Réflexions martiales d’un Hypnofighter #454 : Combattre, c’est sérieux

Hier, je parlais avec un ami de plus en plus engagé dans la Fédération de MMA, et il me disait que depuis qu’il se retrouve devant la cage, qu’il voit les combattants et entend les impacts, il a compris que les combattants veulent physiquement anéantir l’adversaire avec une intention « mauvaise ».

Il a réalisé que les professionnels, comme beaucoup d’amateurs, ne veulent pas simplement gagner, ils veulent détruire. Et c’est une réalité que nous comprenons quand nous avons beaucoup combattu, surtout lorsqu’il y a des frappes et des KO. Il y a chez les combattants cette intention de faire mal, de prendre plaisir à abîmer l’autre. C’est une logique de domination, une compensation vis-à-vis de différents éléments plus ou moins conscients chez ces derniers.

Quand on dit que l’on va « jouer » en compétition, c’est possible dans des disciplines comme le BJJ où il n’y a pas ou peu de côté « méchant ». On voit déjà que beaucoup de combattants ne veulent pas combattre avec des règles acceptant les « heel hooks », car c’est une technique qui peut détruire sans que nous puissions vraiment « nous défendre », un peu comme un KO ou une fracture.

De plus, une blessure suite à cette technique peut mettre fin à une carrière de compétition ou demander des mois, voire des années, pour récupérer. Quand il y a des personnes avec une intention de détruire, comme c’est le cas dans les sports de combat, nous ne sommes plus dans le « jeu ». Venir avec un état d’esprit qui n’est pas prêt à faire face à cette « haine orientée » peut déranger et, plus généralement, peut entraîner un temps de retard dans le combat, parce qu’on se réveille après qu’une frappe nous ait fait mal, et c’est parfois le début de la fin.

Si les arts martiaux et les sports de combat donnent dans l’imaginaire collectif une image de contrôle et de respect, cela n’existe pas chez beaucoup d’athlètes et de champions pendant le temps de la compétition, où il n’y a qu’une seule idée : détruire pour gagner, faire mal, envoyer un message aux prochains opposants. Le respect ne reviendra qu’après, les rituels « martiaux » reprendront leur place.

Qu’importe le récit que nous avons créé autour du combat ritualisé, il peut être terrifiant et plein de haine ou d’intentions associées à nos bas instincts de prise de pouvoir sur l’autre, sans limite.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank https://www.passioncombat.net/

Martial Reflections of a Hypnofighter #454: Fighting is Serious

Yesterday, I was talking with a friend who is increasingly involved in the MMA Federation, and he told me that ever since he found himself in front of the cage, seeing the fighters and hearing the impacts, he understood that fighters physically want to annihilate their opponent with a « bad » intention.

He realized that professionals, like many amateurs, don’t just want to win, they want to destroy. And this is a reality we understand when we have fought a lot, especially when there are strikes and KOs. There is this intention among fighters to hurt, to take pleasure in damaging the other. A logic of domination, a compensation in relation to different, more or less conscious elements within them.

When we say we’re going to « play » in competition, it’s possible in disciplines like BJJ where there’s little to no « mean » side. We already see that many fighters don’t want to fight with heel hooks, because it’s a technique that can destroy without us really being able to « defend ourselves, » a bit like a KO or a break.

Moreover, an injury can end a competitive career or take months or years to recover. When there are people with an intention to destroy, as is the case in combat sports, we are no longer « playing. » Coming with a mindset that is not ready to face this « oriented hatred » can be disturbing, and more generally, can cause a delay in the fight, because we wake up after a strike has hurt us, and that is sometimes the beginning of the end.

If martial arts and combat sports give a collective image of control and respect, this does not exist among many athletes and champions during competition time, where there is only one idea: destroy to win, hurt, send a message to future opponents. Respect will only return afterwards, and the « martial » rituals will resume their place.

No matter what narrative we have created around ritualized combat, it can be terrifying and full of hatred or intentions associated with our base instincts to take power over the other, without limits.

Take what is good and right for you. Be One, Pank https://www.passioncombat.net/

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #449 : L’Influence de la Lutte dans les Systèmes de Combat Modernes

Il est amusant de constater à quel point la lutte a pu influencer de nombreux systèmes de combat modernes. Quand on lit des ouvrages sur le Jiu-Jitsu, on sait que Rolls Gracie, celui qui a révolutionné après Carlson le système que nous aimons tant, avait une vraie passion pour la lutte. L’impact d’un lutteur américain, Bob Anderson, a véritablement offert une ouverture à sa génération.

Pour la Luta Livre, cette discipline, dérivée du Catch Wrestling Britannique, a été mise en place par un lutteur/catch wrestler, Euclydes « Tatu » Hatem, plaçant la lutte au centre d’un travail de combat à soumission, alors que les Gracie ont tiré leur expérience du Judo Kodokan. Ceci explique pourquoi les « Lutadores » à l’époque étaient très axés sur la lutte et pouvaient manquer de finesse au sol.

Karl Gotch, qui combattit en 1948 aux Jeux Olympiques en lutte libre et gréco-romaine avant de se mettre au Catch Wrestling à la Snake Pit (Billy Riley) et d’exporter cette connaissance dans un pays qui a également formé de grands lutteurs, le Japon, est celui qui forma Sayama, lequel nous proposa le Shoot Wrestling qui est devenu ce que nous connaissons en MMA sous le nom de Shooto.

Et nous pouvons parler de l’influence d’un Dan Severn ou de Mark Coleman qui ont mis au centre du MMA moderne l’importance de la lutte et la création du « ground and pound ».

La lutte est le système de combat qui possède l’une des plus grandes capacités d’adaptation et une histoire technique hors du commun. Aucun autre système de combat n’a une si longue domination dans le combat et n’a influencé des styles divers à travers le monde. De plus, chaque nation a sa propre forme de lutte, rappelant que la lutte est naturelle (mais tellement difficile), tout comme frapper les autres (les boxes) l’est aussi.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #449: The Influence of Wrestling in Modern Combat Systems

It’s amusing to see how much wrestling has influenced numerous modern combat systems. When you read books on Jiu-Jitsu, you know that Rolls Gracie, the one who revolutionized the system we love so much after Carlson, had a real passion for wrestling. The impact of a US wrestler, Bob Anderson, truly offered an opening to his generation.

For Luta Livre, this discipline, a derivative of British Catch Wrestling, was established by a wrestler/catch wrestler, Euclydes « Tatu » Hatem, placing wrestling at the center of a submission grappling approach, while the Gracies drew their experience from Kodokan Judo. This explains why the « Lutadores » at the time were very wrestling-focused and could lack finesse in groundwork.

Karl Gotch, who competed in 1948 in both freestyle and Greco-Roman wrestling at the Olympic Games before getting into Catch Wrestling at the Snake Pit (Billy Riley) and exporting this knowledge to a country that also trained great wrestlers, Japan, is the one who trained Sayama, who proposed Shoot Wrestling, which became what we know in MMA as Shooto.

And we can talk about the influence of a Dan Severn or Mark Coleman, who placed the importance of wrestling and the creation of « ground and pound » at the center of modern MMA.

Wrestling is the combat system with one of the greatest capacities for adaptation and an extraordinary technical history. No other combat system has had such a long domination in combat and influenced various fighting styles across the world. Moreover, each nation has its own form of wrestling, reminding us that wrestling is natural (but so difficult), just as striking others (boxing) is too.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

La Méthode Silva : étude du Système #291 Podcast #133 avec Lee : Cours avancé de José Silva ’72 #57

On continue l’étude de la transcription du séminaire avancé de José Silva en 1972.

https://lamethodesilva.com/
https://www.lamethodesilva.be/
https://www.lamethodesilva.ch

Testez, observez et concluez par vous mêmes.
Les potentiels sont en vous.
La connaissance est Partage
Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous
Be One
Pank

Site : https://www.pank.one/

#EdBerndJr #HarryMcKnight #RobertBStone #HolisticFaithhelling #LeePascoe #LaMéthodeSilva #JoséSilva #TheSilvaMethod #theSilvaMindControlMethod #hypnose

Réflexions de Pank / Instantané #443 : L’importance de l’influence

Nous pouvons voir, avec des affaires comme celle de France Inter ou le rachat des médias pour orienter les lignes éditoriales, que le monde est orienté par une force que l’on ne peut pas voir et qui est niée lorsque l’on tente de la mettre en lumière.

L’influence opère à travers différents soft powers et divers liens ou personnes placés dans des structures qui vont, sans vagues et dans l’obscurité, mener les décideurs, tout comme les votants, à aller là où on les a conditionnés.

Ce qui est complexe dans cette manipulation discrète, c’est que, comme dans les séances d’hypnose avec les personnes qui se mettent en « résistance », la rationalisation des événements ou des comportements, ainsi que nos biais, vont donner des raisons à nos discours ou à nos comportements.

Pourtant, nous ne décidons que très peu. Je ne parle même pas de ce qui est déjà biologiquement et hormonalement déterminé, ce qui nous entraînera déjà dans des vies écrites d’avance. Si on y ajoute les déterminants sociaux, il ne nous reste que peu de « temps de cerveau disponible » pour savoir si réellement ce que nous décidons, nous le décidons par nous-mêmes ou si nous sommes influencés par autre chose.

Cela peut être la famille, les amis, les collègues, la publicité ou les médias sociaux. Observer nos attitudes, nos façons de penser, de nous habiller et tout simplement de vivre, peut nous interroger sur nos libertés de choix.

Alors, dire que des médias publics ou privés sont pleins d’idéologie, que les personnes y travaillant soient influencées ou influenceuses, nous amène juste à une possible influence pour nous focaliser sur des choses que tout le monde sait déjà, et peut-être à ne pas nous concentrer sur des choses que l’on peut un peu plus maîtriser : nous-mêmes.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.
Be One
Pank
https://www.pank.one/blog

 Pank’s Reflections / Snapshot #443: The Importance of Influence

We can see, with affairs like that of France Inter or the buyout of media outlets to orient editorial lines, that the world is guided by a force that we cannot see and which is denied when we try to bring it to light.

Influence operates through various forms of soft power and different connections or individuals placed in structures that will, without making waves and in the dark, lead decision-makers, as well as voters, to go where they have been conditioned.

What is complex about this discreet manipulation is that, just like in hypnosis sessions with people who « resist, » the rationalization of events or behaviors, along with our biases, will give reasons for our discourse or our actions.

However, we decide very little. I’m not even talking about what is already biologically and hormonally determined, which already leads us into pre-written lives. If we add social determinants, we are left with little « available brain time » to know if what we decide, we are truly deciding it ourselves or if we are influenced by something else.

This could be family, friends, colleagues, advertising, or social media. Observing our attitudes, our ways of thinking, dressing, and simply living, can make us question our freedom of choice.

So, to say that public or private media are full of ideology, that the people working there are influenced or influencers, just leads us to a possible influence to focus on things that everyone already knows, and perhaps not to concentrate on things that we can control a little more: ourselves.

Take what is right and good for you.
Be One
Pank
https://www.pank.one/blog

La Méthode Silva : étude du Système #287 Podcast #131 avec Lee : Cours avancé de José Silva ’72 #53

On continue l’étude de la transcription du séminaire avancé de José Silva en 1972.

https://lamethodesilva.com/
https://www.lamethodesilva.be/
https://www.lamethodesilva.ch

Testez, observez et concluez par vous mêmes.
Les potentiels sont en vous.
La connaissance est Partage
Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous
Be One
Pank

Site : https://www.pank.one/

#EdBerndJr #HarryMcKnight #RobertBStone #HolisticFaithhelling #LeePascoe #LaMéthodeSilva #JoséSilva #TheSilvaMethod #theSilvaMindControlMethod #hypnose

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #421 : Le BJJ dans la rue

Comme chaque année, lorsque le dojo est fermé, je propose de s’entraîner au MMA et au BJJ sur du béton. Factuellement, on pourrait être sur de l’herbe, mais je m’étais rendu compte il y a quelques années que martialement parlant, cette période nous remettait dans une humilité face à des choses aussi simples que combattre dans la rue.

Je sais que tout le monde ne s’entraîne pas dans un esprit de self-défense, et c’est aussi mon cas. J’inclus cette facette dans ma pratique et je partage à mes élèves les notions clés, car c’est une composante de mon BJJ/Luta. Combattre sur du dur avec de petits cailloux qui pourraient être du verre dans la rue, c’est se rendre compte à quel point nous ne sommes pas mobiles et à quel point les genoux et les mains se blessent rapidement.

Nous sommes tellement habitués à faire nos techniques sur des tatamis, ou éventuellement sur des parquets (je ne parle pas pour les pratiquants de Jiu-Jitsu), que nous pouvons ne plus penser à des choses aussi anodines que la pression d’un corps sur nos articulations. Si l’on prend un body lock au sol, on peut déjà avoir des retours disant que cela met les mains sous pression, mais lorsque votre main de contrôle est compressée sur le sol, la douleur est démultipliée.

Et là, pas de souplesse du sol, les graviers ou les aspérités font souffrir et modifient du coup les contrôles et même notre capacité de concentration pour frapper ou chercher une soumission. De plus, les murets et les angles de certains espaces de rue peuvent nous blesser en un instant sur une chute (ou une projection).

Tous ceux et celles qui viennent s’entraîner avec moi pendant cette période repartent avec la même idée : cela n’a rien à voir avec les combats en dojo. Cela nous offre un vrai moment de remise en question de la réalité du combat, certes sans l’adrénaline qui peut avoir lieu en phase d’agression.

Il y a une vraie dimension à mettre en place pour tous ceux qui travaillent la self-défense via le BJJ, pour améliorer l’enseignement des contraintes de notre discipline en cas de mise au sol (en un contre un, etc.).

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank https://www.passioncombat.net/

Traduction en anglais

Martial Reflections of a Hypnofighter #421: BJJ in the Street

Like every year, when the dojo is closed, I suggest we train MMA and BJJ on concrete. Factually, we could be on grass, but a few years ago I realized that, from a martial perspective, this period put us back in a state of humility regarding things as simple as fighting in the street.

I know that not everyone trains with a self-defense mindset, and that’s also my case. I include this aspect in my practice and I share the key notions with my students, because it is a facet of my BJJ/Luta. Fighting on a hard surface with small stones that could be glass in the street makes you realize how immobile we are, and how quickly knees and hands get injured.

We are so used to performing our techniques on mats, or occasionally on hardwood floors (I’m not talking about all Jiu-Jitsu practitioners), that we can forget about things as trivial as the pressure of a body on our joints. If you apply a body lock on the ground, you might already get feedback that it puts pressure on your hands, but when your controlling hand is compressed against the ground, the pain is multiplied.

And there, with no softness from the ground, the gravel or rough spots cause pain and, as a result, modify our control and even our ability to concentrate on striking or looking for a submission. Furthermore, walls and the angles of certain street spaces can injure us in an instant during a fall (or a throw).

Everyone who comes to train with me during this period leaves with the same idea: it has nothing to do with fighting in a dojo. It offers us a real moment of questioning the reality of combat, certainly without the adrenaline that can occur during an assault.

There is a real dimension to put in place for all those who work on self-defense via BJJ, to improve the teaching of our discipline’s constraints in case of a takedown (in a one-on-one, etc.).

Take what is good and right for you. Be One, Pank https://www.passioncombat.net/

La Méthode Silva : étude du Système #285 Podcast #130 avec Lee : Cours avancé de José Silva ’72 #51

On continue l’étude de la transcription du séminaire avancé de José Silva en 1972.

https://lamethodesilva.com/
https://www.lamethodesilva.be/
https://www.lamethodesilva.ch

Testez, observez et concluez par vous mêmes.
Les potentiels sont en vous.
La connaissance est Partage
Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous
Be One
Pank

Site : https://www.pank.one/

#EdBerndJr #HarryMcKnight #RobertBStone #HolisticFaithhelling #LeePascoe #LaMéthodeSilva #JoséSilva #TheSilvaMethod #theSilvaMindControlMethod #hypnose

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #419 : Combien de fois t’entraines-tu ?

Cet article explore la différence entre la nouvelle génération de pratiquants de Jiu-jitsu brésilien et les anciens en ce qui concerne le temps nécessaire pour obtenir une ceinture noire. L'auteur souligne que les jeunes, grâce à un accès accru aux installations et aux ressources en ligne, peuvent accumuler une quantité d'entraînement suffisante pour progresser plus rapidement que leurs aînés, remettant en question l'idée reçue selon laquelle une ceinture noire doit nécessairement s'obtenir après de nombreuses années. L'article réfute également l'idée que ces académies sont des "McDojos", affirmant que la qualité de l'enseignement en France reste élevée.

Dans mon dernier post, certaines remarques portaient sur le temps nécessaire pour obtenir une ceinture noire. On sait qu’en France, dans notre milieu associatif, les dojos ne sont souvent disponibles que le soir, parfois tous les jours ou en alternance avec d’autres disciplines. De ce fait, même les passionnés vivant dans de petites municipalités n’ont pas la possibilité de s’entraîner beaucoup.

Beaucoup de gens s’entraînent deux ou trois fois par jour, en incluant la préparation physique. Oui, c’est quasiment ce que font les professionnels. Mais depuis quelques années en BJJ, je vois des jeunes qui, même quand ils n’ont pas de cours, se rendent dans des académies ouvertes et s’entraînent pendant des heures, voire passent leur journée entière à la salle.

Oui, c’est un truc de « jeunes » qui n’ont pas toujours de responsabilités ni de travail, mais ils sont super investis dans le Jiu-jitsu et l’entraînement. Du coup, oui, ils peuvent obtenir une ceinture noire en moins de 10 ans. Et oui, la nouvelle génération qui a la chance de pouvoir s’entraîner aussi fréquemment peut, en 5 ans, dépasser des ceintures noires qui ont mis 15 ans pour l’obtenir.

C’est normal : au-delà des différences d’âge qui seront toujours présentes, ils auront accumulé une quantité d’entraînement aussi importante, voire plus, que les ceintures noires, avec des styles d’entraînement plus dynamiques et surtout des tonnes de techniques et de corrections disponibles grâce aux bases de données incroyables d’Internet.

Alors, rire ou se moquer des académies qui donnent des ceintures « rapidement » en termes de temps, mais pas tant que ça en nombre d’entraînements, est une erreur. Ce ne sont pas des « McDojos ». Je pense que, concrètement, en France, nous avons des professeurs passionnés et suffisamment sérieux pour ne pas donner de ceintures noires simplement pour avoir plus d’affiliés ou des redevances parce qu’ils représentent leur académie.

Pour en revenir à l’idée que des gars donneraient des ceintures noires à des personnes que les autres pratiquants ne jugent pas au niveau, juste pour le business, tout le monde les « connaît ». Il suffit de lancer le sujet avec n’importe quel pratiquant ayant au moins le 2e degré (qui est le grade minimum pour donner une noire), et vous entendrez très vite des histoires…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #419: How often do you train?

In my last post, some comments were about the time it takes to get a black belt. We know that in France, with our non-profit community model, dojos are often only available in the evenings, sometimes daily or in alternating disciplines. This means that even enthusiasts in small towns don’t have the opportunity to train much.

Many people train two or three times a day, including physical conditioning. Yes, this is pretty much what professionals do. But for a few years now in BJJ, I’ve been seeing young people who, even when they don’t have a class scheduled, go to open academies and train for hours, or even spend their whole day at the gym.

Yes, this is a « young people’s » thing, who don’t always have responsibilities or jobs, but they are super invested in Jiu-jitsu and training. So yes, they can get a black belt in less than 10 years. And yes, the new generation that has the chance to train so frequently can, in 5 years, surpass black belts who took 15 years to get theirs.

This is normal: besides the age differences that will always be there, they will have accumulated an amount of training as significant, if not more, than the black belts, with more dynamic training styles and, above all, tons of techniques and corrections available thanks to the incredible databases on the internet.

So, laughing or making fun of academies that give belts « quickly » in terms of time, but not so much in terms of the number of training sessions, is a mistake. They are not « McDojos. » I think that, in France, we have passionate and serious enough instructors not to give out black belts simply to have more affiliates or royalties because they represent their academy.

To get back to the idea that some guys would give black belts to people that other practitioners don’t think are at the right level, just for business, everyone « knows » who they are. You just have to bring up the subject with any practitioner with at least a 2nd-degree black belt (which is the minimum rank to give a black belt), and you will very quickly hear stories…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #409 : Le Respect dans les Arts Martiaux

Ce texte explore la notion de respect dans les arts martiaux, distinguant le respect des codes et systèmes du respect interpersonnel. L'auteur, un "Hypnofighter", argumente que dans le contexte du dojo ou de la salle de combat, le respect n'est pas automatique mais se gagne par l'implication, la performance et la capacité à relever les défis, notamment face aux "anciens". Il souligne que l'expérience passée ne suffit pas toujours à imposer le respect sans une confrontation réelle ou une démonstration de valeur actuelle.

Il y a quelques jours, sur mes Instantanés, je parlais de respect. Surtout du respect des systèmes et des codes régissant les espaces communs. Mais une chose qui, pour moi, n’est pas automatique, c’est le respect de l’autre en tant qu’individu.

Cela peut ne pas correspondre à ce que nos arts martiaux nous inculquent. Cependant, dans le cadre encore plus précis de la salle ou du dojo, le respect s’impose ou se gagne.

Hier, en discutant de cela avec des champions de Muay Thaï et de MMA, et plus précisément sur le respect des jeunes (dans la notion de temps de pratique) vis-à-vis des anciens.

Pour moi, je comprends la notion de « non-considération » initiale. Oui, certains ont une vie au dojo, mais cela, à part parfois leur ceinture et leurs degrés, ne signifie rien pour des personnes qui évaluent le niveau aux combats.

Quand un « jeune » veut écraser un plus ancien, c’est à ce dernier de le remettre à sa place. Et s’il n’y parvient parfois pas, le simple fait d’avoir mené une bonne « guerre » impose un respect.

Respecter une personne pour son passé est socialement valide ; on me dit « cet homme a combattu là » ou « s’entraîne depuis 50 ans », je valide le récit, mais interpersonnellement, si ma chair ne ressent pas les faits, je peux m’abstenir de respecter.

De même, quand des jeunes commencent, je n’ai pas de respect pour l’individu au départ ; je suis neutre. C’est à lui, avec sa présence, son implication, son avancée, de me donner l’envie de le faire passer dans mes critères intérieurs au « badge de respect ».

Nous faisons des sports de force, les histoires et les « on-dit » n’ont pas leur place, et il est normal que les jeunes défient et surtout qu’ils nous battent tous. Laissant peut-être à leurs yeux une envie de respecter, ne serait-ce que pour l’opposition que l’ancien aura pu lui offrir…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #409: Respect

A few days ago, on my Snapshots, I was talking about respect. Especially about systems, the codes of common spaces. But one thing that for me is not automatic is respect for others as individuals.

This may not correspond to what our martial arts instill in us. However, in the even more specific context of the gym or dojo, respect is imposed or earned.

Yesterday, discussing this with Muay Thai and MMA champions, and more precisely about the respect of young people (in terms of practice time) towards elders.

For me, I understand the notion of initial « non-consideration. » Yes, some guys have a life at the dojo, but that, apart from sometimes their belt and degrees, means nothing to people who judge skill by combat.

When a « youngster » wants to crush an elder, it’s up to the latter to put him in his place. And if he sometimes fails, the mere fact of having waged a good « war » commands respect.

Respecting a person for their past is socially valid; I’m told « this man fought there » or « has been training for 50 years, » I validate the story, but interpersonally, if my gut doesn’t feel it in practice, I can refrain from respecting.

Similarly, when young people start, I don’t initially have respect for the individual; I am neutral. It’s up to them, with their presence, their involvement, their progress, to make me want to grant them the « respect badge » according to my internal criteria.

We practice strength sports; stories and hearsay have no place, and it’s normal for young people to challenge and, above all, for them to beat us all. Perhaps leaving in their eyes a desire to respect, if only for the opposition the elder may have offered them…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #344 :Les Qualités de l’Évitement

Dans "Réflexions de Pank / Instantané #344 : Les Qualités de l'Évitement", Pank explore le concept d'évitement comme une compétence. Il souligne que les personnes "évitantes" possèdent une expertise en matière de recul et d'analyse, leur permettant de prendre des décisions plus éclairées et de se protéger des conséquences négatives.  Bien que souvent perçu comme un défaut, l'évitement peut être une qualité précieuse dans certaines situations, permettant de naviguer avec plus de prudence et d'efficacité.

Nous connaissons tous des personnes qui ont un don pour éviter les problèmes, et plus encore, pour gérer certaines situations. Nous avons peut-être eu des expériences avec ce type de personne qui ne s’engage jamais et refuse de prendre des décisions.

Nous pouvons facilement classer ces personnalités comme des « évitants ». Le plus difficile, c’est pour ceux qui se retrouvent dans cet automatisme de ne pas se confronter aux différentes situations de leur vie. Il y a une sensation de rater des occasions et de ne pas avoir saisi les opportunités quand d’autres, d’après eux, ne se posent pas de questions, ou, à minima, osent entrer dans la boucle d’action.

Ce que je partage souvent avec les consultants qui ont cette facette de personnalité (comme souvent avec ce que le monde peut considérer comme des défauts), c’est qu’il y a une expertise dans ce qui est mis en place. Éviter et esquiver n’est pas donné à tout le monde. Certains sont programmés, par exemple, en réactance et ne vont faire qu’agir, mais souvent se casser la tête contre un mur parce qu’ils n’ont aucune capacité à prendre du recul.

Les évitants sont excellents pour prendre du recul, même si parfois c’est un peu trop. De plus, ils ont la capacité de se dire que si les choses ne vont pas comme ils le souhaitent, ils ne perdent pas leurs compétences, même s’ils sont au cœur de l’action. Au contraire, ils vont pouvoir être insaisissables si vraiment les choses ne se passent pas comme prévu.

Paradoxalement, une fois engagé, un « évitant » n’a pas moins de réussite ou de satisfaction. Il sera plus volatile et possiblement plus à même de voir ce qui ne va pas, et là encore, c’est une bonne chose. Il voit ce qui l’échaude et peut dès lors apporter une plus-value dans de nombreuses situations.

Éviter est une qualité dans beaucoup de sports. Il faut juste y associer une contre-attaque ou, au contraire, une compétence à se dépêtrer d’un problème, pour se rendre compte que cela peut aussi être une qualité.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

https://www.pank.one/blog

Pank’s Reflections / Snapshot #344: The Qualities of Avoidance

We all know people who have a gift for avoiding problems, and even more so, for managing certain situations. We may have had experiences with this type of person who never commits and refuses to make decisions.

We can easily classify these personalities as « avoiders. » The most difficult thing is for those who find themselves in this automatism of not confronting the different situations of their life. There is a feeling of missing opportunities and not having seized opportunities when others, according to them, do not ask themselves questions, or, at the very least, dare to enter the action loop.

What I often share with consultants who have this facet of personality (as often with what the world may consider flaws), is that there is an expertise in what is put in place. Avoiding and dodging is not for everyone. Some are programmed, for example, in reactance and will only act, but often bang their heads against a wall because they have no ability to take a step back.

Avoiders are excellent at taking a step back, even if sometimes it’s a little too much. Moreover, they have the ability to tell themselves that if things don’t go as they want, they don’t lose their skills, even if they are at the heart of the action. On the contrary, they will be able to be elusive if things really don’t go as planned.

Paradoxically, once engaged, an « avoider » has no less success or satisfaction. He will be more volatile and possibly more able to see what is wrong, and again, this is a good thing. He sees what is bothering him and can therefore bring added value in many situations.
Avoiding is a quality in many sports. You just have to combine it with a counterattack or, on the contrary, a skill to get out of a problem, to realize that it can also be a quality.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank