Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Lors de ma découverte de la PNL et de l’hypnose, j’ai souvent constaté chez les auteurs américains l’importance de cultiver notre état d’esprit. En général, les états de transe que nous construisons à travers nos auto-suggestions et la gestion de nos émotions et de notre corps devraient être orientés vers notre bien-être optimal. Toutefois, je tiens à préciser que par « bien-être optimal », je ne veux pas dire que nous devrions idéaliser constamment nos états mentaux. Il est inévitable que, pour diverses raisons, nous traversions des périodes moins favorables, faisant partie des fluctuations normales de la vie quotidienne.
Je ne prône pas une psychologie positive qui pourrait sembler simpliste, ni la croyance en la toute-puissance de nos dialogues intérieurs. Cependant, nous disposons de précieux outils conscients qui, lorsqu’ils sont associés à des états de transe ciblés et volontaires en lien avec nos objectifs, peuvent réellement faire la différence.
Il convient de noter qu’un laps de temps doit être pris en compte ; parfois plusieurs jours voire semaines d’exercices, d’autodiscipline active et d’intention sont nécessaires pour observer des résultats positifs.
Si vous réussissez à en faire une habitude, au fil des années, vous pourrez réellement remodeler de nombreux comportements et pensées en vous.
Alors, est-il judicieux de nous imposer les états d’esprit que nous désirons ? Faut-il agir « comme si » ? Devrions-nous de plus en plus sélectionner nos expériences internes ? Cette approche ne va-t-elle pas à l’encontre de l’idée de devenir de plus en plus authentiques ? En d’autres termes, est-ce que notre nature intrinsèque devrait être formatée selon nos aspirations, afin de nous satisfaire davantage ? Cette question sous-tend l’une des grandes discussions philosophiques, tant en Orient qu’en Occident : devrions-nous laisser la nature suivre son cours ou devrions-nous éduquer nos inclinations naturelles ? L’auto-amélioration est déjà une porte qui pourrait fournir une réponse. L’idée d’une nature intérieure merveilleuse et divine a été popularisée par les mouvements New Age.
Cependant, ne serait-il pas plus important de prendre conscience de nos aspects positifs et négatifs, et de devenir les compositeurs de notre être en évolution ? Si nos aptitudes naturelles apportent du bonheur et de la joie, il peut être approprié de les cultiver naturellement, sans intervention spécifique.
Cependant, sans prétendre tout transformer, discipliner notre esprit et diriger nos états mentaux vers ce qui semble juste est bénéfique. Apprendre à apprécier ce que nous sommes, tout en n’acceptant pas passivement ce qui nous entrave, nous permet de prendre le contrôle de notre vie intérieure et de progresser sur le chemin que nous traçons.
Et vous, penchez-vous plutôt vers la nature spontanée ou la discipline volontaire ?
Pank’s Reflections / Snapshot #84: Imposing States of Mind?
When I first discovered NLP and hypnosis, I often came across the idea in American authors that cultivating our state of mind is crucial. In general, the trance states we create through self-suggestions and the management of our emotions and body should be directed towards our optimal well-being.
However, I want to clarify that by « optimal well-being, » I don’t mean that we should idealize our mental states constantly. It’s inevitable that, for various reasons, we go through less favorable periods as part of the normal fluctuations of daily life.
I’m not advocating for a simplistic positive psychology or a belief in the all-powerfulness of our internal dialogues. Nevertheless, we possess valuable conscious tools that, when associated with targeted and voluntary trance states aligned with our goals, can truly make a difference.
It’s important to note that a timeframe needs to be considered; sometimes, several days or even weeks of exercises, active self-discipline, and intention are required to observe positive results.
If you manage to turn this into a habit, over the years, you can genuinely reshape many behaviors and thoughts within yourself.
So, is it wise to impose the mindsets we desire? Should we act « as if »? Should we increasingly curate our internal experiences? Does this approach contradict the idea of becoming more authentic? In other words, should our inherent nature be tailored according to our aspirations, to further satisfy ourselves?
This question underlies one of the great philosophical debates, both in the East and the West: should we allow nature to take its course, or should we educate our natural inclinations? Self-improvement already presents a door that might offer an answer. The concept of a wonderful and divine inner nature has been popularized by New Age movements.
However, wouldn’t it be more crucial to be aware of our positive and negative aspects and become the composers of our evolving selves? If our natural abilities bring happiness and joy, it might be suitable to nurture them naturally, without specific intervention.
Nonetheless, without claiming to transform everything, disciplining our mind and directing our mental states towards what seems right can be beneficial. Learning to appreciate who we are while not passively accepting what hinders us empowers us to take control of our inner lives and progress on the path we carve.
And you, do you lean more towards spontaneous nature or voluntary discipline?
Nous pourrions nous dire que vivre une thérapie est un moyen pour être totalement bien. Seulement cette idée est fausse, nous apprenons à gérer et transformer certaines choses mais nous absolument pas à être toujours bien.
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Ce week-end, un événement UFC a eu lieu, mettant en vedette Chris Weidman, un ancien champion de sa catégorie, de retour après une grave blessure. Son adversaire, Brad Tavares, n’a pas hésité à cibler la zone où Chris avait été blessé, tout au long du combat. De même, Ian Garry a ciblé et endommagé le mollet de Magny.
Je suis souvent fasciné par les réactions des spectateurs lorsque quelqu’un insiste sur une faiblesse de son adversaire. Dans le monde des sports de combat, les réactions sont souvent surprenantes. Des critiques peuvent fuser, affirmant que cibler une faiblesse n’est pas éthique.
Cependant, que ce soit dans un combat sportif ou dans un contexte urbain, l’objectif ultime est la victoire, avec le moins de blessures possibles. Garder cela à l’esprit est crucial. Beaucoup pensent que les combattants devraient avoir un code d’honneur chevaleresque. Pourtant, si les deux parties sont d’accord pour engager le combat, toutes les stratégies sont permises.
Je me souviens d’une erreur que j’ai commise lors d’un combat de Pankido lors d’un salon d’arts martiaux. J’affrontais un adversaire avec un bandage au poignet. J’ai pensé que cela devrait être pris en compte, et pendant une phase au sol, j’ai commencé à attaquer son poignet violemment, avant de m’arrêter en réalisant que ce n’était pas sportif. En fin de compte, j’ai perdu peu de temps après.
Mon adversaire m’a dit par la suite que j’aurais dû continuer, étant donné qu’il était blessé et n’aurait pas dû porter un bandage peu pratique pendant le combat. Il est crucial d’exploiter toutes les faiblesses pour atteindre la victoire. Bien sûr, dans le MMA-catch, le spectacle est important.
Le public a tendance à moins apprécier si ce n’est pas visuellement impressionnant, mais s’il y a du sang, alors l’enthousiasme monte, et l’appétit pour le spectacle sanglant augmente. Nous avons tous déjà vu des combattants couverts de sang à cause d’une coupure ou d’un nez cassé.
Chercher et exploiter les faiblesses de l’adversaire est une stratégie clé en jiu-jitsu, consistant à imposer son propre jeu et à cibler les zones où l’adversaire a du mal à se défendre. Cela crée des moments cruciaux chez les athlètes de haut niveau, où chacun évalue l’autre. O’Malley, par exemple, a su capitaliser sur une erreur fréquente de son adversaire en utilisant une contre-attaque qu’il avait travaillée en salle d’entraînement.
Personne n’est excellent dans tous les domaines, et même lorsque certains combattants semblent invincibles, il y a toujours un adversaire parfaitement adapté pour exploiter leurs faiblesses. Et si ce n’est pas un adversaire, c’est souvent un adversaire imbattable : le temps.
Et vous, comment identifiez-vous les points faibles de vos adversaires ?
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Ces derniers jours, j’ai abordé un sujet qui m’interroge fréquemment : la manière dont nous abordons le présent dans nos suggestions. Il n’est pas facile d’accepter l’idée que nos suggestions impliquent que les choses sont déjà accomplies. Cela suppose que nous devons parler au présent plutôt qu’au futur. Plusieurs points de vue circulent à ce sujet, notamment la notion du moment présent de la séance en cours. Malgré notre orientation souvent axée sur le « devenir », il est courant de travailler dans le présent.
En lisant des ouvrages en anglais, je me suis interrogé sur une nuance plus marquée qu’en français. Dans le coaching, la thérapie et l’hypnose, l’utilisation du présent continu est fréquente. C’est une particularité qui m’a longtemps échappée pendant ma scolarité.
Il existe un présent qui exprime une habitude ou une situation établie, et un présent progressif qui sert parfois de transition vers le futur. Il est bien connu que la plupart des méthodes hypnotiques que nous utilisons en France sont d’origine américaine, telles que la PNL, l’hypnose Ericksonienne ou l’hypnose Elmanienne.
Nombre de concepts que nous considérons comme normaux découlent souvent de la culture anglo-saxonne, mais sans avoir exactement la même signification ou la même forme en France.
Lors de la création d’une suggestion, l’idée d’évolution progressive est mise en avant. C’est pourquoi nous pouvons facilement accepter la suggestion de Coué : « Chaque jour, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux. »
Ce « mieux en mieux » équivaut au présent progressif. Cela va bien pour l’instant, mais cela tend à s’améliorer encore davantage dans le présent en train de se construire. Lorsque nous nous suggérons des affirmations simples comme « Je suis en bonne santé » alors que nous sommes malades, le subconscient rencontre automatiquement des difficultés, voire une impossibilité, à accepter la suggestion.
Il est donc judicieux d’utiliser des verbes liés à l’action et potentiellement aux résultats de nos suggestions. Par exemple, « Je progresse sur la voie de la santé » ou « Chaque jour, ma santé retrouve sa place… »
Notre présent est en train de se construire, il n’est pas figé. Il doit tenir compte du futur sans être submergé par l’incertitude naturelle de celui-ci.
Par conséquent, nous pouvons affirmer que nos suggestions sont formulées dans le présent, non pas comme un état défini, mais en constante évolution et acquisition.
Et vous, comment concevez-vous le temps présent dans les suggestions ?
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Il est indéniable que les fondateurs de toutes les disciplines possèdent des recherches et des philosophies spécifiques qu’ils partagent et enseignent peu à peu à ceux qui les suivront. Souvent, les successeurs apportent de nombreuses modifications ; il suffit de regarder les postures relativement hautes de Gichin Funakoshi en Karaté Shotokan et les postures bien plus basses actuellement associées à son fils Yoshitaka. On pourrait dire que le Jiu-Jitsu de Helio n’est plus tout à fait le même que celui pratiqué au quotidien dans le monde.
Il y a un style qui m’a particulièrement marqué par sa transformation, un style qui me plaisait beaucoup mais que je n’ai pas exploré au-delà de quelques stages en raison des changements survenus. Ce style est le Shorinji Kempo. Une forme de Kempo organisée par So Doshin, qui, à l’instar du Judo à son époque, visait à former des individus solides et capables pour leurs familles et la société.
Pour y parvenir, tout comme Oyama l’a fait avec le Kyokushin, les combattants étaient des pratiquants considérés comme forts, bien que le fondateur recherchait un chemin spirituel à travers un courant bouddhiste reflété dans la pratique de cet art martial. Cela a frustré certains élèves, dont le fondateur du ByakurenKaikan, Sugihara, qui a décidé de se tester dans une compétition ouverte en Seidokaikan (fondé par Ishii, le créateur du K1). Sa victoire dans le tournoi a perturbé un peu l’organisation, le poussant à créer sa propre école.
Fait intéressant, les Kempoka de cette école étaient considérés comme particulièrement axés sur le combat. Il y a environ deux décennies, après avoir vu des vidéos et des démonstrations d’Aosaka, je me suis retrouvé à visiter le dojo historique du Chesnay pour sparrer avec eux. J’avais clairement indiqué dès mon arrivée que j’avais l’intention de sparrer avec eux pour voir si ce que j’avais lu était vrai. Après seulement 3 combats avec les pratiquants avancés, j’ai réalisé que le style était bien différent de ce que j’avais imaginé. Cependant, la discussion qui a suivi était très enrichissante.
Ils m’ont expliqué qu’après le décès du fondateur, le style, qui compte de nombreux adeptes au Japon, a subi un changement philosophique complet. C’est en quelque sorte similaire au Kyokushin ou à d’autres styles durs qui ont cessé de pratiquer avec d’autres écoles ; eux ont choisi de se concentrer davantage sur l’aspect philosophique. Si un style a été reconnu comme étant fort pendant des années, il peut perdre cette reconnaissance lorsque les descendants cessent l’orientation initiale et jouent avec les « légendes » du passé.
Je trouve cela regrettable que, au lieu d’évoluer au sein du système, les pratiquants qui prennent des rôles de leadership altèrent les fondements. Je comprends que parfois l’adaptation soit nécessaire, comme l’a fait l’IKO 1 en intégrant des règles de non-contact dans les compétitions en contact complet, mais l’essence est perdue. Il est naturel que les élèves ne se retrouvent parfois pas avec la philosophie et la direction initiales de leur instructeur ou de leur style ; rien ne les empêche d’initier quelque chose qui leur correspond, et cela pourrait même potentiellement révolutionner certains aspects.
Avez-vous observé des changements significatifs dans vos écoles par rapport à la philosophie initiale de la discipline ?
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