Réflexions de Pank / Instantané #508 : La peur vue comme un hypnotiseur

Nous créons de nombreuses réactions physiques et psychiques en nous lorsque nous entrons en mode peur. Nous savons que dans un principe hypnotique, nous entrons en transe. Le paradoxe amusant est d’ailleurs de dire que la seule chose qui empêche l’hypnose est la peur.

La réalité est que la peur est une bien meilleure hypnotiseuse que la plupart d’entre nous et que nous ne parvenons pas facilement à faire sortir le consultant/client de l’influence des suggestions du Maître Peur.

La peur focalise et, mieux que nombre de nos sessions, elle permet à l’imagination de celui qui est sous son « hypnotisme » de créer des images et même souvent des hallucinations. Nous sommes facilement à des niveaux somnambuliques sous l’emprise de la peur, nous n’entendons plus ce qu’on nous dit, nous percevons des choses qui ne sont pas là.

La lutte contre la peur est une chose difficile, parce que le client est souvent entré en confiance avec elle, et l’hypno peur sait exactement quoi lui suggérer, quoi lui donner comme idée pour que, sans même une prescription de tâche imposée, le consultant ne cesse de répéter les mêmes auto-suggestions et se replonge dans sa transe en un instant.

Il y aura des ancrages puissants qui s’activeront facilement en quelques mots : « j’ai peur que… », « je ne le sens pas… », « je ne suis pas sûr… ». L’Hypno Peur peut faire des sessions magiques, en quelques instants, un cadre bien posé, des comportements douteux et une imagination débordante et il peut y avoir une anxiété de plus en plus présente voire généralisée.

Pour les hypnotistes du quotidien, récupérer les clients de l’Hypno Peur est une galère, il n’y a pas d’alliance thérapeutique simple, il y a du doute constant et il y a pour certains une sorte de sceau qui fait qu’ils ne rentreront pas en transe autre que celle proposée par la peur…

Avec du temps, il y a possibilité d’ouvrir des portes vers de nouveaux comportements, mais il est possible qu’à n’importe quel moment une suggestion d’Hypno-peur réactive des ancrages que nous n’avions pas vus ou désactivés…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

 Pank’s Reflections / Snapshot #508: Fear as a Hypnotist

We create numerous physical and psychological reactions within ourselves when we enter fear mode. We know that in a hypnotic principle, we enter a trance. The amusing paradox is that the only thing preventing hypnosis is fear.

The reality is that fear is a much better hypnotist than most of us, and we don’t easily manage to bring the consultant/client out of the influence of Master Fear’s suggestions.

Fear focuses, and better than many of our sessions, it allows the imagination of the person under its « hypnotism » to create images and often even hallucinations. We easily reach somnambulistic levels under the grip of fear; we no longer hear what is said to us, we perceive things that are not there.

Fighting fear is a difficult thing because the client has often become trusting of it, and Hypno-Fear knows exactly what to suggest to them, what ideas to give them so that, without even an imposed task prescription, the consultant incessantly repeats the same self-suggestions and plunges back into their trance in an instant.

There will be powerful anchors that will easily activate with a few words: « I’m afraid that… », « I don’t feel it… », « I’m not sure… ». Hypno-Fear can create magical sessions in a few moments: a well-established framework, dubious behaviors, and an overflowing imagination, and there can be increasingly present or even generalized anxiety.

For everyday hypnotists, recovering clients from Hypno-Fear is a struggle; there is no simple therapeutic alliance, there is constant doubt, and for some, there is a kind of seal that prevents them from entering any trance other than the one offered by fear…

With time, there is the possibility of opening doors to new behaviors, but it is possible that at any moment a suggestion from Hypno-Fear might reactivate anchors we hadn’t seen or deactivated…

Take what is good and right for you. Be One, Pank.

Nouvel Essai disponible : Halluciner sa spiritualité : Le secret de la transe hypnotique: Comment le vécu mystique peut naître d’un état hypnotique

Et si vos expériences les plus mystiques n’étaient que le produit de votre propre cerveau ?

Vous avez déjà ressenti une présence, entendu une voix intérieure, vécu un moment de grâce inexplicable ? Vous avez médité, prié, pratiqué un rituel et cru toucher à une dimension supérieure ? Et si la clé de ces expériences ne se trouvait pas dans l’au-delà, mais dans les méandres de votre esprit ?

Dans cet essai percutant, l’auteur, un ancien praticien ayant longuement exploré les voies hermétiques, retourne comme un gant le monde des expériences spirituelles. Fort de son parcours et d’une compréhension fine de l’hypnose, il propose une thèse révolutionnaire et troublante : le vécu mystique et l’hallucination hypnotique partagent une origine commune.

Découvrez le mécanisme caché : Le Facteur Critique.
Ce livre vous dévoile comment la simple suspension de notre jugement – un état que nous atteignons en méditation, dans la prière répétitive ou lors de rituels – ouvre la porte à la transe. Dans cet état, notre conscience modifiée devient capable de créer des réalités subjectives si intenses qu’elles nous semblent absolument et indéniablement vraies : visions, communications avec des entités, sensations énergétiques, guérisons inexpliquées…

À qui s’adresse ce livre ?

Aux curieux de spiritualité, de développement personnel ou de psychologie, en quête d’un regard décapant.

Aux pratiquants qui osent questionner la nature de leurs propres expériences.

Aux sceptiques désireux de comprendre l’emprise des croyances.

À tous ceux qui ont un jour douté de la frontière entre le réel et l’intérieur.

Ce que vous apprendrez :

Le fonctionnement précis du « Facteur Critique », ce garde-fou mental dont la diminution nous fait basculer dans un autre état de conscience.

Les 3 techniques universelles (utilisées, consciemment ou non, par tous les cultes, religions et gourous) pour diminuer ce jugement et induire la transe.

Comment les rituels, les répétitions et les enseignements complexes préparent notre esprit à « halluciner » sa vérité.

Pourquoi le doute est l’outil le plus puissant – et le plus interdit – pour retrouver son libre arbitre et se protéger des dérives.

« Halluciner sa spiritualité » n’est pas une attaque contre la foi ou la quête intérieure. C’est une plongée audacieuse et documentée dans l’atelier de notre perception, une carte pour naviguer avec lucidité dans les eaux troublantes et fascinantes de l’expérience humaine. Un livre qui, une fois lu, changera à jamais votre façon de percevoir le réel… et l’irréel.

Osez remettre en question l’origine de vos certitudes les plus profondes.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.
Be One
Pank

Réflexions de Pank / Instantané #498 : Hypnose : Devenir acteur de sa transe

Vous connaissez mon leitmotiv : celui de faire des efforts, et ce, même si cela ne nous donne pas de résultats immédiats. On pourrait se dire que lorsqu’on va faire une séance d’hypnose ou qu’on écoute un MP3 hypnotique, il n’y a qu’à « laisser faire ». S’il est vrai que l’on montre que le relâchement peut entraîner une hypofrontalité et donc aider à entrer en transe, la transe n’a que peu d’utilité si on la laisse autonome.

Si la communication entre le conscient et le subconscient part dans tous les sens, un peu comme dans un rêve, quel est l’intérêt pour vous qui cherchez à vous sentir mieux ? Il est utile de pouvoir trouver un équilibre, que le dialogue ne soit pas un monologue et que les réponses du subconscient soient traduites par le conscient, le rationnel, pour offrir des pistes ou des réponses à des maux.

Les suggestions ne sont pas juste des mots en l’air ; elles ont pour but de faire écho, d’orienter, voire de diriger. Mais s’il y a une direction, le sujet de la session doit suivre ce chemin, faire le mouvement psychique d’aller sur cette voie pour comprendre, découvrir, apaiser ou stimuler des facettes de soi.

Il ne faut pas simplement s’asseoir, comme pourraient le souhaiter certains de nos anciens de l’hypnose, mais être sur une ligne de départ avant un petit marathon avec nous-mêmes, où il faudra suivre et donner des retours, parfois ralentir, arrêter et reprendre. Faire d’une session une coopération et pas un simple récit à l’impact incertain.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank.

Hypnosis: Becoming an Actor in Your Trance

You know my leitmotif: making efforts, even if it doesn’t yield immediate results. One might think that when going for a hypnosis session or listening to a hypnotic MP3, one just has to « let go. » While it is true that relaxation can lead to hypofrontality and thus help enter a trance, the trance has little utility if left autonomous.

If the communication between the conscious and the subconscious goes all over the place, a bit like in a dream, what is the point for you who seek to feel better? It is useful to find a balance, so that the dialogue is not a monologue, and that the responses from the subconscious are translated by the conscious, rational mind to offer avenues or answers to your troubles.

Suggestions are not just empty words; their goal is to resonate, to orient, or even to direct. But if there is a direction, the subject of the session must follow this path, make the psychic movement to go down this road to understand, discover, soothe, or stimulate facets of oneself.

One must not simply sit down, as some of our elders in hypnosis might have wished, but be on a starting line before a mini-marathon with ourselves, where it will be necessary to follow and give feedback, sometimes slow down, stop, and restart. To make a session a cooperation, and not a mere recital with an uncertain impact.

Take what is good and right for you. Be One, Pank.

Réflexions de Pank / Instantané #488 : Est-ce que la PNL n’a pas confondu simple et facile ?

Je suis un fan de PNL. C’est par ce chemin que je suis entré dans l’hypnose. J’aime cette façon de créer des outils simples qui sont efficaces dans bien des situations. Avec le temps, que ce soit en France ou aux US, j’ai l’impression que la PNL, cette façon plus simple de s’approprier le travail d’Erickson, a peut-être ouvert la voie à une confusion.

La simplicité n’est pas la facilité. Elle appréhende, et surtout, elle maîtrise la complexité pour créer une orientation qui remet en place les différents éléments afin de les rendre fluides. Le problème de la PNL est d’avoir fait croire que l’accompagnement est facile.

Il n’y a pas de cas faciles, il y a des sessions plus simples. L’hypnose est complexe, elle non plus n’est pas facile. Ce qui l’est, c’est l’induction, ce sont les approfondissements. Ce qui l’est beaucoup moins, c’est de trouver les causes, de les comprendre, de les amener à être exploitables, de permettre de faire émerger des clés, des solutions du subconscient. C’est de simplifier la vie de notre consultant en lui rappelant que sa structure psychique peut lui donner l’illusion que tout deviendra plus facile, alors que ce sera juste plus simple.

La PNL est une superbe méthode qui utilise la transe sans aimer la nommer, et qui a petit à petit vérolé les sessions en mettant de côté la prise en compte de la transe et son importance dans la spécificité de la méthode. Un travail avec une partie complexe de soi qui peut souvent agir comme un enfant.

Vous le savez sûrement, en anglais, il y a une sorte de faux-ami : le “facilitator”, qui est parfois le nom donné au praticien d’une méthode d’accompagnement. Il serait peut-être plus juste de les appeler des « simplificateurs » ? La PNL, avec le côté tout-puissant de Bandler, a peut-être très bien orienté son business en vendant du facile, alors que sur le terrain, dans nos cabinets, cette illusion rencontre rapidement la difficulté des maux des consultants…

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Pank’s Reflections / Snapshot #488: Has NLP confused simple and easy?

I am an NLP fan. It is through this path that I entered hypnosis. I love this way of creating simple tools that are effective in many situations. Over time, whether in France or the US, I have the impression that NLP—this simpler way of appropriating Erickson’s work—may have opened the door to confusion.

Simplicity is not ease. It apprehends, and above all, it masters complexity to create an orientation that puts different elements back into place in order to make them fluid. The problem with NLP is that it made people believe that guidance and therapy are easy.

There are no easy cases; there are simpler sessions. Hypnosis is complex; it is not easy either. What is easy is the induction, the deepenings. What is much less easy is finding the causes, understanding them, bringing them to be exploitable, allowing keys and solutions to emerge from the subconscious. It is about simplifying our consultant’s life by reminding them that their psychic structure may give them the illusion that everything will become easier, whereas it will just become simpler.

NLP is a superb method that uses trance without liking to name it, and which has gradually tainted sessions by setting aside the consideration of trance and its importance in the specificity of the method. It is work done with a complex part of the self that can often act like a child.

As you surely know, in English there is a sort of false friend: the “facilitator,” which is sometimes the name given to the practitioner of a guidance method. Would it perhaps be fairer to call them « simplifiers »? NLP, with Bandler’s all-powerful aspect, may have oriented its business very well by selling « easy, » while in the field, in our offices, this illusion quickly encounters the difficulty of the consultants’ troubles…

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Réflexions de Pank / Instantané #456 : Les transes politiques

Je vous en avais déjà parlé il y a quelques chroniques : je suis assez intéressé par les points de vue politiques de chacun et je regarde de nombreux influenceurs politiques sur le sujet. Pour moi, si « tout peut être considéré comme politique », c’est un peu un monde théorique que les hommes et femmes politiques ne mettront jamais en place. Et si c’est le cas, on a pu voir que ça pouvait entraîner des morts, des famines et d’autres joyeuses dictatures de pensées. Ce qui est par contre intéressant pour ma petite culture politique, c’est de se rendre compte à quel point il y a des discours d’une naïveté déconcertante, que ce soit d’un côté ou de l’autre de l’échiquier politique.

Alors certes, mes écoutes sont souvent avec des militants, des personnes qui veulent changer les fonctionnements actuels. Il est peut-être nécessaire d’entrer dans une transe (une diminution du facteur de jugement) pour ne laisser ce facteur revenir que quand il y a des déclencheurs sémantiques ou comportementaux des « ennemis politiques ». Ce que nous nommons des ruptures de pattern qui déclenchent un ancrage et donc des automatismes, que ce soit de discours ou de comportements. On voit bien que quand on discute avec des passionnés politiques, il y a beaucoup de « récitation », ce que certaines éducations populaires parvenaient à construire dans les années 50 à 80 pour les populations les moins « éduquées ».

Quand on dit que l’hypnose n’est pas possible sur des masses, c’est pourtant, avec ma petite vision d’hypnothérapeute, ce que je vois dans le monde de la politique. Dans le regard des personnes qui militent, qui tiennent des discours hallucinants en positif ou négatif, en créant des explications et des faits qui n’existent pas ou en niant ce qui a pu être mis en avant par l’histoire. Je pense bien sûr aux divers massacres que les politiques ont générés et que beaucoup minimisent, souhaitent oublier ou préfèrent imaginer un futur qui lui serait différent, pourtant avec les mêmes présupposés de départ, des auteurs, des ouvrages ou des logiques économiques.

Imaginer un résultat différent avec le même processus est un peu naïf… mais les transes nous permettent de rester persuadés que nous sommes dans une « réalité »… orientée par une idée, une suggestion et… un opérateur…

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #456: Political Trances

I had already mentioned it in a few previous columns: I am quite interested in everyone’s political views and I follow many political influencers on the subject. For me, if « everything can be considered political, » it’s somewhat a theoretical world that politicians will never implement. And if it were the case, we’ve seen that it could lead to deaths, famines, and other joyful thought dictatorships. What is interesting, however, for my small political culture, is to realize the extent to which there are surprisingly naive discourses, whether on one side or the other of the political spectrum.

Certainly, my listening often involves activists, people who want to change current systems. Perhaps it is necessary to enter a trance (a reduction in the judgment factor) to allow this factor to return only when there are semantic or behavioral triggers from « political enemies. » What we call pattern disruptions trigger an anchoring and thus automatisms, both in discourse and behavior. It’s clear that when discussing with political enthusiasts, there’s a lot of « recitation, » something that certain popular education programs managed to build in the 50s to 80s for the less « educated » populations.

When people say that hypnosis is not possible on masses, it is, from my small perspective as a hypnotherapist, precisely what I see in the world of politics. In the eyes of people who campaign, who deliver astonishing speeches, whether positive or negative, creating explanations and facts that do not exist or denying what history has highlighted. I am of course thinking of the various massacres that politicians have generated and that many minimize, wish to forget, or prefer to imagine a future that would be different, yet with the same initial presuppositions, authors, works, or economic logics.

Imagining a different outcome with the same process is a bit naive… but trances allow us to remain convinced that we are in a « reality »… guided by an idea, a suggestion, and… an operator…

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #452 : Trouver ses espaces

Il est complexe de trouver ses bulles dans lesquelles, cognitivement comme physiquement, nous pouvons être dans un état qui nous convient. Parce que ces espaces sont potentiellement sous pression avec les autres, les systèmes ou simplement les situations, ce qui crée une sensation d’étouffement.

Instinctivement, on pourrait se dire qu’il n’y a qu’à savoir dire non pour que nos limites et nos cadres se maintiennent et que nous puissions reprendre un instant notre souffle. Seulement, ce n’est pas aussi simple : cette pression contre nos espaces va mettre en branle tout un arsenal de sensations, d’émotions et de processus qui vont nous faire rentrer dans ce qui pourrait ressembler à du « fight or flight » (lutte ou fuite).

Nous pourrions nous dire alors que nous pouvons utiliser des systèmes et des techniques pour nous permettre d’internaliser et de recomposer ce qui est en train de se passer et reprendre notre souffle. C’est ce que l’on vous propose la plupart du temps en autohypnose ou méditation dynamique.

Créer comme des « clouds » en nous qui nous permettent, comme un principe de partition, de nous plonger dans une transe qui, elle-même, aura une fonction et des caractéristiques qui pourront nous mettre dans un état ok, pendant que les autres parties de notre corps prennent le temps de gérer, ou plutôt d’absorber, la pression qui vient d’être subie.

Nous avons aussi à prendre en compte, dans nos espaces internes et externes, qu’il existe des vides, des moments où il n’y a pas de collision de monde ou de système, et qui peuvent être exploités pour éviter les impacts ou la pression… on en reparlera plus tard.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #452: Finding One’s Spaces

It is complex to find one’s bubbles in which, cognitively as well as physically, we can be in a state that suits us. This is because these spaces are potentially under pressure from others, systems, or simply situations, which creates a feeling of suffocation.

Instinctively, one might think that all we need is to know how to say no so that our boundaries and frameworks are maintained and we can catch our breath for a moment. Yet, it’s not that simple; this pressure against our spaces will trigger a whole arsenal of sensations, emotions, and processes that will make us enter what could resemble a « fight or flight » response.

We might then think that we can use systems and techniques to allow us to internalize and recompose what is happening and catch our breath. This is what is most often suggested through self-hypnosis or dynamic meditation.

Creating « clouds » within us allows us, like a principle of partition, to plunge into a trance which, itself, will have a function and characteristics that can put us in an « ok » state, while the other parts of our body take the time to manage, or rather absorb, the pressure that has just been endured.

We must also take into account, in our internal and external spaces, the existence of voids, moments where there is no collision of worlds or systems, which can be leveraged to avoid impacts or pressure… we will discuss this later.

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #429 :Réflexions sur la transe et la conscience

Ce texte explore l'idée que l'hypnose n'est pas une perte de contrôle, mais plutôt une forme de communication ou de dialogue entre le conscient et le subconscient. L'auteur remet en question la croyance selon laquelle le subconscient est infaillible, soulignant que nos mémoires sont constamment modifiées. Il soutient que la transe, loin d'être un état de passivité totale, est un outil qui permet d'éveiller la conscience et de rompre avec les schémas de pensée habituels, offrant ainsi une plus grande liberté psychique.

Il peut y avoir une attente associée à la croyance que notre subconscient sait tout. Cependant, nous savons que même nos mémoires à long terme se modifient à chaque fois que nous y pensons. Cette facette non consciente de nous ne nous empêche pas de faire ces mises à jour, qui sont souvent assez différentes de ce qui a été vécu.

Certaines écoles ou plutôt certaines formes de transe peuvent entraîner beaucoup de passivité. Les états comme Esdaile ou Sichort sont peut-être le paroxysme de la prise de « contrôle » du corps et de l’inconscient.

J’aime partager l’idée que la transe est une communication, un dialogue pour être plus précis, entre le conscient et le subconscient. Ce n’est pas un monologue, voire une injonction. Certes, dans certains cas, cela est possible et utile, mais dans l’hypnothérapie, cette forme de psychothérapie, le subconscient ne doit pas devenir une fuite possible ou un manque d’engagement psychique des consultants.

La transe éveille des souvenirs (certes moins purs que nous aimerions), des prises de conscience, des possibilités, des moyens et des ressources. Le conscient est aussi pris dans ses schémas, ses habitudes de réflexion. Nous le savons, nous pensons sans cesse aux mêmes sujets chaque jour.

Et pourtant, dans la transe, il y a une capacité à voir et à ressentir les choses autrement, une possibilité de sortir de ce qui est conditionné pour ouvrir une liberté consciente. L’hypnose est un outil qui, si on l’oriente de cette façon, peut nous permettre de redevenir conscient et que cette conscience, parfois ajustée, communique avec le subconscient qui, au quotidien, est certainement ce qui prend le plus de place sans même que nous nous en rendions compte consciemment.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Reflections from Pank / Snapshot #428: Reflections on Trance and Consciousness

There can be an expectation associated with the belief that our subconscious knows everything. However, we know that even our long-term memories are still modified every time we think about them. This unconscious facet of ourselves does not prevent us from making these updates, which are often quite different from what was experienced.

Certain schools, or rather certain forms of trance, can lead to a lot of passivity. States like Esdaile or Sichort may be the peak of taking « control » of the body and the unconscious.

I like to share the idea that trance is a communication, a dialogue to be more precise, between the conscious and the subconscious. It is not a monologue, or even an injunction. Certainly, in some cases, this is possible and useful, but in hypnotherapy, this form of psychotherapy, the subconscious should not become a possible escape or a lack of psychic engagement from the clients.

Trance awakens memories (admittedly less pure than we would like), awareness, possibilities, means, and resources. The conscious mind is also caught in its patterns, its habits of thinking. We know this, we constantly think about the same subjects every day.

And yet, in trance, there is a capacity to see and feel things differently, a possibility to break free from what is conditioned to open up conscious freedom. Hypnosis is a tool that, if oriented this way, can allow us to become conscious again, and for this consciousness, sometimes adjusted, to communicate with the subconscious which, in daily life, is certainly what takes up the most space without us even consciously realizing it.

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #421 : Le Pretalk

L'article de Pank, "Instantané #421", explore la complexité du prétalk en hypnose. Il met en lumière comment les expériences négatives passées ou les dénigrements entre praticiens créent des préjugés chez les clients, qui pensent savoir ce qu'est l'hypnose. Pank distingue l'hypnose de spectacle de l'hypnothérapie et suggère d'aller au-delà des explications théoriques. Il propose d'intégrer une mise en pratique rapide pendant le prétalk pour que le consultant puisse vivre une transe concrète, rendant ainsi l'enseignement plus efficace et ancré dans l'expérience.

Nous sommes habitués à réaliser des pretalks pour les nouvelles personnes qui découvrent l’hypnose. Hier, on m’a fait part d’une chose que je trouve triste dans l’hypnose : certains ont tellement vécu d’expériences négatives ou des praticiens ont tellement dénigré le travail des autres, que les clients arrivent en ayant l’impression de savoir ce qu’est l’hypnose sans réellement en connaître la nature.

Chacun a sa propre manière de proposer le prétalk. Certains donnent des idées de ce qu’est l’hypnose à travers des exemples et des transes quotidiennes, d’autres seront très simples, d’autres encore très techniques. À vous de savoir ce qui peut être le mieux compris. Mais lorsque le biais d’ancrage est issu de premières expériences parfois décevantes, cela devient vraiment compliqué.

Parfois aussi, c’est l’inverse : des hypnotiseurs de scène ou de rue ont fait vivre une session géniale et pleine de sensations, mais qui ne ressemble en rien à ce qui va se passer dans une séance d’hypnothérapie. Et même si les inductions et les deepeners sont les mêmes, le thème abordé est tellement moins léger qu’il n’y aura clairement pas les mêmes perceptions pour le consultant.

Notre prétalk doit à la fois reprendre ce qui est acquis, parfois recadrer ce qui est proposé par le praticien, et surtout, mettre le plus rapidement en place une façon de vivre ce qu’est une transe et celle « disponible » dans le cadre de l’accompagnement.

Alors, parfois, au lieu de passer des dizaines de minutes à exposer son prétalk, une petite explication et une mise en pratique facilitent rapidement les choses et offrent la possibilité de continuer avec des éléments concrets et un retour sur le vécu du partenaire de session.

Le prétalk devient alors plus concret et un enseignement qui passe à la fois par le corps et par le conscient/subconscient.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #421: The Pretalk

We are used to conducting pretalks for new people discovering hypnosis. Yesterday, I was told something I find sad about hypnosis: some people have had so many negative experiences, or some practitioners have disparaged the work of others so much, that clients arrive feeling like they know what hypnosis is without truly understanding its nature.

Everyone has their own way of offering the pretalk. Some give ideas of what hypnosis is through examples and daily trances, others will be very simple, still others very technical. It’s up to you to know what can be best understood. But when the anchoring bias comes from sometimes disappointing first experiences, it becomes really complicated.

Sometimes it’s the opposite: stage or street hypnotists have delivered a brilliant session full of sensations, but which bears no resemblance to what will happen in a hypnotherapy session. And even if the inductions and deepeners are the same, the theme addressed is so much less lighthearted that the consultant clearly won’t have the same perceptions.

Our pretalk must both revisit what is already understood, sometimes reframe what the practitioner offers, and most importantly, quickly establish a way to experience what a trance is and the one « available » within the context of the support.

So, sometimes, instead of spending dozens of minutes explaining your pretalk, a small explanation and a practical application quickly facilitate things and offer the possibility to continue with concrete elements and a feedback on the session partner’s experience.

The pretalk then becomes more concrete and a teaching that involves both the body and the conscious/subconscious mind.

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #410 : L’intérêt du niveau somnambulique

Ce texte explore l'importance du niveau somnambulique en hypnose, soulignant comment il complète les approches conscientes en facilitant un dialogue stable entre le conscient et le subconscient. L'auteur explique que cet état de transe profonde, bien que nécessitant une orientation par la suggestion, permet de transformer des perceptions ancrées et d'accéder à des ressources internes pour un mieux-être durable. La rapidité d'induction de cet état le rend particulièrement pertinent pour les séances d'hypnose.

Si nous pouvons parfaitement hypnotiser et faire une session avec juste une modification de la perception consciente des choses, il y a parfois un manque. Nous savons que la transe est un moyen d’offrir des possibilités supplémentaires quand les techniques plus conscientes restent bloquées.

Il suffit d’ailleurs parfois de quelques suggestions en transe pour que les choses se mettent au clair. C’est l’une des facultés de la mise en conscience de ce que le subconscient n’arrivait pas à faire entendre. Plus nous nous plongeons dans une transe stable et ouverte aux suggestions, plus nous offrons, ne serait-ce que par l’état, des options supplémentaires.

Le niveau somnambulique permet de mettre en dialogue de façon assez stable le conscient et le subconscient, sans entrer dans un déséquilibre qui soit rend muet le conscient, soit rend le subconscient inaudible à notre consultant/partenaire.

L’état de focalisation intense et de capacité à recevoir et émettre des informations et des directions permet de changer des paradigmes de perceptions et de sensations de ce qui est vécu parfois depuis des années.

Bien sûr, sans une orientation par le questionnement et la suggestion, le somnambulisme hypnotique n’a pas spécialement d’intérêt. Même si la transe en elle-même peut ne serait-ce que mettre de la distance ou relâcher des tensions psychologiques et physiques, elle ne permet pas réellement de travailler dans l’objectif d’un mieux-être à long terme.

De plus, entraîner un partenaire au niveau somnambulique est rapide ; il nous faut moins de 5 minutes pour 90% des cas, ce qui n’est pas contraignant dans une séance d’hypnose de 45 à 60 minutes. Nous avons tout intérêt à utiliser cette transe quotidiennement pour en découvrir encore aujourd’hui toutes les ressources pour nos clients.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #410: The Interest of the Somnambulistic Level

If we can perfectly hypnotize and conduct a session with just a modification of conscious perception, there is sometimes a lacking. We know that trance is a way to offer additional possibilities when more conscious techniques remain blocked.

Sometimes, just a few suggestions in trance are enough for things to become clear. This is one of the faculties of bringing to consciousness what the subconscious was unable to make heard. The deeper we immerse ourselves in a stable trance open to suggestions, the more additional options we offer, if only through the state itself.

The somnambulistic level allows for a fairly stable dialogue between the conscious and subconscious, without entering into an imbalance that either silences the conscious mind or makes the subconscious inaudible to our consultant/partner.

The state of intense focus and the ability to receive and transmit information and directions allows for a change in paradigms of perceptions and sensations of what has sometimes been experienced for years.

Of course, without guidance through questioning and suggestion, hypnotic somnambulism has no particular interest. Even if trance itself can merely create distance or release psychological and physical tensions, it does not truly allow for work towards long-term well-being.

Furthermore, training a partner to the somnambulistic level is quick; it takes us less than 5 minutes in 90% of cases, which is not restrictive in a 45 to 60-minute hypnosis session. We have every interest in using this trance daily to continue discovering all its resources for our clients today.

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #393 : Entrer en transe pendant les combats

Ce texte explore comment les états de transe peuvent optimiser les performances martiales en facilitant l’automatisation, la réduction des pensées parasites, et l’accès au flow, améliorant ainsi la fluidité et la précision dans les combats.

Les transes sont des états où le facteur de jugement diminue, permettant un lien plus intense entre le conscient, le subconscient et le corps. Le facteur de jugement est une notion qui oriente et colore nos pensées et comportements.

Une fois cette coloration disparue — comme par exemple l’hésitation à faire ou ne pas faire tel ou tel mouvement — des messages plus rapides et spontanés émergent de l’esprit et du corps. Cela ressemble à ce que la plupart des styles de combat décrivent comme l’intégration des techniques « dans le corps ».

On parle alors d’une automatisation qui fait gagner de précieuses fractions de seconde : celles qui peuvent déclencher un KO, une projection ou une soumission. Mais cet état initié par l’esprit est particulier, car il vise à réduire — voire éliminer — les pensées parasites. Il y a un gameplan, une stratégie prédéfinie, et la transe suit simplement cette feuille de route.

Le pilote de cette direction est soit le coach qui propose des suggestions pendant le combat, soit une part de soi-même, comme en auto-hypnose, qui délivre des orientations intuitives, que le corps suit sans perte de temps, sans peur, doute ni émotions parasites.

Entrer en transe peut parfois ouvrir un état de « flow », où tout semble plus fluide, plus juste — comme si le temps et l’espace se distordaient par moments (phénomène bien documenté en hypnose) — offrant alors une manière différente d’aborder le combat, avec des réponses plus précises et adaptées.

Il existe de nombreux moyens d’entrer en transe : via le Tai Chi, ou encore par la respiration rythmée comme dans certains styles de boxe. Chacun peut trouver la méthode qui lui convient pour déconnecter une partie de soi et focaliser toute son énergie sur une seule chose : combattre et exécuter ses techniques.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #393: Entering Trance During Fights

Trance states are moments when the judgment factor decreases, allowing a stronger connection between the conscious, the subconscious, and the body. The judgment factor is what gives direction and tone to our thoughts and behaviors.

Once that “coloration” fades — such as hesitation about whether or not to perform a certain move — faster and more spontaneous signals emerge from the mind and body. This is what many combat styles refer to as having techniques “embodied.”

It becomes an automation that saves time — those precious moments that can lead to a knockout, a throw, or a submission. Yet this trance state, initiated by the mind, differs slightly because its goal is to reduce or eliminate distracting thoughts. There is a game plan, a predefined strategy, and the trance merely follows it.

The one steering this direction can either be the coach offering suggestions during the fight, or a part of oneself — like in self-hypnosis — that intuitively guides actions. The body follows these directions without the delays caused by fear, doubt, or emotional interference.

Entering trance can also open the door to a state of “flow,” where everything seems more fluid and right — as if time and space bend momentarily (a well-known hypnotic effect) — allowing for a different approach to combat with more precise, effective responses.

There are many ways to enter trance: through Tai Chi, or via breathing methods used in boxing. Each fighter can find what suits them best to disconnect part of their conscious mind and focus solely on one thing: fighting and executing their techniques.

Take what feels good and right for you.

Be One,

Pank