Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Hier avec une partie des HnO, on parlait d’un élément qui parfois peut être mis de côté quand on parle de communication : celui de faire transmettre ses messages quand on est dans un groupe. Comme le faisait remarquer Christine, quand on est dans un mouvement où il y a un “leader” comme c’est le cas dans une entreprise ou dans un cadre bien défini d’entreprise, c’est relativement simple.
Le groupe peut être considéré comme une entité et donc on efface les variables personnelles. De plus, la fonction “hiérarchie” étant acceptée, on se retrouve plus dans un mode marketing ou publicitaire, avec un mémo oral. Là où ça commence à se complexifier d’autant plus pour nous les hypnotistes issus d’un modèle qui reprend des notions PNL ou ericksonniennes, tel que le rapport, le pace et le lead.
Parce que si dans un tête-à-tête cela peut facilement se faire, dans un groupe libre et dynamique comme avec des amis, en soirée, autour d’un verre, etc., l’émetteur peut être interrompu. Du coup, les transes et le rapport que nous avons pu établir peuvent en un instant vriller et les différents éléments qui viennent s’insérer dans l’échange peuvent entraîner une incapacité à recadrer, ou cela peut prendre beaucoup de temps.
C’est à ces moments où l’énergie des différents émetteurs comme récepteurs se fait happer et outre le fait que la communication orientée se transforme en palabre confus, la fatigue va faire changer au fur et à mesure la façon d’interpréter les messages, mais aussi la façon de les proposer. Si à cela vous y ajoutez des sujets un peu tendus ou provoc, il y a de fortes chances qu’émergent des injonctions plus que des discussions et des interlocuteurs qui vont créer des binômes se séparant de l’échange commun.
Communiquer en groupe est différent de ce que nous connaissons et comprendre les rouages pour à minima diffuser son idée, serait déjà une première étape importante.
Pank’s Reflections / Snapshot #356: The Difficulty of Group Communication
Yesterday with some of the HnO, we were talking about an element that can sometimes be overlooked when we talk about communication: that of getting your messages across when you’re in a group. As Christine pointed out, when you’re in a movement where there is a « leader, » as is the case in a company or in a well-defined corporate setting, it’s relatively simple.
The group can be considered as an entity, and therefore personal variables are erased. Moreover, since the « hierarchy » function is accepted, we find ourselves more in a marketing or advertising mode, with an oral memo. Where it starts to get more complex, especially for us hypnotists from a model that incorporates NLP or Ericksonian notions, such as rapport, pace, and lead.
Because if this can be easily done in a one-on-one setting, in a free and dynamic group like with friends, at a party, over a drink, etc., the sender can be interrupted. As a result, the trances and rapport that we may have established can go awry in an instant, and the various elements that are inserted into the exchange can lead to an inability to reframe, or it can take a long time.
It is at these moments that the energy of the different senders and receivers is seized, and in addition to the fact that oriented communication turns into confused chatter, fatigue will gradually change the way messages are interpreted, but also the way they are proposed. If you add to that somewhat tense or provocative subjects, there is a strong chance that injunctions rather than discussions will emerge, and interlocutors will create pairs, separating themselves from the common exchange.
Communicating in a group is different from what we know, and understanding the mechanisms to at least disseminate one’s idea would already be an important first step.
Hier, avec les profs du Fushan Kwoon, on parlait compétition et je revenais sur un élément qui me semble essentiel : la sécurité de l’athlète. J’ai été pendant plusieurs années arbitre international et je me souviens avoir eu de très courtes tensions avec des athlètes ou des coachs par rapport à des arrêts sur des soumissions.
Ce que je partageais hier, c’est qu’envoyer nos gars en compétition de sports de contact, que ce soit dans les formes de préhension ou de percussions, doit être un challenge, un moment de découverte et d’expression de soi. Déjà, il est important que l’équipe qui organise prenne en considération que les gars qui combattent soient bien au niveau de la catégorie.
On les connaît, les coachs qui, pour l’ego de leurs athlètes ou l’image de leur qualité d’enseignement, amènent un combattant qui devrait combattre en intermédiaire ou avancé dans la catégorie débutant. En BJJ, c’est les blanches et bleues sans fin qui ont déjà dominé pendant la saison tout le circuit et à qui on ne donne pas le grade supplémentaire pour les points de l’académie.
La seconde chose, c’est de protéger au mieux les combattants. Tant que nous sommes dans de l’amateurisme, une clé verrouillée ou un étranglement ne mérite pas d’attendre une blessure ou un endormissement par simple orgueil de ne pas gagner. Ok, on n’aurait jamais eu le bras cassé de Jacaré contre Gracie à l’époque, mais je m’en fous.
L’essentiel est que, tant qu’il est dans un sport qui ne rapporte rien, la protection de l’athlète, même contre son “feeling” ou les désirs du coach, soit la priorité. D’où l’importance de le préciser au début des compétitions : si tu es pris, c’est que factuellement tu as merdé et que si la clé est dangereuse, de par l’erreur que tu as commise, tu as l’arbitre qui stoppera à ta place.
La compétition dans nos disciplines n’apportera rien pour 95% des athlètes, alors autant qu’ils en fassent longtemps.
Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,
Pank
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Martial Reflections of an Hypnofighter #349: Competition for Experience
Yesterday, with the teachers from Fushan Kwoon, we were talking about competition, and I came back to an element that seems essential to me: the safety of the athlete. I was an international referee for several years, and I remember having very short tensions with athletes or coaches regarding stops on submissions.
What I shared yesterday is that sending our guys to contact sports competitions, whether in grappling or striking forms, should be a challenge, a moment of discovery and self-expression. First, it is important that the organizing team takes into consideration that the guys who are fighting are at the right level for the category.
We know them, the coaches who, for the ego of their athletes or the image of their teaching quality, bring a fighter who should be fighting in the intermediate or advanced category into the beginner category. In BJJ, it’s the endless white and blue belts who have already dominated the entire circuit during the season and who are not given the additional grade for the academy points.
The second thing is to protect the fighters as much as possible. As long as we are in amateurism, a locked joint lock or a chokehold does not deserve to wait for an injury or unconsciousness out of simple pride in not winning. Okay, we would never have had Jacaré’s broken arm against Gracie back then, but I don’t care.
The essential thing is that, as long as it is in a sport that brings no financial reward, the protection of the athlete, even against their « feeling » or the desires of the coach, should be the priority. Hence the importance of specifying it at the beginning of competitions: if you are caught, it is because factually you have messed up, and if the lock is dangerous, due to the mistake you made, the referee will stop it for you.
Competition in our disciplines will bring nothing for 95% of the athletes, so they might as well do it for a long time.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
La popularisation des différentes méthodes ou matrices psychologiques peut aider de nombreuses personnes et c’est une chose qu’il faut continuer à diffuser au mieux. Le contre-coup possible est que nous puissions penser que nous avons trouvé ce que nous ressentons et que nous structurons consciemment et inconsciemment nos comportements sur cette identification.
Prenons l’exemple du classique de Bourbeau qui va parler de blessure de trahison, rejet, abandon, humiliation ou injustice. Il se peut que vous ayez déterminé que vous avez telle ou telle blessure. Du coup, vous filtrez le monde au travers de cette explication : “Je ne fais pas ceci ou cela, ou je réagis de cette façon parce que j’ai peur de telle ou telle réactivation de blessure”.
Seulement, il est possible, et nous sommes assez bons pour cela, que vous ayez sélectionné inconsciemment un élément qui vous “parlait” mais qui ne correspond pas à ce qui vous blesse réellement. En consultation ou au travers de votre travail personnel, vous pouvez vous rendre compte que ce n’est pas exactement cette blessure, voire qu’il y a confusion avec une autre problématique qui est à l’origine de vos maux mais dont vous étiez aveugle, comme fasciné par le “diagnostic” que vous avez posé quelques années plus tôt.
La quête de soi en accompagnement demande du temps pour déterminer au travers d’hypothèses ce qui est le plus juste et ce n’est pas forcément ce qui est le plus “parlant”. Nous avons une tendance à nous confusionner, ce qui peut nous entraîner à devenir créateurs de réponses au travers d’une structure que nous identifions mais qui ne représente pas ce que nous ressentons.
Il faut parfois que cette “réponse” devienne un poids et n’apporte plus de bénéfices pour parfois se rendre compte de notre petite erreur.
The popularization of different psychological methods or matrices can help many people, and it’s something that should continue to be disseminated as much as possible. The possible drawback is that we might think we’ve found what we’re feeling and that we consciously and unconsciously structure our behaviors based on this identification.
Let’s take the example of Lise Bourbeau’s classic work, which talks about wounds of betrayal, rejection, abandonment, humiliation, or injustice. It’s possible that you’ve determined that you have one or another of these wounds. As a result, you filter the world through this explanation: « I don’t do this or that, or I react this way because I’m afraid of such and such a wound being reactivated. »
However, it’s possible, and we’re quite good at this, that you’ve unconsciously selected an element that « spoke » to you but doesn’t correspond to what actually hurts you. In consultation or through your personal work, you may realize that it’s not exactly this wound, or that there’s confusion with another issue that’s at the root of your problems but to which you were blind, as if fascinated by the « diagnosis » you made a few years earlier.
The quest for self in coaching takes time to determine through hypotheses what is most accurate, and it’s not necessarily what is most « appealing. » We have a tendency to confuse ourselves, which can lead us to become creators of answers through a structure we identify but that doesn’t represent what we feel.
Sometimes this « answer » has to become a burden and no longer provide benefits before we realize our little mistake.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
On sait que dans le BJJ et la Luta, nous voulons passer du temps à faire des combats. Et ce qui est génial, c’est que nous pouvons en faire des centaines sans se blesser. Du moins, on les cumule et on a un peu l’idée que plus on combat, plus on deviendra performant, parce que nous pourrions le traduire comme une expérience sur le tatami.
Pourtant, si nous répétons encore et encore les mêmes patterns qui ne se corrigent pas, nous les intégrons, nous les automatisons. Il est assez rare de voir des randoris qui sont là pour permettre de réellement progresser, des combats où il faut s’arrêter dans certaines phases pour savoir pourquoi ça passe ou, au contraire, qu’est-ce qui fait que c’est complexe à mettre en place.
Penser à son jeu et reprendre pendant les combats les phases qui ne correspondent pas. Du coup, le partenaire doit aussi être dans cette envie d’analyser, de se stopper parfois quand il est dans une phase de domination. Le nombre de randoris a été tellement mis en avant, tout comme les drills à l’excès, et petit à petit, on se rend compte que ce n’est qu’un exercice qu’il faut mettre dans une dynamique plus complexe et surtout qui impose de rendre les randoris, comme ils étaient initialement, des exercices de combats et paradoxalement pas pleinement des combats.
La qualité de la démarche dans le combat, avec une réflexion, peut déranger une partie d’entre nous qui vont voir dans cette façon de faire une frustration de ne pas pouvoir terminer des combats et égotiquement se satisfaire de son effort.
Mais là encore, si le randori est un exercice, il reste la compétition pour être l’examen.
Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,
Pank
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Martial Reflections of an Hypnofighter #348: More Randori or Better Randori
We know that in BJJ and Luta, we want to spend time doing fights. And what’s great is that we can do hundreds of them without getting hurt. At least, we accumulate them and we have a bit of an idea that the more we fight, the more proficient we will become, because we could translate it as experience on the mat.
However, if we repeat the same patterns over and over again that don’t get corrected, we integrate them, we automate them. It is quite rare to see randoris that are there to allow real progress, fights where you have to stop in certain phases to know why it works or, on the contrary, what makes it complex to implement.
Thinking about your game and revisiting during fights the phases that don’t work. Consequently, the partner must also have this desire to analyze, to stop sometimes when they are in a phase of domination. The number of randoris has been so emphasized, just like excessive drills, and little by little, we realize that it is only an exercise that must be put into a more complex dynamic and above all that requires making randoris, as they were initially, combat exercises and paradoxically not fully fights.
The quality of the approach in combat, with reflection, may disturb some of us who will see in this way of doing things a frustration of not being able to finish fights and egotistically be satisfied with their effort.
But then again, if randori is an exercise, competition remains to be the exam.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Nous sommes limités et nous ne pouvons que dépasser partiellement quelques limites. Mais ne nous leurrons pas, nous ne pouvons pas nous reprogrammer pour être plus que ce que nous sommes. Seulement, la question qui se pose, c’est que sommes-nous, qui sommes-nous ? Cette question, qui est à la fois profonde et anodine, peut complètement changer la façon d’aborder le monde.
Plus nous allons connaître nos capacités et nos défaillances, plus nous allons pouvoir prendre des décisions et des orientations vis-à-vis de nos objectifs de vie qui ne nous feront pas partir dans des désillusions. S’il est agréable de rêver, il est difficile de sortir de cet état et de se rendre compte que le réel ne répond pas à nos fantasmes.
Par contre, prendre en compte nos caractéristiques, comme on peut le faire dans des jeux, avec nos forces et faiblesses, afin de travailler avec ce qui pourra nous permettre d’avancer, va nous donner une stratégie de vie bien plus satisfaisante.
Au lieu de pleurer sur des éléments qui ne nous constituent pas mais que d’autres possèdent, on fait avec ce que l’on a et on peut, si on le souhaite, le sublimer (à notre échelle et en admettant nos limites). Il est agréable de se dire qu’en se connaissant et en sachant comment nous fonctionnons dans telle ou telle situation, nous pouvons anticiper les réussites, mais aussi les échecs.
Du coup, ces derniers deviennent moins problématiques parce que clairement définis. Parfois, on aura une option, « c’est passé » comme une surprise ou, en tout cas, sur des sujets que nous ne qualifions pas comme de notre domaine, ce qui nous laisse aussi ce goût de l’étonnement sur ce que nous pouvons parfois mettre en place même avec des caractéristiques moindres sur certains sujets.
Jouer avec vos limites, vos qualités et défauts, cela allège beaucoup l’image déformée que nous pouvons nous faire de nous.
Pank’s Reflections / Snapshot #354: Playing with Our Limits
We are limited, and we can only partially overcome some limits. But let’s not deceive ourselves, we cannot reprogram ourselves to be more than what we are. However, the question that arises is, what are we, who are we? This question, which is both profound and trivial, can completely change the way we approach the world.
The more we know our abilities and shortcomings, the more we will be able to make decisions and orientations regarding our life goals that will not lead us into disillusionment. While it is pleasant to dream, it is difficult to come out of this state and realize that reality does not meet our fantasies.
On the other hand, taking into account our characteristics, as we can do in games, with our strengths and weaknesses, in order to work with what will allow us to move forward, will give us a much more satisfying life strategy.
Instead of crying over elements that do not constitute us but that others possess, we work with what we have, and we can, if we wish, sublimate it (on our scale and admitting our limits). It is pleasant to say that by knowing ourselves and knowing how we function in such and such a situation, we can anticipate successes, but also failures.
As a result, the latter become less problematic because they are clearly defined. Sometimes, we will have an option, « it happened » like a surprise, or, in any case, on subjects that we do not qualify as our domain, which also leaves us with this taste of astonishment at what we can sometimes put in place even with lesser characteristics on certain subjects.
Playing with your limits, your qualities and flaws, greatly lightens the distorted image we can have of ourselves.