POUVOIR LIMITÉ #12 PAR PANK / Le Potentiel Mental

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Il est peut-être celui qui peut nous donner le plus d’illusions, entre les professeurs, les parents et les gourous du développement personnel ou de la motivation, nous pouvons assez rapidement nous prendre pour des êtres illimités.

En plus, maintenant avec les logiques ésotériques, d’enfant diamant ou indigo, qui laisse croire que sa progéniture est un être lumineux, cela ouvre encore des dispersions, avec des faux airs d’être, pour rapidement se tourner vers l’avoir des innombrables dons de ses enfants ou de ses anciens enfants devenus des adultes qui sentent depuis toujours cet ‘appel’.

Si vous n’êtes pas fan de ce type de croyance, on vous a fourni un concept très mode : les adultes surdoués et les zèbres. Et oui, plus personne n’est standard, il y a automatiquement la recherche du surhomme qui revient. Le mental est encore plus pernicieux parce qu’il peut imaginer. Souvenez-vous que cette sémantique d’imagination est très classique dans l’hypnose pour permettre de partir dans un potentiel d’imaginaire.

La suggestion étant seedée de très nombreuses fois, nous pouvons réellement croire que nous sommes des hauts potentiels en devenir ou non reconnus. Cela offrant cette fameuse facette positive que nous cherchons dans tout :

  • Je ne suivais rien en cours : Normal je suis zèbre
  • Je ne comprenais rien : Normal je suis zèbre
  • Je suis cyclothymique : Normal je suis zèbre
  • J’ai un déficit de l’attention : Normal je suis zèbre

C’est merveilleux non ? On vous vend que vous êtes illimité, que c’est la faute du système, que vous ne vous éveillez pas à vous-mêmes. Bizarrement, il semble que les zèbres, aussi surdoués qu’ils soient, galèrent à s’adapter au monde qu’on leur présente.

N’avons-nous pas dit tout à l’heure que l’adaptation n’est pas une preuve d’intelligence ? Comment voulez-vous, avec tous ces discours, que nous nous focalisions sur ce que nous sommes si on nous vend de belles pancartes qui nous donne une perspective égotiquement satisfaisante ?

Le mental est bien plus flexible que le corps, mais souvent, il reste dans un élément qui est impalpable, dans un monde de spéculations qui peuvent nous faire partir très loin dans des ‘et si’, des hypothèses sur lesquelles nous ne validons jamais rien, ou nous reprenons des paraboles des autres qui eux ont, parait-il, obtenu des résultats.

Notre potentiel mental est, pour certains, énorme dans les sciences, d’autres dans les arts etc…

Nous avons aussi des limites stupides, comme par exemple (et je prends les miennes)

  • Incapacité à retenir des prénoms
  • Incapacité à reconnaître des visages
  • Incompréhension totale du fonctionnement d’un bateau de croisière
  • Incapacité à conceptualiser un flux de données dans des câbles sur le net

Le processus cognitif buggue et donne des impossibilités de formaliser les choses. Pour autant, mon potentiel mental va être différent. Il va être inadapté à de nombreuses logiques scolaires ou même sociétales, mais suffisamment performant et utile pour moi, pour avancer dans mon quotidien.

De plus, comme je suis dyspraxique, je comprends et fait tout à l’envers, ce qui est donc limitant dans de nombreuses activités, mais en travaillant à mieux comprendre le fonctionnement de mon potentiel, j’ai pu apprendre à voir la vie d’un angle complètement différent et donc à jouer de cette perception différente.

Ne serait-ce que dans mon métier ou mes arts martiaux.

Le mental n’étant plus dans l’obligation de rentrer dans le moule commun, il se libère et dans la découverte des patterns et des fonctionnements primaires, je développe mon terrain.

Et vous, comment vivez-vous vos incapacités mentales ?

A suivre

Pank

 

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POUVOIR LIMITÉ #11 PAR PANK / Les potentiels physiques

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Nous sommes tous nés avec des prédispositions qu’elles soient physiques, mentales ou émotionnelles. Dans les chapitres qui vont suivre, je vais m’axer sur ces différents potentiels.
Nous savons tous que nous n’avons pas les mêmes physiques et encore moins les mêmes aptitudes. Certains sont grands d’autres sont petits, il y a des rapides et des lents, des nerveux et des tranquilles. Il y a également des personnes belles et d’autres qui le sont moins.

Nous savons que nos sociétés avec nos différents critères et cultures vont mettre en avant certains physiques et certaines facilités, que ce soit pour la mode, le sport ou même les travaux.
Si nous restons dans ces ‘règles’ et que nous commençons, comme nombre d’entre nous, à nous comparer à ces normes, nous pouvons facilement aller dans la déprime ou dans un certain mal être à différents moments de nos vies : l’adolescence, le début du troisième âge…

Nous nous retrouvons dans ces lois qui feront que nous allons participer ou non à telle ou telle activité, que nous allons avoir tel groupe d’amis plutôt que d’autres.
Ce qui est de plus en plus appuyé par des séries et des films qui vendent l’image de l’homme ou de la femme moderne qui doit être comme ceci ou comme cela. Dans ces différents facteurs physiques nous ne pouvons que peu de choses. Parfois notre malaise est tellement important que nous mettons en place des surcompensations.

Nous le voyons avec des hommes qui avaient un gabarit fin, se mettre à la musculation de façon maladive pour devenir des colosses.
Cela ne les amenant que rarement à une vraie satisfaction et cherchant encore plus gros, plus dessiné, etc… Nous aurons là encore des limites qui tenteront d’être dépassées par des produits.
Nos potentiels physiques nous suivent toute la vie. Certaines personnes rêvent d’être minces, d’autres aimeraient prendre du poids. Il y a des athlètes qui abandonnent leur carrière parce qu’ils ne parviendront jamais à dépasser les autres dans des compétitions et qui se retrouveront toujours au pied du podium ou, pire encore, ‘éternel’ second.

D’autres personnes, n’acceptant pas la prise du temps, vont se teindre les cheveux, se faire mettre du botox ou autres chirurgies.
Les limites sont peut-être plus palpables sur les notions physiques qui évitent, comme avec les émotions et le mental, de se mentir.
Cet aspect factuel, nous le vivons tous et si nous passons notre vie à répondre aux mondes du physique ‘des autres’, nous pouvons nous pourrir sans cesse.
En acceptant que nous sommes limités, que certaines choses nous seront inaccessibles, nous prenons plus conscience de ce que nous sommes capables de faire, bien faire, voire exceller. Alors cela ne sera peut-être pas en alpinisme mais plutôt en natation.

Le seul problème est que la discipline peut ne pas nous plaire. A cela, il faudra regarder si, cela ne plait pas parce que naturellement nous ne sommes pas attirés par ce potentiel ou si le monde extérieur nous fait rêver d’autres choses : les parents, les stars, les professeurs, les séries…
Cela demande un certain temps et nous impose de nous replonger en nous-mêmes.
Dans notre limite, nous n’avons plus à répondre aux critères et choix des autres, sur ce qui est bien, bon, beau, positif pour nous.
Par exemple, nous n’avons pas besoin d’être l’enfant modèle ou la personne parfaite aux yeux des autres, cela permet de ne plus vivre une pression qui semble constante, qui peut amener à des dénis de soi, des mensonges et autres structures cognitives dissonantes pour soi.

Se centrer sur nos potentiels physiques, c’est se demander, non pas à quoi nous ressemblons et au niveau que nous avons par rapport aux autres, mais de comprendre où nous nous situons sur notre terrain et voir ce que nous pouvons planter, mettre en avant pour nous, écouter ce besoin de prendre notre plein espace.

La discipline devra être sur ce principe de centrage vers nous plutôt que de l’attention porter vers les autres ou de la part des autres. Au départ cela peut être déstabilisant parce que nous pouvons prendre conscience que nous décevons les autres.

C’est souvent le cas des enfants qui sont poussés dans le sport passion d’un parent, qui la plupart du temps n’a lui-même pas brillé et qui va un jour exprimer le fait que tout cela ne lui convient pas.
En stoppant et en se respectant, il choque et le plus souvent déçoit le parent, le coach…

Cela met une pression qui peut dans un premier temps blesser et les critiques peuvent être des plus acerbes.
C’est un moment ou le centrage sur ses potentiels, ses envies, ses possibles et l’acceptation également de ses propres limites, pourra apaiser et alléger l’être.

A suivre

Pank

POUVOIR LIMITÉ #10 PAR PANK / Pourquoi ne rechercher et n’accepter que le positif

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Suite au chapitre précédent : https://laboratoire-hypnose.com/2017/03/20/pouvoir-limite-9-par-pank-laccueil-de-lautre-comme-etre-de-potentiel-limite/

Il y a quelques semaines, je lisais un article intéressant sur l’éducation des enfants et un dossier sur une étude de trente ans, qui montre l’inutilité de la fessée. Outre le sujet qui ouvre à de nombreuses réflexions et débats, le plus intéressant à mes yeux, était l’argumentation proposée par la spécialiste.

Tout le discours était basé sur le fait que la fessée pouvait construire des traumatismes ou un ralentissement du processus cognitif et qu’elle était négative pour l’évolution de l’enfant.

Dans cette recherche et ce que l’on vend au lecteur de cet article comme de l’étude, il est conseillé de donner le maximum de choses positives pour faire grandir au mieux l’enfant.

Cette démarche est extrêmement aseptisée et une fois encore dans cette recherche de mieux, de plus et de performance. Sachant que les coefficients de bonheur sont difficilement palpables, vis-à-vis de quoi base-t-on ce mieux et ce bien ? Un développement de l’intelligence logique, celui de l’intelligence émotionnelle etc…

Ce qui est plutôt intéressant et en tant que psycho-praticien intégratif, je le vois au quotidien dans le cabinet, que l’on soit dans une vie pleine de pathos ou une vie avec très peu de traumatismes importants, le niveau de mal-être qui ne peut être comparé est perceptible tout autant chez les uns et les autres.

Il peut sembler, pour beaucoup, qu’on ne peut pas comparer une détresse suite à un viol, de celui d’une séparation amoureuse, ou d’une timidité maladive. Pourtant, nos processus émotionnels et cognitifs prouvent que cela peut avoir des impacts similaires, avec le développement de névroses similaires.

En somme, qu’importe l’histoire de chacun, même avec un minimum de ‘problèmes’, cela laissera tout de même des séquelles.

Dans cette envie de ne pas faire vivre de choses négatives, d’éviter la souffrance, l’humiliation ou l’échec, nous empêchons également l’être de se structurer dans des démarches, qui tôt ou tard, pourront croiser le chemin de la vie.

C’est comme éduquer un enfant à l’abri de la violence, lorsqu’à l’école il va voir ou vivre cette violence, comment va-t-il réagir, comment même pourrait-il réagir, lui qui n’a pas conscience de cette ‘réalité’.

Le ‘moins bon’ n’est pas nécessairement un mal. Effectivement cela affecte, mais cela peut tout autant être structurant que déstructurant. La personnalité de chacun jouant dans cette dynamique.

Nous cherchons toujours du positif, nous avons même des expressions comme : “à toute chose malheur est bon”. Nous n’acceptons pas que l’ombre est parfois juste une ombre et que non, il n’y a pas de lumière à l’intérieur et que non, cela ne va pas nous rendre meilleurs.

Je sais que cela est très désagréable à accepter. Je le vois à des séminaires quand je souligne que parfois un élément est juste un élément, qu’il n’y a pas à chercher une ‘fuite’, dans ce que cela apporte de bon. Le fameux, “il n’y a pas d’échec, il n’y a que des retours” si présent dans le monde de la PNL.

Qu’est-ce qui fait que tant de personnes sont mal à l’aise de se dire qu’il peut y avoir juste un échec, une ombre ou un malheur. C’est cette obsession d’évoluer, cet évitement du malaise, voire de la douleur. Nous avons aussi un potentiel à encaisser, à avoir mal. Cette peur de ne pas voir de positif, peut nous faire plonger dans la foi parfois extrême. Observez cette notion d’élévation que nous trouvons dans les pagodes, les mausolées, les pyramides, les églises, etc…

Nous estimons que même dans ce qui est non gérable comme la mort, il y a une notion d’évolution : On ‘monte au ciel’ ‘, ‘ Le paradis est au-dessus des nuages’, ‘son âme s’est envolée’…

Le besoin d’évolution, nous l’avons vu, est un évitement de l’instant, une fuite de nous-mêmes et surtout une gestion de la peur. Aller plus haut pour se rassurer… mais ne passe-t-on pas une nouvelle fois à côté de la vie ?

Observez-vous que nous sommes encore dans une dualité ? Cette dualité tellement profonde dont nous avions évoqué sa présence constante dans notre quotidien d’évolution.

Si nous acceptons que, certes, un enfant ne sera pas dans un plein potentiel attendu par la société ou les psychiatres ou les parents, mais qu’il aura par essence, avec la fessée, développé une sensibilité, une autre écoute de soi, une autre croyance, nous ne serions plus dans c’est bien ou mal, mais voici comment l’enfant a répondu avec son potentiel à tel événement de sa vie.

Pourquoi chaque personne violée ne réagit pas et ne gère pas de la même façon son traumatisme ? Simplement parce qu’elle utilise et exploite un potentiel différent.

Pour être plus concret, imaginez que vous avez un champ.

Si vous avez planté des tomates dans une zone et pour certaines raisons, la zone exploitée ne donne plus de récolte, allez-vous mettre des tas de produits pour réussir à avoir du rendement (évolution) ? Où allez-vous chercher une autre zone sur laquelle vous allez replanter, voire changer votre choix de légumes (Potentiel) ?

Il n’y a donc pas de logique négative, simplement vous allez découvrir ce qui peut vous permettre de faire ce que vous souhaitez le mieux possible.

Dans un autre essai j’expliquais que quand on veut on ne peut pas, mais quand on l’imagine on y parvient. Cette capacité d’imaginer est un potentiel que nous pouvons plus ou moins exploiter. Dans cette facette de notre être, nous prenons conscience des potentiels réels et des rêves d’enfants, nous pouvons dès lors mettre en place des actions et des pensées concrètes vers notre exploitation de nous-mêmes.

Seriez-vous capable pendant quelques jours de voir que ce qui vous semble négatif n’a pas à être transformé, ni en pire ni en mieux. Juste être…? Faites le test, vous pourrez découvrir ce que cela vous fait ressentir et plus encore, le conditionnement que vous avez acheté depuis si longtemps.

A suivre

Pank

POUVOIR LIMITÉ #9 PAR PANK / L’accueil de l’autre comme être de potentiel… limité

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Suite au chapitre précédent : https://laboratoire-hypnose.com/2017/03/01/pouvoir-limite-8-par-pank-le-potentiel-comme-outil-de-non-comparaison/

En prenant en compte le fait que nous sommes limités et les autres également, nous allons arrêter les attentes excessives que nous pouvons avoir sur tant de personnes.

Plus techniquement, nous allons diminuer les projections sur les personnes aimées, les personnes détestées, nos amis, nos familles, nos professeurs, nos directeurs, en somme sur ceux qui nous entourent que nous pouvons parfois encenser ou que nous pouvons critiquer.

Quand on sait que notre conjoint ou conjointe est limité dans le potentiel qu’il a, nous pouvons plus facilement prendre en compte qu’il ne répond pas à nos attentes et à nos besoins.

Dès lors, nous pouvons percevoir que parfois, il va chercher le plus possible dans son potentiel à faire ‘bien’ (nous retrouvons dès lors une dualité, en plus envers l’autre), mais dans son monde intérieur et ce qu’il est capable, il y a des éléments qui n’existent pas.

Par exemple demander une écoute inconditionnelle à certaines personnes qui ont une capacité de concentration sur un sujet fixe assez court, même s’il est possible qu’elles aillent chercher dans leur être pour rester le plus à l’écoute possible, ne pourra pas être possible, sachant que dans leurs fichiers de base, dans leur moteur de recherche, cet élément n’existe pas.

On peut penser qu’il peut apprendre et je m’accorde à cette idée mais ses capacités vont rapidement trouver des limites. C’est une pièce rapportée, qui va tôt ou tard lâcher. Tentez de faire du tout terrain avec une Ferrari … ça ne va pas tenir très longtemps.

Nous sommes dans les mêmes cas de figure. Il est possible que vous pensiez que nous sommes humains et donc capables de nous adapter. L’adaptation, pour moi, étant un élément de l’intelligence, je l’accorde parfaitement, seulement comme je vous l’ai partagé précédemment, je me suis rendu compte que nous ne sommes que des ‘machines’, que des programmes automatisés s’activent sans cesse.

Et qu’on le veuille ou pas, la Ferrari sera mieux sur un circuit que sur une piste en terre. Elle est programmée et conçue de cette façon

Nous sommes donc conçus avec ce que je nomme “potentiel” dans cet ouvrage.

En prenant en compte le fait que nous sommes également dans les mêmes fonctionnements de fond, nous pouvons prendre en compte que notre potentiel sera donc exploitable et adaptable jusqu’à une certaine limite.

Une fois cette limite atteinte, nous risquons d’être dans une phase qui nous coupe de nous-mêmes et avec les mois et les années nous risquons d’exploser.

C’est souvent ce que nous pouvons remarquer dans des relations qu’elles soient amicales, professionnelles ou amoureuses.

Le partenaire ayant tenté d’exploiter ce qu’il avait naturellement en lui, poussant les limites du programme, il y a parfois une impression que l’autre s’éteint.

Il se peut que vous l’ayez entendu ou observé vous-même avec des amis ou des personnes que vous connaissez, qui au travers de certaines de leurs relations ont changé et qui vous semble toujours tristes, manquant d’énergie. Nous sommes dans un état qui entraîne une rupture avec son territoire et la migration dans le territoire de l’autre nous coupe d’un oxygène vital.

Le conjoint qui attend que l’autre l’écoute inconditionnellement sera déçu de ne pas être compris, écouté, voire respecté, cela entraînera des non-dits ou inversement des réprimandes de moins en moins masquées.

Il y aura l’illusion d’un début ou l’effort de l’exploitation du potentiel est une ‘évolution’ de la relation, alors qu’elle n’est que la phase de séduction plus ou moins prolongée.

Si par contre nous prenons en compte que le potentiel est aussi limité et que l’autre ne peut pas aller au-delà, nous devenons responsables de ce que nous attendons et de ce que nous souhaitons. Nous pouvons nous mêmes travailler sur nos besoins. Il est possible que nous tentions de compenser un manque ou une chose au travers de l’autre.

En voyant nos potentiels et nos limites, nous autorisons l’autre à redevenir sujet, dans ma sémantique cela signifie être humain dans son potentiel et non unique objet de nos projections, c’est-à-dire le réceptacle de nos envies, désirs, croyances, attentes, etc…

La prise de conscience que l’évolution n’est pas un cheminement harmonieux, mais la plupart du temps, dissonant et séparant de l’autre et d’une partie de nous-mêmes.

Nous permettons potentiellement un rapport plus éveillé, plus responsable et simplement plus humain.

Nous prenons les autres avec ce qu’ils apportent et nous sommes, vis-à-vis de nous-mêmes, dans une dynamique de voir si nous acceptons ou pas cet horizon qu’ils nous proposent. Ne cherchant plus à les changer, les faire évoluer, mais en les acceptant, nous restons centrés vers nous-mêmes.

A suivre

Pank

POUVOIR LIMITÉ #8 PAR PANK / Le potentiel comme outil de non comparaison

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Suite au chapitre précédent : https://laboratoire-hypnose.com/2017/02/24/pouvoir-limite-7-par-pank-un-potentiel-unifie/

Ce qui nous donne l’illusion de l’évolution, de pouvoir toujours aller plus haut ou plus loin, c’est notre envie ou notre besoin de nous comparer.

Combien de fois avons-nous recherché à nous mettre en ‘compétition’ avec les autres. Sur des choses aussi simples que des vacances, des produits achetés, des résultats divers. Nous voyons ce que l’autre a fait ou obtenu et nous nous mettons dans une phase de comparaison, nous pouvons estimer que nous sommes ‘meilleurs’ ou ‘moins bons’. Nous pouvons dès lors nous motiver pour ‘dépasser nos limites’ ou au contraire nous pouvons nous ‘sous évaluer’. Dans cette dimension de soi, nous nous oublions pour pouvoir nourrir une partie égotique de notre être. Nous cultivons le culte de la reconnaissance et nous pouvons nous perdre dans l’illusion du plus comme dans celui de la dépression.

Un potentiel par essence n’est pas une évolution, un potentiel n’est pas mieux ou moins bien. Un mécanicien n’est pas meilleur ou pire qu’un pâtissier. Dans certain cas, nous préférons le potentiel et les capacités de l’un ou de l’autre. Dans une équipe de foot, il peut y avoir un attaquant qui marque mais, si les défenseurs ne maintiennent pas le score, cela ne servira pas.

Nous sommes donc dans une démarche de croissance de notre potentiel, nous ne cherchons même pas à nous dire que nous sommes mieux qu’hier ou moins bon, nous sommes dans l’utilisation de nous-mêmes comme si nous utilisions les pleins phares à certains moments et les feux de croisement à d’autres.

C’est incomparable, simplement parce que nous les utilisons dans des situations différentes. Pourtant vous ne direz pas que vos pleins phares ont eu de meilleures performances en pleine journée que vos feux de croisement.

Nous sommes dans cette idée de complémentarité et de multi facettes de notre être dans nos potentiels.

Dès lors l’autre devient un contact, un apprentissage des mondes et des potentiels, sans que nous n’ayons le besoin de nous noter, de nous mettre en compétition. Ces autres univers deviennent des sources de compréhension d’éléments qui peut-être vont nous parler ou resteront incompréhensibles.

Il y a un principe ésotérique intéressant, pour savoir si une chose est bonne pour nous, nous pouvons sentir qu’elle nous correspond, nous sommes en phase, notre être s’apaise et valide. J’ajouterais que d’un point de vue psychologique, il faut juste vérifier que cela n’est pas une simple fuite.

Lorsque nous rencontrons une personne avec qui nous échangeons de multiples façons, qui nous parle d’une chose ou d’une activité et que nous sentons en nous, une exaltation, une énergie, comme une concordance, tout devenant FLUIDE, nous pouvons prendre cela comme une RESONNANCE de notre potentiel, peut-être une zone à explorer. Dès lors l’autre devient un allié important sur notre chemin, et non plus un simple stimulant pour regarder plus haut.

Moins nous sommes dans la comparaison et plus nous sommes dans l’acceptation de l’autre dans tout le potentiel qu’il présente et non plus comme obstacle, comme juge ou comme modèle. Il EST pleinement, et votre accueil peut également changer le rapport, la relation et les différentes conséquences qui en résulteront.

A suivre

Pank

POUVOIR LIMITÉ #7 PAR PANK / Un potentiel Unifié

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6- Un potentiel Unifié

Suite au chapitre précédent : https://laboratoire-hypnose.com/2017/02/13/pouvoir-limite-6-par-pank-nous-sommes-des-robots/

De par notre corps et notre esprit nous sommes dans une dynamique de séparation. Entre ce que le mental désire et ce que le corps est capable de répondre, nous nous rendons bien compte que cela passe rapidement par la limite.

On peut me dire que l’esprit peut tout et j’ai pu voir de belles choses, je n’ai encore vu personne voler devant moi ou disparaître en mode invisible. Pourtant, des ouvrages nous en parlent, nous le vendent comme un possible. Pour le moment, c’est encore un rêve d’enfant.

Descartes ne nous a pas aidés sur le sujet et la médecine occidentale n’a pas offert un travail très unifié, le corps c’est le corps et on se fout du reste. Maintenant, depuis quelques années, les choses commencent à changer.

Le potentiel est un tout intérieur, il n’y a pas de mieux ou de moins bien, il y a juste l’exploitation que nous sommes capables d’en faire à un instant T.

Dans cette dimension de l’être nous pouvons nous rendre compte que nous ne sommes plus dans l’autre et nous, là où j’en suis et là où je dois me diriger, mes succès et mes échecs… mais dans une recherche de prendre la juste place dans cet espace interne.

Prendre ce qu’il y a à prendre tout en acceptant que nous ne prenons que ce que le subconscient, le corps et l’esprit peuvent percevoir.

Nous ne nous substituons plus à un autre comme cadre de référence. Imaginez-vous ce que cela pourrait vous offrir de ne plus voir ce monde par le prisme des autres et de ce qui est sans cesse vendu par les autres, mais par le notre.

Imaginez que vous acceptez que c’est leur monde, leur planète, leur univers. Un lieu que vous ne pourrez voir qu’avec le télescope de leurs croyances et de leurs valeurs. Vous pourrez les étudier, les comprendre même, vous imaginez dans leur environnement, pourtant vous ne resterez que ce spécialiste d’une étoile lointaine que vous n’aurez jamais explorée.

Pour vous, vaut-t-il mieux rêver d’un monde merveilleux à des années lumières de chez vous ou prendre conscience de votre propre monde, avec ses variables qui peuvent plaire et parfois déplaire mais qui font vivre dans un tout réel.

Dans ce retour vers notre vie intérieure, dans ce potentiel, nous cherchons seulement ce qui est en nous, ce qui bouge, ce qui parle, ce qui s’éveille. Nous devenons de plus en plus un.

A suivre

Pank

Pouvoir Limité #6 Par Pank / Nous sommes des robots

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Suite au chapitre précédent : https://laboratoire-hypnose.com/2017/02/03/pouvoir-limite-5-par-pank/https://laboratoire-hypnose.com/2017/02/03/pouvoir-limite-5-par-pank/

5- Nous sommes des robots

En formation la semaine dernière, je soulignais que plus nous allons loin dans notre thérapie, qui pour moi est un accompagnement d’un partenaire/patient dans la découverte et l’acceptation de l’être, plus nous pouvons constater que nous sommes des robots.

Pour beaucoup, comme la limite, considérer que nous sommes des robots alors que nous ressentons des choses, que nous vivons des émotions, cela peut sembler un peu hors propos.

Pourtant quand nous cherchons à dépasser le self, nous pouvons voir autant d’ombres que de lumières. Nous pouvons nous rendre compte que nous sommes des schémas à répétition, ce que je nomme des patterns.

Nous sommes sans cesse dans ces schémas que nous subissons sans nous en rendre compte, mais pire encore, même lorsque nous nous en rendons compte, nous nous apercevons de la limite de notre psyché pour les interrompre.

A force de creuser, il y a une dizaine de patterns sources à l’origine de l’ensemble de nos processus puis de nos comportements. Quand nous l’observons et plus encore quand nous le vivons, nous nous rendons compte que nous sommes une mécanique parfaitement huilée.

Si on touche une émotion, on peut prédire la façon de réagir, avec des scénarios assez précis.

Cette impuissance (encore) nous impose une limite. Pour vous donner du concret, observez les anorexiques-boulimiques dans leurs crises et vous verrez que, même s’ils s’en aperçoivent, c’est délicat de faire dérailler le pattern. Ce processus, pourtant tellement dommageable, n’est même pas à mes yeux un pattern source.

Cela nous rend très humble vis-à-vis de nous-mêmes, vis-à-vis de ce que nous sommes ‘prêts’ à dépasser. Alors en tant que praticien, on se dit que la force n’est pas l’évolution dans un absolu de ‘progression’ ou de ‘résultats’ comme on le vend si souvent, mais plutôt un accompagnement dans le potentiel à exploiter pas à pas. Et peut-être que jamais nous ne sortirons de ces schémas robotiques.

D’ailleurs, nous ne savons même plus si ce qui est automatisé est bon ou mauvais… le potentiel et la capacité à le vivre nous donne une unification des éléments, comme des patterns. Cela offre une dimension sans la contrainte de bien ou mal, mais de simple existence.

A suivre ….

Be one

Pank