Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #386 : Les combats intérieurs

Cet article explore les luttes internes que rencontrent les pratiquants d'arts martiaux, au-delà des compétitions physiques. Il aborde les défis émotionnels, les peurs, les addictions et l'importance de la discipline intérieure.

Il y a les combats que le monde peut regarder, voire certains peuvent même parier dessus, et puis il y a les combats que personne ne peut même remarquer. Dans notre monde des sports de combat et arts martiaux, nombreux sont ceux qui vont petit à petit développer des aptitudes pugilistiques vis-à-vis d’eux-mêmes.

Il est même notable que beaucoup de jeunes qui ont tout misé sur la compétition et les titres peuvent parfois plus facilement se détourner complètement de ces sports d’opposition quand les luttes envers l’autre ne sont plus possibles ou, a minima, couronnées de succès.

Les combats intérieurs sont infiniment diversifiés. Chaque personne a son histoire, ses forces et ses faiblesses, vivant avec des traumas, des pathos et autres mal-être. La vie amplifiant potentiellement certaines failles. Les arts martiaux nous apprennent la discipline et l’effort, souvent dans un cadre de la salle ou du dojo.

Il est parfois difficile de se dire que cette énergie que nous avons mise en place pendant une heure et demie ou deux heures, qui nous a épuisés, fait souffrir, parfois frustrés et agacés, devrait être la même que nous devrions parfois mettre en place, non pas pendant 90 minutes, mais pendant les 22h30 qui restent.

Quand on n’est pas bien ou, plus positivement, quand on a des objectifs, ce sont des attentions constantes, ce sont des réussites, mais aussi des échecs à gérer ; des incertitudes qui peuvent tout améliorer comme rendre pire. Mais à l’inverse de l’entraînement, tout ne commence pas et ne s’arrête pas avec un salut.

Il y a des conflits longs, parfois à vie, avec soi, et quand on pense que tout peut aller bien, on s’aperçoit, un peu comme en combat, que peut-être on a trop pris la confiance et que nous n’avons pas été assez déterminés et concentrés. Les combats du quotidien, face à ses peurs, ses addictions, ses pulsions ou tout autres opposants qui ne cessent de revenir provoquer.

Et se dire que notre être est une surface de combat, qu’il n’y a des repos parfois indéterminés, doit, ou plutôt peut, nous inviter à prendre de plus en plus conscience de l’ici et maintenant, dans tout ce que cela nous apporte avant un prochain round…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #386: The Inner Battles

There are battles that the world can watch, some might even bet on them, and then there are battles that no one can even notice. In our world of combat sports and martial arts, many gradually develop pugilistic skills towards themselves.

It is even noticeable that many young people who have bet everything on competition and titles can sometimes more easily turn completely away from these opposition sports when the struggles against the other are no longer possible or, at a minimum, crowned with success.

The inner battles are infinitely diverse. Each person has their own history, their strengths and weaknesses, living with traumas, pathos, and other discomforts. Life potentially amplifying certain flaws. Martial arts teach us discipline and effort, often in a gym or dojo setting.

It is sometimes difficult to tell ourselves that this energy that we have put in place for an hour and a half or two hours, which has exhausted us, made us suffer, sometimes frustrated and annoyed, should be the same that we should sometimes put in place, not for 90 minutes, but for the remaining 22h30.

When we are not well or, more positively, when we have objectives, it is constant attention, it is successes, but also failures to manage; uncertainties that can improve everything as well as make it worse. But unlike training, everything does not start and stop with a greeting.

There are long conflicts, sometimes lifelong, with oneself, and when we think that everything can go well, we realize, a bit like in combat, that perhaps we have taken too much confidence and that we have not been determined and focused enough. The daily battles, facing one’s fears, addictions, impulses, or any other opponents who keep coming back to provoke.

And to say that our being is a combat surface, that there are sometimes indefinite rests, must, or rather can, invite us to become more and more aware of the here and now, in all that it brings us before a next round…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #361 : Je dois vs. Je peux

 L'article explore l'impact négatif de l'auto-imposition de devoirs ("Je dois") sur la quête de succès et de perfection. Il propose une alternative en remplaçant le "Je dois" par le "Je peux", ce qui permet une réappropriation du pouvoir personnel et une approche plus positive de l'amélioration continue. Cette transition sémantique favorise un état d'esprit plus apaisé et respectueux des efforts fournis.

Il y a un problème que toutes les personnes qui sont en quête de succès ou de perfection n’ont de cesse de répéter : celui de se donner des devoirs. « Je dois réussir ceci ou cela, je dois devenir meilleur, je ne dois pas faire d’erreur, je dois être aimable », etc.

À force, les personnes se retrouvent à saturer sur tout ce qu’elles mettent en place, simplement parce qu’elles se mettent une pression d’être les meilleurs, de ne pas vivre d’échecs, de faire mieux que tel ou tel autre. En somme, il y a un « Je dois » complètement totalitaire qui pourrit des vies sur des décennies.

Quand des consultants se disent que là, c’en est trop, ils viennent avec le DEVOIR de ne plus se sentir stressés et oppressés. En somme, même leur accompagnement est une obligation de réussite, sinon ils vont se considérer comme des personnes complètement nulles et sans valeur.

C’est là où une gymnastique sémantique peut être mise en place. La notion de pouvoir. Ce simple changement permet une orientation mentale sur un autre plan. Il n’y a plus de devoir à performer, mais le pouvoir de performer. Ce n’est plus une posture d’une puissance supérieure (mode posture parentale), mais une réappropriation de sa propre conscience de ses moyens et de ses pouvoirs, avec certes ses limites, mais qui vient de soi.

Cela pourrait ne pas être assez, mais à l’inverse du « Je dois » qui entraînera ad vitam de l’insatisfaction, le « Je peux » mènera à l’idée de faire mieux. La nuance, là aussi, est subtile : dans le pouvoir, nous admettons notre facette insatisfaite, et on se donne une démarche pour aller un peu plus loin, alors que dans le « Je dois », quoi qu’il arrive, ça ne sera pas bon.

Cet espace, cet oxygène apaise et offre alors un pouvoir qui prendra place sans devoir, juste avec le respect des efforts fournis.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Pank’s Reflections / Snapshot #361: I Must vs. I Can

There’s a problem that all those seeking success or perfection constantly repeat: that of giving themselves duties. « I must succeed at this or that, I must become better, I must not make mistakes, I must be kind, » etc.

Eventually, people end up overwhelmed by everything they put in place, simply because they put pressure on themselves to be the best, to avoid failures, to do better than so-and-so. In short, there’s a completely totalitarian « I must » that ruins lives for decades.

When consultants say they’ve had enough, they come with the DUTY to no longer feel stressed and oppressed. In essence, even their coaching becomes an obligation to succeed, otherwise, they’ll consider themselves completely worthless and without value.

This is where a semantic shift can be implemented. The notion of « can. » This simple change allows for a mental orientation on another level. There’s no longer a duty to perform, but the power to perform. It’s no longer a posture of superior power (parental mode), but a reappropriation of one’s own awareness of one’s means and powers, with its limits, of course, but which comes from within.

This might not be enough, but unlike « I must, » which will lead to lifelong dissatisfaction, « I can » will lead to the idea of doing better. The nuance, here again, is subtle: in « can, » we acknowledge our dissatisfied side, and we give ourselves a process to go a little further, whereas in « I must, » no matter what happens, it won’t be good enough.

This space, this oxygen, soothes and then offers a power that will take place without duty, just with respect for the efforts made.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #355 : Correctement définir nos patterns

Cet article met en garde contre les dangers de l'auto-diagnostic psychologique basé sur des modèles populaires. Il souligne l'importance d'une exploration approfondie et nuancée de ses propres blessures et schémas, plutôt que de s'enfermer dans une interprétation rapide et potentiellement erronée.

La popularisation des différentes méthodes ou matrices psychologiques peut aider de nombreuses personnes et c’est une chose qu’il faut continuer à diffuser au mieux. Le contre-coup possible est que nous puissions penser que nous avons trouvé ce que nous ressentons et que nous structurons consciemment et inconsciemment nos comportements sur cette identification.

Prenons l’exemple du classique de Bourbeau qui va parler de blessure de trahison, rejet, abandon, humiliation ou injustice. Il se peut que vous ayez déterminé que vous avez telle ou telle blessure. Du coup, vous filtrez le monde au travers de cette explication : “Je ne fais pas ceci ou cela, ou je réagis de cette façon parce que j’ai peur de telle ou telle réactivation de blessure”.

Seulement, il est possible, et nous sommes assez bons pour cela, que vous ayez sélectionné inconsciemment un élément qui vous “parlait” mais qui ne correspond pas à ce qui vous blesse réellement. En consultation ou au travers de votre travail personnel, vous pouvez vous rendre compte que ce n’est pas exactement cette blessure, voire qu’il y a confusion avec une autre problématique qui est à l’origine de vos maux mais dont vous étiez aveugle, comme fasciné par le “diagnostic” que vous avez posé quelques années plus tôt.

La quête de soi en accompagnement demande du temps pour déterminer au travers d’hypothèses ce qui est le plus juste et ce n’est pas forcément ce qui est le plus “parlant”. Nous avons une tendance à nous confusionner, ce qui peut nous entraîner à devenir créateurs de réponses au travers d’une structure que nous identifions mais qui ne représente pas ce que nous ressentons.

Il faut parfois que cette “réponse” devienne un poids et n’apporte plus de bénéfices pour parfois se rendre compte de notre petite erreur.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

English Translation:

Pank’s Reflections / Snapshot #355: Correctly Defining Our Patterns

The popularization of different psychological methods or matrices can help many people, and it’s something that should continue to be disseminated as much as possible. The possible drawback is that we might think we’ve found what we’re feeling and that we consciously and unconsciously structure our behaviors based on this identification.

Let’s take the example of Lise Bourbeau’s classic work, which talks about wounds of betrayal, rejection, abandonment, humiliation, or injustice. It’s possible that you’ve determined that you have one or another of these wounds. As a result, you filter the world through this explanation: « I don’t do this or that, or I react this way because I’m afraid of such and such a wound being reactivated. »

However, it’s possible, and we’re quite good at this, that you’ve unconsciously selected an element that « spoke » to you but doesn’t correspond to what actually hurts you. In consultation or through your personal work, you may realize that it’s not exactly this wound, or that there’s confusion with another issue that’s at the root of your problems but to which you were blind, as if fascinated by the « diagnosis » you made a few years earlier.

The quest for self in coaching takes time to determine through hypotheses what is most accurate, and it’s not necessarily what is most « appealing. » We have a tendency to confuse ourselves, which can lead us to become creators of answers through a structure we identify but that doesn’t represent what we feel.

Sometimes this « answer » has to become a burden and no longer provide benefits before we realize our little mistake.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #324 : Restructurer les processus

Ce texte explore comment nos schémas intérieurs peuvent être exploités différemment sans les opposer, offrant une nouvelle vision de soi-même. À travers l’auto-hypnose, il est possible de déplacer nos fonctionnements pour activer de nouveaux leviers de bien-être, tout en restant fidèle à soi-même.

Il est parfois difficile d’admettre que nous ne faisons que déplacer nos schémas dans de nouveaux emplacements. Que nous ne changeons pas réellement les choses, mais que nous les exploitons différemment. Que nous soyons plutôt introspectifs ou au contraire très extravertis, cela ne se transforme pas vraiment.

Cependant, comprendre que nous pouvons exploiter l’un pour améliorer l’autre, sans les opposer ni entrer dans une simple réaction extrémiste, conduit à une nouvelle composition de ce que nous sommes. Comme je vous le partage régulièrement : les mêmes ingrédients, mais en les cuisinant autrement.

Cela offre une autre vision de soi, non pas seulement comme un ensemble d’éléments qui peuvent nous insupporter, mais comme un potentiel de recettes, de possibilités et de tests sur ce qui est en nous et nous appartient, ce qui nous permet également de nous découvrir davantage.

Être soi n’est pas un devenir. Vous êtes déjà pleinement vous-même. Cependant, connaître ses composantes, avoir conscience de soi et de ses différentes facettes offre de multiples perspectives pour se mettre dans des « configurations » qui peuvent nous convenir davantage, ou tout simplement être plus adaptées à certains moments de nos vies.

En pratiquant l’auto-hypnose quotidiennement, nous pouvons, petit à petit, développer une meilleure conscience de nous-mêmes et chercher à déplacer certains fonctionnements ou automatismes pour qu’ils puissent activer un levier différent. Cela peut nous apporter un mieux-être immédiat, en fonction des systèmes qui nous entourent.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one.
Pank
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Reflections of Pank / Snapshot #324: Restructuring Processes

It is sometimes difficult to admit that we merely shift our patterns to new places. That we don’t truly change things but rather exploit them differently. Whether we are more introspective or, on the contrary, highly extroverted, this doesn’t really change.

However, understanding that we can leverage one to improve the other without opposing them or falling into extremist reactions leads to a new composition of who we are. As I often share with you: the same ingredients, but cooked differently.

This offers a different vision of oneself—not just as a collection of elements that might frustrate us but as a potential source of recipes, possibilities, and experiments with what is within us and belongs to us, helping us to discover ourselves more deeply.

Being oneself is not about becoming. You are already entirely yourself. However, knowing your components, being aware of yourself and your various facets, provides multiple perspectives for adopting “configurations” that might suit us better or simply be more adapted to particular moments in our lives.

By practicing self-hypnosis daily, we can gradually develop greater self-awareness and seek to shift certain behaviors or automatisms so they can activate a different lever. This can bring us immediate well-being, depending on the systems around us.

Take what is good and right for you.

Be one.
Pank
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Réflexions de Pank / Instantané #318 : Ce n’est pas moi

Cet article explore la sensation de ne pas être soi-même, souvent ressentie comme une perte d’identité. À travers une analyse basée sur le raisonnement FRESC, Pank examine la différence entre faits et récits, le rôle des états de transe, et l’influence du storytelling sur notre perception de nous-mêmes. Même dans des états inhabituels ou extrêmes, tout reste une expression de nous-mêmes.

En consultation comme dans mon quotidien, j’entends régulièrement des personnes dire qu’en ce moment, ou depuis un certain temps, elles ne sont pas elles-mêmes. Cela sous-entend qu’elles ne se reconnaissent pas. Si je reste dans mon raisonnement FRESC, je me demande si cela concerne un fait ou s’il correspond davantage à un récit.

En effet, nous avons parfois, avec sincérité, l’impression de bien nous connaître, alors que nous connaissons plutôt bien l’histoire que nous nous faisons de nous-mêmes. Un récit peut changer notre état intérieur, notre transe, et nous pousse à vouloir donner un sens à cet état.

C’est à ce moment-là que nous arrivons à un “ce n’est pas moi”. Pourtant, si l’on reprend les faits, rien ne peut être plus vous que vous-même. Et même si vous traversiez une “psychose”, il y a de fortes chances que tout cela reste l’expression de vous-même. Peut-être dans des facettes que vous ne connaissez pas, mais qui restent VOUS.

Nous pouvons accepter que nous ne retrouvons pas certains schémas qui semblaient pourtant constants, que leur expression soit différente, amoindrie ou amplifiée. Pourtant, ce sont toujours les composantes de votre corps et de votre esprit qui entraînent ce qui se passe.

On peut même aller plus loin et oser l’hypothèse — que j’évoque également de façon empirique — que même les personnes qui disent être habitées par des esprits pour transmettre des messages ne sont que dans un storytelling. Elles écoutent leurs impressions, sensations et autres perceptions, ce qui produit une “déréalisation” éphémère de soi. Cela revient à la création d’un état, une transe, qui est parfaitement générée par notre cerveau, par nous-mêmes. Ce qui changera sera le sens donné dans le cadre de cette canalisation.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,
Pank
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Pank’s Reflections / Snapshot #318: This Is Not Me

In consultations as well as in daily life, I often hear people say that, lately or for some time now, they feel they are not themselves. This implies that they do not recognize themselves. Sticking to my FRESC reasoning, I wonder whether this concerns a fact or relates more to a narrative.

Indeed, we sometimes genuinely believe we know ourselves well, yet what we actually know is the story we tell ourselves about who we are. A narrative can alter our inner state, our trance, leading us to seek meaning for that state.

It is at this point that we arrive at “this is not me.” However, if we return to the facts, nothing could be more you than you. Even if you were to experience a “psychosis,” it is highly likely that it would remain an expression of yourself—perhaps a facet of you that you are unfamiliar with but is still YOU.

We can accept that we do not recognize certain patterns that seemed constant, that their expression has changed, diminished, or amplified. Yet, it is always the components of your body and mind that cause what is happening.

We can go even further and suggest the hypothesis — which I also discuss empirically — that even individuals who claim to be inhabited by spirits to deliver messages are merely engaged in storytelling. They tune into their impressions, sensations, and other perceptions, creating a temporary “derealization” of self. This amounts to the creation of a state, a trance, perfectly produced by our brain, by ourselves. What changes is the meaning assigned within the context of this channeling.

Take only what is good and right for you.

Be one,
Pank
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Réflexions de Pank / Instantané #314 : Se connaître

Apprendre à se connaître permet de mieux anticiper nos réactions et comportements, mais cette quête est souvent freinée par une lutte interne entre nos aspirations idéalisées et la réalité de notre être. Accepter et s’aimer tel que l’on est ouvre les portes d’une vie plus simple et plus saine.

Plus nous apprenons à nous connaître, plus nous devenons aptes à anticiper nos réactions, nos pensées et nos comportements dans de nombreuses situations. Le problème est que, parfois, nous restons en lutte interne entre le récit que nous nous faisons de nous-mêmes et la réalité de ce que nous avons compris de nous.

Nous imaginons et anticipons des situations ou des comportements parfois de manière idéalisée. Cela peut nous conduire à refuser ce que nous sommes réellement, ce dont nous avons pourtant conscience. Ce refus crée une injonction contradictoire, qui mine progressivement notre confiance en nous.

Nous savons, consciemment ou inconsciemment, ce que nous sommes réellement grâce aux retours d’expériences accumulés. Cependant, nous persistons à croire qu’un jour, comme par magie, nos « programmes internes » se réactiveront autrement et transformeront soudainement nos actions ou orientations en cours.

Cette guerre entre ce que nous voulons être et ce que nous sommes réellement nous prive de tranquillité pendant des années. Nous passons un temps fou à nous décevoir, à attendre de nous-mêmes des réactions ou des fonctionnements qui, dans 80 % des cas, ne seront ni disponibles ni possibles.

S’accepter et s’aimer tel que l’on est, et non tel que l’on pourrait être, constitue une clé précieuse pour avancer dans la vie de manière plus simple et plus saine. Et cela, même si les autres attendent ou imaginent autre chose de nous.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,
Pank
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Reflections by Pank / Snapshot #314: Knowing Yourself

The more we learn about ourselves, the better we become at anticipating our reactions, thoughts, and behaviors in various situations. However, the problem is that sometimes we remain in an internal struggle between the story we tell ourselves about who we are and the reality of what we’ve understood about ourselves.

We imagine and anticipate situations or behaviors, often idealized. This can lead us to reject who we truly are, even though we are aware of it. This rejection creates a contradictory injunction that gradually undermines our self-confidence.

We consciously or subconsciously know who we truly are through accumulated life experiences. Yet, we continue to believe that one day, as if by magic, our « internal programs » will reset themselves and suddenly transform our current actions or orientations.

This war between who we want to be and who we truly are robs us of years of tranquility. We spend an incredible amount of time disappointing ourselves, expecting reactions or behaviors from ourselves that, 80% of the time, will neither be available nor possible.

Accepting and loving yourself as you are, not as you could be, is a precious key to moving forward in life more simply and healthily—even if others expect or imagine something different from you.

Take what is good and right for you.

Be one,
Pank
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Réflexions de Pank / Instantané #309 : Prendre attention à nos récits

Nous sommes les auteurs de nos récits intérieurs, souvent influencés par des scénarios construits sur des perceptions biaisées. Ce texte invite à prendre conscience de l’impact de nos histoires sur nos états émotionnels et propose une réflexion pour transformer ces récits en outils de bien-être.

Nous sommes véritablement les auteurs professionnels de nos vies. C’est fascinant de constater à quel point nous croyons les récits que nous nous racontons, même lorsque les faits que nous vivons ou observons ne correspondent pas à ces récits. À tout moment, nous pouvons nous perdre dans nos histoires, rédigeant des volumes entiers pour valider notre réalité et notre vérité.

Prendre du recul, voire anticiper, permet de reconnaître que nous ne faisons que créer des scénarios. Le temps que nous consacrons à analyser et revisiter nos récits peut transformer nos états psycho-émotionnels. En apprenant à relire et à réorienter ces histoires, nous pouvons modifier notre perception et nos émotions.

Il est crucial de réaliser que les faits en eux-mêmes n’impliquent pas un état d’esprit présupposé. Ce qui influence notre état, qu’il soit positif ou négatif, c’est le prisme de nos récits. Si vous vous sentez hors d’un état de neutralité, comme en cas de stress, d’agacement, ou au contraire d’excitation et de désir, tournez votre regard vers votre monde intérieur pour comprendre ce qui se raconte en vous.

Il se peut qu’une activité prévue aujourd’hui ou demain vous ait placé en mode « écriture d’un scénario catastrophe » ou, à l’inverse, de surexcitation. Le plus problématique, en particulier pour les personnes anxieuses, est de revisiter leurs « bestsellers » dans leur bibliothèque mémorielle pour copier-coller des récits passés. Ces récits, souvent négatifs, influencent leur perception des faits futurs, bien avant qu’ils ne surviennent.

Sans chercher à changer immédiatement vos récits, prenez conscience de leur existence et de leur absurdité. Plus important encore, identifiez les états émotionnels qu’ils génèrent. C’est alors que vous pourrez envisager de « brûler ces livres intérieurs remplis de fausses informations ».

Ne conservez que ce qui est bon et juste pour vous.
Be one,
Pank
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Pank’s Reflections / Snapshot #309: Paying Attention to Our Narratives

We are truly professional authors of our own lives. It’s fascinating to see how much we believe the stories we tell ourselves, even when the facts we experience or observe don’t match these narratives. At any moment, we can get lost in our stories, writing entire volumes to validate our reality and our truth.

Taking a step back, or even preemptively, allows us to recognize that we are merely creating scenarios. The time we dedicate to analyzing and revisiting these narratives can transform our psycho-emotional states. By learning to re-read and redirect these stories, we can alter our perception and emotions.

It is crucial to understand that facts themselves do not necessarily imply a predefined state of mind. What truly affects our state—whether positive or negative—is the lens of our narratives. If you find yourself outside a neutral state, such as stress, irritation, or conversely, excitement and desire, turn inward to see what story is unfolding within you.

Perhaps an activity planned for today or tomorrow has triggered a « catastrophic narrative » or, on the other hand, overstimulation. The most challenging part, particularly for anxious individuals, is revisiting their « bestsellers » in their mental library to copy-paste past narratives. These often-negative stories shape their expectations of future events long before they actually occur.

Without immediately seeking to rewrite your narratives, begin by acknowledging their existence and absurdity. Most importantly, identify the emotional states they generate. This awareness allows you to consider « burning those inner books filled with fake news. »

Keep only what is good and fair for you.
Be one,
Pank
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Réflexions de Pank / Instantané #272 : Se laisser aller à ses émotions ou rationaliser

Découvrez comment nos émotions influencent nos décisions et celles des autres dans l'espace public. Devons-nous rester ancrés dans les faits ou ajuster nos décisions en fonction de nos émotions ? Une réflexion sur l'équilibre entre rationalité et sentiment.

Nous vivons actuellement une série d’événements violents qui émeuvent et font réagir tant les citoyens que les journalistes et les politiques. Ces faits sont souvent récupérés selon des orientations idéologiques, qu’elles soient de droite ou de gauche. Il ne s’agit plus d’une prise en compte objective des faits, mais d’un jeu de rhétorique.

Le paradoxe réside dans le fait que, lorsque l’on écoute ou lit des articles sur le sujet, il semble que tous les groupes et individus s’accordent sur la nécessité de revenir aux faits. Cependant, ces derniers sont déjà teintés par les idéologies. L’expression des opinions, colorée par les convictions personnelles, entraîne chez les partisans une adhésion émotionnelle, et chez les opposants un rejet tout aussi émotionnel.

Nier les émotions suscitées par des actes atroces et des événements insoutenables serait insensé, mais il est essentiel de déterminer dans quelles situations il est juste de les exprimer ou de s’autoriser à les ressentir. Un plateau de télévision, accueillant des auditeurs ou des politiques, reflétera deux expressions différentes dans un même cadre, mais avec des attentes et des règles distinctes, selon que l’on soit vendeur d’idées politiques ou auditeur révolté.

Dans l’espace public et les décisions du quotidien, les émotions devraient être contenues et considérées, même si cela est difficile. C’est d’ailleurs pour cette raison que les décisions doivent être prises de manière collective, afin que les autres puissent recadrer les prises de décisions si les émotions empêchent une évaluation rationnelle des faits.

Ne nous trompons pas : sur le papier, tout le monde semble vouloir s’en tenir aux faits, et la logique devrait prévaloir. Mais pour la grande majorité d’entre nous, la froideur de cette dernière est émotionnellement difficile à supporter. Sommes-nous vraiment prêts à rester ancrés dans les faits, ou devons-nous mieux gérer nos émotions pour parvenir à ajuster nos décisions ?

#décisions #faits #émotions #rhétorique #questionnement #idéologie #attentes

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Reflections of Pank / Snapshot #272: Giving in to Emotions or Rationalizing

We are currently witnessing a series of violent events that are stirring emotions and reactions among citizens, journalists, and politicians alike. These facts are often taken up by ideological positions, whether from the right or the left. It has become a game of rhetoric rather than an objective consideration of the facts.

The paradox lies in the fact that, when we listen to or read articles on the subject, it seems that all groups and individuals agree on the need to return to the facts. However, these are already tinged with ideological biases. The expression of thoughts, colored by personal convictions, leads proponents to emotional adherence and opponents to rejection.

Denying the emotions aroused by atrocious acts and unbearable events would be foolish, but we must particularly take into account where it is appropriate to allow these emotions, and when to allow ourselves to feel them. A TV panel hosting audience members or politicians will present two different expressions in the same setting, but with different expectations and rules, depending on whether one is promoting political ideas or a frustrated viewer.

In public space and in daily decisions, emotions should be limited and taken into account, even though this is difficult. This is why decisions should be made collectively, so that others can intervene if emotions prevent decision-making based on facts.

Let’s not fool ourselves: on paper, everyone seems to want to stick to the facts, and logic should prevail. But for most of us, the coldness of this approach is emotionally hard to bear. Are we really ready to remain anchored in the facts, or should we better manage our emotions to adjust our decisions?

#decisions #facts #emotions #rhetoric #questioning #ideology #expectations

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #266 : Nos pensées ou notre dialogue intérieur

Une réflexion sur le dialogue intérieur et la façon dont nous réagissons souvent plutôt que de prendre l'initiative de nos pensées. Comment pouvons-nous mieux diriger notre dialogue intérieur et éviter les schémas de pensée négatifs ?

Je trouve le travail sur le dialogue intérieur assez passionnant. Cependant, plus j’écoute les personnes sur ce sujet, plus j’observe ma propre version, plus je me rends compte que nous prenons rarement le lead de notre propre dialogue. Il semble que nous soyons plus souvent en réaction qu’en initiative.

Prenez un instant et observez si vous avez une pensée qui vous vient et que vous réorientez, ou si vous êtes en mode coach pour la plus grande partie de votre échange subjectif. J’ai de plus en plus l’impression que nous sommes dans une réponse avec des redirections, voire, comme dans la Méthode Silva, avec des auto-suggestions telles que “annule, annule” ce qui est dit ou pensé.

Il me semble que si nous menions constamment nos pensées et nos idées, nous serions en mode programmateur, écrivant sans cesse des lignes de code et, parfois, observant le résultat. Pour les plus coach d’entre vous, c’est en gros Tony Robbins qui ne cesse de vous envoyer des suggestions dans la tête.

Or, il y a cette dimension également connue dans le développement personnel, où l’on se répète un mantra plusieurs milliers de fois. Cependant, c’est assez différent de notre dialogue intérieur, car il s’agit plus d’un monologue. Pourrions-nous être l’initiateur de nos dialogues intérieurs ou sommes-nous seulement soumis aux idées de notre subconscient (nos pensées) ?

Il est assez amusant de jouer avec cette idée : sur une journée, est-ce que je peux constamment me parler à moi-même, en me dirigeant vers tout ce que j’estime juste pour moi ? Vous allez vous rendre compte que ce n’est pas si simple. Vous pouvez, si vous osez, le faire à voix haute, et souvent, on a l’impression d’être un peu “spécial” 🙂

La pensée autonome est vraiment une chose intéressante, sauf que parfois, elle est un peu trop orientée vers le négatif, et cela peut être indépendant de notre volonté. Nous devons trouver un moyen de l’atténuer. Le dialogue intérieur en “réaction” peut être la bonne réponse, mais cela ne retire pas nécessairement l’élément initial de la pensée, cela rééduque en lui donnant une nouvelle orientation.

selftalk #dialogueintérieure #Pensée #Leader #initiateur #jeuxpsychiques

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank
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Reflections of Pank / Snapshot #266: Our Thoughts or Our Inner Dialogue

I find the work on inner dialogue quite fascinating. However, the more I listen to people on this subject and observe my own version, the more I realize that we rarely take the lead in our own dialogue. It seems we are more often reacting rather than initiating.

Take a moment and observe if you have a thought that comes to mind and you reorient it, for example, or if you are in “coach mode” for most of your subjective exchange. I increasingly feel that we are in a response mode with redirections, or, as in the Silva Method, with self-suggestions like « cancel, cancel » whatever is said or thought.

It seems to me that if we were constantly leading our thoughts and ideas, we would be like programmers, endlessly writing lines of code and occasionally observing the output. For those of you who are more of a coach, it’s like having Tony Robbins continuously sending you suggestions in your head.

However, there is also this dimension known in personal development, where one repeats a mantra several thousand times. But this is quite different from our inner dialogue, which is more of a monologue. So, could we be the initiator of our inner dialogues, or are we merely subjected to the ideas of our subconscious (our thoughts)?

It is quite amusing to play with this idea: over a day, can I constantly talk to myself, directing my mind toward everything I consider right for myself? You will realize that it is not that simple. You can, if you dare, do it out loud, and often, you feel a bit « special » 🙂

Autonomous thought is indeed an interesting thing, except that sometimes it is a bit too oriented towards the negative, and it can be autonomous. We need to find a way to mitigate it. Inner dialogue in “reaction” mode might be the right answer, but it does not necessarily remove the initial thought; it retrains it with a new orientation.

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Take what is good and right for you.

Be one,

Pank
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Réflexions de Pank / Instantané #259 : Trouver la thérapie qui vous convient

Avec des dizaines de méthodes de thérapie disponibles, choisir celle qui vous convient peut être difficile. Cet article explore comment écouter votre instinct, tester plusieurs options et trouver la bonne approche pour vous accompagner dans votre démarche de mieux-être.

Il existe de nombreuses approches pour un accompagnement psychologique, tout comme il existe différentes écoles de sports de combat. Choisir par où commencer peut être compliqué. Contrairement au sport, souvent choisi dans un contexte positif, la décision de commencer une thérapie survient souvent dans des moments de désespoir.

On n’a pas toujours toutes les informations nécessaires, et la souffrance est souvent si forte que l’on souhaite simplement qu’elle s’arrête. Bien sûr, rencontrer un psychiatre ou un psychologue est un bon point de départ lorsque l’on ne connaît rien aux différentes approches thérapeutiques. Cependant, dans des situations moins graves ou en complément, on peut explorer différentes méthodes qui pourraient mieux convenir.

C’est un peu comme entrer dans une pharmacie où l’on aimerait tester tous les produits pour améliorer sa vie. Chaque thérapeute mettra en avant sa méthode ou sa polyvalence. Mais l’essentiel est de ressentir un bon feeling avec le praticien.

Si dès le début, vous ne vous sentez pas à l’aise avec la personne, même sans résistance apparente, faites-vous confiance. Parfois, certaines méthodes provoquent des émotions intenses, et nous avons tendance à vouloir éviter ces malaises temporaires. Cependant, si vous changez constamment de thérapeute parce que vous n’êtes jamais satisfait, cela pourrait indiquer une résistance personnelle au changement.

Pour vos premières sessions, donnez-vous au moins 2 à 3 séances et faites confiance à votre instinct. Soyez conscient de vos peurs face au changement.

Une fois que vous avez trouvé un thérapeute qui vous convient, prenez votre temps. Même si certains résultats peuvent être rapides, d’autres étapes peuvent prendre plus de temps. Il est important de considérer ce qui vous semble acceptable pour cette phase de votre vie. Nous avons toujours des choses à travailler, mais cela ne signifie pas que nous avons toujours envie ou besoin de le faire.

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Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Pank’s Reflections / Snapshot #259: Finding the Therapy That Suits You

There are many different approaches to psychological support, just like there are many martial arts schools. Choosing where to start can be challenging. Unlike sports, often chosen in positive circumstances, the decision to start therapy usually comes during moments of despair.

We don’t always have all the necessary information, and the suffering is often so intense that we just want it to stop. Of course, meeting with a psychiatrist or psychologist is a good starting point if you know nothing about the different therapeutic approaches. However, in less intense situations or as a complement, you can explore various methods that may be more suitable for you.

It’s like entering a pharmacy where you want to try every product to improve your life. Each therapist will promote their method or versatility, but the key is to feel a good connection with the practitioner.

If from the start you don’t feel comfortable with the person, even without apparent resistance, trust yourself. Some methods may trigger intense emotions, and we tend to avoid this temporary discomfort. However, if you constantly change therapists because you’re never satisfied, it might indicate a personal resistance to change.

For your first sessions, give yourself at least 2 to 3 sessions and trust your instinct. Be aware of your fears about moving toward « change. »

Once you have found a therapist who suits you, take your time. Even if some results can be quick, other steps may take longer. It’s important to consider what feels right for you in this phase of your life. We always have things to work on, but that doesn’t mean we always want or need to.

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

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