Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Je ne pense pas que ce monde apporte l’égalité et nous ne sommes pas par nature (et par contexte) égaux. Les arts martiaux nous le rappellent quotidiennement. Entre celui qui est doué, celui qui est rapide, souple, ou qui a un coup de poing dévastateur/ko punch, nous ne pratiquons clairement pas tous sur les mêmes bases. Certains peuvent s’entraîner quelques années et devenir des combattants extraordinaires, tandis que d’autres passeront des décennies à devenir des pratiquants lambda.
Non, le travail ne rattrape pas tout et ne permet pas de compenser les aptitudes naturelles que possèdent certaines personnes. Dans la facette sportive, il arrive que les personnes trop douées et trop confiantes puissent perdre des combats face à des opposants qui n’ont pas du tout leur niveau. Mais cela reste assez rare, et ce sont d’ailleurs des moments qui marquent l’histoire.
Comme nous ne sommes pas égaux et que se se plaindre autant que l’on veut de cette “injustice”, ne change rien, nous devons trouver des solutions dans nos systèmes de combat. Nous devons nous investir pour arriver non pas au niveau des autres, qui pour beaucoup ne sera pas atteignable, mais par rapport à nous-mêmes.
Faire des efforts que peut-être personne ne remarquera jamais, à part parfois un professeur attentif. Certains d’entre nous sont même plutôt mauvais. Mais une chose est sûre, avec de la répétition et de la constance, même celui qui n’y parvenait pas peut atteindre un niveau convenable et réaliser avec fierté ses objectifs quotidiens.
Bien sûr, ces efforts ne mettront pas sur un pied d’égalité avec ceux qui sont vraiment au-dessus, mais parfois, ils pourront permettre de surprendre voire de remporter des affrontements, même si par la suite nous cumulerons des dizaines d’échecs.
Se centrer sur soi et sur ses propres aptitudes à développer fait disparaître la comparaison avec les autres et toute attente de se retrouver au même niveau qu’autrui. Nous nous centrons sur les compétences qui sont les nôtres et quotidiennement nous nous gratifions d’avoir fait un peu plus.
Martial Reflections of a Hypnofighter #216: Effort vs. Equality
I don’t believe that this world brings equality, and we are not equal by nature (and by context). Martial arts remind us of this every day. Between those who are gifted, those who are fast, flexible, or who have a knockout punch, we clearly do not all practice on the same basis. Some can train for a few years and become extraordinary fighters, while others will spend decades becoming average practitioners.
No, hard work doesn’t make up for everything and doesn’t compensate for the natural abilities that some people possess. In the sporting aspect, it happens that overly talented and overly confident people can lose fights against opponents who are nowhere near their level. But this is quite rare, and these moments make history.
Since we are not equal and complaining about this « injustice » as much as we want doesn’t change anything, we must find solutions within our combat systems. We must invest ourselves to reach not the level of others, which for many will be unattainable, but our own level.
Making efforts that perhaps no one will ever notice, except maybe an attentive teacher. Some of us are even quite bad. But one thing is certain, with repetition and consistency, even those who struggled can reach a reasonable level and proudly achieve their daily goals.
Of course, these efforts will not put us on equal footing with those who are truly superior, but sometimes they can allow us to surprise and even win confrontations, even if afterward, there will be dozens of failures.
Focusing on oneself and on developing one’s own abilities makes comparisons with others disappear and removes any expectation of being on the same level as others. We focus on our own skills and daily reward ourselves for having done a little more.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Quand j’écoute mes consultants au quotidien, je leur fais souvent remarquer qu’il y a un gros problème de mentalisation et de récit intérieur parce qu’ils ne parviennent pas à savoir ce qu’ils mettent derrière les mots. Nous pensons tous que les mots que nous utilisons reflètent ce que nous pensons, pourtant, dans le cadre particulier de l’accompagnement, c’est rarement vrai.
Il y a des mots auxquels nous ne prêtons même plus attention, que nous nous sommes sans cesse répétés, que nous avons certainement croisés dans des cadres divers et que nous avons assimilés à notre façon, sans y donner plus d’attention. C’est quand nous prenons le temps d’aller voir ce que le mot peut cacher que, petit à petit, ce que nous pensions être notre problème depuis des années ne l’est pas.
Comment voulez-vous aller mieux si tout ce que vous faites ne touche pas sa cible, simplement parce que le mot que nous nous sommes persuadés d’être adapté à notre trouble n’est en fait qu’un objet indéfini, une sorte de tiroir ou de boîte dans laquelle nous avons cumulé des expériences et pensées, sans les classer, les étudier et les comprendre.
Revenir sans cesse sur les mots, les manipuler, les sentir, un peu comme le ferait un artisan. Ils deviendront vos mots, votre sens, votre histoire. C’est-à-dire qu’ils vont aussi mûrir, se désagréger parfois. Une fois que le mot retrouve sa place, son sens pour vous, les récits, les perceptions, les self-talk prennent une autre direction.
Si vous ne faites pas d’accompagnement avec un praticien, interrogez-vous régulièrement sur ce que vous mettez comme sens, comme idée sur les mots que vous vous répétez le plus dans votre quotidien.
Il est possible que vous alliez à la rencontre d’un sens que vous n’aviez pas imaginé. Amusez-vous à voir si un autre mot ne serait pas plus juste, plus adapté pour ce que vous ressentez ou percevez. Faire naître le mot juste vous donnera possiblement un nouveau paradigme de pensée et un état qui pourra changer bien des facettes de votre quotidien.
Pank’s Reflections / Snapshot #227: Define Your Words
When I listen to my clients daily, I often point out that there is a significant issue with their mentalization and inner narrative because they themselves do not know what they mean by the words they use. We all think that the words we use reflect what we think, yet, in the specific context of support, this is rarely true.
There are words that we no longer pay attention to, that we have constantly repeated to ourselves, that we have certainly encountered in various contexts, and have assimilated in our own way without giving them much thought. It’s when we take the time to see what the word might hide that gradually what we thought was our problem for years is not.
How can you get better if everything you are doing misses the mark, simply because the word you convinced yourself was suitable for your issue is actually just an undefined object, a sort of drawer or box in which you have accumulated experiences and thoughts without sorting, studying, and understanding them?
Constantly revisit words, manipulate them, feel them, much like a craftsman would. It will be your word, your meaning, your story, meaning it will also mature and sometimes disintegrate. Once the word finds its place, its meaning for you, the narratives, perceptions, and self-talk take a different direction.
If you are not working with a practitioner, regularly question what meaning or idea you attribute to the words you repeat most in your daily life.
You might encounter a meaning you hadn’t imagined. Have fun seeing if another word might be more accurate, more suitable for what you feel or perceive. Discovering the right word could potentially give you a new thought paradigm and a state that can change many facets of your daily life.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Dans ma dernière réflexion, je discutais des grades en Kyokushin et j’ai reçu des retours intéressants, notamment sur les différences entre les pays d’origine comme le Japon et le reste du monde. Cela m’a amené à penser que s’il y a un domaine où l’animosité est rare et l’universalisme prévalent, c’est bien dans les arts martiaux.
Peu importe l’origine, orientale ou occidentale, lors des entraînements, en l’absence de discours et de politique, il n’y a pas de différences ni de tensions. Si des tensions surviennent, les combats les apaisent rapidement.
De plus, lorsque nous portons les tenues typiques des différents styles, comme le gi ou le short de Muay Thai, nous effaçons toutes les différences. Je le vois à travers mes articles et les échanges que j’ai avec des francophones de partout dans le monde — de la France au Québec, de la Côte d’Ivoire au Sénégal, et d’autres pays africains.
La passion qui nous unit, même dans la pratique de styles différents, fait que nous comprenons et acceptons les autres pratiquants grâce à une expérience commune à travers le combat.
Je suis passionné par presque tous les systèmes de combat et j’aime comprendre les différentes techniques et philosophies. De l’Aikido au MMA, de la boxe au Tai Chi, notre approche du combat nous conduit vers une vision qui transcende l’affrontement physique. Étant pratiquant de sports de contact, j’ai une compréhension encore plus profonde des styles d’opposition.
Apprendre une culture à travers la pratique du combat, comme la Savate en France, la lutte au Sénégal, le Wushu en Chine, ou le Kalaripayattu en Inde, nous permet d’appréhender les modes de vie des peuples que nous rencontrons. Le combat reste un dialogue, un échange, et la possibilité de le faire avec un lexique commun, que nous soyons sur un continent ou un autre, est fascinant.
J’ai voyagé dans le monde entier et partout où je suis allé, j’ai trouvé un dojo pour m’accueillir. Souvent, après quelques séances ensemble, nous allions prendre un verre. Les arts martiaux nous unissent, nous ouvrent à nous-mêmes et aux autres, nous rendent plus empathiques face à la souffrance et la difficulté, et peuvent nous transformer en meilleurs êtres humains, faisant partie d’une famille mondiale, celle des arts de combat.
Martial Reflections of a Hypnofighter #215: The Universalism of Martial Arts
In my last reflection, I was discussing ranks in Kyokushin and received interesting feedback, notably on the differences between origin countries like Japan and the rest of the world. This led me to think that if there is one area where animosity is rare and universalism prevails, it is indeed in martial arts.
Regardless of whether the origin is Eastern or Western, during training sessions, in the absence of speeches and politics, there are no differences or tensions. If tensions arise, the fights quickly calm them down.
Moreover, when we wear the typical attire of different styles, such as the gi or Muay Thai shorts, we erase all differences. I see this through my articles and the exchanges I have with French speakers from all over the world — from France to Quebec, from Côte d’Ivoire to Senegal, and other African countries.
The passion that unites us, even in the practice of different styles, means that we understand and accept other practitioners thanks to a common experience through combat.
I am passionate about almost all combat systems and love to understand the different techniques and philosophies. From Aikido to MMA, from boxing to Tai Chi, our approach to combat leads us to a vision that transcends physical confrontation. As a practitioner of contact sports, I have an even deeper understanding of opposition styles.
Learning a culture through the practice of combat, like Savate in France, wrestling in Senegal, Wushu in China, or Kalaripayattu in India, allows us to grasp the ways of life of the peoples we encounter. Combat remains a dialogue, an exchange, and the possibility of doing so with a common lexicon, whether we are on one continent or another, is fascinating.
I have traveled the world and everywhere I went, I found a dojo to welcome me. Often, after a few sessions together, we would go out for a drink. Martial arts unite us, open us to ourselves and to others, make us more empathetic in the face of suffering and difficulty, and can transform us into better human beings, being part of a global family, that of combat arts.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
C’est une chose que les parents aiment dire à leurs enfants pour les protéger du principe de mimétisme social et des risques de comportements problématiques. Quand je parle à mes consultants, beaucoup décrivent une situation systémique particulièrement problématique. Ce qui est étonnant, c’est que cette idée d’éviter les mauvaises personnes a complètement disparu.
En effet, beaucoup d’adultes ont changé leur vision des choses et se sont liés avec des profils différents, sans se rendre compte que ces relations peuvent être incompatibles, voire destructrices. C’est d’ailleurs certainement pour cette raison que des termes comme « pervers narcissique » ou « dark triad » ont pris de plus en plus de place dans les médias.
Ces expressions soulignent le fait qu’il existe des personnes clairement toxiques ou inadaptées à ce que nous sommes. Cela peut inclure un partenaire de vie, des amis ou des collègues de travail. Comme pour beaucoup de choses dans notre quotidien, nous devons prendre des décisions. Et c’est parfois ce qui peut manquer : oser dire stop, ça suffit, ou simplement prendre de la distance avec ceux qui nous apportent plus d’états négatifs que d’états positifs.
Il est toujours possible de ne plus fréquenter ceux avec qui nous avons pourtant pu passer des années, voire des décennies. Sans entrer dans un égoïsme et un « moi je », il est utile par moments de se demander ce que nous apportons aux autres et ce que les autres nous apportent. Si vous ne faites que répéter des automatismes ou répondre à des normes sociales (par exemple, « je ne peux pas les éviter, c’est ma famille »), il y a de fortes chances que vous perdiez de nombreuses années dans des relations qui ne vous conviennent pas.
Certes, cesser une relation peut parfois être compliqué. Beaucoup de consultants sont un peu dépendants des autres, donc décider de rompre des liens risque de piquer. Cependant, les bénéfices sur les mois et les années sont souvent particulièrement bons. Un peu comme ces jeunes qui, à un moment donné, cessent de suivre bêtement ce que fait le groupe pour se découvrir et s’ouvrir à d’autres fréquentations qui leur permettent d’adopter des attitudes qui leur correspondent mieux.
Oser dire non et stop à ceux qui ne vous correspondent plus, et assumer les moments un peu lourds et douloureux, permet de gagner de nouvelles opportunités.
Reflections of Pank / Snapshot #225: Choosing Your Associates
It’s something parents often tell their children to protect them from the principle of social mimicry and the risks of problematic behaviors. When I talk to my clients, many describe a particularly problematic systemic situation. What’s surprising is that this idea of avoiding bad company has completely disappeared.
Indeed, many adults have changed their perspective and have connected with different profiles, without realizing that these relationships can be incompatible, even destructive. This is certainly why terms like « narcissistic pervert » or « dark triad » have increasingly appeared in the media.
These expressions highlight the fact that there are clearly toxic or unsuitable people for who we are. This can include a life partner, friends, or colleagues. As with many things in our daily lives, we must make decisions. And sometimes that’s what’s missing: daring to say stop, that’s enough, or simply distancing ourselves from those who bring us more negative states than positive ones.
It is always possible to stop associating with those we have spent years, even decades, with. Without falling into selfishness and a « me first » attitude, it is sometimes useful to ask ourselves what we bring to others and what others bring to us. If you only repeat automatisms or conform to social norms (e.g., « I can’t avoid them, they’re my family »), there’s a good chance you will waste many years in relationships that don’t suit you.
Certainly, ending a relationship can sometimes be complicated. Many clients are somewhat dependent on others, so deciding to break ties can sting. However, the benefits over the months and years are often particularly good. It’s like those young people who, at some point, stop mindlessly following what the group does to discover themselves and open up to new associations that allow them to adopt attitudes that better suit them.
Dare to say no and stop to those who no longer suit you, and endure the heavy and painful moments to gain new opportunities.
Comme je vous le partageais il y a quelques posts, je trouve que c’est vraiment complexe le principe des grades. Bien sûr, tout est particulièrement relatif à ce niveau. En Kyokushin, comme en Jiujitsu Brésilien et en Luta Livre, ce sont des styles où il est difficile d’obtenir la ceinture noire. Quand je vois que mon pote Antonio Tusseau, cinq fois champion d’Europe de Kyokushin et 4e au Mondial, s’est fait gentiment recalé il y a un an pour son sandan (3e dan) par un sensei japonais qui considère qu’il devait faire encore mieux vu son statut de champion, cela a le don de m’agacer.
Dans le sens où si un pratiquant d’arts martiaux remporte des combats (ce qui est l’un des buts premiers, surtout en Kyokushin), c’est qu’il a un niveau (pas forcément une pureté technique) suffisant. Demander que ce dernier soit un monstre en kata et que son kihon soit parfait pour un simple 3e dan, c’est abusé.
Du coup, je tente de comprendre comment, dans l’ère du Kyokushin de 1953 à 1975, Oyama remettait les grades. En l’occurrence, le 6 décembre 1959, Hirofumi Okada a été le premier ceinture noire du style, soit en environ 2 ans. Dans les premières années de presque tous les budo modernes (comme le shotokan ou le judo), la ceinture noire était remise en 2 à 4 ans de pratique.
J’ai commandé un livre de 1969 de Bob Lowe, un Hawaïen qui a rencontré Oyama en 1952. Il a commencé son entraînement avec Sosai en 1953, a obtenu son shodan en 1953, son 4e dan en 1957 et son 5e dan en 1965. Vous remarquerez qu’il passe du 1e dan au 4e dan en 4 ans.
Nous savons que les passages de grades de cette école sont difficiles, et en ce moment je pense que le temps pour obtenir le shodan est d’environ 4 à 5 ans. À titre de comparaison, Oyama Yasuhiko a obtenu son shodan en 2 ans, Ashihara en 3 ans, et Royama en 4 ans (il avait commencé à 15 ans).
Sosai semble être un génie pour capter les potentiels. D’ailleurs, sur une des vidéos sorties hier de Shiko Oyama, il expliquait lui-même comment le fondateur avait perçu dès la première fois celui qui deviendrait Kancho, Matsui.
Il y a de fortes chances que Sosai remettait des ceintures noires, dans les premières années, par rapport aux niveaux de combat. Comme je vous l’avais dit, il a repris la philosophie de Minamoto : la vérité se retrouve dans le combat. Petit bémol, dans les années 70, Oyama a validé de nombreuses ceintures noires aux USA qui n’avaient appris qu’en stage et par livres. L’examen se passait au travers de l’envoi de vidéos au Honbu dojo (source : Nakamura).
En tout cas, j’imagine qu’avec l’organisation et la volonté de donner une ligne commune, les grades ont été décomposés de façon à avoir des minimums, même si pour certains les étapes n’ont que peu de sens vu leur qualité pugilistique.
Martial Reflections of a Hypnofighter #214: The Notion of Ranks in Kyokushin Karate
As I mentioned in a few posts back, I find the principle of ranks really complex. Of course, everything is particularly relative at this level. In Kyokushin, as in Brazilian Jiu-Jitsu and Luta Livre, these are styles where it is difficult to obtain a black belt. When I see that my friend Antonio Tusseau, five-time European champion of Kyokushin and 4th in the World, was gently rejected a year ago for his sandan (3rd dan) by a Japanese sensei who considered that he needed to do even better given his champion status, it really irritates me.
In the sense that if a martial arts practitioner wins fights (which is one of the primary goals, especially in Kyokushin), it means they have a sufficient level (not necessarily technical purity). Demanding that this person be a monster in kata and have perfect kihon for a mere 3rd dan is excessive.
So, I’m trying to understand how, in the Kyokushin era from 1953 to 1975, Oyama awarded the ranks. For instance, on December 6, 1959, Hirofumi Okada became the first black belt in the style, in about 2 years. In the early years of almost all modern budo (like Shotokan or Judo), the black belt was awarded in 2 to 4 years of practice.
I ordered a 1969 book by Bob Lowe, a Hawaiian who met Oyama in 1952. He started his training with Sosai in 1953, obtained his shodan in 1953, his 4th dan in 1957, and his 5th dan in 1965. You’ll notice that he went from 1st dan to 4th dan in 4 years.
We know that the rank examinations in this school are difficult, and currently, I think the time to obtain shodan is about 4 to 5 years. For comparison, Oyama Yasuhiko obtained his shodan in 2 years, Ashihara in 3 years, and Royama in 4 years (he started at 15 years old).
Sosai seems to be a genius at recognizing potential. In fact, in one of the videos released yesterday by Shiko Oyama, he himself explained how the founder perceived from the first time the one who would become Kancho, Matsui.
There is a good chance that Sosai awarded black belts in the early years based on combat levels. As I told you, he adopted Minamoto’s philosophy: the truth is found in combat. A small caveat, in the 70s, Oyama validated numerous black belts in the USA who had only learned through seminars and books. The examination was conducted through video submissions to the Honbu dojo (source: Nakamura).
In any case, I imagine that with the organization and the desire to provide a common line, the ranks were broken down to have minimums, even if for some, the steps made little sense given their pugilistic quality.