Réflexions de Pank / Instantané #508 : La peur vue comme un hypnotiseur

Nous créons de nombreuses réactions physiques et psychiques en nous lorsque nous entrons en mode peur. Nous savons que dans un principe hypnotique, nous entrons en transe. Le paradoxe amusant est d’ailleurs de dire que la seule chose qui empêche l’hypnose est la peur.

La réalité est que la peur est une bien meilleure hypnotiseuse que la plupart d’entre nous et que nous ne parvenons pas facilement à faire sortir le consultant/client de l’influence des suggestions du Maître Peur.

La peur focalise et, mieux que nombre de nos sessions, elle permet à l’imagination de celui qui est sous son « hypnotisme » de créer des images et même souvent des hallucinations. Nous sommes facilement à des niveaux somnambuliques sous l’emprise de la peur, nous n’entendons plus ce qu’on nous dit, nous percevons des choses qui ne sont pas là.

La lutte contre la peur est une chose difficile, parce que le client est souvent entré en confiance avec elle, et l’hypno peur sait exactement quoi lui suggérer, quoi lui donner comme idée pour que, sans même une prescription de tâche imposée, le consultant ne cesse de répéter les mêmes auto-suggestions et se replonge dans sa transe en un instant.

Il y aura des ancrages puissants qui s’activeront facilement en quelques mots : « j’ai peur que… », « je ne le sens pas… », « je ne suis pas sûr… ». L’Hypno Peur peut faire des sessions magiques, en quelques instants, un cadre bien posé, des comportements douteux et une imagination débordante et il peut y avoir une anxiété de plus en plus présente voire généralisée.

Pour les hypnotistes du quotidien, récupérer les clients de l’Hypno Peur est une galère, il n’y a pas d’alliance thérapeutique simple, il y a du doute constant et il y a pour certains une sorte de sceau qui fait qu’ils ne rentreront pas en transe autre que celle proposée par la peur…

Avec du temps, il y a possibilité d’ouvrir des portes vers de nouveaux comportements, mais il est possible qu’à n’importe quel moment une suggestion d’Hypno-peur réactive des ancrages que nous n’avions pas vus ou désactivés…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

 Pank’s Reflections / Snapshot #508: Fear as a Hypnotist

We create numerous physical and psychological reactions within ourselves when we enter fear mode. We know that in a hypnotic principle, we enter a trance. The amusing paradox is that the only thing preventing hypnosis is fear.

The reality is that fear is a much better hypnotist than most of us, and we don’t easily manage to bring the consultant/client out of the influence of Master Fear’s suggestions.

Fear focuses, and better than many of our sessions, it allows the imagination of the person under its « hypnotism » to create images and often even hallucinations. We easily reach somnambulistic levels under the grip of fear; we no longer hear what is said to us, we perceive things that are not there.

Fighting fear is a difficult thing because the client has often become trusting of it, and Hypno-Fear knows exactly what to suggest to them, what ideas to give them so that, without even an imposed task prescription, the consultant incessantly repeats the same self-suggestions and plunges back into their trance in an instant.

There will be powerful anchors that will easily activate with a few words: « I’m afraid that… », « I don’t feel it… », « I’m not sure… ». Hypno-Fear can create magical sessions in a few moments: a well-established framework, dubious behaviors, and an overflowing imagination, and there can be increasingly present or even generalized anxiety.

For everyday hypnotists, recovering clients from Hypno-Fear is a struggle; there is no simple therapeutic alliance, there is constant doubt, and for some, there is a kind of seal that prevents them from entering any trance other than the one offered by fear…

With time, there is the possibility of opening doors to new behaviors, but it is possible that at any moment a suggestion from Hypno-Fear might reactivate anchors we hadn’t seen or deactivated…

Take what is good and right for you. Be One, Pank.

Réflexions de Pank / Instantané #501 : Revoir son histoire

Nous pouvons facilement avoir la sensation de nous connaître, surtout si nous avons suivi des thérapies ou entrepris un travail sur soi.

Nous avons intégré, dans nos schémas mémoriels et nos façons de parler de nous-mêmes, des éléments que nous avons complètement acceptés et que nous ne remettons pas vraiment en question.

C’est le fameux « J’ai toujours été comme ça » ou le « Avant, je n’étais pas du tout comme je suis aujourd’hui ». Pourtant, nous savons que nous sommes parfois des filous avec nous-mêmes et que, très souvent, nous ne nommons pas les choses.

Nous n’utilisons pas les bons mots et donc, nous ne donnons pas forme à la réalité, laissant croire que tout est « normal », alors que la souffrance était déjà là depuis si longtemps.

Sans nom, cela ne peut être vu ; sans mots, cela ne peut être exprimé. Nous savons pourtant que nos constructions psychiques, ainsi que nos schémas cognitifs et comportementaux, sont majoritairement structurés avant nos 7 ans.

Comme c’est notre référence de base, nous pouvons passer à côté du fait que ce n’est peut-être pas la bonne façon de faire, d’être ou d’agir, et que dès lors, notre « normalité » est dissonante.

Non pas par rapport au monde, mais vis-à-vis de soi-même aujourd’hui…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

Title: Pank’s Reflections / Snapshot #501: Revisiting one’s history

We can easily have the feeling that we know ourselves, especially if we have undergone therapy or undertaken self-development work.

We have integrated elements into our memory patterns and ways of speaking about ourselves that we have completely accepted and do not really question.

It’s the famous « I have always been like this » or « Before, I was not at all like I am today. » Yet, we know that we are sometimes tricksters with ourselves and that very often, we do not name things.

We do not use the right words and therefore, we do not give shape to reality, letting it be believed that everything is « normal, » whereas the suffering had already been there for so long.

Without a name, it cannot be seen; without words, it cannot be expressed. Yet we know that our psychic constructions, as well as our cognitive and behavioral patterns, are mostly structured before the age of 7.

As this is our baseline reference, we can overlook the fact that it might not be the right way of doing, being, or acting, and that consequently, our « normality » is dissonant.

Not in relation to the world, but vis-à-vis oneself today…

Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

Réflexions de Pank / Instantané #488 : Est-ce que la PNL n’a pas confondu simple et facile ?

Je suis un fan de PNL. C’est par ce chemin que je suis entré dans l’hypnose. J’aime cette façon de créer des outils simples qui sont efficaces dans bien des situations. Avec le temps, que ce soit en France ou aux US, j’ai l’impression que la PNL, cette façon plus simple de s’approprier le travail d’Erickson, a peut-être ouvert la voie à une confusion.

La simplicité n’est pas la facilité. Elle appréhende, et surtout, elle maîtrise la complexité pour créer une orientation qui remet en place les différents éléments afin de les rendre fluides. Le problème de la PNL est d’avoir fait croire que l’accompagnement est facile.

Il n’y a pas de cas faciles, il y a des sessions plus simples. L’hypnose est complexe, elle non plus n’est pas facile. Ce qui l’est, c’est l’induction, ce sont les approfondissements. Ce qui l’est beaucoup moins, c’est de trouver les causes, de les comprendre, de les amener à être exploitables, de permettre de faire émerger des clés, des solutions du subconscient. C’est de simplifier la vie de notre consultant en lui rappelant que sa structure psychique peut lui donner l’illusion que tout deviendra plus facile, alors que ce sera juste plus simple.

La PNL est une superbe méthode qui utilise la transe sans aimer la nommer, et qui a petit à petit vérolé les sessions en mettant de côté la prise en compte de la transe et son importance dans la spécificité de la méthode. Un travail avec une partie complexe de soi qui peut souvent agir comme un enfant.

Vous le savez sûrement, en anglais, il y a une sorte de faux-ami : le “facilitator”, qui est parfois le nom donné au praticien d’une méthode d’accompagnement. Il serait peut-être plus juste de les appeler des « simplificateurs » ? La PNL, avec le côté tout-puissant de Bandler, a peut-être très bien orienté son business en vendant du facile, alors que sur le terrain, dans nos cabinets, cette illusion rencontre rapidement la difficulté des maux des consultants…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

Pank’s Reflections / Snapshot #488: Has NLP confused simple and easy?

I am an NLP fan. It is through this path that I entered hypnosis. I love this way of creating simple tools that are effective in many situations. Over time, whether in France or the US, I have the impression that NLP—this simpler way of appropriating Erickson’s work—may have opened the door to confusion.

Simplicity is not ease. It apprehends, and above all, it masters complexity to create an orientation that puts different elements back into place in order to make them fluid. The problem with NLP is that it made people believe that guidance and therapy are easy.

There are no easy cases; there are simpler sessions. Hypnosis is complex; it is not easy either. What is easy is the induction, the deepenings. What is much less easy is finding the causes, understanding them, bringing them to be exploitable, allowing keys and solutions to emerge from the subconscious. It is about simplifying our consultant’s life by reminding them that their psychic structure may give them the illusion that everything will become easier, whereas it will just become simpler.

NLP is a superb method that uses trance without liking to name it, and which has gradually tainted sessions by setting aside the consideration of trance and its importance in the specificity of the method. It is work done with a complex part of the self that can often act like a child.

As you surely know, in English there is a sort of false friend: the “facilitator,” which is sometimes the name given to the practitioner of a guidance method. Would it perhaps be fairer to call them « simplifiers »? NLP, with Bandler’s all-powerful aspect, may have oriented its business very well by selling « easy, » while in the field, in our offices, this illusion quickly encounters the difficulty of the consultants’ troubles…

Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

Pank Hypnosophie #1179 : Mensonges et promesses impossibles des praticiens d’Hypnose ou d’ailleurs.

Combien de fois avez vous entendu des confrères hypnothérapeutes ou des disciplines proches de la notre, sortir des promesses de GUERISON à des personnes dans des souffrances terribles. Combien de milliers d’euros ont été escroqués par des techniques qui n’ont pas plus de réussite que de la chance. A nous d’oser recadrer les choses et d’être le plus sincères avec nos consultants qui viennent après les avoir consultés, désespérés et attendant peut être ce que eux ont promis…

Testez, observez et concluez par vous mêmes.
Les potentiels sont en vous.
La connaissance est Partage
Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous
Be One
Pank

Site : https://www.pank.one/

Soutenez la chaîne : https://pots.lydia.me/collect/pots?id=50773-soutien-chaine-hypnose

promesse #impossible #limites #hypnotherapie #autohypnose #hypnose

Pank Hypnosophie #1156 : Quand stopper son accompagnement ? Trouver la raison de sa thérapie ?

Un accompagnement peut être initié pour plein de raisons mais parfois on peut avoir des interrogations, quand cela fait quelques temps que nous sommes suivis.

Testez, observez et concluez par vous mêmes.
Les potentiels sont en vous.
La connaissance est Partage
Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous
Be One
Pank

Site : https://www.pank.one/

#Accompagnement #thérapie  #hypnotherapie #autohypnose #hypnose

Réflexions sur les comportements en thérapie

En relisant différents cours pour le MMA de l’hypnose, on découvre des praticiens qui, aujourd’hui, pourraient s’aligner parfaitement avec l’émergence de la « fusion » entre la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) et l’hypnose outre-Atlantique. Ces praticiens se focalisaient déjà sur un objectif comportemental. Dit ainsi, cela ne semble pas particulièrement novateur.

Cependant, par rapport à ce que nous avons l’habitude d’étudier, ce qui est souvent abordé était associé à des processus cognitifs ou émotionnels. Éventuellement, la prescription de tâches, si elle est pensée dans cet objectif, pouvait représenter une suggestion et un renforcement psychologique des comportements.

Si, en tant qu’opérateur, nous nous fixons, comme Erickson l’avait demandé à Haley pour des objectifs de sessions précis, sur une session qui doit induire un comportement différent, nous imposons une orientation à la fois volontaire et subconsciente au partenaire qui vient en session.

Avant le travail de Beck en TCC, Ellis, avec sa Thérapie Comportementale Émotive Rationnelle, pouvait aussi donner cette indication. Seulement, la notion du schéma rationalisable pouvait ne pas s’appliquer suffisamment au niveau subconscient (même si cela se discute).

Si nous adoptons cette idée que chaque session est basée sur un comportement précis dans la galaxie de ce qui ne va pas, pour remettre du concret, de l’action, une accumulation d’activations et surtout des résultats qui s’intègreront facilement dans une habitude subconsciente. Si le « conditionnement » de la session servait à ce modèle pavlovien, mais clairement exprimé, cela peut redonner une perception différente de la part des clients quant à ce que sera la session d’hypnose et des attentes que nous avons nous-mêmes en tant que praticiens. J’y reviendrai.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.
Be One
Pank
https://www.pank.one/blog

Traduction en anglais
Title: Reflections on Behavior in Therapy

When rereading various courses for the MMA of hypnosis, one discovers practitioners who, today, could align perfectly with the emergence of the « fusion » between Cognitive Behavioral Therapy (CBT) and hypnosis across the Atlantic. These practitioners were already focusing on a behavioral objective. Stated like this, it doesn’t seem particularly groundbreaking.

However, compared to what we are used to studying, what is often addressed was associated with cognitive or emotional processes. Eventually, the prescription of tasks, if thought of with this objective, could represent a suggestion and a psychological reinforcement of behaviors.

If, as an operator, we focus, as Erickson had requested of Haley for specific session objectives, on a session that must induce a different behavior, we impose a direction that is both voluntary and subconscious on the partner who comes for the session.

Before Beck’s work in CBT, Ellis, with his Rational Emotive Behavior Therapy, could also provide this indication. However, the notion of a rationalizable schema might not have been applied sufficiently at the subconscious level (although this is debatable).

If we adopt this idea that each session is based on a specific behavior within the galaxy of what is not going well, to bring back concreteness, action, an accumulation of activations, and especially results that will easily integrate into a subconscious habit. If the « conditioning » of the session served this Pavlovian model, but clearly expressed, it can give clients a different perception of what the hypnosis session will be and of the expectations we ourselves have as practitioners. I will come back to this.

Take what is right and good for you.
Be One
Pank
https://www.pank.one/blog

Réflexions de Pank / Instantané #427 : Ozempic – Wegovy hypnotique ?

Pank explore l'idée d'un nouvel outil hypnotique inspiré par l'Ozempic et le Wegovy. Après avoir évoqué le succès de l'anneau gastrique virtuel pour la gestion du poids, il propose de créer un MP3 qui reproduirait par la suggestion les effets du médicament sur la satiété et les hormones, offrant ainsi une alternative ou un complément aux thérapies existantes pour les personnes cherchant un rééquilibrage physique.

Je partageais ce matin sur le groupe Hypnose Psychocorporelle une idée qui m’est venue : reconstruire une façon d’aborder la gestion corporelle par l’hypnose. Nous avons, et je vous l’ai déjà partagé, l’anneau gastrique virtuel qui fonctionne pour un certain nombre de clients/consultants ayant besoin de retrouver un rapport apaisé avec l’alimentation et leur poids.

Comme toute technique, l’anneau ne s’adresse pas à tout le monde, qu’il s’agisse du praticien ou du partenaire de session, et les résultats varient pour chacun. Ce n’est pas une technique ultime, juste une porte possible vers un mieux-être personnel pour certains.

En partant du même principe, nous pouvons considérer les produits à la mode que sont l’Ozempic et le Wegovy comme un bon levier pour aider une population qui souhaite se rééquilibrer physiquement. Le gros avantage actuel, c’est que depuis deux ans, il y a des articles et des images dithyrambiques sur ce médicament qui n’avait pas pour objectif la perte de poids.

Nous savons que les éléments contextuels sont puissants, voire essentiels, dans le cas de nombreuses personnes qui viennent nous voir. En plus d’une détermination et d’une motivation importantes, les techniques que nous connaissons pour exploiter les transes de façon optimale peuvent, tout comme l’anneau virtuel, offrir des effets positifs.

Je vais faire un premier MP3 court sur le sujet et j’en travaillerai un autre dans un format différent ultérieurement. L’idée est de s’appuyer sur les forces du produit, notamment sur la satiété, et de jouer avec une suggestion qui, comme le produit physique, impacte les hormones. Je pense que l’idée sera de pouvoir écouter l’audio comme une prise de ce qui aurait été pris physiquement.

Il pourrait y avoir une opportunité pour créer un nouvel outil pour nos consultants et partenaires. On verra ce que ça donne.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous. Be One Pank https://www.pank.one/blog

Reflections from Pank / Snapshot #427: Hypnotic Ozempic – Wegovy?

This morning, I shared an idea on the « Hypnose Psychocorporelle » group about rebuilding a way to approach body management through hypnosis. We have, as I’ve mentioned before, the virtual gastric band, which works for a number of clients/consultants who need to regain a peaceful relationship with food and their weight.

Like any technique, the band doesn’t speak to everyone, whether it’s the practitioner or the session partner, and the results vary for each individual. It’s not the ultimate technique, just a possible door towards personal well-being for some.

Based on the same principle, we can look at the trendy products Ozempic and Wegovy as a good lever to help a population that wants to rebalance itself physically. The big current advantage is that for two years, there have been glowing articles and images about this medication, which was not originally intended for weight loss.

We know that contextual elements are powerful, even essential, for many people who come to see us. In addition to strong determination and motivation, the techniques we know for optimally exploiting trances can, just like the virtual band, offer positive effects.

I’m going to make a short first MP3 on the subject and will work on another one in a different format later. The idea is to leverage the product’s strengths, particularly satiety, and play with a suggestion that, like the physical product, impacts hormones. I think the idea will be to be able to listen to the audio as a dose of what would have been taken physically.

There could be an opportunity to create a new tool for our consultants and partners. We’ll see how it goes.

Take what is right and good for you. Be One Pank https://www.pank.one/blog

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #406 : Rappel, les arts martiaux sont tops mais pas une thérapie

Ce texte explore la distinction cruciale entre les bienfaits des arts martiaux pour le corps et l'esprit, et leur limite en tant que thérapie pour les troubles mentaux. En s'appuyant sur l'exemple tragique de Brice Postal, l'auteur souligne que malgré la force physique et mentale développée par la pratique, les arts martiaux offrent un soutien mais ne remplacent pas un accompagnement thérapeutique face aux souffrances psychologiques profondes. Il encourage à reconnaître ses propres vulnérabilités et à chercher une protection adéquate.

J’écris souvent sur ce sujet, parce que j’entends encore trop souvent que nos sports et arts martiaux sont des thérapies. Seulement, si l’on peut clairement y trouver des tas d’éléments extrêmement positifs et constructifs pour notre corps et notre psyché, quand on ne va pas bien, se retrouver dans nos dojos nous apporte un moment d’apaisement, mais pas un soin à notre mal-être.

Brice Postal, un pratiquant de self-défense et professeur reconnu, a mis fin à ses jours. Je ne le connais pas, et il est important de comprendre que même s’il avait une communauté qui le soutenait, il s’est retrouvé seul face à ses démons. On a beau être fort, avoir des techniques pour désarmer des personnes agressives, l’esprit, lui, peut devenir un agresseur où les techniques n’ont plus d’effet.

Chacun d’entre nous, pratiquants, pouvons avoir l’impression de nous être renforcés par les défaites, les échecs, les heures d’entraînement, les retours à l’entraînement blessés, parfois les compétitions où nous avions un handicap invisible. Et pourtant, même si nous avons solidifié des facettes, il y a des fêlures, des blessures ou des faiblesses que parfois nous n’avions pas vues, mais que les démons ont pu exploiter.

Vous êtes des femmes et des hommes avec des mentaux forts, vous avez peut-être développé des compétences physiques, mentales et spirituelles incroyables, mais parfois, il faut, comme en combat, savoir faire un pas de retrait et savoir qu’il est préférable de se protéger et juste survivre.

Est-ce que la self-défense n’est pas aussi savoir se défendre… de soi-même quand la vie a sapé notre énergie ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #406: Reminder, Martial Arts Are Great But Not Therapy

I often write on this subject because I still too often hear that our sports and martial arts are therapies. However, while we can clearly find many extremely positive and constructive elements for our body and psyche, when we are not well, being in our dojos brings us a moment of calm but not a cure for our malaise.

Brice Postal, a recognized self-defense practitioner and teacher, took his own life. I don’t know him, and it’s important to understand that even if he had a supportive community, he found himself alone facing his demons. No matter how strong we are, how many techniques we have to disarm aggressive people, the mind itself can become an aggressor where techniques no longer have an effect.

Each of us, practitioners, may feel that we have been strengthened by defeats, failures, hours of training, returning to training injured, sometimes competitions where we had an invisible handicap. And yet, even if we have solidified certain facets, there are cracks, wounds, or weaknesses that sometimes we hadn’t seen, but which demons could exploit.

You are women and men with strong minds, you may have developed incredible physical, mental, and spiritual skills, but sometimes, as in combat, you have to know when to step back and know that it is better to protect yourself and just survive.

Isn’t self-defense also about knowing how to defend oneself… from oneself when life has drained our energy?

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #410 : L’intérêt du niveau somnambulique

Ce texte explore l'importance du niveau somnambulique en hypnose, soulignant comment il complète les approches conscientes en facilitant un dialogue stable entre le conscient et le subconscient. L'auteur explique que cet état de transe profonde, bien que nécessitant une orientation par la suggestion, permet de transformer des perceptions ancrées et d'accéder à des ressources internes pour un mieux-être durable. La rapidité d'induction de cet état le rend particulièrement pertinent pour les séances d'hypnose.

Si nous pouvons parfaitement hypnotiser et faire une session avec juste une modification de la perception consciente des choses, il y a parfois un manque. Nous savons que la transe est un moyen d’offrir des possibilités supplémentaires quand les techniques plus conscientes restent bloquées.

Il suffit d’ailleurs parfois de quelques suggestions en transe pour que les choses se mettent au clair. C’est l’une des facultés de la mise en conscience de ce que le subconscient n’arrivait pas à faire entendre. Plus nous nous plongeons dans une transe stable et ouverte aux suggestions, plus nous offrons, ne serait-ce que par l’état, des options supplémentaires.

Le niveau somnambulique permet de mettre en dialogue de façon assez stable le conscient et le subconscient, sans entrer dans un déséquilibre qui soit rend muet le conscient, soit rend le subconscient inaudible à notre consultant/partenaire.

L’état de focalisation intense et de capacité à recevoir et émettre des informations et des directions permet de changer des paradigmes de perceptions et de sensations de ce qui est vécu parfois depuis des années.

Bien sûr, sans une orientation par le questionnement et la suggestion, le somnambulisme hypnotique n’a pas spécialement d’intérêt. Même si la transe en elle-même peut ne serait-ce que mettre de la distance ou relâcher des tensions psychologiques et physiques, elle ne permet pas réellement de travailler dans l’objectif d’un mieux-être à long terme.

De plus, entraîner un partenaire au niveau somnambulique est rapide ; il nous faut moins de 5 minutes pour 90% des cas, ce qui n’est pas contraignant dans une séance d’hypnose de 45 à 60 minutes. Nous avons tout intérêt à utiliser cette transe quotidiennement pour en découvrir encore aujourd’hui toutes les ressources pour nos clients.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #410: The Interest of the Somnambulistic Level

If we can perfectly hypnotize and conduct a session with just a modification of conscious perception, there is sometimes a lacking. We know that trance is a way to offer additional possibilities when more conscious techniques remain blocked.

Sometimes, just a few suggestions in trance are enough for things to become clear. This is one of the faculties of bringing to consciousness what the subconscious was unable to make heard. The deeper we immerse ourselves in a stable trance open to suggestions, the more additional options we offer, if only through the state itself.

The somnambulistic level allows for a fairly stable dialogue between the conscious and subconscious, without entering into an imbalance that either silences the conscious mind or makes the subconscious inaudible to our consultant/partner.

The state of intense focus and the ability to receive and transmit information and directions allows for a change in paradigms of perceptions and sensations of what has sometimes been experienced for years.

Of course, without guidance through questioning and suggestion, hypnotic somnambulism has no particular interest. Even if trance itself can merely create distance or release psychological and physical tensions, it does not truly allow for work towards long-term well-being.

Furthermore, training a partner to the somnambulistic level is quick; it takes us less than 5 minutes in 90% of cases, which is not restrictive in a 45 to 60-minute hypnosis session. We have every interest in using this trance daily to continue discovering all its resources for our clients today.

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Les Deux Faces de l’Hypnose : Lumière et Ombre d’une Discipline Puissante

L'auteur souligne la nécessité de reconnaître le potentiel manipulateur de l'hypnose, souvent occulté par une vision idéalisée des praticiens. Il met en lumière les abus possibles en hypnose de scène et les dérives dans le cadre thérapeutique liées aux besoins de pouvoir et de sexualité. L'article plaide pour une communication transparente sur les risques potentiels afin de rétablir la confiance et de contrer l'image négative de la discipline, en insistant sur l'importance de la transparence et de l'enregistrement des séances.

Montrer que la discipline qu’est l’hypnose peut aussi être utilisée de façon manipulatoire et centrée sur son opérateur est à mes yeux une nécessité. Beaucoup de praticiens, et cela concerne aussi les Anglo-Saxons, n’y adhèrent pas et préfèrent partager l’idée que si les hypnotistes sont bons, c’est qu’ils ont de bonnes intentions.

Comme si l’expertise technique avait quelque chose à voir avec la coloration morale de son utilisateur. Non, un excellent praticien peut très bien avoir des intentions et une utilisation malveillante (ou en tout cas centrée sur son bénéfice). On l’a vu dans des choses aussi simples que l’hypnose de scène ou de rue, où il y a eu de nombreux “abus de pouvoir” pour donner un spectacle au détriment des spectateurs.

Pour ce qui est de la thérapie, les articles de journaux et les faits divers nous montrent que le cadre d’accompagnement peut facilement éclater quand il y a une possibilité de satisfaction du besoin de pouvoir et de sexualité. Du coup, on se retrouve avec une discipline qui peut être utilisée de multiples façons et avec des intentions “négatives”.

Alors pourquoi ne pas en parler ? Parce que nous allons perdre la confiance des néophytes. Il n’y a pas besoin de cela sachant que l’une des images premières de notre discipline est de manipuler et de faire dire des choses secrètes. Nous avons déjà une image négative, et si nous avons des pre-talk et des recadrages qui sont assez précis, c’est justement parce que l’image populaire de notre discipline est mauvaise.

On devrait peut-être aussi dire que oui, il peut y avoir de la manipulation, mais que ce n’est pas le cadre dans le cabinet, la rue ou la scène, et qu’en plus vous enregistrez et donc qu’il y aura toutes les preuves s’il y a des déviances et agressions. Parler de notre discipline avec sincérité éviterait de faire croire à ceux qui s’y intéressent que le nuage radioactif a fait demi-tour avant l’Alsace, et que nous n’avons aucun danger…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

The Two Sides of Hypnosis: Light and Shadow of a Powerful Discipline

Showing that the discipline of hypnosis can also be used in a manipulative way and centered on its operator is, in my opinion, a necessity. Many practitioners, and this also concerns Anglo-Saxons, do not adhere to this and prefer to share the idea that if hypnotists are good, it is because they have good intentions.

As if technical expertise had anything to do with the moral coloring of its user. No, an excellent practitioner can very well have malicious intentions and use (or at least be centered on their own benefit). We have seen this in things as simple as stage or street hypnosis, where there have been numerous « abuses of power » to put on a show at the expense of the spectators.

Regarding therapy, newspaper articles and news items show us that the support framework can easily break down when there is a possibility of satisfying the need for power and sexuality. As a result, we find ourselves with a discipline that can be used in multiple ways and with « negative » intentions.

So why not talk about it? Because we will lose the trust of neophytes. There is no need for that, knowing that one of the primary images of our discipline is to manipulate and make people say secret things. We already have a negative image, and if we have pre-talks and reframing that are quite precise, it is precisely because the popular image of our discipline is bad.

Perhaps we should also say that yes, there can be manipulation, but that this is not the setting in the office, the street, or the stage, and that moreover you record and therefore there will be all the evidence if there are deviations and aggressions. Speaking about our discipline with sincerity would prevent those who are interested in it from believing that the radioactive cloud turned back before Alsace, and that we have no danger…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank