Réflexions martiales d’un Hypnofighter #499 : Durer dans nos disciplines

Il est difficile de savoir ce qu’il y a à mettre en place quand on souhaite faire des arts martiaux à long terme. Même pour ceux qui ne sont pas allés dans la facette sportive de la discipline, il y a un moment où l’on voit de nombreux pratiquants arrêter à cause de leurs douleurs et de problèmes physiques, souvent issus de l’entraînement.

Quand on voit des boxeurs qui cessent complètement les sparrings (et c’est une bonne chose pour éviter les impacts forts), on peut se demander pour les karatékas, les judokas ou autres lutteurs jusqu’à quand ils peuvent encore pratiquer des randoris et prendre plaisir à des sparrings sans se mettre en danger.

Mais si on ne combat plus, est-ce que nous allons avoir la même passion pour la discipline ? Combien de pratiquants cessent post-compétition ? Combien cessent également quand leur corps n’apporte plus les mêmes sensations et capacités ?

Est-ce que pour durer nous devrions diminuer, voire abandonner le combat ? Mais s’il y a des disciplines qui ont des formes comme des Katas ou Taos, qu’en est-il des systèmes où l’on ne travaille pas seul ? Est-ce que les arts martiaux doivent juste devenir du fitness ou un simple entretien corporel ?

Si c’est le cas, à part l’histoire que nous avons vécue dans les dojos, est-ce que nous venons pour la répétition technique, cette quête du geste juste ? Ou est-ce que nous y allons pour partager, enseigner ?

Le combat est pour la plupart d’entre nous la raison pour laquelle nous passons des heures à l’entraînement. Pourtant, ces mêmes combats sont ce qui fait que nous pourrions diminuer ou cesser notre présence dans la salle. En prenant soin de son corps et en cherchant « moins mais mieux » en termes de randoris – avec des partenaires qui font progresser plutôt que ceux qui veulent challenger – peut-être pourrions-nous alors faire comme ces anciens qui viennent encore si souvent.

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Martial Reflections of an Hypnofighter #499: Lasting in our disciplines

It is difficult to know what needs to be put in place when wishing to practice martial arts long-term. Even for those who haven’t gone into the competitive sports facet of the discipline, there comes a moment where we see many practitioners stop due to their pains and physical issues, often stemming from training.

When we see boxers completely ceasing sparring (and this is a good thing to avoid strong impacts), one might wonder about karatekas, judokas, or other grapplers: until when can they still practice randoris and enjoy sparring without putting themselves in danger?

But if we no longer fight, will we have the same passion for the discipline? How many practitioners quit post-competition? How many also quit when their body no longer provides the same sensations and capabilities?

To last, should we diminish or even abandon combat? But while there are disciplines that have forms like Katas or Taos, what about systems where one does not work alone? Should martial arts just become fitness or simple bodily maintenance?

If that is the case, apart from the history we have lived in the dojos, do we come for technical repetition, this quest for the precise gesture? Or do we go there to share, to teach?

For most of us, combat is the reason we spend hours training. Yet, these very fights are what might cause us to diminish or cease our presence in the gym. By taking care of one’s body and seeking « less but better » in terms of randoris – with partners who help you progress rather than those who just want to challenge – perhaps then we could do like those old-timers who still come so often.

Take what is good and right for you. Be One, Pank.

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #411 : L’argent au-dessus de tout

Ce texte explore comment l'argent est devenu un moteur omniprésent, même dans le monde des arts martiaux, souvent perçu comme un domaine de pureté et d'honneur. Il met en lumière des exemples concrets, des bourses de combat aux liens avec des organisations mafieuses, et aborde le cas du temple Shaolin, soulignant la faillibilité humaine face à la tentation financière, même dans des lieux de grande spiritualité. L'auteur invite à la prudence et à se recentrer sur le plaisir de la pratique authentique.

Que ce soit dans le quotidien ou dans le monde très spécifique des arts martiaux, nous ne pouvons nier que l’argent est ce qui motive la plupart des humains. Nous pouvons aimer croire que les combattants professionnels le font pour l’honneur, mais en réalité, ils recherchent surtout les bourses les plus intéressantes.

Nous avons notamment manqué des matchs en Angleterre parce que les managers cherchaient toujours à obtenir plus. On pourrait se dire que les pratiquants d’arts martiaux, eux, ne sont pas comme ça… mais si vous connaissez le Kyokushin ou le Seidokaikan d’Ishii (fondateur du K1), vous savez que l’argent sale est très présent.

Les Japonais sont assez liés aux Yakuza dans les sports de combat, les Américains aux mafias de Vegas, entre autres. Qu’en est-il de la Chine, avec ses grands Sifu ? Eh bien non… Même les Shaolin peuvent complètement se laisser tenter, et là, c’est une combinaison de qualité : spiritualité et martialité.

Voici un article qu’on m’a partagé : Chine : Le temple Shaolin secoué par une enquête pour détournement de fonds. Le responsable du Temple, Shi Yongxin, a détourné des fonds et a été destitué de son poste.

J’imagine que pour beaucoup de l’ancienne génération, les Shaolin représentaient une forme d’absolu dans les arts martiaux, des préceptes et une discipline forts. L’histoire mythologique de Bodhidharma, etc.

Nous restons tous des humains totalement faillibles. On peut même se dire que son « business » a contribué à l’expansion et à la reconnaissance du temple et, de façon générale, du Wushu. Je ne parle même pas des possibles abus qui existent certainement encore dans des dojos et autres, dans tous les pays du monde ; on connaît la tendance de certains Mestre brésiliens à apprécier un peu trop les adolescentes.

À chaque fois que je vois cela, je me dis qu’il ne faut pas être naïf et trop passionné, car cela peut nous faire nier des choses comme la vente de grades, de titres ou autres, en plus des compétitions truquées. À nous de juste prendre encore plaisir à la simple pratique.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,
Pank
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Martial Reflections of a Hypnofighter #411: Money Above All

Whether in daily life or in the very specific world of martial arts, we cannot deny that money is what motivates most humans. We may like to believe that professional fighters do it for honor, but in reality, they are primarily looking for the most attractive purses.

We notably missed matches in England because managers always sought to get more. One might think that martial artists themselves are not like that… but if you know Kyokushin or Ishii’s Seidokaikan (founder of K1), you know that dirty money is very present.

The Japanese are quite linked to the Yakuza in combat sports, the Americans to the Vegas mafias, among others. What about China, with its great Sifu? Well, no… Even the Shaolin can completely give in to temptation, and there, it’s a quality combination: spirituality and martiality.

Here’s an article someone shared with me: China: Shaolin Temple shaken by embezzlement investigation. The head of the Temple, Shi Yongxin, embezzled funds and was removed from his post.

I imagine that for many of the older generation, the Shaolin represented a form of absolute in martial arts, strong precepts, and discipline. The mythological history of Bodhidharma, etc.

We all remain totally fallible humans. One could even say that his « business » contributed to the expansion and recognition of the temple and, in general, of Wushu. I’m not even talking about the possible abuses that certainly still exist in dojos and elsewhere, all over the world; we know the tendency of some Brazilian Mestres to appreciate teenagers a little too much.

Every time I see this, I tell myself that one must not be naive and too passionate, because it can make us deny things like the selling of ranks, titles, or others, in addition to rigged competitions. It’s up to us to just continue to enjoy the simple practice.

Take what is good and right for you.
Be One,
Pank
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Réflexions de Pank / Instantané #401 : Cessez d’apprendre, appliquez

L'article met en avant l'importance de l'application pratique des connaissances acquises, soulignant que l'accumulation de savoir sans mise en œuvre concrète mène à l'oubli. L'auteur encourage à partager et à utiliser activement ce que l'on apprend pour mieux l'intégrer et lui donner du sens, en prenant l'exemple de l'expérience de Milgram pour illustrer que la connaissance théorique seule ne suffit pas à modifier les comportements.

Nous avons tellement d’injonctions à cumuler la connaissance, à lire, étudier, regarder des vidéos. Le cumul encore et toujours, comme si nous devions avoir une bibliothèque énorme et un cerveau bien plein. C’est séduisant, surtout si on a une reconnaissance comme un diplôme ou un certificat.

Mais à quoi bon si ce que nous apprenons n’est pas mis en pratique, si nous ne pouvons pas voir ce que cela donne dans notre quotidien ? Une chose est certaine, ce que nous n’utilisons pas sera oublié. C’est comme la cuisine : moi, étant le pire chef de cuisine de ce dernier siècle, si je ne refais pas mes œufs sur le plat régulièrement… c’est le drame…

La connaissance est un plaisir, un shoot de plaisir quand on comprend, mais qu’allons-nous en faire ? Nous avons un excellent conseil qui est de partager ce que nous venons d’apprendre pour que nous puissions voir notre niveau d’intégration de l’idée ou du concept, voire simplement de compréhension.

Se voir dans l’action de la mise en application nous offre une assimilation et une sensation de donner un « sens » à ce savoir. Comme je vous le partageais dans la vidéo, on a beau connaître Milgram, la même quantité de population se soumet à l’autorité qu’à la première expérience. 60 ans de diffusion du savoir ne changent pas les comportements, si ce n’est juste une donnée et pas un élément central des actions que nous allons faire.

Alors un conseil : cherchez à appliquer ce que vous connaissez, puis revenez aux théories et logiques, mais comme dans l’hypnothérapie, tant de personnes connaissent des tas de techniques, mais ne savent pas où, quand et comment l’appliquer face à une personne en besoin de mieux-être. Pour moi, le moins est souvent le mieux si on peut l’utiliser.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.
Be One
Pank
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Pank’s Reflections / Snapshot #401: Stop Learning, Apply

We have so many injunctions to accumulate knowledge, to read, study, watch videos. Accumulation again and again, as if we had to have a huge library and a very full brain. It’s seductive, especially if you have recognition like a diploma or a certificate.

But what’s the point if what we learn is not put into practice, if we cannot see what it gives in our daily lives? One thing is certain, what we do not use will be forgotten. It’s like cooking: me, being the worst cook of this last century, if I don’t redo my fried eggs regularly… it’s a disaster…

Knowledge is a pleasure, a shot of pleasure when we understand, but what are we going to do with it? We have excellent advice which is to share what we have just learned so that we can see our level of integration of the idea or the concept, or even simply of understanding.

Seeing ourselves in the action of applying it offers us an assimilation and a feeling of giving « meaning » to this knowledge. As I shared with you in the video, we may know Milgram, the same amount of population submits to authority as in the first experiment. 60 years of knowledge dissemination does not change behaviors, if it is just a data and not a central element of the actions that we are going to do.

So a piece of advice: try to apply what you know, then come back to the theories and logics, but as in hypnotherapy, so many people know a lot of techniques, but do not know where, when and how to apply it to a person in need of well-being. For me, less is often better if we can use it.

Take what is right and good for you.
Be One
Pank
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Réflexions de Pank / Instantané #362 : Hypnothérapeutes Amateurs et Professionnels

L'auteur propose une distinction entre les hypnothérapeutes amateurs et professionnels, suggérant les termes "Juniors" et "Seniors" pour éviter la discrimination. Il souligne que la pratique et l'expérience sont cruciales, contrairement à la simple accumulation de certifications. Pour les clients, cette distinction pourrait offrir un choix éclairé, basé sur l'expérience et la viabilité financière du praticien.

Il y a quelques années, j’avais proposé de mettre en place une distinction pour reconnaître les hypnothérapeutes amateurs et professionnels. Si le mot « amateur » est considéré comme discriminant, prenons « Juniors » et « Seniors ». Le problème que nous rencontrons est que beaucoup de nouveaux venus sur le marché très large de l’accompagnement se considèrent comme des experts de la discipline, car certains de leurs certificats les nomment « Master Hypnotist ».

Seulement, nous savons que sans une pratique conséquente, il manque un ensemble de questions, de routines ou d’automatismes dans les écoutes et les recadrages, par exemple, qui ne sont pas encore acquis. Et ce n’est pas un problème, nous devons tous commencer. Seulement, le retour que nous avons souvent de la part de personnes insatisfaites d’un service en hypnose est que fréquemment, leur interlocuteur n’était pas prêt pour le dépôt de contenu, par exemple.

Pour nous, praticiens, un titre « Junior » ou « Senior » n’a aucun sens, mais pour les clients, cela peut être un choix en fonction de leurs problématiques. Comme on peut choisir une femme ou un homme, un praticien militant ou non, ces derniers devraient savoir si la personne en face d’eux vit de sa profession, qu’elle est en place depuis au moins 5 ans, ces deux éléments impliquant que, pour que le cabinet survive, l’hypnothérapeute ait suffisamment de consultations pour vivre de sa profession et non en ayant un autre emploi ou d’autres sources de revenus.

Le temps de pratique, la répétition et l’effort au quotidien surpasseront toujours la montagne de connaissances théoriques que pourraient avoir les nouveaux entrants. Même si on reçoit quelques clients depuis 10 ans le week-end, nous ne sommes pas des professionnels. C’est comme si nous nous débrouillions en mécanique le week-end de temps à autre, comparé à un garagiste qui fait ça depuis des années. Il est peu probable que vous décidiez de laisser votre voiture à ce voisin, sauf pour une question de prix.

Comme dans les arts martiaux, avoir des certificats ou cumuler les formations ne valide pas nos ceintures noires, qui demandent de la compétition et des combats, suffisamment pour que la pratique soit validée…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Pank’s Reflections / Snapshot #362: Amateur and Professional Hypnotherapists

A few years ago, I proposed implementing a distinction to recognize amateur and professional hypnotherapists. If the word « amateur » is considered discriminatory, let’s use « Juniors » and « Seniors. » The problem we encounter is that many newcomers to the very broad field of coaching consider themselves experts in the discipline because some of their certificates call them « Master Hypnotist. »

However, we know that without consistent practice, there is a set of questions, routines, or automatisms in listening and reframing, for example, that are not yet acquired. And that’s not a problem, we all have to start somewhere. However, the feedback we often receive from people dissatisfied with a hypnosis service is that frequently, their interlocutor was not ready for the content deposit, for example.

For us practitioners, a « Junior » or « Senior » title makes no sense, but for clients, it can be a choice depending on their issues. Just as one can choose a woman or a man, a militant or non-militant practitioner, clients should know if the person in front of them lives off their profession, has been established for at least 5 years, these two elements implying that, for the practice to survive, the hypnotherapist has enough consultations to live off their profession and not by having another job or other sources of income.

Practice time, repetition, and daily effort will always surpass the mountain of theoretical knowledge that newcomers might have. Even if one sees a few clients on weekends for 10 years, we are not professionals. It’s like dabbling in mechanics on weekends from time to time, compared to a mechanic who has been doing it for years. It is unlikely that you would decide to leave your car with that neighbor, except for a matter of price.

Like in martial arts, having certificates or accumulating training does not validate our black belts, which require competition and fights, enough for the practice to be validated…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #301 : La théorie si ça aide la pratique

La théorie en hypnose enrichit nos connaissances mais ne garantit pas une amélioration de la pratique. Dans cet article, Pank explore l’importance de pratiquer et d’adapter ses apprentissages à l’expérience, tout en soulignant les limites des approches purement théoriques.

Si vous suivez mes vidéos actuelles sur les notions théoriques de l’hypnose, vous pouvez découvrir ou confirmer des concepts passionnants, comme par exemple la différence entre suggestion et hypnotisabilité.

Si la compréhension théorique apporte une valeur intellectuelle indéniable, elle ne conduit pas toujours à une amélioration directe de la pratique. On pourrait imaginer que cette base théorique permettra un jour de concevoir des intelligences artificielles compétentes, exploitant des cadres théoriques cohérents.

Cependant, nous savons tous que dans la réalité d’une session d’hypnose, les résultats reposent sur un ensemble de compétences et de techniques. Certaines de ces techniques, bien qu’elles ne soient pas toujours validées scientifiquement (comme on peut l’observer avec la PNL), produisent néanmoins des résultats répétés et « réplicables » lorsqu’elles sont utilisées dans le cadre d’une alliance thérapeutique, d’une communication hypnotique efficace et d’une ouverture du consultant.

Pour certains, nourrir leur esprit par des théories est essentiel. Mais en fonction de nos capacités cognitives, l’essentiel reste de sélectionner ce qui est pertinent et utile, puis de pratiquer.

Je me souviens de nombreuses discussions, souvent très théoriques, dans des groupes ou forums dédiés à l’hypnose. Elles étaient souvent riches en références sur des outils comme les inductions rapides, mais une fois sur le terrain, en hypnose de rue, la compétence manquait parfois cruellement.

Rester enfermé dans l’étude des théories ne garantit pas un progrès sur le terrain. N’ayez pas honte de ne pas tout théoriser et de vous concentrer sur l’application pratique, en adaptant vos apprentissages à votre expérience du quotidien.

hypnose #théorie #pratique

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Be one,
Pank
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Reflections of Pank / Snapshot #301: Theory, If It Helps Practice

If you follow my current videos on the theoretical aspects of hypnosis, you can discover or confirm fascinating concepts, such as the difference between suggestion and hypnotizability.

While theoretical understanding provides undeniable intellectual value, it doesn’t always lead to direct improvements in practice. One could imagine that this theoretical foundation might one day enable the development of competent artificial intelligences that rely on coherent frameworks.

However, we all know that the success of a hypnosis session relies on a set of skills and techniques. Some of these techniques, even though they are not always scientifically validated (as seen with NLP), still produce repeated and « replicable » results when used within a therapeutic alliance, effective hypnotic communication, and an open-minded client.

For some of us, feeding our minds with theories is essential. However, depending on our cognitive abilities, the key is to select what is relevant and useful, then practice.

I recall numerous discussions, often very theoretical, in hypnosis groups or forums. These discussions were rich in references to tools like rapid inductions, but when it came to real-world practice, such as street hypnosis, the skills were sometimes absent.

Staying focused solely on theoretical studies won’t always improve your field skills. Don’t feel ashamed if you choose not to theorize everything and instead focus on practicing and adapting your learnings to the reality of daily experience.

hypnosis #theory #practice

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #269 : Quand les formes sont moins utiles que les concepts

Dans cet article, nous explorons l'importance des concepts par rapport aux formes dans les arts martiaux. À travers l'analyse des Taolu et Kata, nous voyons comment l'adaptation et la compréhension des principes fondamentaux dépassent la répétition mécanique des mouvements.

Il est essentiel, lorsque nous commençons un art martial, de travailler les formes. Des écoles comme le Wushu ou le Karaté proposent des séquences sous forme de Taolu ou de Kata. Il est important pour l’apprenant de pratiquer par mimétisme et de laisser son corps assimiler les mouvements à travers des répétitions, tout en bénéficiant des corrections apportées par le professeur.

Il est parfois amusant de constater qu’un Sifu ou un Sensei peut s’attarder sur des détails tels que les séquences ou les angles des bras, pour qu’après quelques années, nous nous retrouvions avec une « nouvelle » version « plus traditionnelle » du kata, avec des mouvements différents.

Lorsque nous avons pratiqué suffisamment longtemps et que nous avons pu tester ces formes en situation d’opposition, nous réalisons que certaines techniques n’ont pas lieu d’être dans un combat réel, tandis que d’autres nécessitent de nombreuses adaptations pour être efficaces.

C’est à ce moment-là que nous pouvons prendre le temps de créer des exercices. Non pas pour répéter mécaniquement les mouvements, mais pour plonger dans l’essence de ce qu’ils doivent entraîner. Nous nous concentrons alors sur des éléments conceptuels, ce qui nous permet de comprendre que, même si la forme n’est pas parfaite sur le papier (c’est-à-dire le kata), l’idée sous-jacente et surtout le résultat recherché peuvent être atteints avec une adaptation.

Une fois entrés dans le monde des concepts, la forme devient simplement une succession de logiques que nous cherchons à retrouver à travers une pratique moins formelle, mais plus en phase avec notre propre pratique.

kata #taolu #wushu #karate #style #adaptation #formes #concepts

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,
Pank


Martial Reflections of a Hypnofighter #269: When Forms Are Less Useful Than Concepts

It is essential, when we begin martial arts, to work on forms. Schools such as Wushu or Karate offer sequences in the form of Taolu or Kata. It is important for the learner to practice through mimicry and allow their body to assimilate movements through repetition, while benefiting from corrections provided by the instructor.

It is sometimes amusing to notice that a Sifu or Sensei might focus on details such as sequences or arm angles, only for us to find ourselves years later with a « new, » « more traditional » version of the kata, with different movements.

When we have practiced for a sufficient amount of time and have tested these forms in opposition phases, we realize that some techniques do not exist in a real fight, while others require numerous adaptations to be effective.

It is then that we can take time to create exercises, not to mechanically repeat movements, but to dive into the essence of what they are meant to train. We focus on conceptual elements, which allow us to understand that even if the form is not perfect on paper (i.e., the kata), the underlying idea and the desired result can be achieved through adaptation.

Once we enter the world of concepts, the form becomes merely a succession of logic that we seek to rediscover through a less formal, but more accurate practice for our personal needs.

kata #taolu #wushu #karate #style #adaptation #forms #concepts

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Be one,
Pank

Réflexions de Pank / Instantané #279 : Connaissance n’est pas compétence

Dans de nombreux domaines, de la formation aux sports de combat, il est facile de confondre connaissance et compétence. Pourtant, la véritable expertise vient de la pratique. Découvrez pourquoi ceux qui restent sur le terrain sont souvent plus performants que ceux qui accumulent la théorie.

Nous pouvons tous être passionnés de lecture ou de collecte d’informations. Que ce soit dans les arts martiaux ou dans le domaine de l’accompagnement, il est facile de rencontrer des personnes incroyablement érudites. Pourtant, ces mêmes personnes peuvent être des pratiquants et praticiens tout à fait ordinaires.

Dans l’enseignement, cela ne pose pas trop de problème, à moins que ce qui est enseigné, comme dans des techniques complexes en Hypnose-PNL, ne soit que partiellement applicable. Sur le terrain, dans la vie quotidienne ou professionnelle, le taux de réussite reste très bas.

C’est la même chose pour les sports de combat : chaque jour, de nouvelles techniques sont partagées sur les réseaux sociaux, mais elles ne fonctionnent pas dans le cadre de la compétition. On se repose souvent sur des techniques de base qui ont prouvé leur efficacité en situation réelle. J’irais même plus loin en affirmant que les spécialistes de techniques limitées sont souvent plus performants que ceux qui possèdent un large éventail de connaissances.

Il est essentiel de voir si les personnes sur le terrain continuent à pratiquer concrètement. Nous savons, tant dans le monde de l’entreprise que dans celui du sport, que beaucoup de personnes perdent leurs compétences, pour ne conserver que la connaissance, parce qu’elles restent dans des cadres d’entraînement trop théoriques, avec peu de facteurs divers capables de rendre obsolète la théorie, même la mieux vendue.

Apprentissage #pratique #formation #connaissance #compétence

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Be one,
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Reflections of Pank / Snapshot #279: Knowledge is not Skill

We can all be passionate about reading or gathering information. Whether in martial arts or the coaching world, it’s easy to encounter people who are incredibly knowledgeable. Yet, these same people can be entirely ordinary when it comes to practicing.

In teaching, this isn’t much of a problem unless what is being taught—like complex Hypnosis-NLP techniques—is only partially applicable. On the ground, whether in everyday life or the professional world, success rates are often low.

The same applies to combat sports: every day, new techniques are shared on social media, but they often fail in competition. We stick to basic moves that have proven their effectiveness in real-world situations. I would even go as far as to say that specialists in a limited set of techniques often outperform those with an endless repertoire.

It’s crucial to see if people are still actively practicing. We know both in business and sports that many people lose their skills, leaving only knowledge behind, because they remain within training frameworks that are too theoretical, lacking the variety of factors that can make even the most well-sold theory obsolete.

Learning #practice #training #knowledge #skill

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #244 : La difficulté de trouver les bonnes informations

Découvrez comment les récits historiques des arts martiaux sont souvent entremêlés de mythes et de réalités difficiles à démêler. Une exploration de l’histoire du Kyokushin et des premières générations de pratiquants, et des réflexions sur la véracité des informations.

J’ai grandi en dévorant les pages de Karate Bushido et j’ai même réussi à mettre la main sur quelques exemplaires de Black Belt, à une époque où l’information ne foisonnait pas sur Internet comme aujourd’hui. Avec le recul, il est encore plus évident que cette période, ainsi que celle qui l’a précédée, était marquée par des récits et des combats bien moins impressionnants qu’on ne nous les présentait.

Un ouvrage qui m’a particulièrement marqué est l’encyclopédie des arts martiaux de Patrick Lombardo, qui était pour moi l’équivalent de Google pour les styles de combat. J’y découvrais des styles et des pratiquants dont je n’avais que rarement entendu parler. En ce moment, je travaille sur un petit essai sur le Karate Kyokushin, en essayant surtout de démêler le vrai du faux.

Comme je l’avais déjà évoqué dans mes réflexions précédentes, bien que le Kyokushin soit une formidable école de formation et que ses combattants puissent être incroyables, l’histoire de cette école est tellement intriquée au manga Karate Baka Ichidai de Kajiwara Ikki et aux livres de Sosai Oyama qu’il est difficile de distinguer la réalité de la fiction.

Depuis longtemps, je cherche des informations, si possible, de la première génération de pratiquants (Nakamura, les frères Oyama, Kurosaki, Lowe), ceux qui ont vu les débuts de l’école de Sosai Oyama. Les ouvrages existants contiennent déjà de nombreuses divergences par rapport aux récits officiels, mais le plus difficile est de retrouver des preuves « validées », comme le shodan en Shotokan sous Y. Funakoshi (même s’il est certain qu’Oyama a fréquenté le dojo Shotokan) ou le 4e dan en Judo Kodokan. Il était connu, mais était-ce pour son judo ou pour ses liens avec Kimura ?

Je réalise qu’avec une personne aussi documentée que Sosai Oyama, il est déjà difficile de savoir ce qui est réellement vérifiable. Alors, que dire de tout ce que nous entendons ou lisons sur les styles que nous aimons et qui ne sont pas modernes ? Il doit y avoir d’énormes distorsions avec la réalité, et pourtant ce sont ces récits qui sont enseignés dans les cours.

Je sais bien que, dans l’absolu, l’histoire de nos écoles n’importe pas vraiment si l’on veut simplement pratiquer. On vient au dojo, on s’entraîne, on prend du plaisir et c’est tout. Pour moi, j’aime comprendre pourquoi on s’entraîne de telle ou telle manière, pourquoi le « produit final » actuel est comme il est, alors que le produit original était différent, etc.

Et vous, comment recherchez-vous dans l’histoire de vos styles ?

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Prenez uniquement ce qui est bon et juste pour vous.

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Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #244: The Difficulty of Finding the Right Information

I grew up devouring the pages of Karate Bushido, and I even managed to get my hands on a few Black Belt magazines back when information wasn’t as abundant on the internet as it is today. Looking back, it’s even clearer now that both that era and the one before it were filled with stories and fights that were far less impressive than what we were led to believe.

One book that particularly stood out to me was the Encyclopedia of Martial Arts by Patrick Lombardo, which was like Google for martial arts styles. Through it, I discovered styles and practitioners I had rarely read about. Currently, I’m working on a small essay on Kyokushin Karate, especially trying to untangle fact from fiction.

As I’ve mentioned in previous reflections, while Kyokushin is a fantastic training school and its fighters can be incredible, the history of this school is so intertwined with the manga Karate Baka Ichidai by Kajiwara Ikki and the books of Sosai Oyama that it’s hard to know what is true.

For a long time, I’ve been searching for information, preferably from the first generation (Nakamura, the Oyama brothers, Kurosaki, Lowe), those who witnessed the beginnings of Sosai Oyama’s school. Existing works already contain many discrepancies compared to the official accounts, but the hardest part is finding « validated » evidence, such as the shodan in Shotokan under Y. Funakoshi (even though it’s certain he attended the Shotokan dojo) or the 4th dan in Kodokan Judo. He was well-known, but was it for his judo or his connections with Kimura?

I realize that even with someone as well-documented as Sosai Oyama, it’s hard to know what is actually verifiable. So, what about everything we hear or read about the styles we love that aren’t modern? There must be enormous distortions from reality, yet these are the stories that are taught in classes.

I know that, in the end, the history of our schools doesn’t really matter if we just want to practice. We come to the dojo, we train, we enjoy it, and that’s it. But for me, I like to understand why we train in a certain way, why the current « final product » is as it is, whereas the original product was different, etc.

And you, how do you search the history of your styles?

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Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #235 : Les blessures pour un pratiquant martial

Si nous voulons rester cohérents avec la dynamique proposée par les arts martiaux, nous devrions être prêts dans toutes les situations à combattre, ou au minimum à nous défendre.

Cependant, si vous pratiquez régulièrement, il y a de fortes chances que vous ayez souvent des petites blessures, voire des plus importantes, qui vous empêchent de réaliser certaines frappes ou certains angles dans vos entraînements et possiblement plus pendant les combats.

Nous le savons trop bien, le moment où parfois nous serons confrontés à la violence, pas toujours prévisible, et il n’y a pas d’échauffement, de baume du tigre ni de straps possibles à ces moments-là.

Vous êtes-vous déjà demandé combien de fois, sur une saison complète, après un entraînement trop difficile ou simplement à cause d’une blessure qui dure, combien de jours dans l’année, factuellement, à un moment T, vous ne seriez pas capable physiquement de vous défendre?

Même face à des néophytes qui ont automatiquement l’avantage par la surprise de l’agression, si nous n’avons pas les bons appuis, si des douleurs sont trop intenses pour être atténuées par l’adrénaline, alors nous nous retrouvons dans la même situation que des personnes qui ne sont jamais entrées dans une salle de combat.

Je repensais à la boxe française mais aussi aux styles japonais plus bujutsu dans lesquels le combat était léger, voire proscrit. Quand on sait que nous devons aller faire une marche militaire ou que nous allons peut-être sur un terrain d’opposition, où nous allons peut-être devoir utiliser notre plein potentiel physique, il n’y a pas de sens à faire des randoris à n’en plus finir, si cela nous expose à la blessure.

Aujourd’hui, je pense que beaucoup de pratiquants de boxe et de lutte aiment justement ces affrontements, ces combats, mais nous nous le permettons parce que normalement, nous vivons dans une ère pacifiée et si nous nous faisons mal, nous pouvons nous arrêter pendant un moment pour récupérer, ce qui n’est pas le cas pour ceux qui utilisent leur corps au quotidien.

De plus, l’agresseur cherchera toujours une proie qu’il peut dominer, ce qui fait que boiter ou autre sont des éléments qui peuvent lui donner un déclencheur pour aller au contact…

selfdefense #entrainement #blessure #combat #surprise #attention

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #235: Injuries for a Martial Practitioner

If we want to stay consistent with the dynamics proposed by martial arts, we should be ready in all situations to fight, or at least be able to defend ourselves.

However, if you practice regularly, there’s a good chance you’ll often have minor injuries, or even more significant ones, that prevent you from performing certain strikes or angles in your training and possibly more during fights.

We know all too well that sometimes we will be confronted with unpredictable violence, and there’s no warm-up, tiger balm, or straps possible at those moments.

Have you ever wondered how many times over a complete season, after an overly difficult training session or simply due to a lingering injury, how many days in a year, at any given moment, you would not be physically capable of defending yourself?

Even against novices who automatically have the advantage due to the surprise of the attack, if we don’t have the right stances, if the pain is too intense for the adrenaline to override, then we find ourselves in the same situation as people who have never set foot in a combat gym.

I was thinking back to French boxing and also the more bujutsu Japanese styles where combat was light or even forbidden. When we know we have to go on a military march or that we may be heading into an opposition terrain, where we might need to use our full physical potential, it doesn’t make sense to do endless randoris if it exposes us to injury.

Today, I think many practitioners of boxing and wrestling enjoy these confrontations, these fights, but we allow ourselves this because normally, we live in a pacified era and if we get hurt, we can stop for a while to recover, which is not the case for those who use their bodies daily.

Moreover, the aggressor will always look for a prey he can dominate, which means limping or other signs of weakness can trigger him to make contact…

selfdefense #training #injury #combat #surprise #caution

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #134 : Comment sommes-nous arrivés à un style moderne comme l’actuel Jiu-jitsu ?

Je vais vous proposer des résumés de livres que j’ai lus il y a longtemps, touchant davantage aux styles traditionnels qu’à ceux particulièrement mis en avant aujourd’hui. Hier, j’ai repris un livre sur le Hakko Ryu Jiu-jitsu.

C’est un style qui s’est développé sur la même base que l’Aikido, le Takeda Ryu. Ce que je trouve amusant, c’est de réaliser que les écoles ayant formé le Judo puis le Jiu-jitsu brésilien étaient assez proches de ces Aiki/Jiu-jitsu.

Le génie de Kano réside dans le fait de reprendre ce qui est le moins dangereux pour en faire un jeu d’opposition. Paradoxalement, ce jeu a engendré une expertise technique rendant le pratiquant bien plus dangereux que dans les styles traditionnels, sans opposition.

C’est également la force de Gracie qui a continué la forme “affinée” par Conde Koma pour en faire un système de self-defense et de jeu d’opposition au sol. Nous sommes loin des travaux à genoux des Japonais dans les formes passées, voire passéistes.

Comme le Kendo a pu surpasser le Kenjutsu, la possibilité de créer de l’opposition et de la répétition en se blessant peu, ou avec peu d’impact, offre l’opportunité de développer une réalité technique face à des adversaires cherchant eux-mêmes à imposer leurs systèmes.

Nous sommes dans une démarche où les techniques non mortelles (à part quelques étranglements occasionnels) deviennent des techniques d’une efficacité incontestable, sans l’illusion que parfois le principe d’enseignement traditionnel japonais imposait à ses pratiquants.

#aikijutsu #Jiujitsu #Tradition #Judo #Opposition #Danger #projection #Ukemi #passioncombat

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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