Il y a quelques jours, sur mes Instantanés, je parlais de respect. Surtout du respect des systèmes et des codes régissant les espaces communs. Mais une chose qui, pour moi, n’est pas automatique, c’est le respect de l’autre en tant qu’individu.
Cela peut ne pas correspondre à ce que nos arts martiaux nous inculquent. Cependant, dans le cadre encore plus précis de la salle ou du dojo, le respect s’impose ou se gagne.
Hier, en discutant de cela avec des champions de Muay Thaï et de MMA, et plus précisément sur le respect des jeunes (dans la notion de temps de pratique) vis-à-vis des anciens.
Pour moi, je comprends la notion de « non-considération » initiale. Oui, certains ont une vie au dojo, mais cela, à part parfois leur ceinture et leurs degrés, ne signifie rien pour des personnes qui évaluent le niveau aux combats.
Quand un « jeune » veut écraser un plus ancien, c’est à ce dernier de le remettre à sa place. Et s’il n’y parvient parfois pas, le simple fait d’avoir mené une bonne « guerre » impose un respect.
Respecter une personne pour son passé est socialement valide ; on me dit « cet homme a combattu là » ou « s’entraîne depuis 50 ans », je valide le récit, mais interpersonnellement, si ma chair ne ressent pas les faits, je peux m’abstenir de respecter.
De même, quand des jeunes commencent, je n’ai pas de respect pour l’individu au départ ; je suis neutre. C’est à lui, avec sa présence, son implication, son avancée, de me donner l’envie de le faire passer dans mes critères intérieurs au « badge de respect ».
Nous faisons des sports de force, les histoires et les « on-dit » n’ont pas leur place, et il est normal que les jeunes défient et surtout qu’ils nous battent tous. Laissant peut-être à leurs yeux une envie de respecter, ne serait-ce que pour l’opposition que l’ancien aura pu lui offrir…
Martial Reflections of a Hypnofighter #409: Respect
A few days ago, on my Snapshots, I was talking about respect. Especially about systems, the codes of common spaces. But one thing that for me is not automatic is respect for others as individuals.
This may not correspond to what our martial arts instill in us. However, in the even more specific context of the gym or dojo, respect is imposed or earned.
Yesterday, discussing this with Muay Thai and MMA champions, and more precisely about the respect of young people (in terms of practice time) towards elders.
For me, I understand the notion of initial « non-consideration. » Yes, some guys have a life at the dojo, but that, apart from sometimes their belt and degrees, means nothing to people who judge skill by combat.
When a « youngster » wants to crush an elder, it’s up to the latter to put him in his place. And if he sometimes fails, the mere fact of having waged a good « war » commands respect.
Respecting a person for their past is socially valid; I’m told « this man fought there » or « has been training for 50 years, » I validate the story, but interpersonally, if my gut doesn’t feel it in practice, I can refrain from respecting.
Similarly, when young people start, I don’t initially have respect for the individual; I am neutral. It’s up to them, with their presence, their involvement, their progress, to make me want to grant them the « respect badge » according to my internal criteria.
We practice strength sports; stories and hearsay have no place, and it’s normal for young people to challenge and, above all, for them to beat us all. Perhaps leaving in their eyes a desire to respect, if only for the opposition the elder may have offered them…
Reprogrammer le lien avec soi-même en 28 jours – Hypnose gratuite
Pourquoi ce programme ? Nous sommes souvent nos premiers juges. Critiques envers nos choix, notre passé, notre corps, notre esprit. Mais quand est-ce la dernière fois que vous avez été véritablement bienveillant·e envers vous-même ?
Ce programme propose un cycle de 28 jours pour réapprendre à :
vous parler avec douceur, vous écouter sincèrement, retrouver votre axe intérieur. Structure du programme Phase 1 – 21 jours de Bienveillance pour Soi 🕐 Un audio de 5 min par jour, divisé en 3 grandes intentions :
Bienveillance Confiance S’autoriser à être ⚠️ Ce programme peut provoquer des remontées émotionnelles. Ce n’est pas un bug, c’est une preuve de mouvement intérieur. Accueillez cela avec respect et curiosité.
Audio d’introduction 👉 Écouter l’intro
Accès direct aux audios par jour : Rencontre avec l’enfant intérieur Le lieu de ressource Le pardon Communiquer Se donner de l’amour S’accueillir Gratitude Lumière intérieure L’antenne Nouveau dialogue La diffusion Retirer les entraves Vivre libre Reconnexion Le parent intérieur Les objectifs Mise en action Accueillir les retours Meilleur dialogue intérieur Le droit de briller Fin de cycle
Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous. Be One Pank
Nous vivons une époque, du moins en Occident, où nous aimons vanter le fait que chacun est unique et exceptionnel.
Ce n’est tout simplement pas vrai ; nous sommes terriblement communs dans nos fonctionnements et dans la manière dont les systèmes nous « lavent le cerveau ». Même les alternatifs suivent les mêmes schémas ou lignes de pensée.
Et ce n’est pas important. Il n’y a pas lieu de s’illusionner sur notre place dans cette vie, dans ce monde. Il n’est même pas certain que les « grands » de notre monde actuel soient encore cités dans quelques décennies ou siècles.
Nous sommes une personne parmi les 80 milliards qui ont vécu. Nous sommes une personne vivant quelques décennies sur les milliards d’années de vie de notre simple système solaire. Nous ne sommes qu’un individu sur l’une des plus petites planètes de l’univers qui contient des milliards de planètes.
Notre ego, notre image de soi ou notre sensation d’importance semble dépasser ces espaces et ce temps. Pourtant, se recadrer et rendre minimes nos vies, juste avoir une conscience de nous, sans se croire « grandiose » ou « extraordinaire », peut apporter la paix.
Les faits ont cette force de nous rappeler de respirer, de vider nos monologues intérieurs ou notre perception de soi, pour juste passer à une gratitude, celle de simplement être.
Sans trop, mais sans penser n’être rien, être juste un élément transitoire et plein d’un potentiel relatif à notre espace-temps, dans un environnement. Un être qui vit juste une expérience statistiquement rare…
Reflections by Pank / Snapshot #418: Reflections on the Minimalism of Our Being
We live in an era, at least in the West, where we like to boast that everyone is unique and exceptional.
This is simply not true; we are terribly common in our functioning and in the way systems « brainwash » us. Even alternatives follow the same patterns or lines of thought.
And it’s not important. There’s no need to delude ourselves about our place in this life, in this world. It’s not even certain that the « greats » of our current world will still be cited in a few decades or centuries.
We are one person among the 80 billion who have lived. We are one person living a few decades out of the billions of years of life of our simple solar system. We are just an individual on one of the smallest planets in the universe, which contains billions of planets.
Our ego, self-image, or sense of importance seems to transcend these spaces and this time. Yet, refocusing and minimizing our lives, just having an awareness of ourselves, without believing ourselves to be « grandiose » or « extraordinary, » can bring peace.
Facts have this power to remind us to breathe, to empty our self-talk or our self-perception, to simply move to a state of gratitude, of simply being.
Not too much, but without thinking of being nothing, just being a transient element full of potential relative to our space-time, in an environment. A being who is just living a statistically rare experience…
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Je ne suis pas un professeur qui félicite beaucoup, à tel point qu’on pourrait se demander ce que je trouve bien. C’est une erreur dans l’enseignement, pourtant j’ai l’impression que rapidement la verbalisation des éléments positifs peut mener à des abus sémantiques qui me dérangent.
Je pars du principe qu’en partageant ses modestes connaissances, le professeur est là comme un accompagnant, un observateur qui va corriger, orienter pour arriver à une forme ou une technique. Son rôle n’est pas de satisfaire l’enseignant, mais d’offrir à l’apprenant cette sensation que des choses progressent, avancent.
Cette réalité se voit dans le randori, dans la compréhension de plus en plus fine du système. Les grades sont des reconnaissances, des félicitations pour ce qui est accompli, et même aujourd’hui les « stripes » sont un élément qui exprime une avancée, une preuve de progrès.
Nous savons que parfois nous avons l’impression d’être illégitimes, que nous ne sommes pas ce que nous aurions aimé être à tel ou tel grade, et c’est là que l’enseignant valide, par un simple acte de remise de grade.
Et puis il y a ces périodes d’observation, en fin de saison, où l’on peut regarder où en sont les apprenants. Voir ce qu’ils ont pu mettre en place pendant des mois au travers des combats. Voir qu’au travers des randoris, il y a plus de structure, de confiance, simplement du progrès.
C’est un plaisir pour les étudiants, comme si une nouvelle compétence devenait leur. En tant que prof, je sais que je ne joue pas un rôle majeur dans la démarche ; je partage de la technique, mais ce sont eux qui répètent et appliquent. Alors ces avancées leur appartiennent, ainsi qu’aux coéquipiers qui les ont aidés consciemment et inconsciemment.
Cela nous rappelle que l’on avance pour soi et sa pratique, pour rien d’autre. Une voie personnelle, même si accompagnée.
Martial Reflections of a Hypnofighter #408: Seeing Progress
I am not a professor who praises much; one might even wonder what I find good. This is a mistake in teaching, yet I have the impression that quickly verbalizing positive elements can lead to semantic abuses that bother me.
I start from the principle that by sharing their modest knowledge, the professor is there as a guide, an observer who will correct, orient to achieve a form or a technique. Their role is not to satisfy the teacher, but to offer the learner the feeling that things are progressing, moving forward.
This reality is seen in randori, in the increasingly subtle understanding of the system. Grades are recognitions, congratulations for what has been achieved, and even today, « stripes » are an element that expresses advancement, proof of progress.
We know that sometimes we feel illegitimate, that we are not what we would have liked to be at a certain rank, and that’s where the teacher validates, through a simple act of awarding a grade.
And then there are these observation periods, at the end of the season, where one can see where the learners are. To see what they have been able to implement over months through sparring. To see that through randoris, there is more structure, more confidence, simply progress.
It’s a pleasure for the students, as if a new skill became their own. As a teacher, I know I don’t play a big part in the process; I share techniques, but they are the ones who repeat and apply. So these advancements belong to them, as well as to the teammates who consciously and unconsciously helped them.
This reminds us that we progress for ourselves and our practice, for nothing else. A personal path, even if accompanied.
Un retour de recadrage que je fais régulièrement en session.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Dans la quête intérieure, que ce soit par une religion, une spiritualité ou la psychologie, un questionnement surgit quant à ce que nous sommes vraiment. C’est d’ailleurs une récurrence dans la culture pop de voir une espèce de mutation de l’être au travers d’épreuves qui donnent une sorte d’éveil d’un soi véritable.
Beaucoup sont dans cette quête, cherchant soit à remplir une mission de vie, soit à devenir ce qu’ils pensent réellement être. Et pourtant, s’il est stimulant de se dire que nous sommes peut-être plus ou autre chose que ce que nous sommes actuellement, il est fort probable que nous ne puissions jamais être purement soi.
Reprenons un concept freudien facile à comprendre : il y a les pulsions (le Ça) et les règles imposées (le Surmoi). On pourrait se dire que si nous voulions retourner à notre « nature profonde », il faudrait se défaire de la culture, ou du moins la minimiser si cette dernière étouffe notre nature.
Pourtant, plus on s’associe à ses pulsions, plus cela peut devenir infernal dans les cadres sociaux et dans sa propre vie. Vous voyez quotidiennement ce que cela donne dans les faits divers quand nous sommes guidés par nos pulsions. Le Surmoi, lui, peut et même doit empêcher un excès du Ça, pour éviter des comportements problématiques pour soi et pour les autres.
Être un soi sans limite est potentiellement un soi premier, ou plutôt primitif, qui ne peut vivre en communauté. C’est pour cette raison que nous ne sommes ni nature ni culture, mais un mélange des deux. Et que derrière cette quête d’un soi plus naturel et authentique, nous voudrions voir le nous sans les ajustements que les systèmes familiaux et sociaux ont formés.
Mais, même si cette culture est parfois de piètre qualité, elle apporte certains codes et signaux qui offrent la possibilité à un fragment ou à une large partie de soi d’exister, alors qu’il est fort probable que si nous n’étions que nature, cela ne serait pas le cas.
Reflections by Pank / Snapshot #417: Accepting that we can never truly be Ourself
In the inner quest, whether through religion, spirituality, or psychology, a question arises as to what we truly are. It is, moreover, a recurring theme in pop culture to see a kind of mutation of the being through trials that lead to an awakening of a true self.
Many are on this quest, seeking either to fulfill a life mission or to become what they truly believe they are. And yet, while it is stimulating to think that we might be more or something different from what we currently are, it is highly probable that we can never be purely ourselves.
Let’s revisit an easy-to-understand Freudian concept: there are impulses (the Id) and imposed rules (the Superego). One might think that if we wanted to return to our « deep nature, » we would have to shed culture, or at least minimize it if it stifles our nature.
However, the more one aligns with their impulses, the more infernal it can become within social frameworks and in one’s own life. You see daily what happens in the news when we are guided by our impulses. The Superego, for its part, can and even must prevent an excess of the Id, to avoid problematic behaviors for oneself and for others.
To be a self without limits is potentially a primary, or rather primitive, self that cannot live in a community. This is why we are neither nature nor culture, but a blend of both. And behind this quest for a more natural and authentic self, we would like to see ourselves without the adjustments that family and social systems have formed.
But, even if this culture is sometimes of poor quality, it brings certain codes and signals that offer the possibility for a fragment or a large part of oneself to exist, whereas it is highly probable that if we were only nature, this would not be the case.
Une description d’une session faites par Gil Boyne en Hypnose ( transforming Therapy)sur une des apprenantes qui a eu une réactivation de trauma pendant un séminaire.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank