Attention les audios de la thérapie des parties… sont particuliers, bonne chance 🙂
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Depuis quelques mois dans le cadre du BJJ et de la Luta, je pense de plus en plus à la notion des rythmes et des tempos. Je ne suis pas encore au point mais j’ai une intuition (associée à mon expérience en style de percussion) que cela peut permettre un meilleur apprentissage aux élèves. En Kali Eskrima, il y a énormément de logique de tempos qui, entre le son des bâtons, le visuel et le kinesthésique, offrent une facilité d’assimilation des patterns.
Je suis revenu sur les katas tels qu’on me les avait enseignés, avec une adaptation de cette forme à notre personnalité, notre corps et ce que nous souhaitons mettre en avant dans son exécution. Ce qui m’a interpellé et dont j’avais parlé avec mes potes du Kyokushin, c’est les rythmes imposés par cette école.
Quand j’étais pratiquant de karaté, mes sensei nous enseignaient par séquence, en nous indiquant quand faire le kiai, et possiblement en partageant un bunkai pour nous permettre de visualiser la forme. Cela donnait une liberté dans le rythme (excepté pour les katas respiratoires et encore, en fonction de notre capacité pulmonaire, les temps pouvaient varier), et nous pouvions habiter le kata.
En Kyokushin, les sempai ou sensei comptent les temps, ce qui pour une dynamique de groupe peut donner une homogénéité mais qui d’un point de vue acquisition “martiale” ressemble à une robotisation des séquences. Un peu comme un kihon, une répétition acceptisée mais qui permet une répétition des fondamentaux.
Quand je regarde un Pinan sur différentes variantes des écoles, on voit que les rythmes et donc l’histoire du combat ne sont pas les mêmes. Il y a un combat qui dépend de son pratiquant. Je me souviens à l’époque des compétitions de kata de Mickael Millon qui avait révolutionné Unsu avec une dynamique complètement différente.
Imposer les rythmes dans les katas pour faciliter le travail du professeur, pourquoi pas, mais j’ai du mal à en voir un intérêt une fois le kata appris et les formes maîtrisées. C’est pour moi, la même notion que de dire que le jab, cross, uppercut doit se donner avec un rythme et pas un autre. En fonction de nos gabarits, de nos façons de faire, nous allons avoir avec cet enchaînement de base de nombreuses variations en fonction de l’intention du pratiquant.
Son rythme en kata mais aussi dans sa lutte et son BJJ doit être trouvé pour réussir à optimiser ses compétences et développer une stratégie qui correspond. Cela permet aussi de savoir si nous allons intégrer telle ou telle technique si le tempo peut correspondre avec nos formes de corps.
Martial Reflections of a Hypnofighter #222: The Rhythms of Katas
For the past few months within the context of BJJ and Luta, I’ve been increasingly thinking about the notion of rhythms and tempos. I’m not quite there yet, but I have an intuition (associated with my experience in percussion styles) that this can facilitate better learning for students. In Kali Eskrima, there is a great deal of logic in tempos that, between the sound of the sticks, the visual, and the kinesthetic aspects, offer an ease of pattern assimilation.
I revisited the katas as they were taught to me, with an adaptation of this form to our personality, our body, and what we want to highlight in its execution. What struck me, and I had discussed it with my Kyokushin friends, is the rhythms imposed by this school.
When I was a karate practitioner, my sensei taught us in sequences, indicating when to perform the kiai, and possibly sharing a bunkai to help us visualize the form. This provided freedom in the rhythm (except for breathing katas, and even then, depending on our lung capacity, the timing could vary), and we could inhabit the kata.
In Kyokushin, sempai or sensei count the times, which for group dynamics can provide homogeneity but from a « martial » acquisition perspective resembles the robotization of sequences. A bit like a kihon, a sanitized repetition that allows for a repetition of fundamentals.
When I look at a Pinan in different variations of schools, we see that the rhythms and therefore the story of the fight are not the same. There is a fight that depends on its practitioner. I remember during kata competitions, Mickael Millon revolutionized Unsu with a completely different dynamic.
Imposing rhythms in katas to facilitate the teacher’s work, why not, but I have a hard time seeing the benefit once the kata is learned and the forms are mastered. To me, it’s the same notion as saying that the jab, cross, uppercut should be given with one rhythm and not another. Depending on our build, our ways of doing things, we will have many variations of this basic sequence depending on the practitioner’s intention.
One’s rhythm in kata but also in their grappling and BJJ must be found to optimize their skills and develop a strategy that corresponds. It also allows us to know if we will integrate this or that technique if the tempo can correspond with our body forms.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Un audio pour les personnes qui parfois se retrouvent dans des fixations avec leur « bien être » et qui se pourrissent la vie en pensant avoir des problèmes.
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Dans la notion d’effort qui se veut constant sur le long terme, il y a souvent la rencontre de l’échec et donc de la déception. Nous le voyons d’un niveau personnel comme d’un point de vue systémique. Les élections sont des périodes idéales pour observer et écouter des groupes de personnes investies par des idéologies et qui, comme dans toute confrontation, peuvent ne pas gagner.
Accueillir l’échec et pouvoir se dire que la déception n’est que transitoire est complexe, surtout que nous avons tous déjà vécu des sensations négatives qui s’accrochent à nous pendant des années : la déception d’une parole non tenue, la déception d’un match de sport qui fait perdre un titre important, ou même la déception de nos propres comportements quand nous nous sommes emportés.
Comme il y a un pic émotionnel, il arrive souvent qu’une sorte d’ancrage s’installe, et par la suite, à chaque petite déception du quotidien – le café trop chaud ou trop froid, la note trop élevée, un achat qui ne correspond pas aux attentes – l’association devient de plus en plus forte. Il est d’ailleurs possible que vous connaissiez des personnes qui n’attendent plus rien d’un travail, d’une relation ou d’une situation, car elles n’attendent plus que la déception.
Elles ne savent pas où ni quand, mais elles savent que quoi qu’il arrive, elles vont être déçues. Il y a une sorte de réactivation de l’ancrage déception, puis une prophétie auto-réalisatrice qui fait entrer cette émotion dans la vie de ces personnes. Pourtant, si la déception est normale quand il y a eu des efforts et que les résultats ne sont pas au rendez-vous, cela, tout comme la victoire, est illusoire.
Si nous sommes des gagnants à un moment T, il est probable que nous ne l’ayons pas été avant et que nous ne le serons plus pendant un petit moment. Nous pouvons absorber cette notion de l’éphémère et dès lors faire des efforts pour une chose essentielle : apprendre à se satisfaire des choses qui nous offrent des émotions positives, même si par rapport aux contextes et à nos périodes de vie, cela peut se limiter à un échange, un met que l’on affectionne ou un appel.
C’est simple d’être déçu, parce que cela ne nous demande pas d’effort. C’est également normal, et accepter cela nous évitera de trop nourrir nos ancrages avec des excès émotionnels qui deviendraient bloquants avec le temps.
Reflections of Pank-Instantané #233: Disappointment
In the concept of effort that is meant to be constant over the long term, there is often the encounter with failure and thus disappointment. We see it on a personal level as well as from a systemic perspective. Elections are ideal periods to observe and listen to groups of people who are invested in ideologies and who, as in any confrontation, may not win.
Embracing failure and being able to tell oneself that disappointment is only temporary is complex, especially since we have all experienced negative sensations that cling to us for years: the disappointment of a broken promise, the disappointment of a sports match that results in losing an important title, or even the disappointment in our own behavior when we lost our temper.
As there is an emotional peak, it often happens that a sort of anchoring sets in, and subsequently, with each little daily disappointment – the coffee being too hot or too cold, the bill being too high, a purchase that does not meet expectations – the association becomes stronger and stronger. It is even possible that you know people who no longer expect anything from a job, a relationship, or a situation because they only expect disappointment.
They do not know where or when, but they know that whatever happens, they will be disappointed. There is a sort of reactivation of the disappointment anchor, then a self-fulfilling prophecy that brings this emotion into these people’s lives. Yet, if disappointment is normal when there has been effort and the results are not there, it is, just like victory, illusory.
If we are winners at moment T, it is likely that we were not before, and that we will not be for a little while afterward. We can absorb this notion of the ephemeral and then make efforts for one essential thing: learning to be satisfied with things that offer us positive emotions, even if, depending on the contexts and periods of our lives, this may be limited to an exchange, a dish we love, or a phone call.
It is easy to be disappointed because it does not require effort. It is also normal, and accepting this will prevent us from over-nourishing our anchors with emotional excesses that would become blocking over time.
Un élément qui peut paraître peu important, sachant qu’on nous propose de toujours voir grand, c’est la différence que nous pourrions faire entre attente positive et projection excessive.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Nous avons une multitude de façons de nous entraîner au quotidien. Chaque système de combat a ses bases et offre des entraînements « classiques ». À force de répétition, nous pouvons parfois vouloir développer d’autres aptitudes et sensations. Un travail que nous pouvons facilement mettre en place dans les disciplines de préhension est l’entraînement les yeux fermés.
Nous pouvons aussi pratiquer cette méthode dans des styles comme le karaté d’Okinawa avec les mains collées, le wing chun ou les disciplines philippines avec des exercices comme Hubud Lubud. Dans le jiu-jitsu et le judo, nous pouvons faire tous nos randoris à pleine puissance les yeux fermés. Je pense néanmoins (parce que je ne suis jamais très bon en tachi waza) que le combat au sol est celui pour lequel nous n’avons jamais besoin d’ouvrir les yeux.
J’ai même testé en compétition, autant dire que c’est jouable à tous les niveaux. Nous développons une sensibilité et une anticipation des mouvements et des prises des adversaires, ce qui est assez intéressant. Les contrôles ne sont pas les mêmes que les yeux ouverts : en termes de connexion et de pression, ils sont appliqués différemment.
Il y a une vraie possibilité de progresser en apprenant sans la vue, juste avec les autres sens. D’ailleurs, c’est connu, des aveugles pratiquent les arts martiaux lorsqu’ils en sont passionnés, très souvent le wing chun et le BJJ.
Nous avons la possibilité de nous mettre dans des conditions qui nous permettent un meilleur focus sur soi et, paradoxalement, une meilleure lecture du jeu de nos adversaires. Cela crée aussi des difficultés, comme un temps de retard sur les prises, qui, on le sait trop bien, peuvent nous mettre en difficulté pour le reste du combat.
Plus que l’efficacité qui s’estompe avec l’âge, la recherche de progrès sur différents plans psychiques et physiques reste un objectif possible dans la voie.
Martial Reflections of a Hypnofighter #221: Eyes Closed
We have a multitude of ways to train daily. Each combat system has its foundations and offers « classic » training. Through repetition, we may sometimes want to develop other skills and sensations. An exercise we can easily incorporate into grappling disciplines is training with eyes closed.
We can also practice this method in styles like Okinawan karate with sticky hands, wing chun, or Filipino disciplines with exercises like Hubud Lubud. In jiu-jitsu and judo, we can do all our randoris at full power with eyes closed. I think, however (because I’m never very good at tachi waza), that ground fighting is the one where we never need to open our eyes.
I even tested it in competition, and it’s safe to say it’s doable at all levels. We develop sensitivity and anticipation of opponents’ movements and grips, which is quite interesting. The controls are not the same as with eyes open: in terms of connection and pressure, they are applied differently.
There is a real possibility of progress by learning without sight, just with the other senses. Moreover, it’s well-known that blind people practice martial arts when they are passionate, often wing chun and BJJ.
We have the opportunity to put ourselves in conditions that allow for better self-focus and, paradoxically, a better reading of our opponents’ game. This also creates challenges, like a delay in reacting to grips, which, as we know too well, can put us at a disadvantage for the rest of the fight.
More than the effectiveness that fades with age, the pursuit of progress on different psychological and physical levels remains a possible objective on the path.
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Il est possible que nous ayons été bercés par une sorte de stimulation, que ce soit avec la radio, la télévision et puis la société de consommation, qui propose toujours de nouvelles choses à découvrir ou goûter. Les écrans, avec des séquences de plus en plus courtes pour donner un maximum de stimulation à notre cerveau, sont aussi un des éléments qui nous donnent l’illusion que la vie doit être intense.
Pourtant, bien sûr, la nature et le quotidien peuvent réserver des surprises, mais normalement, la vie d’un être humain est assez routinière. Et cela pour une grande partie des humains. Seulement, admettre cette idée peut déprimer un grand nombre de personnes. C’est certainement pour cela que beaucoup de gens cherchent toujours à se fixer de nouveaux objectifs.
On retrouve souvent des discours affirmant que nous n’avons qu’une vie ou qu’une jeunesse et qu’il faut en profiter au maximum. Mais est-ce que les personnes qui ont été surstimulées et qui cherchent encore à s’en nourrir, et qui sont rarement satisfaites des instants de routine, sont réellement plus heureuses que celles qui considèrent la répétition du quotidien, surtout dans un monde en paix, comme déjà exceptionnelle?
Certaines personnes ont été tellement stimulées, en bien comme en mal, que lorsque la vie reprend un rythme normal, elles se sentent mal. Elles vont jusqu’à déprimer, trouvant que la vie n’est pas tellement intéressante. Oui, la vie peut sembler ennuyeuse (surtout quand on n’a pas à survivre et qu’on peut donc laisser place à l’oisiveté).
La routine a ses qualités, et c’est une démarche que nous devons apprendre à accepter. Certains peuvent peut-être se sentir nuls voire se demander à quoi sert la vie. C’est la critique de tant de jeunes qui trouvent que les adultes sont ternes et morts dans leur routine. Pourtant, ceux qui maintiennent une posture d’adultes sont souvent heureux de choses simples comme le sourire des personnes qui les entourent, prendre un moment à ne rien faire, ou aller se promener dans le quartier.
La routine n’est pas un ennemi, elle est ce que notre psyché cherche pour éviter de dépenser trop d’énergie et se sentir en sécurité, sans trop de variations psycho-émotionnelles.
Reflections of Pank-Instantané #232: Life is not crazy, it is routine
It is possible that we have been nurtured on a kind of stimulation, whether with radio, television, and then consumer society, which always offers new things to discover or taste. Screens, with increasingly shorter sequences to give maximum stimulation to our brains, are also one of the elements that give us the illusion that life must be intense.
Yet, of course, nature and daily life can have surprises, but normally, the life of a human being is quite routine. And this is true for a large part of humanity. However, admitting this idea can depress many people. This is certainly why many people always seek to set new goals.
We often hear speeches saying that we only have one life, or one youth, and that we must do as much as possible. But are people who have been overstimulated and who continue to seek that stimulation, and who are rarely satisfied with moments of routine, truly happier than those who see the repetition of daily life, especially in a peaceful world, as already exceptional?
Some people have been so stimulated, both positively and negatively, that when life returns to a normal pace, they feel bad. They even become depressed, finding that life is not very interesting. Yes, life can possibly be boring (especially when we don’t have to survive and therefore can afford idleness).
Routine has its qualities, and it is a process we must learn to accept. Some may feel worthless or even question the purpose of life. This is the criticism of so many young people who find adults dull and dead in their routines. Yet, those who maintain an adult posture are often happy with simple things like the smiles of those around them, taking a moment to do nothing, or going for a walk in the neighborhood.
Routine is not an enemy; it is what our psyche seeks to avoid spending too much energy and to feel safe, without too much psycho-emotional variation.
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