Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Nous avons cette facilité à faire confiance à ce que l’on lit et entend. Pourquoi nous mentirions-nous ? Surtout sur des sujets assez anodins et sur des choses qui ne nous impactent pas plus que cela. Pourtant, depuis quelques années, nous voyons de nombreux récits qui distordent les faits et amènent à des informations partiellement justes ou complètement fausses. L’explosion de ces récits est associée aux réseaux sociaux, mais offre aussi une vision alternative à certains discours. Comme nous le savons, l’histoire est écrite par les vainqueurs et, automatiquement, par les biais et les orientations que l’on souhaite valoriser et oublier.
Dans nos professions et nos disciplines autour de l’hypnose et de l’accompagnement, c’est la même chose. Nous avons parfois des émergences de pensée qui n’ont pas de sources claires, mais qui sont répétées et enseignées depuis des décennies, comme un mimétisme de connaissance, et une idée que ce qui a été dit est acquis.
L’autre versant du net est qu’aujourd’hui nous avons accès à des informations où nous pouvons lire et étudier ce que les auteurs, auxquels nous avons attribué des discours et des logiques techniques ou stratégiques, ont réellement écrit. Plus les références sont limitées et surtout toujours des mêmes origines sans que ces dernières soient issues de leur “créateur”, plus nous devons prendre attention au discours ou au principe proposé.
Le problème, c’est que lorsque nous débutons, il est difficile de ne pas être ouvert et de ne pas absorber les discours de ceux que l’on estime être des sachants, qui eux-mêmes, en toute bonne foi, répètent ce que leurs propres enseignants expliquaient. Ainsi, nous pouvons nous retrouver avec un cumul “intergénérationnel” d’éléments faux ou attribués à de mauvaises sources, pouvant à minima rendre le discours faux et, au pire, instiller des techniques ou des façons de faire qui pourraient poser problème en session. À nous de prendre le temps de réétudier et, grâce au web, nous pouvons très souvent remonter vers les origines plus claires de beaucoup de choses.
Reflections of Pank / Snapshot #341: Finding the Sources
We have this ease of trusting what we read and hear. Why would we lie to ourselves? Especially on rather innocuous subjects and on things that do not impact us that much. However, for some years now, we have seen many stories that distort the facts and lead to partially true or completely false information.
The explosion of these narratives is associated with social networks, but also offers an alternative view to certain discourses. As we know, history is written by the victors and, automatically, by the biases and orientations that we wish to value and forget. In our professions and disciplines around hypnosis and coaching, it’s the same thing. We sometimes have emergences of thought that do not have clear sources, but which have been repeated and taught for decades, like a mimicry of knowledge, and an idea that what has been said is acquired.
The other side of the net is that today we have access to information where we can read and study what the authors, to whom we have attributed speeches and technical or strategic logic, have actually written. The more limited the references are, and especially if they always come from the same origins without being from their « creator », the more we must pay attention to the discourse or the principle proposed.
The problem is that when we start, it is difficult not to be open and not to absorb the speeches of those we consider to be experts, who themselves, in good faith, repeat what their own teachers explained. Thus, we can end up with an « intergenerational » accumulation of false elements or elements attributed to the wrong sources, which can at least make the discourse false and, at worst, instill techniques or ways of doing things that could pose a problem in session.
It is up to us to take the time to re-examine and, thanks to the web, we can very often go back to the clearer origins of many things.
Quand je parle de mouvement, je parle d’intensité variable, qu’elle soit faible ou forte, et d’amplitude, petite ou grande. Il ne faut pas confondre mouvement avec explosivité ou rapidité. Souvent, nous mélangeons tout, et quand on souhaite produire, que ce soit en boxe ou en lutte, nous accélérons.
Or, les mouvements peuvent être courts, subtils, voire saturants pour l’adversaire. C’est d’ailleurs un de leurs bénéfices : laisser l’autre dans l’incertitude, le questionnement, une sensation d’instabilité. En position de tortue en BJJ ou en Judo, si nous restons fermés et immobiles, l’adversaire peut tranquillement tester ses options. De même en boxe, si nous restons figés, l’adversaire peut analyser la situation, trouver nos angles ouverts et attaquer efficacement. Cherchez à ne jamais cesser le mouvement. C’est difficile et parfois contre-intuitif. Beaucoup diront que cela demande plus de cardio, ce à quoi je répondrai que si parfois l’intensité est élevée avec de grands mouvements, cela peut aussi se traduire par de petits déplacements, des tentatives de prises, etc., qui ne sont pas épuisants.
Rappelez-vous qu’en préhension comme en frappe, nous cherchons à contrôler et à empêcher l’adversaire de bouger pour pouvoir attaquer, soumettre ou percuter. S’imposer de bouger dans chaque randori permet de s’orienter vers cette idée de mouvement constant, d’être un danger permanent, une difficulté pour l’adversaire qui ne peut pas « poser son jeu ».
Martial Reflections of a Hypnofighter #334: Prioritizing Constant Movement
When I talk about movement, I’m referring to varying intensity, whether weak or strong, and amplitude, small or large. We should not confuse movement with explosiveness or speed. Often, we mix everything up, and when we want to be productive, whether in boxing or wrestling, we accelerate.
However, movements can be short, subtle, even overwhelming for the opponent. This is one of their benefits: leaving the other person in uncertainty, questioning, a feeling of instability. In a turtle position in BJJ or Judo, if we remain closed and immobile, the opponent can calmly test their options.
Similarly, in boxing, if we remain static, the opponent can analyze the situation, find our open angles, and attack effectively. Strive to never stop moving. It’s difficult and sometimes counterintuitive. Many will say that it requires more cardio, to which I would reply that while sometimes the intensity is high with large movements, it can also translate into small shifts, grip attempts, etc., which are not exhausting.
Remember that in grappling as in striking, we seek to control and prevent the opponent from moving in order to attack, submit, or strike. Forcing yourself to move in each randori allows you to orient yourself towards this idea of constant movement, to be a permanent danger, a difficulty for the opponent who cannot « establish their game ». Take what is good and right for you.
On passe sur la seconde génération de PUA pour voir l’évolution de ce milieu qui a été popularisé par the Game de Strauss. J’ai pris le Blueprint Decoded de Owen RSD / Tyler Durden parce que la Real Social Dynamics a été l’entreprise la plus influente du monde du PUA pendant presque une décennie dans ce domaine. Le Blueprint est un ouvrage et un workshop. Je vous lis des notes qui ne sont pas de moi sur le séminaire.
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Notre cerveau est assez bluffant. Même si de nombreux événements de la vie peuvent briser la psyché et entraîner ce que nous appelions autrefois la folie, encore plus nombreux sont ceux qui entrent dans une forme de résilience.
En ce moment, je reparle beaucoup d’antifragilité (et il faudrait que je relise l’ouvrage de Nassim Taleb). En suivant quotidiennement mes consultants, je vois à quel point nous pouvons ne pas nous laisser détruire par ce qui semble pourtant inacceptable pour l’esprit.
Cette capacité que nous avons tous, et qui est plus ou moins développée, nous amène à observer que détruire l’humain, psychologiquement, sur des années, n’est pas si simple. Pire encore pour ceux qui pourraient le souhaiter : il y a de fortes chances que, malgré des réactivations d’ancrage douloureuses, la grande majorité de ceux qui ont souffert parviennent à vivre. Oui, vivre. C’est ne pas se trouver dans cette non-vie destructurée ou dans la mort volontairement produite. Simplement vivre. Parfois avec des prothèses, souvent avec des douleurs, mais avec ce qui est pourtant initialement inacceptable. Et peut-être même n’y a-t-il parfois pas à accepter cet inacceptable, mais que ce dernier, tout en restant ce qu’il est, ne peut plus être plus intense que ce qu’il fut. Dès lors, c’est un inacceptable intégré…
Pank’s Reflections / Snapshot #340: Accepting the Unacceptable
Our brain is quite amazing. Even though many life events can break the psyche and lead to what we used to call madness, even more people enter a form of resilience.
Currently, I’m talking a lot about antifragility (and I should reread Nassim Taleb’s book). By following my clients daily, I see how much we can avoid being destroyed by what seems unacceptable to the mind.
This capacity that we all have, and which is more or less developed, leads us to observe that destroying a human being, psychologically, over years, is not so simple. Worse still for those who might wish it: there is a strong chance that, despite painful reactivations of anchors, the vast majority of those who have suffered will manage to live. Yes, to live. It is not to be found in this unstructured non-life or in voluntarily produced death. Simply to live. Sometimes with prostheses, often with pain, but with what is initially unacceptable.
And perhaps there is sometimes no need to accept this unacceptable, but that the latter, while remaining what it is, can no longer be more intense than it was. Therefore, it is an integrated unacceptable…
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Que j’aime les fondamentaux ! M’interroger sur tout ce qui peut sembler « normal », ce que nous répétons parce que nous l’avons appris de cette façon, parce que c’est répété depuis des décennies. Nous savons pourtant tous que les techniques évoluent, alors peut-être que la main qui se trouve sur un point pourrait être sur un autre.
Seulement si on regarde ce qui structure la technique, les éléments fondamentaux, les concepts clés, nous pouvons comprendre que ces changements de forme continueront à exploiter les mêmes leviers, cales ou pivots.
Certes, il y aura sûrement des ajustements, plus de rotation, plus de vitesse ou plus de pression, mais tout ce qui fonde nos systèmes sera validé. Pendant nos entraînements, ne plus regarder la technique ou l’appliquer, mais chercher à maintenir juste certains concepts. En BJJ, ne jamais mettre son dos à plat par exemple, ou dans les styles de percussions ne pas laisser passer la distance du coude de notre partenaire.
À mesure que l’on joue avec ces fondamentaux, on prend de plus en plus conscience de ce qui se passe dans ce que nous avons naturellement appris puis acquis dans nos apprentissages. Il y a aussi une remise en question de ce qui nous semblait « normal », comme si nous relisions un livre et que nous comprenions les choses autrement, et que ce que nous pensions être juste, ne reste qu’une interprétation.
Bien sûr, comme on enseigne, nous devons partager la forme pour que chacun puisse ressentir avant de réellement commencer à « comprendre » un pour cent en plus d’un concept que pourtant nous pensions avoir maîtrisé. Mais ce pour cent, changera petit à petit notre vision de nos disciplines et ouvrira pour certains un nouveau plaisir de cette facette de nos styles.
Martial Reflections of a Hypnofighter #333: The Fundamentals
How I love the fundamentals! To question everything that may seem « normal », what we repeat because we learned it that way, because it has been repeated for decades. Yet we all know that techniques evolve, so maybe the hand that is on one point could be on another.
Only if we look at what structures the technique, the fundamental elements, the key concepts, can we understand that these changes in form will continue to exploit the same levers, wedges or pivots.
Certainly, there will surely be adjustments, more rotation, more speed or more pressure, but everything that forms the foundation of our systems will be validated. During our training, no longer look at the technique or apply it, but seek to maintain just certain concepts. In BJJ, never put your back flat for example, or in percussion styles do not let the distance of our partner’s elbow pass.
As we play with these fundamentals, we become more and more aware of what is happening in what we have naturally learned and then acquired in our learning. There is also a questioning of what seemed « normal » to us, as if we were rereading a book and understanding things differently, and what we thought was right remains only an interpretation.
Of course, as we teach, we must share the form so that everyone can feel before really starting to « understand » one percent more of a concept that we thought we had mastered. But this one percent will gradually change our vision of our disciplines and will open for some a new pleasure in this facet of our styles.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
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Pour ceux qui étaient présents lors du live d’hier au sujet de « The Anxious Generation », je vous partageais le lien de cause à effet, pas nécessairement intuitif, qui aboutit à des critiques de la part de la génération qui l’a initié.
Les générations X et Y, qui ont éduqué la génération Z, se plaignent de leurs « safe spaces » et de la « cancel culture », phénomènes principalement observés sur les campus et lors de rencontres avec des intellectuels de diverses tendances. Cependant, si les membres de la génération Z sont en quête de sécurité, et plus encore, de protection vis-à-vis de l’autre, des idées, de l’opposition ou de la frustration, ils ne font que reproduire le schéma des parents hélicoptères.
Si les parents n’avaient pas surexploité les outils de protection, préférant parfois les enfants devant un écran plutôt que dehors à jouer dans un monde perçu comme « dangereux », si le smartphone n’était pas devenu un outil de surveillance pour contrôler où, quand et comment l’enfant ou l’adolescent vit, la situation serait différente.
Si, au lieu de servir de taxi ou de se plier aux désirs de leurs enfants, les parents les avaient laissés se débrouiller, prendre les transports en commun et vivre des expériences dans le monde réel, ces jeunes auraient pu développer une antifragilité. Or, comme le souligne Haidt, depuis le milieu des années 95 et plus encore aujourd’hui, les parents ont surdéveloppé la protection.
Par conséquent, lorsque les adolescents deviennent adultes et se retrouvent « autonomes » dans des groupes humains pas forcément bienveillants, voire opposés à leur personne, leurs idées, leurs actes ou leurs valeurs, ils n’ont qu’une réaction naturelle : se plaindre à l’autorité pour retrouver une protection.
Il existe une différence entre redonner confiance, apaiser et procurer un sentiment de sécurité, et surprotéger, voire se substituer à l’enfant. Notre génération de parents doit assumer ce dont elle se plaint, car elle est co-responsable des fonctionnements progressistes actuels, tant dans leurs aspects positifs que négatifs.
Pank’s Reflections / Snapshot #339: When Overprotective Parenting Leads to Cancel Culture
For those who were on the live yesterday about « The Anxious Generation », I was sharing with you the cause-and-effect relationship, not necessarily intuitive, which leads to criticism from the generation that initiated it.
Generations X and Y, who raised Gen Z, complain about their « safe spaces » and « cancel culture », phenomena mainly observed on campuses and during encounters with intellectuals of various persuasions. However, if Gen Z members are seeking security, and even more, protection from others, ideas, opposition or frustration, they are only replicating the pattern of helicopter parents.
If parents hadn’t overused protective tools, sometimes preferring children in front of a screen rather than outside playing in a world perceived as « dangerous », if the smartphone hadn’t become a surveillance tool to control where, when and how the child or teenager lives, the situation would be different.
If, instead of serving as a taxi or bending to their children’s desires, parents had let them fend for themselves, take public transportation and have experiences in the real world, these young people could have developed antifragility. However, as Haidt points out, since the mid-90s and even more so today, parents have overdeveloped protection.
Therefore, when teenagers become adults and find themselves « autonomous » in human groups that are not necessarily benevolent, or even opposed to their person, their ideas, their actions or their values, they have only one natural reaction: to complain to authority to regain protection.
There is a difference between restoring confidence, calming and providing a sense of security, and overprotecting, or even substituting for the child. Our generation of parents must take responsibility for what they complain about, because they are co-responsible for current progressive behaviors, both in their positive and negative aspects.