Réflexions martiales d’un Hypnofighter #487 : Quand les critères sont impossibles

Nous savons que nous avons tendance à être durs avec nous-mêmes. La plupart des pratiquants d’arts martiaux ont une exigence forte, notamment vis-à-vis des grades.

En BJJ (Brazilian Jiu-Jitsu) et en Luta Livre, la ceinture noire peut encore être une sorte de trésor à la valeur inestimable. Les critères étant propres aux académies et aux professeurs.

Beaucoup de pratiquants de la première et deuxième génération en France ont fantasmé sur le niveau de la ceinture noire lorsque nous étions ceintures blanches ou bleues. Nous avions l’impression qu’ils étaient terriblement forts et qu’ils étaient des puits sans fond de connaissances.

Heureusement, les faits nous ont montré que ce n’était pas le cas. Ne serait-ce qu’au « Temple des Arts Martiaux » : après Orla, professeur très technique, nous avons eu Charlao qui, lui, était plus un « tank » basique à la recherche d’efficacité pure.

Pourtant, tous deux étaient ceintures noires Alliance, de chez Alexandre Paiva. Cette rencontre a été rafraîchissante, et surtout recadrante. Une ceinture noire n’est pas forcément celui qui est à jour sur toutes les dernières modes, surtout en BJJ avec ses saisonnalités techniques. C’est plutôt un pratiquant qui applique les fondamentaux et les bases de son système pour être plus efficace en combat, et qui possède le recul nécessaire pour comprendre et décomposer ce qui constitue les rouages d’une technique inconnue.

L’expérience, la compréhension corporelle, l’analyse cognitive, le tout dans une certaine efficacité de combat, donnent une formule certes moins idéalisée que celle d’être une encyclopédie vivante. Mais cette formule rejoint la réalité des ceintures noires « standard » que je croise depuis plusieurs décennies dans les dojos ou en compétition.

Et c’est peut-être inconsciemment cette « réalité » plus basique qui peut donner ce goût de ne pas « mériter » le grade ou de ne pas être « au niveau », quand on nous le remet la première fois.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #487: When Criteria Are Impossible

We know we tend to be hard on ourselves. Most martial arts practitioners hold themselves to high standards, especially regarding ranks.

In BJJ (Brazilian Jiu-Jitsu) and Luta Livre, the black belt can still be seen as a kind of treasure with inestimable value. The criteria being specific to academies and professors.

Many of us from the first and second generation in France fantasized about the black belt level when we were white or blue belts. We had the impression that they were terribly strong and were bottomless pits of knowledge.

Fortunately, facts showed us this wasn’t necessarily the case. Just looking at the « Temple des Arts Martiaux »: after Orla, a very technical professor, we had Charlao, who was more of a basic « tank » looking for pure efficiency.

Yet, both were Alliance black belts under Alexandre Paiva. This encounter was refreshing, and above all, grounding. A black belt isn’t necessarily someone up to date with every trend, especially in BJJ with its technical seasonalities. Rather, it is a practitioner who applies the fundamentals and bases of their system to be more efficient in combat, and who possesses the necessary perspective to understand and break down the mechanics of an unknown technique.

Experience, bodily comprehension, cognitive analysis, all combined with a certain combat efficiency, provide a formula certainly less idealized than being a living encyclopedia. But this formula aligns with the reality of the « standard » black belts I have crossed paths with for several decades in dojos or competitions.

And perhaps it is unconsciously this more basic « reality » that can give this taste of not « deserving » the rank or not being « at the level, » when it is awarded to us for the first time.

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Réflexions de Pank / Instantané #491 : Simplifier nos pensées

Nous sommes des êtres complexes, et il est très facile de créer des scénarios anxiogènes ou sources de mal-être. Les fameux « et si… » peuvent paradoxalement, dans des moments de stress et de danger, nous permettre une forme d’anticipation.

Nous nous référons souvent à des perceptions subjectives de ce qui se passe, plutôt qu’à des faits. Et attention, les faits ne représentent pas encore la justesse de la réalité, qui semble elle particulièrement difficile à appréhender.

Nous donner une orientation quant à ce que nous allons prendre en compte dans une situation, qu’elle soit interne ou un événement extérieur, peut permettre un recadrage de notre psyché et de nos dialogues incessants. Cela peut simplifier ce qui est construit en nous-mêmes.

Vous pouvez jouer un jeu avec vous-même : celui de faire une synthèse en 2 ou 3 points de ce qui s’écrit dans vos scénarios. Pour reprendre le stress, voire l’angoisse des « et si », demandez-vous : « en 2 ou 3 points, que se passe-t-il vraiment ? ». Vous allez ensuite chercher le point qui est véritablement le problème pour vous.

Il nous arrive de nous laisser embarquer dans des pensées et émotions complexes qui ne nous permettent pas de déterminer et de « gérer » la source de ce récit. Je peux avoir un mauvais pressentiment concernant mes vacances ou avoir peur que le voyage ne se passe pas bien, simplement parce que nous avons peur de ne pas nous réveiller à l’heure.

Une fois que nous avons déterminé le point, même s’il restera sensible, nous savons que nous pouvons mettre en place des stratégies simples et concrètes pour limiter les erreurs ou les inconnues sur ces points qui, autrement, continueraient à nous gâcher la vie en arrière-plan et sans être identifiés.

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Simplifying Our Thoughts

We are complex beings, and it’s very easy to create scenarios that cause us anxiety or discomfort. The famous « what ifs… » can paradoxically, in moments of stress and danger, allow us a form of anticipation.

We often refer to subjective perceptions of what is happening, rather than to facts. And be careful, facts do not yet represent the accuracy of reality, which itself seems particularly difficult to grasp.

Giving ourselves a direction as to what we will take into account in a situation, whether internal or an external event, can allow for a reframing of our psyche and our incessant internal dialogues. This can simplify what is built within us.

You can play a game with yourself: summarize in 2 or 3 points what is written in your scenarios. To regain control over the stress, even the anxiety, of the « what ifs, » ask yourself: « in 2 or 3 points, what is really happening? » You will then look for the point that is truly the problem for you.

Sometimes we let ourselves get carried away by complex thoughts and emotions that prevent us from determining and « managing » the source of this narrative. I might have a bad feeling about my vacation or be afraid that the trip won’t go well, simply because we are afraid of not waking up on time.

Once we have identified the point, even if it remains sensitive, we know that we can implement simple and concrete strategies to limit errors or unknowns regarding these points which, otherwise, would continue to spoil our lives in the background and without being identified.

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #427 : Les démonstrations

Je ne suis pas bon pour faire des démonstrations d’arts martiaux, et j’ai la chance de ne pas avoir à en faire, comme beaucoup de professeurs, en ce début de saison lors des portes ouvertes ou des forums des associations.

La démonstration est clairement un élément qui fait partie du patrimoine des arts martiaux, du moins depuis une bonne partie du XXe siècle, et d’autant plus maintenant où montrer et démontrer son art et son sport en dehors de la compétition est ce qui va permettre d’attirer du monde.

Et c’est là qu’il y a parfois un côté marketing qui ne correspond pas tout à fait à ce qui sera proposé pendant l’année à l’académie. On voit bien que quand on voit tout le monde voler en Aïkido, ce n’est pas nous, en tant que néophytes, qui parviendrons à mettre en place ces tai sabaki et autres belles actions, d’autant plus que nous n’aurons pas de hakama…

Pareil pour la self-défense : ce que l’on voit dans une dynamique de démonstration est absolument incroyable contre un ou plusieurs opposants, parfois même armés de pistolets.

Même le karaté, dont les démonstrations sont peut-être celles qui ressemblent le plus aux cours avec des kihons et des katas, trouve le moyen de faire de la casse. Or, de façon générale, et pour avoir été longtemps dans des dojos de Karaté, le tameshiwari est une rareté, pour ne pas dire un moment exceptionnel.

Il faut vendre sa discipline, attirer le chaland et, pour ce faire, il faut sortir les tambours et les trompettes. Tout comme la nouvelle génération va regarder un TikTokeur d’arts martiaux et vouloir devenir un pratiquant, ou comme des générations plus anciennes se référaient aux films pour se dire qu’ils entreraient un jour sur une voie qui, peut-être, les absorberait pour la vie…

Un petit excès et une survente qui peuvent néanmoins changer des trajectoires…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #427: The Demonstrations

I’m not good at doing martial arts demonstrations, and I’m lucky not to have to, unlike many instructors, at the start of the season during open days or association forums.

The demonstration is clearly an element that is part of the heritage of martial arts, at least since a good part of the 20th century, and even more so now where showing and demonstrating one’s art and sport outside of competition is what will attract people.

And that’s where there’s sometimes a marketing side that doesn’t quite match what will be offered during the year at the academy. We see that when we see everyone flying in Aikido, it’s not us, as newcomers, who will manage to perform these tai sabaki and other beautiful actions, especially since we won’t even have a hakama…

The same goes for self-defense: what you see in a demonstration is absolutely incredible against one or more opponents, sometimes even armed with pistols.

Even karate, whose demonstrations are perhaps those that most resemble classes with kihons and katas, finds a way to include breaking. However, generally speaking, and having spent a long time in Karate dojos, tameshiwari is a rarity, not to say an exceptional moment.

You have to sell your discipline, attract customers, and to do so, you have to bring out the drums and trumpets. Just as the new generation will watch a martial arts TikToker and want to become a practitioner, or as older generations referred to movies to tell themselves that they would one day enter a path that might absorb them for life…

A little excess and overselling can nevertheless change trajectories…

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Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #402 : Quand la toute-puissance peut tout

Ce texte explore comment le sentiment de toute-puissance peut nous amener à distordre la réalité, à imposer notre vision aux autres, et à justifier des actes préjudiciables. Il invite à la prise de conscience et à l'humilité.

Nous le voyons d’un point de vue politique actuellement, où la toute-puissance militaire se permet de changer les règles, mais plus encore les récits. C’est exactement ce que nous pouvons vivre nous-mêmes dans nos quotidiens avec ce qui se passe dans nos vies. Nous ne pouvons pas tout contrôler et il nous arrive souvent de ne pas être capables de gérer quoi que ce soit ; nous subissons des éléments systémiques, biologiques ou interpersonnels.

Inversement, nous pouvons nous retrouver dans des situations où nous nous sentons solides et surtout dans des positions fortes, stables et permettant de prendre des décisions ou d’avoir des comportements impactants, sur nos vies et celles qui nous entourent.
C’est à ces moments que les faits, les annonces ou les conséquences deviennent pour nous moins engageants.

Pourquoi ? Parce que nous nous mettons en mode « toute-puissance » et dans une position qui nous fait croire que nous n’aurons pas de problème ou de conséquence. Nous arrivons à distordre les paroles et les comportements que nous avons pu avoir, pour que cela rentre dans les actes que nous mettons en place.

La toute-puissance biaise et fait réécrire les récits intérieurs, comme si l’espace-temps et ce qui a été fait n’étaient pas la résultante de ce que nous avons initié. Il est passionnant de voir que nous transformons les faits par une histoire que nous intégrerons en nous-mêmes comme étant le « réel ».

La toute-puissance impose les histoires, les actes, les paroles et fait se soumettre les autres, systèmes, humains et pensées à des illusions égotiques pouvant arriver à des morts, des exterminations et de la misère, en considérant que tout ce qui a été fait était pour le BIEN.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.
Be One
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Reflections by Pank / Snapshot #402: When omnipotence can do anything

We see it from a political point of view nowadays, where military omnipotence allows itself to change the rules, but even more so the narratives. This is exactly what we can experience ourselves in our daily lives with what happens in our lives. We cannot control everything and it often happens that we are not able to manage anything; we undergo systemic, biological or interpersonal elements.

Conversely, we can find ourselves in situations where we feel solid and especially in strong, stable positions that allow us to make decisions or have impactful behaviors, on our lives and those around us.
It is at these moments that the facts, the announcements or the consequences become less engaging for us.

Why? Because we put ourselves in « omnipotence » mode and in a position that makes us believe that we will not have any problems or consequences. We manage to distort the words and behaviors that we may have had, so that this fits into the actions that we put in place.

Omnipotence biases and rewrites inner narratives, as if space-time and what has been done were not the result of what we initiated. It is fascinating to see that we transform the facts by a story that we will integrate within ourselves as being the « real ».

Omnipotence imposes stories, acts, words and makes others, systems, humans and thoughts submit to egotistical illusions which can lead to deaths, exterminations and misery, considering that everything that has been done was for the GOOD.

Take what is right and good for you.
Be One
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Réflexions de Pank / Instantané #357 : On ne peut rien contre les croyances

L'article explore la persistance et l'influence des croyances dans la vie humaine, même face à la rationalisation et aux avancées scientifiques. Il souligne comment les croyances, souvent renforcées par des récits et des métaphores, façonnent notre perception de la réalité et peuvent conduire à des interprétations subjectives, voire à des dénis de faits. L'auteur évoque une vision bouddhiste et platonicienne de la réalité comme une illusion, invitant à une réflexion personnelle sur ce qui est perçu comme bon et juste.

On pourrait penser que la rationalisation des choses et l’évolution des recherches pour comprendre le monde allaient donner une carte commune sur laquelle nous allions pouvoir avancer. Si elle est partiellement acceptée, ce n’est certainement pas généralisé.

D’un autre côté, la foi, ce qui est le plus associé aux croyances, se porte bien à travers le monde. La croyance continue de mener la vie de milliards d’humains. On peut facilement se dire que même les sciences sont aussi un filtre de croyance sur le monde ou une façon de biaiser son esprit.

La croyance, d’autant plus si elle est présentée avec des récits et des métaphores, impacte bien plus que des équations ou des images au microscope. Nous le savons d’autant plus en hypnose : la réalité est plastique vis-à-vis de notre monde de croyances. Même des faits comme un accident ou un meurtre peuvent éveiller chez chacun d’entre nous des croyances, des hypothèses ou des récits.

Nous restons alors dans ce que nous estimons être le plus proche de nos croyances confortables (je généralise mon propos). On l’a vu avec le procès de Mazan ou des femmes des accusés, avec des vidéos de leurs conjoints violant Mme Pelicot, niaient les images.

Pire, elles restaient sur un discours qu’elles ne croyaient pas ces hommes capables de tels actes. Oui, c’est pour un équilibre cognitif et éviter une fissure psychique, que notre cerveau raconte ce type d’histoire et se réfère à nos croyances. Pourtant, cela me laisse une sensation de lassitude, comme dans les présupposés de la PNL, avec « la carte n’est pas le territoire » d’Alfred Korzybski. Quoi qu’on fasse, nous n’allons qu’avoir des partages et échanges qui resteront superficiels et filtrés par l’impossibilité d’aller plus loin, à moins d’être de la même croyance, donc dans une possible illusion…

Du coup, j’imprime de plus en plus cette idée assez bouddhique et platonicienne : tout n’est qu’illusion…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #357: You Can’t Fight Beliefs

One might think that the rationalization of things and the evolution of research to understand the world would provide a common map on which we could move forward. While it is partially accepted, it is certainly not generalized.

On the other hand, faith, which is most associated with beliefs, is doing well throughout the world. Belief continues to guide the lives of billions of humans. It’s easy to say that even science is also a filter of belief about the world or a way to bias one’s mind.

Belief, especially when presented with stories and metaphors, has a much greater impact than equations or microscope images. We know this even more in hypnosis: reality is malleable in relation to our world of beliefs. Even facts like an accident or a murder can awaken beliefs, hypotheses, or stories in each of us.

We then stay with what we consider closest to our comfortable beliefs (I am generalizing). We saw this with the Mazan trial, where the wives of the accused, despite videos of their spouses being violent towards Mrs. Pelicot, denied the images.

Worse, they stuck to a narrative that they didn’t believe these men capable of such acts. Yes, it is for cognitive balance and to avoid a psychic fracture that our brain tells this type of story and refers to our beliefs. Yet, this leaves me with a feeling of weariness, like in the presuppositions of NLP, with Alfred Korzybski’s « the map is not the territory. » Whatever we do, we will only have sharing and exchanges that will remain superficial and filtered by the impossibility of going further, unless we are of the same belief, therefore in a possible illusion…

As a result, I am increasingly internalizing this rather Buddhist and Platonic idea: everything is just an illusion…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #244 : La difficulté de trouver les bonnes informations

Découvrez comment les récits historiques des arts martiaux sont souvent entremêlés de mythes et de réalités difficiles à démêler. Une exploration de l’histoire du Kyokushin et des premières générations de pratiquants, et des réflexions sur la véracité des informations.

J’ai grandi en dévorant les pages de Karate Bushido et j’ai même réussi à mettre la main sur quelques exemplaires de Black Belt, à une époque où l’information ne foisonnait pas sur Internet comme aujourd’hui. Avec le recul, il est encore plus évident que cette période, ainsi que celle qui l’a précédée, était marquée par des récits et des combats bien moins impressionnants qu’on ne nous les présentait.

Un ouvrage qui m’a particulièrement marqué est l’encyclopédie des arts martiaux de Patrick Lombardo, qui était pour moi l’équivalent de Google pour les styles de combat. J’y découvrais des styles et des pratiquants dont je n’avais que rarement entendu parler. En ce moment, je travaille sur un petit essai sur le Karate Kyokushin, en essayant surtout de démêler le vrai du faux.

Comme je l’avais déjà évoqué dans mes réflexions précédentes, bien que le Kyokushin soit une formidable école de formation et que ses combattants puissent être incroyables, l’histoire de cette école est tellement intriquée au manga Karate Baka Ichidai de Kajiwara Ikki et aux livres de Sosai Oyama qu’il est difficile de distinguer la réalité de la fiction.

Depuis longtemps, je cherche des informations, si possible, de la première génération de pratiquants (Nakamura, les frères Oyama, Kurosaki, Lowe), ceux qui ont vu les débuts de l’école de Sosai Oyama. Les ouvrages existants contiennent déjà de nombreuses divergences par rapport aux récits officiels, mais le plus difficile est de retrouver des preuves « validées », comme le shodan en Shotokan sous Y. Funakoshi (même s’il est certain qu’Oyama a fréquenté le dojo Shotokan) ou le 4e dan en Judo Kodokan. Il était connu, mais était-ce pour son judo ou pour ses liens avec Kimura ?

Je réalise qu’avec une personne aussi documentée que Sosai Oyama, il est déjà difficile de savoir ce qui est réellement vérifiable. Alors, que dire de tout ce que nous entendons ou lisons sur les styles que nous aimons et qui ne sont pas modernes ? Il doit y avoir d’énormes distorsions avec la réalité, et pourtant ce sont ces récits qui sont enseignés dans les cours.

Je sais bien que, dans l’absolu, l’histoire de nos écoles n’importe pas vraiment si l’on veut simplement pratiquer. On vient au dojo, on s’entraîne, on prend du plaisir et c’est tout. Pour moi, j’aime comprendre pourquoi on s’entraîne de telle ou telle manière, pourquoi le « produit final » actuel est comme il est, alors que le produit original était différent, etc.

Et vous, comment recherchez-vous dans l’histoire de vos styles ?

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Martial Reflections of a Hypnofighter #244: The Difficulty of Finding the Right Information

I grew up devouring the pages of Karate Bushido, and I even managed to get my hands on a few Black Belt magazines back when information wasn’t as abundant on the internet as it is today. Looking back, it’s even clearer now that both that era and the one before it were filled with stories and fights that were far less impressive than what we were led to believe.

One book that particularly stood out to me was the Encyclopedia of Martial Arts by Patrick Lombardo, which was like Google for martial arts styles. Through it, I discovered styles and practitioners I had rarely read about. Currently, I’m working on a small essay on Kyokushin Karate, especially trying to untangle fact from fiction.

As I’ve mentioned in previous reflections, while Kyokushin is a fantastic training school and its fighters can be incredible, the history of this school is so intertwined with the manga Karate Baka Ichidai by Kajiwara Ikki and the books of Sosai Oyama that it’s hard to know what is true.

For a long time, I’ve been searching for information, preferably from the first generation (Nakamura, the Oyama brothers, Kurosaki, Lowe), those who witnessed the beginnings of Sosai Oyama’s school. Existing works already contain many discrepancies compared to the official accounts, but the hardest part is finding « validated » evidence, such as the shodan in Shotokan under Y. Funakoshi (even though it’s certain he attended the Shotokan dojo) or the 4th dan in Kodokan Judo. He was well-known, but was it for his judo or his connections with Kimura?

I realize that even with someone as well-documented as Sosai Oyama, it’s hard to know what is actually verifiable. So, what about everything we hear or read about the styles we love that aren’t modern? There must be enormous distortions from reality, yet these are the stories that are taught in classes.

I know that, in the end, the history of our schools doesn’t really matter if we just want to practice. We come to the dojo, we train, we enjoy it, and that’s it. But for me, I like to understand why we train in a certain way, why the current « final product » is as it is, whereas the original product was different, etc.

And you, how do you search the history of your styles?

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Hypnosophie #956 / FRESC #1 : Sommes nous capables de rester sur les faits sans interpréter ?

Les faits devraient être le coeur de nos « réalités » et pourtant c’est loin d’être le cas.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #141 : La difficulté de valider

Je suis passionné par les arts martiaux et n’hésite pas à explorer des styles parfois considérés comme du Bullshido. Il arrive trop souvent que des instructeurs de divers systèmes, par le biais de suggestions et d’ancrages de douleur, présentent leur compétence de combat comme magique, avec des points paralysants ou des boules de ki incapacitantes.

Nous observons ces démonstrations dans un contexte spécifique, sachant que les élèves ou participants aux stages sont conditionnés à vouloir croire et découvrir. C’est une démarche similaire à celle de l’hypnose de spectacle.

Nous le voyons avec Xu Xiaodong qui, depuis quelques années, défie en combat MMA les maîtres de styles traditionnels orientés mysticisme. Dans les confrontations directes, l’influence et la technique s’avèrent inefficaces (ou si peu efficaces qu’elles ne produisent pas de résultats visibles).

Samedi dernier, j’expliquais à mes élèves avancés une technique que j’avais comprise du systema, un style que je trouve fascinant tant pour ses concepts que pour le bien-être qu’il procure. Je laissais mes élèves me saisir en clef articulaire, d’abord debout puis au sol, avec pour objectif de me libérer.

Le processus a fonctionné, mais mes élèves avancés y voyaient une supercherie. Pourtant, lorsqu’ils essayaient eux-mêmes, je parvenais à me libérer, même si c’était plus dans un contexte de « démonstration avec opposition » que de combat réel. Ce que j’ai trouvé amusant, malgré ma maîtrise limitée du concept que je démontrais, c’était la réaction des élèves.

Même en le ressentant directement, même en forçant davantage, je m’en sortais. Cela suscitait un doute et surtout une volonté de comprendre. Finalement, j’ai trouvé une analogie avec notre BJJ/luta et, soudain, mes élèves ont validé la technique, car toutes les bizarreries leur semblaient désormais disparues.

#BJJ #Armlock #Lutalivre #Jiujitsu #MMA #Fakemartialart #Bullshido #suggestion #expérience #systema #réalité #réflexion

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Réflexions de Pank / Instantané #152 : Ras-le-bol des formations et conventions en ligne

Je reconnais que les activités en ligne offrent certaines facilités. Moi-même, je réalise des consultations en ligne et tente depuis quelques mois d’organiser des formations en ligne. Cependant, pour cette dernière partie, je ne parviens pas à m’y faire.

Je viens de passer trois jours à la Convention Elman en ligne. Bien que je trouve fantastique d’apprendre et d’échanger avec des professionnels de qualité dans mon domaine, je suis saturé par cet écran, par cette distance.

De plus, j’ai l’impression que de nombreux intervenants de qualité sont davantage dans une démarche de vente de produits et de formations que dans celle de partager un moment authentique. Est-ce dû à la nature numérique ou à la distance ? Je pense que si les formations peuvent apporter des connaissances théoriques, les conventions devraient favoriser les rencontres, les échanges, la création de liens, ce qui est malheureusement limité en l’absence de contact physique.

Nous nous sommes habitués à obtenir des informations sans quitter notre domicile. Il y a des demandes, des envies, mais souvent un moindre investissement. Cela ne concerne pas uniquement le domaine de l’accompagnement ; des études le démontrent après quatre ans d’utilisation par des milliards de personnes à travers le monde.

Le travail en ligne n’est pas aussi efficace que dans une entreprise, et surtout, il manque cette dimension de ‘chaleur’ humaine. Même si nous avons tous eu des collègues que nous n’appréciions pas, il y avait également ceux avec qui il était agréable de prendre un café le matin.

Je suis heureux que notre Convention d’Hypnose Moderne se déroule en présentiel, où nous pourrons nous voir, nous écouter, échanger et rire ensemble dans un lieu qui nourrira également nos sens.

Réservation : https://www.elmanhypnosis-france.fr/produit/convention-en-hypnose-moderne-19-au-21-avril-2024/

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Pank’s Reflections / Snapshot #152: Fed Up with Online Training and Conventions

I acknowledge that online activities offer certain conveniences. I myself conduct consultations online and have been trying for a few months to organize online training. However, for the latter part, I just can’t seem to get into it.

I’ve just spent three days at the Elman Online Convention. While I find it fantastic to learn and exchange with quality professionals in my field, I am overwhelmed by this screen, by this distance.

Furthermore, I feel that many quality speakers are more focused on selling products and training than on sharing a genuine moment. Is it due to the digital nature or the distance? I believe that while training can provide theoretical knowledge, conventions should facilitate meetings, exchanges, the creation of bonds, which is unfortunately limited in the absence of physical contact.

We have become accustomed to getting information without leaving our homes. There are demands, desires, but often less investment. This is not only relevant to the field of support; studies show this after four years of use by billions of people around the world.

Online work is not as effective as in a company, and above all, it lacks the ‘human warmth’ dimension. Even though we all had colleagues we did not like, there were also those with whom it was nice to have a coffee in the morning.

I am glad that our Modern Hypnosis Convention will take place in person, where we can see each other, listen to each other, exchange, and laugh together in a place that will also nourish our senses.

Reservation: https://www.elmanhypnosis-france.fr/produit/convention-en-hypnose-moderne-19-au-21-avril-2024/

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Réflexions de Pank / Instantané #150 : Les zones sécurisées, les « safe places », un concept paradoxal

Comme je le partageais ce matin, je trouve que l’excès de volonté de créer des « safe places » peut être problématique. C’est un peu comme ces parents qui évitent toutes les chutes à leurs enfants en mode ultra-protection. Le moment où ils se retrouveront dans le monde, hors de ces zones de sécurité, risque d’être traumatisant.

Protéger et créer de la sécurité est normal, voire nécessaire, pour un développement optimal de l’humain. Cependant, l’excès entraîne un possible affaiblissement de la capacité à surmonter les problèmes, simplement parce que nous ne sommes ni préparés ni habitués.

La vie, c’est souvent sauter dans l’inconnu, sans avoir la possibilité d’avoir un filet de sécurité. Si l’on sait que les communautés, celles qui pourraient nous protéger, sont bonnes, elles sont aussi mutantes. Elles ne restent jamais comme nous le souhaiterions. Pour preuve, toutes ces communautés volontaires des années 60-70 qui se sont désintégrées dans des histoires encore plus violentes que celles vécues dans le monde ordinaire.

Où se situe la limite quand on veut se sentir protégé ? Si nous ne savons plus réagir, si nous sommes de plus en plus domestiqués, il sera difficile de faire face à une réalité avec laquelle nous pourrions être confrontés. Il y a un idéalisme à souhaiter que le monde change, que les humains se comprennent, etc. Mais depuis le début de l’humanité, cette idée ne s’est jamais réalisée,  nous n’avons jamais cessé d’être durs les uns envers les autres.

Ne pas permettre une habituation à un réel qui sera vécu par beaucoup n’est pas un moyen de rendre heureux. Il y a de fortes chances que la vie apaisée se fasse fracasser par des situations ou des personnes qui, elles, n’ont connu que la dureté, voire la violence au quotidien.

La sortie de la « safe place » et la collision avec le réel secouant risquent de créer plus de traumatismes profonds que d’avoir été dans des environnements variables, parfois sécurisés, parfois non.

Nous ne changerons pas le monde, mais il appartient à chacun de se préparer pour le monde au mieux, avec nos personnalités.

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