Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #535  : La Réalité de la Blessure en Combat de Rue : Au-delà du Mythe de l’Intouchabilité

La blessure en combat est un sujet complexe. La plupart du temps, on part du postulat que si l’on doit se défendre dans un cadre urbain, notre panel technique et notre gestion psychologique devraient nous éviter assez rapidement de prendre un mauvais coup ou d’être méchamment blessé. Cependant, qu’en est-il réellement ?

Un des points que les sports de combat enseignent bien, parfois malgré eux, c’est de continuer un round ou un match bien que l’on soit blessé. En self-défense, il est assez peu intuitif d’admettre que l’on puisse être touché. Pourtant, nous ne connaissons ni le nombre d’opposants, ni comment nous allons réagir face à ce stress intense. De plus, cette inconnue du combat nous pousse à vouloir sortir rapidement de ce rituel d’opposition.

Cela donne un avantage perceptif de se dire : « Je frappe, je cours. » Mais cette vision ne prend pas en compte un des éléments les plus courants dans le combat : on s’en prend une, deux, voire beaucoup plus. Je ne parle pas d’absorber un coup de couteau (ce qui relève de vidéos utopiques), mais de frappes diverses qui peuvent être prises et acceptées. Ces frappes peuvent briser quelque chose sans nous mettre K.O., ou nous endolorir suffisamment pour nous bloquer.

On voit bien pendant des matchs, quand il y a des coups durs, certains reculent, se mettent en « tortue », puis font « bonhomme ». Des styles comme le karaté Kyokushinkai ont énormément misé sur l’encaisse, même si, comme on dit, « on n’encaisse pas la tête ». Le fait d’avoir un travail spécifique, et surtout un processus d’habituation, permet de se dire que l’on peut accepter certaines frappes pour donner la sienne, sans tomber immédiatement. Vivre un combat avec une douleur, voire une blessure, est une expérience spécifique qu’il est peut-être utile de rappeler et d’entraîner.

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Martial Reflections of an Hypnofighter #535   The Reality of Injury in Street Combat: Beyond the Myth of Untouchability

Injury in combat is a complex subject. Most of the time, we start from the premise that if we must defend ourselves in an urban setting, our technical skills and psychological management should prevent us from taking a bad hit or being severely injured quite quickly. However, what is the reality?

One of the points that combat sports teach well, sometimes despite themselves, is to continue a round or a match even though one is injured. In self-defense, it is quite unintuitive to admit that we might be hit. Yet, we know neither the number of opponents nor how we will react in the face of this intense stress. Moreover, this unknown factor in combat pushes us to want to exit this oppositional ritual quickly.

This gives a perceptual advantage to saying to oneself: « I hit, I run. » But this vision does not take into account one of the most common elements in combat: we take one, two, or even many more hits. I am not talking about absorbing a knife wound (which belongs to utopian videos), but about various strikes that can be taken and accepted. These strikes might break something without knocking us out, or make us sore enough to freeze us.

We see this during matches; when hard hits land, some back up, turtle up, and then « man up. » Styles like Kyokushinkai karate have focused heavily on conditionning and absorbing hits, even if, as they say, « you don’t condition the head. » Having specific work, and especially an habituation process, allows one to say that we can accept certain strikes to land our own, without falling immediately. Experiencing a fight with pain, or even an injury, is a specific condition that it is perhaps useful to recall and to train for.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #534  :La Sagesse de la Spontanéité face à la Rigidité de la Tradition en Self-Défense

En discutant avec l’un de mes amis instructeur de Krav Maga, il me confiait une observation préoccupante : au fil du temps, les cadres de la self-défense semblent se diluer. Aujourd’hui, on a parfois l’impression que la pratique s’oriente davantage vers l’obtention de grades et l’obtention de la ceinture noire, plutôt que vers l’objectif initial d’apprendre à se défendre concrètement.

C’est un risque inhérent dès que l’on cherche à systématiser une école de pensée. Le besoin de demander une forme spécifique, d’instaurer des prérequis standardisés, s’installe. Pourtant, le principe fondamental de la défense urbaine réside justement dans la capacité à laisser émerger une réponse spontanée et surtout efficace face à une agression.

La volonté de formaliser est compréhensible, surtout si l’on souhaite populariser son style. Cependant, cela risque de figer les instructeurs. Plus grave encore, cela peut créer un décalage : ce qui est enseigné en salle et ce qui est partagé lors de rassemblements régionaux ou nationaux peut donner cette sensation que la pratique actuelle ne fonctionne pas. Cela peut être le résultat d’une rigidité née d’une volonté de figer les techniques, à la limite de l’instauration d’une tradition. Cette tradition naissante va très souvent, et de façon regrettable, entraver l’efficacité, et surtout la réactivité qui est au cœur de la défense personnelle.

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Martial Reflections of an Hypnofighter #534:  The Wisdom of Spontaneity versus the Rigidity of Tradition in Self-Defense

In a conversation with one of my friends, a Krav Maga instructor, he shared a concerning observation: over time, the boundaries of self-defense seem to be blurring. Today, there’s sometimes an impression that practice is leaning more towards achieving ranks and getting a black belt, rather than the original goal of learning to genuinely defend oneself.

This is an inherent risk whenever there’s an attempt to systematize a school of thought. The need to demand a specific form, to establish standardized prerequisites, sets in. However, the fundamental principle of urban defense lies precisely in the ability to allow a spontaneous and, above all, effective response to an attack to emerge.

The desire to formalize is understandable, especially if one wishes to popularize their style. However, this risks freezing instructors. Even worse, it can create a disconnect: what is taught in the gym and what is shared at regional or national gatherings can give the feeling that current practice doesn’t work. This can be the result of a rigidity born from a desire to freeze techniques, bordering on the establishment of a tradition. This nascent tradition very often, and regrettably, hinders the efficiency, and above all, the responsiveness that is at the heart of personal defense.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #521 : Le Karaté Mains Ouvertes : Une Perspective Martiale Originelle

Réflexion sur le travail à mains ouvertes, particulièrement présent dans le karaté. Nous pouvons tous nous accorder sur le fait que les formes que nous avons développées actuellement sont basées sur une forme de pratique gymnique. Elles proviennent d’un moment où le karaté s’est popularisé, sortant des entraînements au cas par cas pour créer des entraînements de masse.

D’ailleurs, les Okinawaïens n’ont fait que copier ce que les Chinois faisaient déjà. Mais notre karaté, cette « main de Chine », avait déjà subi de nombreuses influences de la part du sud de la Chine. Si l’on reprend des styles comme l’Uechi Ryu, il est intéressant de constater que leur pratique se fait quasiment exclusivement mains ouvertes.

Dans le karaté d’Okinawa, il y a certes un état d’esprit de développement personnel, mais également de self-défense. Le côté sportif semble être venu du Japon après l’exportation depuis Okinawa.

Il est intéressant de prendre en compte ce karaté mains ouvertes, qui diffère complètement des formes de « boxe » que nous voyons dans nos styles de karaté actuels, qu’ils soient traditionnels ou issus du Kyokushinkai. Avec les mains ouvertes, on peut chercher à percuter différemment, à griffer, à tenter de saisir, ou à jouer sur des angles différents de ceux de la percussion à poings fermés.

On pourrait prendre l’exemple de l’eye-poke (doigt dans l’œil). On voit régulièrement dans les combats de MMA qu’un doigt dans l’œil peut vraiment poser problème pour la suite du combat. Cependant, c’est un style, ou en tout cas une pratique, qui est tellement difficile à entraîner que d’être optimal en combat d’opposition semble difficile.

Les mains ouvertes offrent donc un panel de possibilités que les poings fermés n’offrent pas, que ce soit défensivement ou offensivement. Quand un poing est fermé, hormis donner des coups, il n’y a que peu de choses à faire.

Quand la main est ouverte, on peut aussi bien frapper, saisir, tordre, tirer, que pousser. Il y a des angles plus courts, plus longs. On peut attaquer des zones que les poings fermés ne peuvent pas gérer, comme les yeux ou les diverses cavités.

Le karaté mains ouvertes, et plus généralement les arts martiaux utilisant les mains ouvertes, offre une vision martiale complètement différente des styles « boxés ». Cela ne veut pas dire que c’est plus efficient, mais cela ouvre à la réflexion sur ce qui peut être ou doit être utilisé dans le cadre d’un combat sans règles, comme la self-défense.

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Martial Reflections of an Hypnofighter #521: Open-Hand Karate: An Original Martial Perspective

Reflection on open-hand work, particularly present in Karate. We can all agree that the forms we have currently developed are based on a gymnastic form of practice. They stem from a time when Karate was popularized, moving away from case-by-case training to create mass training.

Furthermore, the Okinawans were merely copying what the Chinese were already doing. But our Karate, this « China Hand, » had already undergone numerous influences from Southern China. If we look at styles like Uechi Ryu, it is interesting to note that their practice is done almost exclusively with open hands.

In Okinawan Karate, there is certainly a mindset of personal development, but also of self-defense. The sporting aspect seems to have come from Japan after it was exported from Okinawa.

It is interesting to consider this open-hand Karate, which differs completely from the « boxing » forms we see in our current Karate styles, whether traditional or derived from Kyokushinkai. With open hands, one can seek to strike differently, to claw, to attempt to seize, or to play on different angles than those of closed-fist striking.

We could take the example of the eye-poke. We regularly see in MMA fights that a finger in the eye can really cause problems for the rest of the fight. However, it is a style, or at least a practice, that is so difficult to train realistically that being optimal in opposing combat seems difficult.

Open hands therefore offer a range of possibilities that closed fists do not offer, whether defensively or offensively. When a fist is closed, other than delivering blows, there is little else to do.

When the hand is open, one can strike, seize, twist, pull, as well as push. There are shorter angles, longer angles. One can attack areas that closed fists cannot manage, such as the eyes or various cavities.

Open-hand Karate, and more generally martial arts using open hands, offer a completely different martial vision from « boxed » styles. This does not mean it is more efficient, but it opens the reflection on what can or should be used in the context of a fight without rules, like self-defense.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #497 : La rétention de garde en Jiu-Jitsu

Comme beaucoup de combattants de MMA, quand j’ai commencé à combattre après la découverte du Jiu-Jitsu, je voulais me retrouver dos au sol pour placer un triangle ou un jujigatame (clé de bras). De plus, en France, au début de la pratique, les percussions au visage au sol étaient très rarement autorisées.

Comme pour beaucoup de pratiquants, le combat depuis la garde (sur le dos) était pour moi l’élément différenciateur du Jiu-Jitsu. Avec les années, ma réflexion autour du combat de rue, et plus encore avec l’évolution du MMA, a changé : l’idée d’être sur le dos n’était plus du tout ce que je souhaitais. Je savais même qu’avec certains types de combattants, cela pourrait s’avérer très complexe.

Pourtant, en compétition IBJJF/CFJJB, s’il ne se passe pas grand-chose, c’est souvent le combattant qui est dessous (c’est-à-dire en garde) qui obtiendra la décision arbitrale. Je me demandais pourquoi. Dans les différents textes que je lis sur le BJJ, la Luta Livre et le Catch Wrestling, il y a peut-être une réponse.

Rappelez-vous que les combats jusqu’aux années 70 ressemblaient au Judo et pouvaient même accepter le principe du tombé de la lutte (pin). Les frères Gracie, et surtout Hélio, suivaient la doctrine de self-défense de Carlos, son aîné. C’est notamment parce qu’il n’était pas bon en Tachi Waza (debout en mode projection). Du coup, il tirait la garde et la fermait, sachant que les combats pouvaient souvent durer plusieurs rounds de 10 minutes (sur ring).

Il n’y avait pas de frappes ; les combats de Vale Tudo jusqu’aux années 50-60 étaient assez rares. Par conséquent, il fatiguait les adversaires qui étaient souvent des spécialistes de projection et de contrôle. Les combats finissaient majoritairement en match nul (draw) ou par des soumissions de la part d’Hélio.

Il est possible que Carlos Jr, avec les règles du Jiu-Jitsu sportif, ait voulu mettre en valeur ce qui fait la vraie différence du Jiu-Jitsu par rapport aux autres styles de préhension, en favorisant les combattants qui tirent la garde. Rappelez-vous que la première génération de pratiquants de Jiu-Jitsu Gracie n’était pas bonne du tout debout ; d’où, comme en Kosen Judo, le développement du sol.

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 Martial Reflections of an Hypnofighter #497: Guard Retention in Jiu-Jitsu

Like many MMA fighters, when I started fighting after discovering Jiu-Jitsu, I wanted to end up on my back on the ground to set up a triangle choke or a jujigatame (armbar). Furthermore, in France, in the early days of the practice, strikes to the face on the ground were very rarely allowed.

For me, like many practitioners, fighting from the guard (on one’s back) was the differentiating element of Jiu-Jitsu. Over the years, my reflections on street fighting, and even more so with the evolution of MMA, changed: the idea of being on my back was no longer what I wanted at all. I even knew that against certain types of fighters, it could prove very complex.

However, in IBJJF/CFJJB competition, if not much is happening, it is often the fighter underneath (i.e., in guard) who will get the referee’s decision. I wondered why. In the various texts I read on BJJ, Luta Livre, and Catch Wrestling, there might be an answer.

Remember that fights up until the 70s resembled Judo and could even accept the wrestling principle of the pin. The Gracie brothers, and especially Helio, followed the self-defense doctrine of Carlos, his elder brother. This was notably because he was not good at Tachi Waza (standing throws). Therefore, he pulled guard and closed it, knowing that fights could often last for several 10-minute rounds (in a ring).

There were no strikes; Vale Tudo fights until the 50s and 60s were quite rare. Consequently, he tired out opponents who were often specialists in throws and control. The fights mostly ended in a draw or with submissions by Helio.

It is possible that Carlos Jr., with sporting Jiu-Jitsu rules, wanted to highlight what makes the true difference of Jiu-Jitsu compared to other grappling styles by favoring fighters who pull guard. Recall that the first generation of Gracie Jiu-Jitsu practitioners was not good at all standing up; hence, just like in Kosen Judo, the development of ground fighting.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #482 : Encaisser quitte à se blesser

Dans le combat ou dans les actions de self-défense, l’idée générale est d’esquiver, de bloquer et de faire en sorte de ne pas en ressortir dans un état lamentable. Il y a cependant des exceptions, que ce soit en boxe ou en MMA, où certains combattants agressifs perdent des années de vie avec un style qui rentre dans toutes les actions. Cela fait malheureusement la joie des spectateurs qui objectivent les combattants.

Même si l’idée initiale (d’éviter les coups) est juste. Je ne parle même pas du cas des armes où l’encaissement est un pari sur la vie, surtout face à une lame, un bâton, une barre de fer, etc. Je vais néanmoins ajouter un « mais ».

Je me souviens de professeurs philippins dire avec une belle sincérité que si vous n’avez pas de lame et que vous n’avez plus de moyen de fuir, il faudra peut-être accepter de perdre votre main ou votre bras pour « éventuellement » jouer sur une opportunité… qui serait vraiment minime.

Il est contre-intuitif de faire du renforcement aux frappes, et il est impossible de renforcer sa tête. Des écoles comme le Karaté d’Okinawa, le Kyokushin et certains styles chinois ont des méthodes progressives pour être capable de prendre des coups en diminuant la possibilité de blessure et de KO.

Il ne faut pas croire qu’en situation de stress, tous nos automatismes nous amèneront à finir le conflit sans entrer dans le combat. Pour rappel, la self-défense est un « non-combat » ; elle ne cherche pas l’opposition mais la destruction de la structure agressive pour éviter la phase d’affrontement. Et même dans ces quelques secondes, il se peut qu’une droite, un coup de tête, une griffure ou autre vienne perturber nos actions. Si la douleur n’est pas gérée, elle peut nous mettre en situation d’échec.

Le renforcement n’est pas juste musculaire. C’est bien d’avoir des muscles, mais si l’on ne sait pas absorber ou continuer à combattre avec le nez en sang, la mâchoire en vrac ou les côtes douloureuses (entre autres), les muscles ne serviront pas de bouclier utile. Dans ma pratique, je dis à mes élèves : vous allez vous faire couper, peut-être vous faire « exploser ». Il faudra serrer les dents et « espérer » ne pas tomber KO pour aller au clinch puis au sol (en 1 contre 1 sans arme, bien sûr).

Préparer les apprenants à ces douleurs particulières, mentalement et de la façon la plus progressive possible à l’encaissement, est important dans tous les styles qui veulent préparer à la défense personnelle ou à l’opposition. Sans oublier que c’est quand même vraiment mieux d’esquiver.

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Martial Reflections of an Hypnofighter #482: Absorbing hits even if it means getting injured

In combat or self-defense actions, the general idea is to dodge, block, and ensure you don’t emerge in a pitiful state. There are exceptions, however, whether in boxing or MMA, where certain aggressive fighters lose years of their lives with a style that engages in every action. This unfortunately delights spectators who objectify the fighters.

Even if the initial idea (of avoiding hits) is correct. I am not even talking about situations involving weapons, where « absorbing » is a gamble with your life, especially when facing a blade, a stick, an iron bar, etc. Nevertheless, I am going to add a « but ».

I remember Filipino teachers saying with beautiful sincerity that if you don’t have a blade and you no longer have a way to flee, you might have to accept losing your hand or your arm to « possibly » play on an opportunity… which would be truly minimal.

It is counter-intuitive to condition oneself for strikes, and it is impossible to strengthen one’s head. Schools like Okinawan Karate, Kyokushin, and certain Chinese styles have progressive methods to be capable of taking hits while decreasing the possibility of injury and KO.

We must not believe that under stress, all our automatisms will lead us to end the conflict without entering into combat. As a reminder, self-defense is « non-combat »; it does not seek opposition but the destruction of the aggressive structure to avoid the confrontation phase. And even in those few seconds, a right hand, a headbutt, a scratch, or something else might disrupt our actions. If the pain is not managed, it can put us in a situation of failure.

Conditioning is not just muscular. It’s good to have muscles, but if you don’t know how to absorb or continue fighting with a bloody nose, a messed-up jaw, or painful ribs (among other things), muscles will not serve as a useful shield. In my practice, I tell my students: you are going to get cut, maybe get « smashed ». You will have to grit your teeth and « hope » not to get knocked out so you can get to the clinch and then to the ground (in 1 vs 1 without weapons, of course).

Preparing learners for these particular pains mentally, and in the most progressive way possible for absorption, is important in all styles that want to prepare for personal defense or opposition. Without forgetting that it is still much better to dodge.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #481 : L’impact de l’esprit sur le corps

Je réalisais une capsule ce matin pour rappeler que l’esprit peut être très fort lorsqu’il est bien orienté, même s’il possède des limites que nous n’avons peut-être pas envie d’admettre. Néanmoins, les sports de combat et les arts martiaux nous permettent, outre la facette défense ou combat, de développer de fortes aptitudes psychiques.

Que ce soit dans les styles internes ou externes, allant du Yi Chuan au Muay Thai, en passant par le Kyokushin ou le Silat, le travail se fait certes différemment, mais il y a une intention commune : développer le corps en même temps que l’esprit. Cela peut passer par l’apprentissage des principes de l’intention, que nous expérimentons tous lors des randoris/sparrings : quand nous sommes légers, dans le jeu, nous osons des techniques qui passent parce que notre corps ne vit pas de stress. À l’inverse, il s’agit d’apprendre à gérer un corps meurtri par un impact trop fort lors d’un match de Muay, voire, comme en Kyokushin, de s’adonner à des épreuves telles que les 100 combats pour le dépassement de soi. Enfin, avec la maîtrise de l’Imu et les épreuves de fakirisme (transpercements du corps avec des aiguilles ou des lames), nous savons que nous ne pouvons pas mettre de côté notre mental et notre psyché pour avancer dans la voie qui nous plaît le plus.

En cela, peu importent les écoles, nous nous rejoignons tous. Les passionnés de Self-défense travaillent aussi l’esprit pour la gestion du stress. Pour les écoles et instructeurs les plus intéressés, il y a aussi toute la gestion contextuelle et rituelle de l’avant-opposition physique. C’est un véritable numéro de jonglage entre la gestion des mots, du langage corporel et de la situation, tout en préparant un corps souvent sous stress à potentiellement exploser, que ce soit pour percuter et/ou fuir.

Nous apprenons aussi à quel point notre corps peut nous faire perdre confiance : une petite blessure, une grosse douleur suite à un impact, voire un « pop » d’un de nos membres quand on cherche à sortir d’une clé (même sans douleur invalidante immédiate), et le doute s’installe.

Outre l’affrontement externe que l’on voit dans nos styles, la quête de l’harmonie du corps et de l’esprit est un chemin passionnant et durable, ouvrant des perspectives avec le temps et l’âge vers un plaisir renouvelé dans sa voie.

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Martial Reflections of an Hypnofighter #481: The Impact of the Mind on the Body

I was making a capsule this morning to remind people that the mind can be very strong when properly oriented, even if it has limits that we perhaps don’t want to admit. Nevertheless, combat sports and martial arts allow us, beyond the defense or fighting facets, to develop strong psychic aptitudes.

Whether in internal or external styles, ranging from Yi Chuan to Muay Thai, passing through Kyokushin or Silat, the work is certainly done differently, but there is a common intention: to develop the body at the same time as the mind. This can involve learning the principles of intention that we all experience during randoris/sparring: when we are light, playful, we dare techniques that work because our body is not experiencing stress. Conversely, it involves learning to manage a body bruised by too strong an impact during a Muay Thai match, or even, as in Kyokushin, engaging in trials such as the 100-man Kumite for self-transcendence. Finally, with the mastery of Imu and fakirism trials (piercing the body with needles or blades), we know that we cannot set aside our mental state and psyche to advance in the path that pleases us most.

In this, no matter the school, we all come together. Self-defense enthusiasts also work on the mind for stress management. For the most interested schools and instructors, there is also all the contextual and ritual management of the pre-physical opposition phase. It is a real juggling act between managing words, body language, and the situation, while preparing a body often under stress to potentially explode, whether to strike and/or flee.

We also learn how much our body can make us lose confidence: a small injury, significant pain following an impact, or even a « pop » in one of our limbs when trying to escape a joint lock (even without immediate disabling pain), and doubt sets in.

Beyond the external confrontation seen in our styles, the quest for harmony between body and mind is an exciting and lasting path, opening perspectives over time and age towards renewed pleasure in one’s Way.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #457 : L’Impact des Projections au Sol

Le dernier UFC a rappelé un élément martial important, parfois oublié dans une dynamique sportive. Almeida a pu emmener Volkov au sol comme il le souhaitait. On peut valoriser cette capacité à maîtriser un adversaire au sol, un peu comme on l’a mis en avant durant la période « self-defense » du Gracie Jiujitsu.

Seulement, si une fois au sol je ne finalise pas, et dans une configuration de combat urbain, outre le danger d’être à terre, il n’est pas si simple de placer une clé ou un étranglement lorsque l’opposant/agresseur bouge dans tous les sens pour se relever, soit pour fuir, soit pour reprendre l’attaque.

On a observé la même chose au niveau sportif : pas de soumission, mais pire, pas de percussions. Au final, le Brésilien perd son match alors qu’il a contrôlé. Et c’est là que l’on peut revenir aux origines du BJJ, le Kodokan Judo. En Judo, on parle de projection : on cherche à faire percuter l’opposant au sol.

Cette frappe complexe que peuvent être ces techniques de projections, autant dans la rue qu’en cage, peut tout changer. Si vous avez déjà chuté dans la rue, sur une plaque de glace – et je ne parle pas des accidents de vélo ou de trottinette – vous avez possiblement ressenti quelques douleurs et peut-être même vous vous êtes blessé. Si vous avez eu la chance d’être sur des tatamis avec de bons judokas ou lutteurs, là aussi, même si on est sur un tatami, préparé avec nos connaissances des ukemis (brise-chute), on peut subir un choc important et se retrouver amoindri en énergie, voire assommé.

En MMA, il faut choisir : soit on veut montrer une efficience de l’amenée au sol en faisant percuter avec une projection, soit accepter que le takedown soit « inoffensif » mais qu’ensuite, il faille frapper ou soumettre l’opposant pour marquer les juges sur l’efficacité de cette phase de combat.

Un questionnement stratégique en fonction des disciplines initiales des combattants.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #457: The Impact of Takedowns

The last UFC reminded us of an important martial element sometimes forgotten in a sporting dynamic. Almeida was able to take Volkov to the ground as he wished. We can value this ability to take an opponent to the ground, much like it was promoted during the « self-defense » period of Gracie Jiujitsu.

However, if once on the ground I don’t submit, and in an urban combat setting, besides the danger of being on the ground, it’s not so simple to apply a lock or choke when the opponent/aggressor is moving frantically to get back up, either to flee or to resume the attack.

We saw the same thing in sports: no submission, but worse, no strikes. In the end, the Brazilian lost his match despite having controlled it. And this is where we can return to the origins of BJJ, Kodokan Judo. In Judo, we talk about projections: we seek to make the opponent hit the ground.

This complex strike that these projection techniques can be, both in the street and in the cage, can change everything. If you have ever fallen in the street, on a patch of ice – and I’m not talking about bicycle or scooter accidents – you have likely felt some pain and perhaps even injured yourself. If you have been fortunate enough to be on tatami mats with good judokas or wrestlers, even there, even if we are on a tatami, prepared with our knowledge of ukemis (breakfalls), we can take a big shock and find ourselves diminished in energy, or even knocked out.

In MMA, one must choose: either one wants to demonstrate the efficiency of a takedown by making the opponent hit the ground with a projection, or accept that the takedown is « inoffensive » but that afterward, one must strike or submit the opponent to impress the judges on the effectiveness of this combat phase.

A strategic questioning depending on the initial disciplines of the fighters.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #441 : Juste pour le corps

Nous sommes dans des arts martiaux modernes, et la réalité du combat « guerrier » n’est pas ce que nous allons vivre dans notre vie. De plus, les armes à feu et les stratégies militaires actuelles ne cherchent pas le combat au corps à corps. Nous pouvons donc constater que les arts martiaux modernes sont utilisés pour se défendre éventuellement dans le monde quotidien.

Du coup, nos écoles représentent ce pour quoi elles ont été créées selon les idées de Kano : la formation du corps et probablement un peu l’esprit. Le but de ces Budo—mais on peut aussi l’étendre à la Lutte occidentale—c’est de faire des hommes et des femmes athlétiques et capables d’utiliser leur corps dans différentes situations. En gros, les arts martiaux nous servent à être fonctionnels.

On peut voir les systèmes modernes chercher à mettre en avant le côté défense personnelle, mais souvent, ils passent moins de temps sur l’aspect corps fonctionnel. C’est une des critiques des sportifs/fonctionnels du combat, qui vont souligner qu’il est difficile que l’homme ou la femme lambda n’ayant jamais fait de sport puisse être « efficace » dans la rue.

Ce problème vient justement de cette notion où, dans les systèmes de combat, il y a une volonté de développement corporel avec du renforcement musculaire et le développement du stamina (endurance). Quand on fait des heures de Kihon ou de Katas, même si des Shihan et Sensei aiment à dire que c’est utile en combat, ça reste quand même plus utile pour se renforcer et développer son mental.

Avec le BJJ (Jiu-Jitsu Brésilien), même si les Gracie l’ont vendu comme de la self-défense jusqu’aux années 70, ils ont dû ouvrir le modèle grâce à Carlson Gracie, en suivant le modèle du Judo, donc la philosophie de développement physique et personnel de Maître Kano.

Même s’il y avait des défis, on rentre dans une forme « sportive » ; ce n’est pas un champ de bataille, et ce n’est pas un monde militaire. Il faut voir nos activités avec la passion que nous avons comme des disciplines qui ne sont pas orientées vers l’efficacité de combat absolue. Même s’il peut y avoir une vraie efficacité—une frappe, une projection ou une soumission peuvent mettre KO—c’est une utilisation moderne d’une forme d’efficacité sur tatami, ring ou cage, et pas nécessairement sur le terrain (rue ou conflit militaire).

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of an Hypnofighter #441: Just for the Body 

We are in modern martial arts, and the reality of « warrior » combat is not what we are going to experience in our lives. Furthermore, modern firearms and current military strategies do not seek close-quarters combat. We can therefore observe that modern martial arts are used primarily for potential self-defense in the everyday world.

Consequently, our schools represent what they were created for, based on Kano’s ideas: the training of the body and probably a bit of the mind. The goal of these Budo—but we can also include Western Wrestling—is to create athletic men and women capable of using their bodies in different situations. Essentially, martial arts help us to be functional.

Modern systems can be seen trying to highlight the self-defense aspect, but they often spend less time on the functional body aspect. This is one of the criticisms from combat sports/functional practitioners, who emphasize that it’s difficult for the average man or woman who has never practiced sports to be « effective » on the street.

This problem stems precisely from the idea that in combat systems, there is a commitment to physical development with muscle strengthening and the development of stamina (endurance). When one spends hours doing Kihon or Katas, even if Shihan and Sensei like to say it’s useful in combat, it remains more useful for strengthening oneself and developing one’s mental fortitude.

Regarding BJJ (Brazilian Jiu-Jitsu), even though the Gracies marketed it as self-defense until the 70s, they had to open up the model thanks to Carlson Gracie, following the Judo model, hence Master Kano’s philosophy of physical and personal development.

Even with challenges, we are entering a « sporting » form; it is not a battlefield, and it is not a military world. We must view our activities, with the passion we have, as disciplines that are not focused on absolute combat effectiveness. Even if there can be real effectiveness—a strike, a throw, or a submission can lead to a KO—it is a modern application of a form of effectiveness on the mat, ring, or cage, and not necessarily on the ground (street or military conflict).

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #427 : Les démonstrations

Je ne suis pas bon pour faire des démonstrations d’arts martiaux, et j’ai la chance de ne pas avoir à en faire, comme beaucoup de professeurs, en ce début de saison lors des portes ouvertes ou des forums des associations.

La démonstration est clairement un élément qui fait partie du patrimoine des arts martiaux, du moins depuis une bonne partie du XXe siècle, et d’autant plus maintenant où montrer et démontrer son art et son sport en dehors de la compétition est ce qui va permettre d’attirer du monde.

Et c’est là qu’il y a parfois un côté marketing qui ne correspond pas tout à fait à ce qui sera proposé pendant l’année à l’académie. On voit bien que quand on voit tout le monde voler en Aïkido, ce n’est pas nous, en tant que néophytes, qui parviendrons à mettre en place ces tai sabaki et autres belles actions, d’autant plus que nous n’aurons pas de hakama…

Pareil pour la self-défense : ce que l’on voit dans une dynamique de démonstration est absolument incroyable contre un ou plusieurs opposants, parfois même armés de pistolets.

Même le karaté, dont les démonstrations sont peut-être celles qui ressemblent le plus aux cours avec des kihons et des katas, trouve le moyen de faire de la casse. Or, de façon générale, et pour avoir été longtemps dans des dojos de Karaté, le tameshiwari est une rareté, pour ne pas dire un moment exceptionnel.

Il faut vendre sa discipline, attirer le chaland et, pour ce faire, il faut sortir les tambours et les trompettes. Tout comme la nouvelle génération va regarder un TikTokeur d’arts martiaux et vouloir devenir un pratiquant, ou comme des générations plus anciennes se référaient aux films pour se dire qu’ils entreraient un jour sur une voie qui, peut-être, les absorberait pour la vie…

Un petit excès et une survente qui peuvent néanmoins changer des trajectoires…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #427: The Demonstrations

I’m not good at doing martial arts demonstrations, and I’m lucky not to have to, unlike many instructors, at the start of the season during open days or association forums.

The demonstration is clearly an element that is part of the heritage of martial arts, at least since a good part of the 20th century, and even more so now where showing and demonstrating one’s art and sport outside of competition is what will attract people.

And that’s where there’s sometimes a marketing side that doesn’t quite match what will be offered during the year at the academy. We see that when we see everyone flying in Aikido, it’s not us, as newcomers, who will manage to perform these tai sabaki and other beautiful actions, especially since we won’t even have a hakama…

The same goes for self-defense: what you see in a demonstration is absolutely incredible against one or more opponents, sometimes even armed with pistols.

Even karate, whose demonstrations are perhaps those that most resemble classes with kihons and katas, finds a way to include breaking. However, generally speaking, and having spent a long time in Karate dojos, tameshiwari is a rarity, not to say an exceptional moment.

You have to sell your discipline, attract customers, and to do so, you have to bring out the drums and trumpets. Just as the new generation will watch a martial arts TikToker and want to become a practitioner, or as older generations referred to movies to tell themselves that they would one day enter a path that might absorb them for life…

A little excess and overselling can nevertheless change trajectories…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #421 : Le BJJ dans la rue

Comme chaque année, lorsque le dojo est fermé, je propose de s’entraîner au MMA et au BJJ sur du béton. Factuellement, on pourrait être sur de l’herbe, mais je m’étais rendu compte il y a quelques années que martialement parlant, cette période nous remettait dans une humilité face à des choses aussi simples que combattre dans la rue.

Je sais que tout le monde ne s’entraîne pas dans un esprit de self-défense, et c’est aussi mon cas. J’inclus cette facette dans ma pratique et je partage à mes élèves les notions clés, car c’est une composante de mon BJJ/Luta. Combattre sur du dur avec de petits cailloux qui pourraient être du verre dans la rue, c’est se rendre compte à quel point nous ne sommes pas mobiles et à quel point les genoux et les mains se blessent rapidement.

Nous sommes tellement habitués à faire nos techniques sur des tatamis, ou éventuellement sur des parquets (je ne parle pas pour les pratiquants de Jiu-Jitsu), que nous pouvons ne plus penser à des choses aussi anodines que la pression d’un corps sur nos articulations. Si l’on prend un body lock au sol, on peut déjà avoir des retours disant que cela met les mains sous pression, mais lorsque votre main de contrôle est compressée sur le sol, la douleur est démultipliée.

Et là, pas de souplesse du sol, les graviers ou les aspérités font souffrir et modifient du coup les contrôles et même notre capacité de concentration pour frapper ou chercher une soumission. De plus, les murets et les angles de certains espaces de rue peuvent nous blesser en un instant sur une chute (ou une projection).

Tous ceux et celles qui viennent s’entraîner avec moi pendant cette période repartent avec la même idée : cela n’a rien à voir avec les combats en dojo. Cela nous offre un vrai moment de remise en question de la réalité du combat, certes sans l’adrénaline qui peut avoir lieu en phase d’agression.

Il y a une vraie dimension à mettre en place pour tous ceux qui travaillent la self-défense via le BJJ, pour améliorer l’enseignement des contraintes de notre discipline en cas de mise au sol (en un contre un, etc.).

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank https://www.passioncombat.net/

Traduction en anglais

Martial Reflections of a Hypnofighter #421: BJJ in the Street

Like every year, when the dojo is closed, I suggest we train MMA and BJJ on concrete. Factually, we could be on grass, but a few years ago I realized that, from a martial perspective, this period put us back in a state of humility regarding things as simple as fighting in the street.

I know that not everyone trains with a self-defense mindset, and that’s also my case. I include this aspect in my practice and I share the key notions with my students, because it is a facet of my BJJ/Luta. Fighting on a hard surface with small stones that could be glass in the street makes you realize how immobile we are, and how quickly knees and hands get injured.

We are so used to performing our techniques on mats, or occasionally on hardwood floors (I’m not talking about all Jiu-Jitsu practitioners), that we can forget about things as trivial as the pressure of a body on our joints. If you apply a body lock on the ground, you might already get feedback that it puts pressure on your hands, but when your controlling hand is compressed against the ground, the pain is multiplied.

And there, with no softness from the ground, the gravel or rough spots cause pain and, as a result, modify our control and even our ability to concentrate on striking or looking for a submission. Furthermore, walls and the angles of certain street spaces can injure us in an instant during a fall (or a throw).

Everyone who comes to train with me during this period leaves with the same idea: it has nothing to do with fighting in a dojo. It offers us a real moment of questioning the reality of combat, certainly without the adrenaline that can occur during an assault.

There is a real dimension to put in place for all those who work on self-defense via BJJ, to improve the teaching of our discipline’s constraints in case of a takedown (in a one-on-one, etc.).

Take what is good and right for you. Be One, Pank https://www.passioncombat.net/