Pank PdV #8 : Mon dojo, une dictature

Dans le monde des arts martiaux et des sports de combat, nous pénétrons dans un univers assez différent de notre quotidien. Si vous n’avez jamais mis les pieds dans ces lieux, il y règne une atmosphère (en dehors des odeurs) qui nous fait rapidement comprendre que ce ne sera pas forcément la rigolade. C’est d’autant plus vrai pour les petits néophytes qui souhaitent découvrir le monde du combat. Il y a bien sûr les écoles commerciales qui se préoccupent davantage des clients, puis il y a celles plus « traditionnelles » qui ne semblent pas particulièrement accueillantes.

Je fais plutôt partie de cette dernière tendance. Pour moi, les personnes importantes dans un dojo sont celles qui y sont présentes depuis un certain temps. Pourquoi ? Parce que je sais qu’un de mes gradés est un pratiquant qui a déjà investi des heures et des années de son temps et de son énergie pour venir régulièrement dans cette salle suivre mes enseignements. Ils méritent mon attention, ma confiance et mes efforts bien plus qu’un nouveau venu qui pourrait changer d’académie ou de sport dans un mois.

Peut-être ai-je lu trop de mangas ou pratiqué le karaté en excès, mais en fin de compte, c’est aux nouveaux élèves de faire des efforts en matière d’écoute, de présence et d’implication pour que je m’investisse en retour. Comme je le répète régulièrement, un dojo est une dictature, un lieu complètement hiérarchisé et absolument pas égalitaire ou équitable. Une dictature, avec un professeur tout-puissant (merde, ma thérapie n’a pas encore porté ses fruits), où les ceintures blanches n’ont aucun droit. Oui, aucun, ils doivent suivre ce que leur imposent leurs aînés sur le tatami, ils doivent s’écarter si un gradé est trop proche pendant les combats, accepter les décisions de ces derniers même s’ils ne sont pas d’accord.

Je sais que vu comme ça, ce n’est vraiment pas un lieu d’amour et de jiujitsu/luta pour tous. Si je me réfère aux critères de mon ami Gile de BJJ Eastern Europe, mes cours devraient être à fuir. Pourtant, j’ai des élèves formidables, des personnes sérieuses et impliquées qui savent qu’il n’y a pas de droit ou d’égalité, mais que tout le monde peut, avec du temps et du travail, progresser dans la hiérarchie. Tout le monde peut devenir ceinture bleue, violette, marron et noire. Cela impliquera des droits, mais aussi des responsabilités.

Un dojo n’est pas seulement un lieu pour améliorer nos capacités à se battre ou à affronter des conflits physiques, c’est aussi un moyen de se renforcer et de se préparer aux moments difficiles et douloureux de la vie. Le quotidien n’est pas juste, il est stressant, et nous subissons régulièrement des pressions. La salle de sport apporte la même chose et nous apprend qu’avec de la rigueur, de la constance et une capacité à encaisser, nous pouvons nous en sortir au mieux.

C’est également un lieu de sociabilisation et de connexion. Nous formons une équipe, et si certains élèves font des erreurs, c’est l’ensemble du groupe qui peut corriger ou en payer le prix. Il y a cette notion qui nous oblige à prendre soin des autres, dans tous les sens du terme. Cela implique que les autres se comportent correctement, qu’ils prennent 30 secondes pour boire, qu’ils arrivent à l’heure, qu’ils se taisent pendant les explications, qu’ils mettent suffisamment d’intensité dans les exercices. Il s’agit également d’être un bon partenaire (UKE), de permettre aux autres de progresser, de les protéger des blessures. Sans l’autre, même s’il ne s’agit que d’une ceinture blanche, il n’y aurait pas de progression ni d’avancée.

Nous devons prendre en considération ce partenaire, car si l’ego ou des émotions mal maîtrisées entraînent des blessures, c’est tout le groupe qui en subit les conséquences. Moins nous avons de coéquipiers, moins nous pouvons progresser.

Vivre dans cette dictature est certainement insupportable pour beaucoup, d’autant plus dans une société qui garantit la liberté d’expression à tous. Dans un dojo, la seule expression admise est « OSU », le reste appartient au retour à la vie normale. Une vie qui, jour après jour, nous semble de plus en plus confortable par rapport à ces quelques heures où un seul objectif prévaut : devenir meilleur dans notre quotidien, avec notre technique, notre corps et notre attitude.

Osu

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one

Pank

#dojo #dictature #salledesport #racalutabjj #asile #jiujitsu #bjj #blackbelt #lutalivre #nopainhappiness #whitebeltitude #mma #karate

HnO Coaching #344 : Réapprivoiser la solitude

On pourrait peut être enseigner la solitude pour apprendre à vivre ces moments.

Testez, observez et concluez par vous mêmes.
Les potentiels sont en vous.
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Be One
Pank

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Les instantanés de Pank / Réflexion #26 : Les faits et le réel


En tant que praticien, je suis un peu particulier et j’expérimente quotidiennement de nouvelles notions pour recadrer et ouvrir des options à mes partenaires. Ces derniers mois, je me concentre davantage sur les faits et moins sur le récit et les émotions entourant la problématique. Je pense que cela vient inconsciemment de mes lectures en thérapie cognitive-comportementale, en particulier celles d’Ellis, qui me ramènent à ce qui est assez naturel pour moi, c’est-à-dire une approche plus rationnelle.
Il est certain que cela ne convient pas à tout le monde, car la composition des perceptions est parfois un levier intéressant dans certaines stratégies pour amener les partenaires vers un mieux-être. L’idée de devoir entrer dans la carte de l’autre, comme vous le savez, même si elle est tentante parce qu’elle est assez simple, n’est qu’une option parmi d’autres dans le domaine de l’accompagnement.
La recherche des faits et du réel consiste rarement à entrer dans la carte du partenaire, mais plutôt à plonger dans ce qui se rapproche du territoire. Je suis d’accord que cela ne représente qu’un filtre supplémentaire, néanmoins, lorsque nous faisons décrire les faits au plus près de ce qui s’est réellement produit, nous éliminons les ajouts émotionnels. Nous zoomons certes avec une perspective qui est la leur, mais en supprimant tout ce qui génère du bruit, ces éléments qui sont là simplement pour parasiter les situations.
Au départ, nous n’accordons aucune importance à ce qui est pensé ou ressenti, nous ne cherchons qu’à réactiver la situation. Dès qu’une émotion remonte, nous la laissons quelques secondes, comme une information, une coloration de ce qui peut être perçu à cet instant précis de cette réalité. Je tiens à préciser qu’à ce moment là, nous ne saurons jamais si l’émotion de tristesse, par exemple, était celle d’origine. Il se peut qu’il s’agisse de peur, de colère ou autre. Donc conclure que cette situation te rend triste est erroné. Ce que tu perçois des faits à cet instant précis au cabinet te rend triste, après avoir recadré à maintes reprises ces situations problématiques vécues.
Plus nous ramenons nos partenaires, mais également nous-mêmes, dans le concret du quotidien, dans les faits, dans la description des choses, plus nous permettons à notre esprit d’éviter les options imaginées, nous les neutralisons. Par exemple, si une personne ressent une présence dans sa chambre lorsqu’elle éteint la lumière, si personne n’est là, les faits sont simplement que j’imagine que quelqu’un est là et que je ressens une présence alors que je suis seul. Nous éliminons simplement toutes les hypothèses et les « et si ». Cela apaise un peu l’esprit et surtout nous permet de mener des recherches sans hypothèses. Dans le cadre du cabinet, cela offre une nouvelle perspective.
Par exemple, lorsque quelqu’un affirme avoir failli mourir ou être mort lors d’un événement, il s’agit d’une autosuggestion répétée, car la réalité est que cette personne est bien en vie mais se répète intérieurement qu’elle n’est pas en vie. Insister sur cette facette indéniable, la faire exprimer, percevoir et ressentir sa vie, ouvre la possibilité du « vrai » instant présent et de tous les moments suivants tant qu’elle est en vie.
Pour en revenir au sujet que vous connaissez et que j’apprécie, la croyance est reléguée au second plan et nous ne nous appuyons que sur ce qui est palpable dans l’instant. Nous ne supprimons pas tous les filtres, nous les limitons de plus en plus. C’est un peu comme choisir entre la pilule bleue et la pilule rouge.
Plus nous cherchons à nous rapprocher du factuel, plus nous offrons une opportunité au partenaire (ou à nous-mêmes) de ne pas nous perdre dans nos récits. Les émotions doivent également être recadrées petit à petit. Ne laissez pas les partenaires dire « je ne sais pas pourquoi je pleure, je ressens ceci ou cela ». Il est utile d’aller prospecter pour ne pas être victime d’un parasitage et donc d’une éventuelle mentalisation sur le déni d’un événement. En séance, il est facile de vivre des émotions intenses, ce qui, pour certains partenaires, est un excellent moyen de rompre avec le schéma de questionnement ou l’orientation de la séance afin de ne pas toucher à ce qui pourrait être un élément clé. Pourquoi ? Parce que cela peut être déstabilisant, choquant et difficile à admettre. Prenons l’exemple de notre capacité à nous raconter des histoires sur un événement de notre vie, comme le décès de quelqu’un. Pendant des années, la mort de cette personne a été une excellente excuse pour se plaindre de tout. Et puis, après avoir dépassé les émotions et les discours, la personne exprime cette idée : « Je suis content qu’il soit mort, je le détestais. » En réalité, la personne décédée, qui était son excuse pour se plaindre, n’était pas la source de sa tristesse, mais le fait de se voir comme quelqu’un qui se réjouit de la mort de quelqu’un l’affecte au quotidien. En somme, c’est comme faire face à son ombre.
Des histoires de ce genre, j’en rencontre régulièrement lorsque nous nous orientons vers la recherche des faits et du réel…
Et vous, quelle est votre relation avec la réalité ?
Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be one
Pank

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Pank PdV #7 : Les clés à la volée, un outil efficace en self-défense


J’aime beaucoup les styles de préhension traditionnels qui utilisent les clés articulaires comme élément central de leur méthode. On peut citer le Chin Na ou l’Aikido qui sont certainement les écoles les plus représentatives.

Ces styles travaillent sur les articulations pour amener l’adversaire au sol ou le projeter. Je les différencie des styles de lutte, de judo ou de jiu-jitsu qui mettent davantage l’accent sur la création d’un déséquilibre pour amener l’adversaire au sol.
Le problème réside dans le fait qu’en situation réelle d’opposition, il est assez difficile de réussir à appliquer des clés articulaires dès le début de l’affrontement. Il y aura une réaction de la part du partenaire ou de l’adversaire qui retirera son bras, nous frappera, ou plus généralement, opposera une résistance qui figera le combat. Pour éviter cela, l’aikijutsu, par exemple, intègre des frappes. D’ailleurs, de nombreux systèmes modernes de self-défense utilisent également cette stratégie.

Le problème « légal » réside dans la proportionnalité de l’attaque et de la réponse. Il est mal accepté, sur une simple poussée ou saisie, de répondre avec un gros coup de poing ou une gifle (surtout que tout est filmé de nos jours). L’idée initiale de travailler avec des clés articulaires est excellente, mais il faut sélectionner des techniques simples qui peuvent être mises en œuvre rapidement.
À mon sens, les clés sur les petites articulations sont les plus efficaces. Une action sur les doigts provoque facilement une réaction et reste facile à saisir fermement. Les clés de poignet comme le Kote Gashi ou les clés en Z sont certes plus complexes à saisir, mais elles sont extrêmement efficaces.

Quand je combattais en combat libre, je voulais absolument tester en compétition la technique du Kote Gashi. J’ai pu la mettre en pratique à deux reprises, généralement lorsque mon adversaire et moi étions fatigués lors des phases de grappling. J’engageais la clé en ayant mes deux mains sur la sienne (ou plutôt sur son gant), et au moment de passer à une pleine puissance en décalant, j’ai été stoppé par l’arbitre lors de deux compétitions différentes.

Après le match, lorsque je demandais pourquoi, on m’expliquait que les clés à la volée de ce type n’étaient pas autorisées. C’était assez surprenant dans les prémices du MMA, où l’on acceptait parfois des choses vraiment dangereuses. C’est une technique intéressante car nous mettons toute la force de nos bras et le poids de notre corps en rotation sur une petite articulation du poignet, ainsi que sur la chaîne qui remonte jusqu’au coude.
À l’époque, au Fushan, nous avions des Serbes qui pratiquaient le réal Aikido, et le professeur m’expliquait que dans le domaine de la sécurité, ce type de petite technique fonctionnait très bien à courte distance, ce qui est souvent la position la plus courante dans ces métiers.
Il est intéressant d’observer les différentes formes de clés articulaires dans les styles traditionnels.

Pour les pratiquants de MMA ou les combattants en opposition, il est intéressant de les tester en randori, voire lors de sparrings plus intenses, afin de se rendre compte de leur validité dans les phases les plus complexes du combat, notamment lorsqu’ils sont confrontés à des adversaires qui connaissent et sont préparés à une multitude d’options.
Si nous parvenons à les appliquer lors de jeux de combat, dans un environnement urbain par exemple, cela peut être facilement utilisable.

Sans nécessairement causer des ruptures articulaires, cela permet d’exercer un « contrôle » et surtout de prévenir la prise d’une arme, ce que les frappes ne permettent pas toujours, à moins de mettre KO l’adversaire.

La seule chose difficile est de décider d’aller jusqu’à la casse. Oseriez-vous fracturer les doigts d’une personne modérément agressive qui ne souhaite pas s’arrêter ? Nous savons que les clés à la volée sont un peu plus difficiles à gérer que les clés au sol, comme en BJJ ou en Sambo.

Et vous, lors de vos pratiques de self-défense ou de combat libre, utilisez-vous souvent ce type de clés articulaires ?

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HnO Coaching #343 : Dealer avec les personnes non ok / négatifs.

Est ce qu’il vous arrive de croiser des personnes qui vous semblent sans cesse non ok ? Une petite idée très simple pour ne pas trop vous faire aspirer.

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Les instantanés de Pank / Réflexion #25 : Vouloir croire à tel point qu’on hallucine


Nous sommes conscients que nous pouvons tous vivre des hallucinations. Elles ne sont pas nécessairement très intenses, mais plus nous les conditionnons volontairement ou à travers d’un élément externe, plus elles ont de probabilités de se produire. Combien de personnes ont-elles eu des visions d’ombres et de choses terrifiantes simplement en se répétant qu’il y a des choses étranges dans un lieu ? C’est un jeu auquel se livrent les enfants, mettant en place des conditions qui leur permettent de décrire parfaitement des choses incroyables.
Cependant, ce ne sont pas seulement les enfants qui font cela à un tel point que cela devient leur réalité. Nous savons qu’à un niveau subconscient, nous pouvons avoir des hallucinations négatives, comme ne pas voir un objet que nous cherchons alors qu’il est devant nous, ou inversement des hallucinations positives, comme entendre notre téléphone sonner ou quelqu’un nous interpeller.
Avec les transes du quotidien, sans intention ni suggestions spécifiquement orientées, nous vivons spontanément ces hallucinations. Alors, imaginez ce que cela donne lorsque vous mettez toutes les chances de votre côté pour les vivre. C’est un peu comme il y a quelques années, quand des hypnotiseurs voulaient tellement monter sur scène lors d’un spectacle de Mesmer qu’ils se conditionnaient une heure avant en s’induisant continuellement des transes profondes, afin d’être dans un état optimal dès le début du spectacle et d’être facilement sélectionnés par l’hypnotiseur.
Gardez bien à l’esprit cette idée de mettre en place toutes les conditions possibles et inimaginables pour répondre à une macro suggestion, c’est-à-dire à notre croyance. Cette dernière ne correspond pas à la réalité commune, mais seulement à ce que nous souhaitons être notre vérité. Plus nous nous plongeons dans des transes profondes et ouvertes, plus nous sommes enclins à vivre des hallucinations diverses.
Récemment, j’entendais des passionnés d’ésotérisme expliquer qu’ils avaient la preuve que des phénomènes paranormaux se produisaient parce qu’ils en avaient été témoins. Nous savons à quel point un témoignage peut être une construction, un récit de ce que nous avons vécu. Ce sont souvent les cartes qui parlent et rarement les territoires. Au départ, une personne décrit les faits, en l’occurrence une opération avec des guérisseurs philippins. N’ayant pas vécu ce type d’opération moi-même, je ne peux pas savoir empiriquement si c’est possible ou non. Mon côté un peu rationnel et ma connaissance des prestidigitateurs me dit simplement que nous pouvons reproduire la même chose sans aucun don ou prière, comme une arnaque.
L’interlocutrice, qui connaît bien la médecine, explique qu’elle a vu et ressenti des choses. Son expérience valide donc sa croyance. Il y avait du sang et des cailloux comme éléments de preuve physique. Petit à petit, lors des questions, de nombreuses informations intéressantes émergent, ce qui pourrait changer la situation. Elle voulait absolument voir ces guérisseurs et, en ses propres mots, aurait tout fait pour assister à l’opération et la vivre. C’est un élément motivationnel très important. Elle n’avait pas de doute, mais une conviction qu’elle voulait valider.
Nous savons tous que lorsque nous voulons voir des choses, nous pouvons créer tous les biais que nous souhaitons et rationaliser pour valider nos pensées. Il est amusant de se rendre compte plus tard que, en réalité, nous ne voulions pas admettre certaines choses et préférions avoir des œillères.
Tout au long de son récit, cette personne fournit un contexte : des heures de prière, de nombreuses suggestions et un état qu’elle décrit elle-même comme complètement hors du temps et déphasé. Cela ressemble fortement à des phénomènes de transes de distorsion temporelle et de dissociation. Nous avons donc toutes les conditions pour que ce qui est vu soit influencé par des suggestions et des hallucinations. Dans son cas, son expérience était sublime et merveilleuse. L’histoire ne nous dit pas si elle avait ou non une condition préexistante qui s’est améliorée.
Et vous, quelle croyance et quelle autosuggestion vous répétez-vous sans cesse et que vous affirmez être vraies parce que vous les avez vécues empiriquement et hallucinatoirement ?
Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be one
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HnO Coaching 342 / Réflexions sur les croyances #13 : Les distorsions du réel par les émotions.

Nous pouvons venir à nier du réel aussi simple qu’un chiffre pour répondre à nos croyances et nos émotions.

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Les instantanés de Pank / Réflexion #24 : Avec les enfants, c’est plus vrai…

Combien de fois ai-je entendu cela ? Lorsque je discute avec des partenaires ou que j’échange avec des amis, il arrive soudainement qu’une sorte de pouvoir de la mignonitude se manifeste.

Les enfants et leurs merveilleuses qualités, eux qui n’ont pas encore été infectés par les opinions et les vicissitudes de la vie. Quand je les écoute, j’ai l’impression que l’adulte parfait serait un enfant. Un être supérieur qui dit toujours la vérité, qui ne se retient pas, qui partage ses pensées. C’est adorable, n’est-ce pas ?

Au moins, avec les enfants, on sait où l’on met les pieds et ce à quoi s’attendre… Mais à mon avis, c’est une idée fausse que nous aimons nous raconter. Parce qu’à un moment donné, on sait qu’avec un enfant, on peut l’influencer, voire le dominer.

Si vous prenez toutes les qualités supposées des enfants et les transférez à un adulte, ce sera certainement une des pires rencontres de votre vie. Ayant essayé plusieurs fois des expériences d’honnêteté radicale, où l’on dit aux gens ce que l’on pense d’eux ou d’un sujet, les réactions des personnes ne sont que rarement accueillantes et bienveillantes, mais elles se sentent souvent insultées ou méprisées.

En général, nous n’aimons pas les personnes qui se permettent de prendre trop de libertés avec nous. Qui sont-elles pour nous parler ainsi ? Pourtant, nous aimons dire que nous apprécions la franchise des enfants, leur côté sans filtre, n’est-ce pas ? Ne vous semble-t-il pas que de telles personnes seraient un peu asociales ? Mettant de côté leur masque de partage et d’échange.

De même, aimeriez-vous une personne si authentique qu’elle vit toutes ses pulsions et ses excès émotionnels ? C’est pourtant un comportement d’enfant. Ce qui nous différencie souvent en tant qu’adultes, c’est notre capacité à maîtriser nos émotions dans certaines situations et à nous permettre de les exprimer lorsque l’espace et les circonstances le permettent.

Il est difficile d’entendre des vérités (subjectives car venant des autres) et lorsque l’objection que nous pourrions élever conduit à encore plus de conflit, nous n’aimons pas la pression que cela suscite en nous. Cela peut générer de la frustration, de la colère ou une sensation d’impuissance. Nous aimons que les enfants agissent ainsi parce que nous pouvons les recadrer. Étant dans une position de puissance en tant qu’adultes, nous savons qu’il n’y aura pas de discussion, au pire une colère que nous pourrons gérer de notre position élevée.

Réfléchissez à toutes les fois où les réactions puériles vous ont agacé. Les personnes qui ne réfléchissent pas avant de parler, celles qui ont des opinions sur tout, celles qui ne prennent pas de décisions ou celles qui ne supportent pas les aléas de la vie lorsque cela ne correspond pas à leurs attentes.

Savoir être un adulte s’apprend, se façonne, se développe. Ce sont toutes les étapes de notre vie qui nous amènent à assumer notre posture d’adulte. Il est possible que nous souhaitons parfois revenir à des comportements régressifs, mais les positions et les situations dans lesquelles nous avons avancé nous en empêchent.

Garder notre esprit d’enfant est valable uniquement s’il s’agit de créativité et parfois d’une vision naïve des choses. En revanche, en ce qui concerne la gestion de notre vie quotidienne, la réflexion sur le sens de la vie, de notre existence et autres, ce n’est pas la bonne combinaison.

Aimeriez-vous des adultes avec une mentalité d’enfant ? Ou est-ce que c’est mignon seulement quand ils sont enfants, mais pas dans d’autres conditions ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one

Pank

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La Méthode Silva : étude du Système #158 / Podcast #68 avec Lee : Livre Prophesy de José Silva 2/2

Un livre un peu plus spirituel de José Silva. On est moins dans la dynamique de base de la méthode mais plus sa réflexion qui l’a motivée à mettre en place son système.

https://lamethodesilva.com/
https://www.lamethodesilva.be/
https://www.lamethodesilva.ch

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Les instantanés de Pank / Réflexion #23 : Cesser de se harceler

En ce moment, le mot « harcèlement » est souvent mentionné, notamment en ce qui concerne les enfants. Il est intéressant de réfléchir à quel point nous nous harcelons nous-mêmes.
Avec une mentalité de perfectionnisme ou de vouloir toujours faire les choses correctement, nous nous enfermons souvent dans des pensées parasites qui nous oppriment constamment.

Sommes-nous capables d’être aussi violents envers nous-mêmes que ce que le monde nous impose ? Certainement, même sans les réseaux sociaux. Nous avons tendance à nous affaiblir avec des dialogues destructifs et des autocritiques incessantes. Nous sommes rarement indulgents envers nous-mêmes. Il suffit de regarder le nombre de personnes prenant des antidépresseurs en France.

On peut dire que cela est lié à des influences extérieures telles que le travail, la famille, les amis ou même les actualités. Nous pouvons subir une pression constante de ce monde, mais cela alimente également les problèmes que nous vivons en nous-mêmes. Sans aller dans les extrêmes, en travaillant avec des patients en cabinet, nous constatons que de nombreuses personnes viennent avec des états émotionnels très perturbés, et nous nous rendons compte que ce sont simplement des éléments qui exploitent leurs faiblesses.

Nous préférons souvent penser que c’est l’extérieur qui est seul responsable de nos états, mais en réalité, c’est notre façon de travailler sur nos perceptions qui influence la façon dont on les encaisse. Prenons conscience que nous nous harcelons, quotidiennement, en adoptant des masques et des comportements projetés comme étant « bons » ou « parfaits ».

Plus nous permettons à nos partenaires de rééquilibrer les choses en eux-mêmes, de gérer leurs failles et de trouver un apaisement avec leurs problèmes personnels, moins les choses auront d’impact sur nous. À ce moment-là, les pensées et les réflexions réduiront leur force, voire leur fréquence, c’est un peu comme si vous étiez en mode « off ».

On peut comprendre pourquoi la méditation ou l’auto-hypnose offrent des possibilités d’apaisement. Nous nous accordons des espaces, des moments où tout ne se succède pas sans fin, mais se segmente. C’est comme une bouffée d’oxygène, une coupure face à ce harcèlement.

Quelle pression vous imposez-vous constamment dans votre quotidien ? Est-ce sur le travail, la santé, les relations ? Pourquoi consacrez-vous autant de temps et d’énergie à y revenir sans cesse ? Si vous deviez créer un espace entre vos pensées, un silence, quelle phrase ou quelle image choisiriez-vous ? Amusez-vous à ajouter des moments de silence ou des images d’écran noir, comme si vous étiez en train de monter une vidéo ou une bande dessinée.

Même si vous continuez à vous harceler, la première étape consistera simplement à ralentir sa fréquence.
Vous pourriez essayer de donner des suggestions positives, mais elles pourraient également être oppressantes. Optez simplement pour l’idée de neutralité. Cela ouvrira de plus en plus de possibilités et réduira cet excès. Au lieu de vous harceler, vous passerez simplement à l’étape de vous agacer vous-même.

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be one
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