Réflexions martiales d’un Hypnofighter #44 : Les Creontes

Dans l’univers du BJJ, il y a une façon de voir les élèves qui quittent l’académie pour une autre de façon un peu tragique. Certes, aujourd’hui en 2023, c’est plus calme et cela fait un peu moins d’histoires, mais par le passé, quand Carlson Gracie a parlé des traîtres pour la première fois, cela a fait grand bruit.

Une académie pour les professeurs et instructeurs est souvent considérée comme une grande famille. Ce qui, par essence, entraîne des problèmes, au vu des statistiques des familles défaillantes. Le jiujitsu/Luta et le MMA amènent des personnes aux caractères complètement différents et des codes sociaux parfois opposés.

Avec toute cette multiplicité, l’enseignant tente de donner une philosophie qui lui est propre. Chez moi, c’est plus un esprit qui s’approche du karaté, chez des copains, c’est plus smooth à la brésilienne. Il n’y a pas de meilleure façon de faire, nous mettons en place ce qui nous semble le plus juste par rapport à notre propre expérience. Il existe aussi des équipes qui ont un fonctionnement en succursale, ce qui fait que les codes doivent être suivis partout dans le monde, de la même manière.

Ce n’est jamais simple pour un néophyte de trouver l’académie qui lui convient. Et bien sûr, c’est la plupart du temps la proximité qui le pousse à pousser les portes de tel ou tel dojo. Le professeur tente de partager sa passion et des bases afin que chaque élève progresse.

Comme toute chose dans la vie, nous ne sommes pas obligés d’adhérer au fonctionnement de son école. Et cette envie de partir peut arriver après quelques années de pratiques. Par exemple, un élève souhaite aller dans un club de compétition, ou un club plus axé sur la self-defense. Ce départ peut être mal pris par les Mestre, surtout dans le monde de la compétition. Et encore plus si le combattant obtient de bonnes performances.

C’est une famille, certes, mais si tu peux mettre du prestige sur le clan, c’est mieux, pour valoriser ses qualités et pour le business en général. Il y a moins de cela maintenant, mais souvent encore, une sorte de frein peut venir de l’origine japonaise. Les élèves devaient demander ou simplement dire qu’ils allaient s’entraîner dans d’autres académies (hors open mat). Chose qui pour moi n’a pas vraiment de sens, un élève ne t’appartient pas, même si tu as passé du temps à lui enseigner des choses.

Le « danger » de ces sorties, c’est de voir qu’il y a des ambiances et des systèmes d’enseignement qui répondent mieux aux attentes des athlètes. Dès lors, il peut parfois se faire suggérer de quitter son académie, ou simplement la réalité observée les séduit et ils décident de partir.

À ce moment-là, ils deviennent des traîtres. Des personnes qui mangent à tous les râteliers et qui ne respectent pas les professeurs. Je trouve cette idée plutôt amusante. La liberté, les envies et même les opportunités doivent être respectées de la part des professeurs. On pourrait me dire que le pratiquant doit donner de la valeur à l’enseignement qu’il a reçu, mais l’enseignant doit avoir de la gratitude pour le temps que le combattant a investi dans sa vie privée pour venir au dojo.

Les rapports sont bilatéraux et si un passionné trouve son bonheur dans nos locaux, c’est bien, mais s’il voit des opportunités ailleurs, la posture « parent » du professeur doit être de le laisser faire ses expériences et prendre ses décisions. Ça peut être désagréable et créer des questions pour l’instructeur. Mais cela est une belle opportunité pour peut-être améliorer son enseignement et prendre en compte des critères qu’il n’avait pas. Cela lui sert à faire un cadre qui lui sera encore plus précis.

Quant à l’athlète, il est plus juste de l’encourager et d’être content que l’enseignement que l’académie lui a donné lui ait permis de devenir autonome et suffisamment accro pour chercher ce qui lui semble être le meilleur.

Et vous, comment voyez-vous le départ de vos élèves vers d’autres académies ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One.
Pank Hno

#départ #académie #enseignement #pratiquant #traîtres #martial #philosophie #liberté #opportunités #enseignant #jiujitsu #MMA #karaté #freins #compétition #selfdefense #passion #éthique #respect #expériences #décisions #encouragement #valeur #autonomie #beone #hypnofighter #réflexionsmartiales #lutalivre #BJJ #nopainhappiness #gratitude #dojolife

HnO Coaching #349 Quelques points intéressants sur les objectifs

Quelques points intéressant à prendre en compte dans nos objectifs.

Sources : Huberman Lab Podcast #55

Testez, observez et concluez par vous mêmes.
Les potentiels sont en vous.
La connaissance est Partage
Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous
Be One
Pank

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Réflexions de Pank / Instantané #61 : Assumer son histoire

Nous ne sommes pas parfaits, et même si nous souhaitons montrer au monde une facette plaisante de nous, nous avons tous fait des tas d’erreurs que nous acceptons plus ou moins. Nous n’aimons pas nous rappeler que nous ne sommes pas comme nous nous idéalisons.

Nous pouvons même nous vendre une auto-critique assez négative en parlant de nous-mêmes. Les faits et les actes montrent beaucoup d’incongruence quand il est temps d’assumer la réalité des choses. Se dire sans cesse que nous sommes pourris et insupportables est une forme d’auto-flagellation qui est bien plus simple que de mettre en place des actions de solutions. C’est bien plus complexe et énergivore.

De plus, cela implique de prendre ses responsabilités par rapport à sa vie et aux conséquences. Il y a de nombreuses choses que nous ne pourrons jamais racheter, et même si on se réfère à l’opinion des autres qui ne pardonneront jamais, il n’y a pas de possibilité de refaire l’histoire. Nous n’avons pas à demander aux autres d’oublier non plus, c’est leur droit de garder des griefs sur ce que nous avons fait ou dit.

Nous sommes des êtres d’expérience, parfois nous assumons, parfois nous préférons oublier. Et nous sommes globalement tous pareils. Assumer les choses, ce n’est pas les mettre de côté, ce n’est pas non plus les exhiber, c’est simplement ne pas se raconter d’histoires fausses. Le corps et l’esprit n’apprécient que peu les storytelling que nous savons nous-mêmes n’être que des rationalisations pour ne pas prendre trop de culpabilité.

Arrêtez de vous emmerder avec votre passé et vos conneries, il n’est même pas dit que les auto-punitions que vous vous infligez ou les dénis vous empêchent réellement de ne pas recommencer. L’important est de prendre en compte ce que nous sommes au-delà des fantasmes, avec ce que nous avons mis en place. Vous le savez bien, tout le monde se dit résistant, mais au fond, si une 2e guerre mondiale recommençait, une grande partie des citoyens resterait tranquille dans leur quotidien.

Oui, nous sommes des pleutres, des lâches, des héros parfois, des cons ou des génies. Nous sommes une multitude de choses, en fonction des périodes, des états de nos vies, de nos attentes, de nos peurs, de nos maturités ou de nos ambitions. Nous sommes ce que nous avons mis en place. Je sais que cette vision matérialiste n’est pas vraiment ce que nous aimons entendre. Nous préférons nous dire que nous sommes plus que nos actes. C’est séduisant, mais le problème avec les pensées, c’est qu’elles restent abstraites et nous pouvons nous vendre des tas de belles choses pour ne pas assumer les choses que nous mettons en place dans le monde réel au quotidien.

Alors oui, vous n’êtes pas parfaits, et peut-être que vous n’êtes pas vraiment ce que vous pensez être. Je vous invite juste à oser être un peu plus vous-mêmes, dans un premier temps avec vous-mêmes. Évitez de vous raconter de grosses histoires. Prenez un moment pour simplement vous considérer comme vous êtes. Avec des faiblesses, des conneries passées et à venir, mais aussi les belles et bonnes choses qui vous sont propres.

La facilité est de ne prendre qu’un des deux pendants. Je suis génial ou je ne suis qu’une merde. Mais justement, vous n’êtes pas vraiment l’un et l’autre. Et puis, nourrissez-vous de listes avec des actes et des faits. Pas de ce que vous pensez que ça a fait, mais ce qui a été concrètement mis en place et les conséquences positives et négatives.

Vous verrez que ça ira. Et si ce n’est pas le cas, à vous de mettre en place des actions pour corriger et redresser les choses ou simplement assumer que vous êtes comme ça. Le prendre en compte et savoir, dans les futures pensées et actions, que vous avez décidé de fonctionner ainsi et de faire avec, sans vous fouetter à chaque fois.

Et vous, est-ce que vous arrivez à correctement assumer votre histoire?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One.
Pank

#imagedesoi #mensonge #réalité #hypnothérapie #autohypnose #questionnement #hypnosophie #coaching #HNOhypnose #expérience #flexibilité #psychologie #hypnosemoderne #autohypnose #réflexions #hypnoseinstantanée


English Version

Reflections by Pank / Snapshot #61: Embracing Your Story

We are not perfect, and even though we want to show the world a pleasant side of ourselves, we have all made plenty of mistakes that we accept to varying degrees. We don’t like to remember that we are not as ideal as we imagine ourselves to be.

We can even indulge in a rather negative self-critique when talking about ourselves. The facts and actions often show a lot of incongruence when it’s time to embrace reality. Constantly telling ourselves that we are worthless and unbearable is a form of self-flagellation that is much simpler than implementing constructive actions. It’s more complicated and draining.

Moreover, it involves taking responsibility for our lives and the consequences. There are many things we can never make up for, and even if we seek validation from others, they may never forgive us. We cannot rewrite history. We also don’t need to ask others to forget; it’s their right to hold grievances about what we have done or said.

We are beings of experience; sometimes we embrace it, and sometimes we prefer to forget. And we are all essentially the same. Embracing things doesn’t mean ignoring them or displaying them; it simply means not creating false stories for ourselves. Our bodies and minds don’t appreciate the storytelling we know to be mere rationalizations to avoid feeling too guilty.

Stop bothering yourself with your past and mistakes. It’s not even certain that the self-punishments you impose or the denials genuinely prevent you from repeating them. The important thing is to consider who we are beyond fantasies, based on what we have set in motion. You know very well that everyone claims to be a hero, but if a second world war were to happen again, a large part of the population would remain passive in their daily lives.

Yes, we are cowards, sometimes heroes, fools, or geniuses. We are a multitude of things, depending on the periods, the stages of our lives, our expectations, fears, maturity, or ambitions. We are what we have put in place. I know this materialistic perspective is not what we like to hear. We prefer to believe that we are more than our actions. It’s enticing, but the problem with thoughts is that they remain abstract, and we can sell ourselves many beautiful ideas to avoid assuming the things we set in motion in the real world on a daily basis.

So, yes, you are not perfect, and perhaps you are not exactly who you think you are. I invite you to dare to be a little more authentic with yourself, at least at first. Avoid telling yourself big stories. Take a moment to simply consider yourself as you are—with weaknesses, past and future mistakes, but also the beautiful and good things that are unique to you.

The ease lies in choosing only one side. I am fantastic, or I am worthless. But in reality, you are neither of those extremes. And then, feed your lists with actions and facts. Not what you think they imply, but what has concretely been put in motion and the positive and negative consequences.

You’ll see that it will work out. And if it doesn’t, it’s up to you to implement actions to correct and improve things or simply accept that this is how you are. Take it into account and know that in future thoughts and actions, you have decided to function this way and to deal with it without whipping yourself each time.

And you, can you properly embrace your story?

Take what is good and right for you.

Be One.
Pank

#selfimage #lies #reality #hypnotherapy #selfhypnosis #questioning #hypnosophy #coaching #HNOhypnosis #experience #flexibility #psychology #modernhypnosis #instantaneoustrapport #reflections #instantaneoustrancehypnosis

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #43 : L’échec dans l’entraînement au quotidien

Nous perdons souvent en Jiujitsu, et c’est d’ailleurs parce que nous reconnaissons nos limites, nos possibilités et nos impossibilités que nous prenons en compte les différentes possibilités dans notre jeu. Il est difficile de faire comprendre à des débutants que taper/abandonner n’est pas un problème. En effet, il est toujours utile de pouvoir lâcher des situations pour se demander comment nous en sommes arrivés là.

Il est d’ailleurs assez amusant de constater que de nombreux élèves nous demandent comment sortir d’une soumission, alors que la question devrait se poser à une étape au-dessus : comment se fait-il que nous soyons dans cette position qui entraîne une tentative de soumission ? Nous avons perdu des pièces bien avant ce qui nous semble être l’échec du match.

Tout se fait par étape en Luta. Nous construisons notre passage des défenses et petit à petit, nous arrivons dans des postures qui amènent des opportunités. Quand nous perdons, que ce soit une position ou sur une finalisation, nous ne devons pas nous bloquer sur la défaite.

Au contraire, il est utile de reprendre le processus et se demander ce qui n’a pas fonctionné. Je sais par exemple que sur un de mes derniers combats, je me suis retrouvé dans une mauvaise situation à cause d’un grip que j’ai relâché. Malheureusement, tout le reste du combat a été problématique. Quand tu prends conscience de tes erreurs, cela ne signifie pas que tu puisses t’en sortir, mais tu sais que cette expérience te donnera une leçon à appliquer dans les affrontements qui suivront.

La défaite en BJJ est tranquille, dans le sens où nous abandonnons, et que nous ne sommes que très rarement blessés dans ce processus. Ce qui n’est clairement pas le cas en frappes. Nous perdons en TKO ou KO, ce qui affecte automatiquement tout notre corps. La défaite en boxe est bien plus traumatisante, car elle est non consentie et ces systèmes entraînent beaucoup plus d’agressivité.

Quand nous recevons des coups à la tête, il est possible que nous voulions nous venger et faire aussi mal à l’autre. Nous pouvons même trouver que c’est humiliant de subir un KO ou un TKO, comme si c’était une preuve de notre impuissance. Dans les styles de préhension, on arrive à une forme de frustration qui passe assez vite, car nous pouvons reprendre un round pleine puissance quelques secondes après l’abandon.

Cela entraîne une façon complètement différente de vivre la défaite. Cela ne veut pas dire que c’est une acceptation facile, mais il est plus aisé de se relever et de faire un débriefing quelques secondes après le match. Ce qui se fait beaucoup moins souvent dans les combats de frappes.

Apprendre à perdre tous les jours est également particulier. Autant en frappes, il est rare de finir les partenaires à l’entraînement et donc il y a peu de TKO et jamais de KO volontaires aux entraînements, alors qu’en préhension, nous nous retrouvons constamment dans des combats où les participants cherchent sans cesse à mettre fin au combat en soumettant l’autre. En somme, il y a une recherche constante du KO version grappling.

Cela donne aussi une meilleure acceptation de l’échec ; il est ordinaire et courant. Quand un athlète de boxe tombera peut-être KO après des dizaines de combats, n’importe quel Jiujitsuka aura déjà tapé des centaines de fois depuis qu’il est ceinture blanche. Nous n’avons pas du tout la même gestion de la défaite. En Jiujistus et Luta, nous avons une résilience qui est omniprésente, car nous avons tous goûté à ces moments de remise en question. Et parfois, cela se produit plusieurs fois par entraînement et des tas de fois dans la semaine.

C’est un vrai plus dans la vie quotidienne. Quand quelque chose ne se passe pas comme prévu, nous pouvons regarder les choses avec plus de détachement, comme en combat, et voir ce qui a causé le problème afin de diminuer la possibilité d’une répétition.
Et vous, comment gérez-vous les défaites et les échecs au quotidien, que ce soit à l’entraînement ou dans la vie ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One
Pank Hno

#échec #défaite #entrainement #racalutabjj #asile #jiujitsu #bjj #blackbelt #lutalivre #nopainhappiness #whitebeltitude #mma #karate

HnO Coaching #348 : Rechercher l’inconfort plutôt que les safe place / Article Psychology Today

Nous savons que nous enfermer dans trop de zone sécurisée nous enferment et peut empêcher notre croissance.

Source : https://www.psychologytoday.com/intl/blog/explorations-in-positive-psychology/202307/discomfort-a-pathway-to-growth

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Réflexions de Pank / Instantané #60 : Prendre en compte son énergie

Lorsque nous travaillons sur nous-mêmes ou que nous nous fixons des objectifs, il est essentiel de prendre en compte l’énergie que nous pouvons mobiliser pour atteindre la satisfaction. Souvent, nous nous fixons des buts à atteindre et nous nous imposons un délai limité pour éviter de perdre notre motivation.

Cependant, il arrive fréquemment que, n’étant pas encore dans la dynamique de l’action, nous sous-estimions les efforts que nous devrons fournir. Ainsi, dès le premier jour, nous pouvons être pleins d’énergie et de motivation, mais dès le deuxième jour, nous nous trouvons beaucoup moins stimulés. Au bout de quelques semaines, nous pouvons même perdre tout désir et toute force pour continuer nos efforts. Pour éviter cela, il est toujours utile de se poser la question de l’énergie que nous sommes capables de mobiliser et surtout comment nous allons récupérer notre énergie.

Environ 15 à 20% de la population souffre d’insomnie, ce qui ne favorise pas une énergie particulièrement abondante pour faire face à des journées déjà chargées et qui intègrent de nouvelles habitudes. Nous savons que notre cerveau est orienté vers l’économie d’énergie.

Nous forcer à agir est naturel, mais cela est surtout possible si nous parvenons à trouver des bénéfices qui nous permettent de valider l’utilité de nos actions. Pour atteindre nos objectifs, il est important de mettre en place un système de récompenses et de récupération.

Nous pouvons facilement devenir dépendants des récompenses, il est donc intéressant d’examiner cet aspect en fixant des micro-objectifs. Est-ce que l’effort fourni entraîne des gains significatifs ? Il a été prouvé que les personnes qui étaient plus satisfaites de leur vie présentaient une meilleure récupération physique après les heures de travail, ce qui peut avoir des effets positifs sur leur santé à long terme (source : https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/0149206319864153).

Dans nos programmes de coaching ou d’accompagnement, il est important de prendre en compte l’état de nos partenaires. Poser des bases de travail peut sembler assez simple, mais si la mise en place demande trop d’énergie, il y a de fortes chances que l’abandon soit inévitable. Dans le sport, la proximité avec l’entraîneur et les autres athlètes peut créer un environnement dynamique et encourageant. Le travail en groupe peut donner l’impression que même si parfois ça n’avance pas, les autres obtiennent des résultats et nous incitent à faire mieux. Cependant, dans le cadre du cabinet, il est rare que les praticiens soient constamment investis auprès de leurs clients.

Une fois les sessions terminées, il revient au partenaire de prendre en main autant que possible sa progression. Le problème est qu’il peut surestimer certaines de ses compétences et surtout le niveau d’énergie qu’il pourra maintenir au quotidien. Pensez à réduire les objectifs, avancez progressivement par petites étapes pour créer un cycle d’efforts et de récompenses, sans aller vers des excès de fatigue qui, une fois accumulés, rendraient les avancées difficiles.

Nous savons que plus nous ne voyons pas la ligne d’arrivée, plus nous ralentissons et plus il y a de risques d’abandon. Prendre en compte les conditions physiques et psychiques des clients plutôt que de se centrer uniquement sur la motivation est utile pour que les progrès réels se réalisent.

Et vous, prenez-vous en compte vos capacités et votre énergie lorsque vous avez des projets ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One.
Pank

#énergie #objectif #projet #hypnothérapie #autohypnose #questionnement #hypnosophie #coaching #HNOhypnose #expérience #flexibilité #psychologie #hypnosemoderne #autohypnose #réflexions #hypnoseinstantanée


English Version

Reflections by Pank / Snapshot #60: Taking into Account Your Energy

When we work on ourselves or set goals, it is essential to consider the energy we can harness to achieve satisfaction. Often, we set targets and impose limited time frames to avoid losing our motivation.

However, it frequently happens that, not yet in the action’s momentum, we underestimate the efforts we need to put in. Thus, on the first day, we may be full of energy and motivation, but by the second day, we feel much less stimulated. After a few weeks, we may even lose all desire and strength to continue our efforts. To prevent this, it is always helpful to question the energy we can muster and, more importantly, how we will recover our energy.

Around 15 to 20% of the population suffers from insomnia, which does not favor having particularly abundant energy to face already busy days and integrate new habits. We know that our brain is oriented towards energy conservation.

Forcing ourselves to act is natural, but it is most effective when we find benefits that validate the usefulness of our actions. To reach our goals, it is essential to establish a system of rewards and recovery.

We can easily become dependent on rewards, so it is interesting to examine this aspect by setting micro-goals. Does the effort made lead to significant gains? It has been proven that people who are more satisfied with their lives have better physical recovery after working hours, which can have positive effects on their long-term health (source: https://journals.sagepub.com/doi/10.1….

In our coaching or support programs, it is essential to consider the state of our partners. Setting up a framework for work may seem relatively straightforward, but if it demands too much energy, there is a strong chance of abandonment. In sports, the closeness with the coach and other athletes can create a dynamic and encouraging environment. Working as a group can give the feeling that even if progress seems slow sometimes, others achieve results and inspire us to do better. However, in the context of a practice or therapeutic setting, it is uncommon for practitioners to be constantly involved with their clients.

Once the sessions are over, it is up to the partner to take charge of their progression as much as possible. The problem is that they may overestimate some of their abilities and, especially, the level of energy they can sustain daily. Consider reducing the objectives, progress gradually in small steps to establish a cycle of effort and reward, without pushing to the point of excessive fatigue that, once accumulated, would hinder progress.

We know that the less we see the finish line, the more we slow down, and there is a greater risk of giving up. Taking into account the physical and psychological conditions of clients, rather than solely focusing on motivation, is useful to ensure real progress is made.

And you, do you take into account your capabilities and energy when you have projects?

Take only what is good and right for you.
Be One.
Pank

#energy #goal #project #hypnotherapy #selfhypnosis #questioning #hypnosophy #coaching #HNOhypnosis #experience #flexibility #psychology #modernhypnosis #selfhypnosis #reflections #instanthypnosis

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #42 : S’entraîner au quotidien

Je pense qu’en tant que sportif, on peut facilement s’engager à s’entraîner beaucoup. Je le constate chaque année avec mes nouveaux pratiquants, dont certains s’accrochent bien et viennent de plus en plus souvent chaque semaine. Je ne parle pas des professionnels qui s’entraînent entre 2 et 3 fois par jour.

Lorsqu’on est un amateur, avoir la possibilité de s’entraîner une heure ou deux chaque jour est une chance incroyable. J’ai cette opportunité depuis que je suis adolescent, ce qui, après plus de 30 ans de pratique, me permet d’avoir une solide expérience.

L’entraînement quotidien est devenu un rituel, une habitude dans ma vie. Si pendant quelques jours je ne peux pas m’entraîner au dojo, je pratique le karaté comme lorsque j’étais enfant, même si je ne suis plus dans un club depuis des années. Aller chaque jour me dépenser et me reconnecter à cet élément naturel de l’animal que je suis m’apporte énormément de satisfaction.

En plus des poussées d’ocytocine et d’endorphine, il y a l’expression de soi à travers le combat. Il y a également des nuances émotionnelles qui modifient la pratique, la perception des choses, ouvrant ainsi un cheminement quotidien sur ma psyché.
Mon premier professeur de karaté m’avait dit que je devais m’entraîner même quand je n’ai pas envie. C’est ce que j’essaie de mettre en pratique chaque jour. Il y a des midis ou des soirs où mon corps est peu en forme ou où je suis encore plongé dans le travail. Il se peut qu’il pleuve ou qu’il fasse très froid, et en plus, prendre ma moto sur le périphérique n’est pas toujours agréable.

À l’académie, le changement d’humeur n’est pas immédiat, c’est un processus, d’autant plus que je dois gérer le cours en même temps que je m’entraîne (l’une des opportunités du BJJ/Luta). Les transformations psychiques se font dans le combat. Parfois, cela améliore mon état d’esprit, parfois pas du tout.

J’entends souvent dire qu’on ressort allégé des entraînements, pourtant ce n’est pas toujours le cas. Il arrive fréquemment que je ressorte avec plein de questionnements techniques, sur ce que je peux améliorer, si mes stratégies ou mes thèmes en combat ont été efficaces. L’entraînement est également une contrainte. Il ne faut pas oublier que nous sommes peut-être faits pour marcher tous les jours, mais pas pour nous battre quotidiennement.

Il y a des réflexions à avoir sur cette démarche quotidienne. Est-ce que ce que je pratique est adapté à ma physiologie et à mes compétences ? J’ai rapidement décidé des techniques que je vais adopter et de celles que je vais abandonner. Contrairement à certains pratiquants qui veulent tout faire, tout ce que mon corps n’apprécie pas après quelques entraînements, je mets de côté. Il y a parfois des angles qui tirent trop ou qui demandent trop de compensation. Je pars du principe qu’à long terme, cela pourrait me blesser.

Ma formule semble avoir fonctionné, je n’ai jamais eu de grosse blessure et je n’ai pas de douleurs particulières. L’entraînement quotidien offre également des possibilités de rencontrer et d’apprendre à connaître beaucoup de monde. La connaissance ne se fait pas autour d’un verre, mais dans l’affrontement. On apprend à « mieux » reconnaître l’autre.

Et vous, pratiquez-vous un sport quotidiennement ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One
Pank Hno

#entrainement #racalutabjj #asile #jiujitsu #bjj #blackbelt #lutalivre #nopainhappiness #whitebeltitude #mma #karate

La Méthode Silva : étude du Système #166 / Podcast #71 avec Lee : The Secret Place de Mc Kenzie 2/4

Un podcast sur un livre d’un instructeur et psychologue particulièrement intéressant pour ceux qui veulent compléter leur compréhension.

https://lamethodesilva.com/
https://www.lamethodesilva.be/
https://www.lamethodesilva.ch

Testez, observez et concluez par vous mêmes.
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#RobertBStone #HolisticFaithhelling #LeePascoe #LaMéthodeSilva #JoséSilva #TheSilvaMethod #theSilvaMindControlMethod #hypnose #hypnotherapie #autohypnose #questiosophie #hypnosophie #coaching #hnohypnose #Experience #flexibilité #Psychologie

Réflexions de Pank / Instantané #59 : Chercher à faire mieux que les générations précédentes

Dans le domaine de l’hypnose et des thérapies brèves, nous avons la chance d’avoir pu poursuivre l’étude et le développement de disciplines encore assez jeunes. En effet, on peut dire que les formes que nous connaissons aujourd’hui ont tout au plus un siècle et demi.

Nos prédécesseurs sont ceux qui ont théorisés et testés de nombreuses choses. Il semble même difficile de pouvoir reproduire toutes leurs expériences. Il est possible qu’en hypnose tout ait déjà été mis à l’épreuve, que ce soit en ce qui concerne la gestion de la douleur, les aspects régressifs ou progressifs, les différentes distorsions d’histoires ou d’états. Les facettes physique et psychique ont été explorés à travers cette notion de transe.

Nous avons donc bénéficié de nombreux retours, et grâce à ce travail, nous avons maintenant la chance de proposer des sessions qui ne ressemblent plus à ce qui était mis en place dans le passé. Nous sommes passés de plusieurs heures de passes magnétiques à quelques minutes d’induction et d’approfondissement pour atteindre un état Esdaile.

De plus, nos compétences en psychothérapie et en accompagnement ont progressé par rapport aux prémices de l’analyse ou aux premières années de la psychologie. Bien sûr, notre discipline est une science humaine dans laquelle il est difficile d’être certain. Nous savons que la plupart des cartographies proposées sont souvent des éléments totalement subjectifs.

Dans le domaine de l’hypnose, il me semble que les générations précédentes, celles qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, ont placé la barre très haut. Il est impressionnant de constater que ce que nous utilisons aujourd’hui a été mis en place entre les années 50 et 90. En l’espace de 40 ans, l’hypnothérapie a réalisé des progrès extraordinaires tant sur le plan médical, opératoire que psychothérapeutique.

Des noms tels que Boynes, Elman, Erickson, Gibbons, Barnett, McGill, Kruger, Kappa ou Tebetts nous ont transmis des connaissances gigantesques, des approches différentes et des possibilités d’exploitation exceptionnelles.

Puis il y a notre génération, une catégorie d’hypnotistes modernes capables de pratiquer toutes les formes, directes ou indirectes, en cabinet comme dans la rue, tout en ayant une connaissance des travaux des anciens et des fondateurs. Nous avons Internet, les groupes, les conventions et les rencontres pour découvrir des méthodes utilisées à travers le monde.

Paradoxalement, il est possible que nous ayons trop de connaissances, ce qui rend parfois difficile le fait de se libérer de ce qui a été proposé. Il est important d’oser adopter de nouvelles perspectives sans tomber continuellement dans le respect des figures d’autorité. Pourtant, nous devrions être les successeurs de ces grands du passé. Nous avons une mission inconsciente de poursuivre l’œuvre qui est partagée depuis plus d’un siècle.

Il est même attendu que nous fassions mieux. Alors, je pense que c’est certainement le cas, comme dans les arts martiaux, nous sommes probablement, de manière générale, à un niveau plus élevé que les générations précédentes. Même si nous aimons écouter les récits des maîtres qui réalisent des sessions extraordinaires, les vidéos disponibles aujourd’hui relativisent ces faits. Nous retrouvons la même situation dans les combats, le jour où nous avons affronté les grands maîtres du passé, nous nous rendons compte que la plupart d’entre eux ne sont pas à la hauteur d’un pratiquant moyen actuel.

C’est normal, ils étaient dans les prémices de la discipline, dans la recherche de processus et de compréhension, tandis que de notre côté, nous avons pu assimiler leurs décennies de connaissances et d’expériences en quelques années. Nous avons réalisé des synthèses et des combinaisons de styles et de principes.

Il est possible que nous n’ayons pas autant de grands noms qui marqueront l’histoire de l’hypnose, mais nous sommes créatifs, synthétiques et certainement beaucoup plus avancés dans la transmission des informations.

Et vous, comment voyez-vous votre place dans l’histoire de l’hypnose ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One.
Pank

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English Version

Reflections by Pank / Snapshot #59: Striving to Outdo Previous Generations

In the field of hypnosis and brief therapies, we are fortunate to have been able to continue studying and developing relatively young disciplines. Indeed, the forms we are familiar with today are at most a century and a half old.

Our predecessors are those who theorized and tested numerous things. It even seems challenging to replicate all of their experiments. It’s possible that in hypnosis, everything has already been put to the test, whether it’s pain management, regressive or progressive aspects, or different distortions of stories or states. The physical and psychological facets have been explored through the notion of trance.

As a result, we have received numerous insights, and thanks to this work, we now have the opportunity to offer sessions that differ significantly from past approaches. We have transitioned from several hours of magnetic passes to a few minutes of induction and deepening to achieve an Esdaile state.

Moreover, our skills in psychotherapy and guidance have advanced compared to the early days of analysis or the early years of psychology. Of course, our discipline is a social science in which certainty is difficult to attain. We are aware that most proposed frameworks are often entirely subjective.

In the field of hypnosis, it seems that the previous generations, those following World War II, set the bar very high. It is impressive to note that what we use today was established between the 1950s and 1990s. In just 40 years, hypnotherapy has made extraordinary progress in medical, surgical, and psychotherapeutic realms.

Names such as Boynes, Elman, Erickson, Gibbons, Barnett, McGill, Kruger, Kappa, and Tebetts have imparted immense knowledge, different approaches, and exceptional exploitative possibilities.

Then there’s our generation, a category of modern hypnotists capable of practicing all forms, both direct and indirect, in clinical settings as well as on the streets, all while being acquainted with the works of the elders and founders. We have the internet, groups, conventions, and encounters that allow us to discover methods used worldwide.

Paradoxically, it’s possible that we have too much knowledge, which sometimes makes it challenging to break free from what has been proposed. It is crucial to dare to adopt new perspectives without continuously falling into deference towards figures of authority. Yet, we should be the successors of these greats from the past. We have an unconscious mission to continue the work that has been shared for over a century.

There is even an expectation for us to do better. So, I believe it is indeed the case that, like in martial arts, we are probably, in general, at a higher level than previous generations. Even though we enjoy listening to the tales of masters who conduct extraordinary sessions, the available videos today put things into perspective. We encounter the same situation in combat: when we faced the grand masters of the past, we realized that most of them do not measure up to an average contemporary practitioner.

It’s natural; they were in the early stages of the discipline, exploring processes and understanding, while we have been able to assimilate decades of their knowledge and experience in just a few years. We have synthesized and combined styles and principles.

It’s possible that we may not have as many prominent figures who will leave a lasting mark on the history of hypnosis, but we are creative, synthetic, and certainly much more advanced in transmitting information.

And you, how do you see your place in the history of hypnosis?

Take what is good and right for you.
Be One.
Pank

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #41 : Le combat n’est pas une démonstration

Nous avons beaucoup de néophytes qui prennent comme référence les combats chorégraphiés dans les films ou les démonstrations. Il est assez facile de mettre en avant une technique ou un concept lorsque nous avons en face de nous un partenaire qui ne fait que donner des coups, qui attend d’être l’UKE et qui réagit exactement comme le démonstrateur s’y attend.

Lorsque nous assistons à des démonstrations lors de festivals, il est facile de voir des techniques incroyables et de penser que tout ce qui est présenté fonctionne. Cependant, la réalité dans une situation de combat réel est bien moins esthétique. Prenons par exemple le BJJ, lors d’une démonstration où il n’y aurait pas au moins un triangle ou une clé de bras exécutée en volée, il manquerait quelque chose de beau.

Ce qui est amusant, c’est de constater à quel point les transitions entre debout et au sol sont mises en avant, alors que pendant les cours, l’accent est presque exclusivement mis sur le combat au sol. Cela peut engendrer quelques déceptions. Une démonstration a un objectif marketing, elle cherche à susciter de l’intérêt voire à impressionner.

Je me souviens de professeurs que j’ai eus qui, lors de démonstrations, ont volontairement blessé des élèves pour montrer un soi-disant « réalisme » lors d’attaques avec armes, etc. Je me rappelle également à quel point cela pouvait me mettre en colère, car ce genre de blessures particulièrement brutales n’auraient sûrement jamais eu lieu dans un véritable combat d’opposition.

Lorsqu’on fait une présentation, ce ne sont pas nécessairement de bons combattants qui partagent leur savoir, et comme personne ne s’oppose à leur action, cela peut sembler simple, fluide et maîtrisé de la part du professeur.

J’ai la chance, à l’académie, d’avoir des UKE (mes ceintures noires, en l’occurence) qui sont complètement nuls en démonstration. C’est un véritable cauchemar, car 90% du temps, je commence par montrer une technique (ce qui n’est même pas une démonstration de vente comme lors de forums d’associations), et je me retrouve à devoir faire trois variations de ce que je veux présenter. Pourquoi ? Tout simplement parce que la notion de présentation ne reste que quelques secondes dans leur esprit et ils passent immédiatement en mode combat, ce qui fait automatiquement varier ce que je montre aux autres élèves.

C’est d’ailleurs amusant, car je veux montrer une technique 1, mais comme ils la connaissent, ils la contrent et je dois enchaîner avec une technique 2 pour revenir, comme si de rien n’était, à la première. Tout en expliquant ce que j’attends aux autres. Autant dire que c’est une véritable galère !!

Penser que la qualité et l’efficacité d’une discipline se manifestent lors d’une démonstration est complètement faux. La seule façon de le voir est lors d’un combat réel. Cependant, les personnes qui veulent inscrire leurs enfants ou eux-mêmes dans un dojo veulent un peu rêver. Si vous ne montrez que des combats rarement esthétiques, vous risquez de perdre de nombreux futurs participants, car cela pourrait sembler chaotique et incompréhensible.

Attention donc aux superbes vidéos où l’on a l’impression qu’on peut rapidement se débarrasser d’un adversaire. En revenant à la réalité, la gestion de soi et de l’agression ou du combat risquerait d’être violente.

Et vous, avez-vous déjà validé des systèmes simplement à partir de démonstrations ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Soyez un.
Pank Hno

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