Je fais suite à la vidéo d’hier : https://youtu.be/0H6cChsJE6g, avec des commentaires passionnants que vous avez fait.
Je continue ma réflexion sur l’importance de partager et prononcer les mots, plutôt que de se censurer. Vidéo précédente : https://youtu.be/0_-if82HfTM
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Je suis actuellement en train d’animer un atelier sur le Cadre, la Posture et la Questiosophie, ce qui est toujours un moment particulièrement enrichissant pour explorer différentes manières de penser et de questionner ce qui nous semble évident. Une des difficultés majeures pour les participants, et de manière générale pour ceux d’entre nous qui posent des questions dans un contexte d’accompagnement, est d’éviter de tomber dans le piège du « il veut dire ceci ou cela ».
Il est complexe d’adopter un état d’esprit neutre et curieux. Il est essentiel de se rappeler que nous ne savons rien et que nous ne pouvons que formuler des hypothèses. N’oubliez pas que les questions déclenchent des processus inductifs, entraînant ainsi une possible augmentation de la suggestibilité.
Si nous, en tant que questiosophes, ne maintenons pas une posture où seuls les éléments de réponse pertinents sont pris en compte, nous risquons de construire une histoire sur une autre histoire. Certes, nous avons des compétences et des connaissances qui, grâce à certains « mots-alertes », peuvent nous permettre d’établir des liens théoriques en fonction de nos préférences.
Nous proposons, ou plutôt nous questionnons, pour déterminer si ce qui est dit est réellement en lien avec les indices que nous avons recueillis, ou si c’est simplement une interprétation mécanique et projective de ce que l’autre tente de nous communiquer, dans le but d’obtenir un résultat. Cela est d’autant plus piégeux dans nos écoles, qui ont été influencées par les thérapies orientées vers les solutions.
Comme preuve plus ou moins consciente de notre compétence, nous tendons parfois à nous diriger un peu trop rapidement vers une solution, une réponse. Est-il possible que la projection soit en réalité un mécanisme de raccourci ? Comme si notre cerveau avait besoin de réduire l’effort énergétique consacré à l’écoute attentive ?
Plus nous posons des questions courtes et potentiellement orientées vers des aspects concrets, plus nous pouvons, réponse après réponse, progresser sans trop nous laisser emporter par nos projections, mais plutôt en accumulant des « preuves » pour valider une théorie, une logique ou un schéma.
Pank’s Reflections / Snapshot #169: Question vs Projection
I am currently facilitating a workshop on Framework, Posture, and Questiosophy, which is always a particularly enriching time to explore different ways of thinking and questioning what seems obvious to us. One of the major difficulties for participants, and generally for those of us who ask questions in a coaching context, is to avoid falling into the trap of « he means this or that. »
Adopting a neutral and curious mindset is complex. It is essential to remember that we know nothing and can only formulate hypotheses. Remember that questions trigger inductive processes, thus leading to a possible increase in suggestibility.
If we, as questiosophers, do not maintain a posture where only relevant response elements are considered, we risk constructing a story on top of another story. Indeed, we have skills and knowledge that, thanks to certain « alert words, » can allow us to establish theoretical links based on our preferences.
We propose, or rather we question, to determine whether what is said is truly related to the clues we have gathered, or if it is simply a mechanical and projective interpretation of what the other is trying to communicate to us, with the aim of obtaining a result. This is all the more tricky in our schools, which have been influenced by solution-oriented therapies.
As a more or less conscious proof of our competence, we sometimes tend to move a bit too quickly towards a solution, an answer. Is it possible that projection is actually a shortcut mechanism? As if our brain needed to reduce the energetic effort devoted to attentive listening?
The more we ask short questions potentially oriented towards concrete aspects, the more we can, response after response, progress without getting too carried away by our projections, but rather by accumulating « evidence » to validate a theory, a logic, or a pattern.
Je continue ma réflexion sur l’importance de partager et prononcer les mots, plutôt que de se censurer. Vidéo précédente : https://youtu.be/0_-if82HfTM
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Nous naviguons à présent dans l’ère des arts martiaux mixtes, un système de combat sportif qui optimise le principe d’affrontement en minimisant les contraintes. Certains adeptes du Self-Défense pourraient arguer l’absence de coups portés aux parties sensibles et d’autres limites, mais en examinant des disciplines telles que le Kudo Daido Juku ou le Sambo, on constate que les frappes génitales, tout comme les coups de tête, sont permises.
Le MMA se veut une dynamique sportive privilégiant “la préservation” de l’intégrité physique. Il est fascinant de remarquer que les jeunes initiés au MMA manifestent une ouverture d’esprit que nous, la première génération, n’avions peut-être pas. Je me souviens avoir mentionné à Greg que le Mae geri avait sa place en MMA, une technique que Machida n’avait pas encore exploitée à l’époque.
Nos débats d’alors étaient marqués par un extrémisme, discréditant tout ce qui ne relevait pas du Jiu-jitsu brésilien, de la lutte ou de la boxe anglaise, alors même que nous étions issus de diverses traditions martiales.
La nouvelle génération a été témoin de techniques spectaculaires : le célèbre coup de pied de Pettis contre la cage, le twister du Korean Zombie, des blitz dévastateurs. Ils n’hésitent pas à s’inspirer du Taekwondo, du karaté ou d’autres styles plus traditionnels, y trouvant des éléments qui résonnent avec eux.
Ayant conditionné leur corps dès le début à s’adapter aux multiples dimensions du combat, ils sont naturellement enclins à élargir leur curiosité. Ils consomment des vidéos, expérimentent et osent lors des randoris.
Si les styles traditionnels connaissent un déclin, certaines de leurs notions, bien que pouvant sembler illusoires dans un contexte de combat sportif (et donc potentiellement dans la rue), offrent des concepts, techniques et logiques exploitables dans l’octogone.
Il est remarquable de voir cette nouvelle génération peut-être plus ouverte d’esprit que nous, les « vieux grincheux » que nous sommes devenus 🙂
D’ici quelques jours je commence un séminaire de Medical Hypnosis, je vous ferai un débrief hebdomadaire sur le sujet. Voici quelques points que j’ai pu souligner du livret de cours.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Comme abordé dans la capsule d’hier (https://youtu.be/P9SHnG1hA4U), les sites de rencontre blessent un grand nombre de leurs utilisateurs. Si initialement, avec l’arrivée de Meetic, les rencontres en ligne étaient perçues comme étranges et presque malsaines, elles sont désormais devenues la norme.
Cependant, il y a vingt ans, les rencontres en ligne étaient plutôt légères et pouvaient déboucher sur de belles histoires. Aujourd’hui, avec l’établissement de codes spécifiques, et l’accumulation de retours d’expérience, nous assistons à l’émergence d’une stratégie de séduction visant des objectifs variés, allant de la recherche de relations sexuelles, au besoin de se sentir désiré, et à la volonté de construire quelque chose à moyen terme.
Des millions d’utilisateurs fréquentent ces sites et, bien que les succès des applications soient parfois mis en avant, le plus souvent, de petites blessures s’accumulent. Entre les attentes démesurées dues au temps passé derrière les écrans avant de se rencontrer, ou les projections idéalisées. Quand une rencontre, ou même un simple échange, se termine par un ghosting ou un rejet. Quand, après des dizaines de messages, il y a un vide.
Les attentes, les désirs et surtout la capacité à croire, à s’investir et à construire, s’érodent de plus en plus jusqu’à atteindre un point de rupture, générant un sentiment d’isolement ou de revanche.
Les applications créent des maux qui semblent peu visibles ou peu pris en compte, car tout cela est devenu normal. Nous devons comprendre comment cela fonctionne, et savoir qu’au mieux 80% des échanges n’aboutissent à rien, ou au pire, à un surcroît de charge émotionnelle destructive. Même s’il reste 20% de positif, il est aussi possible que cela ne dure pas (ce qui est normal dans les relations), ou que le désir de voir s’il n’existe pas mieux réapparaisse, une fois que la confiance en soi est restaurée.
Cette peur de l’autre, de la rencontre, du désir, ces obstacles et ces barrières que le numérique peut amplifier, affectent et transforment les relations, les mutant en jeux, en stratégies que les PUA dès les années 90 (Ross Jeffries) avaient commencé à développer.
Oser la simplicité et laisser de côté les attentes pour voir ce qui peut se développer ou s’arrêter, en réduisant le temps passé devant l’écran et en privilégiant le temps réel, peut nous aider à revenir à la réalité et non plus à l’image d’un idéal.
Pank’s Reflections / Snapshot #168: The Damage Caused by Dating Sites
As discussed in yesterday’s video (https://youtu.be/P9SHnG1hA4U), dating sites harm a large number of their users. Initially, with the arrival of Meetic, online dating was perceived as strange and almost unhealthy, but it has now become the norm.
However, twenty years ago, online dating was rather light-hearted and could lead to beautiful stories. Today, with the establishment of specific codes and the accumulation of experiences, we are witnessing the emergence of a seduction strategy targeting various objectives, ranging from seeking sexual relationships, the need to feel desired, and the intention to build something in the medium term.
Millions of users frequent these sites and, although the successes of the apps are sometimes highlighted, more often, small wounds accumulate. Between the unreasonable expectations due to the time spent behind screens before meeting, or the idealized projections. When a meeting, or even a simple exchange, ends in ghosting or rejection. When, after dozens of messages, there is a void.
Expectations, desires, and especially the ability to believe, to invest, and to build, erode increasingly until reaching a breaking point, generating a feeling of isolation or revenge.
The apps create woes that seem barely visible or taken into account, as all this has become normal. We must understand how it works and know that, at best, 80% of exchanges lead to nothing, or at worst, to an increase in emotional strain. Even if there’s 20% positivity, it’s also possible that it won’t last (which is normal in relationships), or the desire to see if there’s something better reappears, once self-confidence is restored.
This fear of the other, of meeting, of desire, these obstacles, and barriers that digital can amplify, affect and transform relationships, turning them into games, into strategies that the PUA since the 90s (Ross Jeffries) had begun to develop.
Daring simplicity and setting aside expectations to see what can develop or stop, by reducing screen time and prioritizing real-time, can help us return to reality and not just the image of an ideal.
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De nombreux passionnés, après des décennies dédiées aux arts martiaux, ont embrassé le rôle d’instructeur ou de professeur. Bien que les fédérations proposent des formations et des diplômes pour apprendre à enseigner, exceller en tant que professeur reste un défi.
L’efficacité d’un enseignant fluctue ; il arrive que nous traversions des périodes moins brillantes. Souvent, nous peinons à nous détacher des méthodes éprouvées durant notre propre formation, persistant à enseigner selon des approches désuètes par attachement à la tradition martiale.
Avec le temps, cette rigidité peut s’avérer problématique, surtout pour les pratiquants loisirs. Il est crucial de remettre en question les anciennes méthodes et de s’informer sur les avancées scientifiques en matière d’entraînement sportif.
Nos personnalités et notre vision des arts martiaux peuvent également limiter nos élèves. Certains peuvent se sentir mal à l’aise avec la culture du dojo ou l’approche de l’enseignant, ne trouvant pas leur place.
L’enseignement ne saurait être uniforme ; notre personnalité influence inévitablement l’ambiance de notre école. Comme lors d’une rencontre, fréquenter un dojo révèle ses qualités et ses défauts. En tant qu’enseignants, nous devons être attentifs aux retours et réactions, sachant que le rôle de l’expert ne confère pas seulement le pouvoir de transmettre des connaissances, mais aussi celui de comprendre et d’ajuster notre enseignement aux besoins des élèves.
Observer et comprendre les attentes des élèves, répondre à leurs besoins et personnaliser les séances pour favoriser la progression et le plaisir de tous est essentiel.
Nous sommes imparfaits, sujets à l’erreur, mais l’essentiel est de partager notre passion pour les arts martiaux, en espérant que nos élèves poursuivent leur chemin avec ou sans nous.
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