L’être humain est vraiment capable de penser et résoudre de nombreuses problématiques mais quand le marketing idéologique s’est mêle, c’est rarement une bonne chose.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Depuis quelque temps, je regarde beaucoup de vidéos et d’interviews sur l’Aikido avec l’idée que Kano avait partagée, comme quoi l’Aikido était son budo idéal. C’est pourtant plus fondamentalement un art martial, et O Sensei est passé de son Aiki Jutsu Daito Ryu à une forme plus « harmonieuse » en recherche de l’unité avec le Ki (l’univers et son rythme, dit autrement).
Si j’ai bien compris le Budo, et Sensei et Shihan n’hésitez pas à me corriger, la voie de la guerre est de mettre en place une logique de développement du pratiquant au travers de la discipline et de la philosophie du combat. Comme Kano, Oyama ou So Doshin, l’idée de beaucoup de fondateurs de Budo était de permettre aux jeunes de devenir des hommes et femmes solides et aidants.
Il y avait dans cette voie de développement une facette sociale tout autant qu’une facette spirituelle. Quand je dis spirituelle, je ne vais pas forcément dans la notion animiste de O Sensei, mais dans le développement de l’esprit, de son équilibre et de sa force.
Quand Kano parle de l’Aikido comme d’un budo idéal, je me dis que je n’ai pas compris quelque chose, parce que pour moi qui ne suis certainement pas assez mûr, « l’efficacité », aussi relative soit-elle, doit faire partie du package. Et pourtant, je sais que j’ai tort, l’important est que les pratiquants se développent physiquement souvent dans des entraînements rigoureux.
Qu’ils puissent trouver une voie qui les satisfasse et les aide à progresser en tant que personnes au quotidien. Et dans ce cas, l’Aiki répond à ces critères, de plus la recherche d’harmonie comme ce que Kano cherchait dans les randori ou dans les katas.
Dans la notion d’idéal, je pense que par-delà la forme, le fond et la quête d’une paix, une recherche de lien et de permettre dans la philosophie de l’Aikido de ne plus lutter contre un adversaire mais se retrouver face à un tout, nourrissent l’idée début 20e d’un Kano qui a vu la fin d’une ère et les conflits à adopter de nouvelles matrices de pensée.
Je reviendrai sur cette idée d’harmonie qui n’est factuellement plus vraiment une des quêtes des sports de combat actuels, plus compétitifs que pacifiants.
— Martial Reflections of a Hypnofighter #236: The Ideal Budo
For some time now, I have been watching many videos and interviews about Aikido, with the notion that Kano shared, that Aikido was his ideal budo. Fundamentally, it is a martial art, and O Sensei transitioned from his Aiki Jutsu Daito Ryu to a more « harmonious » form, seeking unity with Ki (the universe and its rhythm, in other words).
If I understand correctly, and Sensei and Shihan, please feel free to correct me, the way of war involves establishing a logic of practitioner development through the discipline and philosophy of combat. Like Kano, Oyama, or So Doshin, many Budo founders aimed to help young people become men and women who are strong and helpful citizens.
This path of development had both a social and a spiritual aspect. When I say spiritual, I do not necessarily mean in O Sensei’s animistic sense, but in the development of the spirit, its balance, and its strength.
When Kano speaks of Aikido as an ideal budo, I think I have missed something, because for me, who is certainly not mature enough, « efficiency, » however relative, must be part of the package. Yet, I know I am wrong; what is important is that practitioners develop physically, often through rigorous training.
They can find a path that satisfies them and helps them progress as individuals in their daily lives. In this case, Aiki meets these criteria, and the pursuit of harmony, as Kano sought in randori or katas, aligns with this.
In the ideal notion, I think that beyond form, the essence and quest for peace, a search for connection, and the philosophy of Aikido to no longer fight against an opponent but to face a whole, nourishes the early 20th-century idea of Kano who saw the end of an era and the conflicts adopting new thought matrices.
I will return to this idea of harmony, which is no longer factually one of the quests of current combat sports, which are more competitive than pacifying.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Nous hallucinons tous de différentes façons. Avoir cette sensation que quelqu’un nous appelle, que notre téléphone sonne ou vibre. Nous pouvons être certains de voir quelque chose qui n’existe pas quelques secondes après ou, inversement, nous ne sommes pas capables de voir les clés qui se trouvent devant nous.
Nous avons des bugs dans le cerveau et, puisque c’est une chose qui arrive, tant que cela n’est pas pathologique, autant l’exploiter. Dans l’hypnose, nous savons qu’à partir du niveau somnambulique, il est possible d’halluciner. Dans ma définition de l’hallucination, je garde l’idée que l’imagination supplante le réel commun.
Et comme l’hypnose a pour objectif de nous faire focaliser sur une idée, une suggestion, nous pouvons réduire notre attention périphérique pour ne laisser que l’élément que nous développons prendre place dans nos perceptions. Comme je vous le proposais ce matin avec l’exemple de l’hallucination du citron, nous pouvons avoir automatiquement une réponse physiologique.
Cette capacité à se couper du réel et à vivre des phénomènes hallucinatoires qui peuvent modifier notre chimie et, par conséquent, notre perception des choses, est particulièrement utile dans l’hypnose complémentaire au médical.
Tout le monde est capable d’halluciner et donc de modifier l’information du “réel” vers sa perception subjective. Cela peut offrir une option pour diminuer les sensations des personnes malades, qui ont une problématique avec les odeurs, les goûts, mais aussi concernant les sons.
Comme il est déjà possible de moduler la perception de la douleur, nous avons, avec une certaine stabilité de transe (en général le somnambulique), un ensemble de possibilités pour accompagner et rendre autonomes, par l’auto-hypnose, les consultants qui vivent des maladies.
Reflections of Pank / Snapshot #248: The World of Hypnotic Hallucination
We all hallucinate in different ways. That sensation of someone calling us, our phone ringing or vibrating. We can be certain of seeing something that doesn’t exist a few seconds later, or conversely, we fail to see the keys right in front of us.
Our brains have bugs, and since this happens, as long as it’s not pathological, we might as well exploit it. In hypnosis, we know that from the somnambulistic level, it’s possible to hallucinate. In my definition of hallucination, I maintain the idea that imagination supplants common reality.
And since hypnosis aims to focus us on an idea, a suggestion, we can reduce our peripheral attention to let only the element we are developing take place in our perceptions. As I suggested this morning with the example of the lemon hallucination, we can automatically have a physiological response.
This ability to cut off from reality and experience hallucinatory phenomena that can alter our chemistry and thus our perception of things is particularly useful in complementary medical hypnosis.
Everyone is capable of hallucinating and therefore of altering information from the “real” to their subjective perception. This can offer an option to diminish sensations for people who are ill, have issues with smells, tastes, and even sounds.
Since it’s already possible to modulate the perception of pain, we have, with a certain stability of trance (generally somnambulistic), a set of possibilities to support and make autonomous through self-hypnosis, those living with illnesses.
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Si nous voulons rester cohérents avec la dynamique proposée par les arts martiaux, nous devrions être prêts dans toutes les situations à combattre, ou au minimum à nous défendre.
Cependant, si vous pratiquez régulièrement, il y a de fortes chances que vous ayez souvent des petites blessures, voire des plus importantes, qui vous empêchent de réaliser certaines frappes ou certains angles dans vos entraînements et possiblement plus pendant les combats.
Nous le savons trop bien, le moment où parfois nous serons confrontés à la violence, pas toujours prévisible, et il n’y a pas d’échauffement, de baume du tigre ni de straps possibles à ces moments-là.
Vous êtes-vous déjà demandé combien de fois, sur une saison complète, après un entraînement trop difficile ou simplement à cause d’une blessure qui dure, combien de jours dans l’année, factuellement, à un moment T, vous ne seriez pas capable physiquement de vous défendre?
Même face à des néophytes qui ont automatiquement l’avantage par la surprise de l’agression, si nous n’avons pas les bons appuis, si des douleurs sont trop intenses pour être atténuées par l’adrénaline, alors nous nous retrouvons dans la même situation que des personnes qui ne sont jamais entrées dans une salle de combat.
Je repensais à la boxe française mais aussi aux styles japonais plus bujutsu dans lesquels le combat était léger, voire proscrit. Quand on sait que nous devons aller faire une marche militaire ou que nous allons peut-être sur un terrain d’opposition, où nous allons peut-être devoir utiliser notre plein potentiel physique, il n’y a pas de sens à faire des randoris à n’en plus finir, si cela nous expose à la blessure.
Aujourd’hui, je pense que beaucoup de pratiquants de boxe et de lutte aiment justement ces affrontements, ces combats, mais nous nous le permettons parce que normalement, nous vivons dans une ère pacifiée et si nous nous faisons mal, nous pouvons nous arrêter pendant un moment pour récupérer, ce qui n’est pas le cas pour ceux qui utilisent leur corps au quotidien.
De plus, l’agresseur cherchera toujours une proie qu’il peut dominer, ce qui fait que boiter ou autre sont des éléments qui peuvent lui donner un déclencheur pour aller au contact…
— Martial Reflections of a Hypnofighter #235: Injuries for a Martial Practitioner
If we want to stay consistent with the dynamics proposed by martial arts, we should be ready in all situations to fight, or at least be able to defend ourselves.
However, if you practice regularly, there’s a good chance you’ll often have minor injuries, or even more significant ones, that prevent you from performing certain strikes or angles in your training and possibly more during fights.
We know all too well that sometimes we will be confronted with unpredictable violence, and there’s no warm-up, tiger balm, or straps possible at those moments.
Have you ever wondered how many times over a complete season, after an overly difficult training session or simply due to a lingering injury, how many days in a year, at any given moment, you would not be physically capable of defending yourself?
Even against novices who automatically have the advantage due to the surprise of the attack, if we don’t have the right stances, if the pain is too intense for the adrenaline to override, then we find ourselves in the same situation as people who have never set foot in a combat gym.
I was thinking back to French boxing and also the more bujutsu Japanese styles where combat was light or even forbidden. When we know we have to go on a military march or that we may be heading into an opposition terrain, where we might need to use our full physical potential, it doesn’t make sense to do endless randoris if it exposes us to injury.
Today, I think many practitioners of boxing and wrestling enjoy these confrontations, these fights, but we allow ourselves this because normally, we live in a pacified era and if we get hurt, we can stop for a while to recover, which is not the case for those who use their bodies daily.
Moreover, the aggressor will always look for a prey he can dominate, which means limping or other signs of weakness can trigger him to make contact…
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Il est courant d’entendre des personnes nous dire qu’il faut faire attention à ce que nous prononçons. Pour ceux qui écoutent les podcasts sur la Méthode Silva, c’est le premier exercice de ce système : faites attention à ce que vous exprimez en vous-mêmes. Cela peut paraître anodin, mais en réfléchissant aux Big Five, vous vous souvenez certainement du trait de névrosisme.
Il y a donc beaucoup de personnes qui ruminent et se créent du stress. C’est là que ceux qui veulent “changer” (repositionner leurs schémas intérieurs) devraient, avant de parler de grandes choses, se pencher sur cette petite chose.
Faire tester, observer cette approche à de nombreuses personnes depuis des années, voire des décennies, ne donne pas des retours particulièrement positifs. Pourquoi ? On pourrait se dire, je fais attention à ce que je me dis, je n’utilise pas de mots négatifs et le tour est joué. Mais vous oubliez naïvement que vous êtes un être de schémas et qu’à la moindre “faute” d’inattention, vous reviendrez à un dialogue interne classique, donc possiblement négatif.
Beaucoup ne parviennent pas à maintenir l’EFFORT sur la durée. Je reviens sur cette notion : sans effort, les habitudes reprennent le dessus et pire encore, même quand cela semble plus simple, il suffit de quelques manquements de notre part pour que nos vieilles habitudes reprennent place. Nous avons des millions de retours sur des addictions comme l’alcool où la moindre faiblesse, un abandon de cet effort, remet tout en place comme si les années de sobriété n’étaient qu’un vague souvenir.
Nous sommes de culture française, nous ne sommes pas des Américains enthousiastes (Amazing) qui développent une sémantique et même une prosodie excessivement positive. Nous sommes des râleurs dans un environnement de râleurs, ce qui signifie que nous allons avoir un monde médiatique, social et professionnel qui va sans cesse nous ramener à la facilité du discours négatif.
Modifier son dialogue interne est une mission possible mais particulièrement difficile et, comme pour la majeure partie de vos objectifs ou mise en place de processus, cela va vous demander un effort constant. De plus, ce n’est qu’une étape dans le travail que nous mettons en place pour nous-mêmes. Il ne faut pas attendre des sensations et des feedbacks particulièrement intenses ; il y aura donc cette sensation de faire cela pour rien… ce qui est déjà un dialogue intérieur négatif.
Reflections by Pank / Snapshot #247: The Inner Dialogue, a First Mission
It is common to hear people say that we must be careful with what we pronounce. For those who listen to podcasts about the Silva Method, this is the first exercise of this system: pay attention to what you express within yourself. It may seem trivial, but when considering the Big Five, you surely remember the trait of neuroticism.
There are many people who ruminate and create stress for themselves. This is where those who want to “change” (reposition their internal patterns) should, before talking about big things, focus on this small thing.
Testing, observing, and proposing this approach to many people for years, even decades, is not an easy mission. Why? One might think, I pay attention to what I say to myself, I don’t use negative words, and that’s it. But you naively forget that you are a creature of patterns, and at the slightest “fault” of inattention, you will revert to a classic, possibly negative, internal dialogue.
Many people fail to maintain the EFFORT over time. I return to this notion: without effort, habits take over, and worse, even when it seems easier, a few lapses on our part can bring our old habits back as if years of sobriety were just a vague memory.
We are of French culture, we are not the enthusiastic Americans who develop an excessively positive semantics and prosody. We are complainers in an environment of complainers, which means that we will have a media, social, and professional world that constantly brings us back to the ease of negative discourse.
Modifying your internal dialogue is a possible but particularly difficult mission and, like most of your goals or processes, it will require a constant effort. Moreover, this is only one step in the work we set up for ourselves. Do not expect particularly intense sensations and feedback; there will be a feeling of doing this for nothing… which is already a negative internal dialogue.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank