Réflexions de Pank / Instantané #67 : conscience de la temporalité

Il est difficile pour de nombreuses personnes de prendre conscience qu’un jour la fin existe, et que plus les jours défilent, moins il leur reste de temps. Chose surprenante, beaucoup ne prennent même jamais le temps de penser que la mort est l’ami qui reste avec nous.

Cette envie de s’écarter des effets du temps a donné lieu à des choses assez positives, que ce soit dans les recherches médicales ou dans les produits de consommation, ainsi que dans les comportements positifs que la population prend en compte. Les médias ont une influence puissante, donnant certes des idées assez fausses de ce que devrait être un humain, mais qui, si on les prend du bon côté, peuvent stimuler des efforts pour se rapprocher de certaines références.

Le temps passe et, de plus en plus, la mort est présente. Il y a de nombreux moyens de prendre conscience de la chance d’être en vie et, si possible, en bonne santé. Nous savons que penser à la fin en est un, mais cela peut être assez anxiogène pour beaucoup.

Une façon de profiter est de jouer avec l’idée de la fin possible à n’importe quel moment. Au lieu d’y penser constamment, on peut la décomposer en trois moments : le matin, en se rappelant que c’est peut-être la dernière journée, l’après-midi, en se disant que ce sont peut-être les derniers couchers de soleil, ou le soir, en imaginant que c’est peut-être la dernière nuit.

Ce n’est pas morbide, au contraire, c’est un moyen de s’interroger sur où l’on souhaite orienter notre énergie. Vers des choses qui nous apportent de bonnes émotions, de bonnes relations, de belles sensations et des pensées constructives. Cela nous offre la possibilité de ne pas rester complètement fixés sur ce qui ne va pas.

Si vous disparaissez, cela ne changera pas grand-chose vis-à-vis de ces tracas, alors autant vous orienter vers ce qui nourrit d’idées constructives ; une fois cette habituation à la mort, c’est le temps qui est ce qu’il est.

Le corps, les sens et même les processus cognitifs sont touchés. Pour certains, le fait de vieillir est une horreur, alors que cela prouve que nous avons pu vivre et même surmonter des tas d’expériences. Nous avons un retour à notre éphémère qui nous apporte encore une superbe opportunité pour savoir comment on souhaite mener chaque jour qu’il nous reste.

Ce que tu ne fais pas aujourd’hui, tu ne pourras pas le faire demain, parce que tout sera différent et peut-être que demain n’existera pas. Alors, ces secondes qui passent, comment allez-vous les investir ? Comment allez-vous les percevoir ? Il n’y a pas de bonnes réponses.

En cabinet, de nombreux partenaires se plaignent de ne pas avoir fait, osé ou mis en place des choses, des rencontres, des conversations, des investissements. Ils ont l’impression que la pesanteur du temps est tellement perceptible que cela n’a plus de sens. Et sur certains sujets, c’est vrai, il y a des choses qui existaient dans une temporalité, mais qui sont absentes sur les plans d’un présent actuel.

Alors, petit à petit, nous pouvons juste apprécier et surtout prendre conscience de ce que nous sommes uniquement à cet instant T. L’âge, les chiffres et les souvenirs nous maintiennent dans une non-présence, et si nous n’y prenons pas attention, nous aurons l’impression d’avoir 20 ans alors que nous en avons trois ou quatre fois plus.

Le manque d’attention à l’instant devient un regret qui lui-même nous dissocie du moment à vivre. Soyez présent et, qu’importe votre ligne du temps, soyez maintenant.

Et vous, comment vivez-vous le temps ?
Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One.
Pank

#ConscienceDeLaMortalité #RéflexionsDeVie #TempsQuiPasse #MomentPrésent #ProfiterDeLaVie #Temporalité #Vieillissement #Présence #SagesseDeVie #PhilosophieDeVie

English Version

Pank’s Reflections / Snapshot #67: Awareness of Temporality

For many people, it is difficult to become aware that one day the end exists, and as the days go by, they have less time left. Surprisingly, many never even take the time to consider that death is the friend that stays with us.

This desire to escape the effects of time has led to quite positive things, whether in medical research, consumer products, or in the positive behaviors that the population embraces. The media has a powerful influence, providing ideas that may be quite false about what a human should be, but if taken in the right way, can stimulate efforts to approach certain standards.

Time passes, and the presence of death becomes more evident. There are numerous ways to become aware of the chance to be alive and, if possible, in good health. We know that thinking about the end is one way, but it can be quite anxiety-inducing for many.

One way to make the most of it is to play with the idea of the possible end at any moment. Instead of constantly thinking about it, it can be broken down into three moments: in the morning, remembering that it might be the last day; in the afternoon, thinking that it might be the last sunset; or in the evening, imagining it might be the last night.

This is not morbid; on the contrary, it’s a way to question where we want to direct our energy. Towards things that bring us positive emotions, good relationships, beautiful sensations, and constructive thoughts. This gives us the opportunity not to dwell entirely on what is going wrong.

If you were to disappear, it wouldn’t change much regarding these troubles, so it’s better to direct yourself towards constructive ideas. Once accustomed to the idea of mortality, it’s time that is what it is.

The body, the senses, and even cognitive processes are affected. For some, aging is dreadful, but it proves that we have lived and overcome numerous experiences. We have a return to our ephemeral existence, which still offers us a great opportunity to decide how we want to lead each day we have left.

What you don’t do today, you won’t be able to do tomorrow, because everything will be different, and perhaps tomorrow won’t exist. So, how will you invest these passing seconds? How will you perceive them? There are no right answers.

In counseling, many partners complain about not having done, dared, or implemented things, encounters, conversations, or investments. They feel that the weight of time is so perceptible that it no longer makes sense. And on certain subjects, it’s true that some things existed in a certain temporal context but are absent in the plans of the present.

So, little by little, we can simply appreciate and above all become aware of what we are only at this instant T. Age, numbers, and memories keep us in a state of non-presence, and if we don’t pay attention, we might feel like we are 20 years old when we are three or four times older.

The lack of attention to the present becomes a regret, which in turn dissociates us from the moment to be lived. Be present and, no matter your timeline, be now.

And you, how do you experience time?

Take what is good and right for you.

Be One.
Pank

#ConsciousnessOfMortality #LifeReflections #PassingOfTime #PresentMoment #EmbracingLife #Temporality #Aging #Presence #WisdomOfLife #PhilosophyOfLife

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #49 : Les blessures morales

Ce week-end, je donnais un cours chez des pompiers. Pendant un petit échange sur les origines du MMA, j’ai eu des questions classiques concernant le meilleur style de combat. Après le discours, j’ai mieux compris la question lorsque l’un des participants m’a expliqué qu’il avait été agressé il y a quelques jours.

Nous parlons toujours de survie en self-défense, mais nous savons malheureusement qu’il est possible que nous connaissions parfois des échecs. Nous devons choisir entre nous défendre ou rester en état de sidération et risquer de nous faire blesser gravement. C’est une réalité à laquelle il faut aussi se confronter.

Il est difficile de dire à ses élèves, venant apprendre à se défendre, qu’il existe une probabilité qu’ils se retrouvent à terre et qu’au mieux, ils devront protéger leurs organes vitaux dans un état proche de l’inconscience.

Pourtant, la réalité de la rue n’est pas toujours composée d’histoires de personnes qui, tels des ninjas, ont anéanti des hordes de malfrats. Pour revenir à ce que je vous expliquais avec le jeune homme agressé, j’ai observé une notion que nous connaissons trop bien : le sentiment d’impuissance.

Il y a cette idée que nous aurions pu mieux faire et éviter de finir dans un état déplorable. De plus, il avait sa famille à ses côtés, remettant en cause les statuts de protecteur qu’il s’était inconsciemment attribués. Imaginez qu’il n’est certainement pas pompier pour rien.

Ces blessures psychiques sont parfois très complexes à gérer. Je me souviens d’un de mes meilleurs amis qui, à la suite d’un conflit dans la rue, était resté immobile et avait dû voir impuissant des amis blessés pendant que nous tentions de mettre fin à l’affrontement.

Pendant des années, il est revenu sur ce moment qui s’était certes terminé avec quelques blessures mais sans blessure trop grave ni de mort. Il y a cette sensation insupportable et le constant replay dans sa tête des actions qu’ils auraient pu mettre en place.

Je suis certain que pour une partie d’entre vous, cette sensation vous est déjà arrivée, à moindre mesure, vous ayant l’impression que vous auriez pu avoir un peu plus de répartie. Ces moments où nous repensons aux conversations que nous n’avons pas su gérer, nous nous en voulons en répétant tout ce qui aurait pu être dit.

Malheureusement, vous savez que cela ne mène à rien, les choses sont faites, les « et si » ne changeront jamais rien. Il faut vivre avec l’idée que vous n’avez pas pu agir correctement. Il y a un vrai travail personnel à mettre en place. On peut le faire avec de l’hypnose ou de l’EMDR.

C’est plutôt difficile à assumer et certaines personnes vont généraliser cette incapacité éphémère à tout ce que nous faisons. Cette répétition d’autosuggestions est douloureuse et parfois cela peut mener à la déprime.

Mais les choses sont ainsi, que nous pratiquions des sports de combat ou que nous pensions être prêts, la vie peut nous présenter des situations où nous n’avons pas la réponse qu’il convient. Nous pouvons généraliser cela dans de nombreux aspects de notre quotidien.

Nous allons faire de notre mieux et travailler pour avancer petit à petit.

Et vous, avez-vous déjà ressenti cette impuissance lors d’une agression ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One.

Pank

#SelfDéfense #MMA #Survie #Impuissance #BlessuresPsychiques #RéflexionsMartiales #SportsDeCombat #Hypnose #EMDR #Déprime

La Méthode Silva étude du Système #168 : Level of the mind / Niveau de l’esprit / réflexions

Je me faisais une remarque sémantique sur un pattern qu’utilise volontairement José dans ses audios et ses textes. Le niveau de l’esprit que nous utilisons que ça soit en Méditation, auto hypnose et autres.

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Be One
Pank

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#RobertBStone #HolisticFaithhelling #LeePascoe #LaMéthodeSilva #JoséSilva #TheSilvaMethod #theSilvaMindControlMethod #hypnose #hypnotherapie #autohypnose #questiosophie #hypnosophie #coaching #hnohypnose #Experience #flexibilité #Psychologie

Réflexions de Pank / Instantané #66 : Réussir à pardonner

Il est certainement délicat pour beaucoup d’entre nous de pardonner, mais parfois, il est encore plus délicat de s’excuser. Des méta-analyses ont démontré que cette capacité à pardonner (https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0191886921007297) donne une plus grande satisfaction vis-à-vis de la vie, avec encore plus d’émotions positives.

Il est dès lors intéressant de se demander pourquoi nous pouvons mettre autant de temps à pardonner aux autres. Qu’importe ce qui a été fait, dans le sens où quoi qu’il en soit, ne pas le faire sera un poids de plus dans notre quotidien. Je me rends compte que nous aimons particulièrement nous ajouter des problématiques.

Il est entendu que pardonner à un meurtrier ou à des personnes qui nous ont fait beaucoup de mal est un sujet complexe. Ne soyons pas des extrémistes, car le processus même d’excuses est un élément qui semble assez complexe à comprendre. La difficulté est peut-être de bien définir pour nous ce qu’est le pardon.

Ce qui est complexe, c’est qu’il existe des tas de systèmes comme le Hooponopono, l’EFT, l’hypnose voire l’EMDR qui offrent des processus pour le pardon. La question est de savoir comment nous pouvons nous-mêmes nous dire que nous avons pardonné. Il arrive assez souvent que nous nous vendions que c’est ok, et pendant une session, nous nous rendons compte que ce qui semblait ok est en réalité non ok.

Cela ne met pas particulièrement à l’aise avec ce qui est défini comme le pardon. Même quand on lit des cas de résilience, on ne sait pas si la personne qui vit subjectivement cette expérience est réellement arrivée à pardonner ou si elle est simplement dans le déni.

Il est peut-être possible de le voir en scan (je ne suis pas certain), mais d’un point de vue de psychopraticien, nous sommes toujours dans l’expectative et la confiance dans les mots ou les sensations du partenaire.

C’est peut-être en analysant nos comportements a posteriori que nous pouvons valider ou invalider cet état. En effet, si nous pouvons constater que d’autres données subjectives, comme la joie de vivre et les pensées positives, persistent (je ne parle pas de constance), nous pourrions nous dire que c’est ok.

Pardonner est un processus, en tant qu’accompagnant, nous cherchons à prendre attention à cette étape. Nous allons parfois utiliser le mot pardon un peu trop souvent, alors que ce n’est pas une simple suggestion. Nous accompagnons les pas que chacun est capable de faire, parfois on tente de mettre un petit coup de pied au derrière pour accélérer, mais ça ne passe pas forcément. Chaque chose prend son temps.

Et vous, parvenez-vous à pardonner ? Ou tout du moins, faites-vous un effort pour pardonner ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One.
Pank

#Pardon #Psychologie #Réflexionsmartiales #Bienêtre #Resilience #Processusdeguérison #Psychopraticien #EMDR #Hooponopono #Satisfactiondevie

English Version

Thoughts from Pank / Snapshot #66: Achieving Forgiveness

It is undoubtedly delicate for many of us to forgive, but sometimes, it is even more delicate to apologize. Meta-analyses have shown that the ability to forgive
(https://www.sciencedirect.com/science…) leads to greater life satisfaction, with even more positive emotions.

It is interesting to wonder why we can take so long to forgive others. Regardless of what has been done, not forgiving will be an additional burden in our daily lives. I realize that we tend to add problems to ourselves.

It is understood that forgiving a murderer or someone who has harmed us greatly is a complex subject. Let’s not be extremists, as the process of apologies itself is something that seems quite complex to understand. The difficulty may be in defining for ourselves what forgiveness truly means.

What makes it complex is that there are various systems like Hooponopono, EFT, hypnosis, and even EMDR that offer processes for forgiveness. The question is, how can we truly know that we have forgiven? It often happens that we convince ourselves that it’s okay, and during a session, we realize that what seemed okay is actually not okay.

This uncertainty is uncomfortable when it comes to defining forgiveness. Even when we read about cases of resilience, we don’t know if the person who subjectively experiences this is genuinely able to forgive or if they are simply in denial.

Perhaps it is possible to see it through scans (I am not sure), but from a psychotherapist’s point of view, we are always in a state of anticipation and trust in the partner’s words or sensations.

Perhaps by analyzing our behaviors afterward, we can validate or invalidate this state. Indeed, if we can observe that other subjective data, such as joy of living and positive thoughts, persist (not talking about constancy), we might consider it as progress toward forgiveness.

Forgiveness is a process, and as facilitators, we seek to pay attention to this stage. Sometimes we might use the word « forgiveness » a bit too often, but it is not just a simple suggestion. We accompany each person’s steps, and at times, we may try to give a little push to speed up the process, but it doesn’t always work. Everything takes its time.

And you, are you able to forgive? Or at least, do you make an effort to forgive?

Take what is good and right for you.

Be One.
Pank

#Forgiveness #Psychology #MartialReflections #Wellbeing #Resilience #HealingProcess #Psychotherapist #EMDR #Hooponopono #LifeSatisfaction

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #48 : Nos légendes

Hier, Poulpy m’a fait repenser à un vieux Sensei français que nous avons la chance d’avoir : Roland Habersetzer. Cela m’a rappelé que c’est grâce aux écrits de pratiquants et d’auteurs comme lui que j’ai pu apprendre des tas de choses avant l’ère d’internet. Mais surtout tous les articles sur Karate Bushido, les Chroniques de Plée, celle de Tokitsu. La découverte de ces passionnés de la première génération.

Ces sensei et Sifu comme Dan Schwartz nous montraient des possibilités, des univers que nous ne pouvions qu’imaginer avec une ou deux photos dans les magazines ou quelques autres pour agrémenter les ouvrages.

Chacun d’eux a planté une graine dans l’esprit du jeune passionné que j’étais. Même si avec le temps, j’ai remis en question, voire critiqué, les idées, les formes de combats. Il y a sûrement eu beaucoup de mystifications que ce soit dans les textes, la jeunesse même de ceux qui allaient devenir des légendes de notre monde martial en France.

On rêvait beaucoup. Il y a quelques années, quand j’allais faire une démo avec Flavio Santiago et la FSTeam à Bercy, on a papoté avec Greg Bouchlaghem de ce que l’on se disait quand on avait une vingtaine d’années. Il m’a fait remarquer que quand on était jeunes adultes, c’est nous qui allions voir le festival et que maintenant c’est nous qui le faisions. Pareil pour les couvertures du magazine.
C’est vrai que nous sommes devenus les anciens qu’on aimait tant. C’est vraiment amusant de voir ce cycle de la vie. Et puis petit à petit je découvre que des senseis s’en vont ou simplement vieillissent. J’ai grandi en regardant un livre que j’avais eu aux USA, il y a 20 ans avec Joko Ninomiya, fondateur de l’Enshin Karate et du fameux Sabaki Challenge. Il y a quelques mois, je regardais un reportage sur son fils Mike qui a été addict et comment avec le Karate, il a pu se remettre sur les rails.

Il y avait son père qui a maintenant près de 70 ans, c’était un choc de le voir ainsi et puis j’ai remis les choses sur la ligne du temps, c’est normal, le temps fait vieillir nos légendes. Tout le monde ne meurt pas comme Andy Hug ou n’est vieux depuis que nous sommes jeunes.

Il y a des morts qui ne nous surprennent pas, celle de Dekkers, ne m’a pas touché. Apprendre que Rickson est malade de Parkinson m’a fait cogiter sur le bien-être et les arts martiaux (Réflexion #9). En tout cas, j’ai de la chance d’avoir pu m’acheter ces livres, partir à la recherche d’un ouvrage à la Montagne Ste Geneviève sur Paris.
Les encyclopédies des arts martiaux, particulièrement celle de Patrick Lombardo, ont certainement été celles que j’ai le plus feuilletées. J’étais complètement fasciné par tous ces noms, ces styles, ces écoles et ces histoires. Et j’ai même eu la chance de retrouver mon nom dans une petite case de résultats. C’est comme si le gosse qui avait tant lu la première édition avait grandi et avait pu exister dans ce monde immense des arts martiaux.

Hier, en lisant le nom de Roland, je me suis dit que j’ai envie, comme dans la psychologie, d’aller à leur rencontre avant qu’ils ne partent. Ça ne sera qu’un stage, quelques heures, plus un retour dans mon gi d’enfant et me dire : « C’est génial ce moment. »

Et vous, est-ce que vous avez rencontré vos légendes ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One.
Pank

#encyclopédiedesartsmartiaux #légendes #RolandHabersetzer #KenjiTokitsu #GregMMA #danschwartz #Flaviosantiago #Jokoninomiya #enshinkarate #ramondekkers #ricksongracie

HnO Hypnosophie #828 : Donner un nouveau rdv ou pas en fin de session ? Une question à se poser.

Comme tous les ans, je réfléchis à mon cadre de travail et en l’occurrence sur le nombre de sessions « imposées » ou la liberté de revenir au feeling.

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#rdv #praticien #session #Transe #hypnose #hypnotherapie #autohypnose #questiosophie #hypnosophie #coaching #hnohypnose #Experience #flexibilité #Psychologie

Réflexions de Pank / Instantané #65 : Les éducations et les conséquences

Comme nous sommes tous des réactionnaires à notre façon, il est amusant de regarder ce qui semblait mieux avant. Dans le domaine de l’éducation familiale, on sait que depuis les années 70, nous sommes passés par des ères qui aujourd’hui donnent des citoyens que nous pouvons observer, juger, critiquer ou adouber.

Les strates sociales influencent automatiquement la forme d’éducation que nous souhaitons mettre en place. La mise en avant d’idéologie éducative comme celle de Dolto et son extension du 21e siècle, l’éducation bienveillante, nous pouvons voir que beaucoup de critiques apportées à la génération Y et Z restent des conséquences de ce qui a été mis en avant dans les principes éducatifs.

Rappelons que l’école sert de vecteur de sociabilisation et d’orientation des interactions, mais n’a valeur que d’instruction, pas d’éducation individuelle comme l’est une famille. Il est utile de se rappeler que ce sont les responsables éducatifs (parents, grands-parents ou autres) qui donnent les bases à l’enfant. Quand je lis des articles de journalistes et d’autres commentaires qui se plaignent des jeunes Y et Z, ils oublient que c’est souvent eux qui ont accepté de leur progéniture de se comporter de telle façon.

Pire encore, quand on entend que les Z ne veulent pas quitter le foyer alors que déjà économiquement c’est difficile, mais surtout que les parents souvent des X n’ont pas été capables de lâcher leurs « petits » de peur qu’il leur arrive plein de vilaines choses.

Nous avons acheté ce que les penseurs universitaires ont établi comme étant une éducation juste. Et clairement, les jeunes Y et Z sont souvent plus cultivés qu’avant, en réaction avec ce que les baby-boomers ont pu construire, mais ils sont aussi dans le paradoxe anti-capitaliste en passant le temps à consommer et à objectiver leur propre vie pour des likes, des sponsors ou de l’argent.

Je m’interrogeais, sans avoir encore trouvé de papiers qui peuvent me répondre, sur la nature de l’éducation à travers notre cerveau. Nous savons que même si nous mettons beaucoup en avant la plasticité de ce dernier, nous avons des patterns qui fonctionnent depuis notre ère primitive de la même façon.

Or s’occuper de son petit c’est juste et simplement animal. On sait que parfois l’homme animal peut tuer ou abandonner ses petits, on le voit encore aujourd’hui, mais de façon générale, on est quand même juste dans des répétitions d’éducation comme les singes et leur petit.

Alors éduquer avec des codes « modernes », ont-ils vraiment du sens pour des petits êtres que nous devons juste permettre de survivre et puis devenir autonomes ? Est-ce que nos processus actuels pour en faire des « hommes/femmes libres » sont plus justes que ceux que faisaient les parents du 12e siècle ?

Certes nous avons des règles sociales qui ont changé et dans cette idée d’éducation, nous avons à enseigner le rapport social, mais pensez-vous que le cycle de l’enfant roi soit réellement optimisé pour le travail en commun, l’effort avec les autres, le respect de la pensée d’autrui ?

Si on est tant en train de mettre en avant l’inclusivité, c’est que ni l’éducation ni l’instruction ne semblent donner des résultats marquants, dans une société qui se veut sociale et paradoxalement égocentrée.

Et vous, que pensez-vous des doctrines éducatives actuelles en Occident ?
Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One.
Pank
#Éducation #Réflexions #Enfants #Société #Parents #Jeunesse #Inclusivité #Critique #Culture #Réactions


English Version

Pank’s Reflections / Snapshot #65: Educations and Consequences

As we are all reactionaries in our own way, it is amusing to look at what seemed better before. In the realm of family education, it is known that since the 1970s, we have gone through eras that now produce citizens whom we can observe, judge, criticize, or commend.

Social strata automatically influence the form of education we wish to establish. The promotion of educational ideologies like Dolto’s and its 21st-century extension, the gentle education, shows that many criticisms directed at Generation Y and Z are consequences of what has been emphasized in educational principles.

Let us remember that school serves as a vector for socialization and interaction orientation, but its value is limited to instruction, not individual education as within a family. It is useful to recall that the educational responsibles (parents, grandparents, or others) lay the foundations for the child. When I read articles by journalists and other comments complaining about Generation Y and Z, they often forget that they themselves have accepted their progeny to behave in such a way.

Worse yet, when we hear that Generation Z does not want to leave the nest, despite economic challenges, it is mainly because Generation X parents have not been able to let go of their « little ones » out of fear of misfortunes.

We have bought into what university thinkers have established as a just education. And clearly, Generation Y and Z are often more cultured than before, reacting to what the baby boomers built. However, they are also caught in the anti-capitalist paradox, spending time consuming and objectifying their own lives for likes, sponsors, or money.

I was pondering, without yet having found papers that could answer me, on the nature of education through our brain. We know that even though we emphasize its plasticity, we still have patterns that have been working since our primitive era.

Caring for one’s offspring is just and simply animal behavior. It is known that sometimes the human animal can kill or abandon its young; we still witness this today. Nevertheless, in general, we are merely repeating patterns of education, akin to monkeys and their young.

So, educating with « modern » codes, does it really make sense for little beings that we simply have to allow to survive and become autonomous? Are our current processes for creating « free men/women » fairer than those employed by parents in the 12th century?

Certainly, we have undergone changes in social rules, and in the idea of education, we must teach social relations. However, do you think that the child-king cycle is truly optimized for cooperation, effort with others, and respect for others’ thoughts?

If we are promoting inclusivity so much, it is because neither education nor instruction seems to yield significant results in a society that claims to be social, yet paradoxically egocentric.

And you, what do you think about current educational doctrines in the West?

Take what is good and just for you.

Be One.
Pank

#Education #Reflections #Children #Society #Parents #Youth #Inclusivity #Critique #Culture #Reactions

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #48 : Regarder des débutants

Grâce à l’un de mes élèves, pompier à Paris, j’ai animé deux petites sessions de Luta Livre à sa caserne. Ce qui est particulièrement intéressant, c’est d’observer comment des jeunes pleins de ressources et athlétiques combattent instinctivement.

J’explique régulièrement à mes élèves que la Luta Livre est issue de la Lutte et du catch Wrestling. Contrairement au Jiujitsu ou au Judo, il n’y a pas de gi. Cela confère à cette discipline un aspect plus primitif et moins raffiné que les options offertes par d’autres arts martiaux. C’est justement cet aspect qui s’exprime lorsque des personnes sans peur des blessures utilisent leur puissance instinctivement, même sans une grande expérience des combats au sol.

En général, que ce soit debout ou au sol, ils ont tendance à chercher à agripper la tête en guillotine ou en collier, puis à faire tomber leur adversaire en se retournant, comme dans un ogoshi en judo. On peut remarquer que ni l’un ni l’autre ne souhaite se retrouver sur le dos, ils ont instinctivement conscience du danger de cette position.

C’est là que réside tout le génie du BJJ, qui a donné de la valeur au travail au sol et a développé un processus cohérent pour une position qui n’est pas naturelle.

L’idée de chercher à étrangler ou à arracher la tête de l’adversaire est également particulièrement instinctive chez ces apprentis lutadors pleins d’énergie. Ils ne recherchent pas la passe de garde ou le contrôle. Ce qui compte pour eux, c’est de terminer le combat le plus rapidement possible.

Dès qu’ils ont l’opportunité de se redresser, que ce soit à genoux ou en se levant, celui qui est en position défavorable met toute son énergie pour y parvenir. C’est là qu’on comprend aisément pourquoi, à travers le monde, les cultures et les civilisations, la lutte est le modèle le plus classique et traditionnel de l’être humain. Nous revenons à un modèle beaucoup plus naturel que la frappe, voire même que les systèmes basés sur la boxe. Même si tout le monde sait donner des coups, il est encore plus simple et protecteur de s’approcher et de saisir son adversaire.

Si nous reprenons l’histoire de la Luta Livre, il est compréhensible d’avoir développé une forme qui cherche à être dominante avec des techniques de guillotine ou de clefs de jambes. Cela s’explique par la filiation naturelle avec la Lutte, mais aussi par le fait de pratiquer torse nu. Bien sûr, il existe également des spécialistes de la garde dans les compétitions no-gi, mais comme l’a souligné Melqui Galvao, pour se préparer aux ADCC, c’est surtout le travail debout et le passage de garde qui sont importants.

De nos jours, grâce au grand pas en avant réalisé par Danaher dans la communauté du BJJ no-gi, le travail depuis le dessous pour chercher les clefs de jambes a permis de fusionner la culture des clefs de jambes avec celle des guardeiros.

La lutte gréco-romaine, bien que difficile et exigeante physiquement, représente véritablement l’essence même de l’art du combat. Même si, de nos jours, il est normal pour nous de plonger vers les jambes, la plupart des néophytes auront naturellement tendance à vouloir contrôler les bras et la tête de leur adversaire. C’est pourquoi la forme Judo est en quelque sorte une forme de Gréco en gi.

Et vous, qu’apprenez-vous des néophytes qui pratiquent vos disciplines ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One.

Pank

#LutaLivre #ArtMartial #Jiujitsu #Judo #CatchWrestling #BJJ #BrésilianJiuJitsu #Guillotine #Ogoshi #Lutadors #Combat #NoGi #ADCC #Danaher #Guardeiros #LutteGrécoRomaine #Judo #Enseignement #Apprentissage

HnO Hypnosophie #827 : Le tour de France et nos Ancrages ou Régressions

Le tour de France s’est terminé hier et ce matin sur France culture j’écoutais une émission qui mettait en avant l’impact de cet évènement.

Source : Les matins de l’éte / France Culture

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Réflexions de Pank / Instantané #64 : Ces petits traumatismes du quotidien

Il est difficile de traverser la vie sans rencontrer de problèmes. Certains seront un peu plus marquants, que ce soit dans l’enfance ou à l’âge adulte. La plupart du temps, notre psyché parvient à gérer ces situations, laissant des cicatrices plus ou moins profondes. Le problème survient lorsque nous cumulons certains traumatismes et que nous ne parvenons pas à passer à l’étape d’apaisement, à intégrer nos expériences, bonnes ou mauvaises.

Notre histoire est complexe, faite de moments heureux et moins bons. Ces petits heurts peuvent s’accumuler, laissant certains de nos partenaires dans un état de confusion. Ils ne savent plus ce qui a été à l’origine des problèmes, ce qui s’est enchevêtré, ce qui a amplifié les effets. Petit à petit, ils remettent de l’ordre dans leur ligne de vie.

Nous commençons à observer des choses surprenantes, des liens se faisant avec des traumatismes qui semblaient anodins, tandis que d’autres événements sur lesquels ils ont porté leur attention en travaillant sur eux-mêmes ne semblent plus être les causes principales.

Et si le premier responsable n’était pas celui que l’on pensait, que l’on soupçonnait, que l’on traitait ? Un peu comme dans « Usual Suspects », qui est réellement Keyser ? Les traumatismes, en plus de la souffrance qu’ils engendrent, deviennent une intrigue, un monde plus complexe qu’une simple relation de cause à effet.

Pourquoi avons-nous intériorisé des choses qui ne devraient pas l’être et sommes-nous devenus sensibles à des éléments qui ne devraient pas nous affecter autant ? Nous sommes physiquement aussi bien que psychiquement très solides sur de nombreux points, mais complètement vulnérables sur d’autres aspects de la vie.

Lorsque les traumatismes se manifestent, ils peuvent déformer notre réalité et altérer notre justesse émotionnelle et cognitive. Je ne parle pas seulement des gros PTSD qui rendent difficile l’utilisation de certaines parties du cerveau. Permettre à nos consultants de démêler les choses, les événements, les sensations, les souvenirs souvent reconstruits à la lumière de ce qui est vécu en pleine conscience, dans le moment présent, est une porte vers un mieux-être.

Cela nous donne aussi la possibilité de considérer même les petites choses comme des éléments à « neutraliser » et à bien vérifier qu’elles ne nous affectent pas. Bien sûr, cette démarche ne peut pas être entreprise par un enfant, car il est plus difficile pour eux de se centrer sur eux-mêmes et sur de tels sujets.

Cependant, les adultes qui vivent avec des accumulations de petits traumatismes isolés peuvent, à travers des consultations avec des spécialistes ou des pratiques plus méditatives telles que la pleine conscience et des formes d’hypnose, apaiser et replacer les choses.

Nous sommes résilients, même si ce mot semble parfois imposé plutôt que perçu comme un potentiel de notre esprit. Cela peut prendre du temps, mais avec les bons outils, les bonnes rencontres et une discipline, même des traumatismes assez importants peuvent s’apaiser.

Et vous, ressentez-vous un cumul de petites choses non digérées ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One.
Pank

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English Version

Pank’s Reflections / Snapshot #64: These Small Daily Traumas

It’s difficult to go through life without encountering problems. Some will be a bit more impactful, whether in childhood or adulthood. Most of the time, our psyche manages to cope, leaving scars more or less profound. The issue arises when we accumulate certain traumas and struggle to move on to a stage of peace, integrating our experiences, both good and bad.

Our story is complex, composed of both happy and less fortunate moments. These small bumps can accumulate, leaving some of our partners in a state of confusion. They no longer know what triggered the issues, what got entangled, what amplified the effects. Gradually, they start to bring order back to their life’s path.

We begin to observe surprising connections with traumas that seemed trivial, while other events they focused on during their self-work no longer appear to be the main causes.

And what if the first culprit wasn’t who we thought, suspected, or treated? It’s a bit like in « Usual Suspects, » who is truly Keyser? Traumas, in addition to the suffering they cause, become an intricate puzzle, a world more complex than a simple cause-and-effect relationship.

Why have we internalized things that shouldn’t be, and why have we become sensitive to elements that shouldn’t affect us so deeply? Physically and mentally, we may be strong in many aspects but utterly vulnerable in others.

When traumas manifest, they can distort our reality and alter our emotional and cognitive accuracy. I’m not only talking about major PTSD that makes it challenging to utilize certain parts of the brain. Allowing our clients to untangle things, events, sensations, and memories, often reconstructed in the light of mindful experiences, in the present moment, opens the door to a better state of being.

This approach also allows us to consider even the small things as elements to « neutralize » and to verify that they don’t affect us. Of course, this process may not be suitable for children since it’s harder for them to focus on themselves and such topics.

However, adults living with accumulations of isolated small traumas can find relief and reposition their experiences through consultations with specialists or more meditative practices like mindfulness and various forms of hypnosis.

We are resilient, even if the term might feel imposed rather than seen as a potential of our minds. It may take time, but with the right tools, meaningful encounters, and discipline, even significant traumas can find healing.

And you, do you feel a cumulation of unresolved small things?

Take what is good and right for you.

Be One.
Pank

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