Les instantanés de Pank / Réflexion #29 : Le sens du mot

Dans nos interactions quotidiennes, que ce soit dans nos conversations informelles ou dans des contextes plus formels, nous utilisons constamment des expressions et des mots qui, parfois, ne correspondent pas exactement à leur définition, mais qui sont compréhensibles dans le contexte donné. Comme je l’ai partagé dans la vidéo de ce matin (https://youtu.be/PXFk37GmZrM), une des manières de manipuler et d’influencer la pensée des autres est de jouer avec les mots.

Nous pouvons observer cela avec la réappropriation de certains mots ou la demande de redéfinir des termes qui étaient compris et utilisés de manière commune par tous. En jouant avec le sens des mots, celui qui manie ces concepts peut ouvrir de nouvelles options rhétoriques ou orienter l’esprit de son interlocuteur.

Cependant, cette utilisation déroutante de mots qui ne correspondent plus à leur sens commun, mais qui sont associés à des groupes spécifiques ou à des positions de pensée particulières, peut entraîner une incompréhension et même interrompre des schémas de pensée, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles idées, orientations ou façons de penser.

Changer le cadre des mots est un moyen automatique de modifier le discours de celui qui exprime une idée. Dans mon ressenti, lorsque quelqu’un fait cela, il y a une tentative d’agression contre la pensée structurée. Il s’agit de décider de donner au mot le sens qui nous convient plutôt que d’écouter le cheminement logique proposé.

Plus nous déformons le sens des mots en utilisant des concepts qui ne leur correspondent pas, plus nous ouvrons des possibilités, parfois intéressantes, mais dans le cadre de l’influence, cela peut conduire à un langage non spécifique. Cela est souvent complété par des néologismes et des onomatopées dans le but de tenter de faire comprendre des projets ou des idées qui n’ont pas de sens précis, car l’objectif est justement de jouer avec le vague.
Faire disparaître le sens des mots oriente la conversation vers une focalisation interne (processus inductif) et vers l’imagination (subconscient), nous éloignant de la logique et de l’analyse, et favorisant les suppositions et l’expression des ressentis ou des émotions.

Ce processus met en place une dynamique hypnotique où il n’y a qu’un seul leader, celui qui a redéfini les mots. Pour reprendre un certain contrôle de l’argumentation, il est nécessaire de restreindre le champ des possibles, de limiter les options afin de revenir à des éléments précis qui empêchent les tergiversations.

Toute la lutte se joue dans celui qui va encadrer la conversation avec les mots et leur sens qu’il maîtrise. Il est possible que vous vous rendiez compte que le sujet de départ sur lequel vous vouliez converser n’a pas été traité et que vous avez été entraîné dans une discussion sur des éléments qui ne vous intéressent pas ou dans lesquels vous n’avez pas d’attente ou d’expertise. Cela permet à l’interlocuteur, lors d’un débat, de toujours se présenter comme une figure de référence dans la conversation, et dans le cas d’une négociation, cela peut laisser l’impression que vous essayez constamment de rattraper le retard, car vous n’arrivez pas à reprendre vos repères et vos attentes.

Je vous invite à réfléchir aux mots utilisés lorsque des désaccords surviennent, à comprendre s’ils résultent uniquement d’émotions ou s’il y a éventuellement une manipulation du cadre linguistique, ce qui rend impossible une discussion rationnelle sans une montée émotionnelle irrationnelle.

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Pank PdV #10 : L’effort double

Dans les arts martiaux tels que le Jiujitsu/Luta et le MMA, il y a une recherche constante pour utiliser au mieux les leviers et les cales afin de réduire la dépense de force et d’énergie de notre corps. Nous sommes plus ou moins conscients de cette recherche d’économie. Si nous pouvions terminer un combat en trente secondes, nous le ferions.

Cependant, il y a des moments où nous ne pouvons pas nous permettre de chercher le moindre effort. Cela se produit lorsque notre partenaire réussit à prendre une position forte. En Jiujitsu brésilien, par exemple, cela peut être lors du passage de la garde, tandis qu’en MMA, cela peut être la transition du combat debout au sol lorsque nous voulions rester debout.

Lorsque notre adversaire prend de l’avance sur nous, nous devons accélérer pour revenir à une position neutre. Lorsque nous perdons un point (-1), il en gagne un (+1), nous devons donc faire l’effort de revenir à zéro, tandis que lui peut « simplement » chercher à contrôler son avantage.

Si votre adversaire commence à passer votre garde et se dirige vers un contrôle latéral en position 100kg, vous vous battez pour essayer de récupérer la demi-garde ou de vous échapper de cette situation en vous relevant. Cependant, le fait qu’il ait déjà passé vos jambes et qu’il cherche à vous contrôler lui donne un avantage en termes d’énergie et également sur le plan mental.

Nous savons que tant que nous sommes en mouvement, que ce soit pour recomposer notre position d’un côté ou pour tenter de prendre le contrôle de l’autre, en utilisant des cales, des leviers ou des pivots dans le bon angle, nous pouvons neutraliser l’action de notre adversaire. C’est pourquoi notre défense nécessite un effort maximal. Tant que nous créons du mouvement, nous avons des options et nous maintenons notre niveau d’énergie à une intensité élevée.

Cependant, si cette étape épuisante se fige, c’est-à-dire si le mouvement cesse du côté du défenseur, cela peut devenir une situation complexe et encore plus énergivore. Pourquoi ? Parce qu’il faudra ensuite recommencer à générer du mouvement, comme un « hipscape », un « bump » ou une poussée forte des bras, puis maintenir cette dynamique sans que notre adversaire nous bloque complètement au sol comme dans un tombé (pin). Je vous rappelle qu’il est désormais en position de +2 et vous de -2. Il est donc en position de rétention, tandis que nous tentons de créer du mouvement puis d’effectuer une transition technique (+ force).
Psychologiquement, cela peut parfois être difficile, car lors de notre première tentative de défense, nous avons essayé d’utiliser nos techniques pour empêcher cette situation, mais cela a été inefficace. Il est donc nécessaire, en plus de cette nouvelle initiative, de se tourner vers l’exploitation de la technique que nous maîtrisons le mieux pour sortir de cette mauvaise posture.

Dans l’espoir, tout comme en MMA, que notre adversaire ne nous empêche pas d’accéder à différentes prises et angles, par exemple, pour nous relever. Cette double dépense d’énergie (mouvement et technique) va impacter notre niveau d’énergie. Il est courant de voir des athlètes épuisés, ayant passé tout leur temps à se défendre et à tenter de se relever, avec un cardio trop bas, ce qui les empêche d’utiliser leur force en percussion pour terminer le combat. Pire encore, le grappler, plus lucide, peut profiter de cette situation pour placer une percussion qui entraîne un KO.

Notre gestion de l’endurance est essentielle en combat, et certaines « inactions », c’est-à-dire l’acceptation d’une posture de contrôle, peuvent sembler bénéfiques sur le moment, mais en réalité, elles nous conduisent vers des moments difficiles à venir.

Parfois, on ne comprend pas pourquoi nos professeurs nous gueulent de ne pas lâcher la défense que nous mettons en place, je me souviens de Flavio Santiago « Peroba », qui s’énervait sur cela. Se battre pour ne pas « perdre la position » parce qu’après ça va devenir difficile sur tous les plans.

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HnO PnL #168 : Persuasion Bootcamp de Ross Jeffries #1

Un petit retour sur un séminaire de Ross Jeffries en PnL sur la persuasion.

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Les instantanés de Pank / Réflexion #28 : La mort, ce tabou

Pour ceux qui ont suivi le podcast sur le deuil que j’ai réalisé avec François (https://youtu.be/1YutUfbCHAo), nous avons pu constater à quel point c’est une épreuve complexe pour beaucoup de personnes dans notre société moderne européenne. Nous ne sommes pas véritablement préparés à faire face à la mort. Les familles en parlent peu, à moins que celle-ci ne soit imminente en raison d’une maladie. D’ailleurs, même le vocabulaire associé à la mort est tabou, utilisant des termes tels que « éteindre », « partir » ou « s’envoler ». Cela peut sembler beau, romantique, voire stylé comme expression cependant la mort est la fin de la vie dans un corps pour n’être que de la chair froide. Oui, ce n’est pas très glamour, mais la mort enlève l’essence même de notre humanité, celle que nous connaissons et que nous sommes.


La fin de la vie est souvent un sujet évité, provoquant chez certaines personnes une crispation et une tendance à faire des évitements. Pourtant, nous savons tous que personne n’échappera à cette réalité, que ce soit au sein de notre famille ou parmi nos amis. La mort est une présence constante à nos côtés. Ignorer le sujet ne l’efface pas pour autant. Comme je le partage dans « La Voie du Loser », je suis convaincu que nous devrions aider davantage les individus à apprendre à chuter. Cela ne supprimera pas la douleur ni les larmes. Il y aura toujours un impact, une remise en question, une déstructuration et une restructuration. Cela prendra du temps, notre propre temps. Cependant, nous apprendrons à comprendre la force des liens, à saisir les aspects qui peuvent nous permettre de vivre notre deuil à notre manière et à comprendre dans quelle phase nous nous trouvons.


Apprendre, méditer et même se projeter ne signifie pas que la douleur sera atténuée, que la chute sera sans impact lorsqu’elle atteindra le sol. Mais au lieu de se briser et de rester à terre dans une souffrance infinie, nous atténuons, nous réorientons et nous nous relevons, certes abîmés et touchés, mais aptes à vivre avec la mort.


Nous comprenons que la culture de la mort n’est qu’un cadre. Aujourd’hui, nous avons placé cette réalité dans un cadre que nous séparons et rangeons loin de nous. Dans les grandes villes, même la mort a des horaires de visite. Nous ne pouvons pas aller au cimetière quand bon nous semble. Pourtant, de nombreuses cultures déplacent régulièrement les défunts, les habillent, les retournent, selon l’endroit du globe où nous nous trouvons.


Redonner une place quasi centrale à la mort donnerait sûrement plus de sens à la vie, plus de saveur à cet éphémère. Nous fuyons la pensée d’un événement qui nous touchera, ainsi que tous ceux que nous aimons. Nous pourrions nous battre avec la mort, mais pour quoi faire ? Elle gagnerait, ne jouons pas avec elle. Transformons-la en une conseillère qui donne du sens et rappelle chaque jour que peut-être c’est la dernière fois que nous savourons une tasse de café, embrassons une personne ou appelons un proche.


Elle nous rend présents, attentifs, conscients que ce qui est voué à disparaître lorsque nous partirons. Dans cette association, nous pouvons apprendre et savoir que oui, la mort apporte de la souffrance et laissera des cicatrices dans notre esprit. Nous serons marqués, mais nous continuerons néanmoins à vivre, car elle n’est pas là pour nous empêcher de vivre, mais pour nous orienter vers elle.


En tant que thérapeutes, nous devrions peut-être accorder encore plus d’importance à notre rapport à la mort, afin de pouvoir offrir une écoute, une possibilité d’expression libre à nos partenaires, une ouverture à la compréhension que les liens et la vie sont et seront toujours associés à cette fin, cette mort, cet adieu. Cela permettrait aux personnes que nous accompagnons de traverser leur cycle de deuil à leur manière, en atténuant leur chute et en apprenant que c’est un voyage qui leur est propre et unique.


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Pank PdV #9 : La mort dans les arts martiaux

On parle rarement de la mort dans les arts martiaux. Pourtant, si l’on y réfléchit, un système conçu pour la guerre vise à neutraliser l’adversaire. En BJJ, un étranglement peut conduire rapidement à la mort. En lutte et en judo, certaines projections sur du béton peuvent être mortelles. Les frappes de certains boxeurs ou les attaques sur les cervicales, comme en Silat, peuvent mettre fin définitivement à un combat. Avec les armes blanches, comme en Kali, l’objectif est rarement de ne pas blesser l’opposant, car la survie est souvent limitée.


Nous savons qu’il y a chaque année des blessures graves lors des entraînements. L’année dernière, en Jiu-Jitsu, avant les Championnats du monde, une ceinture marron de chez Cyborg est devenue tétraplégique. Lorsque j’étais à la fédération de lutte, il y avait des cas rares de colonne vertébrale sectionnée suite à une mauvaise chute. Au Japon, le judo est l’un des sports qui entraîne le plus de blessures graves chez les enfants, dont certains en meurent.


Même si nous prenons beaucoup de plaisir à jouer et à nous opposer plus ou moins intensément lors des entraînements, notre activité physique vise à mettre hors d’état de nuire un adversaire. Nous savons que la rue est un environnement sans limites en termes d’agression et de violence. Il suffit de lire les faits divers pour s’en rendre compte. Entre les attaques au couteau, les agressions en groupe ou les mauvaises chutes, il est toujours possible de ne pas survivre à un conflit physique.


Ce week-end, un homme a été tué par les coups portés par plusieurs jeunes devant chez lui. Les altercations peuvent rapidement devenir violentes, et prendre conscience que la blessure et la mort peuvent en être les conséquences est quelque chose à garder à l’esprit. Bien sûr, nous sommes légalement interdits d’intentionnellement ôter la vie à quelqu’un. Le problème est de savoir comment nous réagirons face à une situation d’agression mettant notre vie en danger. Si nous ne sommes pas figés par la peur et que nous sommes envahis par une rage ou une volonté de détruire pour survivre. S’il y a un coup supplémentaire, un étranglement prolongé ou une chute sur un trottoir.


Est-ce que les instructeurs parlent souvent de la mort possible, tant la leur que celle de l’adversaire ? Nous aimons parler de la défense dans la rue, mais jusqu’à quel point sommes-nous, sur le plan cognitif, adaptés à gérer cela dans nos sociétés modernes ? Même sur le terrain des opérations, les militaires peuvent parfois être confrontés à des situations difficiles où ils doivent ôter la vie (et ils le gèrent bon an mal an), alors comment pouvons-nous, simples civils avec nos compétences de combat limitées, gérer cela ?


En plus du risque d’accusation d’homicide involontaire et de la pression du système judiciaire. On nous parle de notre survie lors d’une agression en milieu urbain, cependant, cette notion est relative, car nous ne savons pas ce qui peut se produire. Parfois, même en présence de sang, les personnes se figent, et causer des dommages peut nous mettre mal à l’aise. Lorsque nous nous entraînons avec des armes blanches dans les écoles, il y a une différence entre pratiquer le hubud lubud, le chisao, et réellement blesser un adversaire, le voir couvert de sang et potentiellement s’éteindre.


J’aime regarder des vidéos de self-défense, et il est intéressant de constater que peu d’entre elles mettent en avant la notion de mort, malgré la violence de leurs enchainements à mains nues ou armées. Prenons l’étranglement classique, le « Rear naked choke », par exemple. Je le vois appliqué dans de nombreux systèmes, c’est simple, nous savons qu’il endort rapidement. Mais une chose me marque, même si je n’ai peut-être pas réalisé des milliers de combats au cours des années : est-ce que les élèves qui n’ont presque jamais d’opposition savent réellement ce que cela signifie d’endormir une personne et quand il faut arrêter ? Un étranglement peut tuer. Je le répète, car parfois nous pensons simplement que cela endort. Oui, mais s’il est maintenu un peu plus longtemps, il ôte la vie. Même avec de l’expérience, il y a des moments où nous ne sentons pas que notre partenaire est « parti ». Alors, comment une personne qui inclut cette technique dans son répertoire sans passer des heures à observer les réactions peut-elle savoir quand elle doit s’arrêter ? Ne va-t-elle pas continuer à appliquer la prise, par peur que la personne se relève, par inattention ou par stress ?


Nous devrions aborder plus fréquemment la question de la mort dans notre discours sur les arts martiaux, même si pour la grande majorité d’entre nous, simples civils, le combat ou même la défense personnelle ne restent qu’un jeu. Il existe des situations qui peuvent nous amener à prendre des décisions pouvant conduire à la mort…


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HnO Podcast #117 : Travail sur le deuil en hypnose et psychopratique avec François Roeygens 2/2

Un podcast sur le deuil. Un sujet fréquent et où souvent nous ne sommes pas assez formé. François s’est spécialisé sur ce sujet. Un premier podcast plein d’informations.

Pour le contacter : https://www.hypnose-loire-saint-etienne.com/

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Les instantanés de Pank / Réflexion #27 : Avec et non par…

Dans l’accompagnement, il est important que nous puissions faire s’investir au mieux notre partenaire. Le problème avec l’hypnose réside dans cette sensation pour le consultant de se dire qu’il est dans une dynamique où son subconscient fera tout le travail une fois la session terminée. Cela se traduit souvent par l’utilisation du pronom impersonnel « ça ». C’est cette facette inconnue de nous-même qui, grâce aux bonnes suggestions, devrait fonctionner, nous laissant simplement acteurs de la prise de rendez-vous.

Cette idée reflète une logique sociale où, dans un monde assez assisté, nous attendons que les choses se déroulent grâce à des éléments externes. Nous considérons cela comme un service, une personne ou une situation qui devrait résoudre les problèmes. Notre implication est relative, voire absente. Bien sûr, il y a des démarches mises en place, mais nous attendons que le système ou le processus nous apporte les résultats escomptés.

Il est nécessaire de recadrer cette attitude attentiste et d’intégrer la responsabilité de nos actes, pensées et états internes. Nous devons passer de l’idée que « par la session, je me sentirai mieux » à « avec la session, je vais me sentir bien ». Au premier abord, un simple adverbe ne semble pas faire grande différence. Pourtant, en utilisant « par », nous nous retrouvons dans une matrice passive où nous attendons que le monde extérieur nous apporte la conclusion de notre démarche.

Il est important de comprendre que nous ne sommes pas passifs, mais que nous nous éloignons du processus, que ce soit volontairement ou non. Dans la dynamique « avec », nous nous incluons en tant qu’élément déterminant de ce que nous attendons. Nous faisons partie du mouvement possible, et peut-être reconsidérons-nous les mêmes actions qu’avec le « par », mais notre posture n’est plus la même.

Lorsque nous travaillons en hypnose, c’est en utilisant cette approche que nous offrons des possibilités à nos partenaires. Si nous nous en remettons uniquement à l’hypnose, nous donnons un pouvoir à la discipline qui n’est pas intrinsèque à elle-même. L’hypnose peut être totalement neutre dans de nombreux cas où nous, en tant que praticiens, ne parvenons pas à identifier correctement la problématique à traiter.

En adoptant cette idée de travailler avec un outil, avec une suggestion, nous nous impliquons. Même si nous ne pouvons en aucun cas garantir le succès de ce que nous proposons, l’utilisation du « avec » nous empêche de nous dissocier des conséquences. Comme nous avons des obligations de moyens et non de résultats, cette approche peut être un peu plus stressante en cas d’échec de nos sessions.

Plus nous créons des liens avec nos partenaires, plus nous investissons et orientons les intentions et les objectifs. Nous offrons la possibilité à ceux qui viennent de découvrir leurs propres capacités de travailler avec eux-mêmes et de se sentir de mieux en mieux grâce à leurs efforts fournis.
Et vous, laissez-vous vos progrès se faire par des disciplines ou avec des disciplines ?

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Pank PdV #8 : Mon dojo, une dictature

Dans le monde des arts martiaux et des sports de combat, nous pénétrons dans un univers assez différent de notre quotidien. Si vous n’avez jamais mis les pieds dans ces lieux, il y règne une atmosphère (en dehors des odeurs) qui nous fait rapidement comprendre que ce ne sera pas forcément la rigolade. C’est d’autant plus vrai pour les petits néophytes qui souhaitent découvrir le monde du combat. Il y a bien sûr les écoles commerciales qui se préoccupent davantage des clients, puis il y a celles plus « traditionnelles » qui ne semblent pas particulièrement accueillantes.

Je fais plutôt partie de cette dernière tendance. Pour moi, les personnes importantes dans un dojo sont celles qui y sont présentes depuis un certain temps. Pourquoi ? Parce que je sais qu’un de mes gradés est un pratiquant qui a déjà investi des heures et des années de son temps et de son énergie pour venir régulièrement dans cette salle suivre mes enseignements. Ils méritent mon attention, ma confiance et mes efforts bien plus qu’un nouveau venu qui pourrait changer d’académie ou de sport dans un mois.

Peut-être ai-je lu trop de mangas ou pratiqué le karaté en excès, mais en fin de compte, c’est aux nouveaux élèves de faire des efforts en matière d’écoute, de présence et d’implication pour que je m’investisse en retour. Comme je le répète régulièrement, un dojo est une dictature, un lieu complètement hiérarchisé et absolument pas égalitaire ou équitable. Une dictature, avec un professeur tout-puissant (merde, ma thérapie n’a pas encore porté ses fruits), où les ceintures blanches n’ont aucun droit. Oui, aucun, ils doivent suivre ce que leur imposent leurs aînés sur le tatami, ils doivent s’écarter si un gradé est trop proche pendant les combats, accepter les décisions de ces derniers même s’ils ne sont pas d’accord.

Je sais que vu comme ça, ce n’est vraiment pas un lieu d’amour et de jiujitsu/luta pour tous. Si je me réfère aux critères de mon ami Gile de BJJ Eastern Europe, mes cours devraient être à fuir. Pourtant, j’ai des élèves formidables, des personnes sérieuses et impliquées qui savent qu’il n’y a pas de droit ou d’égalité, mais que tout le monde peut, avec du temps et du travail, progresser dans la hiérarchie. Tout le monde peut devenir ceinture bleue, violette, marron et noire. Cela impliquera des droits, mais aussi des responsabilités.

Un dojo n’est pas seulement un lieu pour améliorer nos capacités à se battre ou à affronter des conflits physiques, c’est aussi un moyen de se renforcer et de se préparer aux moments difficiles et douloureux de la vie. Le quotidien n’est pas juste, il est stressant, et nous subissons régulièrement des pressions. La salle de sport apporte la même chose et nous apprend qu’avec de la rigueur, de la constance et une capacité à encaisser, nous pouvons nous en sortir au mieux.

C’est également un lieu de sociabilisation et de connexion. Nous formons une équipe, et si certains élèves font des erreurs, c’est l’ensemble du groupe qui peut corriger ou en payer le prix. Il y a cette notion qui nous oblige à prendre soin des autres, dans tous les sens du terme. Cela implique que les autres se comportent correctement, qu’ils prennent 30 secondes pour boire, qu’ils arrivent à l’heure, qu’ils se taisent pendant les explications, qu’ils mettent suffisamment d’intensité dans les exercices. Il s’agit également d’être un bon partenaire (UKE), de permettre aux autres de progresser, de les protéger des blessures. Sans l’autre, même s’il ne s’agit que d’une ceinture blanche, il n’y aurait pas de progression ni d’avancée.

Nous devons prendre en considération ce partenaire, car si l’ego ou des émotions mal maîtrisées entraînent des blessures, c’est tout le groupe qui en subit les conséquences. Moins nous avons de coéquipiers, moins nous pouvons progresser.

Vivre dans cette dictature est certainement insupportable pour beaucoup, d’autant plus dans une société qui garantit la liberté d’expression à tous. Dans un dojo, la seule expression admise est « OSU », le reste appartient au retour à la vie normale. Une vie qui, jour après jour, nous semble de plus en plus confortable par rapport à ces quelques heures où un seul objectif prévaut : devenir meilleur dans notre quotidien, avec notre technique, notre corps et notre attitude.

Osu

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HnO Coaching #344 : Réapprivoiser la solitude

On pourrait peut être enseigner la solitude pour apprendre à vivre ces moments.

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Les instantanés de Pank / Réflexion #26 : Les faits et le réel


En tant que praticien, je suis un peu particulier et j’expérimente quotidiennement de nouvelles notions pour recadrer et ouvrir des options à mes partenaires. Ces derniers mois, je me concentre davantage sur les faits et moins sur le récit et les émotions entourant la problématique. Je pense que cela vient inconsciemment de mes lectures en thérapie cognitive-comportementale, en particulier celles d’Ellis, qui me ramènent à ce qui est assez naturel pour moi, c’est-à-dire une approche plus rationnelle.
Il est certain que cela ne convient pas à tout le monde, car la composition des perceptions est parfois un levier intéressant dans certaines stratégies pour amener les partenaires vers un mieux-être. L’idée de devoir entrer dans la carte de l’autre, comme vous le savez, même si elle est tentante parce qu’elle est assez simple, n’est qu’une option parmi d’autres dans le domaine de l’accompagnement.
La recherche des faits et du réel consiste rarement à entrer dans la carte du partenaire, mais plutôt à plonger dans ce qui se rapproche du territoire. Je suis d’accord que cela ne représente qu’un filtre supplémentaire, néanmoins, lorsque nous faisons décrire les faits au plus près de ce qui s’est réellement produit, nous éliminons les ajouts émotionnels. Nous zoomons certes avec une perspective qui est la leur, mais en supprimant tout ce qui génère du bruit, ces éléments qui sont là simplement pour parasiter les situations.
Au départ, nous n’accordons aucune importance à ce qui est pensé ou ressenti, nous ne cherchons qu’à réactiver la situation. Dès qu’une émotion remonte, nous la laissons quelques secondes, comme une information, une coloration de ce qui peut être perçu à cet instant précis de cette réalité. Je tiens à préciser qu’à ce moment là, nous ne saurons jamais si l’émotion de tristesse, par exemple, était celle d’origine. Il se peut qu’il s’agisse de peur, de colère ou autre. Donc conclure que cette situation te rend triste est erroné. Ce que tu perçois des faits à cet instant précis au cabinet te rend triste, après avoir recadré à maintes reprises ces situations problématiques vécues.
Plus nous ramenons nos partenaires, mais également nous-mêmes, dans le concret du quotidien, dans les faits, dans la description des choses, plus nous permettons à notre esprit d’éviter les options imaginées, nous les neutralisons. Par exemple, si une personne ressent une présence dans sa chambre lorsqu’elle éteint la lumière, si personne n’est là, les faits sont simplement que j’imagine que quelqu’un est là et que je ressens une présence alors que je suis seul. Nous éliminons simplement toutes les hypothèses et les « et si ». Cela apaise un peu l’esprit et surtout nous permet de mener des recherches sans hypothèses. Dans le cadre du cabinet, cela offre une nouvelle perspective.
Par exemple, lorsque quelqu’un affirme avoir failli mourir ou être mort lors d’un événement, il s’agit d’une autosuggestion répétée, car la réalité est que cette personne est bien en vie mais se répète intérieurement qu’elle n’est pas en vie. Insister sur cette facette indéniable, la faire exprimer, percevoir et ressentir sa vie, ouvre la possibilité du « vrai » instant présent et de tous les moments suivants tant qu’elle est en vie.
Pour en revenir au sujet que vous connaissez et que j’apprécie, la croyance est reléguée au second plan et nous ne nous appuyons que sur ce qui est palpable dans l’instant. Nous ne supprimons pas tous les filtres, nous les limitons de plus en plus. C’est un peu comme choisir entre la pilule bleue et la pilule rouge.
Plus nous cherchons à nous rapprocher du factuel, plus nous offrons une opportunité au partenaire (ou à nous-mêmes) de ne pas nous perdre dans nos récits. Les émotions doivent également être recadrées petit à petit. Ne laissez pas les partenaires dire « je ne sais pas pourquoi je pleure, je ressens ceci ou cela ». Il est utile d’aller prospecter pour ne pas être victime d’un parasitage et donc d’une éventuelle mentalisation sur le déni d’un événement. En séance, il est facile de vivre des émotions intenses, ce qui, pour certains partenaires, est un excellent moyen de rompre avec le schéma de questionnement ou l’orientation de la séance afin de ne pas toucher à ce qui pourrait être un élément clé. Pourquoi ? Parce que cela peut être déstabilisant, choquant et difficile à admettre. Prenons l’exemple de notre capacité à nous raconter des histoires sur un événement de notre vie, comme le décès de quelqu’un. Pendant des années, la mort de cette personne a été une excellente excuse pour se plaindre de tout. Et puis, après avoir dépassé les émotions et les discours, la personne exprime cette idée : « Je suis content qu’il soit mort, je le détestais. » En réalité, la personne décédée, qui était son excuse pour se plaindre, n’était pas la source de sa tristesse, mais le fait de se voir comme quelqu’un qui se réjouit de la mort de quelqu’un l’affecte au quotidien. En somme, c’est comme faire face à son ombre.
Des histoires de ce genre, j’en rencontre régulièrement lorsque nous nous orientons vers la recherche des faits et du réel…
Et vous, quelle est votre relation avec la réalité ?
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