Réflexions de Pank / Instantané #517 : Faire avec son matériel

Nous connaissons tous le précepte « Connais-toi toi-même ». Nous savons que se découvrir est un chemin assez long, car nous devons répertorier des expériences et des réactions, ainsi que les résultats que nous obtenons. Lorsque nous avons suffisamment de points de référence sur un nombre assez divers d’expériences, nous pouvons projeter ce que nous ferions dans des situations inconnues, car nous possédons les éléments connus qui nous ont offert le confort de nous connaître.

L’étape que je mets de plus en plus en avant dans mes consultations, autant que pour moi, c’est de faire avec le matériel que nous sommes ; il faut seulement se connaître pour cela. Vous savez que j’estime que nous ne changeons pas fondamentalement. Nous cuisinons différemment les ingrédients que nous avons en nous, nous pouvons créer de nombreux mets différents.

Utiliser notre matériel, c’est avoir conscience de nos forces et faiblesses, de nos potentiels et de nos limites, et de l’utiliser, le modeler à chaque instant de notre quotidien. Quand, par exemple, nous savons que nous sommes une référence externe, que l’extérieur est un facteur d’influence, il est important d’en prendre conscience, de le considérer avant de prendre une décision ou de mettre en place une action.

Nous pouvons nous offrir notre plein potentiel en connaissant et en exploitant notre matériel. Bien sûr, il y a des choses que nous ne ferons pas, que nous ne sentirons pas, parce que les expériences d’utilisation de notre matériel pour des thèmes proches n’ont pas apporté de « réussite » ou, à minima, de satisfaction.

C’est une vision presque statistique : ce n’est pas parce que nous avons eu 20 % de satisfaction sur telle ou telle action que nous ne pouvons pas nous mettre en action dans ce domaine, mais il est possible que nous préférions utiliser notre matériel, notre énergie et notre temps pour ce qui pourrait nous donner 80 %.

Connaître, respecter et faire avec son matériel nous éloigne jour après jour de son idéalisation pour rester dans le possible, le désirable et son potentiel.

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Pank’s Reflections / Snapshot #517: Working with Your Material

We all know the maxim « Know thyself. » We know that discovering oneself is quite a long journey because we have to list experiences and reactions, as well as the results we obtain. When we have enough reference points from a diverse enough number of experiences, we can project what we would do in unknown situations because we have the known elements that have offered us the comfort of knowing ourselves.

The step that I increasingly highlight in my consultations, as much for myself as for others, is to work with the material that we are; one only needs to know oneself for that. You know that I believe we do not fundamentally change. We cook the ingredients we have within us differently; we can create numerous different dishes.

Using our material means being aware of our strengths and weaknesses, our potentials and limits, and using it, shaping it in every moment of our daily lives. When, for example, we know that we are an external reference, that the outside is a factor of influence, it is important to be aware of it, to consider it before making a decision or taking action.

We can offer ourselves our full potential by knowing and exploiting our material. Of course, there are things we won’t do, that we won’t feel, because the experiences of using our material for similar themes have not brought « success » or, at least, satisfaction.

This is an almost statistical view: it’s not because we had 20% satisfaction on such and such an action that we cannot take action in that area, but it is possible that we would prefer to use our material, our energy, and our time for what could give us 80%.

Knowing, respecting, and working with one’s material moves us day by day away from idealization to remain within the possible, the desirable, and its potential.

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 Réflexions de Pank / Instantané #504 : S’affranchir des relations toxiques

Il est assez complexe de sortir de relations qui ont semblé, pendant longtemps, normales et parfois même agréables. Néanmoins, il arrive un moment dans notre vie où l’on s’aperçoit que certaines relations – qu’elles soient amicales, professionnelles ou, pire, familiales – nous limitent, voire nous tirent vers le bas.

Pour éviter cela, une décision doit être prise à un moment donné. Elle est rarement agréable et nous amène à imposer un choix à une ou plusieurs personnes qui pourraient parfois en être étonnées. Il est simple pour des personnes qui sont parfois dans l’abus de ne pas se rendre compte à quel point elles peuvent être blessantes, ou à quel point elles attaquent à chaque mot, parce que pour elles, tout cela est habituel.

Mettre fin à des relations qui nous sont toxiques est un choix parfois difficile car nous devons sortir d’un processus d’habituation, d’une gamme de pensées, d’émotions et de relations que nous connaissions. Des automatismes qui nous avaient parfois fait croire que nous étions aimés, ou que nous aimions.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu de phases d’amour. Mais si, à un moment donné, l’amour de l’autre est là pour vous détruire, il y a des choses qui doivent être interrogées. Il faut prendre cette décision de recadrer, et peut-être même de couper complètement le lien avec ces personnes toxiques. Il faut le faire en prenant en compte la douleur que cela va nous causer, mais aussi, et sûrement, l’ensemble des « missiles émotionnels » qui seront lancés par ces dernières, comme un dernier coup d’éclat avant la fermeture définitive.

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 Pank’s Reflections / Snapshot #504: Breaking Free from Toxic Relationships

It is quite complex to get out of relationships that have seemed normal, and sometimes even pleasant, for a long time. Nevertheless, there comes a moment in our lives when we realize that certain relationships—whether friendly, professional, or worse, familial—limit us, or even drag us down.

To avoid this, a decision must be made at some point. It is rarely pleasant and leads us to impose a choice on one or more people who might sometimes be surprised by it. It is easy for people who are sometimes abusive not to realize how hurtful they can be, or how much they attack with every word, because for them, all of this is business as usual.

Ending relationships that are toxic to us is a choice that is sometimes difficult because we have to exit a process of habituation, a range of thoughts, emotions, and relationship patterns that we knew. Automatisms that sometimes made us believe we were loved, or that we loved.

This does not mean there haven’t been phases of love. But if, at a given moment, the other person’s love exists to destroy you, things must be questioned. One must take the decision to reframe, and perhaps even completely cut the tie with these toxic people. This must be done considering the pain it will cause us, but also, surely, all the « emotional missiles » that will be launched by them, as a last outburst before final closure.

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Réflexions de Pank / Instantané #452 : Trouver ses espaces

Il est complexe de trouver ses bulles dans lesquelles, cognitivement comme physiquement, nous pouvons être dans un état qui nous convient. Parce que ces espaces sont potentiellement sous pression avec les autres, les systèmes ou simplement les situations, ce qui crée une sensation d’étouffement.

Instinctivement, on pourrait se dire qu’il n’y a qu’à savoir dire non pour que nos limites et nos cadres se maintiennent et que nous puissions reprendre un instant notre souffle. Seulement, ce n’est pas aussi simple : cette pression contre nos espaces va mettre en branle tout un arsenal de sensations, d’émotions et de processus qui vont nous faire rentrer dans ce qui pourrait ressembler à du « fight or flight » (lutte ou fuite).

Nous pourrions nous dire alors que nous pouvons utiliser des systèmes et des techniques pour nous permettre d’internaliser et de recomposer ce qui est en train de se passer et reprendre notre souffle. C’est ce que l’on vous propose la plupart du temps en autohypnose ou méditation dynamique.

Créer comme des « clouds » en nous qui nous permettent, comme un principe de partition, de nous plonger dans une transe qui, elle-même, aura une fonction et des caractéristiques qui pourront nous mettre dans un état ok, pendant que les autres parties de notre corps prennent le temps de gérer, ou plutôt d’absorber, la pression qui vient d’être subie.

Nous avons aussi à prendre en compte, dans nos espaces internes et externes, qu’il existe des vides, des moments où il n’y a pas de collision de monde ou de système, et qui peuvent être exploités pour éviter les impacts ou la pression… on en reparlera plus tard.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #452: Finding One’s Spaces

It is complex to find one’s bubbles in which, cognitively as well as physically, we can be in a state that suits us. This is because these spaces are potentially under pressure from others, systems, or simply situations, which creates a feeling of suffocation.

Instinctively, one might think that all we need is to know how to say no so that our boundaries and frameworks are maintained and we can catch our breath for a moment. Yet, it’s not that simple; this pressure against our spaces will trigger a whole arsenal of sensations, emotions, and processes that will make us enter what could resemble a « fight or flight » response.

We might then think that we can use systems and techniques to allow us to internalize and recompose what is happening and catch our breath. This is what is most often suggested through self-hypnosis or dynamic meditation.

Creating « clouds » within us allows us, like a principle of partition, to plunge into a trance which, itself, will have a function and characteristics that can put us in an « ok » state, while the other parts of our body take the time to manage, or rather absorb, the pressure that has just been endured.

We must also take into account, in our internal and external spaces, the existence of voids, moments where there is no collision of worlds or systems, which can be leveraged to avoid impacts or pressure… we will discuss this later.

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #406 : Rappel, les arts martiaux sont tops mais pas une thérapie

Ce texte explore la distinction cruciale entre les bienfaits des arts martiaux pour le corps et l'esprit, et leur limite en tant que thérapie pour les troubles mentaux. En s'appuyant sur l'exemple tragique de Brice Postal, l'auteur souligne que malgré la force physique et mentale développée par la pratique, les arts martiaux offrent un soutien mais ne remplacent pas un accompagnement thérapeutique face aux souffrances psychologiques profondes. Il encourage à reconnaître ses propres vulnérabilités et à chercher une protection adéquate.

J’écris souvent sur ce sujet, parce que j’entends encore trop souvent que nos sports et arts martiaux sont des thérapies. Seulement, si l’on peut clairement y trouver des tas d’éléments extrêmement positifs et constructifs pour notre corps et notre psyché, quand on ne va pas bien, se retrouver dans nos dojos nous apporte un moment d’apaisement, mais pas un soin à notre mal-être.

Brice Postal, un pratiquant de self-défense et professeur reconnu, a mis fin à ses jours. Je ne le connais pas, et il est important de comprendre que même s’il avait une communauté qui le soutenait, il s’est retrouvé seul face à ses démons. On a beau être fort, avoir des techniques pour désarmer des personnes agressives, l’esprit, lui, peut devenir un agresseur où les techniques n’ont plus d’effet.

Chacun d’entre nous, pratiquants, pouvons avoir l’impression de nous être renforcés par les défaites, les échecs, les heures d’entraînement, les retours à l’entraînement blessés, parfois les compétitions où nous avions un handicap invisible. Et pourtant, même si nous avons solidifié des facettes, il y a des fêlures, des blessures ou des faiblesses que parfois nous n’avions pas vues, mais que les démons ont pu exploiter.

Vous êtes des femmes et des hommes avec des mentaux forts, vous avez peut-être développé des compétences physiques, mentales et spirituelles incroyables, mais parfois, il faut, comme en combat, savoir faire un pas de retrait et savoir qu’il est préférable de se protéger et juste survivre.

Est-ce que la self-défense n’est pas aussi savoir se défendre… de soi-même quand la vie a sapé notre énergie ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #406: Reminder, Martial Arts Are Great But Not Therapy

I often write on this subject because I still too often hear that our sports and martial arts are therapies. However, while we can clearly find many extremely positive and constructive elements for our body and psyche, when we are not well, being in our dojos brings us a moment of calm but not a cure for our malaise.

Brice Postal, a recognized self-defense practitioner and teacher, took his own life. I don’t know him, and it’s important to understand that even if he had a supportive community, he found himself alone facing his demons. No matter how strong we are, how many techniques we have to disarm aggressive people, the mind itself can become an aggressor where techniques no longer have an effect.

Each of us, practitioners, may feel that we have been strengthened by defeats, failures, hours of training, returning to training injured, sometimes competitions where we had an invisible handicap. And yet, even if we have solidified certain facets, there are cracks, wounds, or weaknesses that sometimes we hadn’t seen, but which demons could exploit.

You are women and men with strong minds, you may have developed incredible physical, mental, and spiritual skills, but sometimes, as in combat, you have to know when to step back and know that it is better to protect yourself and just survive.

Isn’t self-defense also about knowing how to defend oneself… from oneself when life has drained our energy?

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #356 : Senzu ou Salle du Temps

L'auteur explore le dilemme de l'entraînement martial en utilisant l'analogie de Dragon Ball : choisir entre la Salle du Temps (entraînement accéléré) et le Senzu (guérison instantanée). Il argumente que, malgré l'attrait du temps d'entraînement accru, la récupération complète offerte par le Senzu permettrait un entraînement plus intense et constant, maximisant ainsi le potentiel de progression.

Pour les fans de Dragon Ball, outre que je vous rappelle que vous avez un programme audio Dragon Ball : https://hno-mp3-hypnose.com/programme-dragon-ball/, il y a une question que nous devons remettre au centre des arts martiaux.

Est-il préférable d’avoir une salle du temps où une journée d’entraînement équivaut à un an d’entraînement, ou de prendre un haricot magique qui retire automatiquement les maux, blessures et fatigue ? Reprenons ce questionnement important : progressons-nous plus en cumulant le temps d’entraînement ? Logiquement, oui.

Vous vous êtes déjà entraîné comme des fous avant une échéance, et vous pouvez avoir l’impression d’être plus précis et affûté. Mais, et c’est en cela qu’il y a un point clé à prendre en compte, nous connaissons le surentraînement, les maux et les blessures que nous pouvons cumuler avec une intensité plus importante au quotidien.

La salle du temps est une arnaque si, au bout de quelques heures, nous ressentions notre corps en charpie à cause d’une intensité et d’une quantité trop importantes.

D’un autre côté, le senzu nous permet de récupérer de tout. Du coup, je peux certes ne faire qu’une journée de 24h d’entraînement, mais je n’ai pas besoin de dormir, je répare instantanément mes blessures. Du coup, je peux m’entraîner à pleine intensité dans toutes les facettes de mes disciplines, me prendre des knockdowns ou des KO, voire me prendre des clés, pour comprendre mes limites et trouver des sorties, sans que cela ne m’handicape jamais.

Un entraînement plein, puissant et constant offre une possibilité de progression sans limite. Je vous vois venir : le cumul des deux, la salle en prenant des senzu. Mais si vous n’aviez qu’un choix à faire, que prendriez-vous et pourquoi ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

http://www.passioncombat.net

Martial Reflections of a Hypnofighter #356: Senzu or Time Chamber

For Dragon Ball fans, besides reminding you that you have a Dragon Ball audio program: https://hno-mp3-hypnose.com/programme-dragon-ball/, there’s a question we need to bring back to the center of martial arts.

Is it preferable to have a Time Chamber where one day of training is equivalent to one year of training, or to take a magic bean that automatically removes aches, injuries, and fatigue? Let’s revisit this important question: do we progress more by accumulating training time? Logically, yes.

You’ve already trained like crazy before a deadline, and you may feel sharper and more precise. But, and this is a key point to consider, we know about overtraining, the aches, and injuries we can accumulate with greater daily intensity.

The Time Chamber is a scam if, after a few hours, we feel our body in tatters because of too much intensity and quantity.

On the other hand, the senzu allows us to recover from everything. So, I can certainly only do one 24-hour day of training, but I don’t need to sleep, I instantly repair my injuries. So, I can train at full intensity in all facets of my disciplines, take knockdowns or KOs, or even take submissions, to understand my limits and find escapes, without it ever hindering me.

Full, powerful, and constant training offers a possibility of unlimited progress. I see you coming: the combination of both, the chamber while taking senzu. But if you only had one choice to make, what would you take and why?

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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Réflexions de Pank / Instantané #325 : Accepter les limites du subconscient

Le début de l’année est souvent marqué par des promesses d’illimité. Pourtant, notre subconscient, bien que puissant, a ses limites. Apprenez à accepter ces réalités pour avancer avec justesse et bienveillance envers vous-même.

C’est le début de l’année, et il y a de fortes chances que vous entendiez des vidéos et des influenceurs partager l’idée que cette année doit être exceptionnelle, que vous n’avez aucune limite. Si vous ne réussissez pas, c’est parce que vous vous auto-sabotez.

Oui, c’est de votre faute. Vous devriez avoir honte que, depuis des années, vous ne soyez pas capable d’être pleinement vous-même. Mais pas de souci, cette année, un « expert » a trouvé une technique pour débloquer le pouvoir de votre cerveau et de votre corps.

Cependant, que nous l’acceptons ou non, notre subconscient n’est pas programmé pour dépasser certaines limites. Si vous connaissez des personnes atypiques, avec une intelligence exceptionnelle sur certains sujets, vous remarquerez souvent une compensation dans d’autres aspects de leur vie.

L’hypnose est parfois à l’origine de cette croyance que notre subconscient est capable de tout. Bien que je pense réellement que l’hypnose et l’auto-hypnose peuvent améliorer et réagencer de nombreux aspects de la vie, elles restent limitées. Et ce n’est pas parce que vous vous sabotez, mais simplement parce que vous n’avez pas les « ingrédients » nécessaires pour certaines choses.

On pourrait reprendre Robert Dilts et affirmer que si vous n’avez pas quelque chose, il suffit de travailler sur vos valeurs et croyances. Mais une fois de plus, il faut recadrer : vous pouvez croire autant que vous voulez que vous pouvez voler sans équipement, les faits restent les faits : vous tomberez.

En appréciant avec justesse les limites de nos possibilités, tout en gardant l’intention de se dépasser lorsque cela apporte un réel plus, c’est très bien. Mais s’en vouloir et se faire du mal en ne répondant pas à des critères fantasmés est une erreur.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one.

Pank

Reflections of Pank / Snapshot #325: Accepting the Limits of the Subconscious

It’s the beginning of the year, and chances are you’ve come across videos and influencers proclaiming that this year must be extraordinary and that you have no limits. If you don’t succeed, it’s because you’re self-sabotaging.

Yes, it’s your fault. You should be ashamed that for years you haven’t been able to fully be yourself. But don’t worry, this year, some “expert” has discovered a technique to unlock the power of your brain and body.

However, whether we accept it or not, our subconscious isn’t programmed to exceed certain limits. If you know people who are atypical, with exceptional intelligence in certain areas, you’ll often notice compensations in other aspects of their lives.

Hypnosis is sometimes to blame for this belief that our subconscious is capable of anything. While I genuinely believe that hypnosis and self-hypnosis can improve and reorganize many problematic aspects of life, they also have limitations. And no, it’s not because you’re sabotaging yourself, but simply because you don’t have the “ingredients” necessary for certain things.

One could take Robert Dilts’ perspective and say that if you lack something, you just need to work on your values and beliefs. But once again, we need to reframe: you can believe as much as you want that you can fly without equipment, but the facts remain: you will fall.

By rightly appreciating the limits of our possibilities, while maintaining the intention to surpass ourselves when it genuinely brings value, it’s commendable. But blaming yourself and constantly harming yourself for not meeting fantasized criteria is a mistake.

Take what is good and right for you.

Be one.

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #284 : La perte de poids, un super travail personnel

La perte de poids n’est pas uniquement une question de régime alimentaire. Elle est aussi une restructuration psychologique, offrant des mois d'apprentissage sur l'estime de soi, les limites et le bien-être.

Il est très fréquent que des personnes consultent avec l’intention de perdre du poids. Les motivations peuvent être diverses, et parfois, plus que de perdre du poids, c’est l’idée de maintenir un poids atteint qui devient l’élément clé.

Combien de personnes parviennent à atteindre un poids qui leur convient, mais finissent par tout reprendre ? C’est là que l’accompagnement psychologique, en complément des spécialistes de la nutrition, peut jouer un rôle crucial. L’intervention ne vise alors plus uniquement à perdre du poids, mais à restaurer un schéma automatisé et à comprendre ce qu’il a construit.

Il est également courant de traverser des périodes de régression, liées aux associations formées durant l’enfance entre la nourriture et la famille. On peut ainsi découvrir des besoins insatisfaits au quotidien, que la nourriture compense. Il est aussi possible de se confronter à une certaine violence envers soi-même.

La perte de poids, envisagée non seulement comme une transformation physique, mais aussi comme une restructuration psychique, peut devenir une quête qui dépasse les simples régimes ou la gestion des macros. Il est vrai que ce processus est rarement rapide ; il offre donc des mois de travail potentiel et d’apprentissage, d’estime de soi, de gestion des limites et d’objectifs, pour se reconnecter à ce qui peut apporter plus de satisfaction au quotidien.

Retrouver un confort dans son corps est une bonne voie pour améliorer son bien-être mental, mais cela n’est pas automatique. De nombreuses choses peuvent être enkystées en soi et nécessitent un traitement pour retrouver un nouvel équilibre intérieur.

poids #régime #travailsursoi #mental #corps #association #opportunité

Prenez ce qui résonne le mieux en vous.
Be one,
Pank

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Reflections of Pank / Snapshot #284: Weight Loss, a Great Personal Journey

It is very common for people to come to therapy with the intention of losing weight. Motivations can vary, and sometimes, more than just losing weight, the idea of maintaining an achieved weight is the key element.

How many people have reached a weight they were happy with, only to gain it all back? This is where psychological support, alongside nutrition specialists, can make a big difference. The intervention is no longer solely about losing weight but about restoring an automated pattern and understanding what it has built.

We can also find ourselves in periods of regression, often related to associations formed in childhood between food and family. We may discover unmet needs in our daily lives that food is compensating for. We might even confront a certain level of self-directed aggression.

Weight loss, viewed not only as a physical transformation but also as part of a psychological restructuring, can become a journey that goes beyond mere dieting or macros. It is true that this process is rarely quick, offering months of potential work and learning—about self-esteem, limits, and goals—helping us reconnect with what can bring more satisfaction to our daily lives.

Finding comfort in one’s body is a good way to improve mental well-being, but it’s not automatic. There are many things that may have become deeply entrenched within us, which need to be addressed to find a new inner balance.

weight #diet #selfwork #mental #body #association #opportunity

Take what resonates best with you.
Be one,
Pank
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #270 : Les règles… illusions

 Cet article explore la distinction entre les sports de combat et la self-défense, soulignant que la brutalité des conflits armés dépasse les règles établies. À travers les siècles, la haine et la violence ont façonné une réalité où les règles ne sont que des illusions.

On fait souvent une distinction entre le sport de combat et la dimension de la self-défense, qui ne prend pas en compte les règles. En ce moment, nous faisons face à de nombreux conflits armés, et chaque protagoniste estime que l’extermination du camp adverse est juste. Comme dans un match, les combattants veulent éliminer leurs adversaires, souvent de manière impitoyable.

Ce que les arts martiaux et même l’art de la guerre mettent en avant comme une sorte de noblesse ne devient évident qu’après coup, une fois les guerres terminées, avec tous les morts et les atrocités accomplies.

Nous l’observons déjà dans le sport, où la haine et la violence sont facilement exprimées. Et avec des récits datant de décennies ou de centaines d’années, façonnant un désir de détruire l’autre, il ne reste plus ni règles ni honneur.

Les conventions, les armes interdites, et autres restrictions reviennent à dire, lors d’une agression de rue, que le provocateur n’a pas le droit d’être armé ou d’attaquer à dix contre un. Nous le lisons chaque jour dans les actualités : la violence et l’intention martiale sont brutales, sans limite de destruction. Il n’y a pas de règles, seulement des justifications.

Quant aux jugements potentiels, même pour une agression « simple » du quotidien, la justice peine à rendre son verdict. Alors quand il s’agit d’une nation, avec tous les enjeux économiques, la plupart des responsables qui n’auront pas respecté les prétendues règles mourront en paix, comme tant d’autres avant eux, dans un pays à l’abri…

La guerre, le combat brutal nourri par la haine de l’autre, n’aura jamais aucune règle ni limite.

#guerre #conflit #loi #règles #limite #haine #récit #paix #illusion #justice 

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #270: Rules… Illusions

We often make a distinction between combat sports and the realm of self-defense, which disregards rules. At the moment, we are facing numerous armed conflicts, and each protagonist believes that the extermination of the opposing side is justified. Like in a match, the fighters aim to eliminate their opponents, often ruthlessly.

What martial arts and even the art of war promote as a kind of nobility only becomes evident after the fact, once wars are over, with all the deaths and atrocities committed.

We already see this in sports, where hatred and violence are easily expressed. And with stories dating back decades or even hundreds of years, shaping a desire to destroy the other, there are no longer any rules or honor.

Conventions, banned weapons, and other restrictions are akin to saying, in a street assault, that the aggressor does not have the right to be armed or attack with ten people against one « defenseless » individual. We read this every day in the news: violence and martial intent are brutal, without limits to destruction. There are no rules, only justifications.

As for potential judgments, even for a « simple » daily assault, justice struggles to deliver a verdict. So when it concerns a nation, with all the economic stakes, most of those responsible for not following the so-called rules will die in peace, just as so many others before them, in a safe country…

War, brutal combat fueled by hatred of the other, has and will never have any rules or limits.

#war #conflict #law #rules #limits #hatred #destruction #illusion #peace #justice

Take what is good and just for you.

Be one,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #263 : Apprendre à gérer nos frustrations

Dans un monde où les possibilités se multiplient, il devient essentiel d’apprendre à gérer nos frustrations. Cet article explore les raisons de notre incapacité à accepter les limites et offre des pistes pour cultiver la concentration et l’acceptation dans un quotidien rempli de micro-frustrations. Une réflexion sur l’importance d’apprendre à rebondir face aux imprévus.

Nous avons aujourd’hui tellement de possibilités que nos désirs s’orientent dans tous les sens. Cela nous amène à vouloir toujours plus, de nouveaux produits, expériences ou rencontres. Pour beaucoup, le mot « contentement » est insupportable, les entraînant dans une sensation de vivre dans le manque, le pas assez, et ne jamais voir plus grand, plus haut, plus beau.

Nous l’apprenons à travers les études sur l’impact des écrans chez les plus jeunes ou la surexploitation de la pathologie TDAH : la capacité à accepter les limites et les cadres devient une rareté. C’est dommageable pour chacun de nous, mais aussi pour le collectif. Une des compétences essentielles pour notre avenir est notre capacité à nous concentrer.

Notamment sur ce qui se passe en nous, à travers cette attention et l’apprentissage de ne pas se laisser trop facilement dépasser par nos pensées ou émotions. Nous n’obtiendrons pas toujours satisfaction de ce que nous mettons en place. Il y a de nombreuses fois dans le quotidien où nous ne parvenons pas à vivre la journée idéale à cause de choses aussi simples que des retards, une absence, un freinage soudain sur la route, ou un appel non désiré.

Entre nos désirs de plus en plus nombreux d’un idéal et notre incapacité à gérer les petites mésaventures du quotidien, nous voyons des adultes en révolte constante, criant sur les serveurs dans un café, s’énervant sur la route, agressant les vendeurs…

Cet apprentissage manque cruellement dans notre éducation (les écrans, la facilité de trouver un pathos plutôt que de renforcer les limites) et manque d’exercice quand on devient adulte. Car il n’y a pas que les nouvelles générations qui sont concernées. Beaucoup d’adultes, voire ceux qui entrent dans le troisième âge, continuent d’avoir des comportements d’enfants-rois, peut-être à cause de postes prestigieux ou d’une réussite sociale qui leur fait croire qu’ils peuvent tout obtenir avec un titre ou de l’argent.

Déterminer les phases de frustration et apprendre à jongler avec, à apaiser, réorienter, accepter le refus ou l’impossibilité, et surtout apprendre à rebondir est pourtant facile à exercer, car le quotidien est plein de ces micro-frustrations. Plonger dedans et apprendre à ne plus s’y noyer est parfois difficile, mais c’est ce que nous devrions tous faire, pour notre bien et celui de nos systèmes.

#frustration #éducation #évitement #colère #désir #refoulement

Be one,

Pank

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Reflections of Pank / Snapshot #263: Learning to Manage Our Frustrations

Today, we have so many possibilities that our desires are pulled in every direction. This leads us to want more, new products, experiences, or encounters. For many, the word « contentment » is unbearable, dragging them into a feeling of living in scarcity, in a constant « not enough, » never seeing bigger, higher, or more beautiful.

We see this through studies on screen exposure for the young or the overuse of the ADHD diagnosis: the ability to accept limits and boundaries is becoming rare. This is harmful to each of us, but also to the collective. One of the essential skills for our future is our capacity to focus.

Especially on what is happening within us, through this attention and learning not to be too easily overwhelmed by our thoughts or emotions. We will not always get satisfaction from what we put in place. There are many times in our daily lives when we do not manage to have the day we would like, due to simple things like delays, an absence, sudden braking on the road, or an unwanted call.

Between our increasingly numerous desires for an ideal and our inability to handle the small mishaps of daily life, we have adults in constant revolt, yelling at waiters in a café, getting angry on the road, or attacking salespeople…

This learning is glaringly lacking in our education (screens, the ease of finding a pathology rather than strengthening boundaries) and is under-practiced in adulthood. And it’s not just the younger generations who are affected. Many adults, even those entering old age, still behave like spoiled children, perhaps due to prestigious positions or social success that make them believe they can have everything with a title or money.

Identifying phases of frustration and learning to juggle with them, soothe, reorient, accept refusal or impossibility, and above all, learn to bounce back is simple to practice, as daily life is often full of these micro-frustrations. Diving into them and learning not to drown in them is something difficult but necessary for all of us, for our good and that of our systems.

#frustration #education #avoidance #anger #desire #repression

Be one,

Pank

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Réflexions de Pank / Instantané #261 : Les adultes qui restent des enfants

Dans une société où l'on valorise la jeunesse et rejette le vieillissement, nombreux sont les adultes qui refusent de grandir, adoptant un comportement enfantin. Pank explore les conséquences sociales de cette tendance : des parents incapables de poser des limites, des jeunes sans repères, et un déséquilibre profond dans nos systèmes de valeurs. Comment retrouver l'équilibre entre liberté et responsabilité ?

Nous savons que notre société a développé des adulescents et autres comportements similaires. Nous sommes dans une dynamique où il n’est pas bien vu de vieillir, de perdre le regard naïf de l’enfant, de ne plus rêver comme un adolescent. On veut rester dans ce que la société valorise comme pur, plein d’énergie et de puissance : la jeunesse. Pourtant, ce n’est pas la jeunesse qui construit le monde ; c’est le monde qui devrait les aider à se construire pour qu’ils puissent développer l’univers où ils vont évoluer.

Si, depuis toujours, presque toutes les organisations respectent le savoir et l’expérience des anciens, c’est pour une raison concrète : leur expérience et leur capacité à comprendre des paramètres que nous n’avons pas encore saisis. Les seules sociétés modernes qui ont confié le pouvoir à de jeunes adultes, voire des adolescents, ont généralement conduit à des révolutions culturelles. En clair, si l’on laisse tout le pouvoir à des enfants, ils peuvent aller jusqu’à tuer leurs parents et leurs proches. On exploite la jeunesse précisément parce qu’elle manque d’expérience.

Ne pas vouloir grandir, parce que le monde des adultes ne semble pas aussi libre et sans conséquences, est absurde. Ceux qui jouissent d’une réelle liberté sont justement ces adultes qui, à travers leurs activités, deviennent plus autonomes et capables d’atteindre les objectifs qu’ils se fixent. Pas d’obligation, hormis celles imposées par la société et celles qui découlent de leurs propres choix.

Si autrefois il était amusant de mettre en avant ces adultes qui pensent et réagissent comme des enfants, il faut voir aujourd’hui les conséquences de cela : ils sont devenus parents, mais ne sont pas capables de donner des cadres, des règles et des limites justes. Ils n’arrivent même plus à gérer leurs enfants parce qu’ils sont eux-mêmes en difficulté pour gérer leurs émotions et leur structure mentale.

Cela a des conséquences sociales. Ces jeunes ne connaissent ni cadre ni limite, et n’ont appris qu’à travers un égoïsme puéril, sans jamais comprendre que nous sommes des éléments d’un système et que chacun d’entre nous doit accepter, non pas par simple soumission mais pour le bien commun, de se restreindre, de s’imposer des limites, ou de se frustrer. Non, il y a cette vision des jeunes et nouveaux adultes qu’il faut “emmerder la société”, représentée par les instances mais aussi par chacun d’entre nous. Simplement parce que des enfants ne peuvent pas éduquer des enfants, alors que même pour des adultes, c’est une mission bien complexe.

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Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Reflections of Pank / Snapshot #261: Adults Who Remain Children

We know that our society has created “kidults” and similar behaviors. We live in a dynamic where aging is not seen as desirable, where losing the childlike naïveté or no longer dreaming like an adolescent is frowned upon. We want to remain in the state that society loves to portray as pure, full of energy, and power: youth. However, it is not youth that builds the world; rather, the world should help them build themselves so they can develop the universe in which they will evolve.

If, for a long time, almost all organizations respected the knowledge and experience of elders, it is for a concrete reason: experience, a capacity to understand parameters that we have not yet grasped or encountered. The only modern societies that have given power to young adults, or even teenagers, have generally led to notions of cultural revolution. To put it simply, if you give all the power to kids, they might end up killing their own parents and close ones. Youth is exploited precisely because it lacks experience.

Refusing to grow up because the adult world does not seem as free and without consequences is absurd. The only ones who truly have freedom are those adults who, through their activities, become more autonomous and capable of achieving the goals they desire. No obligation except for social ones and those that result from one’s own choices.

While it was once amusing to highlight those adults who think and act like children, we must now consider the consequences: they are parents who cannot provide structure, rules, and fair limits. They can no longer manage their children because they themselves struggle to manage their emotions and mental frameworks.

This has social consequences. These young people do not know boundaries or limits; they have learned only through childish selfishness, without ever considering that we are parts of a system and that each of us must accept, not through mere submission but for the common good, to restrict ourselves, to impose discipline, or to experience frustration. No, there is this view of these young and new adults that they must “piss off society,” represented by institutions but also by each of us. Simply because children cannot educate children, and we know it is a very complex mission even for adults.

family #education #boundaries #rolemodel #society #kidults #adults #children

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

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