Réflexions martiales d’un Hypnofighter #487 : Quand les critères sont impossibles

Nous savons que nous avons tendance à être durs avec nous-mêmes. La plupart des pratiquants d’arts martiaux ont une exigence forte, notamment vis-à-vis des grades.

En BJJ (Brazilian Jiu-Jitsu) et en Luta Livre, la ceinture noire peut encore être une sorte de trésor à la valeur inestimable. Les critères étant propres aux académies et aux professeurs.

Beaucoup de pratiquants de la première et deuxième génération en France ont fantasmé sur le niveau de la ceinture noire lorsque nous étions ceintures blanches ou bleues. Nous avions l’impression qu’ils étaient terriblement forts et qu’ils étaient des puits sans fond de connaissances.

Heureusement, les faits nous ont montré que ce n’était pas le cas. Ne serait-ce qu’au « Temple des Arts Martiaux » : après Orla, professeur très technique, nous avons eu Charlao qui, lui, était plus un « tank » basique à la recherche d’efficacité pure.

Pourtant, tous deux étaient ceintures noires Alliance, de chez Alexandre Paiva. Cette rencontre a été rafraîchissante, et surtout recadrante. Une ceinture noire n’est pas forcément celui qui est à jour sur toutes les dernières modes, surtout en BJJ avec ses saisonnalités techniques. C’est plutôt un pratiquant qui applique les fondamentaux et les bases de son système pour être plus efficace en combat, et qui possède le recul nécessaire pour comprendre et décomposer ce qui constitue les rouages d’une technique inconnue.

L’expérience, la compréhension corporelle, l’analyse cognitive, le tout dans une certaine efficacité de combat, donnent une formule certes moins idéalisée que celle d’être une encyclopédie vivante. Mais cette formule rejoint la réalité des ceintures noires « standard » que je croise depuis plusieurs décennies dans les dojos ou en compétition.

Et c’est peut-être inconsciemment cette « réalité » plus basique qui peut donner ce goût de ne pas « mériter » le grade ou de ne pas être « au niveau », quand on nous le remet la première fois.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/

Martial Reflections of a Hypnofighter #487: When Criteria Are Impossible

We know we tend to be hard on ourselves. Most martial arts practitioners hold themselves to high standards, especially regarding ranks.

In BJJ (Brazilian Jiu-Jitsu) and Luta Livre, the black belt can still be seen as a kind of treasure with inestimable value. The criteria being specific to academies and professors.

Many of us from the first and second generation in France fantasized about the black belt level when we were white or blue belts. We had the impression that they were terribly strong and were bottomless pits of knowledge.

Fortunately, facts showed us this wasn’t necessarily the case. Just looking at the « Temple des Arts Martiaux »: after Orla, a very technical professor, we had Charlao, who was more of a basic « tank » looking for pure efficiency.

Yet, both were Alliance black belts under Alexandre Paiva. This encounter was refreshing, and above all, grounding. A black belt isn’t necessarily someone up to date with every trend, especially in BJJ with its technical seasonalities. Rather, it is a practitioner who applies the fundamentals and bases of their system to be more efficient in combat, and who possesses the necessary perspective to understand and break down the mechanics of an unknown technique.

Experience, bodily comprehension, cognitive analysis, all combined with a certain combat efficiency, provide a formula certainly less idealized than being a living encyclopedia. But this formula aligns with the reality of the « standard » black belts I have crossed paths with for several decades in dojos or competitions.

And perhaps it is unconsciously this more basic « reality » that can give this taste of not « deserving » the rank or not being « at the level, » when it is awarded to us for the first time.

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Réflexions de Pank / Instantané #453 : Expérimenté mais pas à jour

Combien d’entre nous, dans différents domaines, nous retrouvons à accumuler de l’expérience, que ce soit dans nos loisirs ou dans notre vie professionnelle, et pourtant cette connaissance, cette maîtrise sur laquelle nous nous reposons, pour diverses raisons, devient obsolète ?

Que ce soit avec l’arrivée de l’IA ou de nouvelles façons d’utiliser voire de s’entraîner, il y a un décalage entre la réalité et la perception que nous pouvons avoir de nous-mêmes. Cela peut aller jusqu’au point de croisement et à l’impact qui nous mettra K.O., car nous nous rendons compte que les choses ne sont plus les mêmes et que ce que nous pensions maîtriser grâce à l’expérience n’est plus utile.

On aime à dire que l’expérience des personnes est importante, que chacun est une bibliothèque avec l’âge. Pourtant, si ce savoir n’est pas mis à jour avec les nouvelles données et expériences, cela revient à maîtriser le Minitel à l’ère des PC ultra performants.

Il est facile de rester dans nos connaissances, et d’autant plus que nous savons qu’il est particulièrement énergivore de faire cet effort de réadapter ce qui a été si difficilement acquis par le passé. Il est complexe d’admettre aussi que nous ne sommes plus dans le coup. D’ailleurs, le système considère rapidement que nous n’avons plus d’utilité, et nous l’avons vu notamment dans les industries où les compétences ont disparu. Nous nous retrouvons aujourd’hui à vouloir opérer un virage pour produire chez nous, mais en ayant perdu les connaissances du passé.

Si nous avions pris en compte l’héritage et que nous l’avions mis à jour, il est possible que les compétences de beaucoup auraient été bien supérieures à celles d’aujourd’hui. Les bases, même si elles ne semblent plus tendance, restent des fondations sur lesquelles se sont développées les mises à jour. Rester à jour et prendre attention à ce qui se passe, sans perdre les structures du passé, peut être une orientation gagnante à terme.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #453: Experienced but not Up-to-Date

How many of us, in various fields, find ourselves accumulating experience, whether in our hobbies or our professional lives, and yet this knowledge, this mastery that we rely on, for various reasons, becomes obsolete?

Whether it’s with the arrival of AI or new ways of using or even training, there is a gap between reality and the perception we may have of ourselves. This can go as far as the crossover point and the impact that will knock us out, because we realize that things are no longer the same and that what we thought we had mastered through experience is no longer useful.

We like to say that people’s experience is important, that everyone is a library with age. However, if this knowledge is not updated with new data and experiences, it is equivalent to mastering the Minitel in the age of ultra-powerful PCs.

It’s easy to stay within our knowledge, and all the more so because we know that making the effort to readapt what was so difficult to acquire in the past is particularly energy-consuming. It is also complex to admit that we are no longer current. Moreover, the system quickly considers that we are no longer useful, and we have seen this particularly in industries where skills have disappeared. Today, we find ourselves wanting to make a shift to produce domestically but having lost the knowledge of the past.

If we had taken the legacy into account and updated it, it is possible that the skills of many would have been much greater than they are today. The basics, even if they no longer seem trendy, remain the foundations upon which updates have been developed. Staying up-to-date and paying attention to what is happening, without losing the structures of the past, can be a winning direction in the long run.

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #421 : Le Pretalk

L'article de Pank, "Instantané #421", explore la complexité du prétalk en hypnose. Il met en lumière comment les expériences négatives passées ou les dénigrements entre praticiens créent des préjugés chez les clients, qui pensent savoir ce qu'est l'hypnose. Pank distingue l'hypnose de spectacle de l'hypnothérapie et suggère d'aller au-delà des explications théoriques. Il propose d'intégrer une mise en pratique rapide pendant le prétalk pour que le consultant puisse vivre une transe concrète, rendant ainsi l'enseignement plus efficace et ancré dans l'expérience.

Nous sommes habitués à réaliser des pretalks pour les nouvelles personnes qui découvrent l’hypnose. Hier, on m’a fait part d’une chose que je trouve triste dans l’hypnose : certains ont tellement vécu d’expériences négatives ou des praticiens ont tellement dénigré le travail des autres, que les clients arrivent en ayant l’impression de savoir ce qu’est l’hypnose sans réellement en connaître la nature.

Chacun a sa propre manière de proposer le prétalk. Certains donnent des idées de ce qu’est l’hypnose à travers des exemples et des transes quotidiennes, d’autres seront très simples, d’autres encore très techniques. À vous de savoir ce qui peut être le mieux compris. Mais lorsque le biais d’ancrage est issu de premières expériences parfois décevantes, cela devient vraiment compliqué.

Parfois aussi, c’est l’inverse : des hypnotiseurs de scène ou de rue ont fait vivre une session géniale et pleine de sensations, mais qui ne ressemble en rien à ce qui va se passer dans une séance d’hypnothérapie. Et même si les inductions et les deepeners sont les mêmes, le thème abordé est tellement moins léger qu’il n’y aura clairement pas les mêmes perceptions pour le consultant.

Notre prétalk doit à la fois reprendre ce qui est acquis, parfois recadrer ce qui est proposé par le praticien, et surtout, mettre le plus rapidement en place une façon de vivre ce qu’est une transe et celle « disponible » dans le cadre de l’accompagnement.

Alors, parfois, au lieu de passer des dizaines de minutes à exposer son prétalk, une petite explication et une mise en pratique facilitent rapidement les choses et offrent la possibilité de continuer avec des éléments concrets et un retour sur le vécu du partenaire de session.

Le prétalk devient alors plus concret et un enseignement qui passe à la fois par le corps et par le conscient/subconscient.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #421: The Pretalk

We are used to conducting pretalks for new people discovering hypnosis. Yesterday, I was told something I find sad about hypnosis: some people have had so many negative experiences, or some practitioners have disparaged the work of others so much, that clients arrive feeling like they know what hypnosis is without truly understanding its nature.

Everyone has their own way of offering the pretalk. Some give ideas of what hypnosis is through examples and daily trances, others will be very simple, still others very technical. It’s up to you to know what can be best understood. But when the anchoring bias comes from sometimes disappointing first experiences, it becomes really complicated.

Sometimes it’s the opposite: stage or street hypnotists have delivered a brilliant session full of sensations, but which bears no resemblance to what will happen in a hypnotherapy session. And even if the inductions and deepeners are the same, the theme addressed is so much less lighthearted that the consultant clearly won’t have the same perceptions.

Our pretalk must both revisit what is already understood, sometimes reframe what the practitioner offers, and most importantly, quickly establish a way to experience what a trance is and the one « available » within the context of the support.

So, sometimes, instead of spending dozens of minutes explaining your pretalk, a small explanation and a practical application quickly facilitate things and offer the possibility to continue with concrete elements and a feedback on the session partner’s experience.

The pretalk then becomes more concrete and a teaching that involves both the body and the conscious/subconscious mind.

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #407 : Pousser les moins jeunes

Ce texte met en lumière un manque de motivation et de reconnaissance pour les personnes âgées de 50 ans et plus, contrairement aux jeunes générations constamment encouragées. Il dénonce une vision sociétale qui cantonne les "seniors" à un rôle passif, négligeant leur vaste expérience et leur potentiel de création et de reconversion. L'auteur encourage ces générations à oser se fixer de nouveaux objectifs et à s'investir, soulignant que leur maturité et leurs compétences sont des atouts précieux.

Il existe des milliers de discours et de vidéos qui motivent les jeunes générations à devenir des personnes importantes dans différents domaines. Mais il n’y en a presque pas pour les quinquagénaires, comme si la vie se résumait à l’entrée dans l’âge adulte, avec des objectifs forts comme être PDG d’une entreprise, avoir beaucoup d’argent et une famille incroyable, ou simplement être un voyageur sans fin.

Bref, il y a une société de consommation illimitée pour les jeunes adultes et jusqu’à une certaine maturité. C’est normal me direz-vous, après, normalement, il y a des crédits, peut-être une famille et des enfants, voire un divorce, un emploi stable. Il y a des milliers de services et de produits pour ces êtres humains « dans leur case ».

Pourtant, quand on lit des biographies de certains entrepreneurs à succès ou de personnes qui ont changé leur vie, on constate qu’il y a ceux qui l’ont fait à des phases où tout le monde semble « posé ». Certainement dans un quotidien établi, mais pour beaucoup, frustrés de ne pas être entrés dans la case qu’ils avaient « achetée » et objectivée en tant que jeune adulte.

Il y a une sorte d’abandon, une sensation de fatigue chez ces quinquagénaires, qui se disent que maintenant chaque chute, chaque erreur, leur coûterait trop cher. Souvent, à l’inverse de la jeunesse mise en avant sans cesse dans les médias, il n’y a pas de personnes de référence, de succès de ces quinquagénaires et sexagénaires, comme s’ils devaient rester dans des conditions qui ne leur conviennent plus, et pire, qu’ils ne peuvent plus créer ni se projeter.

Pourtant, il peut rester 20 ou 30 ans avant de « partir ». Certes, les choses sont différentes, mais nous avons des quinquagénaires et des sexagénaires avec une expérience et des potentiels qu’aucune génération n’avait auparavant. Et pourquoi ne pas oser se lancer, avoir des objectifs sérieux et oser s’investir même si « une partie de ma vie est déjà faite » ?

Justement, c’est une preuve que vous avez de l’expérience, des compétences et une connaissance de vos forces et faiblesses, ainsi que la possibilité d’être humble et de demander du soutien et des conseils, moins dans une version « pré-adulte » du genre « je suis unique, personne ne peut comprendre mes rituels de 5 heures du mat' ».

Il y a un vrai segment de la population qui a beaucoup à donner et qui a choisi de rester enfermé dans ce que la société ne met en avant que pour des problèmes, alors qu’ils sont des potentiels.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Reflections by Pank / Snapshot #407: Pushing the Not-So-Young

There are thousands of speeches and other videos that motivate younger generations to become important people in various fields. But there are almost none for people in their fifties, as if life were only about entering adulthood, with strong goals like being a CEO of a company, having a lot of money and an incredible family, or simply being an endless traveler.

In short, there is an unlimited consumer society for young adults and up to a certain maturity. Normal, you might say; after that, normally, there are mortgages, perhaps a family and children, even divorce, a stable job. There are thousands of services and products for these humans « in their box. »

However, when you read biographies of some successful entrepreneurs or people who have changed their lives, you see that there are those who did it during phases when everyone else seemed « settled. » Certainly in a daily routine, but for many, frustrated not to have fit into the box they had « bought » and objectified as young adults.

There is a kind of abandonment, a feeling of fatigue among these quinquagenarians, who tell themselves that now every fall, every mistake, would cost them too much. And often, unlike the youth constantly highlighted in the media, there are no reference figures, no successes of these quinquagenarians and sexagenarians, as if they had to remain in conditions that no longer suit them, and worse, that they can no longer create or project themselves.

Yet there can still be 20 or 30 years before « leaving. » Of course, things are different, but we have quinquagenarians and sexagenarians with experience and potentials that no generation has had before. And why not dare to get started, have serious goals, and dare to invest themselves even if « a part of my life is already done »?

Precisely, this is proof that you have experience, skills, and knowledge of your strengths and weaknesses, as well as the ability to be humble and ask for support and advice, less in a « pre-adult » version like « I’m unique, no one can understand my 5 AM rituals. »

There is a real segment that has a lot to give, who have chosen to remain confined to what society only highlights for problems, whereas they represent potentials.

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #392 : Savoir se battre 

Cet article explore la différence entre les compétences de combat de rue et les arts martiaux, en soulignant que l'expérience de la rue peut être trompeuse et que la formation en arts martiaux offre un avantage significatif, bien qu'elle ne garantisse pas toujours la victoire.

J’ai vu une vidéo où il était demandé à des passants s’ils pensaient savoir se battre. La réponse a été positive chez beaucoup de personnes (le montage y est pour quelque chose), mais ce que je trouvais intéressant c’est qu’ils pensent vraiment être dangereux en combat parce qu’ils se sont battus quelques fois dans leur vie, entre l’école et la rue.

Il est impossible de nier qu’il y a des bagarreurs de rue qui n’ont pas de passé martial qui peuvent nous mettre K.O. d’une droite, sans compter les vices bien spécifiques à la rue. Il serait idiot aussi de croire que les arts martiaux et sports de combat nous feraient remporter tous les affrontements à main nue face à des néophytes.

Mais globalement, pour avoir combattu et même « taquiné » énormément, surtout ado et jeune adulte, des non-pratiquants qui voulaient toujours se tester, il était rare de rencontrer des opposants dangereux, que ce soit en lutte ou en frappes.

Si clairement le monde de la rue est un danger et que tout ce qui peut s’y passer est souvent en dehors de nos connaissances techniques, la plupart des personnes qui n’ont pas l’habitude du combat, même assez athlétiques, vont assez rapidement se faire contrôler ou tomber K.O.

Le BJJ, le Luta et le Judo, le Grappling en général, ont plus de protection par rapport à la frappe qui peut toujours laisser passer un « lucky punch ». Le contrôle dans les systèmes de lutte est vraiment magistral, surtout chez ceux qui maîtrisent bien les Takedowns.

Même si les années de combat ont pu apporter de vraies qualités pour combattre sans arme en un contre un, il faut rester humble et prêt à dépenser énormément d’énergie pour gérer ces combattants du dimanche parfois trop prétentieux.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of an Hypnofighter #392: Knowing How to Fight

I saw a video where passersby were asked if they thought they knew how to fight. The answer was positive for many people (the editing has something to do with it), but what I found interesting is that they really think they are dangerous in combat because they have fought a few times in their lives, between school and the street.

It is impossible to deny that there are street fighters who have no martial background who can knock us out with a right, not to mention the vices specific to the street. It would also be foolish to believe that martial arts and combat sports would make us win all hand-to-hand confrontations against neophytes.

But overall, having fought and even « teased » a lot, especially as a teenager and young adult, non-practitioners who always wanted to test themselves, it was rare to encounter dangerous opponents, whether in wrestling or striking.

While clearly the street world is a danger and everything that can happen there is often outside our technical knowledge, most people who are not used to fighting, even if they are quite athletic, will quickly be controlled or knocked out.

BJJ, Luta and Judo, Grappling in general, have more protection compared to striking, which can always let a « lucky punch » through. Control in wrestling systems is truly masterful, especially among those who master Takedowns well.

Even if years of combat have brought real qualities to fight unarmed in a one-on-one situation, you have to remain humble and ready to expend a lot of energy to manage these Sunday fighters who are sometimes too pretentious.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #401 : Cessez d’apprendre, appliquez

L'article met en avant l'importance de l'application pratique des connaissances acquises, soulignant que l'accumulation de savoir sans mise en œuvre concrète mène à l'oubli. L'auteur encourage à partager et à utiliser activement ce que l'on apprend pour mieux l'intégrer et lui donner du sens, en prenant l'exemple de l'expérience de Milgram pour illustrer que la connaissance théorique seule ne suffit pas à modifier les comportements.

Nous avons tellement d’injonctions à cumuler la connaissance, à lire, étudier, regarder des vidéos. Le cumul encore et toujours, comme si nous devions avoir une bibliothèque énorme et un cerveau bien plein. C’est séduisant, surtout si on a une reconnaissance comme un diplôme ou un certificat.

Mais à quoi bon si ce que nous apprenons n’est pas mis en pratique, si nous ne pouvons pas voir ce que cela donne dans notre quotidien ? Une chose est certaine, ce que nous n’utilisons pas sera oublié. C’est comme la cuisine : moi, étant le pire chef de cuisine de ce dernier siècle, si je ne refais pas mes œufs sur le plat régulièrement… c’est le drame…

La connaissance est un plaisir, un shoot de plaisir quand on comprend, mais qu’allons-nous en faire ? Nous avons un excellent conseil qui est de partager ce que nous venons d’apprendre pour que nous puissions voir notre niveau d’intégration de l’idée ou du concept, voire simplement de compréhension.

Se voir dans l’action de la mise en application nous offre une assimilation et une sensation de donner un « sens » à ce savoir. Comme je vous le partageais dans la vidéo, on a beau connaître Milgram, la même quantité de population se soumet à l’autorité qu’à la première expérience. 60 ans de diffusion du savoir ne changent pas les comportements, si ce n’est juste une donnée et pas un élément central des actions que nous allons faire.

Alors un conseil : cherchez à appliquer ce que vous connaissez, puis revenez aux théories et logiques, mais comme dans l’hypnothérapie, tant de personnes connaissent des tas de techniques, mais ne savent pas où, quand et comment l’appliquer face à une personne en besoin de mieux-être. Pour moi, le moins est souvent le mieux si on peut l’utiliser.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.
Be One
Pank
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Pank’s Reflections / Snapshot #401: Stop Learning, Apply

We have so many injunctions to accumulate knowledge, to read, study, watch videos. Accumulation again and again, as if we had to have a huge library and a very full brain. It’s seductive, especially if you have recognition like a diploma or a certificate.

But what’s the point if what we learn is not put into practice, if we cannot see what it gives in our daily lives? One thing is certain, what we do not use will be forgotten. It’s like cooking: me, being the worst cook of this last century, if I don’t redo my fried eggs regularly… it’s a disaster…

Knowledge is a pleasure, a shot of pleasure when we understand, but what are we going to do with it? We have excellent advice which is to share what we have just learned so that we can see our level of integration of the idea or the concept, or even simply of understanding.

Seeing ourselves in the action of applying it offers us an assimilation and a feeling of giving « meaning » to this knowledge. As I shared with you in the video, we may know Milgram, the same amount of population submits to authority as in the first experiment. 60 years of knowledge dissemination does not change behaviors, if it is just a data and not a central element of the actions that we are going to do.

So a piece of advice: try to apply what you know, then come back to the theories and logics, but as in hypnotherapy, so many people know a lot of techniques, but do not know where, when and how to apply it to a person in need of well-being. For me, less is often better if we can use it.

Take what is right and good for you.
Be One
Pank
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Réflexions de Pank / Instantané #391 : Vivre l’expérience

Dans un monde de plus en plus numérique, l'article souligne l'importance persistante des expériences réelles. Malgré l'attrait du virtuel, l'auteur met en avant la valeur des moments vécus, partagés et ressentis, qui dépassent la simple capture de souvenirs numériques. Ces expériences, bonnes ou mauvaises, enrichissent notre histoire personnelle d'une manière qu'aucune technologie ne peut égaler.

Dans un monde particulièrement numérique et où la société nous promet que le bonheur réside dans le matériel, il est vraiment positif de voir que l’humain cherche encore à vivre l’expérience dans le réel. Que vous aimiez ou non les sports, comme nous avons pu le voir avec les JO ou hier soir avec le match de football, il y a une ferveur qui donne envie à beaucoup de personnes de sortir pour vivre le moment.

Le fameux « j’y étais », que beaucoup de supporters ou de simples passants partagent quelques années plus tard, alors que les vidéos et photos prises à ce moment-là n’ont plus d’intérêt. Dans ce monde numérisé de nos souvenirs, où ils sont parfois trop souvent filtrés par le téléphone qui filme, il y a ce moment où même ceux qui ont des téraoctets de données ne partagent que du vécu.

Beaucoup vous parlent de leurs voyages ou d’une situation et ne cherchent pas à vous embarquer dans la virtualité du souvenir, mais par la description de ce qui a été ressenti et perçu. La saveur du souvenir va au-delà des clichés et des films, parce que cette distance de l’instant ne donnera pas cette façon complètement subjective d’avoir perçu les événements.

Vivre les expériences, qu’elles soient bonnes, comme une liesse populaire, ou moins bonnes, nous donne de la nourriture, voire nous apporte des trésors qui nous sont complètement personnels, totalement déformés par nos émotions puis par le temps qui passe. Pour entrer dans la banque de données de nos souvenirs, pour construire une partie de notre histoire, de notre vie.

Se donner la possibilité d’aller tester une expérience, que ce soit en communion avec d’autres ou seul, apporte un plus qu’aucune expérience virtuelle ne pourra égaler, même si les technologies pourront s’en approcher.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #391: Living the Experience

In a particularly digital world and with a societal promise that happiness lies in the material, it is truly positive to see that humans still seek to live the experience in the real world. Whether you like sports or not, as we saw with the Olympics or yesterday evening with the football match, there is a fervor that makes many people want to go out and live the moment.

The famous « I was there » that many supporters or just passers-by share a few years later, when the videos and photos taken at that moment are no longer of interest. In this digitized world of our memories, where they are sometimes too often filtered by the filming phone, there is this moment when even those who have terabytes of data only share what they have experienced.

Many tell you about their travels or a situation and do not seek to embark you in the virtuality of the memory, but by describing what was felt and perceived. The flavor of the memory goes beyond clichés and films, because this distance from the moment will not give this completely subjective way of having perceived the events.

Living experiences, whether good, like a popular celebration, or less good, gives us food, even brings us treasures that are completely personal to us, totally distorted by our emotions and then by the passage of time. To enter the database of our memories, to build a part of our history, of our life.

Giving yourself the possibility of going to test an experience, whether in communion with others or alone, brings a plus that no virtual experience can equal, even if technologies can approach it.

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #383 : L’expérience en plus

Cet article explore l'importance de l'expérience dans les arts martiaux, en particulier en Jiu-Jitsu, en comparant les combattants de différents niveaux. Il souligne comment l'expérience acquise au travers des randoris et l'adaptation à sa propre morphologie peuvent compenser un entraînement moins long mais plus intensif.

Je pense que maintenant, en 4 ou 5 ans d’entraînement dans n’importe quelle discipline, nous pouvons avoir des combattants d’élite. Il y a de multiples facteurs comme la génétique, le cadre et la quantité d’entraînement. En Jiu-Jitsu, de nos jours, les ceintures bleues orientées compétition peuvent faire jeu égal avec des ceintures noires. On le voit avec ces jeunes bleues qui prennent des titres mondiaux à chaque grade, pour prendre celui en noire rapidement.

Ce qui fait la différence entre les pratiquants loisirs gradés et les ceintures noires, c’est souvent l’expérience acquise au travers des randoris, avec bien sûr une adaptation à leur propre morphologie et personnalité de leur système technique. Cette expérience est souvent ce qui fait qu’il va continuer des mouvements ou de mettre de l’opposition, dans des angles, même quand il est en train de se faire renverser ou passer la garde.

Il n’est pas dans cette idée, qui reste parfois encore très présente, de la technique parfaite qui devrait fonctionner, mais dans la prise en compte des temps, de l’intensité et des angles qu’il lui est encore possible de prendre pour ne pas se faire « avoir ».

Quand un moins gradé va accepter le cent kilos par fatigue et sous la pression, beaucoup de ceintures noires vont se battre pour maintenir un axe, une cale, une distance, afin que l’opposant ne puisse pas se retrouver en position complète de contrôle.

Il tendra à laisser dans une incertitude et une possibilité de se mouvoir ou de revenir comme c’est parfois le cas en sweep. Il se fait renverser et pourtant attaque une soumission ou immédiatement ramène son adversaire sur le dos.

Cette expérience ne vient que dans la répétition des combats, parce que tout le monde sait à quel point les techniques ne servent plus à grand chose face à un bloque en position forte de contrôle qui a décidé de ne plus bouger.

Cette différence d’expérience, pour boucler sur mon introduction, avec les nouvelles générations qui s’entraînent 2-3 fois par jour est rapidement compensée par les heures incessantes passées sur le tatami, bien plus que les loisirs qui pratiquent depuis parfois des décennies.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Passion Combat

Martial Reflections of an Hypnofighter #383: The Added Experience

I believe that now, with 4 or 5 years of training in any discipline, we can have elite fighters. There are multiple factors such as genetics, environment, and the amount of training. In Jiu-Jitsu, nowadays, competition-oriented blue belts can be on par with black belts. We see it with these young blue belts who take world titles at each grade, to take the black belt quickly.

What makes the difference between graded recreational practitioners and black belts is often the experience gained through randoris, with of course an adaptation to their own morphology and personality of their technical system. This experience is often what makes him continue movements or put up opposition, in angles, even when he is being overturned or passing the guard.

He is not in this idea, which sometimes remains very present, of the perfect technique that should work, but in taking into account the times, the intensity and the angles that he can still take to not get « had ».

When a lower grade will accept the hundred kilos out of fatigue and under pressure, many black belts will fight to maintain an axis, a wedge, a distance, so that the opponent cannot find himself in a complete control position.

He will tend to leave in an uncertainty and a possibility of moving or coming back as is sometimes the case in sweep. He is overturned and yet attacks a submission or immediately brings his opponent back on his back.

This experience only comes in the repetition of fights, because everyone knows how much the techniques are no longer of much use against a block in a strong control position who has decided not to move.

This difference in experience, to conclude my introduction, with the new generations who train 2-3 times a day is quickly compensated by the incessant hours spent on the mat, much more than the recreational who have been practicing for decades.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Passion Combat

Réflexions de Pank / Instantané #389 : Sérieusement, pensez-vous que vos efforts méritent quelque chose ?

Une réflexion sur la déconnexion entre efforts et résultats dans la vie, illustrée par des exemples sociaux et personnels. L'article explore l'idée que le mérite n'est pas toujours récompensé et que les conséquences de nos actions sont souvent imprévisibles. Il encourage à accepter l'incertitude et à tirer des leçons de chaque expérience.

Vos efforts « méritent »-ils un retour qui va dans votre sens ? Pourtant, la vie n’est absolument pas associée au mérite, on peut faire des efforts et ne rien obtenir. On le sait parfois avec les notions sociales, comme les réseaux, où une personne « pistonée » peut prendre la place de celui qui s’est battu à chaque étape d’un recrutement.

On a des sportifs qui donnent tout pour ne jamais arriver au sommet. Quand je lis que « l’on mérite telle ou telle chose simplement parce qu’on vit », je trouve que la suggestion est hyper négative et, pire, n’offre pas la possibilité de devenir antifragile.

On peut bien sûr se dire que ce que nous allons faire peut entraîner des conséquences, oui, mais pas forcément celles que nous attendons. Associer les efforts à des retours, oui, qu’ils soient positifs ou négatifs aussi. Regardez juste les personnes qui font des régimes et qui ne parviennent à rien ou, pire, qui reprennent tout.

De plus, nous connaissons les patterns, ces modèles que nous avons en nous et qui se répètent quasi automatiquement, alors dire à une personne qui a eu des relations toxiques, que maintenant elle mérite l’amour/le bonheur et la joie, n’est pas juste et, pire, si elle ne reste que dans une passivité, elle va très certainement recréer un processus et une conséquence similaires.

Ce n’est pas un mérite que de subir des conséquences, tout comme avoir des choses superbes qui se passent dans notre vie. Il y a des tas de paramètres qui font que parfois on sera satisfait, d’autres moins. Par contre, nos expériences, et nos efforts même s’ils peuvent nous paraître sans intérêt, sont juste des niveaux supplémentaires que nous prenons et qui, par cumul, offrent des possibles…

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #389: Seriously, Do You Think Your Efforts Deserve Anything?

Do your efforts « deserve » a return that goes your way? Yet, life is absolutely not associated with merit; you can make efforts and get nothing. We sometimes know this with social notions, like networks, where a « connected » person can take the place of the one who fought at each stage of recruitment.

We have athletes who give everything to never reach the top. When I read that « we deserve this or that simply because we live, » I find that the suggestion is hyper-negative and, worse, does not offer the possibility of becoming antifragile.

We can of course say that what we are going to do can lead to consequences, yes, but not necessarily the ones we expect. Associating efforts with returns, yes, whether they are positive or negative too. Just look at people who diet and achieve nothing, or worse, regain everything.

Moreover, we know the patterns, these models that we have within us and that repeat almost automatically, so telling a person who has had toxic relationships that now they deserve love/happiness and joy is not fair and, worse, if they remain only in passivity, they will most certainly recreate a similar process and consequence.

It is not a merit to suffer consequences, just as having great things happen in our lives. There are tons of parameters that mean that sometimes we will be satisfied, others less so. On the other hand, our experiences, and our efforts even if they may seem pointless, are just additional levels that we take and which, by accumulation, offer possibilities…

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #373 : Le moment de rencontres

Cet article de blog explore l'importance des rencontres et des échanges lors d'une convention d'hypnose à Nice. L'auteur met en lumière la magie qui se crée lorsque des personnes passionnées se réunissent pour partager leurs expériences et découvrir de nouvelles perspectives.

C’est la troisième année que nous organisons à Nice, une convention d’hypnose moderne. C’est un peu la première année où je peux voir les retours de ce que nous cherchions à créer quand nous avons initié le projet. Beaucoup de personnes viennent se rencontrer et découvrir de nouvelles choses, avec un état d’esprit où ils souhaitent revoir des personnes qu’ils n’ont pas vues pendant un an, et aussi partager leur retour d’expérience, ce qu’ils ont pu apprendre et découvrir.

Quand j’entends les échanges et les partages que chacun fait avec des personnes qui leur étaient encore inconnues il y a une année ou deux, et avec qui ils n’auraient peut-être jamais initié un contact, je me dis que le but de la convention est atteint.

Il n’y a pas besoin d’avoir énormément de retours sur les ateliers eux-mêmes, bien qu’ils soient qualitatifs et animés par des personnes passionnées. Je peux constater que les liens et la présence de ces apprenants et découvreurs sont le résultat de ces « entre-séances ».

Avec Brice, on aime à dire que le plus important se passe entre les différentes interventions, pendant les pauses, pendant le déjeuner, pendant la soirée et tous ces petits échanges, ces paroles, ou parfois pour aller un peu plus loin que ce que le présentateur avait exposé.

Réussir à réunir plusieurs dizaines de personnes qui ne pratiquent pas de la même façon et qui ont parfois même des visions opposées de la même discipline, afin de leur donner l’envie de découvrir autre chose et d’autres façons de fonctionner, est vraiment au cœur de ce que nous avons en tête.

Je pense que cette année encore, il va y avoir à nouveau cette magie que seules les conventions peuvent apporter, un environnement complètement à part et des expériences qui peuvent réellement changer à la fois la pratique, et aussi la personne.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #373: The Moment of Encounters

This is the third year we have organized a modern hypnosis convention in Nice. It’s somewhat the first year I can see the feedback from what we were trying to create when we initiated the project. Many people come to meet and discover new things, with a mindset where they wish to see people they haven’t seen for a year, and also share their experience, what they have been able to learn and discover.

When I hear the exchanges and sharing that everyone does with people who were still unknown to them a year or two ago, and with whom they might never have initiated contact, I tell myself that the purpose of the convention is achieved.

There is no need to have a lot of feedback on the workshops themselves, although they are qualitative and led by passionate people. I can see that the connections and the presence of these learners and discoverers are the result of these « between-sessions ».

With Brice, we like to say that the most important thing happens between the different interventions, during breaks, during lunch, during the evening and all these small exchanges, these words, or sometimes to go a little further than what the presenter had presented.

Succeeding in bringing together several dozen people who do not practice in the same way and who sometimes even have opposing views of the same discipline, in order to give them the desire to discover something else and other ways of working, is really at the heart of what we have in mind.

I think that this year again, there will be again this magic that only conventions can bring, a completely separate environment and experiences that can really change both the practice, and also the person.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank