Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #109 : Les Techniques Internet

Il y a une multitude de techniques extraordinaires en BJJ, mais il y a encore plus de variations grâce à Instagram. Nos élèves voient des techniques exceptionnellement utilisées dans les compétitions et passent du temps à les répéter, pour constater que 90% du temps, elles ne fonctionnent pas pour eux. Ce n’est pas que la technique soit complètement mauvaise, mais plutôt que son créateur a une morphologie et un bagage technique qui lui sont propres. C’est pourquoi nous savons que certaines techniques, bien qu’attirantes, demanderont beaucoup d’effort pour être maîtrisées.
De là à les utiliser en randori ou même en compétition, il y a un grand écart.

Pour un enseignant, il est intéressant de voir ses élèves chercher des techniques qui les passionnent. Cependant, il ne faut pas que cela les détourne de l’apprentissage des bases. En effet, plus les techniques fondamentales sont maîtrisées, plus il est facile d’assimiler de nouvelles techniques, en particulier celles qui nous semblent adaptées.

J’ai observé de nombreuses tendances et des élèves tenter de les apprendre. Comme les réseaux sociaux ne montrent que les moments forts de ces mouvements, une sorte de phénomène de mode s’installe et tout le monde veut les étudier. Pourtant, avec le temps et le recul, j’ai rarement vu des pratiquants, qui ont répété des milliers de fois ces techniques “originales”, les utiliser en compétition.

Pire encore, en voulant « suivre » une mode sans tenir compte de leurs propres capacités physiques et de leur style, certains se sont infligés des blessures, entraînant des douleurs chroniques inutiles.
Si certaines techniques à la mode vous plaisent, choisissez celles qui vous correspondent et qui ont fait leurs preuves sur les tatamis en compétition. Ainsi, vous exploiterez au mieux votre entraînement et votre énergie.

#technique #mode #influence #base #répétition #succès #internet #réseauxsociaux
Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous,
Be One
Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #90 : La question du niveau de sol en MMA

J’ai récemment eu une discussion avec Hamou, un de mes ceintures noires, à propos du MMA au sol. Il s’interrogeait sur le niveau réel au sol de Cedric Doumbé. Je lui ai clarifié qu’on n’était plus à l’époque du Jiu-Jitsu où des grapplers terminaient des combats après plusieurs transitions.

De nos jours, la plupart des soumissions résultent d’une transition depuis une position debout, souvent à la suite d’un coup puissant, d’un knock-down, ou encore d’une soumission consécutive à un takedown bien exécuté. Ce weekend, à l’UFN, nous avons pu observer cela lors du combat entre Pyfer et Alhassan.

Ainsi, évaluer le niveau au sol d’un striker en contexte MMA revient en réalité à se demander si ce striker est suffisamment compétent pour revenir en position debout. Lors du dernier UFC, nous avons constaté à quel point Fiziev était difficile à projeter au sol, et encore plus, à quel point le maintenir au sol était compliqué, même pour un combattant tel que Gamrot.

Le niveau au sol d’un MMAiste spécialisé en percussion n’est pas tant mesuré par sa capacité à grappiller selon les règles traditionnelles, mais plutôt par sa capacité à mettre en œuvre de l’antigrappling pour éviter d’être contrôlé ou soumis.

Ainsi, quand on dit vouloir évaluer le niveau au sol de Cedric, c’est souvent dans un contexte classique de Grappling, c’est-à-dire sans les coups et avec une intention purement au sol. Cette question est pertinente en soi, mais aujourd’hui, être ceinture noire en BJJ n’est plus forcément synonyme d’excellence au sol en MMA, surtout quand la stratégie repose principalement sur la lutte debout ou les frappes.

En tant que spécialistes d’une discipline, nous avons parfois le biais de voir le MMA uniquement à travers le prisme de notre spécialité, sans vraiment considérer le MMA dans sa globalité tridimensionnelle. Il est essentiel de recontextualiser notre expertise dans le cadre plus large du MMA.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous, 

Be One 

Pank

#MMA #Frappeur #Lutteur #Grappling #antigrappling  #UFC #CedricDoumbé

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #55: Le combat sur le béton

Pendant un mois, nous n’avons pas de dojo pour nous entraîner. J’ai pris l’habitude depuis quelques années d’aller dans un parc à Paris pour nous entraîner. Après quelques expériences, j’ai choisi de rester sur le béton plutôt que sur l’herbe.

Ce qui est amusant, c’est de voir comment les participants réagissent quand ils n’ont pas l’habitude de faire du combat debout et sol sur du béton. Martialement parlant, c’est amusant, d’un coup, tout le monde comprend pourquoi une projection est vraiment dangereuse dans la rue. De la même façon, tout le monde se rend compte qu’il ne faut pas trop s’amuser avec les hipscapes et les gros déplacements.

Vous allez éviter les berimbolos, les inversions qui vont frotter la tête sur le béton. Rapidement, on peut se blesser ; se griffer, percuter les coudes et les genoux sur une surface qui peut nous empêcher de bien combattre.

Cela est complètement oublié dans les clubs, surtout si on ne fait que s’entraîner sur des tatamis. Pour la self-défense, c’est essentiel à prendre en compte. D’ailleurs, vous avez certainement remarqué que la façon dont le BJJ a de faire la self-defense ressemble beaucoup au vieux jiu-jitsu japonais, plutôt debout, avec des projections, et le sol est transitoire.

On peut trouver au Brésil des gars pratiquer du jiu-jitsu après une agression et contrôler l’agresseur au sol et surtout chercher la montée ou le dos, pour l’efficience bien sûr, mais aussi parce qu’ils sont en short et t-shirt, et mine de rien ça peut brûler, être difficile d’être mobile sur un sol brûlant.

Un autre point qui est différent, c’est que puisque nous boxons en chaussures, il y a de nombreux mouvements que nous pouvons faire avec les pointes comme en BF. Tenter de taper au foie ou dans les bras, ce qui change aussi les distances. Et c’est cohérent, on veut moins de clinch pour éviter la chute. C’est très spontané, alors que mes gars sont plutôt des grapplers.

Il y a également un mur, j’aime l’utiliser, mais j’ai vu les combattants l’éviter, sûrement par peur de glisser dessus comme nous pouvons le faire sur la cage. Et un mur sur lequel on pourrait imaginer dans la rue sur une voiture, c’est un élément de l’environnement qu’il faut prendre en compte. Que ça soit pour nous ou dans l’intégration à notre stratégie. Si je ne peux plus bouger à cause du mur, c’est complexe, si on tape ma tête contre ce dernier (ou le sol) ou inversement pour éviter les mouvements de l’agresseur et entrer dans des phases de contrôle ou inversement de frappes.

Je trouve que c’est une belle occasion de voir nos réactions dans une dimension plus urbaine. Cela nous fait aussi penser aux différentes postures que les styles plus traditionnels ont développées qui peuvent sembler complètement idiotes aujourd’hui sur un ring ou une cage, mais quand on est dans un pays où il y a beaucoup de boue, de cailloux ou autres, c’est certain que tu ne vas pas faire des grands high kicks, etc.

Et vous, comment vous adaptez-vous à des surfaces différentes dans vos styles de combats ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One.

Pank

#Artsmartiaux #adaptation #environnement #racalutabjj #mma #streetfight #combaturbain #jiujitsu #bjj #lutalivre #lutacombat

Réflexions martiales d’un Hypnofighter #25 : L’esprit JKD, une spécificité

Le Jeet Kune Do (JKD) est un système de combat développé par Bruce Lee, connu sous le nom de Jun Fan, dans les années 1960. Bien que Lee ait été un adepte du Wing Chun, il a cherché à améliorer ce style en incorporant des éléments de la savate, de la boxe anglaise et des techniques de bâton du Kali. Il a été soutenu par son bras droit, Dan Inosanto, qui était un ancien pratiquant d’American Kenpo.

La vision de Jun Fan était révolutionnaire, car elle s’inscrivait dans une dynamique de MMA (Arts Martiaux Mixtes). La recherche de l’efficacité dans l’autodéfense l’a poussé à sortir des limites d’une seule tradition (chinoise) et à intégrer des méthodes provenant d’autres cultures. Aujourd’hui, on peut trouver des instructeurs américains issus du Kali JKD, qui sont les enfants de Bruce Lee et surtout d’Inosanto, qui a poursuivi sa passion pour les arts martiaux.

Inosanto est une véritable encyclopédie des arts martiaux. Il maîtrise le Muay Thai, le BJJ, le Kali, le Kenpo, le JKD, le Silat, le Shootwrestling, etc. Lorsque vous rencontrez ces instructeurs, vous êtes toujours surpris par le nombre de styles qu’ils proposent. En France, nous avons des instructeurs tels que Pascal Gilles (https://www.academiepascalgilles.com/) ou David Delannoy (https://www.ecole-delannoy.fr/david-delannoy/) qui proposent ce type d’académie.

Cela peut être surprenant dans notre culture très orientée vers le judo ou le wushu (bien que de nombreux pratiquants s’adonnent à plusieurs types de boxes). Pourtant, après avoir pratiqué et participé à des stages, on se rend compte de l’approche d’enseignement qui développe de réelles compétences. Beaucoup d’exercices sont basés sur le Kali ou le JKD, commençant par l’utilisation d’armes pour progresser vers la boxe pieds-poings, voire la lutte pour certains.

Cette approche de styles distincts partageant des concepts communs est certainement le génie de Bruce Lee et d’Inosanto. Ce travail permet d’acquérir des automatismes qui permettent de passer d’une notion de Silat à celle de Kali, mais qui, si on y regarde de plus près, sont assez proches des méthodes du Muay Boran.
Il est vrai que beaucoup de pratiquants ne sont pas de grands combattants, mais ils ont une dextérité dans tous les domaines du combat. Des combattants comme Balicki ou Paulson, à l’aube des MMA, ont fait leurs preuves.

Des écoles de combat puissantes axées sur le bâton, comme les Dog Brothers, sont issues de l’univers d’Inosanto. Certains ont suivi des orientations plus spécifiques, dans des boxes ou le Shooto, comme Paulson avec son CSW (https://erikpaulson.com/).
Ce qu’il y a à retenir, c’est ce que Danaher a fait à sa manière, en mettant l’accent sur l’enseignement éducatif et la mise en avant des concepts plutôt que sur des formes précises. Nous savons que, en fonction de notre morphologie et de notre style de combat, certains détails doivent être travaillés au cas par cas. Cette capacité à jongler avec une notion que l’on retrouve à la fois dans la théorie et dans la pratique est vraiment agréable.

Lorsque je pratiquais le Kali, je trouvais incroyable que mon corps puisse mémoriser des mouvements assez complexes assez rapidement, alors qu’à la même époque, je pratiquais beaucoup de BJJ et j’avais du mal à « mémoriser » les étapes. Regardez la façon dont Mayweather s’entraîne, ses exercices de pieds sont similaires à ce qui est souvent mis en avant dans les méthodes associées au JKD. Cela crée des schémas de base totalement automatisés, que l’on complète ensuite avec des éléments supplémentaires ou des changements de rythme.

Je vous invite à découvrir ce que proposent toutes ces écoles et à participer à des stages. Il y a toujours des instructeurs ou des instructeurs complets qui possèdent une immense connaissance des arts martiaux. Cependant, il faut rester conscient que la vitesse, les exercices et les automatismes sont pratiques lorsqu’on travaille avec un partenaire d’entraînement (UKE).

Comme l’a très bien expliqué Burton Richardson (https://jkdunlimited.com/), on peut facilement se croire imbattable tant qu’on n’a pas beaucoup d’expérience en sparring. C’est parfois le défaut de ces systèmes : beaucoup de sensations et de plaisir, mais lorsque l’on pratique des combats avec bâton ou en MMA, l’application n’a pas été suffisante. Il est donc essentiel de rester dans le plaisir de l’apprentissage et de la confrontation quotidienne pour s’adapter et valider que certaines techniques sont esthétiques et font partie de la tradition, mais pas forcément du terrain de combat.

Et vous, avez-vous déjà travaillé avec plusieurs styles de combat partageant les mêmes concepts ?

Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be one
Pank

#jkd #kali #eskrima #racalutabjj #asile #jiujitsu #bjj #blackbelt #lutalivre #nopainhappiness #whitebeltitude #mma #karate

HnO Coaching #337 : Penser adaptation comme solution pour ne pas se figer dans les maux.

Je rebondis sur une des hypothèses que j’ai partagé de l’ouvrage de Cheek et Lecron.

Toutes vidéos HnO répertoriées ici : https://bit.ly/2UHyREj
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Testez, observez et concluez par vous mêmes.
Les potentiels sont en vous.
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HnO Coaching #95 : L’illusion du pouvoir de la Confiance en Soi

Nous passons notre temps à chercher à avoir confiance en soi. Comme une étape nécessaire pour obtenir le saint Graal. Seulement, avec la confiance rien de vous empêche de louper, de faire des erreurs… Je vous propose de vous orienter vers votre aptitude naturelle.. l’adaptation.

Les potentiels sont en vous.
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Prenez soin de vous
Be One
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