Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Vous avez sûrement vu l’UFC Paris d’hier (28/09/2024) et le combat de Benoît Saint-Denis. Je prends ce cas en particulier, mais ma pensée s’étend à l’ensemble des combattants et au manque de considération des organisations, l’UFC étant le paroxysme capitaliste de l’objectivation de ces gladiateurs modernes.
Benoît a vécu un premier round où il s’est fait ouvrir le visage avec une série de coups de coude. Il saignait de partout. Esthétiquement, cela répond à l’image du « Dieu de la guerre » que lui-même et l’organisation veulent promouvoir. Un guerrier que rien n’arrête, qui continue jusqu’à… la décision d’un médecin.
À force de vendre l’image de Benoît comme un Berserker qui, blessé, continue et finit ses adversaires, l’UFC a atteint un point de rupture que l’organisation elle-même ne peut assumer : celui où il y a TROP. Il est acceptable que le sang coule, les clients ont payé pour ça, mais il y a aussi la marque UFC qui doit veiller à ne pas franchir une ligne : celle où le guerrier ensanglanté devient un danger pour sa propre santé. À ce moment-là, le produit « Saint-Denis » peut apparaître défectueux dans le storytelling de l’UFC, qui veut vendre l’idée d’une organisation sportive et non d’une arène barbare. Nous ne sommes plus en 1993, que diable !
L’image de l’entreprise est prioritaire par rapport à la santé du combattant. Le buzz doit être maîtrisé, et si les décideurs veulent du spectacle et des produits qui répondent à des cahiers des charges précis, ils n’hésiteront pas à mettre fin à une carrière ou à une histoire qu’ils ont eux-mêmes bâtie, si cela affecte leur business.
Je n’aime pas les grandes organisations, ni ce qu’est devenu le MMA, qui crée des jeunes combattants, transformés en produits, cherchant sans cesse à se vendre, quitte à se détruire, sans jamais recevoir le respect ou les bénéfices réels pour ces pièces de théâtre.
Reflections of Pank / Snapshot #274: Fighters, Mere Products…
You’ve probably seen UFC Paris yesterday (09/28/2024) and the fight of Benoît Saint-Denis. I take this particular case, but my thoughts apply to all fighters and the lack of consideration from organizations, with the UFC being the capitalist apex of the objectification of these modern gladiators.
Benoît faced a first round where his face was slashed open by a barrage of elbows. He was bleeding everywhere. Aesthetically, this fits the « God of War » image that both he and the organization want to highlight—a warrior who is unstoppable, who keeps going until… a doctor’s decision.
By constantly selling the image of Benoît as a Berserker who, even when injured, keeps fighting and finishes off his opponents, the UFC has reached a breaking point that it can no longer handle: the point where there is TOO MUCH. It’s acceptable for blood to be spilled, after all, customers paid for that. But the UFC brand also needs to be cautious about when to stop—when the bloodied warrior turns into a health hazard. At that point, the « Saint-Denis » product can appear flawed within the UFC’s narrative, which tries to sell itself as a sporting organization, not a barbaric arena. We’re no longer in 1993, for heaven’s sake.
The company’s image takes precedence over the fighter’s health. The buzz must be controlled, and if decision-makers want spectacle and products that meet their criteria, they will not hesitate to end a career or story they themselves have built, should it threaten their business.
I dislike large organizations and what MMA has become—churning out young fighters, mere products, endlessly trying to sell themselves, even if it means destroying themselves, without ever receiving real respect or tangible benefits for these theatrical performances.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Nous vivons actuellement une série d’événements violents qui émeuvent et font réagir tant les citoyens que les journalistes et les politiques. Ces faits sont souvent récupérés selon des orientations idéologiques, qu’elles soient de droite ou de gauche. Il ne s’agit plus d’une prise en compte objective des faits, mais d’un jeu de rhétorique.
Le paradoxe réside dans le fait que, lorsque l’on écoute ou lit des articles sur le sujet, il semble que tous les groupes et individus s’accordent sur la nécessité de revenir aux faits. Cependant, ces derniers sont déjà teintés par les idéologies. L’expression des opinions, colorée par les convictions personnelles, entraîne chez les partisans une adhésion émotionnelle, et chez les opposants un rejet tout aussi émotionnel.
Nier les émotions suscitées par des actes atroces et des événements insoutenables serait insensé, mais il est essentiel de déterminer dans quelles situations il est juste de les exprimer ou de s’autoriser à les ressentir. Un plateau de télévision, accueillant des auditeurs ou des politiques, reflétera deux expressions différentes dans un même cadre, mais avec des attentes et des règles distinctes, selon que l’on soit vendeur d’idées politiques ou auditeur révolté.
Dans l’espace public et les décisions du quotidien, les émotions devraient être contenues et considérées, même si cela est difficile. C’est d’ailleurs pour cette raison que les décisions doivent être prises de manière collective, afin que les autres puissent recadrer les prises de décisions si les émotions empêchent une évaluation rationnelle des faits.
Ne nous trompons pas : sur le papier, tout le monde semble vouloir s’en tenir aux faits, et la logique devrait prévaloir. Mais pour la grande majorité d’entre nous, la froideur de cette dernière est émotionnellement difficile à supporter. Sommes-nous vraiment prêts à rester ancrés dans les faits, ou devons-nous mieux gérer nos émotions pour parvenir à ajuster nos décisions ?
Reflections of Pank / Snapshot #272: Giving in to Emotions or Rationalizing
We are currently witnessing a series of violent events that are stirring emotions and reactions among citizens, journalists, and politicians alike. These facts are often taken up by ideological positions, whether from the right or the left. It has become a game of rhetoric rather than an objective consideration of the facts.
The paradox lies in the fact that, when we listen to or read articles on the subject, it seems that all groups and individuals agree on the need to return to the facts. However, these are already tinged with ideological biases. The expression of thoughts, colored by personal convictions, leads proponents to emotional adherence and opponents to rejection.
Denying the emotions aroused by atrocious acts and unbearable events would be foolish, but we must particularly take into account where it is appropriate to allow these emotions, and when to allow ourselves to feel them. A TV panel hosting audience members or politicians will present two different expressions in the same setting, but with different expectations and rules, depending on whether one is promoting political ideas or a frustrated viewer.
In public space and in daily decisions, emotions should be limited and taken into account, even though this is difficult. This is why decisions should be made collectively, so that others can intervene if emotions prevent decision-making based on facts.
Let’s not fool ourselves: on paper, everyone seems to want to stick to the facts, and logic should prevail. But for most of us, the coldness of this approach is emotionally hard to bear. Are we really ready to remain anchored in the facts, or should we better manage our emotions to adjust our decisions?
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
On parle un peu moins du principe monoidéique que nous vivons pendant une session d’hypnose. Nous savons que pendant une séance d’hétéro ou auto-hypnose, nous nous retrouvons souvent dans cette hyperfocalisation qui nous permet de nous dissocier de nombreux facteurs extérieurs.
Dans les programmations que nous pouvons utiliser en auto-hypnose, nous avons parfois des envies ou des besoins multiples et souhaitons souvent proposer à notre subconscient plusieurs directions. Si l’on reprend l’idée que notre subconscient n’est pas forcément mature et peut adopter des comportements très infantiles, il n’est jamais bon de lui proposer trop de directions à la fois.
Prenons le classique exemple de l’enfant dans un magasin de bonbons. Il ne saura probablement pas où se diriger et mettra du temps à faire un choix. C’est un peu ce qui peut se passer avec les multi-suggestions, qui peuvent faire perdre cette aptitude de la transe : la focalisation.
C’est comme si vous dispersiez votre énergie dans plusieurs directions. Celle qui est peut-être la plus importante, n’étant pas clairement définie, risque de ne pas recevoir suffisamment de “puissance” et, par conséquent, il n’y aura pas de retour. C’est comme si, pour démarrer votre voiture, il fallait la pousser, mais qu’en même temps vous répondiez à un message sur votre téléphone. Ni le message, ni le démarrage de la voiture ne seront efficaces.
De plus, si le subconscient, avec son “expertise”, décide de traiter une autre priorité, il se peut que cela ne corresponde pas à ce que vous aviez prévu. Restez focalisé sur votre objectif avec une suggestion simple. Mettez en place la répétition et permettez à votre subconscient d’infuser l’information.
Be one, Pank https://www.pank.one/blog __ Pank’s Reflections / Snapshot #272 / Self Hypnosis : Staying Focused on a Single Suggestion
We don’t talk as much about the monoideic principle that we experience during a hypnosis session. We know that during a session of hetero or self-hypnosis, we often find ourselves in a state of hyperfocus that allows us to dissociate from many external factors.
In the programming we can use in self-hypnosis, we sometimes have multiple desires or needs and often want to present our subconscious with several directions. If we consider the idea that our subconscious isn’t necessarily mature and can behave quite childishly, it’s never a good idea to offer it too many directions.
Consider the classic example of a child in a candy store. He likely won’t know where to go and will take some time to make a choice. This is somewhat like what can happen with multi-suggestions, which can make us lose the ability to enter a trance and maintain focus.
It’s as if you were dispersing your energy in different directions. The one that might be the most important, not being clearly defined, risks not receiving enough « power » and, consequently, there won’t be any result. It’s like trying to start your car by pushing it while at the same time answering a message on your phone. Neither the message nor the car’s startup will be effective.
Moreover, if the subconscious, with its “expertise,” decides to prioritize something else, it might not align with what you had intended. Stay focused on your goal with a simple suggestion. Establish repetition and allow your subconscious to let it sink in.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Dans de nombreuses disciplines, il existe des ceintures noires pour les jeunes. Même si l’on aime dire que les grades ne sont pas toujours représentatifs, pour beaucoup, cette ceinture symbolise quelque chose d’important.
Cela est d’autant plus vrai pour les néophytes qui peuvent facilement juger une école ou un style en fonction de ses ceintures noires. En BJJ comme en Karaté Kyokushin, on sait qu’il s’agit d’un grade difficile à obtenir. En général, ces deux écoles produisent des gradés de qualité : on peut assez aisément les mettre dans un combat, et même sans garantir une victoire, il y aura une solidité technique, tactique et physique perceptible.
En revanche, je n’ai jamais vu d’enfants ceinture noire (moins fréquent en France que dans d’autres pays) qui soient réellement au niveau de ce grade. Ils peuvent avoir de belles techniques et être talentueux, mais un fait bien connu des professeurs est qu’à l’adolescence, un enfant peut perdre énormément d’aptitudes, et de jeunes prodiges peuvent devenir des pratiquants ordinaires à l’âge adolescent ou adulte.
Pensez-vous que le niveau de ceinture noire, même s’il représente pour beaucoup une validation de bases acquises et en cours de maîtrise, doit être jugé uniquement sur la forme, ou bien sur le fond, dans une optique d’opposition ou de combat ?
Devons-nous tant motiver les enfants que nous leur donnons un grade devenu symbole pour beaucoup ?
D’un autre côté, une question se pose moins souvent concernant les enfants, mais combien de ceintures de couleur pourraient battre des ceintures noires en combat ? Ne mériteraient-elles pas ce niveau ? Technique ou combat, bien sûr, il faut les deux, mais dans quelle proportion ?
Pank’s Reflections / Snapshot #272: Black Belts for Children
In many disciplines, black belts are available for young practitioners. Even though we like to say that ranks aren’t always representative, for many, this belt symbolizes something important.
This is especially true for beginners who can easily judge a school or style based on its black belts. In BJJ as in Kyokushin Karate, we know that it is a difficult rank to obtain. Generally, these two schools produce high-quality black belts: you can confidently put them in a fight, and even without guaranteeing victory, there will be noticeable technical, tactical, and physical solidity.
However, I have never seen children with black belts (less common in France than in other countries) who are truly at the level of that rank. They may have great techniques and be talented, but a well-known fact among instructors is that during adolescence, a child can lose a lot of skills, and young prodigies may become average practitioners in their teenage or adult years.
Do you think the black belt level, even though it represents for many a validation of mastered basics, should only be judged on form, or should it be assessed on substance, especially in the context of combat?
Should we motivate children so much that we give them a rank that has become a symbol for many?
On the other hand, a less commonly asked question about children is, how many colored belts can defeat black belts in combat? Do they not deserve that rank? Technique or combat—of course, we need both, but in what proportion?
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank