Réflexions de Pank / Instantané #509 : Interdiction des réseaux sociaux

À mes yeux, chercher un moyen de diminuer le temps d’écran des jeunes est une bonne chose. Mais ne parlons-nous pas aussi des adultes ? Car s’il est bon de nous faire la morale sur la capacité de concentration des jeunes, au quotidien, je vois tout autant de parents qui poussent leurs poussettes ou emmènent leurs enfants à l’école, la tête basse, le téléphone à la main, ne suivant strictement pas ce qui se passe.

De même, en voiture sur le périphérique, en interfile, il n’y a pas un jour où une voiture se rabat sans raison sur les motards parce que son conducteur a son téléphone en main, soit pour téléphoner (le kit mains libres semble avoir un gros problème dans les voitures, il faudrait un rappel pour vérifier les Bluetooth !) ou en train d’envoyer un message.

Sans parler de cette attitude de zombie que nous voyons dans les rues de Paris comme dans les centres commerciaux, où 80 % des personnes avancent le téléphone à la main, comme si le quitter pouvait faire perdre le souffle et entraîner des traumatismes.

Oui, il faut protéger les enfants, c’est bien de le faire, mais il ne faut pas se voiler la face : les adultes sont aussi malades d’une addiction aux portables et très souvent à divers réseaux.

Et d’après ce que j’observe en France, on n’est pas tellement bon pour gérer les addictions, ou plutôt « ça vaaaaaa », l’alcool, ce n’est pas si méchant que ça et puis c’est culturel. Les addictions numériques vont-elles aussi entrer au patrimoine au même titre que la consommation d’anxiolytiques ?

On ne pense pas système mais micro sans considérer qu’il y a une source à ce problème dont on n’est pas prêt de s’attaquer.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

Pank’s Reflections / Snapshot #509: Social Media Ban

In my opinion, finding a way to reduce screen time for young people is a good thing. But what about adults? Because it’s all well and good to lecture us about young people’s concentration capacity, but daily, I see just as many parents pushing their strollers or taking their children to school, heads down, phone in hand, strictly not paying attention to what’s going on.

Similarly, on the highway, in traffic, there isn’t a day when a car merges without reason into motorcyclists because its driver has their phone in hand, either to make a call (hands-free kits seem to have a big problem in cars, there should be a recall to check Bluetooth devices!) or to send a message.

Not to mention this zombie-like attitude we see in the streets of Paris as well as in shopping malls, where 80% of people walk with their phone in hand, as if letting go of it could cause them to lose their breath and lead to trauma.

Yes, we must protect children, and it’s good to do so, but we mustn’t hide the fact that adults are also suffering from an addiction to mobile phones and very often to various networks.

And from what I observe in France, we are not very good at managing addictions, or rather « it’s alriiiiight, » alcohol, it’s not that bad, and it’s cultural. Will digital addictions also enter our heritage like the consumption of anxiolytics?

We don’t think systemically but microscopically, without considering that there’s a source to this problem that we’re not ready to tackle.

Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #448 : Une Nouvelle Génération de Masters

Il est amusant de constater que le circuit de compétition IBJJF Masters n’est plus la suite d’une « carrière » adulte, mais bel et bien un cheminement sportif à part entière. Des pratiquants qui ont commencé à plus de 30-35 ans et qui, à l’inverse de ce que l’on voit dans tous les sports de combat qui visent les enfants pour créer des athlètes, se développent dans une optique adulte.

C’est une chose assez rare. On a souvent la vision des sports pour les jeunes et, même si je pense que les grands athlètes seront, à de rares exceptions, des jeunes, notre BJJ sportif arrive à faire vivre une expérience de sportifs avec un investissement très important de la part de personnes adultes qui ont un job, une famille, et puis ce hobby qui, pour certains, devient une obsession.

Si une chose est aussi marquante, c’est que, sur le territoire américain, les Masters, à 80% minimum, sont dopés. On pourrait se dire que c’est stupide, comme je le faisais remarquer, surtout pour les pratiquants qui ont commencé jeune. Les masters sont les « joueurs du dimanche », c’est l’après-période de compétition. Mais pas pour cette nouvelle génération de plus de 30-35 ans.

C’est parfois une étape qui leur permet de se rattraper dans le sport parce que peut-être des responsabilités plus jeunes ne leur ont pas permis de vivre ces expériences de « sport sérieux ».

Du coup, il y a deux types de compétiteurs : les masters qui ont commencé à ces tranches d’âge, déterminés et moins usés que les masters qui le sont devenus en passant par le monde compétitif parfois depuis l’enfance. Deux générations du même âge mais avec des états d’esprit très différents : l’un veut performer comme l’autre l’a souhaité plus jeune, et qui aime à continuer le jeu de la compétition, alors que pour lui cette période « sportive de compétition » est passée.

Pour les « jeunes » masters, par contre, ils sont et vivent comme des athlètes proches du haut niveau avec des objectifs pris très au sérieux.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #448: A New Generation of Masters

It’s amusing to note that the IBJJF Masters competition circuit is no longer a continuation of an adult « career » but rather their athletic journey. Practitioners who started at over 30-35 years old and who, unlike what we see in all combat sports that target children to create athletes, develop with an adult perspective.

This is quite rare. We often have a vision of sports for young people, and even if I think that, with rare exceptions, great athletes will be young, our competitive BJJ manages to offer an athletic experience with a very significant investment from adults who have a job, a family, and then this hobby which, for some, becomes an obsession.

One equally striking thing is that in the US, at least 80% of Masters competitors are doped. One might think it’s stupid, as I used to point out, especially for practitioners who started young. Masters are the « Sunday players »; it’s the post-competition period. But not for this new generation over 30-35 years old.

Sometimes it’s a stage that allows them to catch up in sports because perhaps younger responsibilities didn’t allow them to live these experiences of « serious sport. »

Consequently, there are two types of competitors: Masters who started at these age brackets, determined and less worn out than Masters who became so by moving through the competitive world, sometimes since childhood. Two generations of the same age but with very different mindsets: one wants to perform as the other wished when younger, and who loves to continue the game of competition, whereas for him this « competitive sports » period has passed.

For the « young » Masters, however, they are and live like near high-level athletes with very serious objectives.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #252 : Les cours enfants et adolescents

Dans cet article, je partage mon expérience d'enseignement des arts martiaux et explique pourquoi je préfère ne pas donner de cours aux enfants et aux adolescents. Découvrez les défis et les beautés de l'enseignement traditionnel et comment il est essentiel de connaître le public que nous aimons enseigner.

Je donne des cours d’arts martiaux depuis que je suis ceinture marron en karaté, donc depuis mes 17 ans. Bien sûr, au début, j’étais assistant, et les leçons étaient destinées aux enfants et aux adolescents. J’ai eu la chance, comme beaucoup de jeunes, d’avoir un dojo qui permettait de se plonger dans l’enseignement.

Cependant, une chose que j’ai vite comprise, c’est que l’enseignement pour les jeunes n’est pas un monde qui me correspond. J’ai paradoxalement commencé les arts martiaux en étant adolescent, mais j’étais en cours pour adultes dès l’âge de 14 ans, donc je n’ai pas eu une éducation martiale issue d’un enseignement pour des jeunes. Autant le dire, c’était un enfer, j’en vomissais tous les jours.

Du coup, j’ai un mode d’enseignement à l’ancienne, avec tous les défauts que cela peut comporter mais aussi toutes les belles choses que cela peut apporter au-delà du dojo. Depuis des années, par taquinerie, on me demande si je veux donner des cours aux enfants et adolescents, ce que je décline toujours, car je ne suis pas du tout adapté à ce public.

Je n’ai ni la patience, ni même le plaisir de devoir sans cesse « occuper » les jeunes ; je n’aime pas faire la police et je n’ai pas le temps de devoir tout justifier. C’est là que je suis toujours fasciné par ces professeurs de judo, que je pense être les meilleurs, en tout cas les mieux formés, ou mes amis en BJJ qui forment des petits à avoir un jeu complètement incroyable.

Il y a vraiment une façon d’aborder les cours et le partage de manière spécifique, avec cette volonté de leur donner de la technique, du jeu et aussi quelques comportements sociaux positifs. Les professeurs de sport en général et ceux des arts martiaux, qui sont souvent des bénévoles, sont des personnes en or, qui permettent à de nombreux jeunes de se passionner et de progresser.

Ce que je trouve beau aussi, même si c’est rare, c’est de voir des professeurs qui forment, depuis leur enfance, un de ces athlètes qui restent avec leur sensei le plus longtemps possible (car parfois, il faut aller dans une structure plus spécialisée pour progresser). Ces combattants, qui deviennent champions, partagent leur succès avec celui ou celle qui a été là depuis le début, leur donnant l’envie et le courage de persévérer.

Je pense qu’il est important de savoir quel public nous aimons avoir pour proposer un enseignement qui soit le plus juste pour les personnes qui viennent découvrir et apprendre les arts martiaux.

enseignement #artsmartiaux #enfants #adultes #public

Prenez uniquement ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

https://www.passioncombat.net/

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Martial Reflections of a Hypnofighter #252: Children’s and Teenagers’ Classes

I have been teaching martial arts since I was a brown belt in karate, so since I was 17 years old. Of course, at first, I was an assistant, and the lessons were for children and teenagers. I was fortunate, like many young people, to have a dojo that allowed me to immerse myself in teaching.

However, one thing I quickly realized is that teaching young people is not a world that suits me. I paradoxically started martial arts as a teenager but was in adult classes from the age of 14, so I never had a martial education aimed at young people. To be honest, it was hell; I would throw up every day.

As a result, I have an old-fashioned teaching style, with all the flaws that come with it but also all the beautiful things it can bring beyond the dojo. For years, people have jokingly asked me if I want to teach children and teenagers, which I always decline because I am not at all suited to that audience.

I neither have the patience nor the pleasure of constantly having to « occupy » young people; I don’t like policing, and I don’t have the time to justify everything. That’s where I’m always fascinated by those judo teachers, whom I consider to be the best or at least the most well-trained, or my friends in BJJ who train little ones to have an incredible game.

There is truly a specific way to approach classes and sharing, with the desire to give them technique, play, and also some positive social behaviors. Sports teachers in general, and martial arts instructors who are often volunteers, are golden people who help many young people become passionate and progress.

What I also find beautiful, even if it’s rare, is to see teachers who train, from childhood, one of those athletes who stays with their sensei as long as possible (because sometimes you have to go to a specialized place to progress). These fighters, who become champions, share their success with the one who has been there from the start, giving them the desire and courage to go on.

I think it is important to know which audience we like to have in order to offer teaching that is most fair to the people who come to discover and learn martial arts.

teaching #martialarts #children #adults #audience

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

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Réflexions de Pank / Instantané #261 : Les adultes qui restent des enfants

Dans une société où l'on valorise la jeunesse et rejette le vieillissement, nombreux sont les adultes qui refusent de grandir, adoptant un comportement enfantin. Pank explore les conséquences sociales de cette tendance : des parents incapables de poser des limites, des jeunes sans repères, et un déséquilibre profond dans nos systèmes de valeurs. Comment retrouver l'équilibre entre liberté et responsabilité ?

Nous savons que notre société a développé des adulescents et autres comportements similaires. Nous sommes dans une dynamique où il n’est pas bien vu de vieillir, de perdre le regard naïf de l’enfant, de ne plus rêver comme un adolescent. On veut rester dans ce que la société valorise comme pur, plein d’énergie et de puissance : la jeunesse. Pourtant, ce n’est pas la jeunesse qui construit le monde ; c’est le monde qui devrait les aider à se construire pour qu’ils puissent développer l’univers où ils vont évoluer.

Si, depuis toujours, presque toutes les organisations respectent le savoir et l’expérience des anciens, c’est pour une raison concrète : leur expérience et leur capacité à comprendre des paramètres que nous n’avons pas encore saisis. Les seules sociétés modernes qui ont confié le pouvoir à de jeunes adultes, voire des adolescents, ont généralement conduit à des révolutions culturelles. En clair, si l’on laisse tout le pouvoir à des enfants, ils peuvent aller jusqu’à tuer leurs parents et leurs proches. On exploite la jeunesse précisément parce qu’elle manque d’expérience.

Ne pas vouloir grandir, parce que le monde des adultes ne semble pas aussi libre et sans conséquences, est absurde. Ceux qui jouissent d’une réelle liberté sont justement ces adultes qui, à travers leurs activités, deviennent plus autonomes et capables d’atteindre les objectifs qu’ils se fixent. Pas d’obligation, hormis celles imposées par la société et celles qui découlent de leurs propres choix.

Si autrefois il était amusant de mettre en avant ces adultes qui pensent et réagissent comme des enfants, il faut voir aujourd’hui les conséquences de cela : ils sont devenus parents, mais ne sont pas capables de donner des cadres, des règles et des limites justes. Ils n’arrivent même plus à gérer leurs enfants parce qu’ils sont eux-mêmes en difficulté pour gérer leurs émotions et leur structure mentale.

Cela a des conséquences sociales. Ces jeunes ne connaissent ni cadre ni limite, et n’ont appris qu’à travers un égoïsme puéril, sans jamais comprendre que nous sommes des éléments d’un système et que chacun d’entre nous doit accepter, non pas par simple soumission mais pour le bien commun, de se restreindre, de s’imposer des limites, ou de se frustrer. Non, il y a cette vision des jeunes et nouveaux adultes qu’il faut “emmerder la société”, représentée par les instances mais aussi par chacun d’entre nous. Simplement parce que des enfants ne peuvent pas éduquer des enfants, alors que même pour des adultes, c’est une mission bien complexe.

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Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

https://www.pank.one/blog

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Reflections of Pank / Snapshot #261: Adults Who Remain Children

We know that our society has created “kidults” and similar behaviors. We live in a dynamic where aging is not seen as desirable, where losing the childlike naïveté or no longer dreaming like an adolescent is frowned upon. We want to remain in the state that society loves to portray as pure, full of energy, and power: youth. However, it is not youth that builds the world; rather, the world should help them build themselves so they can develop the universe in which they will evolve.

If, for a long time, almost all organizations respected the knowledge and experience of elders, it is for a concrete reason: experience, a capacity to understand parameters that we have not yet grasped or encountered. The only modern societies that have given power to young adults, or even teenagers, have generally led to notions of cultural revolution. To put it simply, if you give all the power to kids, they might end up killing their own parents and close ones. Youth is exploited precisely because it lacks experience.

Refusing to grow up because the adult world does not seem as free and without consequences is absurd. The only ones who truly have freedom are those adults who, through their activities, become more autonomous and capable of achieving the goals they desire. No obligation except for social ones and those that result from one’s own choices.

While it was once amusing to highlight those adults who think and act like children, we must now consider the consequences: they are parents who cannot provide structure, rules, and fair limits. They can no longer manage their children because they themselves struggle to manage their emotions and mental frameworks.

This has social consequences. These young people do not know boundaries or limits; they have learned only through childish selfishness, without ever considering that we are parts of a system and that each of us must accept, not through mere submission but for the common good, to restrict ourselves, to impose discipline, or to experience frustration. No, there is this view of these young and new adults that they must “piss off society,” represented by institutions but also by each of us. Simply because children cannot educate children, and we know it is a very complex mission even for adults.

family #education #boundaries #rolemodel #society #kidults #adults #children

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank

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