Réflexions de Pank / Instantané n°537   :L’Importance du Cadre en Accompagnement : Flexibilité et Stabilité

Dans l’accompagnement, le cadre est un élément fondamental à poser afin que la personne qui vient nous consulter puisse connaître les règles et notre mode de fonctionnement. Sachant qu’il existe énormément de praticiens et de façons d’appliquer l’hypnothérapie, cela est crucial. Il est également courant que le praticien décide de modifier son cadre, c’est-à-dire de changer les codes et les règles.

Ce changement n’est pas un réel problème pour les nouveaux consultants qui arrivent. En revanche, cela l’est beaucoup plus pour les personnes habituées, car cela modifie leurs attentes (leurs « micro-cadres »). Lorsque ce changement paraît abrupt et ne correspond pas aux références de travail qu’elles ont eues par le passé, cela peut être perturbant.

Il est utile de repenser son cadre et de le mettre à jour en fonction de l’évolution de sa pratique et de sa vision de l’accompagnement. Cependant, il est important d’être capable de maintenir l’ancien cadre pour les personnes plus anciennes qui viennent régulièrement, afin qu’elles puissent finir leur accompagnement dans les meilleures conditions possibles. L’objectif est de les maintenir dans une zone confortable plutôt que de les imposer à un nouveau cadre qui pourrait les déstructurer ou, à minima, générer de la frustration par rapport à l’expérience qu’ils ont déjà vécue.

À nous de bien définir nos cadres et de ne pas hésiter à les communiquer en avance pour être certain que tout le monde est sur un accord commun.

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Pank’s Reflections / Instant n°537 : The Importance of the Framework in Professional Support: Flexibility and Stability

In professional support, establishing a clear framework is fundamental so that the client knows the rules and how we operate. Given the vast number of practitioners and ways to apply hypnotherapy, this is crucial. It is also common for the practitioner to decide to modify this framework, changing the codes and rules.

This change is not a real problem for new clients. However, it is much more problematic for habitual clients, as it modifies their expectations (their « micro-frameworks »). When this change seems abrupt and does not correspond to the working references they have had in the past, it can be disturbing.

It is useful to rethink one’s framework and update it according to the evolution of one’s practice and vision of professional support. However, it is important to be able to maintain the old framework for long-standing clients who attend regularly, so they can finish their process under the best possible conditions. The goal is to keep them in a comfortable zone rather than imposing a new framework that could destabilize them or, at the very least, generate frustration relative to the experience they have already lived.

It is up to us to clearly define our frameworks and not hesitate to communicate them in advance to ensure everyone is on a common agreement.

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Réflexions de Pank / Instantané #512 : Jusqu’où doit aller l’implication ?

Dans le domaine de l’accompagnement et de l’hypnothérapie, nous entendons souvent des histoires de praticiens/thérapeutes qui se sont investis corps et âme pour leurs clients/patients, allant au-delà de leur rôle professionnel, jusqu’à devenir un pilier, un soutien, voire un sauveur.

Cette posture peut parfois ne pas être perçue comme telle par le praticien, qui parlera d’investissement, de l’importance de l’humain et non d’un simple « client », utilisant une multitude de sémantiques pour rationaliser un comportement qui, malheureusement, ne représente pas toujours les professions de soutien ou d’aide aux personnes.

Nous pouvons facilement entrer dans des rapports transférentiels intenses et être sujets à des déclenchements d’émotions, ainsi qu’à une perception de la situation du consultant qui nous amène à sortir de notre posture professionnelle pour redevenir simplement humain. Si, sur le papier, ce que je dis semble manquer d’empathie – parce qu’on ne devrait pas juger des personnes qui s’oublient et donnent tout pour un ou des clients/patients –, la raison est simple : ce n’est pas leur travail.

Il existe une notion de « meilleur effort », mais pas celle de « mission sauvetage ». Celui qui, à terme, avec ce fonctionnement, aura besoin d’être aidé, voire sauvé (une attente inconsciente qu’un autre thérapeute fasse ce qu’il a fait pour tant de clients), c’est le praticien. Si, dans les écoles, nous parlons de postures et de cadres, et que ces deux éléments sont vraiment compliqués à maintenir, c’est justement parce que nous pouvons nous perdre dans des rapports transférentiels (et en l’occurrence contre-transférentiels) qui risquent de ne pas aider l’accompagnement, mais surtout qui risquent d’épuiser et d’abîmer les praticiens.

C’est difficile à accepter, mais notre temps d’attention sur le partenaire est le temps de la session… rien de plus. Et si cela commence à occuper l’esprit en dehors des sessions, alors peut-être faudrait-il orienter le client ailleurs.

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Pank’s Reflections / Snapshot #512: To What Degree of Involvement?

In coaching and hypnotherapy, we can easily hear stories of practitioners/therapists who have done everything for their client/patient. Investing themselves beyond their work, becoming a pillar, a support, or even a savior.

This posture may sometimes not be perceived as such by the practitioner, who will speak of investment, the importance of the human aspect rather than just a « client, » using a multitude of semantics to rationalize a behavior that, unfortunately, does not always represent the professions of support or help for individuals.

We can easily enter into intense transferential relationships and experience emotional triggers, as well as a perception of the consultant’s situation that leads us to step out of our professional role and simply become human again. If, on paper, what I’m saying seems to lack empathy – because we shouldn’t judge people who forget themselves and give everything for one or more clients/patients – the reason is simple: it’s not their job.

There’s an idea of « best effort, » but not of « rescue mission. » The one who, in the long run, with this mode of operation, will need to be helped, even saved (an unconscious expectation that another therapist will do what he did for so many clients), is the practitioner. If, in schools, we talk about postures and frameworks, and these two elements are really complicated to maintain, it’s precisely because we can get lost in transferential (and in this case, counter-transferential) relationships that risk not helping the coaching process, but above all risk exhausting and harming the practitioners.

It’s difficult to accept, but our attention time on the partner is the session time… nothing more. And if it starts to occupy the mind outside of sessions, then perhaps the client should be referred elsewhere.

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Réflexions de Pank / Instantané #492 : Jouer avec les symboles

Dans notre pratique d’accompagnement, il est souvent peu utile, avec certains types de clients spécifiques, d’aller chercher les causes profondes ou d’entrer dans des phases d’hypnoanalyse.

Si certains d’entre vous aiment analyser, comprendre, et faire émerger la compréhension d’une situation, d’un comportement ou les conséquences de tel ou tel événement, ce n’est pas forcément l’attente de ces clients. Ils veulent souvent juste se sentir mieux, sans passer par une « quête de soi ».

Les symboles — personnels, parfois spirituels ou religieux — qui peuvent coïncider avec des périodes ayant un sens fort pour eux (comme Noël en ce moment), offrent des sessions souvent peu rationnelles mais puissantes dans les autres centres : le corporel et l’émotionnel.

Les symboles sont à la fois des ancrages et des supports pour la psyché, qui peut, de surcroît, ouvrir ses potentiels sans limites grâce à eux.

Autant en séance qu’au quotidien, prendre en compte la puissance et l’influence des symboles nous ouvre à la possibilité d’apaiser ou, inversement, de stimuler beaucoup de choses en soi.

Pour chaque symbole, nous pouvons toujours trouver son opposé. Celui-ci peut devenir, grâce à son exploitation, une clé pour avancer dans la thérapie, sans jamais avoir à explorer une facette plus analytique.

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Pank’s Reflections / Snapshot #492: Playing with Symbols

In our coaching or therapeutic practice, it is often not very useful, with specific types of clients, to seek out root causes or enter phases of hypnoanalysis.

While some of you may enjoy analyzing, understanding, and bringing to light the comprehension of a situation, a behavior, or the consequences of this or that event, this is not necessarily the expectation of these clients. They often just want to feel better, without embarking on a « quest for the self. »

Symbols—personal, sometimes spiritual or religious—which may coincide with periods that hold strong meaning for them (like Christmas currently), offer sessions that are often irrational yet powerful in other centers: the corporeal and the emotional.

Symbols act as both anchors and supports for the psyche, which can, moreover, open up its limitless potentials through them.

Both in sessions and in daily life, taking into account the power and influence of symbols opens us to the possibility of soothing or, conversely, stimulating many things within ourselves.

For every symbol, we can always find its opposite. Through its utilization, this opposite can become a key to moving forward in therapy, without ever having to explore a more analytical facet.

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Réflexions de Pank / Instantané #488 : Est-ce que la PNL n’a pas confondu simple et facile ?

Je suis un fan de PNL. C’est par ce chemin que je suis entré dans l’hypnose. J’aime cette façon de créer des outils simples qui sont efficaces dans bien des situations. Avec le temps, que ce soit en France ou aux US, j’ai l’impression que la PNL, cette façon plus simple de s’approprier le travail d’Erickson, a peut-être ouvert la voie à une confusion.

La simplicité n’est pas la facilité. Elle appréhende, et surtout, elle maîtrise la complexité pour créer une orientation qui remet en place les différents éléments afin de les rendre fluides. Le problème de la PNL est d’avoir fait croire que l’accompagnement est facile.

Il n’y a pas de cas faciles, il y a des sessions plus simples. L’hypnose est complexe, elle non plus n’est pas facile. Ce qui l’est, c’est l’induction, ce sont les approfondissements. Ce qui l’est beaucoup moins, c’est de trouver les causes, de les comprendre, de les amener à être exploitables, de permettre de faire émerger des clés, des solutions du subconscient. C’est de simplifier la vie de notre consultant en lui rappelant que sa structure psychique peut lui donner l’illusion que tout deviendra plus facile, alors que ce sera juste plus simple.

La PNL est une superbe méthode qui utilise la transe sans aimer la nommer, et qui a petit à petit vérolé les sessions en mettant de côté la prise en compte de la transe et son importance dans la spécificité de la méthode. Un travail avec une partie complexe de soi qui peut souvent agir comme un enfant.

Vous le savez sûrement, en anglais, il y a une sorte de faux-ami : le “facilitator”, qui est parfois le nom donné au praticien d’une méthode d’accompagnement. Il serait peut-être plus juste de les appeler des « simplificateurs » ? La PNL, avec le côté tout-puissant de Bandler, a peut-être très bien orienté son business en vendant du facile, alors que sur le terrain, dans nos cabinets, cette illusion rencontre rapidement la difficulté des maux des consultants…

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Pank’s Reflections / Snapshot #488: Has NLP confused simple and easy?

I am an NLP fan. It is through this path that I entered hypnosis. I love this way of creating simple tools that are effective in many situations. Over time, whether in France or the US, I have the impression that NLP—this simpler way of appropriating Erickson’s work—may have opened the door to confusion.

Simplicity is not ease. It apprehends, and above all, it masters complexity to create an orientation that puts different elements back into place in order to make them fluid. The problem with NLP is that it made people believe that guidance and therapy are easy.

There are no easy cases; there are simpler sessions. Hypnosis is complex; it is not easy either. What is easy is the induction, the deepenings. What is much less easy is finding the causes, understanding them, bringing them to be exploitable, allowing keys and solutions to emerge from the subconscious. It is about simplifying our consultant’s life by reminding them that their psychic structure may give them the illusion that everything will become easier, whereas it will just become simpler.

NLP is a superb method that uses trance without liking to name it, and which has gradually tainted sessions by setting aside the consideration of trance and its importance in the specificity of the method. It is work done with a complex part of the self that can often act like a child.

As you surely know, in English there is a sort of false friend: the “facilitator,” which is sometimes the name given to the practitioner of a guidance method. Would it perhaps be fairer to call them « simplifiers »? NLP, with Bandler’s all-powerful aspect, may have oriented its business very well by selling « easy, » while in the field, in our offices, this illusion quickly encounters the difficulty of the consultants’ troubles…

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Pank Hypnosophie #1156 : Quand stopper son accompagnement ? Trouver la raison de sa thérapie ?

Un accompagnement peut être initié pour plein de raisons mais parfois on peut avoir des interrogations, quand cela fait quelques temps que nous sommes suivis.

Testez, observez et concluez par vous mêmes.
Les potentiels sont en vous.
La connaissance est Partage
Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous
Be One
Pank

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#Accompagnement #thérapie  #hypnotherapie #autohypnose #hypnose

Quand le marketing ne reflète pas la réalité

Nous avons depuis des années du marketing autour de deux produits « vache à lait » de l’hypnose : l’arrêt du tabac et la perte de poids. Comme nous le savons, il y a quelques éléments clés dans la relation d’accompagnement, tout comme les croyances et l’intention/motivation du consultant.

Seulement, les études, qui ne prennent certes pas en compte les différentes stratégies et les éléments contextuels de la session en cabinet, ne valident pas spécialement l’hypnose comme une discipline performante sur ces sujets.

Nous nous retrouvons donc face à la spécificité entre l’hypnose et l’hypnothérapie. Si de simples suggestions brutes ne suffisent pas pour faire arrêter de fumer ou perdre du poids, l’hypnothérapie ouvre un ensemble de gestions de patterns. Ces automatismes, ces habitudes et ces conditionnements peuvent motiver, stimuler et créer des comportements dissonants.

Comme je vous le partageais il y a quelques jours, il est utile pour les praticiens de ne pas se laisser séduire par la publicité des formations qui promettent monts et merveilles pour l’utilisation de ces méthodes. Si l’idée est bonne, notamment pour les débutants qui veulent se faire un chiffre d’affaires, il ne faut pas confondre la réalité du terrain et le marketing autour d’un produit.

La stratégie mise en place par les praticiens, la compréhension des problèmes, la mise en place de prescriptions de tâches et l’enseignement de l’auto-hypnose ou la création d’un MP3, va modifier la performance. Non pas de la simple suggestion ou de la transe, mais de l’ensemble de la stratégie d’accompagnement.

Nous arrivons à ce qui fait que les stratégies et la vision/adaptation des praticiens sur des sujets qui, parfois, ne sont pas ceux où il y a le plus de réussite sur le papier (les études), vont changer la possibilité de résultat.

Comme nous sommes une équipe avec un objectif commun, l’hypnothérapie adaptée devient une discipline qui ira au-delà des prétentions marketing et « scientifiques ».

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Reflections from Pank / Snapshot #432: When Marketing Isn’t Necessarily True

For years, we’ve seen marketing around two « cash cow » products of hypnosis: smoking cessation and weight loss. As we know, there are a few key elements in the coaching relationship, just like the beliefs and the intention/motivation of the client.

However, studies, which admittedly don’t take into account the various strategies and contextual elements of an in-office session, don’t specifically validate hypnosis as a high-performing discipline on these subjects.

This brings us to the distinction between hypnosis and hypnotherapy. While simple, raw suggestions aren’t enough to help someone quit smoking or lose weight, hypnotherapy opens up a whole range of pattern management. These automatisms, habits, and conditioning can motivate, stimulate, and create dissonant behaviors.

As I shared with you a few days ago, it’s helpful for practitioners not to get carried away by advertising for training that promises miracles for using these methods. While the idea is good, especially for beginners who want to build a business, you must not confuse the reality on the ground with the marketing around a product.

The strategy implemented by practitioners, the understanding of the problems, the implementation of task prescriptions, and the teaching of self-hypnosis or the creation of an MP3 will modify performance. Not through a simple suggestion or trance, but through the entire coaching strategy.

This is how the strategies and the vision/adaptation of practitioners on subjects that are sometimes not the most successful on paper (in studies) will change the possibility of results.

Since we are a team with a common goal, adapted hypnotherapy becomes a discipline that goes beyond marketing and « scientific » claims.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #408 : Voir les Progrès

Ce texte explore la philosophie d'enseignement d'un professeur d'arts martiaux qui privilégie l'observation et la correction plutôt que la louange excessive. L'auteur met en lumière l'importance de la progression personnelle de l'élève, visible à travers la pratique (randori) et les reconnaissances formelles (grades, stripes), tout en soulignant le rôle de l'enseignant comme guide et la fierté de l'apprenant face à ses propres avancées, souvent aidé par ses pairs.

Je ne suis pas un professeur qui félicite beaucoup, à tel point qu’on pourrait se demander ce que je trouve bien. C’est une erreur dans l’enseignement, pourtant j’ai l’impression que rapidement la verbalisation des éléments positifs peut mener à des abus sémantiques qui me dérangent.

Je pars du principe qu’en partageant ses modestes connaissances, le professeur est là comme un accompagnant, un observateur qui va corriger, orienter pour arriver à une forme ou une technique. Son rôle n’est pas de satisfaire l’enseignant, mais d’offrir à l’apprenant cette sensation que des choses progressent, avancent.

Cette réalité se voit dans le randori, dans la compréhension de plus en plus fine du système. Les grades sont des reconnaissances, des félicitations pour ce qui est accompli, et même aujourd’hui les « stripes » sont un élément qui exprime une avancée, une preuve de progrès.

Nous savons que parfois nous avons l’impression d’être illégitimes, que nous ne sommes pas ce que nous aurions aimé être à tel ou tel grade, et c’est là que l’enseignant valide, par un simple acte de remise de grade.

Et puis il y a ces périodes d’observation, en fin de saison, où l’on peut regarder où en sont les apprenants. Voir ce qu’ils ont pu mettre en place pendant des mois au travers des combats. Voir qu’au travers des randoris, il y a plus de structure, de confiance, simplement du progrès.

C’est un plaisir pour les étudiants, comme si une nouvelle compétence devenait leur. En tant que prof, je sais que je ne joue pas un rôle majeur dans la démarche ; je partage de la technique, mais ce sont eux qui répètent et appliquent. Alors ces avancées leur appartiennent, ainsi qu’aux coéquipiers qui les ont aidés consciemment et inconsciemment.

Cela nous rappelle que l’on avance pour soi et sa pratique, pour rien d’autre. Une voie personnelle, même si accompagnée.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #408: Seeing Progress

I am not a professor who praises much; one might even wonder what I find good. This is a mistake in teaching, yet I have the impression that quickly verbalizing positive elements can lead to semantic abuses that bother me.

I start from the principle that by sharing their modest knowledge, the professor is there as a guide, an observer who will correct, orient to achieve a form or a technique. Their role is not to satisfy the teacher, but to offer the learner the feeling that things are progressing, moving forward.

This reality is seen in randori, in the increasingly subtle understanding of the system. Grades are recognitions, congratulations for what has been achieved, and even today, « stripes » are an element that expresses advancement, proof of progress.

We know that sometimes we feel illegitimate, that we are not what we would have liked to be at a certain rank, and that’s where the teacher validates, through a simple act of awarding a grade.

And then there are these observation periods, at the end of the season, where one can see where the learners are. To see what they have been able to implement over months through sparring. To see that through randoris, there is more structure, more confidence, simply progress.

It’s a pleasure for the students, as if a new skill became their own. As a teacher, I know I don’t play a big part in the process; I share techniques, but they are the ones who repeat and apply. So these advancements belong to them, as well as to the teammates who consciously and unconsciously helped them.

This reminds us that we progress for ourselves and our practice, for nothing else. A personal path, even if accompanied.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #362 : Hypnothérapeutes Amateurs et Professionnels

L'auteur propose une distinction entre les hypnothérapeutes amateurs et professionnels, suggérant les termes "Juniors" et "Seniors" pour éviter la discrimination. Il souligne que la pratique et l'expérience sont cruciales, contrairement à la simple accumulation de certifications. Pour les clients, cette distinction pourrait offrir un choix éclairé, basé sur l'expérience et la viabilité financière du praticien.

Il y a quelques années, j’avais proposé de mettre en place une distinction pour reconnaître les hypnothérapeutes amateurs et professionnels. Si le mot « amateur » est considéré comme discriminant, prenons « Juniors » et « Seniors ». Le problème que nous rencontrons est que beaucoup de nouveaux venus sur le marché très large de l’accompagnement se considèrent comme des experts de la discipline, car certains de leurs certificats les nomment « Master Hypnotist ».

Seulement, nous savons que sans une pratique conséquente, il manque un ensemble de questions, de routines ou d’automatismes dans les écoutes et les recadrages, par exemple, qui ne sont pas encore acquis. Et ce n’est pas un problème, nous devons tous commencer. Seulement, le retour que nous avons souvent de la part de personnes insatisfaites d’un service en hypnose est que fréquemment, leur interlocuteur n’était pas prêt pour le dépôt de contenu, par exemple.

Pour nous, praticiens, un titre « Junior » ou « Senior » n’a aucun sens, mais pour les clients, cela peut être un choix en fonction de leurs problématiques. Comme on peut choisir une femme ou un homme, un praticien militant ou non, ces derniers devraient savoir si la personne en face d’eux vit de sa profession, qu’elle est en place depuis au moins 5 ans, ces deux éléments impliquant que, pour que le cabinet survive, l’hypnothérapeute ait suffisamment de consultations pour vivre de sa profession et non en ayant un autre emploi ou d’autres sources de revenus.

Le temps de pratique, la répétition et l’effort au quotidien surpasseront toujours la montagne de connaissances théoriques que pourraient avoir les nouveaux entrants. Même si on reçoit quelques clients depuis 10 ans le week-end, nous ne sommes pas des professionnels. C’est comme si nous nous débrouillions en mécanique le week-end de temps à autre, comparé à un garagiste qui fait ça depuis des années. Il est peu probable que vous décidiez de laisser votre voiture à ce voisin, sauf pour une question de prix.

Comme dans les arts martiaux, avoir des certificats ou cumuler les formations ne valide pas nos ceintures noires, qui demandent de la compétition et des combats, suffisamment pour que la pratique soit validée…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Pank’s Reflections / Snapshot #362: Amateur and Professional Hypnotherapists

A few years ago, I proposed implementing a distinction to recognize amateur and professional hypnotherapists. If the word « amateur » is considered discriminatory, let’s use « Juniors » and « Seniors. » The problem we encounter is that many newcomers to the very broad field of coaching consider themselves experts in the discipline because some of their certificates call them « Master Hypnotist. »

However, we know that without consistent practice, there is a set of questions, routines, or automatisms in listening and reframing, for example, that are not yet acquired. And that’s not a problem, we all have to start somewhere. However, the feedback we often receive from people dissatisfied with a hypnosis service is that frequently, their interlocutor was not ready for the content deposit, for example.

For us practitioners, a « Junior » or « Senior » title makes no sense, but for clients, it can be a choice depending on their issues. Just as one can choose a woman or a man, a militant or non-militant practitioner, clients should know if the person in front of them lives off their profession, has been established for at least 5 years, these two elements implying that, for the practice to survive, the hypnotherapist has enough consultations to live off their profession and not by having another job or other sources of income.

Practice time, repetition, and daily effort will always surpass the mountain of theoretical knowledge that newcomers might have. Even if one sees a few clients on weekends for 10 years, we are not professionals. It’s like dabbling in mechanics on weekends from time to time, compared to a mechanic who has been doing it for years. It is unlikely that you would decide to leave your car with that neighbor, except for a matter of price.

Like in martial arts, having certificates or accumulating training does not validate our black belts, which require competition and fights, enough for the practice to be validated…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Pank Hypnosophie #1048 : De la transe de « routine » vers la transe de « mouvement ».

Un partage sur un phénomène qui arrive dans nos cabinets au quotidien.

Consultations et Formations: http://www.pank.one

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Sites Mp3 Gratuits : https://hno-mp3-hypnose.com/

Mail : pank@pank.one
Page FB : https://www.facebook.com/pankdehno
Chaîne Youtube : https://www.youtube.com/@pankhno

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Réflexions de Pank / Instantané #355 : Correctement définir nos patterns

Cet article met en garde contre les dangers de l'auto-diagnostic psychologique basé sur des modèles populaires. Il souligne l'importance d'une exploration approfondie et nuancée de ses propres blessures et schémas, plutôt que de s'enfermer dans une interprétation rapide et potentiellement erronée.

La popularisation des différentes méthodes ou matrices psychologiques peut aider de nombreuses personnes et c’est une chose qu’il faut continuer à diffuser au mieux. Le contre-coup possible est que nous puissions penser que nous avons trouvé ce que nous ressentons et que nous structurons consciemment et inconsciemment nos comportements sur cette identification.

Prenons l’exemple du classique de Bourbeau qui va parler de blessure de trahison, rejet, abandon, humiliation ou injustice. Il se peut que vous ayez déterminé que vous avez telle ou telle blessure. Du coup, vous filtrez le monde au travers de cette explication : “Je ne fais pas ceci ou cela, ou je réagis de cette façon parce que j’ai peur de telle ou telle réactivation de blessure”.

Seulement, il est possible, et nous sommes assez bons pour cela, que vous ayez sélectionné inconsciemment un élément qui vous “parlait” mais qui ne correspond pas à ce qui vous blesse réellement. En consultation ou au travers de votre travail personnel, vous pouvez vous rendre compte que ce n’est pas exactement cette blessure, voire qu’il y a confusion avec une autre problématique qui est à l’origine de vos maux mais dont vous étiez aveugle, comme fasciné par le “diagnostic” que vous avez posé quelques années plus tôt.

La quête de soi en accompagnement demande du temps pour déterminer au travers d’hypothèses ce qui est le plus juste et ce n’est pas forcément ce qui est le plus “parlant”. Nous avons une tendance à nous confusionner, ce qui peut nous entraîner à devenir créateurs de réponses au travers d’une structure que nous identifions mais qui ne représente pas ce que nous ressentons.

Il faut parfois que cette “réponse” devienne un poids et n’apporte plus de bénéfices pour parfois se rendre compte de notre petite erreur.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

English Translation:

Pank’s Reflections / Snapshot #355: Correctly Defining Our Patterns

The popularization of different psychological methods or matrices can help many people, and it’s something that should continue to be disseminated as much as possible. The possible drawback is that we might think we’ve found what we’re feeling and that we consciously and unconsciously structure our behaviors based on this identification.

Let’s take the example of Lise Bourbeau’s classic work, which talks about wounds of betrayal, rejection, abandonment, humiliation, or injustice. It’s possible that you’ve determined that you have one or another of these wounds. As a result, you filter the world through this explanation: « I don’t do this or that, or I react this way because I’m afraid of such and such a wound being reactivated. »

However, it’s possible, and we’re quite good at this, that you’ve unconsciously selected an element that « spoke » to you but doesn’t correspond to what actually hurts you. In consultation or through your personal work, you may realize that it’s not exactly this wound, or that there’s confusion with another issue that’s at the root of your problems but to which you were blind, as if fascinated by the « diagnosis » you made a few years earlier.

The quest for self in coaching takes time to determine through hypotheses what is most accurate, and it’s not necessarily what is most « appealing. » We have a tendency to confuse ourselves, which can lead us to become creators of answers through a structure we identify but that doesn’t represent what we feel.

Sometimes this « answer » has to become a burden and no longer provide benefits before we realize our little mistake.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank