Réflexions de Pank / Instantané #502 : Friction vs facilitation

Comme je vous en parlais avec le concept d’Hypnoseffort dans l’article précédent, au-delà de l’hypnose, nous nous retrouvons, tant dans notre modèle du monde que dans notre fonctionnement cérébral, à chercher les moyens qui nous épuiseront le moins.

Ce schéma du moindre effort est cohérent, mais jusqu’où nous entraîne-t-il avant de basculer dans une inaction pathologique (autrement dit, la fainéantise) ?

Hier à l’entraînement, un de mes gars a fait une réflexion juste quand je disais que le dojo est là pour préparer à la difficulté et à « résister » à des conditions problématiques. Il mettait en lumière le fait que notre société pousse vers l’inverse, notamment avec l’IA. Ce matin, j’entends un court reportage sur les dégâts des réseaux sociaux chez les jeunes, insistant surtout sur ce design tellement bien ficelé qu’il devient plus facile de continuer à scroller que de se mettre en action.

Il est vrai que notre intuition, qui vise à minimiser l’effort pour un résultat maximal, combinée à une technologie qui change nos vies, nous donne l’impression qu’il n’est plus nécessaire d’entrer en friction ou de faire des efforts pour obtenir quelque chose. Je n’aborderai même pas la notion matérialiste et consommatrice qui est la nôtre.

Pourtant, pour se développer au mieux, acquérir des compétences, voire atteindre des performances satisfaisantes, le cerveau et le reste du corps ont besoin d’effort, de discipline et de friction. Ils nécessitent cette lutte interne pour mémoriser, répéter ou conditionner notre être.

Nous sommes les seuls décisionnaires : allons-nous fournir un peu plus d’effort pour un gain de satisfaction différent de celui de l’obtention, parfois ultra-simplifiée, qui ôte toute valeur à de nombreuses acquisitions ?

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Pank’s Reflections / Snapshot #502: Friction vs. Facilitation

As I mentioned regarding « Hypnoseffort » in the previous article, beyond hypnosis, we find ourselves—both in our model of the world and in our cerebral functioning—seeking ways that will tire us the least.

This pattern of least effort is coherent, but how far does it lead us before we tip into pathological inaction (in other words, laziness)?

Yesterday at training, one of my guys made a valid point when I said the dojo exists to prepare us for difficulty and to « resist » problematic conditions. He highlighted that our society is pushing in the opposite direction, particularly with AI. This morning, I heard a short report on the damage caused by social networks among young people, insisting above all on this design so well crafted that it becomes easier to keep scrolling than to take action.

It is true that our intuition aimed at minimizing effort for maximum results, combined with technology that is changing our lives, gives us the impression that it is no longer necessary to enter into friction or expend effort to obtain something. I won’t even touch upon the materialistic and consumerist notion that we hold.

However, to develop optimally, acquire skills, or even reach satisfactory performance levels, the brain and the rest of the body need effort, discipline, and friction—that internal struggle to memorize, repeat, or condition our being.

We are the sole deciders: are we going to provide a little more effort for a gain in satisfaction different from that of often ultra-simplified acquisition, which strips value away from numerous achievements?

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Réflexions de Pank / Instantané #502 : L’hypnoseffort

Il est fort possible que vous considériez la séance d’hypnose comme une programmation passive du subconscient. Une sorte d’opération sous anesthésie générale, au terme de laquelle vous ressortez mis à jour, doté d’une nouvelle carte de comportements.

Cette perte d’agentivité est attendue, parfois observée par le consultant, et dans l’ici et maintenant de la session, il est possible que, sans conscience, des gestes, des mots, des réponses ou des phénomènes prennent place.

Ce lâcher-prise et ce retour à un état instinctif et peu mental donnent l’idée que cela suffit pour régler des « programmes » dissonants.

Pourtant, si l’hypnose est efficace, elle demande des efforts. Même avec des phénomènes post-séance, le programme comportemental encodé en session peut, de nombreuses fois, ne pas fonctionner, ou seulement partiellement ou temporairement.

C’est pour cette raison qu’à mes yeux, l’hypnose n’est pas de l’hypnothérapie. Cette dernière va, avant toute reprogrammation, tenter de faire émerger du subconscient vers le conscient des mots, des gestes, des processus.

Ouvrir des portes qui déverseront des histoires, des mots, des souffrances. Une verbalisation que, trop souvent, le travail en programmation cherchera à éviter.

Il s’agit de faire entrer le consultant dans l’effort, volontaire et donc conscient, de confronter ce qui veut être évité ou contourné ; ce qui, « inconsciemment » mais stratégiquement, a poussé le consultant à choisir l’hypnose plutôt qu’une thérapie plus implicante.

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English Translation

Title: Pank’s Reflections / Snapshot #502: Hypno-effort

It is quite possible that you consider a hypnosis session as a passive programming of the subconscious. A form of operation under general anesthesia, from which you emerge updated, equipped with a new map of behaviors.

This loss of agency is expected, sometimes observed by the client, and in the here and now of the session, it is possible that without conscious awareness, gestures, words, responses, or phenomena take place.

This letting go and returning to an instinctive, low-mental state gives the idea that this is enough to fix dissonant « programs. »

However, if hypnosis is effective, it requires effort. Even with post-session phenomena, the behavioral program encoded during the session can many times fail to function, or only work partially or temporarily.

This is why, in my eyes, hypnosis is not hypnotherapy. The latter will, before any reprogramming, attempt to bring words, gestures, and processes from the subconscious into the conscious mind.

Opening doors that will pour out stories, words, suffering. A verbalization that too often, the work of « programming » seeks to avoid.

It involves bringing the client into the voluntary, and therefore conscious, effort of confronting what wants to be avoided or bypassed; precisely what, « unconsciously » but strategically, pushed the client to choose hypnosis rather than a more demanding therapy.

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Réflexions de Pank / Instantané #498 : Hypnose : Devenir acteur de sa transe

Vous connaissez mon leitmotiv : celui de faire des efforts, et ce, même si cela ne nous donne pas de résultats immédiats. On pourrait se dire que lorsqu’on va faire une séance d’hypnose ou qu’on écoute un MP3 hypnotique, il n’y a qu’à « laisser faire ». S’il est vrai que l’on montre que le relâchement peut entraîner une hypofrontalité et donc aider à entrer en transe, la transe n’a que peu d’utilité si on la laisse autonome.

Si la communication entre le conscient et le subconscient part dans tous les sens, un peu comme dans un rêve, quel est l’intérêt pour vous qui cherchez à vous sentir mieux ? Il est utile de pouvoir trouver un équilibre, que le dialogue ne soit pas un monologue et que les réponses du subconscient soient traduites par le conscient, le rationnel, pour offrir des pistes ou des réponses à des maux.

Les suggestions ne sont pas juste des mots en l’air ; elles ont pour but de faire écho, d’orienter, voire de diriger. Mais s’il y a une direction, le sujet de la session doit suivre ce chemin, faire le mouvement psychique d’aller sur cette voie pour comprendre, découvrir, apaiser ou stimuler des facettes de soi.

Il ne faut pas simplement s’asseoir, comme pourraient le souhaiter certains de nos anciens de l’hypnose, mais être sur une ligne de départ avant un petit marathon avec nous-mêmes, où il faudra suivre et donner des retours, parfois ralentir, arrêter et reprendre. Faire d’une session une coopération et pas un simple récit à l’impact incertain.

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Hypnosis: Becoming an Actor in Your Trance

You know my leitmotif: making efforts, even if it doesn’t yield immediate results. One might think that when going for a hypnosis session or listening to a hypnotic MP3, one just has to « let go. » While it is true that relaxation can lead to hypofrontality and thus help enter a trance, the trance has little utility if left autonomous.

If the communication between the conscious and the subconscious goes all over the place, a bit like in a dream, what is the point for you who seek to feel better? It is useful to find a balance, so that the dialogue is not a monologue, and that the responses from the subconscious are translated by the conscious, rational mind to offer avenues or answers to your troubles.

Suggestions are not just empty words; their goal is to resonate, to orient, or even to direct. But if there is a direction, the subject of the session must follow this path, make the psychic movement to go down this road to understand, discover, soothe, or stimulate facets of oneself.

One must not simply sit down, as some of our elders in hypnosis might have wished, but be on a starting line before a mini-marathon with ourselves, where it will be necessary to follow and give feedback, sometimes slow down, stop, and restart. To make a session a cooperation, and not a mere recital with an uncertain impact.

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Réflexions de Pank / Instantané #475 : Effort vs Bonheur

Oui, j’oppose l’effort et le bonheur… Vous le savez, je pense que si nous devons développer une compétence, c’est l’effort. C’est-à-dire faire des actions internes ou externes qui nous demandent de l’énergie, du temps, et la plupart du temps sans plaisir immédiat, mais ne garantissant pas non plus une satisfaction à moyen ou long terme. La satisfaction est, à mes yeux, aussi un effort à fournir.

Quand j’oppose les efforts au bonheur, c’est parce qu’entre les Gen Z qui nous partagent quotidiennement leur « best life » avec le maximum de liberté qu’ils décident de prendre, et les études sur cette même génération vis-à-vis des dépressions et autres maladies psychiques, ainsi que les clients en cabinet, je constate que le mode faussement épicurien (il faut relire ce bel auteur pour éviter de croire que cela consiste à se vautrer dans le plaisir) n’apporte pas la promesse du début.

Au moins, avec l’effort, on sait d’entrée que notre état d’âme, notre santé ou notre niveau d’énergie ne sont pas des jauges à écouter. Il faudra agir, peu importe comment nous nous sentons ou où nous vivons. L’effort ne répond pas aux critères d’écoute de soi, juste à des cahiers des charges (https://youtu.be/qVP381FxqNw).

Et ne vous faites pas des films de héros : le pire, c’est que c’est douloureux, ennuyeux, répétitif et le niveau de satisfaction est bas. Il y a de fortes chances que nous ne voyions même pas de résultats convenables ; pire, rien de ce que nous allons obtenir ne pourra représenter les efforts que nous faisons, chaque jour et à chaque instant.

La quête du bonheur, c’est surfait, et factuellement on le voit avec notre monde actuel : les gens ne sont pas heureux. Alors tentez de faire des efforts partout : au boulot, avec les autres, dans vos relations romantiques ou amicales, dans vos activités quotidiennes. Au moins, vous pourrez juste gagner un : « J’ai donné mon max »… Pas fou, plutôt frugal, mais avec un poids que personne ne pourra jamais comprendre.

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Pank’s Reflections / Snapshot #475: Effort vs. Happiness

Yes, I oppose effort and happiness… You know that I believe if we must develop one skill, it is effort. That is to say, taking internal or external actions that require energy and time from us, mostly without immediate pleasure, and without guaranteeing satisfaction in the medium or long term either. Satisfaction is, in my eyes, also an effort to be made.

When I contrast effort with happiness, it is because between the Gen Zers who share their « best lives » daily with the maximum freedom they decide to take, and the studies on this same generation regarding depression and other mental illnesses, as well as clients in my practice, I observe that the falsely Epicurean mode (one must reread this beautiful author to avoid believing it consists of wallowing in pleasure) does not deliver on its initial promise.

At least with effort, we know from the start that our state of mind, our health, or our energy level are not gauges to be listened to. We will have to act regardless of how we feel or where we live. Effort does not respond to the criteria of listening to oneself, only to specifications (https://youtu.be/qVP381FxqNw).

And don’t picture yourself as a hero in a movie; the worst part is that it is painful, boring, repetitive, and the satisfaction level is low. There is a strong chance that we won’t even see decent results; worse, nothing we obtain will ever represent the efforts we make, every day and at every moment.

The quest for happiness is overrated, and factually we see it with our current world: people are not happy. So try to make efforts everywhere: at work, with others, in your romantic or friendly relationships, in your daily activities. At the very least, you might just earn a: « I gave my max »… Not wild, rather frugal, but with a weight that no one else will ever understand.

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Réflexions de Pank / Instantané #431 : Faisons-nous un peu de mal

Nous allons faire face à un problème avec les IA : que développerons-nous si nous ne musclons pas notre cerveau ? Que se passera-t-il si nous sommes dans une démarche où l’effort de recherche, de lecture ou de synthèse commence à être limité ?

On pourrait se dire que c’est un plus, car nous aurons du temps pour d’autres choses, sauf que cette « autre chose » est la consommation passive, voire la surconsommation économique, qui fonctionne sur des éléments pulsionnels plutôt que sur une mise en perspective des choses et la mise en place d’une décision « réfléchie ».

Nous avons la chance de vivre à notre époque et, paradoxalement, cette période où l’intelligence est disponible, où la possibilité d’aller plus loin dans nos questionnements, dans nos remises en question et dans l’apprentissage de nouveaux concepts devient un simple instant.

Sans intention, sans implication, sans effort ni friction, rien de ce que nous obtenons ne se maintiendra dans notre cerveau ou dans notre corps. Nous sommes dans l’obligation de nous « faire du mal » pour nous souvenir, pour associer des idées, pour développer des compétences, qu’elles soient cognitives ou physiques.

L’IA, perçue comme la réponse à tout, risque de nous faire devenir des moutons d’une réflexion prémâchée qui deviendra une normalité de fonctionner. On peut déjà remarquer les schémas de nombreuses de ces intelligences qui nous font voir que leur fonctionnement n’est pas personnalisé par rapport à ce que chacun d’entre nous est.

Moins nous utiliserons l’intelligence humaine, plus nous allons devenir ce que la nourriture excessive et le manque de mouvement ont déjà fait à nos corps… des êtres qui ont des difficultés à faire ce pour quoi nous avons été conçus : nous adapter et avancer.

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Pank’s Reflections / Snapshot #431: Let’s Do Ourselves a Little Harm

We are going to face a problem with AIs: what will we develop if we don’t strengthen our brains? What will happen if we are in a process where the effort of research, reading, or synthesis begins to be limited?

One might think that this is a plus because we will have time for other things, except that this « other thing » is passive consumption, or even economic overconsumption, which works on impulsive elements rather than on putting things into perspective and making a « thoughtful » decision.

We are lucky to live in our era, and paradoxically, this period where intelligence is available, where the possibility of going further in our questions, in our self-examination, and in learning new concepts becomes a simple instant.

Without intention, without involvement, without effort or friction, nothing we obtain will be retained in our brain or in our body. We are obliged to « do ourselves harm » to remember, to associate ideas, and to develop skills, whether cognitive or physical.

AI, perceived as the answer to everything, risks turning us into sheep of pre-chewed thinking that will become a normal way of functioning. We can already notice the patterns of many of these intelligences that show us that their functioning is not personalized to who each of us is.

The less we use human intelligence, the more we will become what excessive food and lack of movement have already done to our bodies… beings who have difficulty doing what we were designed for: adapting and moving forward.

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Réflexions de Pank / Instantané #423 : Des efforts adaptés à notre énergie

Nous devons faire des efforts, et plus nous vieillissons, plus je suis persuadé que nous devons nous adapter à un corps et un esprit qui peuvent parfois sembler manquer d’énergie. C’est donc un conflit qui peut se poser entre vouloir atteindre un objectif et pouvoir maintenir les efforts sans s’épuiser.

Si nous ne nous activons pas, il est difficile d’obtenir des choses, malgré la puissante et merveilleuse loi d’attraction et l’idée magique de « pense et tu auras ». Nous sommes tous facilement emportés par nos propres récits internes concernant nos objectifs et les stratégies que nous allons mettre en place.

Nous commençons à pleine puissance, avec tous les excès possibles, et nous perdons l’équilibre entre énergie et effort, qui devraient être le binôme que nous devrions surveiller quotidiennement pour savoir si l’effort ne va pas devenir tellement difficile que l’abandon interviendra.

Il est séduisant de rester dans l’état de passivité qu’offre l’abandon ; nous aimons le confort du non-effort. Et c’est le risque si nous ne mettons pas les bonnes proportions vis-à-vis des objectifs que nous nous fixons.

Alors, jouez avec votre jauge d’effort, peut-être au départ en faisant des journées « ++ » et puis d’autres « –« , puis avec les mois, atteignez une justesse qui vous est propre, avec un équilibre qui sera trouvé et vous apportera une avancée parfois lente mais profondément satisfaisante.

Vous êtes capable d’efforts, et ces derniers apportent toujours un retour s’ils sont maintenus sur la durée…

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Pank’s Thoughts / Snapshot #422: Efforts Adapted to Our Energy

We must make efforts, and the older we get, the more convinced I am that we need to adapt to a body and mind that can sometimes seem to lack energy. It’s therefore a conflict that can arise between wanting to achieve a goal and being able to sustain efforts without burning out.

If we don’t get moving, it’s difficult to achieve things, despite the powerful and wonderful law of attraction and the magical idea of « think and you shall have. » We are all easily carried away by our own internal narratives concerning our goals and the strategies we will implement.

We start at full throttle, with all possible excesses, and we lose the balance between energy and effort, which should be the duo we monitor daily to know if the effort isn’t going to become so difficult that abandonment will occur.

It’s tempting to remain in the state of passivity that abandonment offers; we like the comfort of non-effort. And that’s the risk if we don’t set the right proportions in relation to the goals we are pursuing.

So, play with your effort gauge, perhaps initially by having « ++ » days and then « — » days, then over the months, reach a precision that is uniquely yours, with a balance that will be found and will bring you progress that is sometimes slow but deeply satisfying.

You are capable of effort, and these efforts always bring a return if they are sustained over time…

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Pank

Réflexions de Pank / Instantané #422 : Entraîner l’effort et inversement

Ce texte explore la relation entre l'effort et l'élan dans la poursuite d'objectifs. Il suggère que l'entrain peut réduire la perception de l'effort, tandis que l'effort peut paradoxalement générer un élan. L'auteur propose une réflexion sur la manière de naviguer entre ces deux forces, en tenant compte des facteurs personnels, pour avancer efficacement.

L’entrain, un mot créé par Stendhal et dont l’étymologie n’est pas claire, peut être défini comme la notion d’élan et d’effet d’entraînement.

S’il me semble aujourd’hui impossible de se passer de l’effort dans sa vie, je cherche, en plus de la discipline, ce qui pourrait offrir des leviers ou parfois des substituts éphémères.

Lorsque l’effort est activé pour se mettre en action vers un objectif, on peut jouer avec l’inertie du départ ou avec la satisfaction des progrès accomplis vers le but.

Développer ou conserver l’entrain peut être un moyen de diminuer la sensation d’effort, et parfois de simplement le reporter à plus tard.

Parfois, c’est l’inverse : quand l’entrain est à zéro, c’est l’effort qui doit être mis en place pour avancer vers l’objectif. Cela peut involontairement, et plus encore avec un self-talk adapté, générer une énergie entraînante.

Bien sûr, les conditions physiques, mentales et systémiques complexifient l’équation. Nous pouvons chercher à voir ce qui nous manque pour bien doser l’effort à fournir et l’effet d’entraînement que nous cherchons pour avancer au mieux avec ce que nous pouvons faire à un moment donné.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

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Pank’s Thoughts / Snapshot #422: Driving Effort and Vice Versa

« Entrain » (drive), a word coined by Stendhal whose etymology is unclear, can be defined as the notion of momentum and a ripple effect.

While it seems impossible to me today to live a life without effort, in addition to discipline, I’m looking for things that could offer leverage or sometimes fleeting substitutes.

When effort is activated, for example, by taking action towards a random goal, you can play with the initial inertia or the satisfaction of making progress toward the goal.

Developing or maintaining « entrain » can be a way to reduce the sensation of effort, or sometimes simply postpone it until later.

Sometimes it’s the other way around: when there is zero « entrain, » it is the effort that must be put in place to move toward the objective. This can unintentionally, and even more so with appropriate self-talk, generate a driving energy.

Of course, physical, mental, and systemic conditions complicate the equation. We can try to see what we are lacking to properly gauge the effort to provide and the driving effect we seek to move forward as best we can with what we can do at any given moment.

Take what is right and good for you.

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Pank

Réflexions de Pank / Instantané #413 : Trouver du plaisir dans l’effort

Ce texte explore la nécessité d'accepter l'effort comme une constante de la vie, indépendamment du résultat. Il souligne que l'effort ne garantit pas le succès, et que l'échec est une possibilité normale. L'auteur propose de déplacer la perspective du "plaisir" à celle du "bénéfice" intrinsèque de l'effort, même en l'absence de réussite externe. Ces bénéfices peuvent inclure la reconnaissance de sa propre capacité à persévérer et la découverte de leçons précieuses, permettant de continuer malgré la difficulté et l'absence de résultats immédiats.

Si nous n’avons pas vraiment le choix dans la vie que de faire des efforts pour obtenir ce que l’on veut, que ce soit en nous ou dans nos environnements, nous allons devoir apprendre à nous habituer à cette dépense d’énergie.

Comme nous en avons déjà parlé, un effort ne « mérite » pas un résultat attendu ; il n’y a aucune raison que nous obtenions ce que nous désirons même si nous nous battons comme un beau diable pour l’avoir. C’est déjà un élément que nous devons admettre au commencement. Même si nous savons que nous pouvons orienter notre dialogue interne vers des idées « positives » vis-à-vis de nos objectifs, nous ne devons néanmoins pas nous mentir et la possibilité des échecs est normale.

Une fois que nous savons que pour une grande majorité d’entre nous, nous allons devoir fournir des efforts sans être assuré du résultat et que cela peut demander beaucoup de temps, sur le papier, ça ne donne pas vraiment envie. Et c’est là que nous pouvons y mettre ou plutôt y développer une notion de plaisir.

Le mot n’est pas juste, je dirais plutôt du bénéfice à l’effort, mais attention, cela n’a rien à voir avec la réussite. Que nous parvenions là où nous le souhaitons ou pas, les efforts que nous aurons fournis nous auront apporté des bénéfices, même si parfois, il faut se creuser la tête pour les trouver.

Cela peut être simplement le fait de se dire que nous sommes capables de faire des efforts. Cela peut être décevant parce que cela peut ne pas nous avoir apporté de résultat, mais nous cherchons ce que cela nous apporte.

Ce qui est intéressant, et on pourrait dire pour 80% des choses que nous mettons en place, c’est que nous pouvons apprendre à regarder les bénéfices de nos efforts dans nos actions. Ça ne retire pas que c’est difficile, parfois profondément ennuyant, mais au moins nous cherchons à ne pas nous effondrer au moindre effort sans résultat, et continuons bon gré mal gré, un jour de plus…

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Be One
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Pank’s Reflections / Snapshot #413: Finding Pleasure in Effort

If we don’t really have a choice in life but to make efforts to get what we want, whether it’s within ourselves or in our environments, we will have to learn to get used to this expenditure of energy.

As we have already discussed, an effort does not « deserve » an expected outcome; there is no reason for us to get what we desire even if we fight tooth and nail for it. This is already something we must admit from the start. Even if we know that we can orient our internal dialogue towards « positive » ideas regarding our goals, we must nevertheless not lie to ourselves, and the possibility of failure is normal.

Once we know that for a large majority of us, we will have to make efforts without being assured of the result and that this can take a lot of time, on paper, it doesn’t really sound appealing. And that’s where we can introduce, or rather develop, a notion of pleasure.

The word isn’t quite right; I would rather say the benefit of effort, but be careful, this has nothing to do with success. Whether we achieve what we want or not, the efforts we have made will have brought us benefits, even if sometimes, we have to rack our brains to find them.

This can simply be the fact of telling ourselves that we are capable of making efforts. It can be disappointing because it may not have brought us a result, but we look for what it does bring us.

What is interesting, and one could say for 80% of the things we implement, is that we can learn to look at the benefits of our efforts in our actions. This doesn’t negate that it’s difficult, sometimes profoundly boring, but at least we seek not to collapse at the slightest effort without result, and continue willy-nilly, one more day…

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Réflexions de Pank / Instantané #389 : Sérieusement, pensez-vous que vos efforts méritent quelque chose ?

Une réflexion sur la déconnexion entre efforts et résultats dans la vie, illustrée par des exemples sociaux et personnels. L'article explore l'idée que le mérite n'est pas toujours récompensé et que les conséquences de nos actions sont souvent imprévisibles. Il encourage à accepter l'incertitude et à tirer des leçons de chaque expérience.

Vos efforts « méritent »-ils un retour qui va dans votre sens ? Pourtant, la vie n’est absolument pas associée au mérite, on peut faire des efforts et ne rien obtenir. On le sait parfois avec les notions sociales, comme les réseaux, où une personne « pistonée » peut prendre la place de celui qui s’est battu à chaque étape d’un recrutement.

On a des sportifs qui donnent tout pour ne jamais arriver au sommet. Quand je lis que « l’on mérite telle ou telle chose simplement parce qu’on vit », je trouve que la suggestion est hyper négative et, pire, n’offre pas la possibilité de devenir antifragile.

On peut bien sûr se dire que ce que nous allons faire peut entraîner des conséquences, oui, mais pas forcément celles que nous attendons. Associer les efforts à des retours, oui, qu’ils soient positifs ou négatifs aussi. Regardez juste les personnes qui font des régimes et qui ne parviennent à rien ou, pire, qui reprennent tout.

De plus, nous connaissons les patterns, ces modèles que nous avons en nous et qui se répètent quasi automatiquement, alors dire à une personne qui a eu des relations toxiques, que maintenant elle mérite l’amour/le bonheur et la joie, n’est pas juste et, pire, si elle ne reste que dans une passivité, elle va très certainement recréer un processus et une conséquence similaires.

Ce n’est pas un mérite que de subir des conséquences, tout comme avoir des choses superbes qui se passent dans notre vie. Il y a des tas de paramètres qui font que parfois on sera satisfait, d’autres moins. Par contre, nos expériences, et nos efforts même s’ils peuvent nous paraître sans intérêt, sont juste des niveaux supplémentaires que nous prenons et qui, par cumul, offrent des possibles…

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #389: Seriously, Do You Think Your Efforts Deserve Anything?

Do your efforts « deserve » a return that goes your way? Yet, life is absolutely not associated with merit; you can make efforts and get nothing. We sometimes know this with social notions, like networks, where a « connected » person can take the place of the one who fought at each stage of recruitment.

We have athletes who give everything to never reach the top. When I read that « we deserve this or that simply because we live, » I find that the suggestion is hyper-negative and, worse, does not offer the possibility of becoming antifragile.

We can of course say that what we are going to do can lead to consequences, yes, but not necessarily the ones we expect. Associating efforts with returns, yes, whether they are positive or negative too. Just look at people who diet and achieve nothing, or worse, regain everything.

Moreover, we know the patterns, these models that we have within us and that repeat almost automatically, so telling a person who has had toxic relationships that now they deserve love/happiness and joy is not fair and, worse, if they remain only in passivity, they will most certainly recreate a similar process and consequence.

It is not a merit to suffer consequences, just as having great things happen in our lives. There are tons of parameters that mean that sometimes we will be satisfied, others less so. On the other hand, our experiences, and our efforts even if they may seem pointless, are just additional levels that we take and which, by accumulation, offer possibilities…

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #381 : L’engouement pour le BJJ 

L'article explore la popularité croissante du Jiu-Jitsu Brésilien (JJB), en particulier chez les jeunes et les masters, soulignant son accessibilité, les valeurs qu'il véhicule (résilience, effort), et son impact sur la communauté des arts martiaux. L'auteur, tout en appréciant cet engouement, émet une réserve sur la durabilité de cette passion soudaine.

C’est amusant de voir que depuis 3-4 ans, le Jiu-Jitsu a explosé en termes de pratiquants. Ou en tout cas, les jeunes partagent davantage leur cheminement. Nous ne sommes plus forcément dans le DO, la voie que proposait Jigoro Kano, cette idée d’hommes vertueux pour la société, mais je trouve, en regardant les vidéos, qu’il y a un peu de ça.

En effet, beaucoup de jeunes et moins jeunes mettent en avant une recherche de victoire, une résilience à la défaite. Ce qui est cool en BJJ, c’est qu’on fait tellement de combats que c’est certain que la défaite sera toujours vécue par n’importe qui.

Si dans le MMA, les coachs, combattants et organisateurs font en sorte d’éviter certaines confrontations pour garder une carrière sans défaite afin de se vendre aux grandes organisations, en Jiu-Jitsu, tu vas manger de l’échec.

Ce qui fait que beaucoup apprennent à faire avec le sourire, en suivant des trends TikTok et offrent des images d’efforts et d’abnégation. La dernière fois, Kenji me disait qu’il avait pris l’objectif de l’IBJJF, faire du BJJ, le sport de combat qui se pratique le plus et pour tous.

Quand je vois ce que ces jeunes qui partagent sans cesse leur BJJ Lifestyle, mais sans arrogance, parfois en se faisant trop de nœuds à la tête, je pense que l’énergie qu’un entraîneur et cadre fédéral comme Kenji est bien orientée et donne de beaux résultats.

En plus des jeunes, il y a les vieux, les Masters qui, eux aussi, sont comme en train de vivre une deuxième jeunesse sportive, en s’entraînant dur, se donnant des défis et des objectifs. C’est aussi pour eux une façon de ré-aborder ou de débuter le monde de la compétition, dans une ambiance sympa mais sérieuse.

Si je me retrouve moins dans le modèle actuel de notre discipline, s’écartant trop de l’idée combat libre MMA, j’adore voir que tant de personnes se passionnent. Je mettrais juste un bémol et j’y reviendrais, c’est parfois que cette passion soudaine, comme beaucoup de passions, entraîne les excès et il y a de fortes chances que d’ici 5 ans, beaucoup auront quitté le navire, parce que le corps peut leur jouer de mauvais tour.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #381 : The Brazilian Jiu-Jitsu Craze 

It’s funny to see that for the past 3-4 years, Jiu-Jitsu has exploded in terms of practitioners. Or at least, young people are sharing their journey more. We are no longer necessarily in the DO, the path proposed by Jigoro Kano, this idea of virtuous men for society, but I find, watching the videos, that there is a bit of that.

Indeed, many young and old alike emphasize a search for victory, a resilience to defeat. What’s cool about BJJ is that you do so many fights that it’s certain that defeat will always be experienced by anyone.

If in MMA, coaches, fighters and organizers try to avoid certain confrontations to keep a career without defeat in order to sell themselves to large organizations, in Jiu-Jitsu, you will experience failure.

Which means that many learn to do it with a smile, following TikTok trends and offering images of effort and self-sacrifice. The last time, Kenji told me that he had taken the IBJJF’s objective, to make BJJ, the combat sport that is practiced the most and for all.

When I see what these young people who constantly share their BJJ Lifestyle, but without arrogance, sometimes tying themselves in knots, I think that the energy that a coach and federal executive like Kenji is well oriented and gives good results.

In addition to the young people, there are the old ones, the Masters who are also like living a second sporting youth, training hard, giving themselves challenges and objectives. It is also for them a way to re-approach or start the world of competition, in a friendly but serious atmosphere.

If I find myself less in the current model of our discipline, moving too far away from the idea of free combat MMA, I love to see that so many people are passionate about it. I would just put a caveat and I will come back to it, it is sometimes that this sudden passion, like many passions, leads to excesses and there is a strong chance that in 5 years, many will have left the ship, because the body can play tricks on them.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank