Réflexions de Pank / Instantané #373 : Le moment de rencontres

Cet article de blog explore l'importance des rencontres et des échanges lors d'une convention d'hypnose à Nice. L'auteur met en lumière la magie qui se crée lorsque des personnes passionnées se réunissent pour partager leurs expériences et découvrir de nouvelles perspectives.

C’est la troisième année que nous organisons à Nice, une convention d’hypnose moderne. C’est un peu la première année où je peux voir les retours de ce que nous cherchions à créer quand nous avons initié le projet. Beaucoup de personnes viennent se rencontrer et découvrir de nouvelles choses, avec un état d’esprit où ils souhaitent revoir des personnes qu’ils n’ont pas vues pendant un an, et aussi partager leur retour d’expérience, ce qu’ils ont pu apprendre et découvrir.

Quand j’entends les échanges et les partages que chacun fait avec des personnes qui leur étaient encore inconnues il y a une année ou deux, et avec qui ils n’auraient peut-être jamais initié un contact, je me dis que le but de la convention est atteint.

Il n’y a pas besoin d’avoir énormément de retours sur les ateliers eux-mêmes, bien qu’ils soient qualitatifs et animés par des personnes passionnées. Je peux constater que les liens et la présence de ces apprenants et découvreurs sont le résultat de ces « entre-séances ».

Avec Brice, on aime à dire que le plus important se passe entre les différentes interventions, pendant les pauses, pendant le déjeuner, pendant la soirée et tous ces petits échanges, ces paroles, ou parfois pour aller un peu plus loin que ce que le présentateur avait exposé.

Réussir à réunir plusieurs dizaines de personnes qui ne pratiquent pas de la même façon et qui ont parfois même des visions opposées de la même discipline, afin de leur donner l’envie de découvrir autre chose et d’autres façons de fonctionner, est vraiment au cœur de ce que nous avons en tête.

Je pense que cette année encore, il va y avoir à nouveau cette magie que seules les conventions peuvent apporter, un environnement complètement à part et des expériences qui peuvent réellement changer à la fois la pratique, et aussi la personne.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Pank’s Reflections / Snapshot #373: The Moment of Encounters

This is the third year we have organized a modern hypnosis convention in Nice. It’s somewhat the first year I can see the feedback from what we were trying to create when we initiated the project. Many people come to meet and discover new things, with a mindset where they wish to see people they haven’t seen for a year, and also share their experience, what they have been able to learn and discover.

When I hear the exchanges and sharing that everyone does with people who were still unknown to them a year or two ago, and with whom they might never have initiated contact, I tell myself that the purpose of the convention is achieved.

There is no need to have a lot of feedback on the workshops themselves, although they are qualitative and led by passionate people. I can see that the connections and the presence of these learners and discoverers are the result of these « between-sessions ».

With Brice, we like to say that the most important thing happens between the different interventions, during breaks, during lunch, during the evening and all these small exchanges, these words, or sometimes to go a little further than what the presenter had presented.

Succeeding in bringing together several dozen people who do not practice in the same way and who sometimes even have opposing views of the same discipline, in order to give them the desire to discover something else and other ways of working, is really at the heart of what we have in mind.

I think that this year again, there will be again this magic that only conventions can bring, a completely separate environment and experiences that can really change both the practice, and also the person.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Hypnose et Manipulation / “Anatomie d’une Prédation” / Part 3

L'auteur souligne les distinctions fondamentales entre l'hypnose de spectacle, de rue et thérapeutique, insistant sur le fait que les phénomènes observés et les objectifs poursuivis diffèrent considérablement. Contrairement aux cadres ludiques de la scène et de la rue, l'hypnose thérapeutique répond à des besoins de résolution de problèmes et de guérison. L'analyse met en lumière le danger d'une utilisation détournée de l'hypnose, comme dans le cas de Monsieur Miller, qui manipule les techniques hypnotiques hors de tout cadre éthique pour parvenir à ses fins.

Livre Anatomie d’une prédation de Alice Augustin et Cécile Ollivier / Page 157

Autrices : “Il y a beaucoup de fantasmes liés à l’hypnose spectacle mais c’est rarement de l’hypnose, ils ont recours à des complices, à des tours de magie. On n’obtient pas ce type de résultats en cabinet de consultation.”

Je partage entièrement l’idée que les phénomènes et les états de transe varient considérablement entre l’hypnose de scène, de rue et d’accompagnement thérapeutique. Cependant, le cas de Monsieur Miller se situe en dehors de ces cadres conventionnels. Il n’utilise pas l’hypnose dans un contexte défini, et par conséquent, il ne s’appuie pas sur les leviers contextuels propres à chacun de ces domaines.

Dans l’hypnose de scène, le participant manifeste une volonté active de découvrir ou de vivre l’expérience hypnotique. L’achat d’un billet, le déplacement, l’acceptation des pré-tests et l’écoute des suggestions de l’hypnotiseur témoignent d’un état d’esprit de curiosité ou d’une intention de vivre un moment hypnotique, voire d’être sélectionné pour monter sur scène. L’objectif principal est de passer un bon moment en tant que spectateur ou acteur. Bien que certains praticiens aient pu recourir à des complices, cette pratique est devenue rare, la majorité des hypnotiseurs de scène n’en utilisant plus. Quant aux tours de magie, ils emploient des processus inductifs qui entraînent confusion, saturation et focalisation, soit par la volonté de comprendre la technique, soit par l’acceptation de la proposition. Même si les magiciens de scène ne parlent pas explicitement d’hypnose, la traduction hypnotique des états de transe induits est connue et acceptée au sein de cette communauté.

L’hypnose de rue se déroule dans un contexte différent. Il s’agit davantage d’une rencontre fortuite, d’un moment suspendu et inattendu dans le quotidien. Une personne croise un hypnotiseur ou un groupe qui peut l’inviter à expérimenter. Les conditions ne sont pas les mêmes, et la curiosité ou la méfiance envers la discipline sont utilisées comme supports pour un pré-talk qui combine explication et conditionnement. Une fois que les personnes acceptent de participer aux prétests, une porte s’ouvre potentiellement vers des états de transe somnambulique profonds, permettant de vivre de nombreux phénomènes en quelques minutes, au milieu d’une foule, sans que cela ne pose de problème.

Comme l’hypnose de scène, l’hypnose de rue a une vocation ludique. Elle vise à divertir et à offrir un moment intense et agréable, même si les expériences peuvent paraître étranges aux participants.

Le cadre de l’hypnose thérapeutique est radicalement différent. Le consultant arrive avec des préoccupations et des problèmes qu’il souhaite exposer et résoudre. Il n’est pas là pour être surpris, satisfaire une curiosité ou se divertir, mais pour trouver des réponses. Il est conscient de sa souffrance et perçoit l’hypnose comme une clé pour mieux comprendre, recadrer et apaiser son monde intérieur. Il sait également que, comme toute thérapie, ce processus peut être remuant et rappeler des douleurs. L’intention et l’approche étant différentes, la transe induite ne sera pas la même.

La transe, en tant que communication entre le conscient et le subconscient, fait émerger des informations, des émotions ou des schémas en fonction des contextes et des suggestions. En cabinet, il peut y avoir des régressions vers des moments traumatiques, des sensations et des réponses provenant des profondeurs de la conscience, ce qui ne se produira pas sur scène ou dans la rue.

Pour autant, ces formes d’hypnose ne sont pas moins valables que l’hypnose d’accompagnement. Ainsi, les phénomènes observés en cabinet différeront de ceux de la scène, car le lieu et les objectifs sont distincts. Cependant, techniquement, le processus reste le même : induction, approfondissement, suggestions et émergence.

Enfin, le danger dans le cas de Monsieur G. Miller réside dans son utilisation d’une hypnose dissimulée (Covert Hypnosis). Il ne recourt à une hypnose ritualisée avec les pré-tests (comme les deux mains aimantées) qu’après avoir créé des vagues de « oui » (Yes Set), démultipliées par des leviers d’engagement (accepter d’aller en coulisses, de laisser son téléphone, de monter sur son scooter, de prendre un verre, etc.) pour conditionner sa victime. Cela s’apparente à un « pré-show » dans le monde de l’hypnose de scène, visant à faciliter le futur processus inductif. Cette technique est souvent utilisée à la télévision pour garantir le caractère spectaculaire de l’induction (et dans ce cas il y a une forme de complicité, dans le sens où la personne simule, mais a réellement été mise en transe avant le début de l’émission).

L’absence de cadre de Monsieur Miller lui laisse plusieurs heures pour mettre en place des techniques qui induisent des transes, qu’il va ensuite « finaliser » par des rituels… dans le but de commettre ses agressions.

Ne retenez que ce qui est bon et juste pour Vous. 

Be One 

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #372 : Je pouvais mais je n’avais pas envie

L'auteur revient sur le titre de son premier essai, "Je pouvais mais je n'avais pas envie", pour explorer la nature de l'expérience hypnotique. Il décrit une sensation où la capacité d'agir persiste, mais l'autonomie de la volonté semble diminuée, entraînant une plus grande facilité à suivre les suggestions de l'opérateur. Cette diminution du "facteur de jugement" est analysée en lien avec le consentement, notamment à travers des exemples tirés du livre "Anatomie d'une prédation", soulignant le risque de distorsion dans cet état de conscience. L'hypnose indirecte, basée sur les métaphores, est présentée comme une approche qui respecte l'interprétation personnelle. L'article conclut sur l'idée que l'hypnose n'annule pas le consentement mais peut en altérer temporairement le processus.

Il y a maintenant 13 ans, lors de l’écriture de mon premier essai, j’avais choisi ce titre : « Je pouvais mais je n’avais pas envie ». Cela décrivait pour moi au mieux ce qu’est une expérience hypnotique. Cette sensation que, bien qu’à aucun moment nous ne perdions totalement notre pouvoir (et cela peut varier selon les niveaux d’hypnotisabilité), nous n’avons plus l’intention, je dirais l’autonomie de « vouloir » quelque chose.

Pourquoi cela ? Simplement parce que nous sommes dans le « pace », nous suivons le meneur, le leader, c’est-à-dire l’opérateur. C’est pour cette raison que j’apprécie cette idée de contournement du facteur critique, que je traduis souvent par une diminution du facteur de jugement. En somme, c’est comme si nous « devions » choisir parmi de nombreuses possibilités, mais que nous trouvions plus simple de laisser l’autre choisir à notre place, parce que nous n’avons pas spécialement « d’envie » et que tout semble nous convenir.

Et pour reprendre ce que je partageais dans le live d’hier (https://chk.me/lrb7Rt4), c’est ce qui explique une possible distorsion du consentement. Nous l’avons lu dans le livre Anatomie d’une prédation avec des phrases du type : « Je ne me vois pas dire non/refuser » et puis une rationalisation (car je vous rappelle que notre cerveau n’aime pas l’incohérence, et dans le cadre d’une agression, quelle qu’en soit la forme, le fait de ne pas se défendre impose une réponse, dans ces cas : « il a été gentil, sympathique, sécurisant, attentif, avenant, etc. »).

Il y a donc, à ce moment-là dans la transe, cette sensation qu’il est plus « facile » de suivre la suggestion. Certes, ce n’est pas absolu, surtout lorsque cette dernière est trop inquisitrice ou s’oppose à nos valeurs. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’hypnose indirecte travaille sur le principe des métaphores pour entraîner vers ce qui est souhaité sans l’imposer, parce qu’il y a un « espace de création » personnel pour interpréter ce qui est dit et suggéré.

Si la distorsion hypnotique n’est pas un bouton marche/arrêt du consentement, elle fait sauter pendant un moment le fusible qui empêche d’avoir un retour immédiat, ce qui fait que dans cet espace… l’autre continue son débit de suggestions ou… d’actions…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Reflections by Pank / Snapshot #372: I Could But I Didn’t Want To

Thirteen years ago, when I wrote my first essay, I chose the title: « I could but I didn’t want to. » For me, this best described what a hypnotic experience could be. It’s that feeling that, although at no point do we completely lose our power (and this can vary depending on levels of hypnotizability), we no longer have the intention, I would say the autonomy, to « want » something.

Why is that? Simply because we are in « pace, » we follow the leader, the operator. It is for this reason that I appreciate this idea of bypassing the critical factor, which I often retranslate as a decrease in the judgment factor. In essence, it’s as if we « should » choose from many possibilities, but we find it simpler to let the other person choose for us, because we don’t particularly « want » anything and everything seems fine with us.

And to revisit what I shared in yesterday’s live stream (https://chk.me/lrb7Rt4), this explains a possible distortion of consent. We read about it in the book Anatomy of a Predation with phrases like: « I can’t see myself saying no/refusing » and then a rationalization (because I remind you that our brain doesn’t like inconsistency, and in the context of aggression, whatever its form, not defending oneself requires a response, in these cases: « he was kind, friendly, reassuring, attentive, helpful, etc. »).

So, at that moment in the trance, there is this feeling that it is « easier » to follow the suggestion. Of course, this is not absolute, especially when the latter is too inquisitive or goes against our values. It is for this reason that indirect hypnosis works on the principle of metaphors to lead towards what is desired without imposing it, because there is a personal « space of creation » to interpret what is said and suggested.

If hypnotic distortion is not an on/off switch for consent, it temporarily blows the fuse that prevents immediate feedback, which means that in this space… the other person continues their stream of suggestions or… actions…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #371 : La guerre de l’information dans l’hypnose

Dans cette réflexion, Pank critique vivement le discours de certains experts en hypnose concernant l'affaire Miller. Il remet en question leur déni de la possibilité d'influencer une personne jusqu'à obtenir un consentement non désiré, surtout dans des contextes d'autorité et d'influence subtile. L'auteur y voit une potentielle "guerre de l'information" où la protection de l'image de la profession ou d'intérêts commerciaux pourrait conduire à une minimisation des risques d'abus et à un déni des expériences vécues par les victimes.

Nous avons fait deux lives sur le Podcast du parisien concernant l’affaire Miller. Dans la seconde partie que vous pouvez retrouver ici : https://youtube.com/live/3IY62RHs1ik?feature=share Les autrices de l’ouvrage Anatomie d’une prédation (https://www.fnac.com/a21145419/Cecile-Ollivier-Anatomie-d-une-predation) expliquent qu’elles se sont rapprochées d’experts de l’hypnose pour savoir si c’était possible que M. Miller ait hypnotisé les jeunes femmes plaignantes d’agression sexuelle, pour obtenir des faveurs.

Quand je lis ce qui a été expliqué par les experts qui pourtant sont connus et enseignants de la discipline, j’ai pété un plomb. La notion de contournement du facteur de jugement (en diminution de l’activité préfrontale) n’étant pas un paradigme en hypnose indirecte, ils partagent l’idée que c’est une fable de faire consentir quand on ne veut pas… oui mais quand on est sous influence ? Quand la personne est une figure d’autorité reconnue ? Quand il y a le levier de gentillesse et de réciprocité ? Est-ce que ce n’est pas un magnifique processus inductif avec une série de yes set depuis le studio de télévision ?

En y réfléchissant, je me demande pourquoi on ne dit pas ce qui est possible, certes sous des tas de conditions, mais qui est faisable, preuve en est M. Miller. Et puis, souvent les experts vivent au travers d’une image “bienveillante”, se battent pour enlever la mauvaise image parfois pour une raison simple… ils ont de grosses écoles où ils proposent des cursus coûteux. Il y a peut-être aussi une envie de passer pour une personne subtile et avec une parole exquise (comme M. Miller) plutôt que comme un spécialiste d’une hypnose que l’on met de côté, le covert hypnosis (ce n’est pas un truc fou, juste de l’hypnose conversationnelle dont on ne sait pas que c’est une structure hypnotique).

Du coup, on fait de la guerre de l’information, on balance des choses fausses et comme ils sont des référents (comme M. Miller) on se dit que ça ne peut être que juste, alors que l’histoire et surtout la pratique nous montrent l’inverse. On y ajoute des informations maintenant obsolètes comme les complices en hypnose de scène qui n’ont plus besoin d’exister depuis longtemps pour décrédibiliser l’hypnose de scène, celle qui fait peur et qui montre que sur une population sélectionnée, il est vraiment possible d’aller très très loin….

Que l’on protège sa discipline ou son business, je comprends, mais que cela puisse diffuser des idées qui entraînent une impunité de ces hypnos qui prendront ces émissions et livres comme protection en montrant “qu’il n’est pas possible de faire consentir avec de l’hypnose si on ne veut pas”, risque d’entraîner de nombreux dénis de dépôt de plainte de personnes abusées sous hypnose …

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Reflections by Pank / Snapshot #371: The Information War in Hypnosis

We did two live sessions on the Parisian’s podcast concerning the Miller case. In the second part, which you can find here: https://youtube.com/live/3IY62RHs1ik?feature=share, the authors of the book « Anatomie d’une prédation » (Anatomy of a Predation) (https://www.fnac.com/a21145419/Cecile-Ollivier-Anatomie-d-une-predation) explain that they approached hypnosis experts to find out if it was possible that Mr. Miller had hypnotized the young women accusing him of sexual assault to obtain favors.

When I read what was explained by these experts, who are nevertheless known and teach the discipline, I blew a fuse. The notion of bypassing the judgment factor (through a decrease in prefrontal activity) not being a paradigm in indirect hypnosis, they share the idea that it’s a fable to make someone consent when they don’t want to… yes, but what about when one is under influence? When the person is a recognized authority figure? When there is the lever of kindness and reciprocity? Isn’t that a magnificent inductive process with a series of Yes sets from the television studio?

Thinking about it, I wonder why we don’t say what is possible, certainly under many conditions, but what is feasible, as Mr. Miller proves. And then, often experts live through a « benevolent » image, fighting to remove the bad image sometimes for a simple reason… they have large schools where they offer expensive courses. There might also be a desire to come across as a subtle person with exquisite speech (like Mr. Miller) rather than as a specialist in a hypnosis that is put aside, covert hypnosis (it’s not a crazy thing, just conversational, where one doesn’t realize it’s a hypnotic structure).

As a result, we have an information war, we put out false things, and because they are references (like Mr. Miller), we think it can only be right, while history and especially practice show us the opposite. We add now obsolete information, like the accomplices in stage hypnosis who have long been unnecessary, to discredit stage hypnosis, the one that scares and shows that in a selected population, it is really possible to go very, very far….

Whether one protects their discipline or their business, I understand. But the fact that this can spread ideas that lead to impunity for these « hypnos » who will take these shows and books as protection by showing « that it is not possible to make someone consent with hypnosis if they do not want to, » risks leading to numerous rejections of complaints from people abused under hypnosis…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Pank Hypnosophie #1062 : The Buddha Pill / Résumé de l’ouvrage

J’avais pris l’ouvrage pour le voir ce qu’il disait sur le côté obscur de la méditation. c’est seulement un chapitre. Je vous résume quelques points intéressant de ce livre .

Source : https://www.amazon.fr/Buddha-Pill-Can-Meditation-Change/dp/1780287186

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Pank

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Réflexions de Pank / Instantané #368 : Hypno-Junky

Cet article explore la notion d'une possible "hypno-dépendance", parallèle à la dépendance alimentaire. L'auteur remet en question la perception des transes hypnotiques et méditatives comme étant toujours sécuritaires, soulignant le risque d'une recherche excessive pouvant masquer des mécanismes de dissociation anciens, notamment chez les personnes ayant vécu des expériences difficiles dans l'enfance. Il invite à une prise de conscience de cette potentielle addiction pour favoriser un bien-être authentique et durable, en évitant les compensations excessives.

Les anglophones aiment taquiner ceux qui fréquentent séminaires ou spectacles d’hypnose, suggérant une addiction à la transe et à ses bienfaits supposés. On se dit facilement que les transes sont sûres et que notre subconscient ne nous induira pas à faire n’importe quoi.

Cependant, il est erroné de croire que cela soit vrai, qu’il s’agisse de transes hypnotiques ou méditatives. Je vous invite à écouter la série de podcasts que nous proposons actuellement. Il est crucial de réaliser que la surexploitation de la transe que l’on cherche à revivre constamment est analogue à une transe bien connue et répandue : la transe alimentaire.

Le besoin incessant de manger en cas de stress illustre comment une transe automatisée peut devenir problématique et nuire à notre santé.

Si nous apprécions la transe pour l’amélioration du bien-être et la réduction du stress, notre quotidien nous confronte à diverses formes de transes. Concernant spécifiquement les transes hypnotiques, il est essentiel de déterminer si cette quête d’une hétéro-hypnose ne constitue pas une compensation ou une répétition d’une dissociation, une manière de se laisser guider.

Selon mes observations (donc subjectives), de nombreuses personnes « junky » qui plongent rapidement dans les transes (souvent qualifiées de surdouées) sont fréquemment d’anciens enfants ayant eu besoin de se dissocier massivement dans leur vie, peut-être pour se protéger ou pour ne plus ressentir.

Ainsi, même si elle se manifeste sous une forme ludique comme l’hypnose de rue ou de scène, cette recherche excessive pourrait être un signal du subconscient indiquant que cette exagération doit être respectée, entendue et écoutée.

Comme toute addiction, des effets secondaires existent. On le sait avec le sport, où des blessures importantes ou des douleurs chroniques peuvent s’accumuler au fil des années. En tant qu’êtres facilement excessifs, reconnaître cette potentielle dépendance nous permet de progresser vers un mieux-être avec moins de compensations.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Pank’s Reflections / Snapshot #368 : :Reflections on Hypno-Junkie

Anglophones often tease those who attend hypnosis seminars or shows, suggesting an addiction to trance and its supposed benefits. We easily tell ourselves that trances are safe and that our subconscious will not make us do anything foolish.

However, it is wrong to believe this is true, whether it concerns hypnotic or meditative trances. I invite you to listen to the podcast series we are currently producing. It is crucial to realize that the overexploitation of trance that we constantly seek to relive is analogous to a well-known and widespread trance: food trance.

The incessant need to eat when stressed illustrates how an automated trance can become problematic and harm our health.

While we appreciate trance for well-being improvement and stress reduction, our daily lives expose us to various forms of trances. Regarding specifically hypnotic trances, it is essential to determine whether this quest for hetero-hypnosis is not a compensation or a repetition of dissociation, a way to let oneself be guided.

According to my observations (therefore subjective), many « junky » individuals who quickly plunge into trances (often labeled as gifted) are frequently former children who massively needed to dissociate in their lives, perhaps to protect themselves or to no longer feel.

Thus, even if it manifests in a playful form like street or stage hypnosis, this excessive seeking could be a signal from the subconscious indicating that this exaggeration must be respected, heard, and listened to.

Like any addiction, side effects exist. We know this with sports, where significant injuries or chronic pain can accumulate over the years. As easily excessive beings, recognizing this potential dependence allows us to progress towards well-being with fewer compensations.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Pank Hypnosophie #1060 : Ericksonian Choice Architecture Course Débrief #1 : Le biais de Statu Quo

Un retour sur le cours de Dan Short concernant les stratégies qu’ils proposent pour éveiller des choix à leurs consultants / Partenaires. Cette première intervention tourne autour du biais de statu quo.

Source : https://www.erickson-foundation.org/ericksonian-choice-architecture

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Réflexions de Pank / Instantané #347 : Le marché des régressions en vie antérieure

Ce texte analyse la popularité croissante des régressions en vies antérieures et soulève des questions sur leur intérêt réel. Pank, l'auteur, met en garde contre une certaine dérive commerciale et invite à la prudence face à cette pratique qui peut parfois éloigner les individus du mieux-être dans leur vie présente.

Je suis de plus en plus en contact avec des personnes qui ne connaissent l’hypnose qu’au travers, non plus des spectacles, mais des régressions en vies antérieures.

Si je comprends la curiosité, d’autant plus si l’on adhère à la croyance en la réincarnation, j’y vois que trop rarement un intérêt thérapeutique. Nous pouvons utiliser ce que je nomme une hypnose symbolique (car personne ne peut prouver la réalité de ce principe) pour créer un rapport dissociatif et une liberté d’interprétation et de recadrage.

Seulement, lorsque je questionne les praticiens et les consultants sur ce qu’ils retirent de ces expériences, il apparaît que nous ne sommes pas dans un accompagnement proche de la thérapie, mais plutôt dans le soutien et la curiosité que l’on peut retrouver avec les médiums et voyants.

Une volonté ésotérique d’avoir des réponses ou de nourrir sa croyance. Dans l’absolu, si cela offre un peu de bien-être et de joie aux personnes qui consultent, je n’y vois pas d’inconvénient. Mais un peu comme un récit de voyant, il y a une sorte d’attente, encore plus de questions, parfois une insatisfaction, comme si cette vie-là ne les intéressait pas. Trop standard, placide, ou triste.

Il y a alors une envie de recommencer, un désir de trouver les choses qui sont présupposées par le consultant, au plus grand bonheur de certains praticiens qui y voient une manne financière. Ces derniers étant parfois les premiers à reproposer d’aller inspecter d’autres vies pour voir s’il n’y a pas des réponses ailleurs.

Dans ce voyage et ces découvertes, les objectifs étant rapidement oubliés pour vivre dans un monde virtuel, tout comme un jeu, il n’y a plus que l’expérience, sans souvent de voie de mieux-être. Il est tout aussi facile de tomber addict à la voyance qu’aux vies antérieures et de se perdre dans une vie bien présente…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Reflections of Pank / Snapshot #347: The Market of Past Life Regressions

I am increasingly in contact with people who only know hypnosis through shows, not past life regressions.

While I understand the curiosity, especially if one adheres to the belief in reincarnation, I rarely see any therapeutic interest. We can use what I call symbolic hypnosis (because no one can prove the reality of this principle) to create a dissociative relationship and freedom of interpretation and reframing.

However, when I question practitioners and clients about what they get out of these experiences, it appears that we are not in an accompaniment close to therapy, but rather in the support and curiosity that we can find with mediums and psychics.

An esoteric desire to have answers or to feed one’s belief. Ultimately, if it offers a little well-being and joy to those who consult, I have no objection. But a bit like a psychic’s story, there is a kind of expectation, even more questions, sometimes dissatisfaction, as if this life did not interest them. Too standard, placid, or sad.

So there is a desire to start over, a desire to find the things that are presupposed by the client, to the delight of some practitioners who see it as a financial windfall. The latter are sometimes the first to offer to go and inspect other lives to see if there are not answers elsewhere.

In this journey and these discoveries, the objectives are quickly forgotten to live in a virtual world, just like a game, there is only the experience, often without a path to well-being. It is just as easy to become addicted to clairvoyance as to past lives and to get lost in a very present life…

Take what is good and right for you.
Be One,
Pank

Pank Hypnosophie #1037 : Oubliez les super pouvoirs de l’hypnose, garder la discipline.

Rappel que l’hypnose n’est pas magique mais une discipline qui offre une découverte de ses propres limites.

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Pank Hypnosophie #1033 : L’hypnose se transforme, est ce la fin de l’hypnothérapie ?

Un partage sur ce qui est en train de se développer aux USA vis à vis de l’hypnose et plus particulièrement sur la discipline hypnothérapie.

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