J’ai envie de mettre en place un site ou blog sur le masculinisme et leurs réflexions. Dans ce papotage on parle du bodycount, mais dans un premier temps, je pose un peu le cadre.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Nous sommes un peuple qui fonctionne par saison. Depuis bien longtemps, nous avons pris l’habitude, après la pause estivale, de reprendre une nouvelle année. Nous nous retrouvons dans une nouvelle classe, dans une nouvelle saison associative, ou face à de nouvelles grilles de programmes sur les médias.
Si vous remarquez justement ces derniers, nous sommes souvent dans la nouveauté : de nouvelles émissions, de nouvelles façons d’aborder les choses. Pour chacun d’entre nous, cela peut signifier la reprise de l’école pour les enfants, la reprise d’activités professionnelles ou paraprofessionnelles, et les licences dans les clubs qui redémarrent à cette rentrée.
Nous avons donc une bonne opportunité pour réfléchir aux orientations que nous souhaitons prendre. Quand nous étions enfants, il fallait réussir sa classe, obtenir un diplôme, ou, pour les sportifs, viser des ambitions régionales ou nationales. Mais lorsqu’on ne fait pas partie de ces organisations qui orientent naturellement vers une “performance” à atteindre, qu’est-ce qui pourrait vous stimuler ?
Ne nous leurrons pas, notre vie est routinière, ponctuée d’événements qui modifient parfois nos automatismes, mais la force de l’habitude est immense. Il est donc utile de se demander si l’orientation que vous souhaitez prendre peut devenir une routine. Que ce soit un apprentissage, une attention portée au corps, une reprise d’activité, est-ce que cela peut s’intégrer d’une manière ou d’une autre dans un planning qui finira par s’absorber naturellement dans votre vie ?
Les grands changements sont toujours possibles, mais nous savons que lorsque cette dynamique de reprise va s’atténuer, il y aura une inertie qui s’installera rapidement. Un effort suffisant devrait donc être mis en place, sinon, nous risquons d’arrêter, de remettre à plus tard, à demain ou à la semaine prochaine.
Cherchez ce qui peut continuer à vous apporter quelque chose et que vous allez rendre habituel dans votre quotidien. Les efforts, oui, mais pas jusqu’à la saturation.
Bonne rentrée, bonne motivation, et bonne habitiuation !
Reflections by Pank / Snapshot #260: Back to School, an Opportunity to Set New Directions
We are a people who operate by seasons. For a long time, we have been accustomed to starting a new year after the summer break. We find ourselves in a new class, a new season for associations, or facing new program schedules in the media.
If you pay attention to the latter, we are often immersed in new things: new shows, new ways of approaching things. For each of us, this can mean the return to school for the children, the resumption of professional or paraprofessional activities, and the start of licenses in clubs at this time of year.
We have a great opportunity to reflect on the directions we wish to take. When we were children, we had to pass our classes, earn a diploma, or, for athletes, aim for regional or national ambitions. But when we’re not necessarily part of those organizations that naturally steer us toward a “performance” to achieve, what could stimulate you?
Let’s not deceive ourselves; our lives are routine, punctuated by events that sometimes modify our habits, but the force of habit is immense. Therefore, it is useful to ask whether the direction you wish to take can become a routine. Whether it’s learning something new, paying attention to your body, or resuming an activity, can it somehow fit into a schedule that will gradually integrate into your life?
Big changes are always possible, but we know that when this dynamic of starting anew begins to fade, inertia will quickly set in, and sufficient effort must be made. Otherwise, we risk stopping, postponing to tomorrow or next week.
Find what can continue to bring you value and what you will make a habit of in your daily life. Efforts, yes, but not to the point of saturation.
Happy back-to-school season, good motivation, and good adaptation!
J’ai envie de mettre en place un site ou blog sur le masculinisme et leurs réflexions. Dans ce papotage on parle du bodycount, mais dans un premier temps, je pose un peu le cadre.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Dans mon dernier post, je vous partageais cette tendance courante chez les pratiquants de self-défense : celle de migrer ou de compléter leur pratique par des disciplines plus ludiques, sachant que les fondamentaux de la défense personnelle sont relativement rapides à maîtriser.
Il existe également le mouvement inverse, avec des pratiquants de sports de combat ou d’arts martiaux qui décident progressivement de s’orienter vers la self-défense. Nous observons souvent ce phénomène dans le BJJ, notamment lorsque l’âge se fait sentir et que la période de compétition ou de pratique intensive de randoris sportifs ne satisfait plus.
Je suis incapable de dire s’il existe ou non une dimension égotique dans ce choix. Après des années, voire des décennies, à dominer les pratiquants avec qui l’on partage cette passion, il peut être difficile de vivre le moment où l’on commence à être bousculé, voire surpassé, par la nouvelle génération.
Quoi qu’il en soit, beaucoup passent d’une vision sportive et ludique à une envie de découvrir des notions plus martiales, sans pour autant être motivés par une peur spécifique de la rue. Je pense que c’est parce que beaucoup de systèmes comme le Krav Maga, le Kali, le Silat ou des styles mixtes de self-défense offrent une approche différente et renouvelée.
La difficulté réside toutefois dans le fait que beaucoup de pratiquants venant de la boxe et de la lutte sont très sceptiques. Il est donc important de prouver l’efficacité des techniques sans simplement dire : « Si, si, ça marche. » Par exemple, un boxeur pourrait expliquer que placer un jab-cross précisément est déjà difficile, alors remplacer cela par une frappe à la gorge ou aux yeux peut être mal perçu.
Je pense que le débat infini entre self-défense et sports de combat pourrait se poursuivre indéfiniment si les instructeurs de self-défense ne se concentraient pas sur des notions tactiques, stratégiques et psychologiques, qui sont fondamentalement différentes de celles des sports de combat. Prenons l’exemple du jab-cross : il est efficace dans tous les systèmes, mais son contexte et sa préparation sont spécifiques à un ring ou une cage. Dans la rue, nous avons les phases ritualisées de précombat, que l’enseignant décrypte à la fois psychologiquement et stratégiquement (par exemple, éviter de se retrouver dos au mur).
Comme je vous le disais dans le post précédent, il existe des écoles polyvalentes, mais elles ne sont souvent pas les plus efficaces. Il vaut souvent mieux suivre un cours 100 % self-défense ludique et un cours 100 % sport de combat pour apprécier et se développer au mieux, plutôt que de suivre des cours parfois trop approximatifs.
Martial Reflections of a Hypnofighter #248: When Combat Sports Are No Longer Enough
In my last post, I shared with you a common trend among self-defense practitioners: the tendency to migrate or complement their practice with more playful disciplines, knowing that the fundamentals of personal defense are relatively quick to master.
There is also the opposite trend, with practitioners of combat sports or martial arts gradually deciding to move towards the self-defense aspect. This is often observed in BJJ, especially as age catches up and the period of competition or simply doing numerous sports randoris no longer satisfies.
I can’t say whether or not there is an ego dimension to this, in the sense that after years, even decades, of dominating the practitioners with whom you share your passion, starting to be shaken or even outclassed by the new generation can be a difficult experience.
In any case, many people move from a sporting and playful vision to a desire to explore more martial concepts, without necessarily having a specific fear of the street. I believe this is because many systems, such as Krav Maga, Kali, Silat, or mixed self-defense styles, offer a different and new approach to things.
The difficulty, however, lies in the fact that many people coming from boxing and wrestling are very skeptical. It is important to prove the effectiveness of the techniques without simply saying, « Yes, yes, it works. » For example, a boxer might explain that landing a precise jab-cross is already challenging, so substituting it with a throat or eye strike could be poorly understood by the boxer.
I believe the endless debate between SD (Self-Defense) and ScD (Combat Sports) could continue if self-defense instructors do not focus on tactical, strategic, and psychological concepts that are completely different from those in combat sports. Let’s take the jab-cross as an example: it is effective in all systems, but its context and preparation are specific to a ring or cage. In the street, we have the ritualized pre-fight phases, which the instructor will decode both psychologically and in terms of the positions one should ideally take (such as avoiding having your back against a wall).
As I mentioned in the previous post, there are versatile schools, but they are often not the most effective. It is often better to attend a 100% playful self-defense class and a 100% combat sports class to best appreciate and develop, rather than going to classes that may be too approximate.
Si je publie depuis 2011 sur ma chaîne, il y a dix ans jours pour jour, je me suis lancer le défi de faire une vidéo par jour pendant 1 an.
J’ai continué un peu plus longtemps, c’est mon côté excessif.
Dans cette interview avec Boopsy, nous revenons sur cette aventure, en explorant le pourquoi et le comment de ce défi. Pour rendre le contenu plus digeste, j’ai divisé l’interview en cinq parties. Ne vous inquiétez pas, je publierai l’intégralité de la vidéo à la fin.
Merci infiniment pour vos partages et votre soutien !
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Il existe de nombreuses approches pour un accompagnement psychologique, tout comme il existe différentes écoles de sports de combat. Choisir par où commencer peut être compliqué. Contrairement au sport, souvent choisi dans un contexte positif, la décision de commencer une thérapie survient souvent dans des moments de désespoir.
On n’a pas toujours toutes les informations nécessaires, et la souffrance est souvent si forte que l’on souhaite simplement qu’elle s’arrête. Bien sûr, rencontrer un psychiatre ou un psychologue est un bon point de départ lorsque l’on ne connaît rien aux différentes approches thérapeutiques. Cependant, dans des situations moins graves ou en complément, on peut explorer différentes méthodes qui pourraient mieux convenir.
C’est un peu comme entrer dans une pharmacie où l’on aimerait tester tous les produits pour améliorer sa vie. Chaque thérapeute mettra en avant sa méthode ou sa polyvalence. Mais l’essentiel est de ressentir un bon feeling avec le praticien.
Si dès le début, vous ne vous sentez pas à l’aise avec la personne, même sans résistance apparente, faites-vous confiance. Parfois, certaines méthodes provoquent des émotions intenses, et nous avons tendance à vouloir éviter ces malaises temporaires. Cependant, si vous changez constamment de thérapeute parce que vous n’êtes jamais satisfait, cela pourrait indiquer une résistance personnelle au changement.
Pour vos premières sessions, donnez-vous au moins 2 à 3 séances et faites confiance à votre instinct. Soyez conscient de vos peurs face au changement.
Une fois que vous avez trouvé un thérapeute qui vous convient, prenez votre temps. Même si certains résultats peuvent être rapides, d’autres étapes peuvent prendre plus de temps. Il est important de considérer ce qui vous semble acceptable pour cette phase de votre vie. Nous avons toujours des choses à travailler, mais cela ne signifie pas que nous avons toujours envie ou besoin de le faire.
Pank’s Reflections / Snapshot #259: Finding the Therapy That Suits You
There are many different approaches to psychological support, just like there are many martial arts schools. Choosing where to start can be challenging. Unlike sports, often chosen in positive circumstances, the decision to start therapy usually comes during moments of despair.
We don’t always have all the necessary information, and the suffering is often so intense that we just want it to stop. Of course, meeting with a psychiatrist or psychologist is a good starting point if you know nothing about the different therapeutic approaches. However, in less intense situations or as a complement, you can explore various methods that may be more suitable for you.
It’s like entering a pharmacy where you want to try every product to improve your life. Each therapist will promote their method or versatility, but the key is to feel a good connection with the practitioner.
If from the start you don’t feel comfortable with the person, even without apparent resistance, trust yourself. Some methods may trigger intense emotions, and we tend to avoid this temporary discomfort. However, if you constantly change therapists because you’re never satisfied, it might indicate a personal resistance to change.
For your first sessions, give yourself at least 2 to 3 sessions and trust your instinct. Be aware of your fears about moving toward « change. »
Once you have found a therapist who suits you, take your time. Even if some results can be quick, other steps may take longer. It’s important to consider what feels right for you in this phase of your life. We always have things to work on, but that doesn’t mean we always want or need to.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Il est certain que beaucoup de personnes s’orientent vers des clubs de self-défense, souvent poussées par un sentiment d’insécurité et le désir d’apprendre à se défendre, ou à protéger ceux qu’elles aiment. Une fois l’école choisie, vient l’entraînement et l’apprentissage initial.
Un des aspects intéressants de la self-défense est que c’est souvent rapide à assimiler, car les mouvements sont conçus pour être instinctifs et simples. Pas besoin de préparation physique spécifique. En quelques mois, ou peut-être après deux ou trois saisons, on peut acquérir des fondamentaux solides. Cependant, cela ne signifie pas que l’on est prêt à affronter des sportifs aguerris en lutte ou en boxe; l’objectif est plutôt d’avoir des réflexes conditionnés pour faire face aux agressions les plus courantes.
Mais une fois cet objectif atteint, comment garder un pratiquant de self-défense engagé si son besoin initial était simplement d’apprendre à se défendre ? Beaucoup de styles ont introduit des niveaux et des ateliers qui intègrent plus de boxe, de lutte, et d’autres activités plus ludiques. On peut également explorer l’étude de certaines armes ou des techniques de désarmement.
Petit à petit, on peut se surprendre à se préparer physiquement, à prendre davantage soin de soi, à apprendre des compétences athlétiques qui, bien qu’inutiles dans une optique de self-défense pure, deviennent pertinentes dans une perspective de combat global. Pour des styles plus traditionnels comme le Silat, cela peut signifier un retour aux phases classiques des « lankas » et autres pratiques ancestrales.
En réalité, une motivation initiale très pratique peut ouvrir la porte à de nombreuses possibilités qui se rapprochent d’un sport ou d’une activité de développement personnel.
C’est pour cette raison que certains styles incluent rapidement des thèmes amusants et distrayants qui n’auront probablement jamais d’application directe dans la vie quotidienne. Il y a tellement de choses à explorer autour de la self-défense que beaucoup s’inscrivent parallèlement à des cours de boxe ou de lutte pour se compléter, car la manière d’aborder le combat a changé. D’une idée de ne plus être une proie et de se sortir de situations dangereuses, on passe à la notion de prendre plaisir dans les dynamiques pugilistiques.
Gardez toujours à l’esprit le plaisir et l’amusement, même si vos expériences traumatiques et vos peurs vous ont parfois poussé vers une mentalité de survie.
— Martial Reflections of a Hypnofighter #247: Start for Self-Defense, Stay for the Fun
Many people are naturally drawn to self-defense clubs, often driven by a sense of insecurity and the desire to learn how to protect themselves or their loved ones. Once they choose a school, the initial training and learning phase begins.
One of the appealing aspects of self-defense is that it can be relatively quick to learn since the movements are designed to be instinctive and simple. There’s no need for specific physical preparation. In just a few months, or perhaps two to three seasons, one can develop solid fundamentals. However, this does not imply any readiness to face trained fighters in wrestling or boxing; the aim is more about having conditioned reflexes to respond to the most common types of aggression.
But after reaching that point, how do you keep a self-defense practitioner engaged if their initial need was simply to learn how to defend themselves? Many styles have created levels, and more dynamic workshops that incorporate elements of boxing and wrestling, making it more enjoyable. You can also study certain weapons or disarming techniques.
Gradually, you may find yourself physically preparing, taking better care of yourself, and learning athletic skills that, while unnecessary in pure self-defense terms, are relevant within a broader combat system. For more traditional styles like Silat, this might mean returning to the classical phases of “lankas” and other traditional practices.
In fact, what begins as a practical motivation can open up multiple opportunities that resemble a sport or a self-development activity.
This is also why some styles quickly incorporate fun and entertaining themes that will likely never be relevant in our daily lives. There are so many aspects to develop around self-defense that many people also sign up for boxing or wrestling classes to complement their training, as their approach to combat has evolved. Moving from the mindset of not being prey and escaping danger, they shift to enjoying the dynamics of pugilistic arts.
Always remember the pleasure and fun, even if your traumatic experiences and fears have sometimes created mental blocks that keep you stuck in a survival mode mindset.
Si je publie depuis 2011 sur ma chaîne, il y a dix ans jours pour jour, je me suis lancer le défi de faire une vidéo par jour pendant 1 an.
J’ai continué un peu plus longtemps, c’est mon côté excessif.
Dans cette interview avec Boopsy, nous revenons sur cette aventure, en explorant le pourquoi et le comment de ce défi. Pour rendre le contenu plus digeste, j’ai divisé l’interview en cinq parties. Ne vous inquiétez pas, je publierai l’intégralité de la vidéo à la fin.
Merci infiniment pour vos partages et votre soutien !
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Je vous ai déjà partagé l’idée que la connaissance n’est pas un pouvoir en soi. C’est une phrase qui sonne bien dans un discours ou sur un t-shirt engagé, mais nous avons aujourd’hui la preuve concrète, avec l’apparition d’Internet et la disponibilité des savoirs gratuits, que notre intelligence collective (ou QI moyen) n’a pas fondamentalement évolué. Malgré l’accès sans précédent à l’information, nous ne semblons pas mieux armés pour résoudre les problèmes complexes de notre époque. Ce sont encore et toujours une poignée d’intellectuels, recrutés par les entreprises, administrations et autres secteurs, qui découvrent et diffusent de nouvelles idées.
Pire encore, nous avons tous étudié, depuis notre enfance, les grandes périodes troubles de l’histoire nationale et mondiale. Nous avons appris, encore et encore, comment des dictatures se sont formées : des chemises noires de Mussolini aux nazis d’Hitler, en passant par les franquistes, castristes, maoïstes, staliniens, etc.
On nous a montré comment un homme a pu, en 1933, prendre le pouvoir sans une reconnaissance immédiate et écrasante. On nous a prévenus des dangers des extrémistes, car ils présentent toujours un risque de basculement. Et pourtant, nous sommes en juin 2024, en France, dans une République, et nous assistons à la remise en question des décisions populaires.
La démocratie, du moins pour une période de trois mois, semble avoir disparu. Les électeurs de certains partis (comme le NFP ou le RN) n’ont aucun intérêt pour un président qui gouverne seul, sans tenir compte de l’opinion du peuple. Maintenir son gouvernement pour des « affaires courantes » et refuser de nommer le représentant du parti élu par le peuple, sous prétexte d’une absence de majorité parlementaire, met sérieusement en doute la valeur de nos votes.
Nous laissons donc un homme, connu pour ses ambitions de toute-puissance et son désir de marquer l’histoire, diriger notre pays sans que personne ne réagisse vraiment. Ah si, il y aura bien une « marche des mécontents » prévue le 7 septembre, soit trois mois jour pour jour après les résultats du second tour des législatives imposées par ce même président.
C’est l’été, les vacances, les JO… Mais nous avons tout de même un homme au pouvoir, une population passive, qui sait pertinemment comment les dictatures se forment, mais qui regarde sans agir. Comme les Allemands ou les Italiens l’ont fait avant que la situation ne dégénère. Nous avons la connaissance, les faits historiques, mais nous nous rassurons avec des « ce n’est pas pareil », « il n’y a pas d’extrémisme », « il n’y a pas de violence », « la Constitution ne fixe pas de délai pour choisir un Premier ministre ».
Certes, mais en attendant, nous acceptons cette situation, comme nous acceptons l’idée qu’il y aura probablement une autre dissolution de l’Assemblée dans un an pour tenter d’obtenir un « pays gouvernable ». Donc, trois mois de « dictature douce », puis neuf mois avant de potentiellement recommencer, sous prétexte que tout cela se fait pour la Grandeur de la France…
Nous avons la connaissance, mais, comme avec Internet, elle n’a de réalité que dans nos esprits, rarement dans les faits.
politique #démocratie #dictature #rationalisation #connaissance #bêtises #faiblesse #histoire
Reflections by Pank / Snapshot #258: When Knowledge is Useless
I have already shared with you the idea that knowledge is not power in itself. It sounds good in a speech or on a protest t-shirt, but today we have concrete evidence, with the advent of the Internet and the availability of free knowledge, that our collective intelligence (or average IQ) has not fundamentally evolved. Despite unprecedented access to information, we don’t seem any better equipped to solve the complex problems of our time. It is still a small group of intellectuals, hired by companies, administrations, and other sectors, who discover and disseminate new ideas.
Worse, we have all studied, from childhood, the great troubled periods of national and world history. We have learned, over and over again, how dictatorships are formed: from Mussolini’s black shirts to Hitler’s Nazis, through Francoists, Castroists, Maoists, Stalinists, and others.
We have been shown how a man could, in 1933, take power without immediate and overwhelming recognition. We were warned about the dangers of extremists, as they always pose a risk of shifting to authoritarianism. And yet, here we are in June 2024, in France, in a Republic, and we are witnessing the questioning of popular decisions.
Democracy, at least for a period of two months, seems to have disappeared. Voters from certain parties (like the NFP or RN) have no interest in a president who governs alone, without taking into account the opinion of the people. Maintaining his government for « current affairs » and refusing to appoint the representative of the party elected by the people, under the pretext of a lack of a parliamentary majority, seriously calls into question the value of our votes.
So, we allow a man known for his ambitions of absolute power and his desire to mark history to govern our country without anyone really reacting. Oh yes, there will be a « march of the discontented » scheduled for September 7, three months to the day after the results of the second round of the legislative elections imposed by the same president.
It’s summer, vacation time, the Olympics… But we still have a man in power, a passive population, who knows exactly how dictatorships are formed but watches without acting. Just like the Germans or Italians did before things got out of hand. We have knowledge, historical facts, but we reassure ourselves with « it’s not the same, » « there’s no extremism, » « there’s no violence, » « the Constitution does not set a deadline for choosing a Prime Minister. »
Certainly, but in the meantime, we accept this situation, as we accept the idea that in a year, there will likely be another dissolution of the Assembly to try to get a « governable country. » So, three months of « soft dictatorship, » then nine months before potentially starting over, under the pretext that all this is done for the Greatness of France…
We have knowledge, but, just like with the Internet, it only exists in our minds, rarely in reality.