Réflexions martiales d’un Hypnofighter #482 : Encaisser quitte à se blesser

Dans le combat ou dans les actions de self-défense, l’idée générale est d’esquiver, de bloquer et de faire en sorte de ne pas en ressortir dans un état lamentable. Il y a cependant des exceptions, que ce soit en boxe ou en MMA, où certains combattants agressifs perdent des années de vie avec un style qui rentre dans toutes les actions. Cela fait malheureusement la joie des spectateurs qui objectivent les combattants.

Même si l’idée initiale (d’éviter les coups) est juste. Je ne parle même pas du cas des armes où l’encaissement est un pari sur la vie, surtout face à une lame, un bâton, une barre de fer, etc. Je vais néanmoins ajouter un « mais ».

Je me souviens de professeurs philippins dire avec une belle sincérité que si vous n’avez pas de lame et que vous n’avez plus de moyen de fuir, il faudra peut-être accepter de perdre votre main ou votre bras pour « éventuellement » jouer sur une opportunité… qui serait vraiment minime.

Il est contre-intuitif de faire du renforcement aux frappes, et il est impossible de renforcer sa tête. Des écoles comme le Karaté d’Okinawa, le Kyokushin et certains styles chinois ont des méthodes progressives pour être capable de prendre des coups en diminuant la possibilité de blessure et de KO.

Il ne faut pas croire qu’en situation de stress, tous nos automatismes nous amèneront à finir le conflit sans entrer dans le combat. Pour rappel, la self-défense est un « non-combat » ; elle ne cherche pas l’opposition mais la destruction de la structure agressive pour éviter la phase d’affrontement. Et même dans ces quelques secondes, il se peut qu’une droite, un coup de tête, une griffure ou autre vienne perturber nos actions. Si la douleur n’est pas gérée, elle peut nous mettre en situation d’échec.

Le renforcement n’est pas juste musculaire. C’est bien d’avoir des muscles, mais si l’on ne sait pas absorber ou continuer à combattre avec le nez en sang, la mâchoire en vrac ou les côtes douloureuses (entre autres), les muscles ne serviront pas de bouclier utile. Dans ma pratique, je dis à mes élèves : vous allez vous faire couper, peut-être vous faire « exploser ». Il faudra serrer les dents et « espérer » ne pas tomber KO pour aller au clinch puis au sol (en 1 contre 1 sans arme, bien sûr).

Préparer les apprenants à ces douleurs particulières, mentalement et de la façon la plus progressive possible à l’encaissement, est important dans tous les styles qui veulent préparer à la défense personnelle ou à l’opposition. Sans oublier que c’est quand même vraiment mieux d’esquiver.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/

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Martial Reflections of an Hypnofighter #482: Absorbing hits even if it means getting injured

In combat or self-defense actions, the general idea is to dodge, block, and ensure you don’t emerge in a pitiful state. There are exceptions, however, whether in boxing or MMA, where certain aggressive fighters lose years of their lives with a style that engages in every action. This unfortunately delights spectators who objectify the fighters.

Even if the initial idea (of avoiding hits) is correct. I am not even talking about situations involving weapons, where « absorbing » is a gamble with your life, especially when facing a blade, a stick, an iron bar, etc. Nevertheless, I am going to add a « but ».

I remember Filipino teachers saying with beautiful sincerity that if you don’t have a blade and you no longer have a way to flee, you might have to accept losing your hand or your arm to « possibly » play on an opportunity… which would be truly minimal.

It is counter-intuitive to condition oneself for strikes, and it is impossible to strengthen one’s head. Schools like Okinawan Karate, Kyokushin, and certain Chinese styles have progressive methods to be capable of taking hits while decreasing the possibility of injury and KO.

We must not believe that under stress, all our automatisms will lead us to end the conflict without entering into combat. As a reminder, self-defense is « non-combat »; it does not seek opposition but the destruction of the aggressive structure to avoid the confrontation phase. And even in those few seconds, a right hand, a headbutt, a scratch, or something else might disrupt our actions. If the pain is not managed, it can put us in a situation of failure.

Conditioning is not just muscular. It’s good to have muscles, but if you don’t know how to absorb or continue fighting with a bloody nose, a messed-up jaw, or painful ribs (among other things), muscles will not serve as a useful shield. In my practice, I tell my students: you are going to get cut, maybe get « smashed ». You will have to grit your teeth and « hope » not to get knocked out so you can get to the clinch and then to the ground (in 1 vs 1 without weapons, of course).

Preparing learners for these particular pains mentally, and in the most progressive way possible for absorption, is important in all styles that want to prepare for personal defense or opposition. Without forgetting that it is still much better to dodge.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #434 : Ne pas combattre

Je relis un livre du début des années 2000 sur le Ninjutsu. Je sais que c’est un système que beaucoup ne prennent pas au sérieux, et je pense que les années 80 ne lui ont pas fait de bien. J’ai combattu avec des pratiquants de Ninjutsu ; ils ne m’ont pas marqué. Mais, en réalité, le combat n’est justement pas leur objectif, et peut-être devrions-nous en tirer une leçon.

Ils mettent en avant la ruse, le fait de gagner sans combattre. Cette idée peut être perçue comme de la lâcheté par ceux qui, dans les sports de combat, aiment tant parler de « guerriers ». Sauf que nous sommes peut-être juste des soldats de première ligne, prêts à être sacrifiés pour divertir les spectateurs.

En réalité, nous savons que cette même habitude d’être compétitif, agressif, et parfois orgueilleux — même dans la rue ou pour un combat de défense — est contre-productive. Nous sommes d’accord que l’objectif est de pouvoir rentrer chez soi chaque jour sans blessure et sans problème. Du coup, la philosophie du Ninpo serait celle de l’intelligence dans la gestion des conflits, car on les évite.

Certes, nous voulons tous éviter un conflit, mais je vois dans les fondements du Ninpo cette idée de ne pas être visible, de ne pas être une personne qui pourrait être ciblée, et, le cas échéant, de réussir à feinter par une sorte de désinformation. C’est ce qu’en hypnose, on appellerait de la confusion, pour faire perdre le fil et fuir sans encombre.

La pensée Ninpo est sûrement ce qui me semble le plus pertinent aujourd’hui dans de nombreuses circonstances, en plus de la course à pied. C’est contre-intuitif pour certains, car il faut aussi apprendre à rendre réellement invisible ou à tout le moins moins visible notre ego.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,
Pank
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Martial Reflections of an Hypnofighter #434: Do Not Fight

I’m re-reading a book from the early 2000s about Ninjutsu. I know it’s a system that many don’t take seriously, and I think the 80s did it no favors. I’ve sparred with Ninjutsu practitioners; they didn’t particularly impress me. But, in reality, fighting is precisely not their goal, and maybe we should learn something from that.

They emphasize cunning, the act of winning without fighting. This idea might be perceived as cowardice by those of us in combat sports who love to talk about being « warriors. » But perhaps we are just front-line soldiers, ready to be sacrificed to entertain the spectators.

In reality, we know that the very habit of being competitive, aggressive, and sometimes arrogant — even on the street or in a self-defense situation — is counterproductive. We agree that the goal is to be able to go home every day without injury or problems. Therefore, the philosophy of Ninpo would be one of intelligence in conflict management, because you avoid it.

Admittedly, we all want to avoid conflict, but I see in the foundations of Ninpo this idea of not being visible, of not being a person who could be targeted, and, if necessary, succeeding in feinting through a form of disinformation. In hypnosis, this would be called confusion, to make someone lose their train of thought and escape unharmed.

The Ninpo mindset is surely what seems most relevant to me today in many circumstances, in addition to running. It’s counterintuitive for some, because you also have to learn to genuinely make our ego invisible, or at least less visible.

Take what is good and right for you.
Be One,
Pank
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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #433 : Si on n’a pas de Kuatsu, revenons aux bases

Il y a beaucoup d’attaques au couteau, et je pense que certains d’entre vous regardent ces scènes traumatisantes pour comprendre les réactions et les actions des agresseurs qui attaquent à l’arme blanche. On voit aussi malheureusement des attaques sans aucun signe précurseur, comme cela a été le cas pour Iryna Zarustka, mais dans ces cas-là, il n’y a rien à faire.

Comme je vous le dis souvent, j’aime ce qu’un professeur de Kali m’avait partagé : si tu combats face à un couteau, prépare-toi à perdre quelque chose, si ce n’est pas la vie. Mais admettons que, par chance, on s’en soit sorti, ou même qu’on ait pu intervenir (et on se calme avec le syndrome du héros, il faut agir avec prudence en attendant que les forces de l’ordre arrivent), que faisons-nous pour les blessés éventuels ?

On peut aussi imaginer, après « simplement » des coups, savoir ce que nous pouvons faire pour aider les personnes blessées. Les Kuatsu, ces techniques qu’on apprenait en Judo et dans certains styles comme le Hakko-Ryu (d’ailleurs, si vous connaissez encore des écoles qui les enseignent, c’est intéressant), ne correspondent pas vraiment à ce qu’il faudrait faire d’après mes amis pompiers.

Alors, revenons aux bases (et faisons-nous régulièrement des rappels de nos brevets de secourisme) : s’il y a une coupure ou une blessure par perforation, nous devons comprimer la zone pour que l’écoulement du sang diminue. Bien sûr et malheureusement, sur les « slash » au niveau des artères, nous allons lutter face à un débit qui risque de rapidement devenir compliqué à gérer.

Nous avons dans les arts martiaux cette idée d’être des « guerriers » (ce que je ne pense pas du tout, combattant tout au plus), et bien gérer une blessure et du sang quand ce n’est pas notre métier, c’est un vrai combat, avec tout ce que représente cette notion de vie ou de mort.

Nous ne pouvons pas nous contenter de penser que nous allons « nous en sortir » dans des conflits de rue, et faire prendre conscience ou enseigner quelques gestes qui peuvent sauver des vies est important. Comme un geste absurde mais essentiel : après un conflit, vérifier partout s’il n’y a pas de sang, simplement parce qu’on ne sent pas quand on se fait planter… enfin, pas tout de suite…

Avec tout ce qu’on voit, je me demande comment on peut faire pour gérer l’après-agression en attendant que nos amis les secours prennent le relais. Si vous avez des idées ou même des stages, n’hésitez pas.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #433: If you don’t have Kuatsu, let’s go back to the basics

There are many knife attacks, and I think some of you watch these traumatic scenes to understand the reactions and actions of aggressors who attack with bladed weapons. Unfortunately, we also see attacks without any warning, as was the case for Iryna Zarustka, but in those situations, there is nothing that can be done.

As I often share with you, I like what a Kali professor once told me: if you fight against a knife, prepare to lose something, if not your life. But let’s say, by chance, you made it out, or even managed to intervene (and let’s calm down with the hero syndrome; you have to act safely while waiting for law enforcement to arrive), what do we do for potential casualties?

We can also imagine, after « simple » blows, what we can do to help injured people. Kuatsu, those techniques we learned in Judo and in certain styles like Hakko-Ryu (by the way, if you still know of schools that teach them, that’s interesting), don’t really correspond to what should be done, according to my firefighter friends.

So, let’s go back to the basics (and regularly refresh our first-aid certifications): if there is a cut or a stab wound, we must compress the area to reduce blood flow. Of course and unfortunately, with « slashes » to the arteries, we will be fighting against a blood flow that can quickly become complicated to manage.

In martial arts, we have this idea of being « warriors » (which I don’t think at all; at most, we are combatants), and managing a wound and blood when it’s not our profession is a real fight, with all that this notion of life or death represents.

We can’t just think that we will « get out of it » in street conflicts, and raising awareness or teaching a few gestures that can save lives is important. Like a seemingly absurd but essential action: after a conflict, check everywhere for blood, simply because you don’t feel it when you’ve been stabbed… well, not right away…

With everything we see, I wonder how we can manage the aftermath of an attack while waiting for our friends in the emergency services to take over. If you have ideas or even courses, don’t hesitate.

Take what is good and right for you.

Be One,

Réflexions de Pank / Instantané #411 : Le manque de réalisme écologique

Ce texte, issu des réflexions de Pank, critique la vision occidentale de l'écologie, la qualifiant d'ethnocentrique et de privilégiée. L'auteur soutient que l'inquiétude climatique est centrée sur l'humain et sa "grandeur civilisationnelle", ignorant la résilience d'autres espèces. Il dénonce un "colonialisme de la bien-pensance" où les pays développés imposent des restrictions écologiques à des populations en difficulté, tout en pratiquant des actions hypocrites comme l'exportation de déchets. Le texte souligne le fossé entre les préoccupations écologiques d'une minorité et les besoins de survie de la majorité mondiale, remettant en question l'efficacité des approches actuelles.

Hier, avec la team HnO, nous parlions écologie, un sujet pour lequel je ne porte aucun intérêt, très égoïstement, et surtout parce que c’est un discours et des actions complètement ethnocentrés et issus des privilégiés que nous, Occidentaux, sommes.

Qu’il y ait un réchauffement climatique, oui, mais nous ne sommes pas inquiets pour la planète, mais pour nous : les humains et notre « grandeur civilisationnelle ».

Dur de se dire que notre espèce va s’éteindre sans l’aide de météorites ou de pluie d’acide, mais grâce à notre « intelligence supérieure », alors que des poissons et certains animaux sont, eux, des descendants directs d’époques où l’humain n’existait pas.

Comme quoi, ce n’est pas seulement la taille du cerveau qui permet de survivre et de s’adapter.

Dans les discours qui viennent de notre cercle de pensées dominantes (mais en voie d’extinction), nord-américain et européen, nous continuons une sorte de colonialisme de la bien-pensance.

Cesser les voitures polluantes, d’exploiter la terre ou les climatiseurs, dans des pays ou des villes où il fait déjà 45 degrés, où les gens vivent et galèrent avec 2 euros par jour, et cherchent à obtenir ce que les dominants leur refusent parce qu’eux l’ont eu mais ne sont pas convaincus… Parce que ça change le climat.

Pour se donner bonne conscience, on organise des conventions et des lois, du tri qu’on envoie néanmoins en Indonésie…

Super, 1,5 milliard d’humains maximum avec la pensée écologique pour 6,5 milliards qui survivent et cherchent à avoir une vie meilleure… On s’étonne que nos actions ne fonctionnent pas… C’est comme si ta ville était 100 % écolo, croire que si ton pays est sous canicule, tu ne la vivras pas… Encore une marque de la vision des tout-puissants et des « moi-je »…

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank
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Pank’s Reflections / Snapshot #411: The Lack of Ecological Realism

Yesterday, with the HnO team, we were talking about ecology, a subject I have no interest in, very selfishly, and especially because it’s a discourse and actions that are completely ethnocentric and come from the privileged people that we, Westerners, are.

That there is global warming, yes, but we are not worried about the planet, but about ourselves: humans and our « civilizational grandeur. »

It’s hard to think that our species will go extinct without the help of meteorites or acid rain, but thanks to our « superior intelligence, » while some fish and animals are direct descendants of times when humans didn’t exist.

Which goes to show that it’s not just brain size that allows one to survive and adapt.

In the discourses coming from our dominant (but endangered) North American and European thought circles, we continue a kind of colonialism of well-thinking.

Stopping polluting cars, exploiting the land, or air conditioners, in countries or cities where it’s already 45 degrees, where people live and struggle with 2 euros a day, and seek to obtain what the dominant ones deny them because they had it but aren’t convinced… Because it changes the climate.

To ease our conscience, we organize conventions and laws, sorting that we nevertheless send to Indonesia…

Great, a maximum of 1.5 billion humans with ecological thinking for 6.5 billion who are surviving and seeking a better life… We’re surprised that our actions don’t work… It’s like if your city was 100% eco-friendly, believing that if your country is under a heatwave, you won’t experience it… Another sign of the vision of the all-powerful and the « me-me »…

Take what is right and good for you.

Be One

Pank
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Réflexions de Pank / Instantané #397 : L’humain est un prédateur

Une réflexion sur la nature prédatrice de l'être humain, souvent masquée par la culture et la socialisation, mais qui peut resurgir dans des situations de stress ou de besoin. L'article explore cette dualité et la difficulté d'étouffer cette violence inhérente.

Nous avons parfois du mal à admettre que la culture ne supplante pas nos natures. Si nous savons que nous sommes grégaires et donc que nous nous organisons en groupe pour continuer à survivre, nous restons néanmoins des prédateurs. Nous pouvons toujours rire des félins que sont les chats en les comparant à leurs cousins les lions ou tigres.

Pourtant, si vous connaissez un peu le comportement des chats des rues, vous verrez qu’un chat peut être méchamment dangereux, même pour nous, les prédateurs ultimes, et qu’on peut facilement se faire griffer, voire perdre un œil, avec ses petites boules de poils qui ronronnent quand ils semblent satisfaits et en sécurité.

Nous oublions donc que nous ne sommes ni bien ni mal, nous sommes remplis de pulsions et d’incohérences qu’une société, que des systèmes comme la famille ou autre, cherche à éduquer. Nous voyons que si nous ne mettons pas en place une sorte de forçage à la Singapourienne, nous nous retrouvons avec une incapacité à rester civiques, à penser en groupe, tant que nous ne sommes pas en danger ou dans le besoin (et encore, malheureusement, les mouvements de foule quand il y a des aides prouvent que nous ne restons que des êtres individuels qui pensent simplement à survivre).

Quand on voit ce que les jeunes, donc ceux qui ont moins eu de temps au conditionnement social, à minima de l’école si les systèmes familiaux ne l’ont pas proposé, nous voyons à quel point la peur et la prise de pouvoir dans la masse, ou le groupe, ramènent à cette volonté de prédation.

J’entends que beaucoup aimeraient étouffer cette violence inhérente à l’humain, pour ma part, comme avec les chats, je pense qu’il faut tenter de sécuriser et apporter ce qu’il faut à l’humain tout en sachant que certains resteront insensibles à cela et que beaucoup peuvent laisser leurs natures prédatrices reprendre le pouvoir, n’importe quand…

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Reflections from Pank / Snapshot #397: Humans are Predators

We sometimes struggle to admit that culture doesn’t supplant our natures. While we know we are gregarious and therefore organize ourselves in groups to continue to survive, we nevertheless remain predators. We can always laugh at felines like cats, comparing them to their cousins, lions or tigers.

Yet, if you know a little about the behavior of street cats, you will see that a cat can be viciously dangerous, even for us, the ultimate predators, and that one can easily get scratched, even lose an eye, with these little balls of fur that purr when they seem satisfied and safe.

We therefore forget that we are neither good nor bad, we are filled with impulses and inconsistencies that a society, that systems like the family or other, seeks to educate. We see that if we do not put in place a kind of Singaporean-style enforcement, we end up with an inability to remain civic, to think as a group, as long as we are not in danger or in need (and even then, unfortunately, the crowd movements when there is aid prove that we remain only individual beings who simply think about surviving).

When we see what young people, therefore those who have had less time for social conditioning, at least from school if family systems have not offered it, we see how much fear and the taking of power in the mass, or the group, brings back to this will to predation.

I hear that many would like to stifle this violence inherent in humans, for my part, as with cats, I think we must try to secure and provide what is needed to humans while knowing that some will remain insensitive to this and that many can let their predatory natures regain power, anytime…

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #337 : S’autoriser la satisfaction

Cet article explore la notion de satisfaction, souvent perçue à tort comme synonyme de passivité.  Il encourage à reconnaître et apprécier les satisfactions du quotidien, petites et grandes, comme moteur d'action et d'épanouissement personnel, sans tomber dans le piège de la perfection inatteignable.

J’aurais pu dire s’autoriser à être heureux, mais cette notion est trop complexe pour beaucoup. D’ailleurs, la littérature aime à dire que nous remarquons que nous étions heureux quand nous ne le sommes plus. Par contre, la satisfaction peut être perceptible dans de nombreuses choses du quotidien.

Je lui préfère le contentement, mais s’autoriser à être satisfait ne signifie pas devenir passif, ni perdre ce que nous avons construit. C’est pourtant souvent le retour que j’ai de personnes ayant vécu en mode survie.

« Si je commence à prendre satisfaction de quelque chose, je risque de ne plus rien faire et le danger que j’évite depuis si longtemps risque de me rattraper. » C’est malheureusement social et culturel, et sortir de cette façon de voir peut être difficile.

Il est utile de se recadrer et de montrer que la satisfaction entraîne l’effort vers une autre satisfaction. Tout comme le contentement, cela reste une action, un effort. Nous devons bouger vers ces parcelles de satisfaction et adopter un état d’esprit qui nous permette de voir que ce que nous sommes, faisons ou avons est satisfaisant.

Sans entrer dans les démons de la projection d’une perfection inatteignable. Maintenir ce fantasme laisse croire que nous ne pourrons jamais nous satisfaire, alors qu’en réalité, et paradoxalement, cela nous fige…

Reconnaissez-vous votre satisfaction pour des petites et grandes choses ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Allowing Yourself Satisfaction

I could have said allowing oneself to be happy, but this notion is too complex for many.  Besides, literature often tells us that we only realize we were happy when we no longer are. Satisfaction, on the other hand, can be perceived in many everyday things.

I prefer contentment, but allowing oneself to be satisfied does not mean becoming passive, nor losing what we have built. Yet this is often the feedback I get from people who have lived in survival mode.

« If I start to take satisfaction in something, I risk not doing anything anymore and the danger I have been avoiding for so long may catch up with me. » This is unfortunately social and cultural, and it can be difficult to get out of this way of seeing things.

It is useful to reframe and show that satisfaction leads to the effort towards further satisfaction. Just like contentment, it remains an action, an effort. We must move towards these parcels of satisfaction and adopt a mindset that allows us to see that what we are, do or have is satisfying.

Without entering into the demons of projecting unattainable perfection. Maintaining this fantasy suggests that we can never be satisfied, while in reality, and paradoxically, it freezes us…

Do you recognize your satisfaction in small and big things?

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #263 : Frapper un homme au sol

Frapper un adversaire au sol est souvent critiqué comme une attitude de voyou. Cet article explore cette notion dans les contextes sportifs et de survie, en s'appuyant sur l'histoire des systèmes de combat et l'expérience des Gracie.

J’ai reçu récemment un commentaire qui soulignait que frapper un homme au sol est un comportement de voyou. Si je peux comprendre ce point de vue, car c’est une opinion récurrente depuis que j’ai vu l’UFC 1, il existe une idée un peu chevaleresque selon laquelle il ne faut pas continuer à frapper lorsque l’adversaire est au sol.

Les Gracie ont justement révolutionné le monde du combat en prouvant que, même au sol après des frappes ou une projection, il est possible de rester dangereux, voire de remporter le combat. Revenons un instant sur la notion « honteuse » de frapper un homme au sol. Dans un contexte sportif, en fonction des règles communes, comme dans la boxe, je comprends cette objection.

Cependant, si nous revenons à l’essence des systèmes de combat orientés survie, que ce soit sur un champ de bataille ou dans la rue, la situation est différente. Dans les ouvrages que j’ai lus sur les combats en armure en Europe, il est souvent mentionné qu’une stratégie consistait à faire tomber l’adversaire pour ensuite lui fracasser la tête, car il est compliqué de se relever. Dans la rue, si l’agresseur n’est pas mis KO, le laisser se relever représente un risque de se faire réattaquer. Il peut même avoir le temps de sortir ou de trouver une arme, mettant ainsi notre vie en danger.

Le combat de rue évite souvent le sol parce qu’il est dangereux, mais il arrive fréquemment qu’un affrontement y mène par déséquilibre, et il est alors crucial de savoir s’en sortir. Si frapper au sol est l’apanage des voyous, il faut que les gens de bien puissent eux aussi se défendre dans ces situations.

Revenons au monde sportif. Il est vrai que les coups de coude pleins tête, qui coupent et abîment surtout le cerveau, ne sont pas une bonne chose. Cela fait du spectacle, mais c’est problématique pour les athlètes. On pourrait répondre que c’est leur métier, mais jusqu’où peut-on accepter ces frappes, que ce soit debout ou au sol, surtout en amateur ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #263: Striking a Man on the Ground

I recently received a comment pointing out that hitting a man on the ground is a thug’s behavior. While I can understand this point of view—it’s a recurring opinion since I watched UFC 1—there’s a somewhat chivalrous idea of not continuing when the opponent is down.

The Gracies revolutionized the world of combat by showing that even on the ground, after being hit or thrown, it’s possible to remain dangerous and even win the fight. Let’s revisit the « shameful » notion of hitting a man on the ground. In a sporting context, depending on the common rules, such as in boxing, I get it.

However, if we return to the essence of survival-oriented combat systems, whether on a battlefield or in the streets, the situation changes. In the books I’ve read on armored combat in Europe, it was noted that one strategy was to knock the opponent down and smash his head, as it’s difficult to get up. On the street, if the attacker isn’t knocked out, letting him get up is a risk of being re-attacked. He might even have time to pull out or find a weapon, putting our lives in serious danger.

Street fights often avoid the ground because it’s dangerous, but frequent encounters lead to the ground due to imbalance, and one must know how to escape. If hitting on the ground is a thug’s thing, good people need to know how to defend themselves in these situations too.

Back to the sporting world, it’s true that elbow strikes to the head, which cut and especially damage the brain, are not a good thing. It makes for a spectacle, but it’s problematic for the athletes. You could say it’s their job, but how far can we accept these strikes, whether standing or on the ground, especially in amateur competitions?

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #255 : La mort dans le combat

Découvrez les réflexions d'un hypnofighter sur l'acceptation de la mort comme composante potentielle du combat en self-defense. Apprenez comment faire face à cette réalité dans une société moderne et pacifiée.

Nous nous entraînons pour le bien-être et, éventuellement, pour la self-defense. Nous pouvons nous exprimer dans les combats à l’académie comme en compétition. La majeure partie du temps, nous nous amusons. Il arrive parfois que nous ayons de petites blessures, mais globalement, nous sommes assez tranquilles dans notre état d’esprit.

Pour ceux qui sont plus orientés vers la self-defense, il y a un élément qui doit être admis plus que pour les sportifs (même si cela arrive) : c’est la mort. Nous ne vivons plus dans une époque où il y a une noblesse à se prendre une balle ou un coup de couteau, car nous n’avons plus de logique chevaleresque. Et pour les plus samouraïs d’entre nous, nous ne suivons pas le bushido.

Admettre que la défense personnelle lors d’une agression peut entraîner la mort est un élément à prendre en compte, mais qui est souvent occulté. Quand on suit des cours ou que l’on regarde des tutoriels, il y a toujours des techniques spectaculaires, avec ou sans armes, seul ou contre plusieurs personnes, mais on considère qu’une agression, voire une rixe, ne devrait se finir qu’avec quelques ecchymoses et éventuellement des fractures, mais de façon générale, vivant.

Cependant, nous le savons trop bien : quand il s’agit d’agressions au couteau, le succès de nos techniques est très faible, et donc la probabilité de ne pas s’en sortir est élevée. La mort est un élément qui intervient dans la gestion du stress, mais pas celui de tous les jours, celui qui est primitif : vivre ou mourir.

Qu’on le veuille ou non, dans une société pacifiée, et si en plus ce n’est pas notre métier, devoir gérer des personnes sous emprise ou atteintes de pathologies psychologiques qui agressent sans la moindre empathie risque effectivement de se terminer à la morgue. Alors, comment les professeurs enseignent-ils cette possibilité ?

Nous ne sommes pas dans les stéréotypes d’agression avec une émotion de colère mal gérée ou une extorsion de téléphone. Nous sommes dans une dynamique où une personne, pour un rapport de toute-puissance, peut attenter à votre vie de pratiquant lambda qui voulait souvent juste se rassurer. La perspective de la mort dans une simple agression est absurde, et pourtant statistiquement possible. Comment appréhender la mort dans un affrontement en tant que pratiquant ?

Pratiquant #mort #agression #réponse #préparation

Prenez uniquement ce qui est bon et juste pour vous.
Be one,
Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #255: Death in Combat

We train for well-being and, eventually, for self-defense. We can express ourselves in fights at the academy as well as in competition. Most of the time, we have fun. Sometimes we get minor injuries, but overall, we maintain a fairly calm mindset.

For those more focused on self-defense, there is one element that must be acknowledged more than by athletes (even if it does happen): death. We no longer live in an era where there is a nobility in taking a bullet or a knife wound, as there is no longer a chivalric code. And for those of you who feel like samurais, we no longer follow the bushido.

Acknowledging that personal defense during an assault may result in death is an element to consider, but it is often overlooked. When we attend classes or watch tutorials, there are always spectacular techniques, with or without weapons, alone or against multiple attackers. Yet, we tend to think that an assault or even a brawl should only end with a few bruises or possibly some fractures, but generally with everyone still alive.

However, we know all too well that in knife assaults, the success rate of our techniques is very low, and therefore the probability of not surviving is high. Death becomes a factor in managing stress, but not ordinary stress, rather the primal kind: to live or die.

Whether we like it or not, in a pacified society, and especially if it’s not our job, dealing with people under the influence or with psychological disorders who attack without empathy can indeed end in the morgue. So, how do teachers teach this possibility?

We are not dealing with stereotypical aggression involving poorly managed anger or phone extortion. We are dealing with a dynamic where a person, driven by a sense of omnipotence, may threaten your life as an ordinary practitioner who often just wants to feel reassured. The prospect of death in a simple assault is absurd, yet statistically possible. How do we face the possibility of death in a confrontation as a practitioner?

Practitioner #death #assault #response #preparation

Take only what is good and right for you.
Be one,
Pank

https://www.passioncombat.net/