La Méthode Silva : étude du Système #161 / Podcast #70 avec Lee : Livre The Mystery of the keys 1/4

Dans ce podcast on vous parle d’un livre qui n’a rien à voir avec la Méthode Silva. Dans le sens où c’est un partage de José Silva sur sa vision de la religion et comment il a construit son système autour de sa foi.

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Réflexions de Pank / Instantané #42 : La violence


Ce qui est fascinant avec la violence, c’est qu’elle se nourrit d’elle-même. Une étude de 2011 (Gentile, D. A., Coyne, S., & Walsh, D. A. (2011)) a montré que plus nous sommes exposés à des images et des conditions violentes, plus nous nous désinhibons. Même si cela est souvent critiqué par les joueurs, les jeux vidéo violents peuvent habituer et influencer les comportements (Markey, P. M., & Markey, C. N. (2010)).


Cela peut expliquer pourquoi il y a autant d’acceptation de scènes violentes, que ce soit envers leurs opposants, des symboles ou même envers eux-mêmes lorsqu’ils se blessent, dans les vidéos diffusées par les « émeutiers » actuellement. L’exposition à des médias violents (jeux, télévision, vidéos…) entraîne une diminution de l’empathie et des comportements sociaux (Krahé, B., & Möller, I. (2010)). Cela crée une baisse de l’empathie.


Nous nous retrouvons donc dans une sphère que nous connaissons dans toutes les périodes de violence, où la colère initiale se transforme en actes de violence qui, vus par les autres et partagés sur les réseaux, exposent de nouvelles personnes qui les regardent. L’effet de groupe, l’absence de raisonnement personnel, la diminution de l’empathie et les actes violents entraînent des comportements de plus en plus primitifs, sans aucune considération pour autrui. Cela se manifeste par des voitures brûlées, des voisins attaqués ou des lieux de vie saccagés.


Lorsque les journalistes demandent pourquoi ils détruisent là où ils vivent, la question ne tient pas compte des déséquilibres psychiques engendrés par la société, les problèmes d’éducation et les nouvelles normes associées au numérique. Nous assistons à des phases qui flirtent avec la psychopathie, où le narcissisme se manifeste par la quête de celui qui en fait le plus pour être vu.
De plus, si notre cerveau a un programme de base de prise de pouvoir, l’individu se met en compétition (comme pour le Nouvel An, avec les concours des quartiers, les plus incendiaires). Cette quête est primitive et la diminution de l’inhibition entraîne des actes pulsionnels souvent absurdes, dangereux, voire haineux.


Nous nous retrouvons dans une spirale autoalimentée qui s’éloigne du rationnel, du logique et du conscient, pour entrer dans des réponses subconscientes, avec une expression des émotions exacerbée associée aux fantasmes de toute-puissance (toujours cette fonction de pouvoir du cerveau).
La violence nourrit la violence de tous les côtés, jusqu’à l’épuisement de la pulsion, comme nous l’avons souvent constaté lors de révoltes. La désinhibition n’est que temporaire et à court terme. La situation actuelle montre que malgré l’illusion d’un civisme prôné, les pressions personnelles, sociétales et fantasmées sont de moins en moins bien gérées du point de vue individuel ou collectif.
Il est nécessaire de mettre en place une grande thérapie sociale et psychique, sinon les schémas se répéteront de plus en plus fréquemment. Nier n’évite pas l’expression de cette violence.
Références :


• Gentile, D. A., Coyne, S., & Walsh, D. A. (2011). Media violence, physical aggression, and relational aggression in school age children: A short-term longitudinal study. Aggressive Behavior, 37(2), 193-206.
• Markey, P. M., & Markey, C. N. (2010). Vulnerability to violent video games: A review and integration of personality research. Review of General Psychology, 14(2), 82-91.
• Krahé, B., & Möller, I. (2010). Longitudinal effects of media violence on empathy and aggression among German adolescents. Journal of Applied Developmental Psychology, 31(5), 401-409. doi: 10.1016/j.appdev.2010.07.004.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #24 : Le Tomiki Aikido

Je voulais parler un peu de l’Aikido et surtout d’un style que nous ne connaissons pas beaucoup en France : l’école de Kenji Tomiki. J’ai remarqué que Chadi a partagé une vidéo sur le sujet (https://www.youtube.com/watch?v=XuGhKWcXXYo). L’Aikido n’est pas connu pour son efficacité, bien que des pratiquants comme Shioda aient été de solides combattants à leur époque.

Le système initial était l’Aiki Jitsu, une école qui semblait avoir été utilisée pendant l’ère Tokugawa par les bretteurs. En observant les techniques, il est difficile de croire en leur efficacité sur un champ de bataille. Il faut se rappeler que l’ère Tokugawa, qui a duré trois siècles, était pacifique, et les maîtres ont perfectionné des techniques de guerre qu’ils n’ont jamais utilisées sur un champ de bataille. Cela a néanmoins développé l’aspect « spirituel » du combat.

Ce que j’ai trouvé intéressant il y a des années lorsque j’ai découvert le Tomiki Aikido, c’est l’idée géniale de savoir si les formes aiki fonctionnent. En effet, son fondateur était un haut gradé du Judo et un élève de Kano. Il avait donc cette habitude très positive des randori. Je vous rappelle que la notion de combat souple n’existait pas au Japon, il s’agissait de répétitions techniques, et la seule réalité possible se produisait pendant les affrontements. Même le Kendo n’a commencé ses assauts qu’en 1912. C’est le génie de Jigoro Kano qui a ouvert la voie du combat d’opposition souple.

Ueshiba venait d’une école d’Aiki Jitsu Takeda, qui prônait de vieilles formes et, en plus de son orientation spirituelle pendant sa quarantaine, l’a éloigné de tout ce qui pouvait être en opposition avec l’idée de compétition. Vous pouvez imaginer qu’un Aikidoka avec une solide expérience en Judo peut avoir une sensation de manque du peu de réalisme dans les entraînements pré-établis. Il a donc mis en place sa propre tendance avec des compétitions pendant lesquelles nous pouvons voir des projections et des clés à la volée assez efficaces.

Il y a même un travail avec des armes qui peut montrer à quel point il est difficile de combattre un adversaire armé d’un couteau. La force de ce type d’expression rend certes moins gracieuse la voie de l’union des énergies, mais nous offre la possibilité de considérer les techniques réellement applicables.

C’est également ce que nous apporte le Jiu-jitsu ou le MMA. Nous pouvons facilement dresser des statistiques sur les techniques qui fonctionnent réellement et celles qui sont des exceptions. Nous savons que les coups de pied sautés peuvent fonctionner, mais en réalité, leur taux de réussite est plutôt faible. Lorsque nous étudions un style, il est utile de savoir ce qui est réellement utile. Par exemple, en Kali, certaines écoles peuvent enseigner huit angles d’attaque avec bâton et couteau. Cependant, lorsque les Dog Brothers ont développé leur « gathering », des rassemblements de combats avec des bâtons en rotin et peu de protection, il est apparu que trois angles, voire deux, étaient largement suffisants, et c’est ce que tous les participants utilisaient.

Si nous voulons être efficaces en combat, il est préférable de se concentrer sur ce qui fonctionne, puis de revenir sur le patrimoine « culturel et technique » dans un second temps. Tomiki a été un précurseur particulièrement critiqué dans le monde de l’Aikido, alors qu’il a simplement voulu permettre à ses élèves de se tester et d’entrer dans une réalité d’opposition. Le combat n’est pas chose simple, sauf si nous sommes les initiateurs de la première attaque. Apprendre à gérer le stress des compétitions et l’intensité d’une personne qui veut vous battre est un excellent moyen de se sentir prêt pour d’éventuels affrontements.

Connaissiez-vous le Tomiki Aikido ?

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HnO Coaching #347 : L’importance de la motivation pour mettre en place nos efforts

Mark Cuban, un entrepreneur à succès partage l’idée que la chose la plus importante pour lui est la capacité à faire des efforts.

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Réflexions de Pank / Instantané #41 : Réactance aux sentiments d’injustice

La blessure de l’injustice est fréquente chez de nombreuses personnes, et malheureusement, l’injustice est une réalité indéniable. Que ce soit dans le monde du travail, personnel ou civil, il peut y avoir des situations plus ou moins injustes qui déclenchent des réactions difficiles à gérer.

Hier, nous avons assisté à un cas où un policier a tiré sur un jeune. Les médias et les politiciens exploitent souvent de tels événements pour promouvoir leur narration et semer des idées dans l’esprit des gens. Au-delà de ce jeu de pouvoir et d’influence, il y a un déclencheur de réactance. Brehm (1966) l’a défini comme une réaction défensive lorsque notre liberté, nos choix ou notre autonomie sont menacés. En d’autres termes, lorsque nous avons l’impression que nos options ou notre liberté sont restreintes, une énergie se forme pour retrouver cette liberté (Brehm, J.W. (1966). A Theory of Psychological Reactance. New York: Academic Press.)

Les quartiers et les personnes qui se soulèvent aujourd’hui peuvent être critiqués et jugés pour les comportements irresponsables et violents qui affectent des citoyens qui ne ressentent pas ce besoin de rétablir un « équilibre ». Néanmoins, ces réactions sont totalement cohérentes d’un point de vue psychologique.

Nous réagissons tous avec de la réactance face à des sujets et des libertés qui nous sont propres. Tyler, T.R., & Lind, E.A. (1992). ont montré que notre relation avec l’autorité et notre sensibilité envers certaines figures d’autorité peuvent influencer la réactance en cas de sentiment d’injustice. Il suffit de voir comment nous pouvons réagir lorsque nous sommes arrêtés par un agent de police pour une infraction routière, même si nous sommes en tort, comme un excès de vitesse, un dépassement de file ou un mauvais
stationnement. Nous pouvons rapidement monter en colère, car le policier devient une projection de toute la notion d’oppression et de diminution de notre liberté naturelle que nous considérons comme étant « nôtre ».

Il est donc facilement compréhensible que les jeunes ressentent cela, en plus de la propagation des émotions et des actes d’autres groupes. Revenons à la vidéo de ce matin, avec le concept des « 6 degrés de séparation », il est possible que nous connaissions tous de près ou de loin un proche de Nahel. Cette sensation de proximité, combinée à la projection en miroir (jeune, issu d’un quartier, peut-être impliqué dans de petites infractions), facilite l’identification.

Dans une autre étude, Jetten, J., Haslam, C., & Barlow, F.K. (2017), il a été démontré qu’il est assez facile d’engager un groupe dans une réactance collective lorsqu’il y a un sentiment d’injustice. L’engagement social est également valorisant sur le plan émotionnel (Chen, Y., Feeley, T.H., & Feng, C. (2017). Il y a certes une colère exprimée, mais aussi des messages sociaux mis en avant, plus ou moins intentionnellement par les acteurs.

Ces événements mettent en lumière un phénomène social que nous connaissons dans différents secteurs de la société. Ils attirent l’attention sur des questions liées à la police, mais aussi aux zones de violence, etc. La réactance collective, comme nous l’avons vu lors de la réforme des retraites, est une expression saine de l’humain. Cependant, étant donné que nous ne sommes pas tous affectés émotionnellement de la même manière, cela peut également créer une nouvelle réactance chez d’autres groupes. Les incendies et les destructions enlèvent la liberté et l’autonomie à ceux qui perdent le sommeil et peut-être des biens. Cette superposition de réactances peut soit trouver un ennemi commun, soit diviser les uns contre les autres, entraînant une intolérance croissante.

Il est également important de comprendre les processus impliqués lors des échanges et des débats, car ils peuvent être intégrés intellectuellement, mais ne pas être pleinement intégré sur le plan émotionnel. Cela peut entraîner une sorte de refoulement qui peut potentiellement faire basculer certaines personnes d’une opinion modérée vers des mots ou des actes extrémistes. Il est donc essentiel de prêter attention aux propos et aux réflexions des autres pendant ces périodes de tension, afin de ne pas se laisser influencer involontairement par les personnes qui nous entourent.

Sources :
• Brehm, J.W. (1966). A Theory of Psychological Reactance. New York: Academic Press.
• Tyler, T.R., & Lind, E.A. (1992). A relational model of authority in groups. Advances in Experimental Social Psychology, 25, 115-191.
• Jetten, J., Haslam, C., & Barlow, F.K. (2017). Bringing back the system: One group’s struggle with injustice stimulates commitment to collective action. British Journal of Social Psychology, 56(3), 544-558.
• Chen, Y., Feeley, T.H., & Feng, C. (2017). Social Engagement and Emotional Well-being: Longitudinal Findings from a National Study. Journal of Happiness Studies, 18(6), 1663-1680.

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Petit message sympa des Elman

Un souvenir de mon passage au Colloque de la Dave Elman Hypnosis Institute avec en plus un petit mot en Français de Larry et Cheryl Elman.
Ils sont vraiment chou.
D’ailleurs, d’ici quelques temps je vais surement faire un podcast avec eux pour parler de la mère de Larry, Pauline Elman, un grande hypnothérapeute.

#hypnose #daveElman #DaveElmanHypnosisInstitute #DEHI #LarryElman #CherylElman #Partage #hypnoseModerne #hypnoseElmanienne

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #23 : Devenir un bon UKE

Le UKE, c’est-à-dire le partenaire qui aide ou reçoit la technique, est l’élément le plus important de la dynamique d’apprentissage. C’est un discours que j’ai malheureusement peu entendu pendant mon parcours dans les arts martiaux. En tant que receveur, nous avions souvent tendance à mettre trop de résistance, voire à empêcher notre partenaire de réussir pour « voir si ça passerait en réel ».

Avec les années, j’ai compris à quel point il était difficile d’apprendre à recevoir, entre le partenaire tendu, celui qui est trop mou ou celui qui réagit de manière fictive. Un UKE devrait réagir initialement comme il le ferait en combat, puis passer de 100% d’opposition à 10 ou 20% pour progressivement établir les bonnes bases de travail pour le TORI.

Répéter une technique 100 fois sur un UKE dont les réactions ou les formes ne se retrouvent pas en combat ne sert à rien. Même si nous avons l’impression de répéter la forme, le BJJ et la Luta jouent sur des pressions, des angles et des éléments subtils qui vont au-delà de la forme.

Le UKE est l’élément central de l’entraînement. Si je sais exécuter la technique mais que mon UKE ne sait pas y réagir, ce que je fais va rapidement changer de thème. Si je ne sais pas exécuter la technique et que mon UKE est également perdu, nous restons simplement dans la compréhension de la forme. Nous savons que tout le monde peut donner l’illusion d’un jab sans jamais comprendre les transferts de poids, les rotations du poing, etc. La forme n’est que notre perception de la technique, pas la compréhension des principes. Si je ne sais pas exécuter la technique mais que mon UKE sait y répondre et l’exécuter, il me guidera et m’orientera.

Le UKE est celui qui permet de réussir son apprentissage. C’est lui qui s’adapte à ce que le TORI met en place pour que cela fonctionne et lui donne des indications pour s’améliorer, lui indiquer les points qui ne vont pas, etc.

Pendant les phases de combat debout, il est important d’avoir un UKE qui ose chuter, pour donner confiance au TORI et lui montrer que ses efforts sont récompensés. Le partenaire qui n’aide pas est celui qui, lors d’une tentative de projection réussie, effectue un sprawl pour éviter de tomber. D’une part, cela n’a aucun sens car nous ne sommes pas en randori, et d’autre part, cela bloque inconsciemment le TORI et l’empêche d’aller plus loin. C’est une forme d’impuissance acquise qui sera difficile à dépasser.

Lorsque nous sommes UKE, nous devons avoir le désir de faire progresser l’autre et de comprendre au mieux la technique et ce que nous ressentons lorsque nous la subissons. Nous devenons plus ouverts aux prises, aux angles, et nous nous interrogeons sur ce qui a fonctionné et sur ce qui fait que parfois ça ne marche pas. C’est un processus d’observation et d’apprentissage.

Penser que lorsque vous êtes UKE, vous perdez votre temps à subir est une mécompréhension de votre rôle. Vous êtes en train de travailler et de développer votre jeu. Impliquer à la fois les débutants et les gradés dans le rôle d’UKE est essentiel.

C’est grâce à nos bons UKE, à nos partenaires avec qui nous aimons répéter nos exercices et nos techniques, que nous progressons et prenons conscience que nous devons également faire attention à l’autre en randori. Perdre un partenaire qui est un bon UKE à cause d’une blessure représente une perte pour la qualité des cours que nous suivons.

Et vous, comment considérez-vous votre posture d’UKE ?

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HnO Hypnosophie #824 : Les six degrés de connexion de Stanley Milgram /Article Neuroscience News

Il y a quelques jours, je vous ai partagé un article sur l’importance du réseau social : https://laboratoire-hypnose.com/2023/06/25/reflexions-de-pank-instantane-38-utiliser-les-reseaux-sociaux/
Hier, j’ai trouvé un article sympa de Neuroscience News qui donne un élément clef à prendre en compte.

Source : https://neurosciencenews.com/six-degrees-social-connectedness-23530/

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Réflexions de Pank / Instantané #40 : Accepter tout le monde, pourquoi faire ?

Il est parfois délicat d’admettre que nous n’aimons pas certaines personnes. Nous ne nous connectons pas avec elles, que ce soit au niveau des valeurs ou des comportements. Nous pourrions nous dire que nous devrions faire des efforts, mais pour quelle raison ? Pour beaucoup d’entre nous, c’est le besoin de reconnaissance qui prime. Nous cherchons à obtenir des signes de reconnaissance (des strokes) pour nous sentir bien et nourrir notre « existence ».

Nous portons des masques en présence des autres, souvent par civisme, mais aussi parce que nous souhaitons éviter les conflits avec des personnes que nous connaissons depuis longtemps, et également pour obtenir notre dose de reconnaissance. Avez-vous déjà remarqué à quel point nous pouvons être virulents lorsqu’il s’agit de parler d’une personne, voire même lors d’échanges sur les messageries, mais dès que nous nous retrouvons face à face… plus rien. Le calme s’installe, les embrassades, voire même un sujet qui n’est pas abordé.

Nous passons beaucoup de temps à faire des compromis avec les autres. J’entends souvent des rationalisations : « c’est de la famille », « on se connaît depuis des années », « c’est pour le travail ». Pourtant, une raison est que nous ne savons pas comment nous retirer de cette interaction, à part éviter ces personnes. Rien ne nous oblige pourtant à accepter tout le monde. Aujourd’hui, nous avons l’impression qu’il est important d’être bons et accueillants envers tous.

Pourtant, lorsque nous considérons subjectivement qu’une personne est méprisable, nous avons le droit de le penser, de le ressentir, et même, pour les plus belliqueux, de l’exprimer. Beaucoup de personnes affirment vivre des relations toxiques, mais quand on leur dit de mettre fin à ces relations, elles bégayent. Elles trouvent des excuses pour l’autre, et pire encore, pour nous qui travaillons sur nous-mêmes : « je dois travailler sur moi, l’autre n’est qu’un reflet de ce que je n’aime pas en moi ».

Il est également possible que nous soyons nous-mêmes des personnes difficiles (des connards), mais contrairement à cette personne, nous essayons de maintenir un masque ou de nous conformer à des codes, ne serait-ce que par courtoisie. Alors pourquoi éviter les ruptures ? Parce que cela pourrait potentiellement causer des problèmes ? En réalité, le but d’une séparation ou d’une limitation des relations est précisément d’éviter les problèmes.

Cependant, il y a le problème systémique : un conjoint, un membre de la famille, un ami, un collègue qui apprécie cette personne. Nous pouvons ressentir une pression sociale qui exige un effort supplémentaire, car cette personne est généralement bien, du moins du point de vue des autres. Mais nous ne devons pas constamment nous contraindre pour le bien-être des autres. Les interactions ont toujours l’option de ne pas être compatibles, peu importe le système dans lequel elles se situent. Penser aux autres peut sembler noble, mais cela ne nous apportera que du stress et du mal-être lorsque nous nous retrouverons avec l’antagoniste.
Il est temps d’assumer.

Acceptez que vous n’êtes pas dans une acceptation inconditionnelle, que de nombreux critères semblent nécessaires pour que vous puissiez accueillir les autres. Il est possible que des personnes que vous aimiez soient devenues des personnes que vous ne supportez plus. Acceptez l’idée que vous pouvez devenir, pour un groupe, la personne problématique en raison de votre comportement ou de vos pensées. Et alors ?

Vous gagnerez probablement en sérénité, en liberté et en écoute de vous-même. Bien sûr, si vous remarquez que votre incapacité à accepter certaines personnes devient une intolérance généralisée envers les autres, il peut être utile de vous poser des questions sur vous-même.

Les rapports sociaux sont des rituels et du théâtre, il est tout à fait acceptable de ne pas jouer certaines scènes.

Et vous, comment vivez-vous le refus de l’autre ?

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #22 : L’anticipation, une force stratégique

J’ai finalement compris pourquoi nous répétons autant les techniques dans des drills ou uchikomi. Bien sûr, cela nous permet de peaufiner les techniques, de prendre le temps de nous concentrer sur les détails qui nous conviennent, tels que les rythmes et les angles. Puis, petit à petit, j’ai commencé à observer l’importance du Uke. Comment allait-il réagir ? Si je change un élément, est-ce qu’il me donnera la même réponse ? Et si je répète exactement la même forme avec des critères quasi identiques, réagira-t-il de la même manière ?

Le Uke est l’élément déterminant de nos entraînements, et j’en parlerai demain. Il nous permet, dans nos répétitions, d’enregistrer des réponses. Nous continuons nos drills avec différents partenaires pour étudier et apprendre les différentes façons de réagir à nos attaques. En réalité, il n’y a pas cinquante façons de donner une réponse à une technique.

Cela nous offre la possibilité de compléter notre cartographie consciente et inconsciente de ce qui peut se passer pendant notre exécution technique. Nous pouvons dès lors travailler sur une réaction alternative ou peaufiner notre préaction. Dans les styles de préhension, la façon dont nous prenons le kumikata nous permet de préparer notre technique à venir et d’imposer des réponses, ou du moins de comprendre le type de réponse spontanée du style d’opposant que nous avons.

Une fois que nous avons pu observer les affrontements de grip et les préparations techniques de la réponse de l’adversaire, nous pouvons lancer la technique. Cependant, je n’attends pas la réaction, je la connais déjà. J’insiste sur ce point : la question n’est pas de savoir quand ou comment réagir, nous le savons grâce à la prise d’informations que nous avons mise en place pendant nos drills, puis pendant l’étude des préactions dans le randori, afin de lancer notre mouvement dès la fin de cette initiative.

Nous avons déjà une connaissance à plus de 80% de la réaction attendue, ce qui signifie que nous sommes déjà dans le début de l’exécution technique alors que notre partenaire n’est qu’à sa réaction instinctive. Nous prenons ainsi une demi-voire une pleine longueur d’avance sur lui.

Prenons l’exemple du triangle. À force de répéter mon drill, je sais que la grande majorité des défenses de triangle commence par la réaction de se mettre en colonne avec la tête droite et alignée, et qu’il y a un appui sur les jambes pour se redresser complètement. Donc, au moment où j’engage mon triangle, avant même qu’il ne se redresse, j’ai déjà effectué un hipscape, non pas pour attaquer la tête mais l’omoplate. Ce léger retard après sa réaction de s’aligner me permet d’exercer une pression sur son épaule voire de revenir à mon triangle.

Plus nous « connaissons » les réactions de nos partenaires, plus nous sommes dans une notion de fluidité, car nous sommes focalisés sur ce que nous faisons et pas réellement sur ce que l’autre va faire, sachant que nous avons suffisamment d’informations pour anticiper ses réponses. Il est évident que plus nous progressons, plus nos adversaires peuvent adopter des réponses adaptatives, jouant eux-mêmes sur cette anticipation et variant ainsi les feedbacks et les prises de données exploitables.

Que ce soit en BJJ, en Luta ou en Judo, les plus grands que j’ai pu croiser ou observer étaient des maîtres de l’anticipation, des experts de ce que les nippons nomment le sen no sen. D’ailleurs, dans les styles moins basés sur l’opposition comme l’aïkido ou le système, c’est un principe que nous pouvons voir de manière plus claire.

Et vous, où en êtes-vous ? Plutôt go no sen ou sen no sen ?

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