Il est habituel que nous pensions gérer en toute autonomie tous nos problèmes alors que parfois il est bon de chercher les bonnes méthodes avec les bonnes personnes pour soi.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Je suis un réac. Sans aimer particulièrement le passé, je suis assez misanthrope et je considère qu’il n’y a pas de bon ou de mauvais, juste des vainqueurs et des vaincus. La vie est pour moi un affrontement constant et je ne crois pas qu’elle soit égale ou équitable. Tout comme chez les combattants, il y a des athlétiques, des faibles, des forts, des solides, des fragiles. Oui, le monde est dès le départ injuste. Je ne prône pas la violence, mais je suis violent et je comprends les actes de ce type.
On peut facilement me coller tous les stéréotype parce qu’on ne discute pas avec un violent, un extrémiste, ou tout ce que vous pouvez nommer en -phobe. Et dans ces progressistes, tout en respectant leur combat, je vois aussi un extrémisme venir distiller leurs luttes, comme dans toutes les sciences sociales, dans les psychothérapies.
C’est une bonne chose, on peut y réfléchir, si cela n’est pas une injonction. Le problème avec ces progrextrémistes, c’est que ce sont des militants qui politisent (parce que leur crédo est que tout est politique). Ce que, au départ, je nommais de façon péjorative woke, je préfère maintenant cataloguer comme progrextrémistes. S’éveiller à des considérations sociales et des injustices, c’est bien, mais imposer cela dans tous les compartiments de la vie devient un dogme avec ses dangers.
On peut dire que je réagis à travers mes privilèges, et je ne le nie pas. Soyons logiques, si j’ai un atout, je ne veux pas le perdre. Cela fait de moi un odieux personnage, voulant maintenir une possession. Mais alors, pourquoi les féministes veulent-elles encore des droits acquis, si tout devient un privilège par rapport à autrui (les femmes des autres pays) ou temporel (les femmes du passé) ? C’est normal que nous souhaitions nous battre pour ce que nous possédons.
Je sais que ce n’est pas très communiste et c’est justement là où je veux en venir. Si les Color Studies et autres projets d’émancipation nés aux USA viennent chez nous, et que certains se sentent menacés par ce progressisme, c’est que cela rappelle quelque chose que les États-Unis n’abordent pas de la même façon que l’Europe et la France en particulier, vu qu’ils étaient à la chasse aux sorcières pendant le maccarthysme. La révolution culturelle de notre cher Mao (66-76) a influencé nombre de nos intellectuels de cette période, ce qui a été moins le cas aux US. Les illusions de cette révolution et le livre rouge ont impacté notre pays qui, après l’URSS, était la première nation européenne “communiste”. Nous savons que cette période de “déconstruction” politique a persécuté voire tué des millions de Chinois.
Quand aujourd’hui, dans les cabinets d’accompagnement psychologique, nous entendons des praticiens clamer leurs points de vue idéologiques ou politiques et critiquer leurs confrères en les exhortant à faire de même sous peine d’être traités de nazis ou autre -phobe, ça ne vous rappelle pas les sessions d’autocritique maoïstes ou stalinistes ?
Rappelez-vous que la rééducation maoïste et plus généralement marxiste a été faite d’humiliations, au plus “cool”, vers des tortures et des meurtres. Les dénonciations publiques sur les groupes d’hypnose, les réseaux sociaux en général, ne vous rappellent-elles pas les gardes rouges qui pouvaient aller jusqu’à dénoncer leurs père et mère comme leurs enseignants, pour la bien-pensance idéologique ?
Le problème avec notre copier-coller des USA avec quelques années de retard, c’est que nous reprenons des thèmes qui doivent être traités autrement en fonction de notre histoire. S’il y a bien du racisme ou plus précisément de la xénophobie en France envers les Afros, Arabes, Asiatiques ou Juifs, nous n’avons pas à la traiter de la même façon que les Américains, parce que nos histoires n’apportent pas les mêmes dynamiques.
Si nous ne voyons pas dans le progrextrémisme une forme de maoïsme qui, comme les extrêmes droites, a tué des millions de personnes, nous passons à côté d’éléments historiques à prendre en compte. Comme cette tendance met en valeur les communautés plutôt que le commun, il va y avoir des luttes qui vont durer et coûter cher dans les camps aux opinions tranchées.
C’est une bonne occasion pour nous praticiens de travailler sur nous-mêmes, aller voir nos ombres et notre extrémisme, pour savoir ce que nous allons en faire et voir si nous sommes aptes à voir des nuances, au-delà des émotions générées, un peu comme ce que nous demandons à nos propres consultants en cabinet.
Pank __ Reflections of Pank-Instantané #238: When Progressivism Invades the World of Therapy
I am a reactionary. Without particularly liking the past, I am quite misanthropic and I believe there is no good or bad, just winners and losers. Life is, to me, a constant struggle and I do not believe it is equal or fair. Just like among fighters, there are the athletic, the weak, the strong, the sturdy, and the fragile. Yes, the world is inherently unjust. I do not advocate violence, but I am violent and I understand acts of this nature.
One can easily pin all the stereotypes on me because you don’t argue with a violent person, an extremist, or anyone you can label with a -phobe. And among these progressives, while respecting their fight, I also see an extremism infiltrating their causes, as in all social sciences, into psychotherapies.
It’s a good thing, one can reflect on it, if it’s not an injunction. The problem with these progrextremists is that they are activists who politicize (because their creed is that everything is political). What I initially called woke, in a pejorative way, I now prefer to label as progrextremists. Awakening to social issues and injustices is good, but imposing this in all aspects of life becomes a dogma with its dangers.
One might say that I react through my privileges, and I do not deny it. Let’s be logical, if I have an advantage, I don’t want to lose it. This makes me an odious character, wanting to maintain a possession. But then, why do feminists still want acquired rights if everything becomes a privilege relative to others (women from other countries) or temporal (women from the past)? It’s normal that we want to fight for what we possess.
I know this isn’t very communist and that’s precisely my point. If Color Studies and other emancipation projects born in the USA come to us, and some feel threatened by this progressivism, it’s because it recalls something that the United States does not approach in the same way as Europe and France in particular, since they were witch-hunting during McCarthyism. The cultural revolution of our dear Mao (1966-76) influenced many of our intellectuals of that period, which was less the case in the US. The illusions of this revolution and the little red book impacted our country which, after the USSR, was the first “communist” European nation. We know that this period of political “deconstruction” persecuted and even killed millions of Chinese.
When today, in psychological support offices, we hear practitioners proclaiming their ideological or political views and criticizing their colleagues by urging them to do the same under penalty of being labeled Nazis or other -phobes, doesn’t it remind you of Maoist or Stalinist self-criticism sessions?
Remember that Maoist and more generally Marxist reeducation involved humiliations, at best, and torture and murders at worst. Public denunciations on hypnosis groups, social networks in general, don’t they remind you of the Red Guards who could go as far as denouncing their parents or teachers for ideological compliance?
The problem with our delayed copy-paste from the USA is that we take up themes that must be addressed differently based on our history. While there is indeed racism or more precisely xenophobia in France towards Africans, Arabs, Asians, or Jews, we do not have to address it the same way as the Americans, because our histories do not bring the same dynamics.
If we do not see in progrextremism a form of Maoism which, like extreme right-wing movements, has killed millions of people, we overlook historical elements that need consideration. As this trend emphasizes communities over the common, there will be struggles that will last and be costly in camps with entrenched opinions.
This is a good opportunity for us practitioners to work on ourselves, to look at our shadows and our extremism, to know what we are going to do with them and see if we are able to see nuances, beyond the emotions generated, much like what we ask of our own clients in therapy.
Dans les cabinets d’accompagnement, nous observons les mêmes problématiques que dans la société. Tendances, impacts systémiques et évolutions culturelles y sont présents. Toutefois, dans le cadre d’une consultation, les codes, les normes et les habitudes peuvent s’effriter.
Cela varie selon les individus et les cadres proposés, mais il existe cette possibilité de s’affranchir de toutes ces contraintes, de se libérer de ce qui est tabou ou interdit à divers égards.
Comme je l’évoquais dans ma capsule ce matin, il existe malheureusement une influence excessive des interdictions sémantiques qui ne sont plus alignées avec la « bienveillance » dictatoriale du monde actuel. La thérapie offre une opportunité de se confronter à soi-même et de cesser de s’encombrer de mensonges et de dénis.
Reprenant mon exemple de ce matin, de nombreuses personnes venant pour un excès de poids mettent du temps à admettre qu’elles sont en surpoids. Certains diront : costaud, potelé, rond, etc. Merci aux slogans prétendument inclusifs et au mouvement body positive.
Nier son expérience, même avec une inquisition d’auto-suggestion, et cette idée de tendre vers une meilleure version de soi, ne change pas le fait que, dans l’instant présent d’une session, la réalité est que le futur n’existe pas, que les attentes fantasmées s’évanouissent, pour ne laisser place qu’à une chose : revenir à SA réalité.
Ce mal-être d’être parfois malade, de posséder un trait de personnalité qui ne correspond pas à ses idéaux, ou d’avoir un corps qui ne répond pas à l’image que l’on se fait de l’adulte. Pourtant, en nommant les choses, en sortant du déni, en acceptant cette réalité sans se protéger, on trouve l’apaisement après un certain temps, puis on ouvre la possibilité de composer avec, pour le mieux.
Reflections of Pank / Snapshot #147: The Fear of Speaking the Words
In coaching offices, we encounter the same issues as in society. There are trends, systemic impacts, and cultural changes. However, in a consultation, codes, norms, or habits can collapse.
This depends on the individuals and the frameworks offered, yet, there is this possibility to break free from all these injunctions, to let go of what is taboo and what is forbidden on various levels.
As I shared in my capsule this morning, there is, unfortunately, too much influence from semantic prohibitions that no longer align with the dictatorial « benevolence » of the world. Therapy allows facing oneself and stopping the layering of lies and denial.
To revisit my example from this morning, many people who come for excess weight may take a while to say they are overweight. Some will say: sturdy, chubby, round, etc. Thanks to the supposedly inclusive and body-positive signs.
Denying one’s experience, even with an inquisition of self-suggestion, with this idea of moving towards the best version of oneself, does not change the fact that, at the moment you are in session, the reality is that the future does not exist, that fantasized expectations disappear, for one thing, to return to ONE’s reality.
This discomfort of sometimes being sick, having a facet of personality that does not match one’s ideals, or having a body that does not respond to the idea we have of being an adult. Yet, by naming, stepping out of denial, and accepting this state of affairs without protecting oneself, one finds peace after a while, then opens the possibility of coping with it for the better.
Ce papier est entièrement subjectif (vous me direz, pas vraiment plus que les autres jours). On me demande souvent quels sont les meilleurs psychothérapeutes. Cela pourrait sembler une question simple pour l’hypnotiste que je suis. Les hypnothérapeutes !! Eh bien, pas du tout ; je nous placerais même parmi les derniers de la classe.
Pourquoi ? Simplement parce que nous ne prenons pas le temps de former des hypnothérapeutes ; nous passons juste un peu de temps à enseigner comment hypnotiser. Et vous savez combien j’apprécie l’hypnose et sa complexité subtile. Je continue de me former régulièrement en hypnose et dans d’autres systèmes d’accompagnement.
Ce que je constate, c’est que la plupart des praticiens en hypnose ne m’impressionnent plus par leur compétence depuis des années. En revanche, quand je vois les systémiciens, je suis encore épaté par leur expertise.
On a l’habitude de parler de thérapie familiale ; je préfère généraliser avec le terme de systémicien. Ils ont une compréhension des interactions et des stratégies que peu d’autres systèmes possèdent. C’est plus structuré et encadré que la plupart des écoles. Ceux qui pourraient rivaliser en termes de structure sont les praticiens de la TCC (Thérapie Cognitive Comportementale). Cependant, ces derniers sont devenus, sans s’en rendre compte, trop rigides dans leurs procédures.
Bien sûr, comme dans toutes les écoles, il y a des tendances, des styles et des praticiens de compétence variable. En lisant des ouvrages ou en participant à des séminaires, je comprends que la formation, qui est longue, confère une véritable maturité aux praticiens. De plus, la qualité d’écoute imposée par le travail avec plusieurs personnes pourrait bien être la compétence la plus importante pour un accompagnant : l’attention et la concentration.
Reflections of Pank / Snapshot #125: The Best Therapists… #1
This paper is completely subjective (you might say, not really more than other days). I am often asked who are the best psychotherapists. It might seem a simple question for the hypnotist that I am. Hypnotherapists!! Well, not at all; I would even place us among the last in the class.
Why? Simply because we do not take the time to train hypnotherapists; we just spend a little time teaching how to hypnotize. And you know how much I appreciate hypnosis and its subtle complexity. I continue to regularly train myself in hypnosis and in other support systems.
What I notice is that most hypnosis practitioners have not impressed me with their competence for years. However, when I see systemic therapists, I am still amazed by their expertise.
We are used to talking about family therapy; I prefer to generalize with the term systemic therapist. They have an understanding of interactions and strategies that few other systems possess. It’s more structured and framed than most schools. Those who could rival in terms of structure are the practitioners of CBT (Cognitive Behavioral Therapy). However, these have become, without realizing it, too rigid in their procedures.
Of course, as in all schools, there are trends, styles, and practitioners of varying competence. By reading books or attending seminars, I understand that the long training confers real maturity on the practitioners. Moreover, the quality of listening required by working with several people might well be the most important skill for a support person: attention and concentration.
Comme je vous le partageais autour de la notion d’énergie, qui me semble essentielle dans le travail sur soi, un autre point à admettre est l’investissement personnel et, surtout, les efforts que l’on doit mettre en œuvre.
En hypnose, nous sommes souvent confrontés à la croyance qu’il n’est pas nécessaire de fournir un effort spécifiquement conscient pour se sentir mieux ou atteindre un objectif. Nombreux sont ceux qui pensent que le simple fait d’entrer en contact avec le subconscient et de le réorienter suffit à procurer un mieux-être.
Bien qu’à certains moments on puisse observer ce phénomène, notamment dans le cas de certains sevrages tabagiques ou dans la gestion des peurs et des phobies, la plupart du temps, dans les accompagnements, un certain effort doit être mis en place. Je demande souvent à mes clients en cabinet de s’interroger sur le niveau d’effort qu’ils sont prêts à fournir dans les jours et semaines à venir et, pour certaines pathologies, cela peut s’étendre sur de nombreuses années.
Cela entraîne une réelle réflexion de la part des consultants, qui se demandent sincèrement ce qu’ils sont prêts à faire et parfois prennent en compte la souffrance liée à l’effort nécessaire pour atteindre leur objectif. Et le plus souvent, il est essentiel d’aller recadrer et de permettre à chacun de bien développer leur motivation intrinsèque.
Cela revient à une technique dont nous parlons moins en France mais que les Américains appellent « Ego Strengthening » – Renforcement de l’ego. Il s’agit de donner suffisamment de désir et d’envies, ainsi que de confiance en soi, pour accepter qu’il puisse y avoir des phases de mieux-être qui passent par une contrainte, voire une douleur physique ou psychique.
Une fois cette étape franchie et la prise de conscience que tout ne peut pas toujours être fluide, nous voyons des consultants regonflés d’énergie et libérés de l’illusion.
Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous
Be one
Pank
Pank’s Reflections / Snapshot #119: The Efforts in Personal Work
As I was sharing with you about the concept of energy, which seems essential to me in self-improvement, another point to acknowledge is the personal investment and, above all, the efforts that must be made.
In hypnosis, we are often faced with the belief that it is not necessary to make a specifically conscious effort to feel better or to reach a goal. Many people think that merely making contact with the subconscious and redirecting it is enough to improve well-being.
Although this phenomenon can be observed at certain times, especially in cases like smoking cessation or managing fears and phobias, most of the time, in therapy, a certain effort must be put forth. I often ask my clients in the clinic to reflect on the level of effort they are ready to commit to in the days and weeks ahead, and for some conditions, this can extend over many years.
This leads to real reflection on the part of the consultants, who sincerely question what they are willing to do and sometimes take into account the suffering linked to the effort needed to achieve their goal. And most often, it is essential to reframe and enable everyone to properly develop their intrinsic motivation.
This comes down to a technique we talk about less in France but that Americans call « Ego Strengthening. » It involves giving enough desire and cravings, as well as self-confidence, to accept that there can be phases of well-being that come with a constraint, even physical or psychological pain.
Once this step is taken and there is the realization that not everything can always be smooth, we see consultants filled with energy and freed from illusion.
Au cours de notre cheminement personnel, il arrive que tout semble progresser de manière optimale. Nous avons la sensation que notre coach, thérapeute ou praticien a été l’élément déclencheur de révélations salvatrices qui ont transformé nos pensées et attitudes.
En conséquence, nous abordons notre quotidien avec une tranquillité nouvelle. Selon nos objectifs, nous pouvons choisir de mettre de côté notre accompagnement, afin de savourer ces moments de répit, ou bien nous engager à régler d’autres problématiques qui se présentent.
Il n’existe pas de parcours universel et chacun définit sa propre conception du bonheur, du bien-être et de la manière de mener sa vie. Néanmoins, il arrive parfois, malgré de bonnes périodes qui peuvent perdurer pendant des mois, voire des années, que nous nous retrouvions confrontés à des défis que nous souhaitons surmonter.
La plupart des praticiens aspirent à rendre leurs partenaires aussi autonomes que possible. À cet effet, ils fournissent des méthodes pour gérer les situations d’urgence. Cela peut impliquer des exercices de tapping, des pratiques de visualisation ou encore de l’auto-hypnose. Cependant, le problème réside dans le fait que bon nombre de personnes qui se sentent mieux négligent de travailler avec ces outils de secours.
Imaginez que vous ayez obtenu votre certification de secouriste il y a cinq ans, puis vous tombez sur une personne accidentée. Il est probable que vous ne soyez pas aussi efficace que vous pourriez l’être et que vous hésitiez même à agir par crainte de mal faire.
La trousse d’outils hypnotiques de soutien doit être utilisée et entretenue régulièrement. Par exemple, l’efficacité de la gestion de la douleur en hypnose est indéniable. Cependant, si vous ne vous conditionnez pas à la transe et aux suggestions correspondantes lorsque vous ne ressentez pas de douleur, il y a de fortes chances que ces techniques ne se déroulent pas comme prévu en cas de besoin.
N’ayez crainte si cela vous paraît inhabituel à lire. La vérité est que la plupart des hypnotistes que j’ai croisés au fil des décennies ne pratiquent pas régulièrement l’auto-hypnose. Ils savent comment le faire et reconnaissent son efficacité, mais la maîtrise de ces techniques peut s’émousser avec le temps, sans sa pratique régulière.
Nous progressons et nous nous entraînons lorsque tout va bien. Ce serait une erreur de s’entraîner dans un sport lorsque l’on est blessé, en espérant une meilleure récupération. En général, cela ne donne pas de résultats probants et peut même aggraver la situation.
Nous devrions rappeler à nos partenaires que ces outils sont disponibles et efficaces lorsqu’ils sont affûtés. De plus, dans le cadre de notre éducation psychologique, nous devrions souligner la multitude d’activités simples et agréables que l’on peut intégrer dans notre quotidien. Cela peut englober la gestion du stress ou la libération de celui-ci.
Et vous, utilisez-vous régulièrement vos techniques d’auto-hypnose ?
Retenez ce qui résonne pour vous et qui est en harmonie avec vos besoins.
Pank’s Reflections / Snapshot #81: Persistent Use of Techniques Even in Times of Prosperity
During our personal journey, there are moments when everything seems to be progressing optimally. We feel that our coach, therapist, or practitioner has been the catalyst for transformative revelations that have altered our thoughts and attitudes.
As a result, we approach our daily lives with a newfound serenity. Depending on our goals, we may choose to set aside guidance, allowing ourselves to relish these moments of respite, or alternatively, we may engage in addressing other challenges that arise.
There is no universal path, and each individual defines their own concept of happiness, well-being, and how they wish to lead their life. Nevertheless, it sometimes happens that despite good periods that may last for months or even years, we find ourselves faced with challenges we wish to overcome.
Most practitioners aim to empower their clients to be as self-sufficient as possible. To this end, they offer methods for handling emergency situations. This can range from tapping exercises, visualization practices, to even self-hypnosis. However, the issue lies in the fact that many individuals who are feeling better neglect to work with these backup tools.
Imagine that you became a certified first responder five years ago, and then you come across an injured person. It’s likely you won’t be as effective as you could be and might even hesitate to act out of fear of making a mistake.
The hypnotic support toolkit should be utilized and maintained regularly. For instance, the effectiveness of pain management through hypnosis is undeniable. However, if you don’t condition yourself to trance and the corresponding suggestions when you are pain-free, there’s a high likelihood that these techniques won’t unfold as intended when needed.
Don’t be alarmed if this seems unconventional to read. The truth is that the majority of hypnotists I’ve encountered over the decades don’t regularly practice self-hypnosis. They know how to do it and acknowledge its efficacy, but the mastery of these techniques can fade over time without consistent practice.
We improve and train when things are going well. It’s akin to training in sports while injured, hoping for a better recovery. In general, this doesn’t yield significant results and might even worsen the situation.
We should remind our clients that these tools are available and effective when honed. Moreover, as part of our psychological education, we should underscore the plethora of simple and enjoyable activities that can be incorporated into our daily routines. This can encompass stress management or its release.
So, do you regularly employ your self-hypnosis techniques?
Take what resonates with you and aligns with your needs.
Notre dernier podcast sur l’argent ((lien vers la vidéo : https://youtu.be/tFao4A9J9m) a suscité de belles réflexions. En tant que praticiens d’accompagnement, que ce soit avec l’hypnose ou toute autre méthode, il peut parfois être difficile de considérer l’argent comme un élément central de notre profession. Sur ce point, nous sommes aux antipodes des Anglo-Saxons qui peuvent facilement facturer plusieurs centaines de dollars pour une séance.
On peut se dire que la santé ne devrait pas coûter cher, et c’est le cas en France. En revanche, en ce qui concerne la santé mentale, il y a vraiment de tout. Hier, lors d’un entraînement, l’un de mes camarades m’a partagé le coût de son pédopsychiatre qui lui impose de ramener son enfant atteint de TDAH tous les mois pour renouveler l’ordonnance. La séance de 15 minutes est facturée 150€, ce qui représente un budget de 1800 euros pour 3 heures de consultations, soit un taux horaire de 600 euros. Une amie kiné m’a justement fait remarquer que les années d’études peuvent aussi expliquer pourquoi certains proposent leurs services à des prix élevés. D’un autre côté, dans le podcast, j’ai donné l’exemple des kinésithérapeutes qui reçoivent des demandes via la sécurité sociale, mais qui sont rémunérés seulement 16,3€ par séance (ce qui explique que lorsqu’on va chez certains d’entre eux, on se retrouve au fitness park avec cinq autres personnes). Si l’on y réfléchit, même si nos formations sont coûteuses, en deux mois, on peut être sur le marché et générer un chiffre d’affaires. Cela nous différencie des psychologues et autres professions qui doivent passer plusieurs années avant de commencer à pratiquer. Je peux comprendre que beaucoup de thérapeutes nous considèrent comme des amateurs, compte tenu de nos tarifs par rapport à notre expertise de formation…
Je pense que l’esprit français a parfois du mal avec l’argent, que ce soit pour en gagner ou pour faire payer. Parce que le mieux-être peut sembler être un service à part. Alors que factuellement, c’est un business comme un autre. Si l’on réfléchit correctement, la chirurgie esthétique, qui est souvent considérée comme un confort plutôt qu’une nécessité thérapeutique, peut être abordée de la même manière que les disciplines complémentaires.
Imaginez, maintenant, que je vous propose d’être un praticien du confort grâce à l’hypnose ou au coaching. Légalement, vous n’êtes pas le thérapeute de qui que ce soit, étant donné que seuls les psychologues et les psychiatres sont habilités. Vous êtes simplement un bonus. C’est comme si vous étiez un supplément ou une option complémentaire. Vos prestations sont simplement un ajout à la démarche initiale. Qu’est-ce qui vous empêcherait de développer un gros business axé sur le bien-être et le confort premium ?
Il est certain que nous pouvons nous limiter nous-mêmes dans nos démarches et dans la proposition de nos services. Nous pouvons penser qu’une séance à 70-80 euros est chère, ou nous pouvons simplement considérer que, comme il s’agit d’une option, d’un supplément sur la pizza, nous pouvons proposer des séances à 150€. C’est simplement un confort supplémentaire, et non un objectif thérapeutique. Je comprends que ce que je vous propose puisse vous déranger, mais j’ai l’impression que les Américains pensent de cette manière.
La différence est que même si je propose une séance à 150 dollars, cela peut être moins cher que de consulter un spécialiste médical possédant un doctorat, qui facturerait le double. Nos systèmes de prestations sociales et même les bonnes initiatives, telles que celle de proposer des séances « gratuites » aux jeunes avec des psychologues, peuvent nous amener à réfléchir sur les tarifs. Je vous rappelle qu’en marketing, il y a les 4P : produit, prix, place et promotion. La perception de notre métier et de nos services, notre produit, peut changer tout notre modèle économique et, par conséquent, les tarifs peuvent être fixés à des niveaux élevés.
À quel salaire mensuel estimeriez-vous vivre confortablement dans votre situation actuelle ?
un podcast avec Anna, François, Manu et Jérémy, pour parler argent et recadrer les fantasmes.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
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La notion d’alignement dans le domaine de l’accompagnement, et plus particulièrement en hypnose, est passionnante (voir la vidéo du jour : https://www.youtube.com/watch?v=CSjOrHUduFM). En hypnose, l’idée est de permettre que les suggestions s’intègrent si profondément en transe que nous ne réalisons même plus que nous avons progressé.
En redonnant au naturel ses possibilités, sans ajouter de nouvelles options, simplement en réactivant des éléments déjà présents, à travers les actions en cabinet (questionnements, agressivité curative, recadrage, suggestion, rupture des schémas…), nous allons, comme dans les thérapies corporelles, effectuer des ajustements, des efforts, et potentiellement ressentir des douleurs afin de rompre une fibre qui s’est formée de manière non initiale.
Il est tout à fait possible que dans cet alignement, contrairement aux chocs magiques de certaines séances, le partenaire ne fasse pas de retour du genre : « C’est incroyable, j’ai changé, je n’ai plus ceci ou cela ». Ces partenaires ne nous parlent même pas des résultats de leur objectif lors de la session précédente. C’est comme s’ils avaient oublié, comme si c’était normal, comme si ça avait toujours été là. Celui qui est venu pour arrêter de fumer et qui en parle comme s’il n’avait pas fumé depuis 10 ans. Ce « non effort » ou peut-être, comme le disent les taoïstes, cette « non-action », est le résultat de l’alignement associé à la suggestion juste. Cela ne se produit pas sans agir, mais dans la justesse de l’action qui a été proposée et répétée de séance en séance.
Il faut garder à l’esprit que se sentir bien est « normal » et donc ce n’est pas merveilleux ou incroyable, c’est simplement un état que l’on ne considère pas nécessairement si nous ne faisons pas d’effort. Vous rendez-vous compte que vous êtes debout sans ressentir de douleur aux épaules, aux bras, au dos ou aux doigts pendant que vous lisez ceci ? Et pourtant, de nombreuses personnes qui souffrent aimeraient simplement vivre ce que vous ne réalisez pas consciemment.
L’alignement avec notre nature, notre « être », peut se faire totalement dans ce sens. Et pour ceux qui ont suivi mes partages sur le contentement, il est ensuite nécessaire de dépenser de l’énergie et de l’orienter pour se rendre compte que c’est un état de « bien / OK ».
De plus, se sentir bien ne signifie en aucun cas être parfait ou être comme avant, c’est un ajustement en fonction des possibilités et des circonstances du moment présent. Il faut donc prendre en compte la biologie, telle que l’âge, ainsi que les différentes variables que nous avons accumulées au fil de notre existence. L’idée est de ne pas vivre des éléments qui pourraient être perçus comme problématiques, car cela équivaudrait à dire que nous ne sommes plus alignés.
En résumé, lorsque je suis aligné et que je travaille en accord avec tous les sens et les centres, je suis dans un état de dépense d’énergie minimale (attention, même le minimum d’effort reste un effort), et je ne prends pas conscience d’éléments trop dissonants.
Et vous, alignez-vous avec vos partenaires ? Arrivez-vous à vous aligner ?
Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One Pank
Une hypothèse sur pourquoi je pense que les grands de la thérapie étaient au siècle précédent.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank