Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Comme je vous le proposais ce matin, nous nous retrouvons souvent, dans la création d’objectifs ou de processus, à élaborer un plan d’action. Même en utilisant des techniques que nous connaissons, comme le SCORE ou le PREM, ce plan nous semble possible à appliquer.
Cependant, les choses peuvent ne pas se dérouler comme prévu. Outre le fait que le monde et le quotidien peuvent nous apporter leur lot de surprises, il y a cette incertitude du monde externe qui va impacter notre monde intérieur.
En l’occurrence, ce qui semble facile à appliquer, un peu comme une recette, devient rapidement plus compliqué lorsqu’une émotion ou une sensation vient nous surprendre. Prenons l’exemple du rééquilibrage alimentaire : suite aux rendez-vous avec les spécialistes, cela semble des plus simples. Pourtant, certains jours, des frustrations, des émotions mal gérées de la journée, ainsi que peut-être des tensions physiques ou des pulsions, viennent compliquer ce que le mental et le programme avaient prévu.
Si le mental est très bon pour planifier et prévoir, il est beaucoup moins doué lorsqu’il doit s’opposer ou réorienter ce qui vient des tripes ou des émotions. Dès lors, un premier dérapage peut survenir, que le mental va tenter de rationaliser pour se dire que ce n’est pas trop grave et qu’il suffira simplement de suivre le plan initial le lendemain.
Seulement voilà, tant que nous ne prenons pas suffisamment en compte nos émotions et nos sensations, et particulièrement notre capacité à les gérer, il est possible que nous ne puissions jamais atteindre les idées mentalisées.
Il existe naturellement des personnes plus rationnelles qui auront plus de facilité, mais attention à l’illusion de la non-implication des émotions et des sensations. Cette illusion pourrait entraîner une lutte interne et donc une perte d’énergie, ce qui éloigne de l’objectif à atteindre.
Nous devons travailler avec nos trois centres (mental, émotionnel, et sensoriel) pour trouver un équilibre et une juste utilisation de ce que nous sommes, avec la conscience de ce que nous ne serons jamais. Ainsi, il ne faut pas projeter et mentaliser des choses que nous ne pourrons jamais appliquer.
Pank’s Reflections / Snapshot #250: Not Everything Happens in Our Head
As I suggested this morning, we often find ourselves, in the creation of goals or processes, crafting an action plan. Even when using techniques we know, like SCORE or PREM, this plan seems feasible.
However, things may not go as planned. Beyond the fact that the world and everyday life can bring their share of surprises, there is this uncertainty in the external world that will impact our inner world.
Indeed, what seems easy to apply, much like a recipe, quickly becomes more complicated when an emotion or sensation catches us off guard. Let’s take the example of dietary rebalancing: after consultations with specialists, it seems very simple. Yet, some days, frustrations, poorly managed emotions from the day, and perhaps physical tensions or urges will complicate what the mind and the plan had anticipated.
While the mind is very good at planning and forecasting, it is much less skilled when it has to oppose or redirect what comes from the gut or emotions. A first slip-up can occur, which the mind will try to rationalize by telling itself that it’s not too serious and that it will suffice to follow the original plan the next day.
But here’s the thing: as long as we do not sufficiently take into account our emotions and sensations, and particularly our ability to manage them, we may never achieve our mentalized ideas.
There are naturally more rational people who will have more ease, but beware of the illusion of the non-involvement of emotions and sensations. This illusion could lead to an internal struggle and thus a loss of energy, which moves us further away from the goal to be achieved.
We need to work with our three centers (mental, emotional, and sensory) to find balance and a proper use of who we are, with the awareness of what we will never be. Thus, we should not project and mentalize things that we will never be able to apply.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Il est grand, puissant, vous projette comme si de rien n’était et est le plus grand combattant des Jeux Olympiques. Je parle bien sûr de… Mijaín López. Ah oui, on n’en a pas beaucoup parlé parce que Teddy, notre Judoka absolu, a pris toute la lumière. Et je le comprends, même si nous avons ici, pour la première fois, un lutteur qui a surpassé Karelin, que beaucoup considèrent comme le plus fort poids lourd de l’ère moderne.
Mijaín López est cubain, il était un peu la figure de proue du régime castriste, ce qui peut aussi expliquer pourquoi on n’en fait pas tout un monde. Le sport, c’est magnifique, mais cela se détériore assez vite quand la politique s’en mêle.
Chael Sonnen, dans une de ses vidéos, partageait aussi une chose que j’ignorais : il semble que Mijaín ait participé à des matchs truqués au Japon, comme cela a pu se produire pour beaucoup de combats au Pride FC (ou pour ceux qui suivent mes réflexions sur le Karaté Kyokushin).
Néanmoins, il reste le premier combattant à accomplir cet exploit après n’avoir participé à aucun match officiel depuis les derniers JO. Imaginez cet athlète de 41 ans qui remonte une dernière fois sur le ring pour combattre au plus haut niveau dans une discipline physiquement si exigeante.
Personnellement, parmi toutes les disciplines et tous les pratiquants que j’ai pu affronter en plus de 30 ans, ce sont clairement les lutteurs, et notamment les gréco-romains, qui sont les combattants les plus solides physiquement, au-delà même des judokas.
Tenir 20 ans au sommet de son activité sportive est une chose incroyable, et pouvoir encore participer à des matchs intenses nous ramène à l’essence du combat : ne jamais cesser et toujours tenter de progresser. Même si nous le savons tous, avec l’âge, nous perdons en capacités et donc en efficience.
Il y a peu de chances que Teddy parvienne à accrocher un cinquième titre, mais s’il réussit à participer aux prochains JO et à bien performer, ce serait une chose géniale.
Martial Reflections of a Hypnofighter #238: The Giant of Combat Sports
He is tall, powerful, throws you as if it were nothing, and is the greatest fighter in the Olympics. I’m talking, of course, about… Mijaín López. Oh yes, he hasn’t been talked about much because Teddy, our ultimate Judoka, stole the spotlight. And I understand that, even though we have here, for the first time, a wrestler who has outdone Karelin, whom many have considered the greatest heavyweight of the modern era.
Mijaín López is Cuban; he was somewhat the figurehead of the Castro regime, which might also explain why we don’t make a big deal out of it. Sport is wonderful, but it deteriorates quite quickly when politics get involved.
Chael Sonnen, in one of his videos, also shared something I didn’t know: it seems that Mijaín participated in rigged matches in Japan, much like many fights that happened in Pride FC (or for those who follow my reflections on Kyokushin Karate).
Nevertheless, he remains the first fighter to achieve this feat after not participating in any official match since the last Olympics. Imagine this 41-year-old athlete stepping up one last time to fight at the highest level in such a physically demanding discipline.
Personally, of all the disciplines and practitioners I have faced in over 30 years, it is clearly the wrestlers, especially the Greco-Roman ones, who are the most physically solid fighters, even more so than Judokas.
To stay at the top of your sport for 20 years is incredible, and being able to still engage in intense matches brings us back to the essence of combat: never stop and always try to progress. Even though we all know that with age, we lose capabilities and thus efficiency.
There is little chance that Teddy will be able to clinch a fifth title, but if he manages to at least participate in the next Olympics and perform well, that would be an amazing thing.
Il est possible qu’après l’effervescences des jeux, on oublie aussi qu’après il y a un retour au quotidien qui peut être difficile pour la santé mental des athlètes.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
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Hier soir, j’écoutais une interview rapide de l’athlète de l’heptathlon, Auriana Lazraq-Khlass. Elle est passée à côté de sa performance, c’était un jour sans. Pourtant, elle pétillait et partageait une belle énergie en parlant de l’ambiance et de ce qu’elle peut retirer de cette expérience.
En orientant son mental sur ce qui la fait vibrer, elle n’est pas tombée dans un discours d’autoflagellation. Les animateurs ont ensuite discuté de cette manière de gérer l’échec. Surtout que l’interview précédente concernait les relayeuses du 4×100 mètres, qui, arrivées quatrièmes, étaient très déçues.
Dans leur discussion, ils allaient presque jusqu’à remettre en cause les compétences de l’heptathlète, vice-championne d’Europe, parce qu’elle ne remettait pas en question tout ce qu’elle avait fait et vivait l’expérience olympique de la manière la plus positive possible.
C’est souvent ce que l’on retrouve dans les tournois d’arts martiaux, mais aussi dans tous les sports de compétition. Cette pression, qui est normale avant un tournoi ou un combat, n’a plus de sens une fois que les choses sont faites. Dans les dojos, nous réalisons quotidiennement que parfois, nous sommes dans de bons jours avec de réelles aptitudes, et d’autres fois, nous ne sommes simplement pas dedans.
Nous savons que certains des meilleurs combattants que nous avons croisés à la salle se font battre dans les premiers tours de la compétition et ne brilleront jamais. Nous avons également vu des champions gagner un titre important, puis ne jamais performer à nouveau.
Il y a un combat bien plus important à mener que celui de remporter une médaille dont la fierté s’estompera avec le temps : c’est celui que nous menons en interne, la lutte contre soi-même et ses démons.
Pour moi, Auriana montre une victoire sur elle-même. Elle est certainement blessée et triste de ne pas monter sur le podium dans une compétition à domicile, et en plus aux JO, mais elle a su mettre à terre sa mauvaise humeur et profiter de l’expérience unique d’une ambiance au Stade de France et, j’imagine, de tout ce qui se passe encore pendant 48 heures à Paris.
— Martial Reflections of a Hypnofighter #237: The Spirit of Competition
Last night, I listened to a quick interview with heptathlete Auriana Lazraq-Khlass. She missed her performance; it was an off day. Yet, she radiated and shared positive energy about the atmosphere and what she could gain from this experience.
By focusing her mind on what drives her, she didn’t fall into a self-flagellating discourse. The hosts then discussed this approach to handling failure, especially since the previous interview was with the 4×100 meter relay runners, who, after finishing fourth, were upset.
In their discussion, they were almost questioning the skills of the European vice-champion heptathlete because she wasn’t questioning everything she had done and was experiencing the Olympic moment as positively as possible.
This is often what we encounter in martial arts tournaments, but also in all competitive sports. This pressure, which is normal before a tournament or a fight, makes no sense once the event is over. In the dojos, we realize daily that sometimes we have good days with true capabilities, and other times we just aren’t in the zone.
We know that some of the best fighters we’ve met in the gym get knocked out in the early rounds of the competition and will never shine. We’ve also had champions who won an important title and never performed again.
There is a much more important battle to fight than winning a medal, whose pride will fade with time: it’s the internal struggle, the battle with oneself and one’s demons.
To me, Auriana shows a victory with herself. She is certainly hurt and sad not to stand on the podium in a home competition, and even more at the Olympics, but she managed to overcome her bad mood and enjoy the unique experience of the atmosphere at the Stade de France and, I imagine, everything that will continue to unfold in Paris over the next 48 hours.
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S’il y a bien une chose que je ne comprends pas, c’est comment il est possible d’être encore confronté à des problématiques comme l’écologie ou certains conflits qui durent depuis des décennies. En réalité, je comprends un peu : nous sommes tellement ancrés dans nos croyances et nos biais que nous nous laissons submerger par les émotions et l’incohérence de nos instincts.
Pourtant, nous le voyons, des milliers de personnes meurent chaque jour parce que nous ne sommes pas capables de respecter nos émotions tout en laissant la raison les contrôler. Hier, j’entendais un rabbin expliquer pourquoi les hommes et les femmes sont séparés dans une synagogue : parce que la raison, qui doit toujours maîtriser le cœur et le corps, doit s’effacer dans un lieu saint pour permettre au cœur de se laisser aller.
C’est la même chose chez mes amis musulmans qui mettent souvent en avant l’idée que l’homme doit être celui qui ne se laisse pas emporter par les émotions et doit rester le plus rationnel possible.
Je peux imaginer qu’avec les cultures de la majorité du monde, cette réflexion doit être assez commune. Et pourtant, au lieu d’utiliser les cerveaux de nos différents pays en laissant les émotions et les croyances de côté, n’aurions-nous pas des réponses à beaucoup de choses ?
Aujourd’hui, des outils de communication comme Slack, largement utilisés en entreprise, ne pourraient-ils pas être exploités pour rassembler les 100 000 plus grands spécialistes qui, pendant un an, travailleraient ensemble de manière rationnelle pour échanger sans cesse et trouver des débuts de réponses ? Certes, il y aurait des conflits et des oppositions, mais logiquement, si on met l’ego mal placé et les émotions de côté, l’intelligence devrait triompher.
Je pense qu’en prenant chacun quelques minutes par jour, il y aurait au moins de nouvelles hypothèses que nous n’avions pas encore explorées. Sans prétendre que tout se résoudrait, nous aurions un certain nombre de plans d’action viables pour avancer.
Je sais, ça n’a aucun intérêt financier, alors pourquoi utiliser son intelligence collective pour le monde gratuitement et sans contrepartie ?
If there’s one thing I don’t understand, it’s how we can still be grappling with issues like ecology or conflicts that have lasted for decades. In reality, I somewhat understand; we are so entrenched in our beliefs and biases that we let ourselves be overwhelmed by emotions and the incoherence of our instincts.
Yet, as we see, thousands of people die every day because we are not capable of respecting our emotions while letting reason control them. Yesterday, I heard a rabbi explain why men and women are separated in a synagogue: because reason, which must always control the heart and body, should step back in a sacred place to allow the heart to let go.
It’s the same with my Muslim friends, who often emphasize that a man should be the one who does not let himself be carried away by emotions and should remain as rational as possible.
I can imagine that in most cultures around the world, this reflection is quite common. And yet, instead of using the brains of our different countries while setting aside emotions and beliefs, wouldn’t we find answers to many things?
Today, communication tools like Slack, widely used in businesses, could they not be harnessed to bring together the 100,000 greatest specialists who, for a year, would work together rationally, constantly exchanging ideas to find initial solutions? Sure, there would be conflicts and opposition, but logically, if misplaced ego and emotions are set aside, intelligence should prevail.
I believe that if each person took just a few minutes a day, we would at least come up with new hypotheses that we hadn’t even considered. Without claiming that everything would be solved, we would have a certain number of viable action plans to move forward.
I know, it has no financial interest, so why use collective intelligence for the world for free and without compensation?
L’être humain est vraiment capable de penser et résoudre de nombreuses problématiques mais quand le marketing idéologique s’est mêle, c’est rarement une bonne chose.
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