Réflexions de Pank / Instantané #517 : Faire avec son matériel

Nous connaissons tous le précepte « Connais-toi toi-même ». Nous savons que se découvrir est un chemin assez long, car nous devons répertorier des expériences et des réactions, ainsi que les résultats que nous obtenons. Lorsque nous avons suffisamment de points de référence sur un nombre assez divers d’expériences, nous pouvons projeter ce que nous ferions dans des situations inconnues, car nous possédons les éléments connus qui nous ont offert le confort de nous connaître.

L’étape que je mets de plus en plus en avant dans mes consultations, autant que pour moi, c’est de faire avec le matériel que nous sommes ; il faut seulement se connaître pour cela. Vous savez que j’estime que nous ne changeons pas fondamentalement. Nous cuisinons différemment les ingrédients que nous avons en nous, nous pouvons créer de nombreux mets différents.

Utiliser notre matériel, c’est avoir conscience de nos forces et faiblesses, de nos potentiels et de nos limites, et de l’utiliser, le modeler à chaque instant de notre quotidien. Quand, par exemple, nous savons que nous sommes une référence externe, que l’extérieur est un facteur d’influence, il est important d’en prendre conscience, de le considérer avant de prendre une décision ou de mettre en place une action.

Nous pouvons nous offrir notre plein potentiel en connaissant et en exploitant notre matériel. Bien sûr, il y a des choses que nous ne ferons pas, que nous ne sentirons pas, parce que les expériences d’utilisation de notre matériel pour des thèmes proches n’ont pas apporté de « réussite » ou, à minima, de satisfaction.

C’est une vision presque statistique : ce n’est pas parce que nous avons eu 20 % de satisfaction sur telle ou telle action que nous ne pouvons pas nous mettre en action dans ce domaine, mais il est possible que nous préférions utiliser notre matériel, notre énergie et notre temps pour ce qui pourrait nous donner 80 %.

Connaître, respecter et faire avec son matériel nous éloigne jour après jour de son idéalisation pour rester dans le possible, le désirable et son potentiel.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

Pank’s Reflections / Snapshot #517: Working with Your Material

We all know the maxim « Know thyself. » We know that discovering oneself is quite a long journey because we have to list experiences and reactions, as well as the results we obtain. When we have enough reference points from a diverse enough number of experiences, we can project what we would do in unknown situations because we have the known elements that have offered us the comfort of knowing ourselves.

The step that I increasingly highlight in my consultations, as much for myself as for others, is to work with the material that we are; one only needs to know oneself for that. You know that I believe we do not fundamentally change. We cook the ingredients we have within us differently; we can create numerous different dishes.

Using our material means being aware of our strengths and weaknesses, our potentials and limits, and using it, shaping it in every moment of our daily lives. When, for example, we know that we are an external reference, that the outside is a factor of influence, it is important to be aware of it, to consider it before making a decision or taking action.

We can offer ourselves our full potential by knowing and exploiting our material. Of course, there are things we won’t do, that we won’t feel, because the experiences of using our material for similar themes have not brought « success » or, at least, satisfaction.

This is an almost statistical view: it’s not because we had 20% satisfaction on such and such an action that we cannot take action in that area, but it is possible that we would prefer to use our material, our energy, and our time for what could give us 80%.

Knowing, respecting, and working with one’s material moves us day by day away from idealization to remain within the possible, the desirable, and its potential.

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Réflexions de Pank / Instantané #516 : Le Monstre en Nous

Je lisais ce matin un article sur Epstein et ses conséquences. Le journaliste qualifie l’individu de monstre. Je me suis dit qu’il est le reflet de chacun d’entre nous. L’ombre de beaucoup, le monstre en nous qui, avec du pouvoir, du narcissisme et de l’impunité, peut resurgir sans moralité.

Nous le savons, même des personnes qui prêchent et qui décident de se tourner vers un Dieu se retrouvent dans des affaires obscures. Le monstre est en nous, dans notre nature humaine. Nous le savons avec l’expérience de Milgram ou l’effet Lucifer. Nous ne sommes pas intrinsèquement bons, et quand il y a des opportunités, des possibilités où il n’y aura probablement pas de conséquences, nous nous autorisons certaines actions.

Certes, vous me direz que vous, vous ne feriez rien à des jeunes, ou que vous avez une droiture. Seulement, nous tous, humains que nous sommes, avons des faiblesses. C’est d’ailleurs la force des manipulateurs que de trouver ce qui nous met dans un état pulsionnel, dans un monde de désir dans lequel notre cerveau se met en mode avion.

Que ce soit le pouvoir, l’argent, le sexe, la reconnaissance, l’amour, etc. Combien ont vendu leur moralité pour des gains divers ? Et attention, ne les regardons pas avec un mépris simpliste, regardons nos propres ombres, nos vices. Posons-nous la question : si nous n’avions aucune limite, que nous pouvions tout faire pendant des décennies, jusqu’où irions-nous ?

Ne vous mentez pas, personne ne lira dans votre esprit. Allez chercher en vous : est-ce que vous voleriez ce qui appartient à d’autres ? Est-ce que vous vous vengeriez d’une personne ? Est-ce que vous imposeriez quelque chose à ceux qui vous ont méprisé ?

Quotidiennement en cabinet, on touche les ombres, et elles sont ce qu’elles sont : dures, sans cœur, pulsionnelles et destructrices. Mais elles ne sont pas maîtresses à bord. La question est : que se passe-t-il quand on laisse l’ombre à la lumière du quotidien ?

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Pank’s Reflections / Snapshot #516: The Monster Within Us

This morning I was reading an article about Epstein and its consequences. The journalist calls the individual a monster. I thought that he is a reflection of each of us. The shadow of many, the monster within us that, with power, narcissism, and impunity, can resurface without morality.

We know it, even people who preach and who decide to turn to God find themselves involved in obscure affairs. The monster is within us, in our human nature. We know this from the Milgram experiment or the Lucifer effect. We are not inherently good, and when there are opportunities, possibilities where there will likely be no consequences, we allow ourselves certain actions.

Certainly, you will tell me that you, you would not do anything to young people, or that you have integrity. However, all of us, being human, have weaknesses. This is precisely the strength of manipulators, to find what puts us in a pulsional state, in a world of desire in which our brain goes into airplane mode.

Whether it’s power, money, sex, recognition, love, etc. How many have sold their morality for various gains? And beware, let’s not look at them with simplistic contempt; let’s look at our own shadows, our vices. Let’s ask ourselves: if we had no limits, if we could do anything for decades, how far would we go?

Don’t lie to yourself, no one will read your mind. Look deep inside: would you steal what belongs to others? Would you take revenge on someone? Would you impose something on those who have scorned you?

Daily in therapy, we touch upon these shadows, and they are what they are: hard, heartless, impulsive, and destructive. But they are not in charge. The question is: what happens when we expose the shadow to the light of everyday life?

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Réflexions de Pank / Instantané #501 : Revoir son histoire

Nous pouvons facilement avoir la sensation de nous connaître, surtout si nous avons suivi des thérapies ou entrepris un travail sur soi.

Nous avons intégré, dans nos schémas mémoriels et nos façons de parler de nous-mêmes, des éléments que nous avons complètement acceptés et que nous ne remettons pas vraiment en question.

C’est le fameux « J’ai toujours été comme ça » ou le « Avant, je n’étais pas du tout comme je suis aujourd’hui ». Pourtant, nous savons que nous sommes parfois des filous avec nous-mêmes et que, très souvent, nous ne nommons pas les choses.

Nous n’utilisons pas les bons mots et donc, nous ne donnons pas forme à la réalité, laissant croire que tout est « normal », alors que la souffrance était déjà là depuis si longtemps.

Sans nom, cela ne peut être vu ; sans mots, cela ne peut être exprimé. Nous savons pourtant que nos constructions psychiques, ainsi que nos schémas cognitifs et comportementaux, sont majoritairement structurés avant nos 7 ans.

Comme c’est notre référence de base, nous pouvons passer à côté du fait que ce n’est peut-être pas la bonne façon de faire, d’être ou d’agir, et que dès lors, notre « normalité » est dissonante.

Non pas par rapport au monde, mais vis-à-vis de soi-même aujourd’hui…

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Title: Pank’s Reflections / Snapshot #501: Revisiting one’s history

We can easily have the feeling that we know ourselves, especially if we have undergone therapy or undertaken self-development work.

We have integrated elements into our memory patterns and ways of speaking about ourselves that we have completely accepted and do not really question.

It’s the famous « I have always been like this » or « Before, I was not at all like I am today. » Yet, we know that we are sometimes tricksters with ourselves and that very often, we do not name things.

We do not use the right words and therefore, we do not give shape to reality, letting it be believed that everything is « normal, » whereas the suffering had already been there for so long.

Without a name, it cannot be seen; without words, it cannot be expressed. Yet we know that our psychic constructions, as well as our cognitive and behavioral patterns, are mostly structured before the age of 7.

As this is our baseline reference, we can overlook the fact that it might not be the right way of doing, being, or acting, and that consequently, our « normality » is dissonant.

Not in relation to the world, but vis-à-vis oneself today…

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Réflexions de Pank / Instantané #496 : Une bonne année

Il est difficile de définir une bonne année. Alors, nous avons construit des schémas autour des notions de santé, de bonheur et d’argent. Pourtant, chacun voit sa vie au travers d’un filtre tellement différent que nous ne pouvons pas réellement prendre ces mots comme étant les seuls éléments clés.

Certes, la santé est essentielle à une vie agréable ; pourtant, regardons notre société qui s’abîme avec la nourriture, les addictions, les excès, mais aussi le stress, les oppositions ou les croyances limitantes. Beaucoup vivent avec une santé physique et mentale instable et pourtant, ce n’est que rarement le centre de leur vie. Comme on le dit facilement : on fait avec.

Le bonheur est lui aussi très subjectif. Il existe de nombreuses personnes qui ne sont ni heureuses ni malheureuses ; elles se sont donné des missions ou ont des objectifs, et il y a rarement de bonheur dans les processus. Enfin, l’argent est un facilitateur de vie, mais combien font n’importe quoi, comme si la vie en mode simplifié ne les remplissait pas de bonheur.

Alors pour vous, qu’est-ce qu’une bonne année ? Ou plutôt, qu’est-ce qui a déjà été bon dans votre année et que vous souhaiteriez vivre encore ? Une rencontre, un moment suspendu, une journée folle… qu’est-ce qui rend une vie lumineuse pour vous ?

Sans généralités, juste avec l’expérience, avec le vécu : qu’aimeriez-vous construire de cette vie qui est la vôtre pour encore une année ? Sans l’illusion que tout soit parfait sur 365 jours, mais juste chercher ce moment qui restera gravé. Comme une recherche de ce qui sera marquant de façon positive et intemporelle, peu importent les années qui passeront…

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Pank’s Reflections / Snapshot #496: A Good Year

It is difficult to define a good year. So, we have built patterns around the notions of health, happiness, and money. Yet, everyone views their life through such a different filter that we cannot truly take these words as being the only key elements.

Admittedly, health is essential for a pleasant life; yet, let us look at our society damaging itself with food, addictions, excesses, but also stress, oppositions, or limiting beliefs. Many live with unstable physical and mental health, and yet, it is rarely the center of their lives. As we easily say: we make do.

Happiness is also very subjective. There are many people who are neither happy nor unhappy; they have given themselves missions or have goals, and there is rarely happiness in the processes. Finally, money is a facilitator of life, but how many act aimlessly, as if life in simplified mode did not fill them with happiness.

So for you, what is a good year? Or rather, what has already been good in your year that you would like to experience again? An encounter, a suspended moment, a crazy day… what makes a life luminous for you?

Without generalizations, just with experience, with lived experience: what would you like to build out of this life that is yours for yet another year? Without the illusion that everything will be perfect over 365 days, but just seeking that moment that will be engraved. Like a search for what will be positively marking and timeless, no matter the years that pass…

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #471 : Du Combat Externe au Combat Interne

Il n’est jamais simple pour des pratiquants de sports de combat, surtout lorsqu’ils ont un esprit de compétition, de réussir à rester dans des disciplines où le temps, naturellement, fera son œuvre, transformant celui qui fut fort en quelqu’un de plus faible, et surtout, le faisant se faire battre.

De nombreux boxeurs, judokas ou jiujitsukas arrêtent alors, comme c’est aussi le cas en Kyokushin. Le problème est souvent que, sans cette facette d’opposition, sans cette sensation de progression ou de succès en randori, revient une sensation déjà vécue il y a des décennies, quand le pratiquant était une ceinture blanche.

C’est pour cette raison que les Chinois proposent de travailler l’interne dès 35-40 ans, après le potentiel pic physique, pour préparer la voie qui sera intérieure. Cette idée que nous ne devons plus nous axer sur les victoires éphémères d’un combat ou d’une compétition (éventuellement dans la rue, mais là, il est important de maintenir son intégrité), mais sur le corps, l’esprit.

Ces maux que l’âge peut déclencher : affaiblissement, douleurs ou maladies. Ce chemin où la quête d’harmonie avec soi et, potentiellement par extension, avec les autres. Une capacité à aller s’entraîner alors que plus rien ne valorisera le travail de l’extérieur, alors qu’il fait froid ou qu’il pleut, alors qu’il y a encore des douleurs ou des blessures.

Un cheminement dans les tréfonds de son corps et de son esprit, toujours dans une quête martiale, non pas contre le temps mais avec lui. Cette unité que tant de systèmes proposent. Mais cette fois, le combat n’est pas une opposition avec l’autre, mais vis-à-vis de ce qui nous attaque : les doutes, les peurs, les maux.

Faire de son entraînement quotidien une vraie dissociation avec l’ego, parce que plus rien n’est ou plutôt ne peut être prouvé. Juste celui du pratiquant tel Musashi qui entre dans sa phase monastique, non pas en apparence, mais dans son être, vers sa fin, mais dans une harmonie avec ce qui est…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/

Martial Reflections of a Hypnofighter #471: From External Combat to Internal Combat

It is never easy for combat sports practitioners, especially those with a competitive spirit, to remain in disciplines where time will naturally take its course, causing the one who was strong to become weaker, and above all, to be defeated.

Many boxers, judokas, or jiujitsukas then stop, as is also the case in Kyokushin. The problem is often that without this aspect of opposition, without this feeling of progress or success in randori, a sensation experienced decades ago returns, when the practitioner was a white belt.

It is for this reason that the Chinese suggest working internally from the age of 35-40, after the potential physical peak, to prepare the path that will be internal. This idea that we should no longer focus on the ephemeral victories of a fight or a competition (possibly in the street, but there it is important to maintain one’s integrity), but on the body, the mind.

These ailments that age can trigger: weakening, pain, or illness. This path where the quest for harmony with oneself and, potentially by extension, with others. An ability to go training when nothing external will valorize the work anymore, when it’s cold or raining, when there are still pains or injuries.

A journey into the depths of one’s body and mind, always in a martial quest, not against time but with it. This unity that so many systems propose. But this time, the combat is not an opposition with the other, but against what attacks us: doubts, fears, ailments.

Making daily training a true dissociation with the ego, because nothing is or rather can be proven anymore. Just that of the practitioner like Musashi entering his monastic phase, not in appearance, but in his being, towards his end, but in harmony with what is…

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Réflexions de Pank / Instantané #360 : Adopter le vide

L'article explore la perception négative du vide dans la société occidentale moderne, où il est souvent évité et comblé par des distractions. Il propose une réévaluation du vide comme un espace potentiel de calme, de découverte de soi et de résilience émotionnelle, en le comparant à une pièce personnelle où l'on peut accueillir ses pensées et trouver un sanctuaire.

Il est parfois difficile de se dire que ce qui pourrait nous apporter du bien est de plonger dans le vide, celui de notre corps et de notre esprit. Pire, aller le retrouver, ce vide que nous n’avons de cesse de vouloir éviter et que nous comblons de façon effrénée par de la nourriture, des séries, des drogues ou des shoots de dopamine.

Nous sommes dans une vie qui sature d’informations et de stimulations diverses. Le vide d’un instant ou d’une journée est parfois perçu comme une perte de temps, ou un ennui. Le vide n’a plus de place dans notre société occidentale, comme si le remplissage était plus valorisant.

Et pourtant, si nous retrouvons un apaisement et que nous osons une rencontre avec le vide, nous nous retrouvons dans un espace qui est celui que nous décidons, que nous modifions et que nous pouvons exploiter ou laisser libre. Comme une pièce dans une maison qui est la vôtre.

Une pièce qui parfois pourra recevoir vos pensées, vos peurs, vos envies et d’autres fois, ne sera qu’un sanctuaire sans objet, sans distraction, juste un ici et maintenant sans objectif autre que l’instant et l’impermanence des situations.

Le vide offre aussi cette idée de tampon. Une capsule qui absorbe les informations, les chocs, pour ne pas se briser mais, comme un airbag, diminuer l’impact et permettre d’aborder les situations en étant plus centré et disponible aux conséquences à venir.

Jouez avec cette idée de vide, et voyez ce que cela vous apporte. Il est possible qu’après un moment peu agréable, vous y découvriez des possibilités et un espace à VOUS.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #360: Embracing the Void

It is sometimes difficult to accept that what could bring us good is to plunge into the void, that of our body and mind. Worse, to seek it out, this void that we constantly try to avoid and that we frantically fill with food, series, drugs, or dopamine rushes.

We live in a life that is saturated with information and various stimuli. The void of a moment or a day is sometimes perceived as a waste of time, or boredom. The void has no place in our Western society, as if filling up was more valuable.

And yet, if we find a sense of calm and dare to encounter the void, we find ourselves in a space that is the one we decide, that we modify, and that we can exploit or leave free. Like a room in a house that is yours.

A room that sometimes can receive your thoughts, your fears, your desires, and at other times, will be just a sanctuary without objects, without distraction, just a here and now with no other objective than the moment and the impermanence of situations.

The void also offers this idea of a buffer. A capsule that absorbs information, shocks, not to break but, like an airbag, to reduce the impact and allow us to approach situations with more focus and availability to the consequences to come.

Play with this idea of the void, and see what it brings you. It is possible that after an unpleasant moment, you will discover possibilities and a space for YOURSELF.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #358 : Reconnaître ses intentions

Cet article explore la difficulté de l'introspection et l'importance de reconnaître nos véritables intentions. Il souligne comment les masques sociaux et les récits que nous nous racontons peuvent créer des blocages internes, et encourage l'acceptation de soi pour atteindre la congruence et l'authenticité.

Il est difficile de se connaître, ou peut-être est-il difficile d’admettre ce que nous sommes. Nous ne sommes pas naïfs, nous avons bien conscience de nombreux aspects de nous-mêmes, et il est souvent clair que certaines facettes de notre personnalité ne sont pas vraiment ce que nous préférons.

Alors, nous commentons et nous y mettons quelques touches de récit pour que ce qui est perçu en nous ne soit pas ce que nous sommes. Le « nous sommes » étant, comme nous le remarquons souvent, un mix entre ce qu’il y a en nous comme défini et moins défini, et les masques que nous mettons.

Il arrive alors qu’à force de se raconter des histoires sur les intentions de nos désirs ou de nos actions, il y ait comme un blocage qui se présente dans notre quotidien. Il y a une injonction contradictoire entre ce qui est réellement nous, ou en tout cas ce qui émerge de nous, et ce que nous voulons nous raconter comme élément acceptable de notre personne.

Par exemple, accepter que nous sommes jaloux plutôt que de raconter que l’on aime prendre attention à l’autre et que nous sommes protecteurs, ou dire que l’on veut juste participer à un challenge alors qu’en fait on ne veut que gagner.

Notre cerveau et notre personne ne sont pas fans des discours qui ne nous mènent pas à de la congruence. C’est un peu pour cette raison que l’on rationalise, mais cette stratégie peut ne plus suffire, et il ne reste alors qu’à aller admettre ce qui nous pousse à faire ou dire telle ou telle chose, pour juste se débloquer et oser, être un peu plus soi, mais un peu moins ce qu’on aimerait être ou représenter.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #358: Recognizing Your Intentions

It is difficult to know oneself, or perhaps it is difficult to admit what we are. We are not naive; we are well aware of many aspects of ourselves, and it is often clear that certain facets of our personality are not really what we prefer.

So, we comment and add a few touches of narrative so that what is perceived in us is not what we are. The « what we are » being, as we often notice, a mix between what is defined and less defined within us, and the masks we wear.

It happens then that by constantly telling ourselves stories about the intentions of our desires or our actions, a kind of blockage arises in our daily lives. There is a contradictory injunction between what is really us, or at least what emerges from us, and what we want to tell ourselves as an acceptable element of our person.

For example, accepting that we are jealous rather than saying that we like to pay attention to the other person and that we are protective, or saying that we just want to participate in a challenge when in fact we only want to win.

Our brain and our person are not fans of discourses that do not lead us to congruence. This is partly why we rationalize, but this strategy may no longer be enough, and then it only remains to admit what drives us to do or say such and such a thing, to just unblock ourselves and dare, to be a little more ourselves, but a little less what we would like to be or represent.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #355 : Correctement définir nos patterns

Cet article met en garde contre les dangers de l'auto-diagnostic psychologique basé sur des modèles populaires. Il souligne l'importance d'une exploration approfondie et nuancée de ses propres blessures et schémas, plutôt que de s'enfermer dans une interprétation rapide et potentiellement erronée.

La popularisation des différentes méthodes ou matrices psychologiques peut aider de nombreuses personnes et c’est une chose qu’il faut continuer à diffuser au mieux. Le contre-coup possible est que nous puissions penser que nous avons trouvé ce que nous ressentons et que nous structurons consciemment et inconsciemment nos comportements sur cette identification.

Prenons l’exemple du classique de Bourbeau qui va parler de blessure de trahison, rejet, abandon, humiliation ou injustice. Il se peut que vous ayez déterminé que vous avez telle ou telle blessure. Du coup, vous filtrez le monde au travers de cette explication : “Je ne fais pas ceci ou cela, ou je réagis de cette façon parce que j’ai peur de telle ou telle réactivation de blessure”.

Seulement, il est possible, et nous sommes assez bons pour cela, que vous ayez sélectionné inconsciemment un élément qui vous “parlait” mais qui ne correspond pas à ce qui vous blesse réellement. En consultation ou au travers de votre travail personnel, vous pouvez vous rendre compte que ce n’est pas exactement cette blessure, voire qu’il y a confusion avec une autre problématique qui est à l’origine de vos maux mais dont vous étiez aveugle, comme fasciné par le “diagnostic” que vous avez posé quelques années plus tôt.

La quête de soi en accompagnement demande du temps pour déterminer au travers d’hypothèses ce qui est le plus juste et ce n’est pas forcément ce qui est le plus “parlant”. Nous avons une tendance à nous confusionner, ce qui peut nous entraîner à devenir créateurs de réponses au travers d’une structure que nous identifions mais qui ne représente pas ce que nous ressentons.

Il faut parfois que cette “réponse” devienne un poids et n’apporte plus de bénéfices pour parfois se rendre compte de notre petite erreur.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

English Translation:

Pank’s Reflections / Snapshot #355: Correctly Defining Our Patterns

The popularization of different psychological methods or matrices can help many people, and it’s something that should continue to be disseminated as much as possible. The possible drawback is that we might think we’ve found what we’re feeling and that we consciously and unconsciously structure our behaviors based on this identification.

Let’s take the example of Lise Bourbeau’s classic work, which talks about wounds of betrayal, rejection, abandonment, humiliation, or injustice. It’s possible that you’ve determined that you have one or another of these wounds. As a result, you filter the world through this explanation: « I don’t do this or that, or I react this way because I’m afraid of such and such a wound being reactivated. »

However, it’s possible, and we’re quite good at this, that you’ve unconsciously selected an element that « spoke » to you but doesn’t correspond to what actually hurts you. In consultation or through your personal work, you may realize that it’s not exactly this wound, or that there’s confusion with another issue that’s at the root of your problems but to which you were blind, as if fascinated by the « diagnosis » you made a few years earlier.

The quest for self in coaching takes time to determine through hypotheses what is most accurate, and it’s not necessarily what is most « appealing. » We have a tendency to confuse ourselves, which can lead us to become creators of answers through a structure we identify but that doesn’t represent what we feel.

Sometimes this « answer » has to become a burden and no longer provide benefits before we realize our little mistake.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #321 : Chercher le Flow Martial

Le concept de flow en arts martiaux est une quête introspective qui dépasse la performance. Il s’agit d’un état de transe où la pratique devient un dialogue intérieur, offrant une nouvelle approche de l’entraînement et de la vie. Cette réflexion explore comment intégrer le flow dans nos entraînements et nos existences.

Le flow est un concept psychologique qui réunit plusieurs critères : un équilibre entre compétences et défis, la clarté des objectifs et des retours immédiats, une absorption totale, une distorsion du temps, une perception de contrôle, une unité entre l’acte et la conscience, une motivation intrinsèque, ainsi qu’une expérience considérée comme autotélique.

Dans nos entraînements quotidiens, au-delà de la recherche d’efficacité et de santé, cette quête du flow est sans doute ce qui procure le plus de satisfaction. C’est comme une transe spécifique qui, soudainement, se stabilise et nous fait ressentir que notre pratique n’est plus dirigée contre un adversaire, mais avec nous-mêmes.

Quand je lis ce que Ueshiba O Sensei décrivait comme le « Satori » et cette perception du temps et des actions distordues, je le vois comme une forme de maîtrise du flow. Que vous soyez boxeur ou lutteur, vous l’avez probablement déjà expérimenté : ces moments où l’autre vous semble lent, où vous pouvez anticiper, et où vous êtes autant dans son action que dans la vôtre. Cela donne ce contre qui fait tomber le partenaire ou cette projection, réalisée sans la moindre énergie gaspillée, qui fait voler l’opposant.

Avec le temps, je m’interroge souvent sur ce qui motive les anciens à continuer après des décennies de pratique. Parfois, on les voit quitter le dojo pour d’autres activités, peut-être parce qu’ils ne ressentent plus la même sensation de « performance ».

Alors, pourquoi ne pas leur proposer une approche plus introspective et ludique ? Cette quête du flow change notre façon d’aborder l’entraînement, tout en apportant une vision plus ouverte et harmonieuse de la vie. Le flow peut alors s’intégrer dans notre quotidien et enrichir notre existence.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #321: Seeking Martial Flow

Flow is a psychological concept that encompasses several criteria: a balance between skills and challenges, clear goals and immediate feedback, total absorption, time distortion, a sense of control, unity between action and consciousness, intrinsic motivation, and an experience considered autotelic.

In our daily training, beyond the pursuit of efficiency and health, this quest for flow is undoubtedly what brings the most satisfaction. It feels like a specific trance that suddenly stabilizes, making us realize that our practice is no longer against someone but with ourselves.

When I read what Ueshiba O Sensei described as “Satori” with its perception of distorted time and actions, I see it as an expert’s grasp of flow. Whether you are a boxer or a wrestler, you’ve likely felt it before: those moments when your opponent seems slow, when you can anticipate their moves, and when you are as much in their action as in your own. It produces that counter that drops your partner or that effortless projection that sends your opponent flying.

Over time, I often wonder what keeps long-time practitioners motivated after decades of practice. Sometimes, we see them leave the dojo for other pursuits, perhaps because they no longer feel the sensation of « performance. »

Why not offer them a more introspective yet playful approach? This quest for flow reshapes how we approach training and introduces a more open, harmonious perspective on life. Flow can then integrate into our daily lives and enrich our existence.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #324 : Restructurer les processus

Ce texte explore comment nos schémas intérieurs peuvent être exploités différemment sans les opposer, offrant une nouvelle vision de soi-même. À travers l’auto-hypnose, il est possible de déplacer nos fonctionnements pour activer de nouveaux leviers de bien-être, tout en restant fidèle à soi-même.

Il est parfois difficile d’admettre que nous ne faisons que déplacer nos schémas dans de nouveaux emplacements. Que nous ne changeons pas réellement les choses, mais que nous les exploitons différemment. Que nous soyons plutôt introspectifs ou au contraire très extravertis, cela ne se transforme pas vraiment.

Cependant, comprendre que nous pouvons exploiter l’un pour améliorer l’autre, sans les opposer ni entrer dans une simple réaction extrémiste, conduit à une nouvelle composition de ce que nous sommes. Comme je vous le partage régulièrement : les mêmes ingrédients, mais en les cuisinant autrement.

Cela offre une autre vision de soi, non pas seulement comme un ensemble d’éléments qui peuvent nous insupporter, mais comme un potentiel de recettes, de possibilités et de tests sur ce qui est en nous et nous appartient, ce qui nous permet également de nous découvrir davantage.

Être soi n’est pas un devenir. Vous êtes déjà pleinement vous-même. Cependant, connaître ses composantes, avoir conscience de soi et de ses différentes facettes offre de multiples perspectives pour se mettre dans des « configurations » qui peuvent nous convenir davantage, ou tout simplement être plus adaptées à certains moments de nos vies.

En pratiquant l’auto-hypnose quotidiennement, nous pouvons, petit à petit, développer une meilleure conscience de nous-mêmes et chercher à déplacer certains fonctionnements ou automatismes pour qu’ils puissent activer un levier différent. Cela peut nous apporter un mieux-être immédiat, en fonction des systèmes qui nous entourent.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one.
Pank
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Reflections of Pank / Snapshot #324: Restructuring Processes

It is sometimes difficult to admit that we merely shift our patterns to new places. That we don’t truly change things but rather exploit them differently. Whether we are more introspective or, on the contrary, highly extroverted, this doesn’t really change.

However, understanding that we can leverage one to improve the other without opposing them or falling into extremist reactions leads to a new composition of who we are. As I often share with you: the same ingredients, but cooked differently.

This offers a different vision of oneself—not just as a collection of elements that might frustrate us but as a potential source of recipes, possibilities, and experiments with what is within us and belongs to us, helping us to discover ourselves more deeply.

Being oneself is not about becoming. You are already entirely yourself. However, knowing your components, being aware of yourself and your various facets, provides multiple perspectives for adopting “configurations” that might suit us better or simply be more adapted to particular moments in our lives.

By practicing self-hypnosis daily, we can gradually develop greater self-awareness and seek to shift certain behaviors or automatisms so they can activate a different lever. This can bring us immediate well-being, depending on the systems around us.

Take what is good and right for you.

Be one.
Pank
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