Une introduction sur un projet que je souhaite mettre en place concernant la Luta Livre Esportiva et son origine le Catch As Can Catch de Wigan. Au travers d’ouvrages, de rencontres et d’apprentissages, tenter de comprendre ce qui a constituer ce style de grappling brésilien.
Nous sommes dans un système qui peut facilement nous étouffer, que ce soit la famille, les amis, le travail ou même toutes les informations que nous croisons sur le web. Ce que nous nommons la saturation est une forme d’étouffement que nous ne parvenons plus à supporter sans être affectés.
Nous avons des stratégies très différentes pour ne plus nous sentir étouffés et parfois, paradoxalement, nous allons chercher un « étouffement choisi », comme la nourriture, l’alcool, les drogues, les jeux ou toutes les choses qui vont être considérées assez rapidement comme des addictions.
Réussir à identifier ce que nous faisons pour nous laisser étouffer, puis commencer à se demander comment avoir de l’espace, de l’air pour vivre sa vie avec plus de mouvement, peut être en soi une forme de liberté.
Jour après jour, observez ce que l’étouffement fait de vous. Regardez vos façons de craquer, ou inversement vos façons de vous figer, comme si tout devenait « trop », alors que cette sensation d’excès est souvent issue d’un domaine précis.
Puis commencez, comme on le fait en BJJ (Brazilian Jiu-Jitsu) et en Luta, à trouver où vous pourriez mettre des « cales » pour que l’étouffement limite cette sensation d’écrasement. Petit à petit, utilisez ces cales comme des leviers potentiels afin de vous extraire, reprendre votre souffle et reprendre votre distance.
Rappelons-nous aussi que si nous souhaitons éviter l’étouffement, nous devons nous aussi conscientiser si nous ne sommes pas, parfois, étouffants pour les autres…
We are in a system that can easily stifle us, whether it be family, friends, work, or even all the information we encounter on the web. What we call saturation is a form of suffocation that we can no longer endure without being affected.
We have very different strategies to stop feeling suffocated, and sometimes, paradoxically, we seek out a « chosen suffocation, » such as food, alcohol, drugs, gaming, or anything that gets quickly considered an addiction.
Succeeding in identifying what we do to let ourselves be suffocated, and then starting to ask how to gain space and air to live our lives with more movement, can itself be a form of freedom.
Day after day, observe what suffocation does to you. Look at the ways you crack, or conversely, the ways you freeze up, as if everything is becoming « too much, » even though this sensation of excess often stems from one specific area.
Then begin, as is done in BJJ (Brazilian Jiu-Jitsu) and Luta, to find where you could place « wedges » so that the suffocation limits this sensation of being crushed. Little by little, use these wedges as potential levers to extract yourself, regain your breath, and regain your distance.
Let us also remember that if we wish to avoid suffocation, we must also become aware of whether we are not, at times, suffocating to others…
Pour beaucoup, leur vie est parfois très compliquée depuis des décennies, le choix de commencer une thérapie, c’est aller gérer ses traumatismes qui ont pourris par des réactions la vie des consultants.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
J’accorde beaucoup d’importance à l’histoire des arts martiaux et de l’hypnose. Je cherche à comprendre les origines des systèmes pour mieux saisir pourquoi nous utilisons telle ou telle technique dans le sud de la Chine et telle autre en Savate. Je suis pratiquant de Luta Livre au sein de l’école FST (Flavio Santiago Team), ce qui fait de moi un représentant de la 3e génération de la discipline.
Si vous aimez le JJB, vous avez sûrement vaguement entendu parler de la Luta Livre, généralement grâce au travail de Nicolas Renier qui œuvre pour sa reconnaissance. La forme de Luta qui m’a été transmise avait de belles influences issues du JJB, du fait du gabarit de Flavio et parce que beaucoup de ses amis pratiquaient le Jiu-Jitsu. Cependant, depuis quelques années, je cherche à connaître la forme qu’avait la Luta du temps de Tatu, le fondateur de la discipline.
Historiquement, je sais qu’elle est issue du Catch Wrestling, une discipline qui me plaît depuis des années mais que je connais surtout via des tutoriels. Cette année, je vais tenter de remonter aux origines de la Luta et d’aller à la rencontre du Catch Wrestling par différents moyens.
D’abord, la version britannique de Wigan, l’originale issue du « Snake Pit » de Billy Riley. Puis, sa version américaine avec Erik Paulson, qui a été en lien avec Billy Robinson. Et enfin, toujours grâce à Paulson, la version japonaise avec le Shooto.
Ce qui m’intéresse dans cette démarche, c’est de voir comment les contextes historiques, s’étalant sur tout le 20e siècle, ont influencé ces disciplines. Le CACC (Catch As Catch Can) du début du 20e siècle permettait de devenir combattant et de faire du Pro-Wrestling pour éviter la mine. Le Catch Wrestling américain a opéré un transfert culturel et a donné naissance au Folkstyle Wrestling (la lutte universitaire). Le Shooto de Sayama représente le retour à l’affrontement réel, utilisant des techniques de Pro Wrestling marquées par la patte de Karl Gotch, lui-même issu du Snake Pit de Wigan…
Enfin, notre Luta Livre de Maître Tatu serait née du Catch Wrestling américain, mais tout cela, nous le verrons au fur et à mesure de « l’enquête ».
Martial Reflections of an Hypnofighter #489: Returning to the Origins of Luta Livre
I place great importance on the history of martial arts and hypnosis. I seek to understand the origins of systems to better grasp why we use certain techniques in Southern China and others in Savate. I am a Luta Livre practitioner at the FST school (Flavio Santiago Team), making me a 3rd generation representative of the discipline.
If you like BJJ, you have probably vaguely heard of Luta Livre, generally thanks to the work of Nicolas Renier who works for its recognition. The form of Luta that was transmitted to me had strong BJJ influences, due to Flavio’s build and the fact that many of his friends practiced Jiu-Jitsu. However, for the past few years, I have been trying to discover the form Luta took during the time of Tatu, the discipline’s founder.
Historically, I know it stems from Catch Wrestling, a discipline that has appealed to me for years but which I know mainly through tutorials. This year, I am going to attempt to trace back the origins of Luta and encounter Catch Wrestling through various means.
First, the British version from Wigan, the original from Billy Riley’s « Snake Pit. » Then, its US version with Erik Paulson, who was connected with Billy Robinson. And finally, still thanks to Paulson, the Japanese version with Shooto.
What interests me in this approach is seeing how historical contexts, spanning the entire 20th century, influenced these disciplines. The CACC (Catch As Catch Can) of the early 20th century allowed one to become a fighter and do Pro-Wrestling to avoid working in the mines. US Catch Wrestling underwent a cultural transfer and gave birth to Folkstyle Wrestling (university wrestling). Sayama’s Shooto represents a return to real confrontation, using Pro Wrestling techniques bearing the mark of Karl Gotch, himself from the Wigan Snake Pit…
Finally, our Luta Livre from Master Tatu was allegedly born from US Catch Wrestling, but we will see all of this as the « investigation » progresses.
Suite à cette vidéo : https://youtu.be/uQiqeh6wFx4 Voici ce que j’ai pu observer sur ce mois de tests avec les transes spontanées qui nous traverse au quotidien.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Je trouve que la discipline qu’est l’histoire est complexe. Nous savons, en écoutant quelques minutes des experts de nombreuses sciences, que des domaines nous dépassent complètement et nous allons “croire” ce qui est proposé parce que nous n’avons aucune compétence pour comprendre ce qui est partagé.
Mais l’histoire peut facilement nous faire croire que nous sommes capables de comprendre le passé et de simplement retrouver des éléments qui pourraient répondre à nos interrogations. Parce que nous avons tous une histoire et une chronologie personnelle, nous pouvons parfois oublier que ce que nous pensons avoir vécu est biaisé. Ainsi, ce que des milliers d’êtres humains ont vécu au même moment ne sera pas associé à la même retranscription, nous présentant des récits, mais rarement des faits.
Dans le monde de l’hypnose et des arts martiaux, qui l’un comme l’autre sont entourés de mystères, de récits de bouche-à-oreille, et de secrets des écoles ou des prestidigitateurs, nous pouvons chercher dans des ouvrages des réponses qui pourtant devraient correspondre (par exemple dans un même groupe), et qui pourtant ne reflètent pas la même chose.
Ainsi, lorsque nous cherchons un concept ou une technique, cela peut nous donner des interprétations de ce que le professeur de l’époque a certainement confié à ses élèves. Mais, en fonction des ouvrages de ces dits élèves, ces interprétations ne se ressemblent plus vraiment. Voire, et nous le savons par expérience, un même événement retranscrit par différents protagonistes ne se révélera jamais identique, signifiant simplement que l’histoire des faits a disparu.
Dans une quête de petit savoir issu du passé, je me trouve souvent confronté à des sources contradictoires et c’est du coup difficile de pouvoir faire le pont et diffuser ce qui a été, parce que c’est simplement ce qui semble avoir été…
Pank’s Reflections / Snapshot #493: The Difficulty of Knowing History
I find the discipline of history to be complex. We know, from listening to experts in many sciences for just a few minutes, that certain fields are completely beyond us. We will simply « believe » what is proposed because we lack the competence to understand what is being shared.
However, history can easily delude us into believing we are capable of understanding the past and simply finding elements that could answer our questions. Because we all possess a personal history and chronology, we can sometimes forget that what we think we have experienced is biased. Therefore, what thousands of human beings experienced at the same moment will not be associated with the same transcription, presenting us with narratives, but rarely with facts.
In the worlds of hypnosis and martial arts—both surrounded by mysteries, word-of-mouth tales, and the secrets of schools or magicians—we may search books for answers that should theoretically correspond (within the same group, for example), yet do not reflect the same reality.
Thus, when seeking a concept or a technique, we may find interpretations of what the teacher of that time certainly confided to their students. But, depending on the books written by said students, these interpretations no longer really resemble each other. Indeed, and we know this from experience, the same event transcribed by different protagonists will never reveal itself identically; it simply means that the history of the actual facts has disappeared.
In a quest for some small knowledge from the past, I often find myself confronted with contradictory sources. It is therefore difficult to bridge the gap and disseminate what « was, » because it is merely what seems to have been…
Il est parfois plus facile de définir des objectifs, que d’être réellement déterminé à les atteindre. Prendre en considération notre détermination pour nos challenges reste parfois un point négligé.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Être dur au mal est une chose qui est souvent indirectement demandée dans les sports de combat. Bien sûr, il y a toute la facette du conditionnement physique, mais il y a surtout la phase de combat.
Dans les styles de contact, il y a l’impact des frappes ou des projections, les tensions et autres contraintes articulaires. Le quotidien à la salle est souvent associé à une souffrance, et si beaucoup voudraient l’éviter, dans certains styles, il n’y a pas le choix.
Une autre facette de cette dureté est celle de l’ambiance ou des enseignements. On peut avoir l’impression que cette idée du professeur inflexible et silencieux n’est qu’un comportement propre aux sensei ou sifu d’Asie. Ce qui n’est pas le cas ; nos écoles de combat européennes et nos centres de lutte fonctionnaient de la même façon.
Des enseignants durs, des démonstrations parfois douloureuses et un certain temps pour intégrer les premiers cercles proches de l’entraîneur.
Dans un livre sur le « Catch as Catch Can », on se rend facilement compte à quel point les pratiquants du début du 20e siècle étaient dans un univers rugueux qui imposait aux lutteurs de serrer les dents et juste d’encaisser.
On retrouve les mêmes récits que dans le « Dojo de l’Enfer » de Morihei Ueshiba ou le Honbu Dojo de Sosai Oyama. Endurer pour espérer s’endurcir, sans mots, sans plaintes, dans une rigueur extrême, pour espérer avancer.
Martial Reflections of a Hypnofighter #488: Toughening Up
Being « hard to hurt » (tough) is something that is often indirectly asked for in combat sports. Of course, there is the whole facet of physical conditioning, but above all, there is the combat phase. In contact styles, there is the impact of strikes or throws, tensions, and other articular constraints. Daily life in the gym is often associated with suffering, and while many would like to avoid it, in certain styles, there is no choice.
Another facet of this hardness is that of the atmosphere or the teachings. One might have the impression that this idea of the inflexible and silent teacher is only a behavior typical of Asian Sensei or Sifu. This is not the case; our European combat schools and wrestling centers operated in the same way.
Tough teachers, painful demonstrations at times, and a certain amount of time needed to integrate into the inner circles close to the coach.
In a book on « Catch as Catch Can, » one easily realizes how practitioners of the early 20th century were in a rough universe that imposed upon wrestlers the need to grit their teeth and just take it.
We find the same accounts as in Morihei Ueshiba’s « Hell Dojo » or Sosai Oyama’s Honbu Dojo. Enduring to hope to toughen up, without words, without complaints, in extreme rigor, in order to hope to advance.
Le déni est assez présent dans nos vies et nous avons parfois tendance même dans les accompagnements à ne pas vouloir voir ce qui émerge de nous. Il est souvent utile que nous avons tendance à faire des évitements et nier certains aspects de nous, et que la mise en lumière n’est pas une chose agréable à vivre.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Dans notre pratique d’accompagnement, il est souvent peu utile, avec certains types de clients spécifiques, d’aller chercher les causes profondes ou d’entrer dans des phases d’hypnoanalyse.
Si certains d’entre vous aiment analyser, comprendre, et faire émerger la compréhension d’une situation, d’un comportement ou les conséquences de tel ou tel événement, ce n’est pas forcément l’attente de ces clients. Ils veulent souvent juste se sentir mieux, sans passer par une « quête de soi ».
Les symboles — personnels, parfois spirituels ou religieux — qui peuvent coïncider avec des périodes ayant un sens fort pour eux (comme Noël en ce moment), offrent des sessions souvent peu rationnelles mais puissantes dans les autres centres : le corporel et l’émotionnel.
Les symboles sont à la fois des ancrages et des supports pour la psyché, qui peut, de surcroît, ouvrir ses potentiels sans limites grâce à eux.
Autant en séance qu’au quotidien, prendre en compte la puissance et l’influence des symboles nous ouvre à la possibilité d’apaiser ou, inversement, de stimuler beaucoup de choses en soi.
Pour chaque symbole, nous pouvons toujours trouver son opposé. Celui-ci peut devenir, grâce à son exploitation, une clé pour avancer dans la thérapie, sans jamais avoir à explorer une facette plus analytique.
Pank’s Reflections / Snapshot #492: Playing with Symbols
In our coaching or therapeutic practice, it is often not very useful, with specific types of clients, to seek out root causes or enter phases of hypnoanalysis.
While some of you may enjoy analyzing, understanding, and bringing to light the comprehension of a situation, a behavior, or the consequences of this or that event, this is not necessarily the expectation of these clients. They often just want to feel better, without embarking on a « quest for the self. »
Symbols—personal, sometimes spiritual or religious—which may coincide with periods that hold strong meaning for them (like Christmas currently), offer sessions that are often irrational yet powerful in other centers: the corporeal and the emotional.
Symbols act as both anchors and supports for the psyche, which can, moreover, open up its limitless potentials through them.
Both in sessions and in daily life, taking into account the power and influence of symbols opens us to the possibility of soothing or, conversely, stimulating many things within ourselves.
For every symbol, we can always find its opposite. Through its utilization, this opposite can become a key to moving forward in therapy, without ever having to explore a more analytical facet.