Nous constatons de moins en moins l’utilisation de systèmes de combat traditionnels sur les champs de bataille, comme en témoigne la guerre en Ukraine où les drones causent plus de pertes que des chokes ou les coups de poing en série.
Dans les zones urbaines, les confrontations sans armes sont encore fréquentes, mais tout dépend du type d’affrontement.
Lorsqu’un malandrin est déterminé à attaquer, il est souvent préparé et donc armé, principalement de couteaux pour le moment, plutôt que d’armes à feu. Les écoles de self-defense prennent en compte le combat armé, en mettant délibérément de côté les styles traditionnels qui ne sont plus adaptés en raison de leurs formes figées.
Affronter un adversaire armé est particulièrement difficile, et les écoles qui enseignent des techniques de réponse essaient d’offrir des méthodes efficientes malgré le faible taux de réussite réel. On espère souvent que l’agresseur attaquera de manière spectaculaire, comme dans les films, avec un coup de couteau vertical de haut en bas, mais malheureusement, cela n’arrive que rarement.
Beaucoup d’attaques se font en coupant horizontalement, des slash ou en essayant de transpercer ou avec, avec un mouvement rappelant celui d’une machine à coudre, ce qui explique les chiffres de 10 à 15 coups de couteau.
La logique nous suggérerait de fuir ou de céder lorsque nous sommes confrontés à un adversaire armé, mais parfois l’intention de l’agresseur, ou du groupe d’agresseurs, est simplement de faire du mal, et il y a malheureusement de fortes chances qu’ils y parviennent.
Récemment, un couple a été agressé avec un tesson de bouteille, et la jeune femme a été gravement blessée au visage.
L’objectif était clairement de blesser, ce qui indique que cette agression n’était pas motivée par un vol, mais par la volonté de
causer des dégâts.
Si nous ne pouvons pas fuir en fonction du contexte, du lieu ou des personnes qui nous accompagnent, nous devons nous
préparer à affronter l’agresseur, même si cela signifie que nous serons blessés. Parfois, nous ne pourrons même pas voir l’objet tranchant avant le premier coup porté, ce qui rend la situation encore plus délicate.
Affronter des individus déterminés à nous faire du mal, sans être préparé ou armé, nous place en situation de désavantage
psychologique, émotionnel et surtout physique. Tous les pratiquants savent qu’il faut quelques minutes d’échauffement pour se sentir réellement prêt, avoir le bon réflexe et le bon timing, ce qui n’est pas possible en situation d’urgence.
Donc, face à des personnes déterminées (et imaginons si l’agresseur est conditionné comme certains terroristes), le combat sera extrêmement difficile et nos chances de survie diminueront considérablement. Si nous réussissons à réagir plutôt que de fuir, si nous trouvons un objet long que nous sommes prêts à utiliser de manière agressive, alors nous pouvons essayer d’utiliser nos
techniques de combat. Cependant, cela demande une série d’étapes psychologiques qui se déroulent en quelques secondes seulement, tout en essayant de rester lucide malgré la peur (limiter le sentiment de tunnel).
L’esprit des anciens sur les champs de bataille ou lors de duels à l’épée et au sabre pour des défis ou des guerres doit être cultivé : vivre chaque jour comme si c’était le dernier, prêt à accepter la mort.
Il incombe aux instructeurs de self-defense de préparer leurs élèves à la possibilité de blessures voire de mort, sachant que le pire n’est pas motivé par une cause noble, mais résulte simplement de la stupidité et de la violence internes des agresseurs qui projettent leur haine et leurs problèmes sur de simples badauds.
Comment avez-vous vécu une agression au couteau, ou comment imaginez-vous une telle situation ?
Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One.
Pank
#selfdefense #combatarmé #agression #sécuritépersonnelle #couteau #réflexionsmartiales
Archives d’Auteur: Pank
La Méthode Silva : étude du Système #169 / Podcast #72 avec Lee : The Secret Place de Mc Kenzie 4/4
Un podcast sur un livre d’un instructeur et psychologue particulièrement intéressant pour ceux qui veulent compléter leur compréhension.
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Les potentiels sont en vous.
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Réflexions de Pank / Instantané #63 : Les limites du subconscient, le conscient.
Nous aimons croire que nous sommes illimités, que nos seules faiblesses sont liées à notre esprit. Je suis de ceux qui pensent que nous sommes limités, même si ces dernières ne sont pas forcément connues de chaque individu. Il y a quelques jours, pour préparer un podcast avec Lee sur la Méthode Silva, j’ai lu un petit ouvrage d’un psychologue nommé Richard McKenzie.
Il a proposé une idée qui, avec mon biais de confirmation, me parle dans cette idée de limite de notre partie subconsciente. « Le subconscient ne génère pas d’idées, mais prend des informations que l’esprit conscient ressent et accepte comme vraies » (p. 25, The Secret Place).
Dans l’hypnose, nous mettons en avant une communication entre le conscient et le subconscient. Cette communication est optimisée par la transe qui permet une diminution du facteur de jugement, permettant alors des prises d’informations et des orientations que nous pouvons prendre d’un côté comme de l’autre. Le subconscient n’est pas tout-puissant, ou plutôt, il n’est pas vraiment indépendant. Même si certaines transes déséquilibrées peuvent nous donner cette sensation que le conscient a disparu, ce n’est pas vraiment le cas.
Ce que je trouve intéressant, c’est de replacer le conscient dans un rôle central dans ce dialogue. Preston, un hypnotiste américain, aimait à dire que la séance commence quand le Subconscient est le boss. Je pense que cette idée est vraiment juste, seulement dans cette idée, j’ajoute que le boss ne travaille pas seul, il est accompagné de son bras droit ou de son subalterne si vous préférez. Et ce second, celui qui donne des infos, oriente, suggère, recadre ou permet des prises de conscience, c’est bel et bien le conscient.
Cela nous amène donc à cette interaction constante. Pour revenir à mon titre, le subconscient a des limites parce que la réalité concrète du conscient, les perceptions et les expériences ont nourri un ensemble d’idées. Une fois ces dernières traitées par le subconscient, intégrées à la base de données, elles deviennent des croyances, des éléments de références pour le subconscient même.
Le concept de génération d’idées est vraiment intéressant à interpréter. Les pensées logiques, les analyses, les choses que nous allons valider comme vraies ou justes sont exploitées dans le conscient. Ce sont des informations qui vont être retraitées dans un second temps, mais avec une coloration, une subjectivité en somme, une idée sur le sujet.
Souvenez-vous d’une chose : le facteur de jugement ou facteur de critique est selon Dave Elman ce qui nous permet de nous faire une idée des choses, dit autrement, de jauger les choses. Est-ce que ce verre est froid, tiède ou chaud ? La transe diminue cette fonction, permettant de prendre une idée externe, celle du praticien ou celle sur laquelle nous nous focalisons.
Le subconscient ne jauge pas, c’est la fameuse idée que le conscient est le capitaine du navire et le subconscient ne fait que suivre les ordres. Même si malheureusement, il semble que la communication ne soit pas de grande qualité, ce sont également les compétences du conscient qui limitent la réponse du subconscient, qui ne fait que prendre les bribes des données proposées.
Il en fait une mixture avec ce qui est déjà inscrit dans les serveurs et cela peut donner des choses intéressantes et constructives ou complètement complexes et stressantes.
Et pour vous, quelles sont les limites du subconscient ?
Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One.
Pank
#subconscient #conscient #hypnose #limites #réflexions #Elman #hypnothérapie
English Version
Reflections by Pank / Snapshot #63: The limits of the subconscious, the conscious.
We like to believe that we are limitless, that our only weaknesses are connected to our minds. I am among those who think that we are limited, even if these limitations are not necessarily known to every individual. A few days ago, while preparing a podcast with Lee on the Silva Method, I read a small book by a psychologist named Richard McKenzie.
He proposed an idea that, with my confirmation bias, resonates with me regarding the idea of the limitations of our subconscious. « The subconscious does not generate ideas but takes information that the conscious mind feels and accepts as true. » (p. 25, The Secret Place).
In hypnosis, we emphasize communication between the conscious and the subconscious. This communication is optimized by trance, which allows a decrease in the judgment factor, enabling the reception of information and directions that we can take on either side. The subconscious is not all-powerful, or rather, it is not truly independent. Even though certain imbalanced trances may give us the sensation that the conscious has vanished, it is not truly the case.
What I find interesting is to reestablish the conscious in a central role in this dialogue. Preston, an American hypnotist, used to say that the session begins when the Subconscious is the boss. I think this idea is accurate, but in this concept, I add that the boss doesn’t work alone; it is accompanied by its right-hand man or subordinate, if you prefer. And this second entity, the one that provides information, directs, suggests, reframes, or enables awareness, is indeed the conscious.
This brings us to this constant interaction. Going back to my title, the subconscious has limitations because the concrete reality of the conscious, perceptions, and experiences have nurtured a set of ideas. Once processed by the subconscious and integrated into the database, they become beliefs, reference elements for the subconscious itself.
The concept of idea generation is truly interesting to interpret. Logical thoughts, analyses, things we validate as true or just, are exploited by the conscious. These are pieces of information that will be reprocessed in a second moment, but with a certain coloring, subjectivity, essentially an idea about the subject.
Remember one thing: the factor of judgment or criticism is, according to Dave Elman, what allows us to form an idea about things, in other words, to assess things. Is this glass cold, lukewarm, or hot? Trance diminishes this function, allowing us to take on external ideas, those of the practitioner or the ones we focus on.
The subconscious doesn’t judge; it is the famous idea that the conscious is the captain of the ship, and the subconscious merely follows orders. However, unfortunately, it seems that communication is not of great quality; it is also the competencies of the conscious that limit the response of the subconscious, which only takes bits of the provided data.
It creates a mixture with what is already inscribed in the servers, and this can lead to interesting and constructive outcomes or completely complex and stressful ones.
And for you, what are the limits of the subconscious?
Take what is good and right for you.
Be One.
Pank
#subconscious #conscious #hypnosis #limits #reflections #Elman #hypnotherapy
Réflexions martiales d’un Hypnofighter #46: Le retour du K1

Il est bien connu que les arts martiaux au Japon sont associés à un monde mafieux et à des activités de blanchiment d’argent. En 2004, Ishii lui-même a d’ailleurs fait un petit séjour en prison pour fraude fiscale liée à son entreprise K1. Hier, Antonio (Champion d’Europe de Kyokushin et classé dans le top 20 mondial) m’a signalé que le K1 est de retour.
Pour les passionnés de sports de combat, cette compétition est mythique. Il s’agit d’un tournoi de Kickboxing qui avait pour objectif de réunir les pratiquants de Karaté, Kung Fu et Kickboxing afin de déterminer quel style de boxe était le plus performant. Ishii, quant à lui, cherchait à promouvoir le Karaté, et c’est ainsi qu’il a créé le Seidokaikan, issu de l’Ashihara Karate, lui-même héritier du Kyokushin.
Et comme la vie semble aimer les cycles, le K1 renaît avec l’IKO de Matsui. On peut comprendre la stratégie de Matsui, qui voit l’influence du karaté plein contact diminuer depuis l’avènement des arts martiaux mixtes, et le temps qu’il a fallu pour envoyer des athlètes de Kyokushin dans les rings et les cages du monde entier.
C’est une des singularités du Kyokushin : Oyama voulait créer un karaté fort à sa manière, tout comme Ishii l’a fait avec le K1 pour promouvoir son karaté comme étant le plus performant. Puis, comme cela a bien fonctionné et qu’il a pu établir les règles que nous connaissons aujourd’hui, il a cessé sa quête martiale. Cela a entraîné la perte de combattants tels que Kurosaki et de grands noms comme Azuma, qui ont fondé le Daido, parce que le style ne permettait plus suffisamment d’expression. Pire encore, Oyama a interdit à de nombreux athlètes de combattre dans d’autres organisations.
C’est grâce à cette erreur, en plus de l’arnaque de la finale des championnats du monde de Kyokushin, qu’Andy Hug s’est tourné vers le Seidokaikan d’Ishii et est devenu une légende dans ce style, puis le champion de K1 que nous connaissons. Le karaté d’Oyama a perdu de son éclat, même si j’aime beaucoup le Kyokushin, mon image de ce style a complètement changé depuis l’avènement des arts martiaux modernes.
Voir que la concurrence en karaté (KWU) s’est réveillée avec des tournois de Kickboxing pour les athlètes Kyokushin est une bonne chose, car cela pousse la maison mère à investir et à s’améliorer. Paradoxalement, la légende de ce style l’a également sclérosé, car ils n’ont pas pris en compte les évolutions du marché.
Avec ce retour, nous pourrons revoir les grands noms du Kickboxing, même s’ils sont actuellement au Glory. Peut-être verrons-nous la filiale Kick, autrefois dirigée par Filho (parti dans une autre organisation), former de beaux athlètes polyvalents.
Quand on pense que Tenshin était un jeune Kyokushin avant de se tourner vers le Kick et le Thai, on peut comprendre le nombre de potentiels qui ont disparu vers d’autres sphères, alors qu’ils étaient éduqués dans la philosophie de l’Ultime Vérité.
J’ai hâte de voir les premiers tournois et de découvrir les talents que le karaté pourra transférer en Kick et peut-être un jour, comme Pereira, Mirko ou Hunt, ils iront vers les cages du MMA.
Et vous, comment percevez-vous le retour du K1 ?
Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One.
Pank Hno
#arts martiaux #K1 #Kyokushin #Kickboxing #compétition #Seidokaikan #AndyHug #arts martiaux mixtes #MMA #tournois #athlètes #légende #championnat #évolutions #concurrents #sportsdecombat #passion #hypnofighter #réflexionsmartiales #beone #philosophie #UltimeVérité #entraînement #marché #investissement #évolution
Cadre, Posture et Questiosophie #76 : Poser des questions mais pas sans objectif.
Une question c’est simple à poser. S’intéresser à la structure et l’objectif de la question est bien plus subtil, pour avoir de vraies informations.
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Réflexions de Pank / Instantané #62: L’oubli des cadres
Il est assez amusant de constater comment les personnes, quand je propose des projets, suivent ou ne suivent pas le cadre établi. J’ai pris l’habitude de mettre en place quelques points très simples à pratiquer pour éviter de donner des règles trop complexes. Cependant, il est étonnant de voir à quelle vitesse les éléments clés sont souvent mis de côté lorsque le groupe se plonge dans le projet.
Ces expériences me montrent que si nous ne remettons pas régulièrement en question le cadre établi et qu’il n’y a pas de rappel à l’ordre régulier, nous nous éloignons rapidement de notre objectif initial. Cela démontre également à quel point nos idées initiales et les motivations qui nous poussent à avancer dans le projet peuvent se perdre en chemin.
Cela se formalise d’un point de vue individuel en relation avec nos systèmes de référence. Si des projets clairement définis avec une dizaine de personnes arrivent en 24 heures à mettre en place un nouveau cadre sans même s’en rendre compte, cela entraîne une réflexion, notamment sur l’influence du groupe sur nos objectifs.
Nous prenons du temps pour déterminer ce que nous souhaitons, mais une fois que nous sommes lancés, les retours d’actions, ainsi que les points de vue des autres, peuvent complètement altérer l’intention initiale. Recevoir des informations est une chose, mais rechercher les bonnes informations en est une autre. La plupart de nos environnements ne sont absolument pas suffisamment experts ou concernés par ce que nous décidons de mettre en place pour nous fournir des conseils et des orientations pertinentes.
Parfois, ces retours constants peuvent devenir plus bruyants que des outils exploitables pour nous-mêmes, laissant ainsi notre attention se disperser, avec des informations diverses à traiter plutôt que des actions à mener.
Vivant dans une société qui souffre d’un gros syndrome FOMO (Fear Of Missing Out), la peur de manquer une bonne information, nous oublions que toutes les informations ne se valent pas. Nous n’allons pas demander conseil à notre médecin pour des problèmes mécaniques, tout comme nous n’allons pas faire confiance à notre mécanicien pour un diagnostic médical.
Mais, comme nous avons tous le sentiment qu’il peut y avoir des choses intéressantes dans le flux d’informations des autres, plus nous nous éloignons de notre cadre précis pour atteindre notre objectif, plus nous risquons de nous écarter de ce dernier. Parfois, cela n’est pas crucial, juste énergivore, et nous pouvons alors nous remettre sur notre chemin. Cependant, cela peut également semer le doute ou diminuer notre motivation.
Revenir régulièrement à nos bases (cadre initial) est un élément essentiel qui nous permet de bien poser les questions et de savoir ce que nous cherchons, ainsi que ce que nous nous autorisons à prendre comme retours. En répétant ce processus, en nous concentrant sur ce que nous pensons être juste, en prenant le temps de réfléchir aux succès et aux échecs de notre projet, et en cherchant les raisons des plus et des moins, nous saurons quelle recherche mettre en place.
Nous pourrons alors prendre en compte un ensemble de flux que nous sélectionnerons comme valides ou du moins testables, plutôt que de rester sous le flot constant de questionnements et d’orientations de l’environnement qui lui-même n’a pas clairement compris ni défini ce qui s’organise dans notre cadre initial.
Prenez régulièrement le temps de vous rappeler d’où vous venez dans vos projets, les différentes règles qui ont été posées, sinon, comme quand nous étions gamins, nous risquons de partir dans une mauvaise direction.
Et vous, maintenez-vous les cadres que vous vous donnez ou auxquels vous avez décidé d’adhérer ?
Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One.
Pank
#cadres #objectifs #projets #décisions #influence #retours #informations #société #FOMO #conseils #réflexions #questionnement #motivation #orientation #environnement #base #success #échecs #direction #rappel #adhésion #hypnose #autohypnose #développementpersonnel #réalisation #coaching #réflexionspank #bienêtre #hypnothérapie
English Version
Martial Musings of Pank / Snapshot #62: Forgetting the Frameworks
It’s quite amusing to observe how people, when I propose projects, either follow or disregard the established framework. I’ve made it a habit to set up some very simple points to practice, to avoid giving overly complex rules. However, it’s surprising to see how quickly key elements are often set aside when the group dives into the project.
These experiences show that if we don’t regularly reassess the established framework and there’s no regular reminder, we quickly veer away from our initial goal. It also demonstrates how easily our initial ideas and motivations that drive us forward in the project can get lost along the way.
This is formalized from an individual perspective in relation to our reference systems. If well-defined projects involving a dozen people manage to establish a new framework within 24 hours without even realizing it, it sparks a reflection, especially on the group’s influence on our objectives.
We take the time to determine what we want, but once we’re underway, feedback from actions, as well as the perspectives of others, can completely alter the initial intention. Receiving information is one thing, but seeking the right information is another. Most of our environments are not at all experts or concerned enough about what we decide to implement, to provide us with relevant advice and guidance.
At times, these constant feedback loops can become noisier than useful tools for ourselves, causing our attention to scatter, dealing with diverse information to process rather than actionable steps.
Living in a society suffering from a severe FOMO (Fear Of Missing Out) syndrome, the fear of missing out on good information, we forget that not all information is equal. We wouldn’t seek advice from our doctor for mechanical problems, just as we wouldn’t trust our mechanic for a medical diagnosis.
Yet, as we all feel that there might be interesting things in the information flow from others, the further we deviate from our specific framework to reach our goal, the more we risk drifting away from it. Sometimes, it’s not critical, just draining, and we can get back on track. However, it can also sow doubt or diminish our motivation.
Returning regularly to our foundation (initial framework) is crucial, allowing us to pose the right questions and understand what we seek, as well as what feedback we allow ourselves to consider. By repeating this process, focusing on what we believe to be right, taking time to reflect on the successes and failures of our project, and seeking reasons behind both, we’ll know which direction to pursue.
We can then consider various streams of information that we’ll select as valid or at least testable, rather than being caught in the constant flow of questioning and influence from an environment that hasn’t fully understood or defined what’s organizing within our initial framework.
Regularly take the time to remind yourself where you come from in your projects, the different rules that have been set, otherwise, like when we were kids, we risk heading in the wrong direction.
And you, do you maintain the frameworks you set for yourself or those you’ve decided to adhere to?
Take what resonates with you, what is good and just for your journey.
Be One.
Pank
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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #45: Être zen ou énervé

Avez-vous l’idée du combattant ultime comme un être particulièrement en paix, prêt au combat et à la mort ? Je pense que les films d’arts martiaux et les fantasmes sur les combattants zen d’Asie nous ont donné une idée fausse. Comme pendant la période Tokugawa, les combattants étaient en paix, ils sont facilement associés à la spiritualité du mouvement zen pour trouver, à travers les rigueurs martiales, une voie d’accomplissement.
C’est en grande partie à cause de cette culture que nous pensons que le combat est un chemin de développement de soi. Alors qu’en réalité, un combat, qu’il soit urbain ou sur un champ de bataille, n’est rien d’autre qu’une bagarre avec la possibilité de blessures et de mort. Lorsque vous pratiquez dans la paix, comme nous avons la chance de le vivre dans de nombreuses sociétés occidentales, vous pouvez emprunter le chemin de l' »éveil ».
Cependant, lorsque vous devez vous battre contre l’envahisseur, chercher à survivre et potentiellement éliminer les menaces, la mystique du combattant zen disparaît quelque peu. Bien sûr, nous avons également eu des chevaliers spirituels en Europe, comme les Templiers, mais apparemment, l’agressivité pour combattre les mécréants était loin des paraboles de l’union de son esprit à l’essence de l’univers.
Nous avons donc développé une croyance commune qu’il était préférable d’être zen lors d’un affrontement. Mais sans forcément entrer en mode berserker, la folie, la colère, l’envie de combattre voire de tuer sont certainement bien plus utiles et performantes que cette option de sang-froid. C’est clairement moins glamour et cela donne l’image d’une bête sauvage plutôt que celle d’un combattant de la voie. Cependant, ce côté bestial, sans limite, qui suit ses instincts plutôt que des stratégies, offre un avantage psychique et parfois physique, qui met un temps de retard sur les réactions et l’application du gameplan.
Dans la rue, une personne en colère qui frappe en premier a de fortes chances de mettre fin au conflit en quelques secondes, bien plus qu’un homme qui joue la carte de la zen attitude et de l’apaisement. Une grosse claque ou un coup de tête en mode furie n’est certes pas valable dans le cadre de la légitime défense, mais sans rituels d’agression ou d’escalade de la pression, il peut être difficile de prendre l’avantage.
Certes, il y a des moments où foncer tête baissée sur des opposants n’est pas la meilleure idée ; le nombre, la possibilité d’une arme, les réactions, les qualités athlétiques, tout cela entre en jeu. Dans le cadre de la rue, il est assez rare de voir le plus calme prendre l’avantage, c’est d’ailleurs pourquoi des rituels de coqs sont mis en place. Il y a quelques jours, j’ai vu une vidéo où un individu zen a pu sortir un coup de pied spectaculaire et mettre son adversaire KO. Il a eu la présence d’esprit de ne pas avancer et de reculer, attendant l’autre qui revenait à la charge.
Dans ce cas, il a pu « gagner du temps », ce qui est impossible avec un individu furieux qui t’attaque directement. Maintenant, si nous reprenons nos cadres et contextes actuels, la pratique des sports de combat ne nous amène pas nécessairement au calme, surtout dans le cas des compétiteurs, on entraîne à exploiter les flux d’agressivité à travers les frappes et autres techniques. Cela reste néanmoins un conditionnement de domination plutôt qu’une recherche d’apaisement.
En revanche, si votre chemin vous guide vers une voie peut-être plus orientale, ou si vous avez envie de vous construire psychologiquement autant que physiquement dans les arts martiaux, il y a de nombreux ponts que vous pouvez découvrir et exploiter pour maîtriser l’animal en vous et devenir plus zen.
Et vous, cherchez-vous à apaiser les pulsions de combat ou au contraire à les exacerber ?
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Pank Hno
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Réflexions de Pank / Instantané #62 : La présence
Nous sommes dans un monde où la pleine conscience est valorisée. Ces méthodes aident beaucoup de personnes et offrent de réelles opportunités de mieux-être à de nombreux pratiquants. Ces dernières années, j’utilise plutôt la notion de présence. Une logique qui se rapproche, mais qui, pour moi, entraîne un processus cognitif et une orientation de l’attention un peu différente.
Dans cette idée de présence, il y a cette notion de temps et d’espace. Le fameux « ici et maintenant », que j’ai découvert adolescent dans des livres sur le zen. Cette notion m’a facilement parlé grâce aux arts martiaux. Pour autant, plus je pratiquais des styles différents, plus je me rendais compte que nous ne sommes que très rarement présents.
Nous aimons penser que les sports de combat entraînent uniquement des réflexes, des automatismes. Comme dans notre quotidien, nous avons des réponses préétablies en fonction de nos états internes et des situations. Pourtant, combattre comme vivre nous amène à anticiper, prendre en compte un nombre important d’informations pour prendre des décisions stratégiques et adaptatives.
Notre rapport à l’espace et au temps valorise plus ou moins notre expérience, mais il nous permet aussi de gérer ce présent. Il est utile de nous retrouver à l’instant dans un futur afin d’éviter une erreur ou pour prendre de court la question ou la réflexion qui peut suivre. Nous sommes sur un modèle de pensée où le présent peut se dissocier et devenir un passé ou un futur. En réalité, les mots, les suggestions, les transes et les interactions qui sont elles déterminées dans la prononciation de l’instant peuvent entraîner des régressions, progressions, visions sur des plans différents.
La présence est dès lors une prise en compte de ce qui se passe dans le lieu/espace où nous nous trouvons avec des variables temporelles dans un moment qui lui est invariable dans le vécu objectif du présent. S’il est assez facile de se mettre dans une notion au présent et de vivre à la fois ses pensées et ses interactions, il est souvent moins mis en valeur la notion d’ici. Ce mot est complexe parce que particulièrement physique. Nous sommes dans un lieu, mettons au bureau, et pourtant nous pouvons être ailleurs dans le jardin à boire une boisson. Notre oubli du corps, notre transe, nous invite à un voyage onirique éveillé, qui dans du projectif devient notre présence du maintenant sans l’ici.
Pourtant, nous savons qu’une des dispositions de la transe est la qualité de se focaliser, et cela peut être sur l’ici. C’est d’ailleurs ce que nous mettons souvent en place dans des processus inductifs, être au présent dans son corps. Certes, la décomposition de chaque partie de ce corps devient à nouveau un moyen d’être moins présent à ce tout, mais juste s’oublier dans une partie.
L’idée dans la présence est de se mettre en conscience de l’ici, le lieu, les ressentis et les pensées. Un retour dans le corps et dans un monde de faits filtrés. Même si le maintenant se fait sur plusieurs plans, il ne se ramènera que par rapport au vécu de l’ici et non pas de l’ailleurs. Plus nous proposons cette suggestion de l’ici, plus nous sommes dans un état qui se matérialise et qui nous ramène à une perception plus brute de notre réel vécu.
Cela n’empêche pas les absences, les coupures à sa présence et la notion absolutiste de n’être que présent est contre nature, mais nous ramener souvent quand nous sommes dans des états de tensions, de rumination, de stress ou de projection, dans cet ici, qui peut être seulement ce qu’il est et un maintenant de nos états comme de la vie, offre une possibilité de se donner une diminution des excès de récits pour juste être un peu plus.
Et vous, êtes-vous plutôt ici ou maintenant ?
Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One.
Pank
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English Version
Reflections of Pank / Snapshot #62: Presence
We live in a world where mindfulness is valued. These methods greatly help many people and offer real opportunities for better-being to numerous practitioners. In recent years, I have been using the notion of presence. It’s a logic that is close, but, for me, it involves a slightly different cognitive process and orientation of attention.
In this idea of presence, there is a notion of time and space. The famous « here and now » that I discovered as a teenager in books about Zen. This concept resonated with me easily thanks to martial arts. However, the more I practiced different styles, the more I realized that we are rarely truly present.
We like to think that combat sports only train reflexes and automatisms. Just like in our daily lives, we have pre-established responses based on our internal states and situations. Yet, both fighting and living require us to anticipate, take into account a significant amount of information, and make strategic and adaptive decisions.
Our relationship with space and time more or less influences our experience, but it also allows us to manage the present. It’s useful to be mentally present in the future to avoid an error or to be prepared for the questions or reflections that may follow. We operate on a thought model where the present can dissociate and become either past or future. In reality, the words, suggestions, trances, and interactions that are determined in the pronunciation of the moment can lead to regressions, progressions, and visions on different planes.
Presence is, therefore, a consideration of what is happening in the place/space where we are, with temporal variables in a moment that remains constant in the objective experience of the present. It is relatively easy to be in the notion of the present and experience both thoughts and interactions simultaneously. However, the notion of « here » is often less emphasized. This word is complex because it is particularly physical. We may physically be in a place, like an office, but mentally be elsewhere, like in the garden having a drink. Our neglect of the body, our trance, invites us on a daydreaming journey while being awake, which, in a more projective sense, becomes our presence in the now without being fully « here. »
Nevertheless, we know that one of the dispositions of trance is the ability to focus, and this focus can be on the « here. » In fact, this is something we often implement in inductive processes – being present in our bodies. Certainly, breaking down each part of the body again becomes a way to be less present in the whole, but just losing oneself in a part.
The idea behind presence is to become conscious of the « here, » the place, the sensations, and the thoughts. Returning to the body and a world of filtered facts. Even if the present unfolds on multiple levels, it will only be brought back to the experience of the « here » and not from elsewhere. The more we suggest the notion of « here, » the more we find ourselves in a state that materializes and brings us back to a raw perception of our real experience.
This doesn’t prevent absences, cuts in our presence, and the absolutist notion of being only present goes against human nature. But frequently returning to the « here » when we are in states of tension, rumination, stress, or projection, allows us to simply exist a little more in that moment which can be only what it is and a « now » of our states as well as life. It offers a possibility to reduce the excess of narratives and just be a little more present.
And you, are you more « here » or « now »?
Take what is good and right for you.
Be One.
Pank


