Réflexions de Pank / Instantané #419 : L’Art de Traverser

L'auteur explore la notion de "traverser" dans les sports de combat, où il s'agit d'imaginer que la frappe passe à travers l'adversaire. Cette idée est étendue à la vie, soulignant que souvent, l'échec n'est pas dû au manque de désir, mais à l'incapacité de maintenir l'effort au-delà du simple "toucher" l'objectif. Il encourage à se préparer non pas pour le minimum, mais pour aller au-delà de ce qui est attendu, transformant l'incertitude en mouvement continu.

Dans les sports de combat, et particulièrement dans les disciplines de frappe, une notion fondamentale nous est enseignée : celle de penser, visualiser, imaginer que notre frappe traverse l’adversaire. S’il est facile de l’appliquer dans une logique technique, cela devient plus difficile en plein combat.

C’est une excellente analogie avec la vie (particulièrement pour moi qui ne perçois la vie que comme une lutte). Ce qui nous fait parfois défaut, ce n’est pas le désir ardent, l’envie ou même une énergie débordante pour atteindre nos objectifs, ou simplement être « heureux ». C’est plutôt le fait de croire à tort qu’une fois l’objectif touché, la mission est accomplie.

Or, cela revient à frôler, à toucher, parfois même à saisir, mais un peu comme ces pinces de jeux de foire où le lot tombe juste au moment où la pince remonte. Nous avons l’énergie suffisante pour atteindre cet objectif ou sous-objectif, mais nous sommes incapables d’enchaîner. C’est comme un triathlète qui aurait tellement donné lors des deux premières épreuves qu’il ne pourrait plus rien délivrer pour la dernière.

C’est ici que l’idée de « traverser » prend tout son sens. Lorsque nous nous préparons à quelque chose, nous ne devons pas viser la justesse, mais la capacité d’aller au-delà. Se préparer pour trois rounds et être prêt pour cinq.

Aller au-delà, ou à minima, être prêt à s’engager vers cet au-delà, plus loin que ce que nous envisagions comme une fin. Cette notion de fin entraîne souvent une immobilité dans un monde d’incertitudes. Il s’agit plutôt de traverser, comme si le mouvement était désormais plus important que l’absence de mouvement.

Traverser sa vie plutôt que simplement avancer…

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.
Be One
Pank
https://www.pank.one/blog

Pank’s Reflections / Snapshot #419: The Art of Traversing

In combat sports, and particularly in striking disciplines, a fundamental notion is taught to us: that of thinking, visualizing, imagining that our strike traverses the opponent. While it’s easy to apply this in a technical context, it becomes more difficult in the midst of combat.

This is an excellent analogy for life (especially for me, who only perceives life as a struggle). What sometimes hinders us is not the ardent desire, the longing, or even overflowing energy to achieve our goals, or simply to be « happy. » It’s rather the mistaken belief that once the goal is touched, the mission is accomplished.

However, this amounts to merely grazing, touching, sometimes even grasping, but much like those carnival claw games where the prize drops just as the claw retracts. We have enough energy to reach that objective or sub-objective, but we are unable to follow through. It’s like a triathlete who has given so much in the first two events that they can no longer deliver for the last one.

This is where the idea of « traversing » takes on its full meaning. When we prepare for something, we shouldn’t aim for just enough, but for the capacity to go beyond. Preparing for three rounds and being ready for five.

To go beyond, or at the very least, to be ready to commit to that beyond, further than what we anticipated as an end. This notion of an end often leads to immobility in a world of uncertainties. Instead, it’s about traversing, as if movement is now more important than non-movement.

Traverse your life rather than simply moving forward…

Take what is right and good for you.
Be One
Pank
https://www.pank.one/blog

Réflexions de Pank / Instantané #417 : Accepter que nous ne pourrons jamais être Soi

Ce texte explore la quête incessante du "vrai soi" à travers les prismes religieux, spirituels et psychologiques, notamment le concept freudien du Ça et du Surmoi. Il argumente que l'idée d'un soi purement naturel est illusoire, car l'être humain est intrinsèquement un mélange de pulsions innées et d'influences culturelles. L'acceptation de cette dualité est présentée comme essentielle pour vivre en société et permettre l'expression de diverses facettes de soi.

Dans la quête intérieure, que ce soit par une religion, une spiritualité ou la psychologie, un questionnement surgit quant à ce que nous sommes vraiment. C’est d’ailleurs une récurrence dans la culture pop de voir une espèce de mutation de l’être au travers d’épreuves qui donnent une sorte d’éveil d’un soi véritable.

Beaucoup sont dans cette quête, cherchant soit à remplir une mission de vie, soit à devenir ce qu’ils pensent réellement être. Et pourtant, s’il est stimulant de se dire que nous sommes peut-être plus ou autre chose que ce que nous sommes actuellement, il est fort probable que nous ne puissions jamais être purement soi.

Reprenons un concept freudien facile à comprendre : il y a les pulsions (le Ça) et les règles imposées (le Surmoi). On pourrait se dire que si nous voulions retourner à notre « nature profonde », il faudrait se défaire de la culture, ou du moins la minimiser si cette dernière étouffe notre nature.

Pourtant, plus on s’associe à ses pulsions, plus cela peut devenir infernal dans les cadres sociaux et dans sa propre vie. Vous voyez quotidiennement ce que cela donne dans les faits divers quand nous sommes guidés par nos pulsions. Le Surmoi, lui, peut et même doit empêcher un excès du Ça, pour éviter des comportements problématiques pour soi et pour les autres.

Être un soi sans limite est potentiellement un soi premier, ou plutôt primitif, qui ne peut vivre en communauté. C’est pour cette raison que nous ne sommes ni nature ni culture, mais un mélange des deux. Et que derrière cette quête d’un soi plus naturel et authentique, nous voudrions voir le nous sans les ajustements que les systèmes familiaux et sociaux ont formés.

Mais, même si cette culture est parfois de piètre qualité, elle apporte certains codes et signaux qui offrent la possibilité à un fragment ou à une large partie de soi d’exister, alors qu’il est fort probable que si nous n’étions que nature, cela ne serait pas le cas.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Reflections by Pank / Snapshot #417: Accepting that we can never truly be Ourself

In the inner quest, whether through religion, spirituality, or psychology, a question arises as to what we truly are. It is, moreover, a recurring theme in pop culture to see a kind of mutation of the being through trials that lead to an awakening of a true self.

Many are on this quest, seeking either to fulfill a life mission or to become what they truly believe they are. And yet, while it is stimulating to think that we might be more or something different from what we currently are, it is highly probable that we can never be purely ourselves.

Let’s revisit an easy-to-understand Freudian concept: there are impulses (the Id) and imposed rules (the Superego). One might think that if we wanted to return to our « deep nature, » we would have to shed culture, or at least minimize it if it stifles our nature.

However, the more one aligns with their impulses, the more infernal it can become within social frameworks and in one’s own life. You see daily what happens in the news when we are guided by our impulses. The Superego, for its part, can and even must prevent an excess of the Id, to avoid problematic behaviors for oneself and for others.

To be a self without limits is potentially a primary, or rather primitive, self that cannot live in a community. This is why we are neither nature nor culture, but a blend of both. And behind this quest for a more natural and authentic self, we would like to see ourselves without the adjustments that family and social systems have formed.

But, even if this culture is sometimes of poor quality, it brings certain codes and signals that offer the possibility for a fragment or a large part of oneself to exist, whereas it is highly probable that if we were only nature, this would not be the case.

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #402 : La Violence Acceptée

Le texte explore le paradoxe de la violence acceptée et même valorisée dans les arts martiaux et sports de combat au sein d'une société qui rejette la violence. Il met en lumière la distinction entre la violence physique et les dommages psychologiques/émotionnels souvent impunis. L'auteur suggère que les arts martiaux offrent un cadre où la violence peut être exprimée, guidée et ainsi transformée en outil de maîtrise de soi, permettant aux pratiquants de dépasser la peur et le rejet social de cette force inhérente.

Ce qui est génial dans nos arts martiaux et sports de combat, c’est que la violence est acceptée et même mise en lumière. C’est un paradoxe dans une société qui se veut pacificatrice, mais qui attire des milliers, voire des millions de téléspectateurs, lors d’organisations comme le One FC ou l’UFC.

Le monde, pour des raisons complètement justifiées, souhaite que ses citoyens n’aient pas recours à la violence, mais laisse des entités l’être à leur place. Seulement, la violence n’est pas que physique ; des personnes, qui en apparence ne semblent pas violentes, causent des dégâts psychologiques ou émotionnels sans qu’aucune loi ou justice ne puisse juger cette forme de violence.

Les expressions martiales sont des lieux, tout comme peuvent malheureusement l’être les champs de bataille, où les combattants ont le droit de pleinement exprimer leur violence, pour la faire vivre à leurs observateurs et spectateurs, qu’ils soient fans ou critiques.

C’est une substitution de sa propre expression de violence, parfois étouffée voire niée, qui ressurgit en regardant des combats sanglants ou des matchs de sport qui représentent une identification à son équipe, ou même à son armée, à son camp, où tous les coups sont permis pour vaincre.

Valoriser la violence pour enseigner la justesse de son expression, la capacité de la cadrer pour les occasions nécessaires – entraînements ou compétitions – mène les pratiquants à ne plus avoir peur de cette violence qui, parfois enfant, a pu être « violentée ». Les arts martiaux sont aussi la preuve que la violence n’est pas un problème si elle est guidée et exprimée quand et où il faut.

Nombre de ces combattants sanglants et enragés sont des êtres socialement intégrés, voire considérés comme « adorables ». Ce n’est peut-être pas vrai, juste un masque, mais c’est la preuve que le loup affamé qui a pu se nourrir peut se contrôler et s’adapter à une société où ce qu’il est est la plupart du temps rejeté, sans se sentir mal de cet état de fait.

La violence est, et ne disparaîtra pas ; il est peut-être mieux de l’utiliser et de la diriger que de croire que la paix inquisitrice va l’effacer.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,
Pank


Martial Reflections of a Hypnofighter #402: Accepted Violence

What’s great about our martial arts and combat sports is that violence is accepted and even highlighted. This is a paradox in a society that prides itself on being peaceful, yet attracts thousands, or even millions, of spectators to organizations like One FC or UFC.

For completely justified reasons, the world wants its citizens not to resort to violence, but allows entities to be violent in their place. However, violence is not just physical; people who seemingly are not violent can cause psychological or emotional damage without any law or justice being able to judge this form of violence.

Martial expressions are places, much like battlefields can unfortunately be, where combatants have the right to fully express their violence, to let their observers and spectators, whether fans or critics, experience it.

It’s a substitution for one’s own expression of violence, sometimes suppressed or even denied, which resurfaces when watching bloody fights or sports matches that represent identification with one’s team, or even one’s army, one’s camp, where all blows are allowed to win.

Valuing violence to teach the correctness of its expression, the ability to frame it for necessary occasions – training or competitions – leads practitioners to no longer be afraid of this violence which, as children, they may have « experienced violently. » Martial arts are also proof that violence is not a problem if it is guided and expressed when and where it is needed.

Many of these bloody and enraged fighters are socially integrated, even considered « adorable » beings. This may not be true, just a mask, but it’s proof that the hungry wolf who has been fed can control himself and adapt to a society where what he is is mostly rejected, without feeling bad about this state of affairs.

Violence exists and will not disappear; it may be better to use and direct it than to believe that inquisitorial peace will erase it.

Take what is good and right for you.
Be One,
Pank

Réflexions de Pank / Instantané #406 : Savoir reprendre son souffle sous la vague

Face à des périodes de stress intense et prolongé qui réduisent notre capacité à résoudre les problèmes, il est essentiel de revenir à notre "zone de confort". Cette approche permet de décomposer les défis en sous-ensembles gérables, de limiter la dépense d'énergie et de retrouver un sentiment de maîtrise, nous aidant ainsi à avancer pas à pas au lieu de se laisser submerger.

Il y a des périodes dans la vie où tout semble s’accélérer et où un grand nombre d’événements se succèdent, laissant parfois l’esprit comme le corps dans un état difficile.

Si nous sommes plutôt bons pour gérer les problèmes de façon générale, lorsqu’il y a une augmentation prolongée du stress et que ce dernier se maintient à un niveau élevé, nous pouvons constater que nous sommes loin d’être performants dans la résolution des problèmes.

Il y a souvent une distorsion du temps et de l’espace quant à ce qu’il faut faire et à ce qui nous semble être notre jauge temps-énergie. C’est à ces moments-là que nous pouvons, et parfois devons, revenir à nos bases. Revenir à ce qui est notre zone de confort.

Lorsque les systèmes ne semblent plus être ce que nous connaissons, c’est que nous sommes certainement sous un stress important. Pourquoi ? Parce que, naturellement, nous faisons des associations et nous nous tournons vers des éléments que nous avons l’impression de reconnaître.

Outre la méditation et l’autohypnose, prendre les problèmes plusieurs fois par jour et les ramener dans le filtre de ce que nous gérons bien, ce que nous connaissons, en somme ce qui nous permet de limiter notre dépense d’énergie, et nous ramener à des processus que nous maîtrisons, nous permet de ne plus être dans le rouleau de la vague, mais de tenter de remonter sur notre planche, cet espace du connu.

Il se peut que les problèmes soient des éléments inconnus et nouveaux. Cependant, tout est constitué de sous-ensembles. Chercher ce qui peut être géré en décomposant les choses permet d’avancer pas à pas, laissant les vraies facettes inconnues dans une liste de traitement ultérieur une fois que ce qui peut être géré le sera.

La zone de confort est à valoriser dans un monde d’hyperstimulation et d’injonction à vous plonger dans l’inconfort. Simplement parce que cette zone confortable offre la possibilité de ramener dans un espace maîtrisé ce qui ne l’était plus.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Reflections from Pank / Snapshot #406: Knowing when to catch your breath under the wave

There are periods in life when everything seems to accelerate and a large number of events follow one another, sometimes leaving the mind and body in a difficult state.

While we are generally quite good at managing problems, when there is a prolonged increase in stress that remains at a high level, we can see that we are far from being effective at problem-solving.

There is often a distortion of time and space regarding what needs to be done and what we perceive as our time-energy gauge. It is at these moments that we can, and sometimes must, return to our foundations. Return to what is our comfort zone.

When systems no longer seem to be what we know, it is because we are certainly under significant stress. Why? Because you know that we naturally make associations and turn to elements that we feel we recognize.

In addition to meditation and self-hypnosis, taking problems several times a day and bringing them back into the filter of what we manage well, what we know—in short, what allows us to limit our energy expenditure—and bringing ourselves back to processes we master, allows us to no longer be in the wave’s roller, but to try to get back on our board, that space of the familiar.

It may be that the problems are unknown and new elements; however, everything is made up of subsets. Seeking what can be managed by breaking things down allows us to move forward step by step, leaving the truly unknown facets on a list for later treatment once what can be managed has been.

The comfort zone is to be valued in a world of hyperstimulation and injunctions to plunge into discomfort. Simply because this comfortable zone offers the possibility of bringing back into a controlled space what was no longer so.

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #394 : Les pratiquants malsains

Nous savons que le sport ne fait pas de différence quant aux personnalités qu’il accepte. C’est une pratique qui se veut ouverte à tous, et les arts martiaux sont dans le même état d’esprit. Qu’importe que tu aies un handicap ou des difficultés, il y aura toujours des dojos qui pourront t’accueillir.

Et comme le monde n’est pas neutre, voire spécialement bon, il y a aussi des pratiquants qui viennent apprendre les arts martiaux et qui ne sont pas forcément équilibrés psychiquement. Il y a souvent des névroses en nous, comme des sentiments d’infériorité, qui font parfois pousser les portes d’une salle.

Si on aime à dire à quel point les arts martiaux ont une force éducatrice et une capacité à cadrer les jeunes et les adultes, il y a néanmoins des personnes qui sont habitées par des maux intérieurs et qui vont devenir des dangers pour les autres.

Il arrive que des pratiquants, bons, aient une forme de surcompensation et commencent à faire du mal aux partenaires ou en dehors de l’entraînement. Il y a des jiujitsukas qui sont connus dans les salles comme étant là pour blesser les autres. Il y a quelques années, on a vu une ceinture violette réputée pour cet esprit malsain briser volontairement le membre d’un autre pratiquant.

On le voit dans des entraînements ouverts, chercher ses proies et ne pas respecter les abandons ou faire des techniques non autorisées dans le cadre des rencontres, ce qui va entraîner des blessures plus ou moins importantes.

Il ne faut pas se mentir, même si on a des vidéos en mode BJJ/Les arts martiaux m’ont sauvé la vie, et il y a que du bon, nombre de personnes ne sont pas en équilibre et il est possible que leur vécu, les humiliations, les souffrances passées ou simplement leur sadisme et besoin de domination affectent les autres.

En tant que professeurs, il est difficile de savoir quoi faire. Virer semble le plus simple, mais il a peut-être déjà acquis suffisamment pour être dangereux pour les autres, dans son dojo ou ailleurs…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net/

Martial Reflections of a Hypnofighter #394: The Unhealthy Practitioners

We know that sport makes no distinction as to the personalities it accepts. It is a practice that aims to be open to all, and martial arts are in the same spirit. No matter if you have a disability or difficulties, there will always be dojos that can welcome you.

And as the world is not neutral, or even especially good, there are also practitioners who come to learn martial arts and who are not necessarily psychologically balanced. There are often neuroses in us, such as feelings of inferiority, that sometimes make us push open the doors of a gym.

While we like to say how much martial arts have an educational force and an ability to guide young people and adults, there are nevertheless people who are inhabited by inner evils and who will become dangers to others.

It happens that practitioners, even good ones, have a form of overcompensation and start to harm partners or outside of training. There are jiujitsukas who are known in the gyms as being there to injure others. A few years ago, we saw a purple belt known for this unhealthy spirit deliberately break the limb of another practitioner.

We see it in open training sessions, seeking out its prey and not respecting taps or using techniques not allowed in the context of matches, which will lead to more or less serious injuries.

We must not lie to ourselves, even if we have videos in BJJ/Martial arts saved my life mode, and there is only good, many people are not balanced and it is possible that their experiences, humiliations, past suffering or simply their sadism and need for domination affect others.

As teachers, it is difficult to know what to do. Expulsion seems the simplest, but he may have already acquired enough to be dangerous to others, in his dojo or elsewhere…

Take what is good and right for you.
Be One,
Pank
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #386 : Les combats intérieurs

Cet article explore les luttes internes que rencontrent les pratiquants d'arts martiaux, au-delà des compétitions physiques. Il aborde les défis émotionnels, les peurs, les addictions et l'importance de la discipline intérieure.

Il y a les combats que le monde peut regarder, voire certains peuvent même parier dessus, et puis il y a les combats que personne ne peut même remarquer. Dans notre monde des sports de combat et arts martiaux, nombreux sont ceux qui vont petit à petit développer des aptitudes pugilistiques vis-à-vis d’eux-mêmes.

Il est même notable que beaucoup de jeunes qui ont tout misé sur la compétition et les titres peuvent parfois plus facilement se détourner complètement de ces sports d’opposition quand les luttes envers l’autre ne sont plus possibles ou, a minima, couronnées de succès.

Les combats intérieurs sont infiniment diversifiés. Chaque personne a son histoire, ses forces et ses faiblesses, vivant avec des traumas, des pathos et autres mal-être. La vie amplifiant potentiellement certaines failles. Les arts martiaux nous apprennent la discipline et l’effort, souvent dans un cadre de la salle ou du dojo.

Il est parfois difficile de se dire que cette énergie que nous avons mise en place pendant une heure et demie ou deux heures, qui nous a épuisés, fait souffrir, parfois frustrés et agacés, devrait être la même que nous devrions parfois mettre en place, non pas pendant 90 minutes, mais pendant les 22h30 qui restent.

Quand on n’est pas bien ou, plus positivement, quand on a des objectifs, ce sont des attentions constantes, ce sont des réussites, mais aussi des échecs à gérer ; des incertitudes qui peuvent tout améliorer comme rendre pire. Mais à l’inverse de l’entraînement, tout ne commence pas et ne s’arrête pas avec un salut.

Il y a des conflits longs, parfois à vie, avec soi, et quand on pense que tout peut aller bien, on s’aperçoit, un peu comme en combat, que peut-être on a trop pris la confiance et que nous n’avons pas été assez déterminés et concentrés. Les combats du quotidien, face à ses peurs, ses addictions, ses pulsions ou tout autres opposants qui ne cessent de revenir provoquer.

Et se dire que notre être est une surface de combat, qu’il n’y a des repos parfois indéterminés, doit, ou plutôt peut, nous inviter à prendre de plus en plus conscience de l’ici et maintenant, dans tout ce que cela nous apporte avant un prochain round…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #386: The Inner Battles

There are battles that the world can watch, some might even bet on them, and then there are battles that no one can even notice. In our world of combat sports and martial arts, many gradually develop pugilistic skills towards themselves.

It is even noticeable that many young people who have bet everything on competition and titles can sometimes more easily turn completely away from these opposition sports when the struggles against the other are no longer possible or, at a minimum, crowned with success.

The inner battles are infinitely diverse. Each person has their own history, their strengths and weaknesses, living with traumas, pathos, and other discomforts. Life potentially amplifying certain flaws. Martial arts teach us discipline and effort, often in a gym or dojo setting.

It is sometimes difficult to tell ourselves that this energy that we have put in place for an hour and a half or two hours, which has exhausted us, made us suffer, sometimes frustrated and annoyed, should be the same that we should sometimes put in place, not for 90 minutes, but for the remaining 22h30.

When we are not well or, more positively, when we have objectives, it is constant attention, it is successes, but also failures to manage; uncertainties that can improve everything as well as make it worse. But unlike training, everything does not start and stop with a greeting.

There are long conflicts, sometimes lifelong, with oneself, and when we think that everything can go well, we realize, a bit like in combat, that perhaps we have taken too much confidence and that we have not been determined and focused enough. The daily battles, facing one’s fears, addictions, impulses, or any other opponents who keep coming back to provoke.

And to say that our being is a combat surface, that there are sometimes indefinite rests, must, or rather can, invite us to become more and more aware of the here and now, in all that it brings us before a next round…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #361 : Je dois vs. Je peux

 L'article explore l'impact négatif de l'auto-imposition de devoirs ("Je dois") sur la quête de succès et de perfection. Il propose une alternative en remplaçant le "Je dois" par le "Je peux", ce qui permet une réappropriation du pouvoir personnel et une approche plus positive de l'amélioration continue. Cette transition sémantique favorise un état d'esprit plus apaisé et respectueux des efforts fournis.

Il y a un problème que toutes les personnes qui sont en quête de succès ou de perfection n’ont de cesse de répéter : celui de se donner des devoirs. « Je dois réussir ceci ou cela, je dois devenir meilleur, je ne dois pas faire d’erreur, je dois être aimable », etc.

À force, les personnes se retrouvent à saturer sur tout ce qu’elles mettent en place, simplement parce qu’elles se mettent une pression d’être les meilleurs, de ne pas vivre d’échecs, de faire mieux que tel ou tel autre. En somme, il y a un « Je dois » complètement totalitaire qui pourrit des vies sur des décennies.

Quand des consultants se disent que là, c’en est trop, ils viennent avec le DEVOIR de ne plus se sentir stressés et oppressés. En somme, même leur accompagnement est une obligation de réussite, sinon ils vont se considérer comme des personnes complètement nulles et sans valeur.

C’est là où une gymnastique sémantique peut être mise en place. La notion de pouvoir. Ce simple changement permet une orientation mentale sur un autre plan. Il n’y a plus de devoir à performer, mais le pouvoir de performer. Ce n’est plus une posture d’une puissance supérieure (mode posture parentale), mais une réappropriation de sa propre conscience de ses moyens et de ses pouvoirs, avec certes ses limites, mais qui vient de soi.

Cela pourrait ne pas être assez, mais à l’inverse du « Je dois » qui entraînera ad vitam de l’insatisfaction, le « Je peux » mènera à l’idée de faire mieux. La nuance, là aussi, est subtile : dans le pouvoir, nous admettons notre facette insatisfaite, et on se donne une démarche pour aller un peu plus loin, alors que dans le « Je dois », quoi qu’il arrive, ça ne sera pas bon.

Cet espace, cet oxygène apaise et offre alors un pouvoir qui prendra place sans devoir, juste avec le respect des efforts fournis.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Pank’s Reflections / Snapshot #361: I Must vs. I Can

There’s a problem that all those seeking success or perfection constantly repeat: that of giving themselves duties. « I must succeed at this or that, I must become better, I must not make mistakes, I must be kind, » etc.

Eventually, people end up overwhelmed by everything they put in place, simply because they put pressure on themselves to be the best, to avoid failures, to do better than so-and-so. In short, there’s a completely totalitarian « I must » that ruins lives for decades.

When consultants say they’ve had enough, they come with the DUTY to no longer feel stressed and oppressed. In essence, even their coaching becomes an obligation to succeed, otherwise, they’ll consider themselves completely worthless and without value.

This is where a semantic shift can be implemented. The notion of « can. » This simple change allows for a mental orientation on another level. There’s no longer a duty to perform, but the power to perform. It’s no longer a posture of superior power (parental mode), but a reappropriation of one’s own awareness of one’s means and powers, with its limits, of course, but which comes from within.

This might not be enough, but unlike « I must, » which will lead to lifelong dissatisfaction, « I can » will lead to the idea of doing better. The nuance, here again, is subtle: in « can, » we acknowledge our dissatisfied side, and we give ourselves a process to go a little further, whereas in « I must, » no matter what happens, it won’t be good enough.

This space, this oxygen, soothes and then offers a power that will take place without duty, just with respect for the efforts made.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #355 : Correctement définir nos patterns

Cet article met en garde contre les dangers de l'auto-diagnostic psychologique basé sur des modèles populaires. Il souligne l'importance d'une exploration approfondie et nuancée de ses propres blessures et schémas, plutôt que de s'enfermer dans une interprétation rapide et potentiellement erronée.

La popularisation des différentes méthodes ou matrices psychologiques peut aider de nombreuses personnes et c’est une chose qu’il faut continuer à diffuser au mieux. Le contre-coup possible est que nous puissions penser que nous avons trouvé ce que nous ressentons et que nous structurons consciemment et inconsciemment nos comportements sur cette identification.

Prenons l’exemple du classique de Bourbeau qui va parler de blessure de trahison, rejet, abandon, humiliation ou injustice. Il se peut que vous ayez déterminé que vous avez telle ou telle blessure. Du coup, vous filtrez le monde au travers de cette explication : “Je ne fais pas ceci ou cela, ou je réagis de cette façon parce que j’ai peur de telle ou telle réactivation de blessure”.

Seulement, il est possible, et nous sommes assez bons pour cela, que vous ayez sélectionné inconsciemment un élément qui vous “parlait” mais qui ne correspond pas à ce qui vous blesse réellement. En consultation ou au travers de votre travail personnel, vous pouvez vous rendre compte que ce n’est pas exactement cette blessure, voire qu’il y a confusion avec une autre problématique qui est à l’origine de vos maux mais dont vous étiez aveugle, comme fasciné par le “diagnostic” que vous avez posé quelques années plus tôt.

La quête de soi en accompagnement demande du temps pour déterminer au travers d’hypothèses ce qui est le plus juste et ce n’est pas forcément ce qui est le plus “parlant”. Nous avons une tendance à nous confusionner, ce qui peut nous entraîner à devenir créateurs de réponses au travers d’une structure que nous identifions mais qui ne représente pas ce que nous ressentons.

Il faut parfois que cette “réponse” devienne un poids et n’apporte plus de bénéfices pour parfois se rendre compte de notre petite erreur.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

English Translation:

Pank’s Reflections / Snapshot #355: Correctly Defining Our Patterns

The popularization of different psychological methods or matrices can help many people, and it’s something that should continue to be disseminated as much as possible. The possible drawback is that we might think we’ve found what we’re feeling and that we consciously and unconsciously structure our behaviors based on this identification.

Let’s take the example of Lise Bourbeau’s classic work, which talks about wounds of betrayal, rejection, abandonment, humiliation, or injustice. It’s possible that you’ve determined that you have one or another of these wounds. As a result, you filter the world through this explanation: « I don’t do this or that, or I react this way because I’m afraid of such and such a wound being reactivated. »

However, it’s possible, and we’re quite good at this, that you’ve unconsciously selected an element that « spoke » to you but doesn’t correspond to what actually hurts you. In consultation or through your personal work, you may realize that it’s not exactly this wound, or that there’s confusion with another issue that’s at the root of your problems but to which you were blind, as if fascinated by the « diagnosis » you made a few years earlier.

The quest for self in coaching takes time to determine through hypotheses what is most accurate, and it’s not necessarily what is most « appealing. » We have a tendency to confuse ourselves, which can lead us to become creators of answers through a structure we identify but that doesn’t represent what we feel.

Sometimes this « answer » has to become a burden and no longer provide benefits before we realize our little mistake.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #324 : Restructurer les processus

Ce texte explore comment nos schémas intérieurs peuvent être exploités différemment sans les opposer, offrant une nouvelle vision de soi-même. À travers l’auto-hypnose, il est possible de déplacer nos fonctionnements pour activer de nouveaux leviers de bien-être, tout en restant fidèle à soi-même.

Il est parfois difficile d’admettre que nous ne faisons que déplacer nos schémas dans de nouveaux emplacements. Que nous ne changeons pas réellement les choses, mais que nous les exploitons différemment. Que nous soyons plutôt introspectifs ou au contraire très extravertis, cela ne se transforme pas vraiment.

Cependant, comprendre que nous pouvons exploiter l’un pour améliorer l’autre, sans les opposer ni entrer dans une simple réaction extrémiste, conduit à une nouvelle composition de ce que nous sommes. Comme je vous le partage régulièrement : les mêmes ingrédients, mais en les cuisinant autrement.

Cela offre une autre vision de soi, non pas seulement comme un ensemble d’éléments qui peuvent nous insupporter, mais comme un potentiel de recettes, de possibilités et de tests sur ce qui est en nous et nous appartient, ce qui nous permet également de nous découvrir davantage.

Être soi n’est pas un devenir. Vous êtes déjà pleinement vous-même. Cependant, connaître ses composantes, avoir conscience de soi et de ses différentes facettes offre de multiples perspectives pour se mettre dans des « configurations » qui peuvent nous convenir davantage, ou tout simplement être plus adaptées à certains moments de nos vies.

En pratiquant l’auto-hypnose quotidiennement, nous pouvons, petit à petit, développer une meilleure conscience de nous-mêmes et chercher à déplacer certains fonctionnements ou automatismes pour qu’ils puissent activer un levier différent. Cela peut nous apporter un mieux-être immédiat, en fonction des systèmes qui nous entourent.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one.
Pank
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Reflections of Pank / Snapshot #324: Restructuring Processes

It is sometimes difficult to admit that we merely shift our patterns to new places. That we don’t truly change things but rather exploit them differently. Whether we are more introspective or, on the contrary, highly extroverted, this doesn’t really change.

However, understanding that we can leverage one to improve the other without opposing them or falling into extremist reactions leads to a new composition of who we are. As I often share with you: the same ingredients, but cooked differently.

This offers a different vision of oneself—not just as a collection of elements that might frustrate us but as a potential source of recipes, possibilities, and experiments with what is within us and belongs to us, helping us to discover ourselves more deeply.

Being oneself is not about becoming. You are already entirely yourself. However, knowing your components, being aware of yourself and your various facets, provides multiple perspectives for adopting “configurations” that might suit us better or simply be more adapted to particular moments in our lives.

By practicing self-hypnosis daily, we can gradually develop greater self-awareness and seek to shift certain behaviors or automatisms so they can activate a different lever. This can bring us immediate well-being, depending on the systems around us.

Take what is good and right for you.

Be one.
Pank
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Réflexions de Pank / Instantané #318 : Ce n’est pas moi

Cet article explore la sensation de ne pas être soi-même, souvent ressentie comme une perte d’identité. À travers une analyse basée sur le raisonnement FRESC, Pank examine la différence entre faits et récits, le rôle des états de transe, et l’influence du storytelling sur notre perception de nous-mêmes. Même dans des états inhabituels ou extrêmes, tout reste une expression de nous-mêmes.

En consultation comme dans mon quotidien, j’entends régulièrement des personnes dire qu’en ce moment, ou depuis un certain temps, elles ne sont pas elles-mêmes. Cela sous-entend qu’elles ne se reconnaissent pas. Si je reste dans mon raisonnement FRESC, je me demande si cela concerne un fait ou s’il correspond davantage à un récit.

En effet, nous avons parfois, avec sincérité, l’impression de bien nous connaître, alors que nous connaissons plutôt bien l’histoire que nous nous faisons de nous-mêmes. Un récit peut changer notre état intérieur, notre transe, et nous pousse à vouloir donner un sens à cet état.

C’est à ce moment-là que nous arrivons à un “ce n’est pas moi”. Pourtant, si l’on reprend les faits, rien ne peut être plus vous que vous-même. Et même si vous traversiez une “psychose”, il y a de fortes chances que tout cela reste l’expression de vous-même. Peut-être dans des facettes que vous ne connaissez pas, mais qui restent VOUS.

Nous pouvons accepter que nous ne retrouvons pas certains schémas qui semblaient pourtant constants, que leur expression soit différente, amoindrie ou amplifiée. Pourtant, ce sont toujours les composantes de votre corps et de votre esprit qui entraînent ce qui se passe.

On peut même aller plus loin et oser l’hypothèse — que j’évoque également de façon empirique — que même les personnes qui disent être habitées par des esprits pour transmettre des messages ne sont que dans un storytelling. Elles écoutent leurs impressions, sensations et autres perceptions, ce qui produit une “déréalisation” éphémère de soi. Cela revient à la création d’un état, une transe, qui est parfaitement générée par notre cerveau, par nous-mêmes. Ce qui changera sera le sens donné dans le cadre de cette canalisation.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,
Pank
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Pank’s Reflections / Snapshot #318: This Is Not Me

In consultations as well as in daily life, I often hear people say that, lately or for some time now, they feel they are not themselves. This implies that they do not recognize themselves. Sticking to my FRESC reasoning, I wonder whether this concerns a fact or relates more to a narrative.

Indeed, we sometimes genuinely believe we know ourselves well, yet what we actually know is the story we tell ourselves about who we are. A narrative can alter our inner state, our trance, leading us to seek meaning for that state.

It is at this point that we arrive at “this is not me.” However, if we return to the facts, nothing could be more you than you. Even if you were to experience a “psychosis,” it is highly likely that it would remain an expression of yourself—perhaps a facet of you that you are unfamiliar with but is still YOU.

We can accept that we do not recognize certain patterns that seemed constant, that their expression has changed, diminished, or amplified. Yet, it is always the components of your body and mind that cause what is happening.

We can go even further and suggest the hypothesis — which I also discuss empirically — that even individuals who claim to be inhabited by spirits to deliver messages are merely engaged in storytelling. They tune into their impressions, sensations, and other perceptions, creating a temporary “derealization” of self. This amounts to the creation of a state, a trance, perfectly produced by our brain, by ourselves. What changes is the meaning assigned within the context of this channeling.

Take only what is good and right for you.

Be one,
Pank
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