La Difficulté du changement

Nous sommes pour beaucoup dans une envie de changer, d’évoluer et d’avancer. Dans la précédente vidéo nous avions vu qu’il est important de définir des objectifs, pour dans un premier temps cadrer ce que nous aimerions mettre en place.

Je reviendrai sur les objectifs dans une vidéo à venir. Dans le sujet qui nous concerne aujourd’hui, je reviens sur le fait que le changement peut être un chemin plutôt difficile. En effet, nous entrons parfois dans des états et des conflits intérieurs qui peuvent être délicats à gérer.

Mettre en place un changement et vivre un changement sont deux choses distinctes, la dynamique peut être parfois plus difficile à intégrer bien que nous savons que ce que nous mettons en place est plus juste pour nous.

Nous devons accepter nos peurs, parce qu’à ce moment là elles disparaissent, comme des illusions que nous avons trop longtemps construites.

Demandez du soutien de vos proches, des personnes de confiance ou même d’un professionnel si vous sentez que le changement est difficile à intégrer, vous avez des possibilités incroyables, parfois il est juste difficile de sortir de sa chrysalide.

Prenez soin de vous.

Be One

Pank

Définir ses objectifs et agir

Dans les travaux que vous mettez en place pour vous ou vos clients, il est toujours intéressant de mettre en place des objectifs.

Cette étape est connu de tous les coachs et de nombreux thérapeutes. Mais est ce que vous en mettez en place au quotidien, pour vos exercices d’auto-hypnose par exemple.

Je me suis rendu compte que pour des personnes qui sont dans des périodes un peu difficile que poser des objectifs leurs permet de se donner le droit d’avancer.

Les objectifs ou leurs formulations demandent un vrai investissement. Cette première vidéo sur ce thème pourra être complété en fonction des questions que vous m’enverrez.

Prenez soin de vous.

Be One

Pank

Comment une influence est possible ?

influence

Cet après midi en discutant avec MLine, nous parlions de liberté. J’ai une croyance que nous ne naissons pas libre. Que la liberté est un chemin qui demande une recherche, des questions, des choix. Pour moi nous sommes la résultante de la pensée de notre système, familial, social, religieux… La plupart de nos réflexions, pensées et comportements sont des conséquences rarement conscientisées et acceptées ‘volontairement’.

Avec cet échange, j’ai pu recroiser avec une recherche que je fais sur les fonctions du facteur critique (FC). Aujourd’hui je prends le facteur critique comme étant un sas entre le conscient et le subconscient. Ce sas permet de filtrer les informations pour éviter que ces dernières ne deviennent des graines de vérité.

Comme un antivirus il a trois fonctions :

– Valider l’information

– Mettre en Quarantaine pour traitement ultérieur

– Invalider l’information

Quand nous sommes dans une démarche thérapeutique ou dans un objectif d’influence-manipulation, le but est de pouvoir proposer une information comme une graine de changement ( de vérité potentielle) au partenaire.

Hors si nous imposons une vérité, il va y avoir le facteur critique qui opposera son veto, imaginez le portier de la boite de nuit qui vous recale.

Mais pourquoi un argument proposé ou imposé peut prendre un refus ? Par la logique de fichier existant déjà dans le système.

Le subconscient qui en hypnose Elmanienne regroupe l’ensemble des mémoires à long termes, peut :

– Soit avoir un ‘dossier’, une mémoire sur le sujet abordé, comme étant la croyance de référence.

– Soit être vierge de dossier à ce sujet et donc apte à accepter un programme initial.

Quand une information qui peut prendre la forme d’un argument, d’un échange ou d’une suggestion par exemple, est proposée au conscient, ce dernier va la prendre en compte et immédiatement l’entraîner dans le sas (FC), s’en suit le filtre, comme le souligne Raphael, les règles de l’antivirus.

Soit le Subconscient a déjà un dossier traitant du sujet ou assimilé et de nombreux fichiers complémentaires sont insérés et intégrés dans cet espace.

En ce cas

a) L’information est cohérente à ce qui est dans le dossier et donc il est intégré et ‘nourrit’ le dossier avec un fichier supplémentaire.

b) L’information est dissonante, et il y a peut être même les contre-arguments présents dans un des fichiers, elle est donc renvoyer vers le conscient qui va argumenter, poser des questions, défendre la mémoire long terme qui crée un équilibre.

En ce cas dans la thérapie, nous allons devoir au moment de la transe travailler avec ce dossier. Dans un article à venir, je partagerai une notion complémentaire aux transes ouvertes et transes fermées, qui sous tend l’idée que même dans sa transe le facteur critique contourné peut offrir une résistance…

Dans le cas de l’influence-manipulation (Utilisables aussi en thérapie sous la notion couverte ou indirecte), il y a plusieurs solutions qui s’offrent. La première est de de faire entrer dans une transe, peu perceptible, au travers de  :

– la saturation : donner de nombreux arguments même décousus, même incohérents avec des coq à l’âne et des liens logiques.

– proposer des focalisation interne avec les émotions ( les émotions étant dans le subconscient) permettant de passer la défense : mémoire long terme en ré-axant sur l’émotion.

Cela reste des méthodes qui portent facilement leurs fruits mais il est possible que dans le subconscient cette nouvelle idée ‘imposée’ soit prise comme un virus. Et en scannant dans la mémoire à long terme, il est possible qu’elle sot ‘découverte’ et mis en quarantaine. Surtout si “l’influenceur” n’est pas là pour nourrir régulièrement l’idée mis en terre dans le subconscient.

Une autre façon de faire est de poser des questions pour faire entrer en contradiction les arguments du conscient (qui regroupent nos modèles logiques et cohérents). Quand le conscient ne trouvera plus de quoi répondre, il va demander des ressources dans le subconscient, à ce moment une question-suggestion peut devenir comme un cheval de troie.

En effet, le FC va laisser passer parce que le pattern conscient est en recherche et que le lien avec le subconscient est nécessaire, de plus la question n’est jamais une remise en question directe de l’existence et de l’importance du dossier visé. Dès lors le facteur critique n’est plus en rejet de l’information interrogative et offre une porte d’entrée, avec un fichier qui va s’insérer dans le dossier.

Quand l’échange sera terminé, il se peut que le fichier intrus, continue cette démarche de mise en question, les autres fichiers vont pour certain être vérolés, parce que n’ayant pas eu de réponse durant la phase d’échange, s’arrêtant en plus sur une question, il peut continuer à se diffuser. Il peut offrir du doute ou en tout cas, l’équilibre du dossier n’est plus et il y a un besoin de retrouver cette équilibre.

Si dans la question suggestion, les points ont été assez puissants pour interrompre le pattern d’argumentation, le subconscient va envoyer ces informations dans le facteur critique pour une ré analyse potentielle. Il se peut même que le conscient recherche une logique dans ses idées. Avec un certain temps, il est fort à parier que le conscient pourra changer son dossier initial avec les idée du fichier ‘cheval de troie’ et rationnellement c’est à dire consciemment exprimer l’idée comme émanant de lui-même. La question ayant permis de faire croire qu’il a trouvé sa propre réponse, qui lui était quand même suggérée.

De cette réflexion, j’en suis encore plus à penser que nombre de nos choix conscients, qui par essence de la conscience est de rationaliser, nous parait venir de nous même, alors qu’il y a de forte chance qu’elle aient été proposé

Prenez soin de vous

Pank

Utiliser le système TPA en Auto Hypnose

Il y a de nombreuses demandes au sujet de l’auto hypnose, c’est une discipline qui attire par le fait que l’on peut travailler sur soi-même sans avoir recours à l’extérieur. Je reviendrai sur cet aspect dans un article à venir, il y a pour le business tout un discours erroné pour vendre facilement de la formation et des livres, mais qui ne donne pas tous les éléments.

Comme j’ai pu vous le proposer avec le système TPA, il y a un moyen pour travailler sur différentes problématiques avec un processus très simple. Je vous explique dans cette vidéo comment vous pouvez utiliser le TPA seul, sans praticien qui vous guide.

Pensez bien à vous faire une échelle de 1-10 pour noter votre mal.

Percevez soit en Visuel/ Auditif/Kinesthésique la perception de votre mal dans le creux de la main

Faites une Phrase TPA avec le mal dans le sens de l’aiguille d’une montre / Puis faites une  phrase TPA sur la ressource dans le sens inverse

Connectez vous bien à votre mal. Acceptez également qu’il puisse augmenter un moment.

Je suis à votre disposition si vous avez des questions.

Testez, vérifiez et si vous êtes satisfaits … partagez.

Be One

Pank

http://www.youtube.com/watch?v=I13ZzxFFO4k

L’attente Excessive d’un partenaire en Hypnose

attente

Il arrive souvent en séance en cabinet ou dans la rue que nous rencontrions des personnes en attente excessive vis à vis de l’hypnose.C’est une croyance légitime parce que l’image populaire surpasse largement notre pretalk.

Avec cette attente il y a de fortes probabilités que votre partenaire reste dans une transe très consciente.

Ce qui pourrait être dommageable, parce que le subconscient qui a l’opportunité de s’exprimer, va devoir écouter la volonté consciente mais sourde à ses peurs, ses souffrances et tout ce qui a été retenu depuis un certain temps.

C’est là où l’attente en excès pourra devenir un frein à la séance. En effet, votre partenaire souhaite imposer ce que consciemment il estime juste. Par exemple, je dois être sous l’emprise du praticien dans le cas de l’hypnose de rue ou je vais vivre des sensations, émotions, dialogues extra-ordinaires pendant ma thérapie. Il va y avoir une dissociation du partenaire qui deviendra observateur et stimulateur de la conséquence attendue, sans s’ouvrir dans une transe de partage.

Imaginez que vous imposiez à un ami qui en à lourd sur le coeur, des péripéties dont il n’a que faire. Il y a de forte chance que ce dernier se taise, et se ferme à la discussion.

Depuis quelques mois, j’ai de nombreuses demandes pour vivre des H-Ultras, pourtant à aucune des séances je ne les fais quand on me le demande. Il y a certes le levier de croyance qui pourrait être utile pour appuyer le travail abordé, mais il y a tout autant de chance d’être déçu en se disant que ce n’est que ‘ça’. L’attente est un outil merveilleux que l’Hypnose peut nous proposer pour pallier à ce type de difficulté.

Ne pas faire une séance telle que la personne l’attend à vivre et ne jamais lui dire quand cette dernière se fera. Pour ma part, je refuse de façon quasi systématique les personnes qui m’appellent pour une séance pour ‘découvrir’ une transe profonde, une régression en âge ou en vie antérieure. En thérapie, nous gardons le ‘lead’ de notre séance et c’est notre capacité à s’adapter qui offrira des opportunités supplémentaires  au changement attendu par le patient.

Prendre un temps pour bien mettre en place le Prétalk sera une facteur important. Il faudra vraiment offrir une image différente, quitte à casser le mythe de l’Hypnose Magique. Au moins vous parviendrez à un échange plus vrai, plus ouvert à d’autres types d’opportunités.

Be One

Pank

Réflexions sur les Transes : Ouvertes / Fermées / Conscientes / Subconscientes

Comme je vous en faisais part dans un article précédent, il y a pour moi et ma définition de l’état de Transe, plusieurs critères à prendre en compte.

Il est important pour nous, praticiens et pratiquants, d’avoir une compréhension de ce que notre partenaire peut vivre durant sa transe. Si nous restons dans les concepts classiques, qu’une transe ouvre aux suggestions, nous pouvons constater que nous sommes dans des cas qui ne sont pas clairement définis pas ces définitions.

Je vous propose ma perception et mes conclusions actuelles sur le sujet des transes.

Be One

Pank

 

Transes Ouvertes et Transes Fermées

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Je retrouve souvent la croyance que lors des sessions, les clients doivent garder les yeux fermés et que lorsqu’ils les ouvriront, la séance sera finie.

En effet, la problématique du patient qui ouvre les yeux, est récurrente pour beaucoup de praticien. Comme si soudainement la séance se terminait et que l’opérateur avait échoué dans sa pratique.

Ce qui est surprenant, c’est que lors du pretalk, nous pouvons expliquer que le client est libre ou non d’accepter les suggestions, qu’il n’est pas contraint, qu’il ne dort pas, mais dès qu’en pratique, il y a une réaction, c’est comme un problème pour le praticien.

Pourtant cela ne contrarie en rien la séance, il suffit d‘accepter la transe de son partenaire et arrêter de projeter nos croyances, comme quoi les clients resteront profondément détendus, limite absents. C’est une façon de voir qui peut être comprise en début de pratique, mais l’expérience nous apprend que ce n’est pas le cas.

Même si en hypnose Elmanienne, il est préférable que notre partenaire soit en niveau somnambulique, il n’y a guère de problème de gérer la séance à un autre niveau. De plus, ce que j’expliquais à des apprenants, le client peut bouger dans tous les sens, crier, hurler, rire, pleurer, les yeux ouverts tout en donnant l’impression de ne pas être en transe et pourtant, il est bel et bien au niveau somnambulique.

J’ai eu cette semaine une demoiselle qui m’expliquait ne pas pouvoir garder les yeux fermer, il suffit donc de faire comme ce bon vieux docteur Flower, lui faire fixer le regard sur un point..

Tout cela pour revenir sur cette idée que les transes sont instables et qu’elles n’offrent pas l’attente que le praticien peut se faire.

Dans cette instabilité, je souhaiterai soulever un point qui me semble interessant. Il y a certains patients qui sont dans des transes que je nommerai ‘fermées’. L’idée est simple, nous entrons très facilement en Transe, tous autant que nous sommes, et ceux qui estiment ne pas y aller, ne pourraient pas me faire croire que jamais il n’ont les yeux dans le vague, que jamais ils n’ont vécu de d‘émotions devant un film, ou qu’ils n’ont jamais fait des mini hallucinations que se soient auditives ou visuelles.

Le hic c’est que l’hypnose parle de transe hypnotique, donc on devrait considérer qu’il y a des transes et des transes hypnotiques ? En quoi la transe hypnotique est différente de la transe quotidienne ? Surtout si dans nos prétalk ( et quasiment tous les ouvrages prennent ces exemples) nous parlons des transes du quotidien ? En quoi y a t il une différence entre une transe hypnotique, une transe chamanique, une transe sportive ou une transe de colère ?

Il me semble que notre sémantique porte préjudice à notre pratique et limite par la même les potentiels des praticiens. Un Hypnothérapeute va souhaiter induire une transe hypnotique qu’il aura défini comme un ensemble de critères auxquels doit répondre son partenaire. Si par malheur un des critères disparaît, par exemple la fermeture des yeux, alors la Transe Hypnotique s’arrête irrémédiablement.

Remarquez que ça doit être hyper stressant et que je comprends bien mieux pourquoi tant de thérapeutes vont éviter de faire parler leurs patients, vont s’assurer avec un signaling que le dialogue se fasse. Imaginez qu’un client ne parle pendant mon histoire ou mes suggestions, ça signifierait que ma méthode ne fonctionne pas ? Même en H-Ultra, j’ai eu des clients qui arrivaient à parler…

Nous vivons donc dans une série de transes et l’exemple de la transe sportive en est une. Un sportif a un certain niveau, n’est plus focalisé que sur son objectif, sa balle, son pas, sa frappe. Il peut éventuellement entendre son partenaire, qui le coache, qui lui donne des conseils. Par contre si vous souhaitez lui suggérer des choses qui ne sont pas liées à ce qu’il met en place, il y a de forte chance que sont facteur critique pour transférer vers un autre type de transe, rejette immédiatement l’information.

De même, pendant une transe de colère, vous pouvez autant que vous le souhaitez suggérer des idées d’apaisement, de calme, voire d’autre chose, il y a peu de chance que la personne qui vit cette transe ne puisse entendre ou accepter la moindre parole.

Nous sommes donc dans des cas intéressants où les faire basculer dans ce que beaucoup estiment être une transe hypnotique sera difficile. Pour autant, ils ne sont pas impossible à hypnotiser, ils sont simplement déjà dans une transe. Seulement c’est une transe qui est fermée aux suggestions. Cela ne veut pas dire qu’un client dans une transe de colère, débarquant au cabinet, nous ne offre pas des voies pour travailler avec.

Il nous faudra par exemple entrer dans sa transe de colère ou encore le transférer d’une transe à une autre. En ce cas, les inductions et les normes ‘hypnotiques’, ne sont plus conformes… pourtant nous pratiquons une forme d’hypnose…

Ce que je souhaite mettre en avant est cette faculté commune à entrer en transe, cette capacité a parfois rester dedans ou à y retourner tellement vite que cela peut rendre ‘malade’. Ces transes là sont fermées et vous pourrez autant que vous le souhaitez proposer des suggestions, il y a 90% de chance que rien ne change.

Les outils de l’hypnothérapeute s’ils sont limiter à induire une transe et proposer des suggestions, des recadrages, des métaphores,… ne pourront pas faire basculer vers un autre schéma, une autre transe. Ouvrir les transes à un nouveau processus et donc à la validation des suggestions et des programmes, voilà un travail de fond.

J’ai la croyance que l’autisme est une forme de transe, j’ai eu la chance de travailler avec des enfants autistes et parfois sans retour, parce que je n’étais pas parvenu à les faire fixer suffisamment pour proposer une autre transe éphémère et ‘aidante’.

Par contre pour ceux avec qui j’ai eu quelques instants d’une transe ouverte, il y a eu de très beaux retours. Nous sommes tous autistes à nos manières, nous n’arrivons parfois plus à sortir vers l’extérieur, nous restons cloîtrés dans des transes très souvent hermétiques aux changements. A nous de trouver des transes alternatives et bénéfiques.

Prenez soin de vous.

Be one

Pank

Stabilité des Transes et Facteurs Critiques

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Dans les différentes transes que nous vivons ou que nous faisons vivre à nos partenaires, nous pouvons facilement remarquer qu’il y a durant une même séance des variations.

En effet, par période tout peut sembler plus clair, il y a plein d’images, de mots, de sensations qui nous arrivent, puis quelques instants plus tard c’est plutôt vide. Comme si les questions, le chemin emprunté n’offraient plus de réponses.

Je constate de plus en plus que le facteur critique offre deux facettes voire peut etre double. Le premier sas du conscient vers le subconscient, empêchant l’influence de toutes les informations reçues comme suggestions.

Le second du subconscient vers le conscient qui empêche que des souvenirs, émotions, sensations ne fassent surface dans le conscient, risquant d’être difficilement acceptés voire tolérés.

Dans le modèle entre la stabilité de la transe et les contournement des facteurs critiques, nous avons la capacité de dialogue entre le conscient et le subconscient.

Dans l’idéal, le conscient devrait etre présent comme récepteur d’informations fluides du subconscient et le questionneur des dites informations.

Seulement la transe étant instable le dialogue peut paraitre monologue et soit le conscient prend place et ne parvient plus ‘consciemment’ à entendre le subconscient, ce qui peut se traduire par des larmes, des peurs ou des émotions qui remontent ‘sans raison’ apparente.

Soit le subconscient prend quasiment toute la place et dans ce cas le conscient n’arrive plus a traduire, voire analyser le contenu. Dés lors l’opérateur devient la mémoire et l’analyste du partenaire.

Il arrive fréquemment que le subconscient prenne une grande place quand le facteur critique subconscient > conscient laisse filtrer des éléments importants. Pour exemple une grande violence, des attouchements ou autres expériences traumatiques que le conscient ne pourrait supporter.

C’est un peu comme dans la notion du rêve qui va permettre au subconscient de donner des informations parfois tellement incompréhensibles que même si nous nous en souvenions le conscient reste incapable d’en trouver une logique et l’oublie.

Cela nous donne également une ébauche de compréhension sur la difficulté de la prise de conscience. Il se peut que nous puissions avoir une séance avec une personne tres motivée pour se sortir d’une problématique. Le conscient présent voire sur présent mènera la transe, nos suggestions pourront etre assimilées par le subconscient qui à comme un droit de réponse.

A ce moment là, soit la transe se meut pour offrir une place d’expression du subconscient et donc un contournement du facteur critique, offrant une réponse, via une émotion, une sensation, une image en somme une prise de conscience. Cette dernière nous offrant une orientation à la séance, avec par exemple une réponse à une suggestion qui exprime que la direction prise n’est pas la bonne.

Exemple : un fumeur qui est motivé pour arrêter, des suggestions pour arrêter l’habitude, puis une image un déclic, un souvenir. Le partenaire se souvient que le père lui disait qu’un vrai homme fume. De cette information subconsciente on part sur problématique de ‘virilité’.

Soit la transe ne varie pas suffisamment et le subconscient ne contourne pas le facteur critique, le conscient étant trop présent, laissant la suggestion dans une phase de gestation. Cette dernière étant peut etre dissonante avec des besoins du subconscient donc n’apportant pas de retour attendu.

Exemple : le fumeur s’est donné un délai pour réussir a etre non fumeur, il n’est pas là pour gratter le passé. Même au moment de parler de son père, il s’arrête avec une réflexion type : je ne suis pas la pour parler de lui.

Il est vrai qu’avec un seeding de séance en séance il soit possible de voir des effets se mettre en place, seulement le subconscient va faire pousser ce nouveau processus non loin de celui qui avait besoin de sortir, de s’exprimer (via une abreaction).

Une mauvaise herbe peut ronger après la nouvelle plante… C’est une des raisons pour laquelle il est bon de retirer les attentes excessives des clients. Sur certains sujets il est bon d’avoir une transe consciente, pour d’autres surtout lorsque les outils comme la régression peut être utilisée, l’attente offre trop de place au conscient pour que le subconscient s’exprime librement et qu’il offre les informations les plus importantes pour le mieux être du partenaire.

Je continuerai sur ma réflexion d’instabilité de transe et de double facteur critique dans des papiers à venir.

Prenez soin de vous,

Be one

Pank

Un mise en Rapport naturelle

synchro

Issu de la Pnl il y a quelques années je m’étais appliqué à travailler le rapport au travers de concepts désormais connus de tous, le mirroring, le pace et le lead.

Merveilleux début de mime et phase classique du ‘trop bien faire’, ma synchro manquait clairement d’ authenticité.

Qu’ importe me rétorquait professeurs et ouvrages,  nous parlons au subconscient. Certes et donc se dernier ne se rend t il pas compte de la tromperie, lui qui sait tout et qui perçoit l’invisible du conscient.

Les mois et les années passant, mes boulots me permettant de me donner à coeur joie à l’utilisation de techniques dans un cadre b to b… Cette notion de miroring pour obtenir un dialogue plus subtile avec le subconscient et donc une ‘influence manipulatoire’ accrue me semblait être une belle invention peu utile dans un cadre plus pro. En effet, j’ai certainement signé d’avantage de contrat avec un bon repas et une écoute active et sincère qu’avec une synchro.

L’authenticité du partage, l’attention vraie offrent des leviers qui nous permettent un rapport plus profond. Et allons plus loin même si je n’utilise pas la moindre sémantique de son Vakog, une bière, une vanne, un simple sourire offrent autant de possibilités de leader l’échange.

Comme si le subconscient criait un : ‘ halte au subterfuge, cessez de me prendre pour un c.., un peu de coeur…’

Le mental est il source d’échange de subconscient à subconscient ? Nous qui travaillons sur la calibration voire l hyper calibration, cette capacité à conscientiser ce que le subconscient offre comme message sur les gestes et corps du partenaire, nous perd t il pas dans un déluge de conclusions hâtives, de généralisation… Et donc de manque de rapport à cette instant de ce que vit vraiment l’autre ?

Sommes nous de cœur à coeur ? Ou du mental au subconscient? Pensez vous encore ‘mentir’ longtemps à l’interlocuteur ?

Une poignet de main, un regard, un geste attentif sont autant d’outils au rapport… Mais même là on construit des normes, on déguise notre être… Alors nous souhaitons un rapport vrai ou un simple contrôle de l’autre avec la vertueuse illusion de la position basse ?

En tant que business man, je pourrais dire, c’est le jeu, à celui qui à le plus d’outils utilisables, les gros sous.

Mais dans notre thérapie, quel intérêt de leader avant tout ? De prendre le premier la synchro ? Qui n’a pas fait une bataille de synchro pour voir qui suit l’autre ? N’est ce pas le pur ego qui fier de sa ‘victoire’ se galvanise de cette prise de pouvoir… Pour le bon déroulement de la séance ?

Et quand est ce que nous autres thérapeutes, lachons le lead, pour entrer dans la valse ou le tango de notre client, suivre avec la bienveillance du coeur sans jouer la stratégie juste, presque instinctive…. Hors des vallées balisées des habitudes techniques ?

Soyons plus naturel… Soyons plus nous… Acceptons aussi que le thérapeute que nous sommes dans sa véritable apparence ne convienne juste pas à l’attente du client. Offrir la simplicité de notre tout thérapeute…

Trop de complexités, trop de stratégies, nous poussent  à oublier notre rôle de thérapeute, celui d’accompagner… Et point simplement mener sa séance…

Be one

Pank

Le Facteur Critique et les Transes

sas

J’aime vraiment les séminaires semaines. Les journées m’entrainant, en tant que formateur, dans des transes vraiment passionnantes. En plus comme la vie est vraiment bien faite, j’ai la chance d’avoir à chaque fois des apprenants et des HnOseurs remplis de savoir.

Plus on transmet sa compréhension des choses et plus cette dernière s’étend. Elle s’étend par sa mise en vie, par son partage et par le retour et les ajouts des receveurs.

A mesure de mon travail avec les transes, je sors du cadre de compréhension cloisonné d’une discipline. Tout me parait plus proche du concept de CrossTherapy.

En échangeant avec Nicolas et Jessica, formateurs et psychopraticiens et avec la confiance critique de Raphaël, sous la sage liberté de penser de Mhamed, je commence à comprendre des éléments de la transe différemments.

Reprenons, en hypnose Elmanienne, nous définissons l’hypnose comme un contournement du facteur critique pour faire se rejoindre le conscient et le subconscient.

Le facteur critique empêchant la communication directe entre conscient et subconscient, il préserve le subconscient des informations extérieures. Ces dernières ne devenant pas des suggestions, restant seulement une info à traiter.

Avec le temps et l’étude j’ai compris, grâce à Kappa, que le facteur critique n’était pas un mur mais plutôt un sas dans lequel toutes les infos sont filtrées. Une dialise pour reprendre Christine.

En transe c’est à dire quand le conscient et le subconscient communiquent directement, en fonction des personnalités, le conscient aura plus ou moins de place.

En effet, il est souvent cas de personnes qui sont en transe mais qui doutent de ce fait parce qu’ils ont conscience de tout. Pour les streeteurs par exemple, ils n’arrivent pas à vivre de phénomènes hypnotiques.

La conscience garde ses capacités d’analyse et durant la transe le subconscient peut prendre plus ou moins de place, entrainant des comportements différents. Par exemple, en régression quand le subconscient a une grande place, on peut revenir sur un ‘souvenir’ précis en un instant et parfois même à la sortie de transe, la conscience ne s’en souvient pas.

Nos transes ne sont pas stables, exceptée pour les personnes qui laissent pleine place au subconscient dans le dialogue. Le dialogue sous entendant qu’il y a echange des deux parties, et comme vous le savez parfois c’est le monologue, d’un coté ou de l’autre.

La seconde stabilité d’après mes observations est l’H-Ultra.

Que fait le facteur critique, il peut se déplacer et ne plus se placer entre le conscient et le subconscient mais plutôt devant ces deux éléments pendant la transe, comme une ‘protecteur’ de transe. Vous pouvez le constater au moment où vous etes avec votre client et que la tondeuse démarre, lui ne réagit qu’à vos suggestions. Pendant les transes il va continuer sa ‘présence’ mais n’interviendra que sporadiquement comme ‘protection de l’équilibre’ des suggestions du conscient vers le subconscient et, du subconscient vers le conscient.

Le filtre fonctionne des deux côtés. C’est pour cette raison que certaines choses ne sortent pas dans certaines transes. Prenons l’exemple d’une agression. Si la transe vécue laisse un dialogue dans lequel le conscient est ‘trop’ présent, ce qui entrainera une fulgurance de conscience et peut etre une prise de conscience ‘trop’ difficile à vivre, alors le facteur critique subconscient, n’emettera pas l’information directe mais pourra offrir des symboles, des métaphores…

Si par contre le subconscient est plus présent que le conscient alors vous allez avoir des détails de la scène avec souvent une remontée émotionnelle voire une abreaction, et en ressortant de transe, ça sera à peine connecté au conscient, voire oublié.

Cela sous entend, et encore merci à tous de cet échange hier, que le facteur critique n’est pas 1 sans mais plutôt 2 sas. Un facteur critique qui filtre les informations du conscient vers le subconscient, et l’autre du subconscient vers le conscient.

Cela offre également une idée sur les raisons du temps d’intégration du changement du subconscient qui n’arrive pas immédiatement à contourner le facteur critique pour faire prendre conscience du changement de comportement ou de la dissonance qu’il faudrait corriger avec le conscient.

Je vais voir pour faire un schéma de cette notion de transe pour que mes amis visuels puissent voir de quoi je parle.

Cela reste une réflexion ouverte à échange, transformation et partage.

Prenez soin de vous.

Be One

Pank