La Méthode Silva / étude du Système #167 : Les suggestions préventives sur la santé retirées en 99.

A la mort de José, il y a des suggestions des phrases bénéfiques qui ont été retirés du système.
Pour moi c’est une erreur qui ne correspond pas à la philosophie de Silva.

Référence : https://www.youtube.com/watch?v=lutmDJtGKPw à 10min 31

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Testez, observez et concluez par vous mêmes.
Les potentiels sont en vous.
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Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous
Be One
Pank

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Réflexions de Pank / Instantané #58 : Notre ami, l’instinct de survie

Il est parfois difficile d’accepter que ce que nous mettons en place est souvent le résultat d’une bonne intention dans le cadre de la survie. Il est certain que nous avons certainement « évolué » plus rapidement que notre cerveau et nos programmes initiaux. Par exemple, nous savons que la dopamine, qui nous permettait de sélectionner les choses positives pour notre continuité, est devenue en quelque sorte responsable de nombreuses addictions.

Cela étant dit, il est quand même utile de se rappeler que nous avons fonctionné pendant de nombreuses années de notre vie comme des animaux. Avant de trouver des solutions cohérentes et applicables avec des comportements adéquats, nous nous sommes débrouillés avec les moyens du bord, en utilisant nos réponses primitives pour survivre sur tous les plans : physique, psychologique et émotionnel.

En cabinet, nous pouvons observer régulièrement des personnes qui se sentent inadaptées dans les réactions qu’elles manifestent. On peut reprendre la réflexion du #57 sur le succès. La répétition du fait de toujours en faire plus pour échapper à l’idée que nous resterons coincés dans nos situations de jeunesse sans jamais atteindre une phase de satisfaction peut devenir épuisante et décourageante au fil des décennies.

Nous répétons plus ou moins consciemment les comportements qui nous semblent bénéfiques. Je dis bien « semblent » car la cigarette que tu fumes pour te détendre peut te sembler être la solution idéale. De plus, les bénéfices sont parfois trompeurs, car ce qui était bénéfique aujourd’hui peut devenir nuisible dans quelques années. Si vous avez recours à une douceur sucrée pour vous apaiser lors d’une montée de stress, cela peut être périodiquement positif, mais si vous le faites à chaque montée de stress, vous risquez d’endommager votre corps.

Néanmoins, je pense qu’il est tout de même important d’avoir un peu de gratitude envers nos schémas comportementaux passés. Certes, ils ont pu causer quelques problèmes, et certes cela peut sembler un peu paradoxal, mais si nous en sommes conscients aujourd’hui, nous pouvons admettre que notre mission de survie a plutôt bien fonctionné. Parfois, il faut effectuer des ajustements pour continuer à prolonger notre temps de vie 😊

Mettre à jour nos logiciels avec de nouvelles compétences et s’adapter, ce qui demande souvent plus de discipline dans un premier temps. Nous avons des comportements modernes qui vont clairement à l’encontre de notre instinct, mais qui sont socialement et logiquement bien plus bénéfiques. Le ratio bénéfice/perte est toujours présent. C’est également pour cette raison que stopper des réactions instinctives peut parfois être difficile, car nous ne comprenons pas que la dépense d’énergie/attention soit meilleure que de répéter un modèle qui, à long terme, a montré un gain (notre survie), même si nous sommes aujourd’hui en danger, que ce soit pour notre santé ou notre situation.

Il est important de prendre en compte le fait que nous sommes des animaux, dotés de compétences naturelles que nous pouvons optimiser grâce à l’apprentissage et au conditionnement. Cela peut apaiser nos erreurs et ouvrir la voie à de nouvelles décisions et attitudes. Certes, cela demandera des efforts pour dompter les automatismes obsolètes, mais le succès nous permettra de continuer à vivre de mieux en mieux.

Et vous, avez-vous mis à jour des schémas primitifs ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One.
Pank

#animal #primitif #basique #schéma #hypnothérapie #autohypnose #questionnement #hypnosophie #coaching #HNOhypnose #expérience #flexibilité #psychologie #hypnosemoderne #autohypnose #réflexions #hypnoseinstantanée


English Version

Reflections by Pank / Snapshot #57: Allowing Success

We can aspire to success without ever being clear about what will truly bring us satisfaction. It is true that our competitive society educates us to « face » obstacles and strive to become the best. It’s also interesting to note the influence of American series and films, which promote the American Dream, a fantasy of achieving success by starting from nothing and reaching the highest levels.

However, by constantly consuming these ideas of performance, whether consciously or not, we can develop excessive expectations and desires for our lives. The media presents a visualization of happiness for those who have achieved the ultimate goal. It’s often materialistic, and we cannot deny that money contributes to happiness.

It’s easy to convince ourselves that what we lack is the determining factor in achieving satisfaction in our lives.

Surprisingly, there are individuals who, despite being perceived as successful, do not feel that way or continue to chase after things that, superficially, will not bring them more than what they already have. This behavior reveals a certain dissociation in their lived experiences.

There is a denial of reality, an internal script that repeats itself tirelessly, often tied to family history. When we examine the facts and demonstrate that many aspects indicate success, there is a malfunction. There is a discourse about the fear of lacking or being unable to stop, without ever leading to joy or contentment.

If we are fortunate to work with individuals who exhibit this personality, they often express regressive speeches or regressions to the cause. They realize that the driving force behind their success is an oppressive internal discourse, an injunction not to remain in the state of their family or educational system.

These adults fight against illusions, against parents or educators who no longer hold such discourse or have that relationship. However, the structure of their actions crystallized in the past, creating the impression that it is the neurosis acting without the adult’s awareness.

When we take the time to redefine our priorities, the elements that nourish this part of ourselves, as well as all other dimensions of our being, there is a materialization of what the objective represents. It takes shape, providing words and emotions that define success. This moment is often crucial, as it gradually enables us to become aware of success and, even more importantly, to allow ourselves to recognize it.

At that moment, a realization occurs: what seemed insufficient becomes satisfying, even excessive. There is a leap in the timeline. The individual who was stuck in the past jumps into the present, opening the door to a perception of reality that, in line with the right to be content, soothes, fulfills, and brings happiness.

And you, are you able to recognize your successes? Do you give yourself the permission to define and feel your accomplishments?

Take what is good and right for you. Be one.

Pank

#success #achievement #hypnotherapy #selfhypnosis #questiosophy #hypnosophy #coaching #hnohypnosis #Experience #flexibility #Psychology #modernhypnosis #selfreflection #instanthypnosis

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #40 : Se défendre, mais à quel prix ?

Je suis toujours étonné de nos lois concernant la défense personnelle. Vous imaginez que si on vous agresse et que vous tapez le premier, vous allez être l’agresseur. Certains cas vont plus loin : il faut attendre une première frappe, voire que l’agresseur sorte une lame, pour que nous puissions nous défendre.

Nous savons que plus nous sommes dans la réaction plutôt que dans l’anticipation, plus nous risquons d’être blessés. C’est d’ailleurs l’un des éléments les plus compliqués : savoir quand est-ce que je commence à me défendre. Est-ce que je dois attendre sa frappe ? Est-ce que je dois attendre une certaine proximité ? Est-ce que je dois attendre un contact ? Est-ce que l’attitude agressive suffit ? Est-ce qu’une poussée est la limite pour répondre par un coup dans les parties ou un takedown ?

Nous nous retrouvons dans des situations contradictoires. Nous nous faisons agresser et en plus, on doit « rester dans la proportion ». Comme si nos émotions étaient proportionnelles à cet instant-là ? Imaginez que si vous fracassez votre agresseur, il se peut que vous soyez jugé et que ce dernier devienne le plaignant !
Il y a une différence entre se faire justice soi-même et simplement gérer au mieux une situation dans laquelle notre capacité cognitive est dans un tunnel et que notre corps est en mode survie. J’avais fait un podcast avec Jimmy Huvet où nous parlions de toutes ces difficultés physiologiques et psychologiques lors d’une agression. Jim est 5e Dan en Krav Maga, un ancien combattant MMA et ceinture marron de Luta Livre. Ce qui me plaît dans sa vision de la self-défense, c’est que son éducation de psychologue offre une perspective réelle sur les possibilités lors des phases de combat.

Il est difficile pour une victime de se retrouver dans cette situation, et même si son caractère et/ou son éducation martiale lui permettent de gérer l’agresseur, il est également victime d’un système qui ne la protège pas. Nous le savons, nos forces de l’ordre ne peuvent pas être partout (et heureusement), mais il peut y avoir cette sensation d’abandon. En effet, nous nous retrouvons non protégés, nous nous sentons en danger, nous parvenons tant bien que mal à nous en sortir parfois avec des excès, voire avec des comportements illégaux (par exemple, avec un couteau ou une matraque), et nous risquons d’être à nouveau victimes.

Le système républicain a un contrat de protection et de justice envers ses citoyens, et il est difficile pour ces derniers de se retrouver sans ce filet de secours, mais le pire est d’être poursuivi pour avoir commis un acte qui n’aurait pas dû avoir lieu au yeux de la loi. Il y a quelques jours, un homme qui avait pris en flagrant délit des jeunes cambrioleurs chez lui, en présence de sa femme et de son enfant, s’est retrouvé au poste pour séquestration d’un des voleurs qu’il avait maîtrisé en attendant la police (il est possible que les faits soient un peu différents que ce que le témoignage rapporte).

Il y a une pression à gérer lorsque nous sommes confrontés à des phases d’agression, et même si beaucoup reste dans le rituel avec quelques bousculades, d’autres situations vont beaucoup plus loin. Beaucoup de ce que nous enseignons dans les cours est déjà complètement illégal. Nous pouvons parler de survie, mais causer la perte d’un œil ou briser des genoux, voire, nous les grapplers, endormir un individu jusqu’à ce qu’il perde connaissance devant tout le monde, risque de nous coûter cher.

Quelle est votre philosophie dans les combats de rue ? Explosion de violence ? Gestion du conflit ? Quelques frappes ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be one
Pank

#selfdefense #agression #racalutabjj #asile #jiujitsu #bjj #blackbelt #lutalivre #nopainhappiness #whitebeltitude #mma #karate

La Méthode Silva : étude du Système #165 / Podcast #71 avec Lee : The Secret Place de Mc Kenzie 1/4

Un podcast sur un livre d’un instructeur et psychologue particulièrement intéressant pour ceux qui veulent compléter leur compréhension.

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Réflexions de Pank / Instantané #57 : S’autoriser le succès

Nous pouvons aspirer au succès sans jamais être clairs sur ce qui nous procurera réellement satisfaction. Il est vrai que notre société compétitive nous éduque à « affronter » les obstacles pour devenir les meilleurs. C’est d’ailleurs intéressant, car cela reflète également le pouvoir d’influence des séries et des films américains. Le rêve américain, cette quête de réussite, est un fantasme rappelé par ces films où les héros partent de rien pour atteindre les sommets.

Cependant, à force d’absorber plus ou moins consciemment ces idées de performance, nous pouvons développer des attentes et des désirs de vie excessifs. Les médias nous offrent une vision du bonheur de ceux qui ont atteint le saint Graal. Vous remarquerez que cela est souvent lié au matérialisme, et il ne faut pas nier que l’argent contribue au bonheur.

Il est facile de se persuader que ce qui nous manque est l’élément déterminant pour atteindre une satisfaction dans notre vie.

Cependant, il est étonnant de constater que certaines personnes qui peuvent être perçues comme étant dans la réussite ne la ressentent pas, voire semblent continuer à courir après des choses qui, en apparence, n’apporteront pas plus que ce qu’elles ont déjà obtenu. C’est précisément ce comportement qui peut révéler une certaine dissociation dans leur vécu.

Il y a comme un déni de réalité, un scénario intérieur qui se répète inlassablement, souvent lié à l’histoire familiale. Lorsqu’on examine les faits et qu’on montre que de nombreux aspects indiquent le succès, il y a comme un dysfonctionnement. Un discours sur la peur de manquer ou de ne pas être capable de s’arrêter, sans jamais aboutir à une joie ou un contentement.

Si par chance nous avons cette personnalité en séance, elle exprime souvent des discours régressifs ou se révèle par des régressions à la cause, réalisant que le moteur de cette réussite est un discours oppressant interne, une injonction à ne pas rester dans l’état de la famille ou du système éducatif.

Ces adultes se battent contre des chimères, contre des parents ou des éducateurs qui depuis longtemps n’ont plus ces discours ou cette relation. Mais la structure de l’action s’est cristallisée dans le passé, ce qui peut donner l’impression que c’est la névrose qui agit sans la conscience de l’adulte.

Lorsque nous prenons le temps de redéfinir nos priorités, les éléments qui nourrissent cette partie, ainsi que toutes les autres dimensions de notre être, il y a une matérialisation de ce que représente l’objectif. Une forme qui donne des mots et des émotions à ce que signifie le succès. Ce moment est souvent crucial, car il permet petit à petit de prendre conscience du succès et, plus encore, de s’autoriser à reconnaître cette réussite.

À ce moment-là, il se produit une prise de conscience : ce qui ne semblait pas suffisant devient satisfaisant, voire excessif. Il y a comme un bond dans le continuum temporel. L’individu qui était bloqué dans le passé saute dans le présent et ouvre la porte vers une perception de la réalité qui, en accord avec le droit de se satisfaire, apaise, épanouit et procure du bonheur.

Et vous, êtes-vous capable de reconnaître vos succès ? Vous donnez-vous le droit de définir et de ressentir vos réussites ?
Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One
Pank

#succès #réussite #hypnotherapie #autohypnose #questiosophie #hypnosophie #coaching #hnohypnose #Experience #flexibilité #Psychologie #hypnosemoderne #autohypnose #réflexions #hypnoseinstantanée


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Reflections by Pank / Snapshot #57: Allowing Success

We can aspire to success without ever being clear about what will truly bring us satisfaction. It is true that our competitive society educates us to « face » obstacles and strive to become the best. It’s also interesting to note the influence of American series and films, which promote the American Dream, a fantasy of achieving success by starting from nothing and reaching the highest levels.

However, by constantly consuming these ideas of performance, whether consciously or not, we can develop excessive expectations and desires for our lives. The media presents a visualization of happiness for those who have achieved the ultimate goal. It’s often materialistic, and we cannot deny that money contributes to happiness.

It’s easy to convince ourselves that what we lack is the determining factor in achieving satisfaction in our lives.

Surprisingly, there are individuals who, despite being perceived as successful, do not feel that way or continue to chase after things that, superficially, will not bring them more than what they already have. This behavior reveals a certain dissociation in their lived experiences.

There is a denial of reality, an internal script that repeats itself tirelessly, often tied to family history. When we examine the facts and demonstrate that many aspects indicate success, there is a malfunction. There is a discourse about the fear of lacking or being unable to stop, without ever leading to joy or contentment.

If we are fortunate to work with individuals who exhibit this personality, they often express regressive speeches or regressions to the cause. They realize that the driving force behind their success is an oppressive internal discourse, an injunction not to remain in the state of their family or educational system.

These adults fight against illusions, against parents or educators who no longer hold such discourse or have that relationship. However, the structure of their actions crystallized in the past, creating the impression that it is the neurosis acting without the adult’s awareness.

When we take the time to redefine our priorities, the elements that nourish this part of ourselves, as well as all other dimensions of our being, there is a materialization of what the objective represents. It takes shape, providing words and emotions that define success. This moment is often crucial, as it gradually enables us to become aware of success and, even more importantly, to allow ourselves to recognize it.

At that moment, a realization occurs: what seemed insufficient becomes satisfying, even excessive. There is a leap in the timeline. The individual who was stuck in the past jumps into the present, opening the door to a perception of reality that, in line with the right to be content, soothes, fulfills, and brings happiness.

And you, are you able to recognize your successes? Do you give yourself the permission to define and feel your accomplishments?

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #39 : Non, les arts martiaux ne compensent pas toujours les attributs physiques.

Hier, lors de cours de Luta Livre et de Luta Combat, nous avons discuté des possibilités et des limites de nos sports de combat. En Jiu-Jitsu brésilien (BJJ), il existe une croyance courante selon laquelle les pratiquants plus légers peuvent vaincre des adversaires plus lourds grâce à la technique qui compense les attributs physiques. J’aime cette idée, mais des années de pratique m’ont montré qu’une ceinture blanche solide avec deux années d’entraînement peut gâcher un combat pour un pratiquant de grade supérieur, beaucoup plus léger. Parfois, ce qui favorise la progression du dit affrontement est une capacité physique telle qu’une grande flexibilité ou une endurance illimitée, ce qui permet de trouver une échappatoire.

Cependant, combien de fois ai-je vu des combattants succomber à la force brute ? Rappelons-nous que les arts martiaux amplifient nos capacités. Ils agissent comme des leviers. Les techniques nous permettent d’optimiser ce que nous avons en nous. Si nous avons de la force dans le haut du corps, nous apprendrons à utiliser au mieux les saisies ou les frappes. Si nous sommes minces et souples, nous comprendrons comment enrouler, insérer et exploiter les angles qui nous avantagent naturellement.

Cependant, même s’il s’agit d’un amplificateur, il y a des limites. Si le BJJ multiplie les capacités par 10 et que nous avons un niveau naturel de 5, nous aurons un indice de 50. Mais si notre adversaire a une aptitude naturelle de 30 et que le BJJ double ses capacités à son niveau, il nous dépassera, malgré notre supériorité technique.
Nous savons que même les pratiquants plus petits peuvent être extrêmement puissants. Je me souviens d’avoir été surpassé par une ceinture marron de l’équipe GF pesant 70 kilogrammes. Physiquement parlant, le gars était plus fort que moi . Avec l’importance accordée à la préparation physique chez de nombreux compétiteurs, et même avec des athlètes incroyablement souples comme les frères Miyao, qui ont recours à des substances dopantes, il est évident que le corps et la condition physique jouent un rôle important.

Grâce à la technique, nous pouvons compenser voire surpasser ceux qui sont physiquement plus forts, plus grands ou plus lourds que nous, mais seulement jusqu’à une certaine limite. Lorsqu’on nous demande si une technique fonctionne sur tout le monde, la réponse est bien sûr que non. Il n’y a pas de technique universelle.
Nous devons tenir compte des aptitudes physiques et mentales de nos élèves pour les aider à optimiser ce qu’ils possèdent et où ils peuvent exceller dans leur pratique. Mais tout comme une personne grande, puissante, souple et explosive a naturellement un avantage dans son apprentissage, une personne petite et peu flexible rencontrera davantage de difficultés à mettre en place son jeu.

Cela s’applique également aux arts martiaux de frappe. Nous n’avons pas tous la même résistance aux coups, le même menton ou le même impact dans nos frappes. Certains individus, dès le début de la boxe, peuvent presque vous briser la mâchoire avec un simple jab, tandis que d’autres, peu importe leur entraînement ou leur précision, ne parviendront que rarement, voire jamais, à réaliser un knockout, même s’ils sont exceptionnels d’un point de vue stylistique.

Avec l’idée actuelle que les arts martiaux sont accessibles à tous et leur popularité croissante, nous avons tendance à oublier que de nombreux systèmes de combat ont été développés pour déterminer qui était le plus fort (en dehors de leur application sur les champs de bataille). Cela devient rapidement élitiste et même si nous entretenons toujours le mystère autour des maîtres qui prétendent que des individus frêles sont devenus de puissants combattants, il convient de noter que Funakoshi (fondateur du Shotokan) ne semblait pas s’en sortir face à Motobu, beaucoup plus fort et agressif que lui. De même pour Ueshiba, il est important de rappeler que lors de certaines périodes de sa vie d’artiste martial, bien qu’il mesurait 1,59 mètre, il pouvait peser jusqu’à 80 kilogrammes, un poids conséquent.

Bien sûr, nous serons toujours témoins de performances remarquables, comme lorsque nous voyons certains champions absolus en BJJ. Cependant, statistiquement parlant, les pratiquants plus petits remportent rarement les catégories toutes catégories. Parfois, la technique doit être tellement supérieure à celle de l’adversaire que de nombreux pratiquants n’atteignent pas ce niveau de compétence pour compenser le différentiel physique.

Pensez-vous que les arts martiaux permettent à leurs pratiquants de vaincre tous types d’adversaires ?

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HnO Enneagramme #46 : Type 8 /Une agression est-elle issue d’une pulsion ou de la maîtrise de soi ?

Un article intéressant notamment pour les Type 8, qui peuvent se retrouver. Et si les agressions sont plus des notions controlées…?

Article : https://neurosciencenews.com/aggression-self-control-23624/

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Réflexions de Pank / Instantané #56 : Tolérer

Pour les personnes qui me suivent, vous savez qu’il y a quelques années, j’ai mis en place un système basé sur les processus hypnotiques que j’avais étudiés avec l’EFT (Emotional Freedom Technique) (https://www.emofree.com/), le TPA. Le système à pour but de passer des étapes : tolérer-permettre-accepter.
Vous pouvez obtenir l’essai que j’ai écrit sur ce sujet gratuitement ici : https://www.pankhypnose.com/programmes-gratuits.

Il est difficile pour nous d’accepter les choses et cela est assez normal. Nous réagissons naturellement avec des formes de réaction voire de rejet face à certains sujets. Nous savons que les croyances et les valeurs peuvent nous diviser, et il est toujours illusoire de prétendre que nous pouvons accepter l’autre par simple demande.
Dans notre monde qui se veut à la fois plus inclusif et paradoxalement plus communautaire, nous sommes « contraints d’accepter » des personnes qui peuvent ne pas correspondre à ce que nous connaissons ou apprécions.

Cette dynamique est un paradoxe. Ce n’est pas parce qu’une personne haineuse envers un groupe ethnique, social ou politique se voit contrainte d’accepter une loi, une règle ou un statu quo, qu’elle le fera. Le pire est sûrement de nourrir encore plus cette personne dans une détestation qui est alimentée à ses yeux par des doctrines proches du totalitarisme.

Comme pendant l’URSS, la Chine maoïste ou les régimes nazis, il y avait peu de chances d’avoir une vie tranquille si vous ne validiez ni n’acceptiez la doxa gouvernementale. C’était la seule bonne façon de penser pour le groupe, le commun, donc la juste. Seulement, sans opposants voire des résistants (qui n’étaient pas si nombreux que ça), il est possible que certains régimes dictatoriaux soient encore présents. C’est le cas dans de nombreux pays à travers le globe, mais apparemment cela n’intéresse pas nos médias.

Alors cette inquisition visant à imposer l’acceptation est contre-productive, elle engendre de la haine et pourrait même conduire à une surcompensation si les choses s’inversent. Nous connaissons les tenants et aboutissants des guerres ethniques dans de nombreuses contrées où les victimes sont devenues les pires bourreaux.

Il existe néanmoins une option sur laquelle nous pourrions déjà travailler : la tolérance. À mes yeux, c’est une posture dite haute, et clairement nous ne sommes ni dans l’amour ni dans la bienveillance. Mais ne nous leurrons pas, ce n’est pas non plus le cas lorsque les gens se taisent pour éviter des procès ou des amendes. L’absence d’émission d’un jugement de haine ne signifie pas l’absence de ce dernier, qui, à un moment ou à un autre, devra s’exprimer.

L’étymologie du mot « tolérance » remonte au latin « tolerantia », dérivé du verbe « tolerare », qui signifie « supporter » ou « endurer ». Je trouve que cette notion de support et d’endurance est un élément proactif certainement difficile à mettre en pratique pour beaucoup, mais qui peut, au moins dans cette position élevée, éviter la propagation de la haine. Oui, ce n’est pas une vision égalitaire vis-à-vis des autres, il y a peut-être même une sensation de supériorité (qui peut dériver), mais il y a un aspect « égotique » que la religion a très bien exploité.

Parce que vous êtes plus « sage, éveillé, avancé », vous ne vous laissez pas aller aux bas instincts. Vous permettez ainsi à l’autre d’être lui-même. Sans l’approuver, sans l’apprécier et encore moins l’aimer, mais au moins, il a le droit d’exister sans être agressé ou violenté.

Adopter une attitude de tolérance demande des efforts. Le rejet est clairement plus simple, mais aujourd’hui, il me semble que plutôt que d’accuser de nourrir encore plus de haine et de frustration, nous devrions essayer d’éduquer les gens à changer leur état d’esprit, à se dire que c’est un effort qu’ils peuvent faire et à éviter simplement les interactions qui « dérangent ».

L’être humain, à mes yeux, n’est ni bon ni forcément particulièrement malin, mais il est capable d’utiliser son potentiel avec les bonnes orientations, sans inquisition, petit à petit, jour après jour. C’est un processus long, qui échouera de nombreuses fois. Même si Berne explique que l’indifférence est la pire des choses, il semble qu’avec de la tolérance, nous puissions développer une capacité d’endurance, une certaine distanciation, puis un désintérêt. Ce sera certes un monde moins connecté, plus distant, mais plus apaisé et moins dominé par le désir de voir l’autre disparaître.

Et vous, trouvez-vous tolérant dans certaines situations ou avec certaines personnes ?
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English Version

Reflections by Pank / Snapshot #56: Tolerate

For those who follow me, you know that a few years ago, I implemented a system using hypnotic processes that I studied with EFT (Emotional Freedom Technique) (https://www.emofree.com/).
You can get the essay I wrote on this topic for free here: https://www.pankhypnose.com/programme….

It is difficult for us to accept things, and that is quite normal. We naturally react or even reject certain subjects. We know that beliefs and values can divide us, and it is always unrealistic to claim that we can accept others simply by asking. In our world, which strives to be more inclusive and paradoxically more community-oriented, we are forced to accept people who may not correspond to what we know or appreciate.

This dynamic is a paradox. It is not because a person harbors hatred towards an ethnic, social, or political group that they will accept a law, a rule, or a status quo. The worst part is that it might further feed their hatred, which is fueled in their eyes by doctrines close to totalitarianism.

Just like during the USSR, Maoist China, or Nazi regimes, there was little chance of leading a peaceful life if you did not validate or accept the governmental doctrine. It was the only right way of thinking for the group, the community, and therefore, the just way. However, without opponents or even resistors (who were not that numerous), some dictatorial regimes might still be present. This is the case in many countries around the globe, but apparently, it does not interest our media.

So, this inquisition to impose acceptance is counterproductive; it breeds hatred and could possibly lead to overcompensation if things reverse. We know the causes and consequences of ethnic wars in many regions, where victims have become the worst executioners.

However, there is an option we could already work on: tolerance. In my opinion, it is an elevated stance, and clearly, it is not about love or kindness. But let us not deceive ourselves; the absence of expressing hateful judgment does not mean its absence, as it will eventually manifest itself.

The etymology of the word « tolerance » dates back to the Latin word « tolerantia, » derived from the verb « tolerare, » which means « to endure » or « to bear. » I find that this notion of support and endurance is a proactive element, certainly difficult for many, but it can, at least in this elevated position, prevent the proliferation of hatred. Yes, it is not an egalitarian view of others; there may even be a sense of superiority (which can deviate), but there is an « egotistic » aspect that religion has exploited quite well.

Because you are more « wise, awakened, advanced, » you do not succumb to baser instincts. Instead, you allow the other person to be themselves. Not approving, not appreciating, and certainly not loving them, but at least, they have the right to exist without being attacked or violated.

Adopting a mindset of tolerance is a challenging task that requires effort. Rejection is clearly easier, but today it seems to me that instead of accusing others of further nourishing hatred and frustration, we should try to educate and change our mindset. We need to understand that it is an effort we can make and simply avoid interactions that « disturb » us.

To me, the human being is neither inherently good nor particularly intelligent, but they are capable of harnessing their potential with the right guidance, without inquisition, gradually, day after day. It is a long process that will fail numerous times. Even though Berne explains that indifference is the worst thing, it seems that with tolerance, we can develop the ability to endure, to create distance, and eventually disinterest. It will undoubtedly be a less connected, more distant world, but it will be more peaceful and less driven by the desire to make the other disappear.

What about you? Do you consider yourself tolerant in certain situations or with certain people?

take what is good and just for you.
Be One
Pank

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #38 : Le sourire du combattant

Vous avez déjà vu des matchs de boxe où les combattants sourient ? C’est assez étonnant sachant qu’ils reçoivent de gros coups au visage et sur d’autres parties du corps. Dans une étude intitulée « A winning smile? Smile intensity, physical dominance, and fighter performance » de Michael Kraus, il est démontré que lors de la phase de Faceoff avant le combat, celui qui sourit est souvent celui qui va perdre.

Pourquoi ? Tout simplement parce que cela peut permettre à son adversaire de penser que cet homme souriant ne sera pas assez agressif envers lui. Il peut prendre cela comme une ressource psychologique importante. Néanmoins, c’est très différent pendant les combats. En effet, quand il y a un combattant qui sourit constamment même lorsqu’il encaisse des coups, c’est assez particulier et cela peut susciter de gros doutes quant à l’impact des coups. Benoit St Denis a retiré le sourire de son adversaire la semaine dernière après lui avoir porté de gros middle kicks. Dans ce cas, la provocation et le sourire n’étaient pas très avisés. Mais lorsque l’on voit un Rodtang ou de nombreux combattants thaïlandais, il est incroyable de constater comment, même après avoir reçu de grosses frappes, ils continuent de sourire.

Comme un jeu, une suggestion non verbale, à la fois agaçante et effrayante. Voir quelqu’un avancer avec le sourire alors qu’on lui inflige des percussions donne l’impression de l’effet zombie que certains drogués vivent. De plus, il est impossible de savoir où nous en sommes dans le combat. Est-ce que l’adversaire gère réellement la situation ou est-il à bout de souffle ? Nous savons que dans un combat, de petites choses comme comprendre que notre low kick a atteint sa cible, qu’un souffle court nous rappelle que l’adversaire perd son endurance, peuvent nous donner un regain d’énergie et une envie de tout donner à ce moment-là.

Toutes les informations que nous pouvons donner peuvent être un stimulant pour le partenaire que nous affrontons. Si vous avez déjà essayé de sourire, vous remarquerez que votre corps se détend. Il existe de nombreuses études montrant l’impact du sourire sur nos réactions chimiques. Par exemple, l’étude de Otsubo et al. (2018) a montré que le groupe qui souriait pendant des tâches stressantes présentait des niveaux de cortisol plus bas que le groupe témoin. Cela suggère que le sourire peut atténuer la réponse du cortisol au stress, ce qui indique des effets bénéfiques sur la régulation hormonale. En d’autres termes, cela permet de mieux gérer le stress, et nous savons que pendant les compétitions, le stress peut parfois nous empêcher d’adopter une attitude agressive rapidement.

Il y a un autre élément intéressant : celui de l’analgésie. Des études montrent que le sourire permet de ressentir moins de douleur. Par exemple, l’étude de Vachon-Presseau et al. (2015) a utilisé l’imagerie cérébrale pour examiner les effets du sourire sur les réponses cérébrales à la douleur. Les résultats ont montré que le sourire réduit l’activité dans les régions cérébrales associées à la douleur, ce qui suggère un effet analgésique.

Il y a aussi le plaisir du combat, tout simplement. Les affrontements physiques sont naturels chez les animaux que nous sommes et même si nous prenons les compétitions au sérieux, ce ne sont finalement que des jeux d’enfants pour voir qui est le plus fort. Rien n’est fondamentalement important, si nous replaçons les choses dans leur contexte. C’est un cirque, un jeu, avec les récits que nous lui donnons et le scénario que les organisateurs proposent. Au fond, nous sommes des enfants qui se battent pour savoir qui est le plus fort dans la cour de récréation. Le monde ne changera pas après notre bagarre, ce n’est pas une guerre, c’est simplement une relation entre nous et les autres. Alors pourquoi ne pas combattre avec plaisir et sourire.

Et vous, vous êtes-vous déjà vu en train de sourire pendant un entraînement ou une compétition ?

Références des études mentionnées :
Kraus, M., Huang, L., & Keltner, D. (2010). Tactile communication, cooperation, and performance: An ethological study of the NBA. Emotion, 10(5), 745-749.
Otsubo, Y., Tanaka, K., Koda, H., Kato, S., & Sadato, N. (2018). The effect of a smile on stress-coping using functional near-infrared spectroscopy: A pilot study. Frontiers in Psychology, 9, 2262.
Vachon-Presseau, É., Roy, M., Martel, M. O., Caron, E., Albouy, G., Marin, M. F., … & Rainville, P. (2015). The stress model of chronic pain: Evidence from basal cortisol and hippocampal structure and function in humans. Brain, 138(3), 815-827.

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be one
Pank

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Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous
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