Réflexions de Pank / Instantané #512 : Quand le sport dérape

En ce moment, dans le monde du Jiu-Jitsu Brésilien aux USA, et vous le constaterez certainement dans d’autres pays, il y a un scandale de type #metoo. Une légende du BJJ, André Galvão, est accusé de multiples faits concernant de jeunes femmes de son académie. Il y a quelques années, nous avions Lloyd Irvin ou Dela Riva qui étaient impliqués dans le même type d’histoire, sans oublier les instructeurs de chez Cyborg qui se sont enfuis au Brésil pour éviter les conséquences de leurs actes.

On pourrait se dire que l’esprit brésilien, qui sexualise facilement les relations, ajouté au dopage à forte testostérone, peut facilement entraîner des comportements problématiques voire mener à des agressions. Seulement, nous ne devons pas juste regarder aux USA, car en France, au sein de la Fédération de Judo, il y a eu de nombreuses histoires de professeurs qui ont fait la même chose.

Mais il n’y a pas que dans les arts martiaux ; la gymnastique ou la natation ont aussi ce même type de problème. Les entraîneurs ou coachs, qui sont souvent vus comme des figures d’autorité, avec lesquels les jeunes partagent leurs rêves mais aussi leurs douleurs, peuvent facilement ne plus faire la distinction entre la posture et la personne derrière.

De l’autre côté, le fait d’être une figure d’autorité, reconnue et respectée, donne une sorte de pouvoir et peut déclencher des comportements de prédateurs et de toute-puissance. Le sport d’élite est encore plus touché parce que les liens entraîneurs-athlètes sont uniques, pouvant brouiller les cadres et les récits des situations.

Ce que nous rappelle le cas ATOS (l’académie de Galvão) aux USA doit aussi nous redonner une dose de prudence et de surveillance sur ce qui se passe dans le monde du sport.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

Pank’s Reflections / Snapshot #512: When Sports Go Astray

Currently, in the world of Brazilian Jiu-Jitsu in the USA, and you will certainly see it in other countries, there is a #metoo type scandal. A BJJ legend, André Galvão, is accused of multiple offenses concerning young women from his academy. A few years ago, we had Lloyd Irvin or Dela Riva involved in the same type of story, not to mention the instructors from Cyborg who fled to Brazil to avoid the consequences of their actions.

One might think that the Brazilian mindset, which easily sexualizes relationships, combined with high-testosterone doping, can easily lead to problematic behaviors and even aggression. However, we should not just look at the USA, because in France, within the Judo Federation, there have been numerous stories of teachers who have done the same thing.

But it’s not just in martial arts; gymnastics or swimming also have this same type of problem. Coaches, who are often seen as authority figures, with whom young people share their dreams but also their pains, can easily lose the distinction between the role and the person behind it.

On the other hand, being a recognized and respected authority figure grants a kind of power and can trigger predatory and omnipotent behaviors. Elite sports are even more affected because the coach-athlete bonds are unique, which can blur the boundaries and narratives of situations.

What the ATOS case (Galvão’s academy) in the USA reminds us should also bring back a dose of caution and vigilance regarding what is happening in the world of sports.

Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

Réflexions de Pank / Instantané #246 : La sécurité peut faire accepter le manque de liberté

Comme vous le savez et comme je vous le partageais ce matin dans la capsule, nous avons tendance à mettre la sécurité au centre de nos vies. Si Maslow place en premier nos besoins physiologiques, la strate suivante est le besoin de sécurité.

Comme nous l’avons observé pendant les élections, ce sujet est récurrent depuis, je pense, le début de nos vies en société. Nous avons besoin de nous sentir en sécurité vis-à-vis de la nature et des phénomènes incontrôlables, mais également vis-à-vis des autres.

Les hommes peuvent être des loups pour les hommes, notre instinct de domination et de prise de pouvoir entraîne des comportements qui amènent à des violences diverses, morales ou physiques. Nous sommes parfois dans l’incapacité de nous protéger des autres, d’un monde ou d’un système.

Les politiques savent jouer avec la suggestion et l’imagination pour faire d’un cas une généralité, faire d’événements le quotidien de tous les instants des citoyens, ce qui construit des comportements inadaptés avec des discours ou des actions de sécurisation dans des lieux où il n’y en a pas besoin.

Avec les JO 2024, nous nous retrouvons dans une ville, Paris, qui est remplie d’agents des forces de l’ordre. Je pense que depuis la Seconde Guerre mondiale, nous n’avons pas déployé autant de policiers/militaires dans la capitale. La conséquence extrêmement positive est que les citoyens et les visiteurs se sentent sereins et en sécurité.

Quand on a l’habitude d’entendre “la police n’est jamais là quand on a besoin d’eux”, en cette période olympique cela n’est pas le cas et ils ne cessent de surveiller ou d’intervenir. Comme il y a un risque de sanction, il y a moins de problèmes, d’incivilités ou d’agressions. On pourrait se dire, comme beaucoup le pensent, qu’il suffit de déployer les forces de sécurité partout et nous serons en paix.

Sauf que, pour aller dans de nombreux espaces, il y a des points de vérification, il faut avoir des documents administratifs et, si tel n’est pas le cas, il est impossible de se rendre là où nous devons aller. Il y a donc une limite des libertés de déplacement, et même des comportements peuvent être sanctionnés. Cette acceptation d’être traqué, vérifié et orienté est une version très légère et acceptable de ce que certains pays plus totalitaires mettent en place, et cela peut amener à la diminution de sa liberté de pensée, de réaction ou de manifestation en sécurité. Paradoxe donc de la sécurité qui peut à tout moment devenir insécurisante.

Merci aux forces de l’ordre et attention à ceux qui leur donnent leurs directives, un débordement sécuritaire pour le “bien de tous” arrive facilement, les JO en sont la preuve avec notre docile acceptation.

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Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Reflections of Pank / Snapshot #246: Security Can Make Us Accept a Lack of Freedom

As you know, and as I shared with you this morning in the capsule, we tend to put security at the center of our lives. If Maslow places our physiological needs first, the next layer is the need for security.

As we observed during the elections, this topic has been recurring since, I think, the beginning of our lives in society. We need to feel safe from nature and uncontrollable phenomena, but also from each other.

Humans can be wolves to other humans; our instinct for domination and the pursuit of power lead to behaviors that result in various forms of violence, both moral and physical. Sometimes we are unable to protect ourselves from others, from a world or a system.

Politicians know how to play with suggestion and imagination to make a single case seem like a general issue, turning events into the everyday reality of citizens. This builds maladaptive behaviors with speeches or security measures in places where they are not needed.

With the 2024 Olympics, we find ourselves in a city, Paris, filled with law enforcement agents. I think that since World War II, we have not deployed so many police/military in the capital. The extremely positive consequence is that citizens and visitors feel calm and secure.

When we are used to hearing « the police are never there when you need them, » this Olympic period proves the opposite, as they constantly monitor and intervene. Since there is a risk of sanctions, there are fewer problems, incivilities, or assaults. One might think, as many do, that simply deploying security forces everywhere would bring peace.

However, to enter many spaces, there are checkpoints, administrative documents are required, and without them, it is impossible to go where we need to. There is thus a limit to freedom of movement, and even behaviors can be sanctioned. This acceptance of being tracked, checked, and directed is a very light and acceptable version of what some more totalitarian countries implement, which can lead to a reduction in freedom of thought, reaction, or protest safely. A paradox of security that can at any moment become insecurity.

Thanks to the law enforcement forces, but beware of those who give them directives, a security overflow for the « good of all » can easily happen; the Olympics are proof with our docile acceptance.

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Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

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