaucoup de fantasmes liés à l’hypnose spectacle mais c’est rarement de l’hypnose, ils ont recours à des complices, à des tours de magie. On n’obtient pas ce type de résultats en cabinet de consultation.”

Je partage entièrement l’idée que les phénomènes et les états de transe varient considérablement entre l’hypnose de scène, de rue et d’accompagnement thérapeutique. Cependant, le cas de Monsieur Miller se situe en dehors de ces cadres conventionnels. Il n’utilise pas l’hypnose dans un contexte défini, et par conséquent, il ne s’appuie pas sur les leviers contextuels propres à chacun de ces domaines.

Dans l’hypnose de scène, le participant manifeste une volonté active de découvrir ou de vivre l’expérience hypnotique. L’achat d’un billet, le déplacement, l’acceptation des pré-tests et l’écoute des suggestions de l’hypnotiseur témoignent d’un état d’esprit de curiosité ou d’une intention de vivre un moment hypnotique, voire d’être sélectionné pour monter sur scène. L’objectif principal est de passer un bon moment en tant que spectateur ou acteur. Bien que certains praticiens aient pu recourir à des complices, cette pratique est devenue rare, la majorité des hypnotiseurs de scène n’en utilisant plus. Quant aux tours de magie, ils emploient des processus inductifs qui entraînent confusion, saturation et focalisation, soit par la volonté de comprendre la technique, soit par l’acceptation de la proposition. Même si les magiciens de scène ne parlent pas explicitement d’hypnose, la traduction hypnotique des états de transe induits est connue et acceptée au sein de cette communauté.

L’hypnose de rue se déroule dans un contexte différent. Il s’agit davantage d’une rencontre fortuite, d’un moment suspendu et inattendu dans le quotidien. Une personne croise un hypnotiseur ou un groupe qui peut l’inviter à expérimenter. Les conditions ne sont pas les mêmes, et la curiosité ou la méfiance envers la discipline sont utilisées comme supports pour un pré-talk qui combine explication et conditionnement. Une fois que les personnes acceptent de participer aux prétests, une porte s’ouvre potentiellement vers des états de transe somnambulique profonds, permettant de vivre de nombreux phénomènes en quelques minutes, au milieu d’une foule, sans que cela ne pose de problème.

Comme l’hypnose de scène, l’hypnose de rue a une vocation ludique. Elle vise à divertir et à offrir un moment intense et agréable, même si les expériences peuvent paraître étranges aux participants.

Le cadre de l’hypnose thérapeutique est radicalement différent. Le consultant arrive avec des préoccupations et des problèmes qu’il souhaite exposer et résoudre. Il n’est pas là pour être surpris, satisfaire une curiosité ou se divertir, mais pour trouver des réponses. Il est conscient de sa souffrance et perçoit l’hypnose comme une clé pour mieux comprendre, recadrer et apaiser son monde intérieur. Il sait également que, comme toute thérapie, ce processus peut être remuant et rappeler des douleurs. L’intention et l’approche étant différentes, la transe induite ne sera pas la même.

La transe, en tant que communication entre le conscient et le subconscient, fait émerger des informations, des émotions ou des schémas en fonction des contextes et des suggestions. En cabinet, il peut y avoir des régressions vers des moments traumatiques, des sensations et des réponses provenant des profondeurs de la conscience, ce qui ne se produira pas sur scène ou dans la rue.

Pour autant, ces formes d’hypnose ne sont pas moins valables que l’hypnose d’accompagnement. Ainsi, les phénomènes observés en cabinet différeront de ceux de la scène, car le lieu et les objectifs sont distincts. Cependant, techniquement, le processus reste le même : induction, approfondissement, suggestions et émergence.

Enfin, le danger dans le cas de Monsieur G. Miller réside dans son utilisation d’une hypnose dissimulée (Covert Hypnosis). Il ne recourt à une hypnose ritualisée avec les pré-tests (comme les deux mains aimantées) qu’après avoir créé des vagues de « oui » (Yes Set), démultipliées par des leviers d’engagement (accepter d’aller en coulisses, de laisser son téléphone, de monter sur son scooter, de prendre un verre, etc.) pour conditionner sa victime. Cela s’apparente à un « pré-show » dans le monde de l’hypnose de scène, visant à faciliter le futur processus inductif. Cette technique est souvent utilisée à la télévision pour garantir le caractère spectaculaire de l’induction (et dans ce cas il y a une forme de complicité, dans le sens où la personne simule, mais a réellement été mise en transe avant le début de l’émission).

L’absence de cadre de Monsieur Miller lui laisse plusieurs heures pour mettre en place des techniques qui induisent des transes, qu’il va ensuite « finaliser » par des rituels… dans le but de commettre ses agressions.

Ne retenez que ce qui est bon et juste pour Vous. 

Be One 

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #372 : Je pouvais mais je n’avais pas envie

L'auteur revient sur le titre de son premier essai, "Je pouvais mais je n'avais pas envie", pour explorer la nature de l'expérience hypnotique. Il décrit une sensation où la capacité d'agir persiste, mais l'autonomie de la volonté semble diminuée, entraînant une plus grande facilité à suivre les suggestions de l'opérateur. Cette diminution du "facteur de jugement" est analysée en lien avec le consentement, notamment à travers des exemples tirés du livre "Anatomie d'une prédation", soulignant le risque de distorsion dans cet état de conscience. L'hypnose indirecte, basée sur les métaphores, est présentée comme une approche qui respecte l'interprétation personnelle. L'article conclut sur l'idée que l'hypnose n'annule pas le consentement mais peut en altérer temporairement le processus.

Il y a maintenant 13 ans, lors de l’écriture de mon premier essai, j’avais choisi ce titre : « Je pouvais mais je n’avais pas envie ». Cela décrivait pour moi au mieux ce qu’est une expérience hypnotique. Cette sensation que, bien qu’à aucun moment nous ne perdions totalement notre pouvoir (et cela peut varier selon les niveaux d’hypnotisabilité), nous n’avons plus l’intention, je dirais l’autonomie de « vouloir » quelque chose.

Pourquoi cela ? Simplement parce que nous sommes dans le « pace », nous suivons le meneur, le leader, c’est-à-dire l’opérateur. C’est pour cette raison que j’apprécie cette idée de contournement du facteur critique, que je traduis souvent par une diminution du facteur de jugement. En somme, c’est comme si nous « devions » choisir parmi de nombreuses possibilités, mais que nous trouvions plus simple de laisser l’autre choisir à notre place, parce que nous n’avons pas spécialement « d’envie » et que tout semble nous convenir.

Et pour reprendre ce que je partageais dans le live d’hier (https://chk.me/lrb7Rt4), c’est ce qui explique une possible distorsion du consentement. Nous l’avons lu dans le livre Anatomie d’une prédation avec des phrases du type : « Je ne me vois pas dire non/refuser » et puis une rationalisation (car je vous rappelle que notre cerveau n’aime pas l’incohérence, et dans le cadre d’une agression, quelle qu’en soit la forme, le fait de ne pas se défendre impose une réponse, dans ces cas : « il a été gentil, sympathique, sécurisant, attentif, avenant, etc. »).

Il y a donc, à ce moment-là dans la transe, cette sensation qu’il est plus « facile » de suivre la suggestion. Certes, ce n’est pas absolu, surtout lorsque cette dernière est trop inquisitrice ou s’oppose à nos valeurs. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’hypnose indirecte travaille sur le principe des métaphores pour entraîner vers ce qui est souhaité sans l’imposer, parce qu’il y a un « espace de création » personnel pour interpréter ce qui est dit et suggéré.

Si la distorsion hypnotique n’est pas un bouton marche/arrêt du consentement, elle fait sauter pendant un moment le fusible qui empêche d’avoir un retour immédiat, ce qui fait que dans cet espace… l’autre continue son débit de suggestions ou… d’actions…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Reflections by Pank / Snapshot #372: I Could But I Didn’t Want To

Thirteen years ago, when I wrote my first essay, I chose the title: « I could but I didn’t want to. » For me, this best described what a hypnotic experience could be. It’s that feeling that, although at no point do we completely lose our power (and this can vary depending on levels of hypnotizability), we no longer have the intention, I would say the autonomy, to « want » something.

Why is that? Simply because we are in « pace, » we follow the leader, the operator. It is for this reason that I appreciate this idea of bypassing the critical factor, which I often retranslate as a decrease in the judgment factor. In essence, it’s as if we « should » choose from many possibilities, but we find it simpler to let the other person choose for us, because we don’t particularly « want » anything and everything seems fine with us.

And to revisit what I shared in yesterday’s live stream (https://chk.me/lrb7Rt4), this explains a possible distortion of consent. We read about it in the book Anatomy of a Predation with phrases like: « I can’t see myself saying no/refusing » and then a rationalization (because I remind you that our brain doesn’t like inconsistency, and in the context of aggression, whatever its form, not defending oneself requires a response, in these cases: « he was kind, friendly, reassuring, attentive, helpful, etc. »).

So, at that moment in the trance, there is this feeling that it is « easier » to follow the suggestion. Of course, this is not absolute, especially when the latter is too inquisitive or goes against our values. It is for this reason that indirect hypnosis works on the principle of metaphors to lead towards what is desired without imposing it, because there is a personal « space of creation » to interpret what is said and suggested.

If hypnotic distortion is not an on/off switch for consent, it temporarily blows the fuse that prevents immediate feedback, which means that in this space… the other person continues their stream of suggestions or… actions…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Pank Hypnosophie #1063 : Valoriser et focaliser sur les expériences positives / Article

Un article qui rappelle ce que nous connaissons déjà sur le positif et qui reste intéressant à rappeler régulièrement.

Source : https://bigthink.com/neuropsych/rick-hanson-heal-method/

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Pank

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#méditation #positif #hypnose #hypnotherapie #autohypnose #questiosophie #hypnosophie #coaching #hnohypnose #Experience #flexibilité #Psychologie

Hypnose et Manipulation / “Anatomie d’une Prédation” / Part 2

Ce texte explore la distinction entre l'hypnose conversationnelle et l'hypnose ericksonienne, en réaction aux propos d'un chercheur qui semble minimiser la première. L'auteure souligne que l'hypnose conversationnelle, issue notamment de la PNL, s'applique avec succès au-delà du cadre thérapeutique, dans le commerce et le management. Elle remet en question l'idée que l'hypnose ericksonienne ne modifie pas l'état de conscience, en rappelant les travaux d'Erickson sur les transes profondes. Enfin, elle confronte cette vision à la définition de l'hypnose de l'APA, insistant sur le potentiel de déconnexion et de suggestibilité, même dans des contextes non cliniques comme l'hypnose de rue, et nuance l'approche parfois longue et insistante attribuée à certains praticiens.

Livre Anatomie d’une prédation de Alice Augustin et Cécile Ollivier / Page 157

Autrices : « C’est une méthode conversationnelle qui n’a rien à voir avec l’hypnose de music-hall », explique le chercheur. Il s’agit, dans un cadre thérapeutique, d’une coopération active entre l’hypnotiseur et le patient. Elle n’est pas du ressort de la manipulation et ne modifie pas l’état de conscience. Cette technique ne peut pas transformer quelqu’un en pantin ni déconnecter la volonté des gens.

La méthode ericksonienne, qui est prise en référence par le chercheur, est issue de l’hypnose classique. Je rappelle ce que partageait souvent Brent Geary, du Milton Erickson Institute de Phoenix, collègue du « descendant » Jeff Zeig. Erickson a pratiqué 50 ans l’hypnose directive avant de mettre en place une hypnose plus subtile et moins confrontante. Dire que l’hypnose ericksonienne ne fonctionne que dans le cadre du cabinet, c’est oublier l’hypnose conversationnelle qui s’est développée notamment au travers de la PNL dans les entreprises et le commerce pour améliorer les ventes et le management.

De plus, la coopération, que les Américains aiment nommer « compliance », peut se structurer dans des cadres autres que ceux d’un cabinet. Pour reprendre ce que je viens de dire, cela se vérifie dans un deal commercial, dans une négociation de poste et, par extension, dans tous les rapports de communication que nous mettons en place. Ce qui est souvent remarqué de la part de M. Miller, qui était un homme généreux, qui prenait l’initiative et qui savait écouter. N’avez-vous pas l’impression que le levier de la gentillesse et de l’attention ne favorise pas une coopération et une « alliance », que l’on nommera rapport en hypnose ericksonienne ?

L’hypnose ericksonienne ne modifie pas l’état de conscience. Il faudra donc oublier tous les articles de M. Erickson sur la recherche de transes profondes ou les vidéos de sessions de plusieurs heures pour qu’au travers d’une stratégie indirecte il arrive à mettre en transe une participante de son « séminaire ». En taquin elmanien que je suis, cet expert ne fait que répéter ce que nous aimons dire : les ericksoniens ne savent pas faire d’hypnose. Mais là, on n’est plus dans la taquinerie. L’hypnose ericksonienne cherche des transes, qu’ils nomment des états modifiés de conscience, avec une maîtrise sémantique et prosodique de l’échange…

Une transe profonde (somnambulique), qu’elle soit issue d’une stratégie directe, indirecte ou directive, reste un état qui, pour beaucoup, les déconnecte. Reprenons la définition de 2014 de la division 30 de l’American Psychological Association qui décrit l’hypnose comme « un état de conscience impliquant une attention focalisée et une conscience périphérique réduite, caractérisé par une capacité accrue de réponse à la suggestion ».

Cette hyperfocalisation fait déconnecter des éléments externes autres que ce que l’opérateur propose. C’est pour cette raison que nous pouvons faire de l’hypnose de rue dans un endroit bondé de monde ou dans un bar avec de la musique et des personnes qui parlent fort. Si clairement la grande majorité des personnes ne deviennent pas des pantins, les personnes les plus suggestibles, elles, peuvent le devenir. Et là encore, la scène, mais plus encore la rue, nous le prouve. Avec quelques minutes de pre-talk (donc bien loin des heures d’échanges voire de harcèlement de M. Miller), certaines personnes se déconnectent devant des dizaines de personnes dès l’induction…

Pour discuter de tout cela, live sur Youtube et Twitch : https://www.youtube.com/watch?v=z1HW6ux27_Y

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Be One
Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #365 : L’Éphémère Succès des Clubs à la Mode

Cet article explore le phénomène des clubs de MMA qui connaissent une période de domination avant de décliner, en s'appuyant sur des exemples historiques comme la BTT, Chute Boxe et Team Jackson-Wink. L'auteur s'interroge sur les raisons de cette obsolescence, qu'elle soit liée au départ des figures de proue, à des dynamiques d'ego, ou à une limite intrinsèque des modèles d'entraînement. La question de la primauté des coachs en tant que formateurs par rapport à leur rôle de manager d'athlètes de haut niveau est soulevée, ainsi que la nécessité de comprendre les faiblesses structurelles pour assurer la pérennité des centres d'excellence en MMA.

On le voit dans le monde du MMA international, il y a des clubs, des équipes qui, pendant quelques années, dominent les plus grandes scènes mondiales, puis se décomposent, voire disparaissent. On peut penser à la BTT (Brazilian Top Team), la Chute Boxe, la Team Jackson-Wink MMA, ou les Lion’s Den.

Les combattants évoluent alors au sommet, ce qui signifie que les modèles d’entraînement sont efficaces et que les coachs ont une vision claire de ce qui se passe dans le circuit. Certains de leurs athlètes sont même titrés. Il n’y a pas de raison technique évidente (politiques, certainement) qui explique cet effondrement et le retour de l’académie au second plan.

Des équipes comme l’Alpha Male ont vu leur influence diminuer, tout comme la Team Quest. Pour ces deux cas, on pourrait supposer qu’avec l’arrêt de carrière de leurs figures de proue, l’attraction pour le centre d’entraînement s’est estompée. Il semble y avoir des ruptures et, pire encore, une sorte d’obsolescence programmée pour toutes les structures et philosophies de combat.

En ce moment, on met en avant les « Fighting Nerds », mais pour combien de temps ? Cinq ans ? Qu’est-ce qui explique l’émergence simultanée de cinq combattants incroyables, tout comme Chute Boxe a produit Wanderlei Silva, Mauricio Rua (« Shogun ») et Murilo Rua (« Ninja ») ?

Il est possible que les egos des champions entraînent la dispersion des athlètes, mais une salle n’est-elle pas avant tout le reflet de la compétence des coachs capables de former de jeunes talents jusqu’à des niveaux importants ? Est-ce seulement les champions qui attirent d’autres champions, et est-ce la confrontation au plus haut niveau qui est déterminante ?

Du coup, les coachs sont-ils davantage des managers d’athlètes de haut niveau que des formateurs de champions ? Cette durée de vie limitée des clubs m’étonne et me fascine, car elle est constante. On le voit aussi en France, et je me dis qu’il y a peut-être un manque dans les structures qu’il faudrait comprendre pour maintenir des « usines à grands combattants ».

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of an Hypnofighter #365: The Ephemeral Success of Fashionable Clubs

It’s evident in the international MMA scene that there are clubs, teams that, for a few years, dominate the biggest world stages, and then break down, even disappear. We can think of BTT (Brazilian Top Team), Chute Boxe, Team Jackson-Wink MMA, or Lion’s Den.

The fighters then evolve at the top, which means that the training models are effective and that the coaches have a clear vision of what is happening in the circuit. Some of their athletes are even titled. There is no obvious technical reason (certainly political ones) that explains this collapse and the academy’s return to the background.

Teams like Alpha Male have seen their influence diminish, just like Team Quest. For these two cases, one could assume that with the retirement of their leading figures, the attraction to the training center has faded. There seems to be ruptures and, worse, a kind of planned obsolescence for all combat structures and philosophies.

Right now, the « Fighting Nerds » are being highlighted, but for how long? Five years? What explains the simultaneous emergence of five incredible fighters, just as Chute Boxe produced Wanderlei Silva, Mauricio Rua (« Shogun »), and Murilo Rua (« Ninja »)?

It is possible that the egos of the champions lead to the dispersal of athletes, but isn’t a gym primarily a reflection of the competence of coaches capable of training young talents to significant levels? Is it only champions who attract other champions, and is it the confrontation at the highest level that is decisive?

Consequently, are coaches more managers of high-level athletes than trainers of champions? This limited lifespan of clubs surprises and fascinates me because it is constant. We see it in France as well, and I wonder if there is a lack in the structures that needs to be understood to maintain « factories of great fighters. »

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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Hypnose et Manipulation Mentale #77 : Cas Miller /Agressions, Distorsions de consentement et oublis

Je continue autour du Cas Gérard Miller qui grâce à l’enquête de Mesdames Alice Augustin et Cécile Ollivier dans Anatomie d’une prédation, nous donne des détails qui je peux analyser sous le filtre de l’hypnose.

Ce soir je débriefe le livre.

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#gérardmiller #agressionsexuelle #consentement #hypnoseetmanipulation #effetmouton #mkultra #Propagande #hypnose #hypnotherapie #autohypnose #questiosophie #hypnosophie #coaching #hnohypnose #Experience #flexibilité #Psychologie #manipulation

Hypnose et Manipulation / “Anatomie d’une Prédation” / Part 1

L'auteur analyse le cas Miller à travers le prisme de l'hypnose, remettant en question l'idée que l'hypnose de scène puisse rendre les individus totalement malléables. Il explore la notion de consentement altéré, notamment via la technique du "Yes Set", et comment une accumulation de petites acceptations peut diminuer le facteur critique. L'auteur souligne que si l'hypnose ne transforme pas les gens en poupées, elle peut, combinée à la dynamique de pouvoir et à la séduction, créer une influence subtile mais puissante. La question de l'oubli post-hypnotique et le rôle de la honte dans les cas d'agression sont également abordés.

Pour ceux qui ont suivi le live d’hier soir sur l’affaire Miller, je m’interrogeais sur qui avait pu expliquer que l’hypnose ne permettait pas de placer les individus dans des états où le “facteur de jugement/critique” n’est plus fonctionnel, et par conséquent qu’il est possible d’orienter, de “suggérer”, des actions qui peuvent être dérangeantes. On le voit suffisamment depuis des décennies avec l’hypnose de scène, où il arrive que des participants aient mal vécu certaines scènes proposées par l’animateur, voire, après le spectacle, se retrouvent dans des états d’abréactions.

Je vais donc reprendre des parties du livre que je vous invite à lire : Anatomie d’une prédation d’Alice Augustin et Cécile Ollivier. Sur chaque élément, je vous propose des contre-arguments et peut-être des précisions. Je filtre les événements proposés dans l’ouvrage avec mon regard d’hypnotiste.

Question des autrices : Mais est-il vraiment possible de violer une personne grâce à l’hypnose ? Est-il possible de tordre son consentement, de la diriger comme une poupée, et d’effacer au passage le souvenir de cette immense violence ?

Le questionnement est particulièrement sain, et la question de tordre le consentement est malheureusement plus complexe qu’un simple oui ou non si on la replace dans le cadre de l’hypnose. En effet, dans cette question, on peut simplement se demander : est-ce qu’une personne qui dit non peut, avec quelques mots et techniques, dire oui ? Si l’on attend cela lors d’une rencontre de quelques minutes, c’est assez rare, à moins qu’effectivement il y ait une envie préexistante, par exemple acquérir un produit, et que le vendeur oriente vers un autre avec divers arguments.

Dans le contexte de M. Miller, la torsion du consentement s’appuie sur ce qui est connu de tous les hypnotistes et commerciaux comme un “Yes Set”. Prenons juste le cas de M. Miller en mode TV, qui séduit une jeune femme spectatrice. Quand elle accepte de parler avec lui, quand elle accepte de l’attendre à la fin du spectacle, quand elle accepte d’aller voir les stars en loge, quand elle accepte de monter sur le scooter, quand elle accepte de rentrer dans son hôtel particulier, quand elle accepte de prendre un verre et pour finir quand elle accepte de faire une session d’hypnose qui commence par un pré-test… il y a un cumul de petites ouvertures et d’engagements qui fait qu’il y a une sensation de ne plus avoir autant de possibilité de dire non, mais pas non plus une réelle envie de dire oui : nous sommes dans la diminution du facteur critique. Et comme le précisent les autrices, M. Miller ne cesse de parler et de prendre l’ascendant, ce qui fait qu’il est déjà dans une influence hypnotique, associée à la fascination du statut qui démultiplie l’emprise et la difficulté à dire non.

Non, les femmes ne sont pas dirigées comme des poupées, mais comme des objets précieux, avec délicatesse. M. Miller restait courtois et charmant, en plus d’être “généreux”. Il induit une confiance et une sécurité, et ne retire apparemment ses masques que lorsque sa pulsion sexuelle l’empêche d’être “bon” et devient menaçant.

L’oubli en hypnose, après une session assez longue, est commun, même si l’on n’oublie pas tout. De plus, il y a un levier de honte dans le cas des agressions de M. Miller, une volonté de nier et un impact traumatique qui se met en place. À ce moment, il y a parfois ces oublis complets, mais la plupart du temps, il y a des bribes, des éléments marquants qui restent même si tout n’est pas présent. Dans le cadre proposé par M. Miller, les rencontres pouvaient certainement durer plusieurs heures, ce qui fait qu’il est possible qu’en utilisant beaucoup de stratégies hypnotiques, tout ne soit pas clair, un peu confus…

Réflexions de Pank / Instantané #371 : La guerre de l’information dans l’hypnose

Dans cette réflexion, Pank critique vivement le discours de certains experts en hypnose concernant l'affaire Miller. Il remet en question leur déni de la possibilité d'influencer une personne jusqu'à obtenir un consentement non désiré, surtout dans des contextes d'autorité et d'influence subtile. L'auteur y voit une potentielle "guerre de l'information" où la protection de l'image de la profession ou d'intérêts commerciaux pourrait conduire à une minimisation des risques d'abus et à un déni des expériences vécues par les victimes.

Nous avons fait deux lives sur le Podcast du parisien concernant l’affaire Miller. Dans la seconde partie que vous pouvez retrouver ici : https://youtube.com/live/3IY62RHs1ik?feature=share Les autrices de l’ouvrage Anatomie d’une prédation (https://www.fnac.com/a21145419/Cecile-Ollivier-Anatomie-d-une-predation) expliquent qu’elles se sont rapprochées d’experts de l’hypnose pour savoir si c’était possible que M. Miller ait hypnotisé les jeunes femmes plaignantes d’agression sexuelle, pour obtenir des faveurs.

Quand je lis ce qui a été expliqué par les experts qui pourtant sont connus et enseignants de la discipline, j’ai pété un plomb. La notion de contournement du facteur de jugement (en diminution de l’activité préfrontale) n’étant pas un paradigme en hypnose indirecte, ils partagent l’idée que c’est une fable de faire consentir quand on ne veut pas… oui mais quand on est sous influence ? Quand la personne est une figure d’autorité reconnue ? Quand il y a le levier de gentillesse et de réciprocité ? Est-ce que ce n’est pas un magnifique processus inductif avec une série de yes set depuis le studio de télévision ?

En y réfléchissant, je me demande pourquoi on ne dit pas ce qui est possible, certes sous des tas de conditions, mais qui est faisable, preuve en est M. Miller. Et puis, souvent les experts vivent au travers d’une image “bienveillante”, se battent pour enlever la mauvaise image parfois pour une raison simple… ils ont de grosses écoles où ils proposent des cursus coûteux. Il y a peut-être aussi une envie de passer pour une personne subtile et avec une parole exquise (comme M. Miller) plutôt que comme un spécialiste d’une hypnose que l’on met de côté, le covert hypnosis (ce n’est pas un truc fou, juste de l’hypnose conversationnelle dont on ne sait pas que c’est une structure hypnotique).

Du coup, on fait de la guerre de l’information, on balance des choses fausses et comme ils sont des référents (comme M. Miller) on se dit que ça ne peut être que juste, alors que l’histoire et surtout la pratique nous montrent l’inverse. On y ajoute des informations maintenant obsolètes comme les complices en hypnose de scène qui n’ont plus besoin d’exister depuis longtemps pour décrédibiliser l’hypnose de scène, celle qui fait peur et qui montre que sur une population sélectionnée, il est vraiment possible d’aller très très loin….

Que l’on protège sa discipline ou son business, je comprends, mais que cela puisse diffuser des idées qui entraînent une impunité de ces hypnos qui prendront ces émissions et livres comme protection en montrant “qu’il n’est pas possible de faire consentir avec de l’hypnose si on ne veut pas”, risque d’entraîner de nombreux dénis de dépôt de plainte de personnes abusées sous hypnose …

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Reflections by Pank / Snapshot #371: The Information War in Hypnosis

We did two live sessions on the Parisian’s podcast concerning the Miller case. In the second part, which you can find here: https://youtube.com/live/3IY62RHs1ik?feature=share, the authors of the book « Anatomie d’une prédation » (Anatomy of a Predation) (https://www.fnac.com/a21145419/Cecile-Ollivier-Anatomie-d-une-predation) explain that they approached hypnosis experts to find out if it was possible that Mr. Miller had hypnotized the young women accusing him of sexual assault to obtain favors.

When I read what was explained by these experts, who are nevertheless known and teach the discipline, I blew a fuse. The notion of bypassing the judgment factor (through a decrease in prefrontal activity) not being a paradigm in indirect hypnosis, they share the idea that it’s a fable to make someone consent when they don’t want to… yes, but what about when one is under influence? When the person is a recognized authority figure? When there is the lever of kindness and reciprocity? Isn’t that a magnificent inductive process with a series of Yes sets from the television studio?

Thinking about it, I wonder why we don’t say what is possible, certainly under many conditions, but what is feasible, as Mr. Miller proves. And then, often experts live through a « benevolent » image, fighting to remove the bad image sometimes for a simple reason… they have large schools where they offer expensive courses. There might also be a desire to come across as a subtle person with exquisite speech (like Mr. Miller) rather than as a specialist in a hypnosis that is put aside, covert hypnosis (it’s not a crazy thing, just conversational, where one doesn’t realize it’s a hypnotic structure).

As a result, we have an information war, we put out false things, and because they are references (like Mr. Miller), we think it can only be right, while history and especially practice show us the opposite. We add now obsolete information, like the accomplices in stage hypnosis who have long been unnecessary, to discredit stage hypnosis, the one that scares and shows that in a selected population, it is really possible to go very, very far….

Whether one protects their discipline or their business, I understand. But the fact that this can spread ideas that lead to impunity for these « hypnos » who will take these shows and books as protection by showing « that it is not possible to make someone consent with hypnosis if they do not want to, » risks leading to numerous rejections of complaints from people abused under hypnosis…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Hypno-Papotage 2025 #3 / avril ’25 : la force du covert Hypnosis / Hypnose couverte #2

Un hypnopapotage du 19 avril 2025 à Paris.

Un texte sur le sujet : https://www.pank.one/blog/tu-ne-le-sais-pas-mais-tu-es-deja-hypnotise-you-dont-know-it-but-you-are-already-hypnotized

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #364 : La Figure d’Autorité Martiale

L'article explore les abus de pouvoir par des figures d'autorité dans les arts martiaux, en particulier dans les styles orientaux où la soumission des élèves est parfois attendue sous couvert de tradition et de savoir ésotérique. L'auteur met en lumière les risques de dérives sectaires et d'exploitation par des enseignants qui s'arrogent des compétences hors de leur domaine, s'appuyant sur des mythes plutôt que sur des preuves. Il souligne l'importance pour les pratiquants de faire preuve de discernement et de ne retenir que ce qui est juste et bénéfique pour eux.

Je suis en ce moment sur une série autour des abus que permettent, ou plutôt que se permettent, les figures d’autorité. Et nous savons que dans les sports, et naturellement dans les arts martiaux, il y a de nombreux maîtres, qu’importe le type de discipline et l’origine de celle-ci, qui se permettent d’abuser.

La plupart du temps, surtout avec les styles plus orientaux dont les codes sont très différents de la culture occidentale, les professeurs attendent de leurs élèves une forme de soumission. Elle sera volontaire, parce que tout passionné y voit une occasion d’entrer plus en profondeur dans le style. Surtout qu’il existe dans de nombreuses écoles traditionnelles une mystique autour d’arcanes qui ne sont enseignés qu’aux élus.

Nous nous retrouvons vite dans des mouvements proches des sectes, mais surtout surexploités par les enseignants qui se placent dans des postures qui ne sont pas les leurs. Soi-disant pour améliorer dans l’art du combat, ils peuvent proposer une façon de s’alimenter (est-il nutritionniste ?), une façon de se soigner (est-il soignant ?), surtout si l’on a des éléments associés au Ki/Chi.

C’est d’autant plus simple qu’en plus d’être l’autorité, souvent avec un haut grade et peut-être même des certificats ou un cadre d’un grand maître avec lui, il peut substituer sa responsabilité à celle du mythe, du maître, de la tradition. Avec des références issues d’histoires plus que de faits ou d’études.

Il y a donc facilement des dérives et des interactions qui peuvent devenir des « opportunités » pour peut-être répondre à leurs attentes souvent éloignées du cadre martial. Tout comme dans le domaine de l’accompagnement, il est essentiel de toujours se demander si nos comportements et nos cadres sont justes pour répondre à l’objectif sportif que nous avons, en prenant en compte, même si parfois c’est moins commun que dans la vie quotidienne, les retours des apprenants.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

http://www.passioncombat.net

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Martial Reflections of an Hypnofighter #364: The Martial Authority Figure

I am currently working on a series about the abuses that authority figures allow, or rather permit themselves to commit. And we know that in sports, and naturally in martial arts, there are many masters, regardless of the type of discipline and its origin, who allow themselves to abuse their position.

Most of the time, especially with more Eastern styles whose codes are very different from Western culture, teachers expect a form of submission from their students. This submission will be voluntary, because every enthusiast sees it as an opportunity to delve deeper into the style. Especially since in many traditional schools, there is a mystique surrounding arcane knowledge that is only taught to the chosen few.

We quickly find ourselves in movements close to sects, but above all, overexploited by teachers who place themselves in positions that are not theirs. Supposedly to improve in the art of combat, they may suggest a way of eating (are they a nutritionist?), a way of healing (are they a healthcare professional?), especially if there are elements associated with Ki/Chi.

It is all the simpler because, in addition to being the authority, often with a high rank and perhaps even certificates or the endorsement of a grand master, they can substitute their responsibility with that of the myth, the master, the tradition. With references drawn from stories rather than facts or studies.

There are therefore easily abuses and interactions that can become « opportunities » to perhaps meet their expectations, often far removed from the martial framework. Just as in the field of coaching, it is essential to always ask oneself whether our behaviors and frameworks are fair to meet the sporting objective we have, taking into account, even if it is sometimes less common than in everyday life, the feedback from the learners.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

http://www.passioncombat.net