Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #393 : Entrer en transe pendant les combats

Ce texte explore comment les états de transe peuvent optimiser les performances martiales en facilitant l’automatisation, la réduction des pensées parasites, et l’accès au flow, améliorant ainsi la fluidité et la précision dans les combats.

Les transes sont des états où le facteur de jugement diminue, permettant un lien plus intense entre le conscient, le subconscient et le corps. Le facteur de jugement est une notion qui oriente et colore nos pensées et comportements.

Une fois cette coloration disparue — comme par exemple l’hésitation à faire ou ne pas faire tel ou tel mouvement — des messages plus rapides et spontanés émergent de l’esprit et du corps. Cela ressemble à ce que la plupart des styles de combat décrivent comme l’intégration des techniques « dans le corps ».

On parle alors d’une automatisation qui fait gagner de précieuses fractions de seconde : celles qui peuvent déclencher un KO, une projection ou une soumission. Mais cet état initié par l’esprit est particulier, car il vise à réduire — voire éliminer — les pensées parasites. Il y a un gameplan, une stratégie prédéfinie, et la transe suit simplement cette feuille de route.

Le pilote de cette direction est soit le coach qui propose des suggestions pendant le combat, soit une part de soi-même, comme en auto-hypnose, qui délivre des orientations intuitives, que le corps suit sans perte de temps, sans peur, doute ni émotions parasites.

Entrer en transe peut parfois ouvrir un état de « flow », où tout semble plus fluide, plus juste — comme si le temps et l’espace se distordaient par moments (phénomène bien documenté en hypnose) — offrant alors une manière différente d’aborder le combat, avec des réponses plus précises et adaptées.

Il existe de nombreux moyens d’entrer en transe : via le Tai Chi, ou encore par la respiration rythmée comme dans certains styles de boxe. Chacun peut trouver la méthode qui lui convient pour déconnecter une partie de soi et focaliser toute son énergie sur une seule chose : combattre et exécuter ses techniques.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #393: Entering Trance During Fights

Trance states are moments when the judgment factor decreases, allowing a stronger connection between the conscious, the subconscious, and the body. The judgment factor is what gives direction and tone to our thoughts and behaviors.

Once that “coloration” fades — such as hesitation about whether or not to perform a certain move — faster and more spontaneous signals emerge from the mind and body. This is what many combat styles refer to as having techniques “embodied.”

It becomes an automation that saves time — those precious moments that can lead to a knockout, a throw, or a submission. Yet this trance state, initiated by the mind, differs slightly because its goal is to reduce or eliminate distracting thoughts. There is a game plan, a predefined strategy, and the trance merely follows it.

The one steering this direction can either be the coach offering suggestions during the fight, or a part of oneself — like in self-hypnosis — that intuitively guides actions. The body follows these directions without the delays caused by fear, doubt, or emotional interference.

Entering trance can also open the door to a state of “flow,” where everything seems more fluid and right — as if time and space bend momentarily (a well-known hypnotic effect) — allowing for a different approach to combat with more precise, effective responses.

There are many ways to enter trance: through Tai Chi, or via breathing methods used in boxing. Each fighter can find what suits them best to disconnect part of their conscious mind and focus solely on one thing: fighting and executing their techniques.

Take what feels good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #400 : Gérer son stress pour trouver la paix 

Ce texte explore la difficulté inhérente à la nature humaine de maintenir un état de paix constant, tant au niveau individuel que global. Il examine comment le stress, exacerbé par les imprévus et les incertitudes, peut mener à des réactions agressives. L'auteur souligne que la gestion du stress est une démarche personnelle et que la paix intérieure n'implique pas nécessairement la paix mondiale. Des solutions comme l'hypnose, la méditation et la respiration sont proposées pour apaiser le quotidien. En conclusion, l'article insiste sur l'importance d'agir concrètement pour la paix, au-delà des simples discours.

La paix est une chose qui semble ne pas vraiment motiver notre nature humaine. Nous parvenons sporadiquement, dans certaines régions du monde, à avoir moins de conflits. Nous-mêmes, nous ne sommes pas capables de rester en paix de nombreuses fois dans la journée.

Nous pourrions nous dire que nous restons zen quand nous gérons bien les situations. On peut constater que, quand tout semble se dérouler comme prévu, même si pour certains ce qui se passe est stressant, nos expériences et peut-être même nos anticipations nous font traverser ces moments avec calme.

Les choses se compliquent quand il y a des imprévus et des incertitudes, et que, pour une raison ou une autre, notre énergie et nos options se réduisent. Nous pouvons facilement développer un stress qui nous rend plus vindicatifs, agressifs envers nous-mêmes, voire les autres.

Je rappelle que ce n’est pas un devoir ou une pression de gérer son stress, et que si nous pouvions tous être en paix avec nous-mêmes, ça ne signifierait absolument pas que le monde, à notre échelle microscopique, le deviendrait. Nous avons la possibilité d’apprendre à gérer le stress au travers de l’hypnose, de méditations diverses et de la respiration, qui peuvent nous ouvrir une perspective plus apaisée sur la résolution des divers problèmes du quotidien.

Notre monde restera, pour chacun d’entre nous, à des niveaux et sur des thèmes différents, un monde qui peut nous stresser et nous entraîner dans des réactions destructrices. Nous pouvons clamer la paix, mais parfois, même dans ces manifestations pacifistes, il y a de la colère non gérée envers les états, les militaires ou les opposants.

Parler de paix ne suffit pas, tenter de montrer la paix par ses comportements et en offrant des moyens est plus concret que de chanter des slogans oubliés une fois plongé sur les réseaux sociaux.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #400: Managing stress to find peace

Peace is something that doesn’t really seem to motivate our human nature. We sporadically manage to have fewer conflicts in certain regions of the world. We ourselves are not able to remain at peace many times during the day.

We could tell ourselves that we remain zen when we manage situations well. We can see that when everything seems to go according to plan, even if for some what is happening is stressful, our experiences and perhaps even our anticipations make us go through these moments calmly.

Things get complicated when there are unforeseen events and uncertainties, and when, for one reason or another, our energy and our options are reduced. We can easily develop a stress that makes us more vindictive, aggressive towards ourselves, or even others.

I remind you that it is not a duty or a pressure to manage your stress, and that if we could all be at peace with ourselves, it would absolutely not mean that the world, on our microscopic scale, would become so. We have the possibility of learning to manage stress through hypnosis, various meditations, and breathing, which can open a more peaceful perspective on resolving the various daily problems.

Our world will remain, for each of us, at different levels and on different themes, a world that can stress us and lead us into destructive reactions. We can claim peace, but sometimes, even in these pacifist demonstrations, there is unmanaged anger towards states, the military, or opponents.

Talking about peace is not enough, trying to show peace through your behavior and by offering means is more concrete than singing slogans forgotten once immersed in social networks.

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #394 : Réflexions sur un mode d’expression intense

L'auteur explore sa tendance à s'exprimer avec intensité, voire agressivité, et comment cela affecte sa communication avec les autres. Il analyse les efforts qu'il déploie pour modérer son ton et l'impact limité de ces efforts.

C’est assez amusant de s’observer et de constater que, sur plein d’éléments, on n’est pas tout à fait dans les clous. J’aime parler quand j’en ai envie, le problème c’est que je dois souvent parler quand je n’en ai pas envie. La communication devient alors un exercice et c’est sûrement pour cette raison que j’ai pris plaisir à apprendre l’hypnose ou la PNL, parce que ça me donne une “stimulation” dans cet exercice.

Je m’impose d’observer, de comprendre les patterns de langage, les intentions, les indices paraverbaux. Le problème reste que ça me saoule quand même de papoter ou de devoir répondre à des injonctions ou questions des protagonistes que je croise ou que je rencontre. Coup de chance, j’aime tellement mon boulot que ça ne m’arrive pas dans mon quotidien pro.

Dans ma prosodie, je me rends compte que, depuis gamin, je tente de ne pas parler trop fort et surtout de façon “énervée”. Seulement, quand je ne suis pas attentif sur cette notion, je me mets à gueuler. Quand je m’exprime, on peut avoir l’impression que je veux péter la gueule à mes interlocuteurs (bon, ça c’est vrai, mais je n’en ai pas la capacité).

Comme je le remarque après, je me capte que les auditeurs et interlocuteurs ont l’impression que je les agresse ou que je peux leur en vouloir, alors que, factuellement, je suis plus animé par ce que je veux faire passer comme message que par la façon dont ce dernier va être perçu.

D’ailleurs, c’est une des raisons pour lesquelles j’aime la provocation, ça facilite l’impact du message, et donc ça peut me faire terminer plus rapidement ma partie de l’échange. Parce que si j’aime parfois parler, je préfère me taire. Gueuler est mon mode normal et être agressif est ma façon normale de parler, certainement pour terminer rapidement l’échange.

C’est amusant de voir tous les “efforts” anodins pour beaucoup que nous mettons chacun d’entre nous en place pour être le moins dérangeant pour les autres et de voir que ce n’est quand même absolument pas suffisant, voire jamais perçu.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #394:  Reflections on an Intense Mode of Expression

It’s quite amusing to observe oneself and realize that, on many things, you’re not quite up to par. I like to talk when I feel like it, the problem is that I often have to talk when I don’t feel like it. Communication then becomes an exercise and that’s probably why I enjoyed learning hypnosis or NLP, because it gives me a « stimulation » in this exercise.

I force myself to observe, to understand the language patterns, the intentions, the paraverbal cues. The problem remains that it still annoys me to chat or have to answer injunctions or questions from the protagonists I meet or come across. Luckily, I love my job so much that it doesn’t happen to me in my professional life.

In my prosody, I realize that since I was a kid, I’ve been trying not to speak too loudly and especially not in an « angry » way. However, when I’m not paying attention to this notion, I start yelling. When I express myself, people may get the impression that I want to punch my interlocutors in the face (well, that’s true, but I don’t have the ability).

As I notice afterwards, I realize that the listeners and interlocutors have the impression that I’m attacking them or that I might be mad at them, when, factually, I’m more driven by what I want to convey as a message than by how it will be perceived.

Moreover, that’s one of the reasons why I like provocation, it facilitates the impact of the message, and therefore it can make me finish my part of the exchange more quickly. Because if I sometimes like to talk, I prefer to be silent. Yelling is my normal mode and being aggressive is my normal way of talking, certainly to end the exchange quickly.

It’s amusing to see all the « efforts », trivial for many, that each of us puts in place to be the least disturbing to others and to see that it’s still absolutely not enough, or even never perceived.

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #384 : S’élever dans ses transes

L'Hyperempiria est une approche d'hypnose axée sur la transe ascendante, initiée par Gibbons, offrant une alternative aux transes descendantes avec des bénéfices cliniques similaires. Elle utilise l'imagerie d'élévation pour faciliter la dissociation, la prise de distance avec les soucis, et l'accès au subconscient, rappelant certains états méditatifs. Ce système permet l'intégration de diverses symboliques (lumière, spiritualités) pour le mieux-être du consultant, ouvrant potentiellement au-delà de la psychothérapie traditionnelle.

L’hyperempiria est un système assez à part dans le monde de l’hypnose. Gibbons a été le premier dans la méthode qui s’est développée sous le nom d’hypnose, un travail en transe ascendante. Nous connaissons cette image dans les systèmes spirituels, nous connaissons cette imagerie d’élévation, mais là nous avons une méthode simple pour vivre des expériences hypnotiques qui apportent les mêmes retours cliniques que les transes descendantes.

On dit souvent qu’il est important de prendre de la distance avec ses soucis, mais aussi pour les recadrer. Du coup, cette élévation est un moyen techniquement intelligent pour apprendre à se dissocier dans une symbolique qui, pour beaucoup, est particulièrement puissante. De plus, il y a, dans cette élévation de soi, une possibilité de ressentir les choses de façon différente. Pour certaines personnes, c’est un allègement, pour d’autres un calme.

Et c’est peut-être ce qui semble le plus apaisant à beaucoup de consultants qui ont une tendance à mentaliser trop et à se saturer : permettre à cette hauteur, cette notion irrationnelle, cette sensation et ces retours du subconscient de commencer à prendre place. Dans un état qui, pour certains, s’approche du résultat des méditations. C’est un retour dans une matrice personnelle, voir sa grandeur sans que cela ne devienne narcissique, juste une reprise de conscience de ce que l’on est avec humilité.

L’Hyperempiria offre aux opérateurs des outils divers comme les symboliques de guérison classiques avec la lumière et autres, ou des possibilités multiples associées aux spiritualités et croyances des consultants. Ouvrant la session d’hypnose à des échanges qui, parfois, pourraient ne plus relever de la psychothérapie et qui pourtant apportent stratégiquement des réponses et solutions pour un mieux-être.

Se donner la possibilité de s’élever pour juste se voir autrement et en capacité de trouver ses solutions avec plus de légèreté.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #384: Rising in One’s Trances

Hyperempiria is quite a unique system in the world of hypnosis. Gibbons was the first in the method that developed under the name of hypnosis, a work in ascending trance. We know this image in spiritual systems, we know this imagery of elevation, but here we have a simple method to experience hypnotic states that provide the same clinical benefits as descending trances.

It is often said that it is important to distance oneself from one’s worries, but also to reframe them. Thus, this elevation is a technically intelligent way to learn to dissociate within a symbolism that, for many, is particularly powerful. Furthermore, in this self-elevation, there is a possibility of feeling things differently. For some people, it is a relief, for others a calmness.

And perhaps this is what seems most soothing to many clients who tend to over-mentalize and become saturated: allowing this height, this irrational notion, this sensation, and these returns from the subconscious to begin to take hold. In a state that, for some, approaches the result of meditation. It is a return to a personal matrix, seeing one’s greatness without it becoming narcissistic, just a regaining of awareness of what one is with humility.

Hyperempiria offers operators diverse tools such as classic healing symbolisms with light and others, or multiple possibilities associated with the spiritualities and beliefs of the clients. Opening the hypnosis session to exchanges that, at times, might no longer fall under psychotherapy and yet strategically provide answers and solutions for well-being.

Giving oneself the possibility to rise just to see oneself differently and be capable of finding one’s solutions with more ease.

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #378 : L’émergence, une possible transe fermée

Cet article explore le concept de "transe fermée" en hypnose, où l'individu reste dans un état modifié de conscience après une séance, centré sur ses propres processus internes plutôt que sur les suggestions externes. L'auteur met en lumière l'importance de la phase d'émergence et la nécessité de reconnaître que la sortie de transe n'est pas toujours un retour immédiat à un état "hors transe", soulignant l'intégration continue des expériences vécues.

Je vous ai déjà partagé ma logique autour des transes et la possibilité que ces dernières ne soient pas toujours ouvertes à un opérateur ou un élément extérieur. Il arrive assez souvent que nous soyons dans des transes centrées sur nous-mêmes, qui se déclenchent (s’induisent) avec des situations diverses comme par exemple se nourrir ou commencer son sport.

Les transes fermées ont la caractéristique de ressembler davantage à une auto-hypnose, c’est-à-dire que les suggestions internes supplantent ce qui peut se passer ou se dire autour. Il n’y a plus de notion d’influence extérieure et cela peut être une bonne chose, mais peut aussi poser quelques problèmes.

J’imagine qu’il vous arrive par moments de ne pas sortir d’un état émotionnel qui ne vous convient pas et qu’importe ce que vous êtes en train de chercher à faire, il y a comme une fixette de vos pensées et des sensations qui vous font rester dans cet état souvent désagréable.

Un moment dans les sessions d’hypnose qui est à la fois important et auquel pourtant nous ne consacrons pas spécialement de temps, c’est l’émergence. La “sortie” officielle de la transe, dans ce cas ouverte à l’opérateur, pour revenir à un état que nous estimons “hors transe” (ce qui n’est pas nécessairement le cas).

Il arrive à certains partenaires/consultants de ne pas vraiment sortir de leurs transes, mais pour autant ils ne sont plus suggestibles aux propos extérieurs. Cela arrive souvent quand il y a eu des sessions assez intenses avec des prises de conscience ou des perceptions nouvelles.

On conseille souvent au partenaire de prendre du temps après la séance pour boire un café ou rester tranquille parce qu’ils sont souvent dans une transe fermée qui continue à faire vivre différents phénomènes, sensations et compréhensions. Après quelques minutes, pour certains une dizaine de minutes, cette transe se stoppe et le consultant passe à autre chose en intégrant ce qui a été vécu.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #378: Emergence, a Possible Closed Trance

I have already shared my logic regarding trances and the possibility that they are not always open to an operator or an external element. It quite often happens that we are in trances centered on ourselves, which are triggered (induced) by various situations such as eating or starting exercise.

Closed trances are characterized by resembling self-hypnosis more closely, meaning that internal suggestions supplant what may be happening or being said around. There is no longer a notion of external influence, and this can be a good thing, but can also pose some problems.

I imagine that you sometimes find it difficult to get out of an emotional state that does not suit you, and no matter what you are trying to do, there is like a fixation of your thoughts and sensations that keep you in this often unpleasant state.

A moment in hypnosis sessions that is both important and yet not particularly focused on is emergence. The official « exit » from the trance, in this case open to the operator, to return to a state that we consider « out of trance » (which is not necessarily the case).

It happens to some partners/consultants that they do not truly come out of their trances, but nevertheless they are no longer suggestible to external remarks. This often happens when there have been quite intense sessions with realizations or new perceptions.

We often advise the partner to take some time after the session to drink a coffee or stay quiet because they are often in a closed trance that continues to bring different phenomena, sensations, and understandings. After a few minutes, for some ten minutes or so, this trance stops and the consultant moves on to something else, integrating what has been experienced.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Les Deux Faces de l’Hypnose : Lumière et Ombre d’une Discipline Puissante

L'auteur souligne la nécessité de reconnaître le potentiel manipulateur de l'hypnose, souvent occulté par une vision idéalisée des praticiens. Il met en lumière les abus possibles en hypnose de scène et les dérives dans le cadre thérapeutique liées aux besoins de pouvoir et de sexualité. L'article plaide pour une communication transparente sur les risques potentiels afin de rétablir la confiance et de contrer l'image négative de la discipline, en insistant sur l'importance de la transparence et de l'enregistrement des séances.

Montrer que la discipline qu’est l’hypnose peut aussi être utilisée de façon manipulatoire et centrée sur son opérateur est à mes yeux une nécessité. Beaucoup de praticiens, et cela concerne aussi les Anglo-Saxons, n’y adhèrent pas et préfèrent partager l’idée que si les hypnotistes sont bons, c’est qu’ils ont de bonnes intentions.

Comme si l’expertise technique avait quelque chose à voir avec la coloration morale de son utilisateur. Non, un excellent praticien peut très bien avoir des intentions et une utilisation malveillante (ou en tout cas centrée sur son bénéfice). On l’a vu dans des choses aussi simples que l’hypnose de scène ou de rue, où il y a eu de nombreux “abus de pouvoir” pour donner un spectacle au détriment des spectateurs.

Pour ce qui est de la thérapie, les articles de journaux et les faits divers nous montrent que le cadre d’accompagnement peut facilement éclater quand il y a une possibilité de satisfaction du besoin de pouvoir et de sexualité. Du coup, on se retrouve avec une discipline qui peut être utilisée de multiples façons et avec des intentions “négatives”.

Alors pourquoi ne pas en parler ? Parce que nous allons perdre la confiance des néophytes. Il n’y a pas besoin de cela sachant que l’une des images premières de notre discipline est de manipuler et de faire dire des choses secrètes. Nous avons déjà une image négative, et si nous avons des pre-talk et des recadrages qui sont assez précis, c’est justement parce que l’image populaire de notre discipline est mauvaise.

On devrait peut-être aussi dire que oui, il peut y avoir de la manipulation, mais que ce n’est pas le cadre dans le cabinet, la rue ou la scène, et qu’en plus vous enregistrez et donc qu’il y aura toutes les preuves s’il y a des déviances et agressions. Parler de notre discipline avec sincérité éviterait de faire croire à ceux qui s’y intéressent que le nuage radioactif a fait demi-tour avant l’Alsace, et que nous n’avons aucun danger…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

The Two Sides of Hypnosis: Light and Shadow of a Powerful Discipline

Showing that the discipline of hypnosis can also be used in a manipulative way and centered on its operator is, in my opinion, a necessity. Many practitioners, and this also concerns Anglo-Saxons, do not adhere to this and prefer to share the idea that if hypnotists are good, it is because they have good intentions.

As if technical expertise had anything to do with the moral coloring of its user. No, an excellent practitioner can very well have malicious intentions and use (or at least be centered on their own benefit). We have seen this in things as simple as stage or street hypnosis, where there have been numerous « abuses of power » to put on a show at the expense of the spectators.

Regarding therapy, newspaper articles and news items show us that the support framework can easily break down when there is a possibility of satisfying the need for power and sexuality. As a result, we find ourselves with a discipline that can be used in multiple ways and with « negative » intentions.

So why not talk about it? Because we will lose the trust of neophytes. There is no need for that, knowing that one of the primary images of our discipline is to manipulate and make people say secret things. We already have a negative image, and if we have pre-talks and reframing that are quite precise, it is precisely because the popular image of our discipline is bad.

Perhaps we should also say that yes, there can be manipulation, but that this is not the setting in the office, the street, or the stage, and that moreover you record and therefore there will be all the evidence if there are deviations and aggressions. Speaking about our discipline with sincerity would prevent those who are interested in it from believing that the radioactive cloud turned back before Alsace, and that we have no danger…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #375 : La gestion de la douleur, une base essentielle

Cet article de Pank met en lumière l'importance cruciale de la gestion de la douleur dans l'apprentissage et la pratique de l'hypnose. Soulignant que l'hypnose est intrinsèquement liée au soulagement de la douleur physique, l'auteur déplore le manque d'emphase sur cette compétence fondamentale dans les formations actuelles. Il rappelle l'approche de John Butler sur la nécessité d'une pratique régulière de l'autohypnose pour maîtriser la gestion de la douleur et suggère de réintégrer cet aspect essentiel dans le cursus de l'hypnose, en complément du travail psychologique.

La gestion de la douleur est certainement l’élément le plus important pour tout apprenant en hypnose. Si elle est à l’origine de l’utilisation de cette discipline, pour “guérir” mais surtout soulager, l’hypnose offre une capacité à analgésier la majeure partie des problématiques physiques que nous vivons.

Il arrive néanmoins souvent que la plupart des apprenants ou des praticiens n’utilisent pas vraiment cette capacité fondamentale qu’offre l’hypnose : celle de gérer au mieux leurs douleurs.

S’il y a une chose réellement certaine, c’est que tout un chacun va, à un moment ou à un autre dans sa vie, finir par avoir des douleurs, et la gestion de ces dernières est un atout qui pourra améliorer des séquences de vie particulièrement complexes.

Alors, qu’est-ce qui fait que les hypnotistes n’utilisent pas davantage cette capacité ? Je vous rappelle que John Butler avait partagé l’idée que pour devenir un spécialiste de la douleur et avoir une capacité rapide à ne plus souffrir, il était nécessaire de s’exercer très régulièrement à entrer en transe, en auto-hypnose, afin d’orienter et de développer une autre capacité à gérer les différents maux.

Il est certain que nous ne savons pas ce que le futur nous proposera, ni le type de douleur que nous allons devoir gérer. Néanmoins, plus nous utilisons l’autohypnose, plus nous connaissons nos propres capacités, plus nous sommes à l’écoute de notre corps, plus nous allons avoir la compétence d’arriver à transformer l’information douloureuse vers une forme de neutralisation.

Bien sûr, il n’est pas toujours simple de réussir quand nous sommes dans des phases de stress ou que nous avons un choc psycho-émotionnel. C’est pour cette raison qu’il est impératif de développer cette compétence en amont, et de ne pas attendre d’être dans des phases de souffrance pour commencer à vouloir travailler sur elle.

Aujourd’hui, dans les formations, il est assez rare de travailler sur la douleur, parce que la plupart du temps nous nous orientons vers une démarche qui se veut plus psychologique que physique. Pourtant, ne serait-ce qu’apprendre une simple transe somnambulique qui, au travers d’une rapide suggestion, permet de diminuer voire de retirer toute sensation, pourrait être un atout qui pourra être utilisé tout au long d’une vie.

Remettons dans le cursus de l’hypnose, comme base fondamentale, la gestion des maux, qu’ils soient bien sûr physiques, et puis après, avec un travail parfois plus complexe, psychiques ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Pank’s Reflections / Snapshot #375: Pain Management, the Foundation

Pain management is certainly the most important element for any hypnosis learner. If it is at the origin of the use of this discipline, to heal but above all to relieve, hypnosis offers a capacity to analgesize the majority of the physical problems we experience.

Nevertheless, it often happens that most learners or practitioners do not really use this fundamental capacity that hypnosis offers: that of managing their pain in the best possible way.

If there is one truly certain thing, it is that everyone will, at one time or another in their life, end up experiencing pain, and managing it is an asset that can improve particularly complex life sequences.

So, what makes hypnotists not use this capacity more often? I remind you that John Butler shared the idea that to become a pain specialist and have a rapid ability to no longer suffer, it was necessary to practice entering trance, self-hypnosis, very regularly in order to orient and develop another ability to manage different ailments.

It is certain that we do not know what the future holds for us, nor the type of pain we will have to manage. Nevertheless, the more we use self-hypnosis, the more we know our own capacities, the more we listen to our body, the more competent we will be in transforming painful information into a form of neutralization.

Of course, it is not always easy to succeed when we are in phases of stress or when we have a psycho-emotional shock. It is for this reason that it is imperative to develop this skill beforehand, and not to wait until we are in phases of suffering to start wanting to work on it.

Today, in training courses, it is quite rare to work on pain, because most of the time we orient ourselves towards an approach that is more psychological than physical. However, learning even a simple somnambulistic trance which, through a rapid suggestion, makes it possible to reduce or even remove any sensation, could be an asset that can be used throughout one’s life.

Should we put back into the hypnosis curriculum, as a fundamental basis, the management of ailments, whether they are of course physical, and then afterwards, with sometimes more complex work, psychological?

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #373 : Le moment de rencontres

Cet article de blog explore l'importance des rencontres et des échanges lors d'une convention d'hypnose à Nice. L'auteur met en lumière la magie qui se crée lorsque des personnes passionnées se réunissent pour partager leurs expériences et découvrir de nouvelles perspectives.

C’est la troisième année que nous organisons à Nice, une convention d’hypnose moderne. C’est un peu la première année où je peux voir les retours de ce que nous cherchions à créer quand nous avons initié le projet. Beaucoup de personnes viennent se rencontrer et découvrir de nouvelles choses, avec un état d’esprit où ils souhaitent revoir des personnes qu’ils n’ont pas vues pendant un an, et aussi partager leur retour d’expérience, ce qu’ils ont pu apprendre et découvrir.

Quand j’entends les échanges et les partages que chacun fait avec des personnes qui leur étaient encore inconnues il y a une année ou deux, et avec qui ils n’auraient peut-être jamais initié un contact, je me dis que le but de la convention est atteint.

Il n’y a pas besoin d’avoir énormément de retours sur les ateliers eux-mêmes, bien qu’ils soient qualitatifs et animés par des personnes passionnées. Je peux constater que les liens et la présence de ces apprenants et découvreurs sont le résultat de ces « entre-séances ».

Avec Brice, on aime à dire que le plus important se passe entre les différentes interventions, pendant les pauses, pendant le déjeuner, pendant la soirée et tous ces petits échanges, ces paroles, ou parfois pour aller un peu plus loin que ce que le présentateur avait exposé.

Réussir à réunir plusieurs dizaines de personnes qui ne pratiquent pas de la même façon et qui ont parfois même des visions opposées de la même discipline, afin de leur donner l’envie de découvrir autre chose et d’autres façons de fonctionner, est vraiment au cœur de ce que nous avons en tête.

Je pense que cette année encore, il va y avoir à nouveau cette magie que seules les conventions peuvent apporter, un environnement complètement à part et des expériences qui peuvent réellement changer à la fois la pratique, et aussi la personne.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #373: The Moment of Encounters

This is the third year we have organized a modern hypnosis convention in Nice. It’s somewhat the first year I can see the feedback from what we were trying to create when we initiated the project. Many people come to meet and discover new things, with a mindset where they wish to see people they haven’t seen for a year, and also share their experience, what they have been able to learn and discover.

When I hear the exchanges and sharing that everyone does with people who were still unknown to them a year or two ago, and with whom they might never have initiated contact, I tell myself that the purpose of the convention is achieved.

There is no need to have a lot of feedback on the workshops themselves, although they are qualitative and led by passionate people. I can see that the connections and the presence of these learners and discoverers are the result of these « between-sessions ».

With Brice, we like to say that the most important thing happens between the different interventions, during breaks, during lunch, during the evening and all these small exchanges, these words, or sometimes to go a little further than what the presenter had presented.

Succeeding in bringing together several dozen people who do not practice in the same way and who sometimes even have opposing views of the same discipline, in order to give them the desire to discover something else and other ways of working, is really at the heart of what we have in mind.

I think that this year again, there will be again this magic that only conventions can bring, a completely separate environment and experiences that can really change both the practice, and also the person.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Hypnose et Manipulation / “Anatomie d’une Prédation” / Part 3

L'auteur souligne les distinctions fondamentales entre l'hypnose de spectacle, de rue et thérapeutique, insistant sur le fait que les phénomènes observés et les objectifs poursuivis diffèrent considérablement. Contrairement aux cadres ludiques de la scène et de la rue, l'hypnose thérapeutique répond à des besoins de résolution de problèmes et de guérison. L'analyse met en lumière le danger d'une utilisation détournée de l'hypnose, comme dans le cas de Monsieur Miller, qui manipule les techniques hypnotiques hors de tout cadre éthique pour parvenir à ses fins.

Livre Anatomie d’une prédation de Alice Augustin et Cécile Ollivier / Page 157

Autrices : “Il y a beaucoup de fantasmes liés à l’hypnose spectacle mais c’est rarement de l’hypnose, ils ont recours à des complices, à des tours de magie. On n’obtient pas ce type de résultats en cabinet de consultation.”

Je partage entièrement l’idée que les phénomènes et les états de transe varient considérablement entre l’hypnose de scène, de rue et d’accompagnement thérapeutique. Cependant, le cas de Monsieur Miller se situe en dehors de ces cadres conventionnels. Il n’utilise pas l’hypnose dans un contexte défini, et par conséquent, il ne s’appuie pas sur les leviers contextuels propres à chacun de ces domaines.

Dans l’hypnose de scène, le participant manifeste une volonté active de découvrir ou de vivre l’expérience hypnotique. L’achat d’un billet, le déplacement, l’acceptation des pré-tests et l’écoute des suggestions de l’hypnotiseur témoignent d’un état d’esprit de curiosité ou d’une intention de vivre un moment hypnotique, voire d’être sélectionné pour monter sur scène. L’objectif principal est de passer un bon moment en tant que spectateur ou acteur. Bien que certains praticiens aient pu recourir à des complices, cette pratique est devenue rare, la majorité des hypnotiseurs de scène n’en utilisant plus. Quant aux tours de magie, ils emploient des processus inductifs qui entraînent confusion, saturation et focalisation, soit par la volonté de comprendre la technique, soit par l’acceptation de la proposition. Même si les magiciens de scène ne parlent pas explicitement d’hypnose, la traduction hypnotique des états de transe induits est connue et acceptée au sein de cette communauté.

L’hypnose de rue se déroule dans un contexte différent. Il s’agit davantage d’une rencontre fortuite, d’un moment suspendu et inattendu dans le quotidien. Une personne croise un hypnotiseur ou un groupe qui peut l’inviter à expérimenter. Les conditions ne sont pas les mêmes, et la curiosité ou la méfiance envers la discipline sont utilisées comme supports pour un pré-talk qui combine explication et conditionnement. Une fois que les personnes acceptent de participer aux prétests, une porte s’ouvre potentiellement vers des états de transe somnambulique profonds, permettant de vivre de nombreux phénomènes en quelques minutes, au milieu d’une foule, sans que cela ne pose de problème.

Comme l’hypnose de scène, l’hypnose de rue a une vocation ludique. Elle vise à divertir et à offrir un moment intense et agréable, même si les expériences peuvent paraître étranges aux participants.

Le cadre de l’hypnose thérapeutique est radicalement différent. Le consultant arrive avec des préoccupations et des problèmes qu’il souhaite exposer et résoudre. Il n’est pas là pour être surpris, satisfaire une curiosité ou se divertir, mais pour trouver des réponses. Il est conscient de sa souffrance et perçoit l’hypnose comme une clé pour mieux comprendre, recadrer et apaiser son monde intérieur. Il sait également que, comme toute thérapie, ce processus peut être remuant et rappeler des douleurs. L’intention et l’approche étant différentes, la transe induite ne sera pas la même.

La transe, en tant que communication entre le conscient et le subconscient, fait émerger des informations, des émotions ou des schémas en fonction des contextes et des suggestions. En cabinet, il peut y avoir des régressions vers des moments traumatiques, des sensations et des réponses provenant des profondeurs de la conscience, ce qui ne se produira pas sur scène ou dans la rue.

Pour autant, ces formes d’hypnose ne sont pas moins valables que l’hypnose d’accompagnement. Ainsi, les phénomènes observés en cabinet différeront de ceux de la scène, car le lieu et les objectifs sont distincts. Cependant, techniquement, le processus reste le même : induction, approfondissement, suggestions et émergence.

Enfin, le danger dans le cas de Monsieur G. Miller réside dans son utilisation d’une hypnose dissimulée (Covert Hypnosis). Il ne recourt à une hypnose ritualisée avec les pré-tests (comme les deux mains aimantées) qu’après avoir créé des vagues de « oui » (Yes Set), démultipliées par des leviers d’engagement (accepter d’aller en coulisses, de laisser son téléphone, de monter sur son scooter, de prendre un verre, etc.) pour conditionner sa victime. Cela s’apparente à un « pré-show » dans le monde de l’hypnose de scène, visant à faciliter le futur processus inductif. Cette technique est souvent utilisée à la télévision pour garantir le caractère spectaculaire de l’induction (et dans ce cas il y a une forme de complicité, dans le sens où la personne simule, mais a réellement été mise en transe avant le début de l’émission).

L’absence de cadre de Monsieur Miller lui laisse plusieurs heures pour mettre en place des techniques qui induisent des transes, qu’il va ensuite « finaliser » par des rituels… dans le but de commettre ses agressions.

Ne retenez que ce qui est bon et juste pour Vous. 

Be One 

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #372 : Je pouvais mais je n’avais pas envie

L'auteur revient sur le titre de son premier essai, "Je pouvais mais je n'avais pas envie", pour explorer la nature de l'expérience hypnotique. Il décrit une sensation où la capacité d'agir persiste, mais l'autonomie de la volonté semble diminuée, entraînant une plus grande facilité à suivre les suggestions de l'opérateur. Cette diminution du "facteur de jugement" est analysée en lien avec le consentement, notamment à travers des exemples tirés du livre "Anatomie d'une prédation", soulignant le risque de distorsion dans cet état de conscience. L'hypnose indirecte, basée sur les métaphores, est présentée comme une approche qui respecte l'interprétation personnelle. L'article conclut sur l'idée que l'hypnose n'annule pas le consentement mais peut en altérer temporairement le processus.

Il y a maintenant 13 ans, lors de l’écriture de mon premier essai, j’avais choisi ce titre : « Je pouvais mais je n’avais pas envie ». Cela décrivait pour moi au mieux ce qu’est une expérience hypnotique. Cette sensation que, bien qu’à aucun moment nous ne perdions totalement notre pouvoir (et cela peut varier selon les niveaux d’hypnotisabilité), nous n’avons plus l’intention, je dirais l’autonomie de « vouloir » quelque chose.

Pourquoi cela ? Simplement parce que nous sommes dans le « pace », nous suivons le meneur, le leader, c’est-à-dire l’opérateur. C’est pour cette raison que j’apprécie cette idée de contournement du facteur critique, que je traduis souvent par une diminution du facteur de jugement. En somme, c’est comme si nous « devions » choisir parmi de nombreuses possibilités, mais que nous trouvions plus simple de laisser l’autre choisir à notre place, parce que nous n’avons pas spécialement « d’envie » et que tout semble nous convenir.

Et pour reprendre ce que je partageais dans le live d’hier (https://chk.me/lrb7Rt4), c’est ce qui explique une possible distorsion du consentement. Nous l’avons lu dans le livre Anatomie d’une prédation avec des phrases du type : « Je ne me vois pas dire non/refuser » et puis une rationalisation (car je vous rappelle que notre cerveau n’aime pas l’incohérence, et dans le cadre d’une agression, quelle qu’en soit la forme, le fait de ne pas se défendre impose une réponse, dans ces cas : « il a été gentil, sympathique, sécurisant, attentif, avenant, etc. »).

Il y a donc, à ce moment-là dans la transe, cette sensation qu’il est plus « facile » de suivre la suggestion. Certes, ce n’est pas absolu, surtout lorsque cette dernière est trop inquisitrice ou s’oppose à nos valeurs. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’hypnose indirecte travaille sur le principe des métaphores pour entraîner vers ce qui est souhaité sans l’imposer, parce qu’il y a un « espace de création » personnel pour interpréter ce qui est dit et suggéré.

Si la distorsion hypnotique n’est pas un bouton marche/arrêt du consentement, elle fait sauter pendant un moment le fusible qui empêche d’avoir un retour immédiat, ce qui fait que dans cet espace… l’autre continue son débit de suggestions ou… d’actions…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Reflections by Pank / Snapshot #372: I Could But I Didn’t Want To

Thirteen years ago, when I wrote my first essay, I chose the title: « I could but I didn’t want to. » For me, this best described what a hypnotic experience could be. It’s that feeling that, although at no point do we completely lose our power (and this can vary depending on levels of hypnotizability), we no longer have the intention, I would say the autonomy, to « want » something.

Why is that? Simply because we are in « pace, » we follow the leader, the operator. It is for this reason that I appreciate this idea of bypassing the critical factor, which I often retranslate as a decrease in the judgment factor. In essence, it’s as if we « should » choose from many possibilities, but we find it simpler to let the other person choose for us, because we don’t particularly « want » anything and everything seems fine with us.

And to revisit what I shared in yesterday’s live stream (https://chk.me/lrb7Rt4), this explains a possible distortion of consent. We read about it in the book Anatomy of a Predation with phrases like: « I can’t see myself saying no/refusing » and then a rationalization (because I remind you that our brain doesn’t like inconsistency, and in the context of aggression, whatever its form, not defending oneself requires a response, in these cases: « he was kind, friendly, reassuring, attentive, helpful, etc. »).

So, at that moment in the trance, there is this feeling that it is « easier » to follow the suggestion. Of course, this is not absolute, especially when the latter is too inquisitive or goes against our values. It is for this reason that indirect hypnosis works on the principle of metaphors to lead towards what is desired without imposing it, because there is a personal « space of creation » to interpret what is said and suggested.

If hypnotic distortion is not an on/off switch for consent, it temporarily blows the fuse that prevents immediate feedback, which means that in this space… the other person continues their stream of suggestions or… actions…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank