Réflexions de Pank / Instantané #502 : L’hypnoseffort

Il est fort possible que vous considériez la séance d’hypnose comme une programmation passive du subconscient. Une sorte d’opération sous anesthésie générale, au terme de laquelle vous ressortez mis à jour, doté d’une nouvelle carte de comportements.

Cette perte d’agentivité est attendue, parfois observée par le consultant, et dans l’ici et maintenant de la session, il est possible que, sans conscience, des gestes, des mots, des réponses ou des phénomènes prennent place.

Ce lâcher-prise et ce retour à un état instinctif et peu mental donnent l’idée que cela suffit pour régler des « programmes » dissonants.

Pourtant, si l’hypnose est efficace, elle demande des efforts. Même avec des phénomènes post-séance, le programme comportemental encodé en session peut, de nombreuses fois, ne pas fonctionner, ou seulement partiellement ou temporairement.

C’est pour cette raison qu’à mes yeux, l’hypnose n’est pas de l’hypnothérapie. Cette dernière va, avant toute reprogrammation, tenter de faire émerger du subconscient vers le conscient des mots, des gestes, des processus.

Ouvrir des portes qui déverseront des histoires, des mots, des souffrances. Une verbalisation que, trop souvent, le travail en programmation cherchera à éviter.

Il s’agit de faire entrer le consultant dans l’effort, volontaire et donc conscient, de confronter ce qui veut être évité ou contourné ; ce qui, « inconsciemment » mais stratégiquement, a poussé le consultant à choisir l’hypnose plutôt qu’une thérapie plus implicante.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog


English Translation

Title: Pank’s Reflections / Snapshot #502: Hypno-effort

It is quite possible that you consider a hypnosis session as a passive programming of the subconscious. A form of operation under general anesthesia, from which you emerge updated, equipped with a new map of behaviors.

This loss of agency is expected, sometimes observed by the client, and in the here and now of the session, it is possible that without conscious awareness, gestures, words, responses, or phenomena take place.

This letting go and returning to an instinctive, low-mental state gives the idea that this is enough to fix dissonant « programs. »

However, if hypnosis is effective, it requires effort. Even with post-session phenomena, the behavioral program encoded during the session can many times fail to function, or only work partially or temporarily.

This is why, in my eyes, hypnosis is not hypnotherapy. The latter will, before any reprogramming, attempt to bring words, gestures, and processes from the subconscious into the conscious mind.

Opening doors that will pour out stories, words, suffering. A verbalization that too often, the work of « programming » seeks to avoid.

It involves bringing the client into the voluntary, and therefore conscious, effort of confronting what wants to be avoided or bypassed; precisely what, « unconsciously » but strategically, pushed the client to choose hypnosis rather than a more demanding therapy.

Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

Réflexions de Pank / Instantané #498 : Hypnose : Devenir acteur de sa transe

Vous connaissez mon leitmotiv : celui de faire des efforts, et ce, même si cela ne nous donne pas de résultats immédiats. On pourrait se dire que lorsqu’on va faire une séance d’hypnose ou qu’on écoute un MP3 hypnotique, il n’y a qu’à « laisser faire ». S’il est vrai que l’on montre que le relâchement peut entraîner une hypofrontalité et donc aider à entrer en transe, la transe n’a que peu d’utilité si on la laisse autonome.

Si la communication entre le conscient et le subconscient part dans tous les sens, un peu comme dans un rêve, quel est l’intérêt pour vous qui cherchez à vous sentir mieux ? Il est utile de pouvoir trouver un équilibre, que le dialogue ne soit pas un monologue et que les réponses du subconscient soient traduites par le conscient, le rationnel, pour offrir des pistes ou des réponses à des maux.

Les suggestions ne sont pas juste des mots en l’air ; elles ont pour but de faire écho, d’orienter, voire de diriger. Mais s’il y a une direction, le sujet de la session doit suivre ce chemin, faire le mouvement psychique d’aller sur cette voie pour comprendre, découvrir, apaiser ou stimuler des facettes de soi.

Il ne faut pas simplement s’asseoir, comme pourraient le souhaiter certains de nos anciens de l’hypnose, mais être sur une ligne de départ avant un petit marathon avec nous-mêmes, où il faudra suivre et donner des retours, parfois ralentir, arrêter et reprendre. Faire d’une session une coopération et pas un simple récit à l’impact incertain.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank.

Hypnosis: Becoming an Actor in Your Trance

You know my leitmotif: making efforts, even if it doesn’t yield immediate results. One might think that when going for a hypnosis session or listening to a hypnotic MP3, one just has to « let go. » While it is true that relaxation can lead to hypofrontality and thus help enter a trance, the trance has little utility if left autonomous.

If the communication between the conscious and the subconscious goes all over the place, a bit like in a dream, what is the point for you who seek to feel better? It is useful to find a balance, so that the dialogue is not a monologue, and that the responses from the subconscious are translated by the conscious, rational mind to offer avenues or answers to your troubles.

Suggestions are not just empty words; their goal is to resonate, to orient, or even to direct. But if there is a direction, the subject of the session must follow this path, make the psychic movement to go down this road to understand, discover, soothe, or stimulate facets of oneself.

One must not simply sit down, as some of our elders in hypnosis might have wished, but be on a starting line before a mini-marathon with ourselves, where it will be necessary to follow and give feedback, sometimes slow down, stop, and restart. To make a session a cooperation, and not a mere recital with an uncertain impact.

Take what is good and right for you. Be One, Pank.

Réflexions de Pank / Instantané #429 :Réflexions sur la transe et la conscience

Ce texte explore l'idée que l'hypnose n'est pas une perte de contrôle, mais plutôt une forme de communication ou de dialogue entre le conscient et le subconscient. L'auteur remet en question la croyance selon laquelle le subconscient est infaillible, soulignant que nos mémoires sont constamment modifiées. Il soutient que la transe, loin d'être un état de passivité totale, est un outil qui permet d'éveiller la conscience et de rompre avec les schémas de pensée habituels, offrant ainsi une plus grande liberté psychique.

Il peut y avoir une attente associée à la croyance que notre subconscient sait tout. Cependant, nous savons que même nos mémoires à long terme se modifient à chaque fois que nous y pensons. Cette facette non consciente de nous ne nous empêche pas de faire ces mises à jour, qui sont souvent assez différentes de ce qui a été vécu.

Certaines écoles ou plutôt certaines formes de transe peuvent entraîner beaucoup de passivité. Les états comme Esdaile ou Sichort sont peut-être le paroxysme de la prise de « contrôle » du corps et de l’inconscient.

J’aime partager l’idée que la transe est une communication, un dialogue pour être plus précis, entre le conscient et le subconscient. Ce n’est pas un monologue, voire une injonction. Certes, dans certains cas, cela est possible et utile, mais dans l’hypnothérapie, cette forme de psychothérapie, le subconscient ne doit pas devenir une fuite possible ou un manque d’engagement psychique des consultants.

La transe éveille des souvenirs (certes moins purs que nous aimerions), des prises de conscience, des possibilités, des moyens et des ressources. Le conscient est aussi pris dans ses schémas, ses habitudes de réflexion. Nous le savons, nous pensons sans cesse aux mêmes sujets chaque jour.

Et pourtant, dans la transe, il y a une capacité à voir et à ressentir les choses autrement, une possibilité de sortir de ce qui est conditionné pour ouvrir une liberté consciente. L’hypnose est un outil qui, si on l’oriente de cette façon, peut nous permettre de redevenir conscient et que cette conscience, parfois ajustée, communique avec le subconscient qui, au quotidien, est certainement ce qui prend le plus de place sans même que nous nous en rendions compte consciemment.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Reflections from Pank / Snapshot #428: Reflections on Trance and Consciousness

There can be an expectation associated with the belief that our subconscious knows everything. However, we know that even our long-term memories are still modified every time we think about them. This unconscious facet of ourselves does not prevent us from making these updates, which are often quite different from what was experienced.

Certain schools, or rather certain forms of trance, can lead to a lot of passivity. States like Esdaile or Sichort may be the peak of taking « control » of the body and the unconscious.

I like to share the idea that trance is a communication, a dialogue to be more precise, between the conscious and the subconscious. It is not a monologue, or even an injunction. Certainly, in some cases, this is possible and useful, but in hypnotherapy, this form of psychotherapy, the subconscious should not become a possible escape or a lack of psychic engagement from the clients.

Trance awakens memories (admittedly less pure than we would like), awareness, possibilities, means, and resources. The conscious mind is also caught in its patterns, its habits of thinking. We know this, we constantly think about the same subjects every day.

And yet, in trance, there is a capacity to see and feel things differently, a possibility to break free from what is conditioned to open up conscious freedom. Hypnosis is a tool that, if oriented this way, can allow us to become conscious again, and for this consciousness, sometimes adjusted, to communicate with the subconscious which, in daily life, is certainly what takes up the most space without us even consciously realizing it.

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #410 : L’intérêt du niveau somnambulique

Ce texte explore l'importance du niveau somnambulique en hypnose, soulignant comment il complète les approches conscientes en facilitant un dialogue stable entre le conscient et le subconscient. L'auteur explique que cet état de transe profonde, bien que nécessitant une orientation par la suggestion, permet de transformer des perceptions ancrées et d'accéder à des ressources internes pour un mieux-être durable. La rapidité d'induction de cet état le rend particulièrement pertinent pour les séances d'hypnose.

Si nous pouvons parfaitement hypnotiser et faire une session avec juste une modification de la perception consciente des choses, il y a parfois un manque. Nous savons que la transe est un moyen d’offrir des possibilités supplémentaires quand les techniques plus conscientes restent bloquées.

Il suffit d’ailleurs parfois de quelques suggestions en transe pour que les choses se mettent au clair. C’est l’une des facultés de la mise en conscience de ce que le subconscient n’arrivait pas à faire entendre. Plus nous nous plongeons dans une transe stable et ouverte aux suggestions, plus nous offrons, ne serait-ce que par l’état, des options supplémentaires.

Le niveau somnambulique permet de mettre en dialogue de façon assez stable le conscient et le subconscient, sans entrer dans un déséquilibre qui soit rend muet le conscient, soit rend le subconscient inaudible à notre consultant/partenaire.

L’état de focalisation intense et de capacité à recevoir et émettre des informations et des directions permet de changer des paradigmes de perceptions et de sensations de ce qui est vécu parfois depuis des années.

Bien sûr, sans une orientation par le questionnement et la suggestion, le somnambulisme hypnotique n’a pas spécialement d’intérêt. Même si la transe en elle-même peut ne serait-ce que mettre de la distance ou relâcher des tensions psychologiques et physiques, elle ne permet pas réellement de travailler dans l’objectif d’un mieux-être à long terme.

De plus, entraîner un partenaire au niveau somnambulique est rapide ; il nous faut moins de 5 minutes pour 90% des cas, ce qui n’est pas contraignant dans une séance d’hypnose de 45 à 60 minutes. Nous avons tout intérêt à utiliser cette transe quotidiennement pour en découvrir encore aujourd’hui toutes les ressources pour nos clients.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #410: The Interest of the Somnambulistic Level

If we can perfectly hypnotize and conduct a session with just a modification of conscious perception, there is sometimes a lacking. We know that trance is a way to offer additional possibilities when more conscious techniques remain blocked.

Sometimes, just a few suggestions in trance are enough for things to become clear. This is one of the faculties of bringing to consciousness what the subconscious was unable to make heard. The deeper we immerse ourselves in a stable trance open to suggestions, the more additional options we offer, if only through the state itself.

The somnambulistic level allows for a fairly stable dialogue between the conscious and subconscious, without entering into an imbalance that either silences the conscious mind or makes the subconscious inaudible to our consultant/partner.

The state of intense focus and the ability to receive and transmit information and directions allows for a change in paradigms of perceptions and sensations of what has sometimes been experienced for years.

Of course, without guidance through questioning and suggestion, hypnotic somnambulism has no particular interest. Even if trance itself can merely create distance or release psychological and physical tensions, it does not truly allow for work towards long-term well-being.

Furthermore, training a partner to the somnambulistic level is quick; it takes us less than 5 minutes in 90% of cases, which is not restrictive in a 45 to 60-minute hypnosis session. We have every interest in using this trance daily to continue discovering all its resources for our clients today.

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #343 : Deux modèles qui changent tout

Cet article explore deux modèles distincts du conscient et du subconscient en hypnose. Le premier modèle considère l'inconscient comme une source de sagesse et de solutions, tandis que le second le voit comme un enfant à éduquer.  Ces deux approches influencent la manière dont les praticiens mènent leurs séances d'hypnose.

En hypnose, nous savons que l’explication classique du conscient et du subconscient est erronée. Nous l’utilisons depuis plus d’un siècle, mais les neurosciences nous offrent aujourd’hui la possibilité de recadrer notre compréhension. Cependant, il est rare de pouvoir entrer dans les détails lors d’un pré-talk, d’autant plus que notre consultant recherche généralement une compréhension basique.

Deux cartographies opposées se distinguent des nombreuses autres façons d’expliquer le conscient et le subconscient.

Premier modèle: Le Conscient, associé à la réflexion et à la logique, doit être « endormi » pour laisser place à l’Inconscient, qui représente l’ensemble des fonctions et ressources non gérées par le conscient. L’hypothèse est que l’Inconscient a toutes les réponses, qu’il est protecteur et bienveillant. Si nous avons un problème, c’est que nous devons le comprendre et lui demander de se réorienter pour notre bien-être.

Second modèle: Le conscient représente la logique, l’analyse, la mémoire à court terme et la volonté, tandis que le subconscient englobe la mémoire à long terme, les émotions, les valeurs, les croyances, les schémas de comportement et la jauge d’énergie. Le subconscient est considéré comme un enfant de 5 ans qui fait de son mieux avec ce qu’il a compris.

Ces deux modèles changent complètement l’approche des séances d’hypnose. Dans le premier cas, l’Inconscient trouve les solutions en mettant le conscient en pause. Dans le second, on privilégie l’éducation du subconscient et un dialogue avec le conscient pour traduire ce qu’il exprime.

Il est utile de connaître la vision du praticien, car cela oriente la façon d’aborder les problématiques. D’un côté, l’écoute passive est privilégiée, tandis que de l’autre, on se rapproche des modèles psychothérapeutiques classiques d’échange.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #343: Two Models That Change Everything

In hypnosis, we know that the classic explanation of the conscious and subconscious is flawed. We have been using it for over a century, but neuroscience now offers us the opportunity to reframe our understanding. However, it is rare to be able to go into detail during a pre-talk, especially since our client is usually looking for a basic understanding.

Two opposing maps stand out from the many other ways of explaining the conscious and the subconscious.

First model: The Conscious, associated with reflection and logic, must be « put to sleep » to give way to the Unconscious, which represents all the functions and resources not managed by the conscious. The hypothesis is that the Unconscious has all the answers, that it is protective and benevolent. If we have a problem, it is because we must understand it and ask it to reorient itself for our well-being.

Second model: The conscious represents logic, analysis, short-term memory and will, while the subconscious encompasses long-term memory, emotions, values, beliefs, behavior patterns and the energy gauge. The subconscious is considered like a 5-year-old child who does the best with what he has understood.

These two models completely change the approach to hypnosis sessions. In the first case, the Unconscious finds the solutions by pausing the conscious. In the second, we favor the education of the subconscious and a dialogue with the conscious to translate what it expresses.

It is useful to know the practitioner’s vision, as this guides how to approach problems. On the one hand, passive listening is preferred, while on the other, we are closer to the classic psychotherapeutic models of exchange.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #271 : Les réponses “spontanées”

Découvrez comment les réponses spontanées en transe somnambulique révèlent des informations cachées et ouvrent de nouvelles voies dans l’accompagnement thérapeutique, sans rechercher un effet "whaou" mais des clés pour traiter le problème.

Dans le travail en transe somnambulique, nous savons que le consultant peut continuer à utiliser son conscient, particulièrement comme traducteur, mais paradoxalement aussi pour décider de ne pas dire certaines choses. Cette manière de fonctionner n’est pas mise en place pour déranger ou s’auto-saboter, c’est simplement qu’il ne voit parfois pas l’intérêt de partager une information qui pourrait pourtant être un véritable changement dans l’accompagnement.

Nous savons qu’en transe, beaucoup d’automatismes se mettent en place. Souvent, j’explique en formation que les premiers moments de la session sont comme les premiers coups de pied pour donner de l’élan à sa trottinette électrique avant qu’elle ne puisse rouler sans grand effort, juste en utilisant la molette de l’accélérateur ou en roue libre.

C’est très souvent ce qui se passe lorsque notre consultant est en transe somnambulique : il y a une « roue libre » des idées, pensées, images ou sensations. Des choses qui, parfois, ne semblent pas en lien avec la suggestion ou le questionnement, mais qui pourtant prennent sens à mesure que l’on suit ces mots, ces idées ou ces émotions qui surgissent.

C’est également ce moment où nous devons leur faciliter cette expression en répétant que tout ce qui se passe est bon à dire, pour éviter une rétention d’informations que, parfois, le conscient juge non pertinent de partager.

Dans ces réponses spontanées, il y a parfois des éléments étonnants, mais très souvent des choses connues. De nombreux partenaires de séance me disent qu’ils savaient qu’ils y avaient déjà pensé, ou que cela avait été mis en avant lors d’une thérapie, mais qu’ils avaient oublié.

En transe et dans cette phase automatique, nous ne cherchons pas un effet « whaou », simplement des clés supplémentaires pour traiter le problème et ouvrir des options quant à la direction stratégique que nous allons mettre en place.

#somnambulisme #transe #spontanéité #réponses #automatisme #conscient #subconscient

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Reflections of Pank / Snapshot #271: “Spontaneous” Responses

In somnambulistic trance work, we know that the client can continue using their conscious mind, particularly as a translator, but paradoxically also to decide not to say certain things. This way of functioning is not designed to disrupt or self-sabotage; it’s simply that sometimes, they don’t see the point in sharing information that could lead to a significant shift in the process.

We know that in trance, many automatisms are triggered. I often explain during training that the first moments of the session are like the initial pushes to get an electric scooter moving before it can roll effortlessly, using only the accelerator or coasting freely.

This is often what happens when our client is in a somnambulistic trance: there is a free flow of ideas, thoughts, images, or sensations. Things that may not seem related to the suggestion or questioning but which gain meaning as we follow these words, ideas, or emotions that arise.

It is also the moment where we need to facilitate their expression by repeating that everything that happens is worth saying, to avoid withholding information that the conscious mind sometimes deems irrelevant.

In these spontaneous responses, there are sometimes surprising elements, but often familiar ones. Many session partners tell me they knew they had already thought about it or that it had come up in therapy, but they had forgotten.

In trance and during this automatic phase, we are not seeking a “wow” effect, but rather additional keys to address the issue and open options regarding the strategic direction we will take.

#somnambulism #trance #spontaneity #responses #automatism #conscious #subconscious

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #63 : Les limites du subconscient, le conscient.

Nous aimons croire que nous sommes illimités, que nos seules faiblesses sont liées à notre esprit. Je suis de ceux qui pensent que nous sommes limités, même si ces dernières ne sont pas forcément connues de chaque individu. Il y a quelques jours, pour préparer un podcast avec Lee sur la Méthode Silva, j’ai lu un petit ouvrage d’un psychologue nommé Richard McKenzie.

Il a proposé une idée qui, avec mon biais de confirmation, me parle dans cette idée de limite de notre partie subconsciente. « Le subconscient ne génère pas d’idées, mais prend des informations que l’esprit conscient ressent et accepte comme vraies » (p. 25, The Secret Place).

Dans l’hypnose, nous mettons en avant une communication entre le conscient et le subconscient. Cette communication est optimisée par la transe qui permet une diminution du facteur de jugement, permettant alors des prises d’informations et des orientations que nous pouvons prendre d’un côté comme de l’autre. Le subconscient n’est pas tout-puissant, ou plutôt, il n’est pas vraiment indépendant. Même si certaines transes déséquilibrées peuvent nous donner cette sensation que le conscient a disparu, ce n’est pas vraiment le cas.

Ce que je trouve intéressant, c’est de replacer le conscient dans un rôle central dans ce dialogue. Preston, un hypnotiste américain, aimait à dire que la séance commence quand le Subconscient est le boss. Je pense que cette idée est vraiment juste, seulement dans cette idée, j’ajoute que le boss ne travaille pas seul, il est accompagné de son bras droit ou de son subalterne si vous préférez. Et ce second, celui qui donne des infos, oriente, suggère, recadre ou permet des prises de conscience, c’est bel et bien le conscient.

Cela nous amène donc à cette interaction constante. Pour revenir à mon titre, le subconscient a des limites parce que la réalité concrète du conscient, les perceptions et les expériences ont nourri un ensemble d’idées. Une fois ces dernières traitées par le subconscient, intégrées à la base de données, elles deviennent des croyances, des éléments de références pour le subconscient même.

Le concept de génération d’idées est vraiment intéressant à interpréter. Les pensées logiques, les analyses, les choses que nous allons valider comme vraies ou justes sont exploitées dans le conscient. Ce sont des informations qui vont être retraitées dans un second temps, mais avec une coloration, une subjectivité en somme, une idée sur le sujet.

Souvenez-vous d’une chose : le facteur de jugement ou facteur de critique est selon Dave Elman ce qui nous permet de nous faire une idée des choses, dit autrement, de jauger les choses. Est-ce que ce verre est froid, tiède ou chaud ? La transe diminue cette fonction, permettant de prendre une idée externe, celle du praticien ou celle sur laquelle nous nous focalisons.

Le subconscient ne jauge pas, c’est la fameuse idée que le conscient est le capitaine du navire et le subconscient ne fait que suivre les ordres. Même si malheureusement, il semble que la communication ne soit pas de grande qualité, ce sont également les compétences du conscient qui limitent la réponse du subconscient, qui ne fait que prendre les bribes des données proposées.

Il en fait une mixture avec ce qui est déjà inscrit dans les serveurs et cela peut donner des choses intéressantes et constructives ou complètement complexes et stressantes.

Et pour vous, quelles sont les limites du subconscient ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One.
Pank

#subconscient #conscient #hypnose #limites #réflexions #Elman #hypnothérapie

English Version

Reflections by Pank / Snapshot #63: The limits of the subconscious, the conscious.

We like to believe that we are limitless, that our only weaknesses are connected to our minds. I am among those who think that we are limited, even if these limitations are not necessarily known to every individual. A few days ago, while preparing a podcast with Lee on the Silva Method, I read a small book by a psychologist named Richard McKenzie.

He proposed an idea that, with my confirmation bias, resonates with me regarding the idea of the limitations of our subconscious. « The subconscious does not generate ideas but takes information that the conscious mind feels and accepts as true. » (p. 25, The Secret Place).

In hypnosis, we emphasize communication between the conscious and the subconscious. This communication is optimized by trance, which allows a decrease in the judgment factor, enabling the reception of information and directions that we can take on either side. The subconscious is not all-powerful, or rather, it is not truly independent. Even though certain imbalanced trances may give us the sensation that the conscious has vanished, it is not truly the case.

What I find interesting is to reestablish the conscious in a central role in this dialogue. Preston, an American hypnotist, used to say that the session begins when the Subconscious is the boss. I think this idea is accurate, but in this concept, I add that the boss doesn’t work alone; it is accompanied by its right-hand man or subordinate, if you prefer. And this second entity, the one that provides information, directs, suggests, reframes, or enables awareness, is indeed the conscious.

This brings us to this constant interaction. Going back to my title, the subconscious has limitations because the concrete reality of the conscious, perceptions, and experiences have nurtured a set of ideas. Once processed by the subconscious and integrated into the database, they become beliefs, reference elements for the subconscious itself.

The concept of idea generation is truly interesting to interpret. Logical thoughts, analyses, things we validate as true or just, are exploited by the conscious. These are pieces of information that will be reprocessed in a second moment, but with a certain coloring, subjectivity, essentially an idea about the subject.

Remember one thing: the factor of judgment or criticism is, according to Dave Elman, what allows us to form an idea about things, in other words, to assess things. Is this glass cold, lukewarm, or hot? Trance diminishes this function, allowing us to take on external ideas, those of the practitioner or the ones we focus on.

The subconscious doesn’t judge; it is the famous idea that the conscious is the captain of the ship, and the subconscious merely follows orders. However, unfortunately, it seems that communication is not of great quality; it is also the competencies of the conscious that limit the response of the subconscious, which only takes bits of the provided data.

It creates a mixture with what is already inscribed in the servers, and this can lead to interesting and constructive outcomes or completely complex and stressful ones.

And for you, what are the limits of the subconscious?

Take what is good and right for you.

Be One.
Pank

#subconscious #conscious #hypnosis #limits #reflections #Elman #hypnotherapy

Réflexions de Pank / Instantané #51 : Créer une réponse automatique

Dans ma pratique, je constate que les phénomènes hypnotiques sans initiation consciente sont rares, à moins de situations spécifiques telles que des scènes d’urgence ou de douleur. En hypnothérapie, j’observe que les phénomènes automatisés ne se produisent qu’après une série de petites réussites préalables (des petits pas). Nous utilisons ce que beaucoup connaissent comme la technique du « yes set ». Cette technique sémantique oriente l’attention et l’idée vers une forte probabilité de répondre par un « oui », après avoir déjà dit plusieurs fois « oui » à des éléments différents.

Dans ce processus de conditionnement, nous permettons progressivement à notre partenaire de ne plus être seulement un observateur de ce qui se passe, ou quelqu’un qui attend de vivre la transe. Nous lui donnons la suggestion voire la directive de le faire.
Prenons par exemple les inductions classiques de nombreuses écoles. Dans la relaxation progressive, nous orientons progressivement notre partenaire à prendre conscience d’une partie de son corps, à la ressentir, à la percevoir, puis à la détendre autant que possible, avant de passer à la même procédure pour d’autres parties du corps.

À ce moment-là, quelque chose se produit : nous faisons tous la même chose. Nous savons, à l’énoncé de la prochaine partie du corps, ce qu’il faut faire, et même avant la suggestion, nous commençons déjà à prendre une profonde inspiration et à relâcher. Plus nous divisons en parties, plus nous automatisons la suggestion. Potentiellement, nous pourrions simplement mentionner la zone et le partenaire le ferait sans aucune précision supplémentaire.

Souvenez-vous, il y a quelques jours, je vous ai parlé de l’idée du coup de pédale. Dans le cadre de l’hypnose, il est utile que le conscient ne soit pas passif (c’est-à-dire en mode observation ou en attente), mais au contraire associé à la suggestion. Cela permet d’initier le premier mouvement, la première adhésion, le premier fonctionnement. Puis par répétition et habituation, les choses se répètent de moins en moins avec une direction consciente, et le subconscient prend le relais. Cependant, le conscient reste toujours présent.

Cela nous conduit à des phénomènes classiques de pré-tests comme le moulin des bras. Au départ, cela est entièrement volontaire, puis devient de moins en moins volontaire (comme dans une transe de sport, où les pas et la respiration se font naturellement). Une fois que l’automatisme de tourner d’un côté puis de l’autre devient fluide, tout en maintenant notre partenaire dans cette dynamique, nous pouvons commencer à travailler sur la douleur ou d’autres aspects de la problématique.

Nous entrons alors dans des cercles vertueux : plus notre partenaire est actif, puis autonome, et vit des éléments qui ne nécessitent plus l’initiation consciente, plus il confirme les réponses de son subconscient, plus il a confiance en sa transe et en les réponses de son subconscient.

Au fil des séances, il sera de plus en plus apte à vivre des phénomènes physiques et psychiques en réponse à une simple induction et suggestion. Bien sûr, plus nous avons l’impression que cela provient d’une force interne, et plus il est possible de ne pas vivre ces phénomènes. Dans le cadre d’une psychothérapie, cela peut se produire en l’absence de toutes les procédures que je viens de vous présenter, que ce soit en direct ou en conversationnel, simplement parce que nous laissons immédiatement l’action au subconscient, attendant et observant. Cela peut entraîner de la frustration et une attente encore plus importante.

Nous devons donc nous conditionner, ou conditionner nos partenaires, avec une répétition. Pour certains, cela peut prendre plus de temps qu’pour d’autres après l’induction et les approfondissements. Plus nous sentons que l’effort disparaît, plus nous créons un pattern qui devient autonome, ce qui crée une dynamique positive de réponses de plus en plus automatisées du corps et de l’esprit.

Et vous, initiez-vous les mouvements internes ou externes de vos suggestions, ou attendez-vous qu’ils se produisent naturellement ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One
Pank Hno

#automatisme #conditionnement #suggestion #hypnotherapie #autohypnose #questiosophie #hypnosophie #coaching #hnohypnose #Experience #flexibilité #Psychologie #hypnosemoderne #autohypnose #réflexions #hypnoseinstantanée

HnO Hypnosophie #118 : L’intérêt thérapeutique de la prise de conscience de son ‘unité’

Pour continuer la réflexion sur la vidéo Hypnosophie #117, je vous propose quelques observations sur l’utilité thérapeutique de la prise de conscience de l’unité de son être et dans le fait que nous sommes aujourd’hui à un moment T ce que nous avons RÉELLEMENT voulu être.
Les potentiels sont en vous.
La connaissance est Partage
Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous
Be One
Pank

Sites :
http://www.hypnosophie.net
http://www.hno-hypnose.com
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L’importance du Conscient en Hypnose

Quand on parle d’Hypnose on pense au Subconscient, on se dit que le conscient est absent, qu’il n’est même pas utile. Beaucoup d’Hypnos vont même à dire qu’un patient trop conscient ne vivra pas une bonne transe.

Pour ma part je trouve le conscient particulièrement important dans la dynamique de séance. Il est un allier, un partenaire qu’il ne faut surtout pas mettre de côté.

Be One

 

Pank