Dans mon académie, nous adoptons une approche globale des arts de grappling, incluant le BJJ et la Luta. J’insère souvent des idées et des orientations pour que les grapplers se préparent à des dynamiques variées, que ce soit dans un contexte sportif, de combat libre ou en milieu urbain.
Je ne pousse pas particulièrement mes élèves vers la compétition. Ainsi, si un pratiquant souhaite s’engager à 100 % dans un grappling sportif, je l’oriente vers des académies où il trouvera des ressources adaptées à ses ambitions.
Cependant, certains élèves désirent tester leurs compétences et, surtout, découvrir comment ils se comporteraient dans un format compétitif. Peut-être parce que j’ai moi-même appris à aller en compétition de manière autonome, j’ai développé un questionnement autour de mes propres objectifs. C’est d’ailleurs la réflexion que j’encourage chez ceux qui veulent combattre : savoir précisément quel est leur but.
Pour certains, il s’agit simplement de découvrir ou de mesurer leur efficacité. D’autres souhaitent se fixer un objectif pour se motiver, un levier supplémentaire pour les entraînements. Certains encore cherchent à gagner, à démontrer leurs compétences. Tout est légitime, l’essentiel est de définir clairement ce que l’on cherche à accomplir.
Ce n’est pas un discours destiné aux autres, mais une réflexion intime, car c’est elle qui nous permettra de gérer le résultat, qu’il soit positif ou moins satisfaisant. Lorsqu’on est clair sur ses intentions, on sait comment interpréter ce qui se passe et en tirer le meilleur pour sa progression et son évolution.
Martial Reflections of a Hypno-Fighter #282: Defining Competition Goals
In my academy, we take a comprehensive approach to grappling arts, including BJJ and Luta. I often introduce ideas and guidance for grapplers to prepare for different dynamics, whether in a sporting context, free combat, or urban setting.
I don’t particularly push my students towards competition. Thus, if a practitioner wishes to fully commit to competitive grappling, I guide them toward academies where they can find the support they need.
However, some students simply want to test their skills and, more importantly, discover how they would handle a competitive format. Perhaps because I learned to approach competitions on my own, I developed a practice of questioning my own objectives. This is the same reflection I encourage in those who wish to compete: understanding exactly what their goal is.
For some, it’s about discovering or gauging their effectiveness. Others want a clear objective to keep them motivated—a key driver for training. Still, others aim to win, to showcase their skills. Everything is valid; the essential point is to clearly define what we seek to achieve.
This isn’t about explaining ourselves to others; it’s an inner reflection, as it will help us process the outcome, whether it’s positive or less so. When we are clear about our intentions, we know how to interpret events and leverage them to enhance our practice and growth.
Il est important pour chacun de bien définir ses priorités au quotidien. Même si, sur le papier, cela semble assez simple et que beaucoup peuvent dresser la liste des éléments importants de leur vie, il existe très souvent une incongruence qui peut s’installer.
Le temps de réflexion et d’actions sur ces priorités. Combien d’entre nous ont déjà proclamé au monde entier que tel ou tel sujet était ce qui avait le plus de valeur, et dans les faits, cet aspect est totalement négligé ?
Parallèlement, ce qui officiellement n’est pas tellement important prend du temps, de l’énergie, et focalise les pensées. Il est possible que cela provienne d’une réponse automatisée à l’éducation, comme un conditionnement. Cependant, nous sommes des adultes, et même si l’influence de notre éducation et des attentes familiales a pu façonner une partie de nos vies, aujourd’hui, il n’est plus nécessaire de les suivre.
Si certains thèmes récurrents dans votre vie reviennent sans cesse et occupent une grande partie de vos pensées au quotidien, interrogez-vous réellement sur leur importance dans votre vie. Il est tout à fait possible qu’ils aient besoin d’être recadrés en fonction de ce qui vous tient vraiment à cœur.
Et lorsque votre pensée automatique, souvent critique ou défocalisante, reprendra sa place, il faudra vous dire un grand STOP pour orienter votre dialogue intérieur (réaction) vers les points qui sont réellement les plus importants pour vous. Vous verrez assez rapidement des résultats : ce qui vous a mobilisé du temps et des pensées parfois pendant des décennies deviendra petit à petit un sujet certes important, mais absolument pas prioritaire.
Comme nous sommes limités en temps et en énergie, notre cerveau et notre corps comprendront rapidement qu’il y a une redirection qui se fera de plus en plus automatiquement vers ce qui est important pour vous : l’équivalent d’une motivation intrinsèque.
Reflections of Pank / Snapshot #268: Your Priorities
It is important for each of us to clearly define our priorities in daily life. Even though, on paper, it seems simple, and many can list the important elements in their lives, there is often an incongruence that can take place.
The time spent thinking about and acting on said priorities. How many of us have declared to the world that this or that topic holds the most value, yet in reality, that aspect is completely neglected?
Meanwhile, what is officially not as important takes time, energy, and focus. It may stem from an automated response to upbringing, like conditioning. However, we are adults, and while family expectations and upbringing may have shaped part of our lives, today, we no longer need to follow them.
If there are recurring themes in your life that constantly occupy your thoughts, ask yourself if they truly matter to you. It’s entirely possible that they need to be reframed based on what truly holds significance for you.
And when your automatic, often critical or distracting thoughts resurface, you need to say a big STOP to redirect your inner dialogue (reaction) toward what is genuinely important for you. You’ll quickly notice a shift: what once consumed your time and thoughts, sometimes for decades, will gradually become an important but no longer a priority issue.
Since we are limited in time and energy, our brain and body will quickly understand the need for a redirection, which will increasingly happen automatically toward what truly matters to you: the equivalent of intrinsic motivation.
Nous sommes un peuple qui fonctionne par saison. Depuis bien longtemps, nous avons pris l’habitude, après la pause estivale, de reprendre une nouvelle année. Nous nous retrouvons dans une nouvelle classe, dans une nouvelle saison associative, ou face à de nouvelles grilles de programmes sur les médias.
Si vous remarquez justement ces derniers, nous sommes souvent dans la nouveauté : de nouvelles émissions, de nouvelles façons d’aborder les choses. Pour chacun d’entre nous, cela peut signifier la reprise de l’école pour les enfants, la reprise d’activités professionnelles ou paraprofessionnelles, et les licences dans les clubs qui redémarrent à cette rentrée.
Nous avons donc une bonne opportunité pour réfléchir aux orientations que nous souhaitons prendre. Quand nous étions enfants, il fallait réussir sa classe, obtenir un diplôme, ou, pour les sportifs, viser des ambitions régionales ou nationales. Mais lorsqu’on ne fait pas partie de ces organisations qui orientent naturellement vers une “performance” à atteindre, qu’est-ce qui pourrait vous stimuler ?
Ne nous leurrons pas, notre vie est routinière, ponctuée d’événements qui modifient parfois nos automatismes, mais la force de l’habitude est immense. Il est donc utile de se demander si l’orientation que vous souhaitez prendre peut devenir une routine. Que ce soit un apprentissage, une attention portée au corps, une reprise d’activité, est-ce que cela peut s’intégrer d’une manière ou d’une autre dans un planning qui finira par s’absorber naturellement dans votre vie ?
Les grands changements sont toujours possibles, mais nous savons que lorsque cette dynamique de reprise va s’atténuer, il y aura une inertie qui s’installera rapidement. Un effort suffisant devrait donc être mis en place, sinon, nous risquons d’arrêter, de remettre à plus tard, à demain ou à la semaine prochaine.
Cherchez ce qui peut continuer à vous apporter quelque chose et que vous allez rendre habituel dans votre quotidien. Les efforts, oui, mais pas jusqu’à la saturation.
Bonne rentrée, bonne motivation, et bonne habitiuation !
Reflections by Pank / Snapshot #260: Back to School, an Opportunity to Set New Directions
We are a people who operate by seasons. For a long time, we have been accustomed to starting a new year after the summer break. We find ourselves in a new class, a new season for associations, or facing new program schedules in the media.
If you pay attention to the latter, we are often immersed in new things: new shows, new ways of approaching things. For each of us, this can mean the return to school for the children, the resumption of professional or paraprofessional activities, and the start of licenses in clubs at this time of year.
We have a great opportunity to reflect on the directions we wish to take. When we were children, we had to pass our classes, earn a diploma, or, for athletes, aim for regional or national ambitions. But when we’re not necessarily part of those organizations that naturally steer us toward a “performance” to achieve, what could stimulate you?
Let’s not deceive ourselves; our lives are routine, punctuated by events that sometimes modify our habits, but the force of habit is immense. Therefore, it is useful to ask whether the direction you wish to take can become a routine. Whether it’s learning something new, paying attention to your body, or resuming an activity, can it somehow fit into a schedule that will gradually integrate into your life?
Big changes are always possible, but we know that when this dynamic of starting anew begins to fade, inertia will quickly set in, and sufficient effort must be made. Otherwise, we risk stopping, postponing to tomorrow or next week.
Find what can continue to bring you value and what you will make a habit of in your daily life. Efforts, yes, but not to the point of saturation.
Happy back-to-school season, good motivation, and good adaptation!
Depuis 6 semaines, j’ai proposé un petit challenge dans mon dojo. Mon idée était de motiver les élèves à mettre en pratique et à exprimer ce qu’ils ont appris pendant l’année. Créer un phénomène d’habituation grâce à la répétition constante de combats. Le défi consistait à effectuer un minimum de 100 affrontements.
J’utilise le mot affrontement volontairement, car je souhaitais, dans un premier temps, qu’ils puissent faire des randoris en Jiu-jitsu et en Luta Livre, c’est-à-dire vraiment s’opposer en étant le plus mobiles et actifs possible. Les soumissions étant interdites, il y a généralement plus de jeu. Quand un des combattants domine une position plus de 10 secondes, il doit ouvrir ou laisser son adversaire avancer ou sortir.
Ce que je ne vous avais pas dit, c’est que ces petits échanges duraient 8 minutes. Je ne sais pas si vous avez l’habitude de combattre sur ces durées, mais ce qui aurait dû créer une dynamique fluide a plutôt abouti à une phase explosive, puis à une phase en mode “tas” : je ne bouge plus, j’attends la fin du round. Au bout de 2 semaines, je voyais plus de tas que de randoris, je me suis donc dit qu’on allait passer en combat, c’est-à-dire chercher la soumission pour recréer un dynamisme.
Là, il y avait déjà un gros cumul d’opposition et les élèves n’étaient pas les plus agressifs. J’ai compris à la troisième semaine que cette période exclusivement dédiée aux affrontements ne serait pas optimum. Déjà, de mon côté, je voyais en étant là à tous les entraînements et en faisant tous les combats que le corps fatiguait, et que la seule journée off ne permettait pas de bien récupérer. Mais surtout, ce qui aurait dû être un jeu d’atteindre 100 combats se transformait en des sessions moins qualitatives.
Au lieu de se reposer entre les rounds trop difficiles, ils préféraient cumuler les matchs, mais ne produisaient pas grand-chose, ce qui est normal quand on est fatigué. Du coup, la dynamique que je pensais instaurer nourrissait plus leur esprit de compétition (et la peur de la sanction des 1000 exercices si ce n’est pas fait, oui, je suis un instructeur sadique) que la recherche de progression martiale.
De manière générale, en fonction bien sûr du travail et des vacances, ils ont été assidus et c’était cool. Même si la majorité n’a pas atteint les 100 combats, c’est quand même génial qu’ils aient pu en faire plus d’une cinquantaine. J’aime le style de préhension, surtout ceux où l’on se roule beaucoup au sol, car on peut faire 13h20 (le temps des 100 luttes) de combat sans être (trop) abîmé. Ce qui est beaucoup moins possible dans beaucoup d’autres disciplines.
C’est aussi un bon challenge pour le mental, surtout que, comme je veux que mes grapplers gèrent les frappes, les 15 derniers jours ont consisté en affrontements dans les règles du MMA ou du Kenpo/Pankido. Ils ont été courageux et je tiens à souligner une chose : 100% des femmes ont relevé le challenge, c’est fort et c’est la beauté des arts martiaux. Peu importe qui tu es et ce que tu es, tu peux te dépasser et atteindre de grandes choses.
Bravo à toutes et tous, et l’an prochain, je ferai différemment pour éviter que les ego prennent le pas sur l’amélioration de son jeu, même si l’ego peut aider à se dépasser.
Martial Reflections of a Hypnofighter #232: A 100 Fight Challenge, Not Such a Good Idea
For the past 6 weeks at my dojo, I proposed a small challenge. My idea was to motivate the students to practice and express what they had learned during the year. To create a habituation phenomenon through the constant repetition of fights. The challenge was to have a minimum of 100 fights.
I use the word « fight » intentionally because I initially wanted them to do randoris in Jiu-jitsu and Luta Livre, that is, to really oppose each other while being as mobile and active as possible. With submissions prohibited, there is generally more play. When one of the fighters dominates a position for more than 10 seconds, they must open up or let their opponent advance or escape.
What I hadn’t told you was that these little exchanges lasted 8 minutes. I don’t know if you are used to fighting for these lengths of time, but what should have created a fluid dynamic instead resulted in an explosive phase followed by a “pile-up” phase: I don’t move, I wait for the end of the round. After 2 weeks, I saw more pile-ups than randoris, so I decided to switch to combat, that is, to seek submission to recreate dynamism.
By then, there was already a lot of opposition accumulating and the students were not the most aggressive. I realized by the third week that this period exclusively dedicated to fights wouldn’t be good. Already, from my side, being present at all the training sessions and doing all the fights, I saw that the body was tiring, and the single day off wasn’t enough for proper recovery. But more importantly, what should have been a fun challenge to reach 100 fights turned into very low-quality sessions.
Instead of resting when the rounds were too difficult, they preferred to accumulate matches but didn’t produce much, which is normal when you’re tired. Thus, the dynamic I thought it would create fed more their competitive spirit (and the fear of the sanction of 1000 exercises if it’s not done, yes, I’m a sadistic instructor) than the pursuit of martial progress.
In general, depending on work and holidays, they were diligent and that was cool. Even if the majority didn’t reach 100 fights, it’s still great that they managed to do more than fifty. I like grappling styles, especially those where you roll a lot on the ground, because you can do 13h20 (the time for 100 fights) of combat without being (too) damaged. This is much less possible in many other disciplines.
It’s also a good mental challenge, especially since I want my grapplers to handle strikes, the last 15 days were fights under MMA or Kenpo/Pankido rules. They were courageous and I want to highlight one thing: 100% of the women took up the challenge, it’s beautiful and it’s the beauty of martial arts. No matter who you are and what you are, you can surpass yourself and achieve great things.
Congratulations to all, and next year, I will do things differently to prevent egos from taking precedence over improving one’s game, even if ego helps to surpass oneself.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
N’avez-vous jamais discuté avec des amis qui se mettent à faire des plans grandioses et à promettre des actions? À ce moment-là, leur détermination est tangible. Ils croient fermement à ce qu’ils décrivent et ressentent.
Cependant, quelques heures, voire quelques jours plus tard, tout s’évanouit. Quand on revient sur le sujet, une étincelle se rallume brièvement avant de disparaître une fois que l’enthousiasme initial s’est dissipé.
Nous savons que si la motivation intrinsèque ne fournit pas suffisamment d’énergie, un lien avec le monde extérieur doit être établi pour justifier l’énergie que nous nous apprêtons à consacrer à nos actions.
Le défi est de conserver en nous des récits où nous nous voyons agir ou mettre en pratique nos idées. L’imagination est certes un moteur, mais elle ne remplace pas l’action concrète. Sans consacrer temps et énergie à agir, nous ne faisons que persister dans l’illusion.
Le problème en partageant cette illusion, cette narration, avec d’autres est que ces derniers peuvent, dans un premier temps, croire à cet engagement, qui n’est en réalité qu’un désir de réaliser cet objectif. Peu à peu, nous prêtons de moins en moins attention aux paroles de ces experts en scénarios.
Nous perdons confiance et commençons à nous désintéresser des personnes trop enthousiastes qui n’agissent que dans leurs mondes de projections.
Pank’s Reflections / Snapshot #122: Those Narratives That Become Our Illusions
Have you ever talked with friends who start making grand plans and promising actions? At that moment, their determination is palpable. They truly believe in what they are describing and feeling.
However, just a few hours or days later, it all fades away. When the topic is revisited, a spark briefly reignites, only to disappear once the initial enthusiasm has dissipated.
We know that if intrinsic motivation does not provide enough energy, a connection with the external world must be established to justify the energy we are ready to dedicate to our actions.
The challenge is to maintain narratives within ourselves where we see ourselves acting or implementing our ideas. Imagination is certainly a driver, but it does not replace tangible action. Without dedicating time and energy to act, we only continue to dwell in illusion.
The problem with sharing this illusion, this narrative, with others is that they might initially believe in this commitment, which is in reality just a desire to achieve this goal. Gradually, we pay less and less attention to the words of these scenario experts.
We lose trust and start to disengage from overly enthusiastic individuals who only act in their worlds of projections.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
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Mark Cuban, un entrepreneur à succès partage l’idée que la chose la plus importante pour lui est la capacité à faire des efforts.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
On est reparti pour minimum 2 semaines du Challenge Stimul’été 2023. Si vous avez un objectif, que vous voulez vous booster et être soutenu. Si vous acceptez de faire une petite vidéo de vous et votre projet qui avance tous les jours ou deux jours. Come On.
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