Pour beaucoup, dire non est difficile, certainement en raison des conséquences possibles que peut avoir l’utilisation d’un tel mot dans différentes situations. Il est possible que l’éducation sanctionnait ce non, qu’il soit juste ou provocant.
Des schémas de comportement (patterns) se sont alors développés, et dire non, juste prononcer trois lettres, peut placer son auteur en marge d’un groupe, comme refuser de prendre une drogue ou de l’alcool avec les autres. Cela peut aussi générer de la violence, verbale ou physique, comme un conjoint qui se sent refusé dans son exigence.
Dire non est si simple et pourtant si compliqué, sans même prendre en compte que, après une lutte, il est prononcé, il arrive des cas où il n’est pas entendu, pas pris en compte, pas respecté.
Si le non existe ou se construit dans son expression, il doit s’imposer, que ce soit mentalement et possiblement physiquement. Il doit pouvoir être fort et assumé, au risque des conséquences que cette négation nous oblige à gérer.
Le non est une lutte, il n’est pas qu’une négation ou un refus. Il est un engagement vis-à-vis de soi, parfois même un acte d’amour, pour soi et pour les autres.
Il n’y a pas de non facile, même si le quotidien rend son utilisation neutre, car le non peut changer une vie, un système, son monde.
Les combats professionnels en plein contact peuvent être un spectacle passionnant à regarder, car nous savons que les athlètes sont prêts, capables de se donner corps et âme. Il est parfois étonnant de constater à quel point de nombreux spectateurs n’ont aucune conscience de la violence.
Ils veulent toujours plus d’action, ce qui entraîne des blessures et des coupures. Ils ne cessent de crier quand il n’y a pas assez d’action et exultent lorsqu’un corps inconscient s’effondre au sol. Les athlètes risquent réellement leur vie dans l’arène, et il peut y avoir non seulement la mort, mais aussi toutes ces maladies et problèmes qui pourront poursuivre ces combattants, qui n’ont parfois qu’une vingtaine d’années.
Il y a de plus en plus de pratiquants de haut niveau, et de plus en plus de techniques de dopage qui font que certains encaissent mieux et donnent des coups qui ne sont pas « humains ». On pourrait se dire que tout le monde se dope, donc que cela s’équilibre, mais il y a peu de choses qui ont permis jusqu’à présent d’éviter les chocs et les hématomes au cerveau.
Prendre conscience que ces deux boxeurs s’affrontent avec la possibilité de ne pas pouvoir vivre correctement juste après ou pour les années à venir peut en refroidir beaucoup. Et pourtant, quand nous sommes nous-mêmes sur ces rings ou dans ces cages, nous n’y pensons pas. Nous entrons dans une forme de déni qui nous permet de nous focaliser sur l’instant présent et de vivre un moment intense.
Mettre des mois à récupérer ses mouvements à cause de la casse ou des arrachements est une option que nous ne souhaitons pas envisager. Cela nous pousse à nous faire suffisamment confiance pour monter une fois de plus et affronter encore un adversaire.
En tant que coachs, nous devons aussi rappeler cette réalité à nos combattants de plein contact : même s’ils sont ludiques, les sports de combat restent des sports à risque.
Martial Reflections of a Hypnofighter #414: The Serious Injuries of Fighting
Full-contact professional fighting can be an exciting spectacle to watch because we know the athletes are prepared and capable of giving their all, both physically and psychologically. It is sometimes astonishing to see how many spectators are completely unaware of the violence.
They always want more action, which leads to injuries and cuts. They never stop shouting when there isn’t enough action and exult when an unconscious body falls to the ground. Athletes genuinely risk their lives in the arena, and there can be not only death but also all the diseases and problems that can haunt these fighters, who are sometimes only in their twenties.
There are more and more high-level practitioners, and also more and more doping techniques that allow some to withstand blows better and deliver « inhuman » punches. We might think that everyone dopes, so it balances out, but there is little that has so far been able to prevent shocks and hematomas to the brain.
Realizing that these two boxers are fighting with the possibility of not being able to live a normal life immediately afterward or for years to come can put a lot of people off. And yet, when we are on those rings or in those cages ourselves, we don’t think about it. We enter a form of denial that allows us to focus on the moment and live an intense experience.
Taking months to recover movement due to broken bones or tears is an option we do not want to consider. This leads us to trust ourselves enough to step up once more and face an opponent again.
As coaches, we must also remind our full-contact fighters of this reality: even though they are fun, combat sports remain high-risk sports.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Nous devons faire des efforts, et plus nous vieillissons, plus je suis persuadé que nous devons nous adapter à un corps et un esprit qui peuvent parfois sembler manquer d’énergie. C’est donc un conflit qui peut se poser entre vouloir atteindre un objectif et pouvoir maintenir les efforts sans s’épuiser.
Si nous ne nous activons pas, il est difficile d’obtenir des choses, malgré la puissante et merveilleuse loi d’attraction et l’idée magique de « pense et tu auras ». Nous sommes tous facilement emportés par nos propres récits internes concernant nos objectifs et les stratégies que nous allons mettre en place.
Nous commençons à pleine puissance, avec tous les excès possibles, et nous perdons l’équilibre entre énergie et effort, qui devraient être le binôme que nous devrions surveiller quotidiennement pour savoir si l’effort ne va pas devenir tellement difficile que l’abandon interviendra.
Il est séduisant de rester dans l’état de passivité qu’offre l’abandon ; nous aimons le confort du non-effort. Et c’est le risque si nous ne mettons pas les bonnes proportions vis-à-vis des objectifs que nous nous fixons.
Alors, jouez avec votre jauge d’effort, peut-être au départ en faisant des journées « ++ » et puis d’autres « –« , puis avec les mois, atteignez une justesse qui vous est propre, avec un équilibre qui sera trouvé et vous apportera une avancée parfois lente mais profondément satisfaisante.
Vous êtes capable d’efforts, et ces derniers apportent toujours un retour s’ils sont maintenus sur la durée…
Pank’s Thoughts / Snapshot #422: Efforts Adapted to Our Energy
We must make efforts, and the older we get, the more convinced I am that we need to adapt to a body and mind that can sometimes seem to lack energy. It’s therefore a conflict that can arise between wanting to achieve a goal and being able to sustain efforts without burning out.
If we don’t get moving, it’s difficult to achieve things, despite the powerful and wonderful law of attraction and the magical idea of « think and you shall have. » We are all easily carried away by our own internal narratives concerning our goals and the strategies we will implement.
We start at full throttle, with all possible excesses, and we lose the balance between energy and effort, which should be the duo we monitor daily to know if the effort isn’t going to become so difficult that abandonment will occur.
It’s tempting to remain in the state of passivity that abandonment offers; we like the comfort of non-effort. And that’s the risk if we don’t set the right proportions in relation to the goals we are pursuing.
So, play with your effort gauge, perhaps initially by having « ++ » days and then « — » days, then over the months, reach a precision that is uniquely yours, with a balance that will be found and will bring you progress that is sometimes slow but deeply satisfying.
You are capable of effort, and these efforts always bring a return if they are sustained over time…
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Cyrille, lors de son échange avec Alain sur Karaté Bushido, a mis en lumière le stress comme étant une lacune particulièrement difficile à surmonter dans un combat réel.
En effet, c’est un élément souvent difficile à gérer. Même lors de compétitions de base, sans danger imminent (comme les sports de préhension), on peut constater à quel point la gestion du stress est délicate.
Plus les éléments de danger, tels que le risque de KO ou de blessure, sont présents, plus il est difficile de rester concentré et prêt à s’adapter. Le niveau de stress le plus intense se trouve dans le combat urbain, lorsque nous ne sommes pas préparés à une agression.
Le passage d’un état de 0 % à 100 % de stress peut provoquer un figement complet (freeze), mais même en plein combat, il peut réduire considérablement notre vitesse et notre force, rendant nos actions très peu efficaces.
Il est donc essentiel d’apprendre à gérer le stress, et la compétition constitue une excellente étape pour cela. De nombreux passionnés de self-défense ont cherché des techniques pour y parvenir au mieux.
À l’heure actuelle, la méthode que je trouve la plus intéressante est celle proposée par les Dog Brothers : des combats avec des bâtons de rotin frappant à pleine puissance. Le niveau de stress est élevé et, comme tout est permis, on se rend vite compte que le cardio ne suit pas et que les combats sont rapides. Ils peuvent ressembler à du MMA, avec quelques tentatives de morsures ou autres, mais les conditions rendent cela difficile.
L’opposition, même avec un minimum de protection, offre l’occasion de se tester dans un cadre un peu plus réaliste, sans pour autant le confondre avec la vraie vie.
Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank
Reflections of a Hypnofighter #413: The Management of Stress in Real Combat
Cyrille, during his discussion with Alain on Karaté Bushido, highlighted stress as a particularly difficult gap to overcome in real combat.
Indeed, it is an element that is often hard to manage. Even in basic competitions with no imminent danger (such as grappling sports), we can see how challenging stress management can be.
The more dangerous elements are present, such as the risk of knockout or injury, the harder it is to stay focused and ready to adapt. The most intense level of stress is found in urban combat, when we are not prepared for an aggression.
The shift from a 0% to 100% state of stress can cause a complete freeze, but even during a fight, it can significantly reduce our speed and strength, making our actions very ineffective.
It is therefore essential to learn to manage stress, and competition is an excellent step for this. Many self-defense enthusiasts have sought out techniques to do this in the best possible way.
Currently, the method I find most interesting is the one proposed by the Dog Brothers: full-power rattan stick fighting. The stress level is high, and since everything is allowed, you quickly realize that your cardio can’t keep up and that the fights are fast. They can resemble MMA, with some attempts at biting or other things, but the conditions make this difficult.
Engaging in opposition, even with a minimum of protection, offers the opportunity to test yourself in a slightly more realistic setting, without mistaking it for real life.
le self talk est vraiment un facteur de notre bien être qui est réellement non négligeable et que nous devons parfois éduquer.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
L’entrain, un mot créé par Stendhal et dont l’étymologie n’est pas claire, peut être défini comme la notion d’élan et d’effet d’entraînement.
S’il me semble aujourd’hui impossible de se passer de l’effort dans sa vie, je cherche, en plus de la discipline, ce qui pourrait offrir des leviers ou parfois des substituts éphémères.
Lorsque l’effort est activé pour se mettre en action vers un objectif, on peut jouer avec l’inertie du départ ou avec la satisfaction des progrès accomplis vers le but.
Développer ou conserver l’entrain peut être un moyen de diminuer la sensation d’effort, et parfois de simplement le reporter à plus tard.
Parfois, c’est l’inverse : quand l’entrain est à zéro, c’est l’effort qui doit être mis en place pour avancer vers l’objectif. Cela peut involontairement, et plus encore avec un self-talk adapté, générer une énergie entraînante.
Bien sûr, les conditions physiques, mentales et systémiques complexifient l’équation. Nous pouvons chercher à voir ce qui nous manque pour bien doser l’effort à fournir et l’effet d’entraînement que nous cherchons pour avancer au mieux avec ce que nous pouvons faire à un moment donné.
Pank’s Thoughts / Snapshot #422: Driving Effort and Vice Versa
« Entrain » (drive), a word coined by Stendhal whose etymology is unclear, can be defined as the notion of momentum and a ripple effect.
While it seems impossible to me today to live a life without effort, in addition to discipline, I’m looking for things that could offer leverage or sometimes fleeting substitutes.
When effort is activated, for example, by taking action towards a random goal, you can play with the initial inertia or the satisfaction of making progress toward the goal.
Developing or maintaining « entrain » can be a way to reduce the sensation of effort, or sometimes simply postpone it until later.
Sometimes it’s the other way around: when there is zero « entrain, » it is the effort that must be put in place to move toward the objective. This can unintentionally, and even more so with appropriate self-talk, generate a driving energy.
Of course, physical, mental, and systemic conditions complicate the equation. We can try to see what we are lacking to properly gauge the effort to provide and the driving effect we seek to move forward as best we can with what we can do at any given moment.